Risque lié au détroit d’Ormuz
Cette déclaration sur le détroit d’Ormuz ajoute un risque géopolitique majeur à un marché déjà peu liquide (c’est-à-dire avec moins d’échanges, donc des prix plus sensibles). On sait qu’en 2025, environ 21 millions de barils de pétrole — soit près de 20 % de l’offre quotidienne mondiale — ont transité par ce point d’étranglement (un passage maritime très étroit et stratégique). Les intervenants peuvent envisager d’acheter des options d’achat à courte échéance sur le pétrole brut (un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé, sur une période courte), en anticipant un bond des prix lié à la crainte d’une rupture d’approvisionnement (pénurie temporaire due à un blocage ou à des attaques). Le scénario s’est déjà produit : après les attaques contre des installations pétrolières saoudiennes en 2019, les contrats à terme (futures, c’est-à-dire des contrats d’achat/vente à une date future à un prix convenu) sur le Brent ont grimpé d’environ 20 % en une seule séance. Une panique comparable pourrait propulser le pétrole au-delà de 100 dollars le baril, un niveau plus observé depuis fin 2025. Au-delà du pétrole, il faut s’attendre à une hausse de la volatilité (des variations rapides et importantes des prix). Avec l’indice VIX — un indicateur de la nervosité attendue sur actions américaines — resté proche de 14 le mois dernier, cette seule rhétorique pourrait le renvoyer au-dessus de 20. Acheter des options d’achat sur le VIX (parier sur la hausse de cet indicateur) est une manière directe de se positionner sur l’incertitude. Cette instabilité menace les marchés actions : un choc durable sur le pétrole agit comme une taxe, en renchérissant l’énergie pour les ménages et les entreprises. Il peut être pertinent d’envisager des options de vente de protection (put, le droit de vendre à un prix fixé, pour se couvrir d’une baisse) sur de grands indices via des ETF (fonds cotés en Bourse) comme le SPY, ou sur des secteurs comme les ETF de transport. Les compagnies aériennes, tout juste remises des coûts élevés du carburant en 2025, sont particulièrement exposées.Scénarios de réaction du dollar
Le billet vert se trouve dans une situation complexe, malgré un chiffre d’emplois favorable montrant un gain de 295 000 postes en mars. Dans l’immédiat, le dollar peut se renforcer : les capitaux mondiaux recherchent alors des valeurs refuges (actifs perçus comme plus sûrs) aux États-Unis. Mais une crise énergétique prolongée qui pénaliserait l’économie américaine pourrait rapidement inverser ce mouvement.
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