Perspectives de hausse des salaires
La hausse des salaires devrait ralentir mais rester élevée selon les indicateurs. Le chiffre principal des gains hebdomadaires moyens (salaire moyen par semaine) est attendu à 3,8% (sur 3 mois par rapport à un an plus tôt), contre 3,9% pour le marché et 4,2% auparavant. Les gains hebdomadaires moyens hors primes (sans bonus) sont attendus à 4,0% (sur 3 mois par rapport à un an plus tôt), comme le marché et en baisse après 4,2%. Les salaires du secteur privé hors primes sont attendus à 3,5% (sur 3 mois par rapport à un an plus tôt), comme le marché et en hausse après 3,4%. La note associe des chiffres d’emploi plus faibles à des conditions qui ont déjà permis à la Banque d’Angleterre d’assouplir sa politique (baisser les taux d’intérêt). Elle ajoute que l’attention à court terme pourrait se déplacer vers l’impact sur l’inflation (hausse générale des prix) lié au conflit avec l’Iran, plutôt que vers les seules données britanniques.Conséquences de marché pour les traders
Ce fort relâchement n’a pas vraiment eu lieu. Les dernières données de l’Office for National Statistics (l’institut public britannique des statistiques) montrent un chômage stable à 4,5% sur les trois mois jusqu’à janvier 2026. Cette solidité a donné à la Banque d’Angleterre une raison de garder les taux stables (ne pas changer les taux) jusqu’ici cette année. Cela suggère que l’économie de fond est plus solide qu’attendu en 2025. La hausse des salaires est restée élevée, comme prévu, avec des gains hebdomadaires moyens hors primes à 3,9%. Cette rigidité (difficulté à baisser), avec une inflation sous-jacente (inflation hors éléments très changeants comme l’énergie) autour de 2,8%, explique la prudence de la banque centrale. Les craintes d’inflation liées à la géopolitique (risque que des tensions internationales fassent monter les prix) autour du conflit avec l’Iran, très présentes en 2025, n’ont pas entraîné de choc durable des prix de l’énergie (hausse forte et prolongée). Pour les traders de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif, par exemple les taux), l’argument pour des baisses de taux rapides et importantes est plus faible. Il peut être intéressant de contrer les attentes trop « accommodantes » du marché (anticipations de baisse de taux) pour les réunions d’été de la Banque d’Angleterre. Se positionner via des contrats à terme SONIA (futures basés sur le taux au jour le jour en livres sterling) pour refléter un début plus tardif du cycle de baisse des taux, peut-être au T3 2026 plutôt qu’en mai, est une réponse logique. La volatilité (amplitude des variations de prix) des actifs en livre sterling reste importante, donc les stratégies d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) sont intéressantes. Vu la résistance du marché du travail malgré des salaires encore élevés, le risque d’une erreur de politique monétaire (décision de taux mal calibrée) n’est pas négligeable. Acheter des straddles sur le FTSE 100 (stratégie d’options: acheter un call et un put au même prix d’exercice pour viser un grand mouvement, dans un sens ou l’autre) peut être un moyen efficace de se positionner pour une hausse possible de la volatilité autour de futures réunions du MPC (comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre).
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