Signaux Trump-Chine-Iran
Trump a déclaré qu’il commencerait à envoyer des navires chinois au Texas, en Louisiane et en Alaska. Il a aussi indiqué que la Chine ouvrirait son pays par étapes. Il a dit qu’un dossier lié à une entreprise de visas était abordé dans les discussions avec la Chine. Il a ajouté que l’uranium enrichi de l’Iran peut être « enterré » (c’est-à-dire stocké de façon durable et difficilement accessible), mais qu’il préférerait le récupérer. Trump a déclaré que récupérer l’uranium enrichi de l’Iran relevait surtout de la communication (image publique) plus que d’autre chose. Il a aussi dit que les dirigeants iraniens avec lesquels il traite sont raisonnables.Volatilité des marchés et risque énergétique
Le marché pétrolier reflète déjà cette tension. Les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour une livraison future) sur le Brent pour juillet évoluent dans une fourchette étroite mais élevée, juste au-dessus de 95 dollars le baril fin avril et début mai 2026. Plus important, l’indice CBOE de volatilité du pétrole (OVX, indicateur de la nervosité du marché des options) a bondi au-dessus de 40, un niveau inédit depuis les craintes sur les chaînes d’approvisionnement fin 2025. Cela signifie que le marché des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) anticipe un mouvement de prix marqué. Cette inquiétude s’explique par le risque de baisse de l’offre iranienne. Sa production, stable à 3,4 millions de barils par jour la majeure partie de l’an dernier, est tombée à 3,2 millions au premier trimestre 2026 sous l’effet d’une pression diplomatique américaine renouvelée. Toute escalade supplémentaire pourrait retirer davantage de barils d’un marché mondial déjà tendu. Le facteur chinois reste déterminant. Les importations chinoises de pétrole iranien sont restées élevées, autour de 1,1 million de barils par jour jusqu’à fin 2025, offrant à Téhéran une bouffée d’oxygène économique (une source de revenus essentielle). Cela complique la stratégie américaine et suggère que les tensions ne seront pas réglées rapidement, ce qui entretient une forte volatilité. Dans ce contexte, il faut se préparer à de fortes variations de prix plutôt qu’à un scénario unique. Acheter des options d’achat (call, droit d’acheter) à longue échéance sur les contrats à terme WTI ou Brent peut servir de couverture (protection) contre un choc d’offre pouvant pousser les prix au-dessus de 110 dollars. Les primes élevées (coût des options) rendent aussi intéressante la vente d’options de vente (put, droit de vendre) entièrement couvertes en cash (cash-secured, avec la trésorerie nécessaire mise de côté) lors des replis, pour les investisseurs acceptant ce risque. Cette instabilité pourrait toucher d’autres classes d’actifs. Une faiblesse des valeurs du transport et de l’industrie est probable si l’énergie reste chère, comme lors du choc de 2025 qui avait amputé d’environ 4% l’indice Dow Jones Transportation Average. Des positions vendeuses (pari à la baisse) sur des actions de compagnies aériennes et de transport maritime peuvent alors servir de couverture face à une exposition haussière au pétrole via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme le pétrole).
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