Vente de volatilité sur le court terme
L’attention se porte sur toute discussion des risques pesant sur la trajectoire des taux à court terme et sur le temps nécessaire pour juger si la hausse des prix de l’énergie peut durer. Le scénario présenté est que le cycle d’assouplissement (baisse des taux) est terminé. La prévision est que la Banque maintienne le taux du financement à un jour (taux directeur au jour le jour) à 2,25% jusqu’en 2026. Un retour vers le taux neutre (niveau de taux qui ne stimule ni ne freine l’économie) est envisagé au début de 2027. La Banque du Canada signale qu’elle restera en retrait un moment: il faut donc s’attendre à un ton accommodant dans les prochaines semaines. Le débat portera sur une économie domestique molle et sur les progrès récents contre l’inflation, ce qui suggère que le taux à un jour de 2,25% restera inchangé jusqu’à fin 2026. Cette stabilité est le thème central autour duquel les intervenants peuvent se positionner.Stratégies de taux en faible volatilité
Les récents à‑coups de l’inflation globale ne doivent pas induire en erreur, et la Banque non plus. En février, l’IPC global (indice des prix à la consommation, mesure générale de l’inflation) est remonté à 2,9%, surtout à cause de l’énergie, tandis que les mesures sous‑jacentes privilégiées par la Banque ont affiché en moyenne 2,4%. Cela lui donne la marge pour attendre et observer: les paris sur une hausse prochaine des taux ont donc peu de chances d’être gagnants. Ce contexte favorise les stratégies qui profitent d’une faible volatilité des taux à court terme. Vendre des options (contrats donnant un droit d’achat ou de vente à un prix fixé, dont le vendeur encaisse une prime) sur des contrats à terme (futures: contrats standardisés portant sur un prix futur) proches sur les Bankers’ Acceptances BAX (futures canadiens de court terme liés aux taux) ou sur les contrats CORRA (taux au jour le jour canadien) peut être intéressant. L’intention de la Banque de rester stable devrait limiter les mouvements brusques sur le « front end » de la courbe des taux (les échéances courtes de la courbe de rendement). L’argument en faveur de la patience est conforté par les dernières données. Le PIB de janvier (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) a légèrement reculé de 0,1%, et l’enquête sur la population active de février a montré un nouveau relèvement du taux de chômage à 6,3%. Cela confirme que l’économie a davantage de capacités inutilisées qu’anticipé, ce qui réduit toute urgence à relever les taux. Pour les cambistes (traders de devises), cela signifie que le dollar canadien pourrait avoir du mal à progresser. Alors que la Banque du Canada reste en pause et que d’autres banques centrales pourraient ajuster leur politique, l’écart de taux d’intérêt (différence de rendements entre pays, qui influence les flux vers une devise) n’est pas favorable au CAD. Toute hausse du dollar canadien peut être vue comme une occasion de vendre.
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