Discussions sur le détroit d’Ormuz
La chaîne CNN a rapporté mardi que des médiateurs au Pakistan s’attendent à ce que l’Iran transmette une proposition révisée pour mettre fin à la guerre dans les prochains jours, selon des sources proches de la médiation. Au moment de la rédaction, le West Texas Intermediate (WTI, pétrole de référence américain) gagnait 2,15% à 97,00 dollars. Le pétrole se maintient à 97 dollars le baril malgré des discussions sur une baisse des tensions (désescalade), ce qui montre que les investisseurs doutent d’une issue rapide. Cette tension maintient une forte volatilité implicite (la volatilité « attendue » par le marché, déduite des prix des options). L’indice de volatilité du pétrole du Cboe, l’OVX, oscille autour de 55, un niveau qui traduit une grande incertitude. Dans ce contexte, vendre des options pour encaisser une prime (le montant payé par l’acheteur de l’option) peut sembler intéressant, mais le risque est important si les discussions échouent. Pour les opérateurs qui jugent plus probable un échec diplomatique, conserver une exposition via des options d’achat (call options, qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) reste une stratégie possible. Le marché physique (le pétrole réellement livré) reste fortement sous pression à cause du blocus du détroit d’Ormuz, qui perturbe l’acheminement d’environ 21 millions de barils par jour. Un revers dans la médiation au Pakistan pourrait facilement renvoyer les prix au-dessus de 100 dollars.Stratégies sur options pour les opérateurs
À l’inverse, si une proposition de paix crédible apparaît, la « prime de guerre » (surcoût de prix lié au risque de conflit) intégrée dans le brut pourrait disparaître rapidement. Cela pourrait provoquer une baisse rapide vers le bas des 80 dollars, zone de prix qui prévalait avant le début du conflit il y a deux mois. Les opérateurs positionnés sur ce scénario peuvent envisager des options de vente (put options, qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) pour profiter d’une baisse. La situation rappelle la volatilité observée lors des perturbations en mer Rouge en 2025, lorsque les titres et annonces (risque lié aux informations de dernière minute) guidaient les cours. Vu le caractère binaire de l’issue (soit un accord, soit une aggravation), utiliser des « spreads » d’options (combinaison de plusieurs options pour encadrer le risque) peut aider à limiter le risque. Un bear put spread, par exemple, consiste à acheter une option de vente et à en vendre une autre à un prix d’exercice plus bas afin de viser une baisse tout en plafonnant la perte potentielle si le conflit s’aggrave.
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