Réaction du marché et lien avec le pétrole
Après ces informations, le dollar et le pétrole ont reculé, le WTI (pétrole américain de référence) ayant cédé plus de 10 % à un moment avant de réduire ses pertes. Le dollar canadien suit souvent les mouvements du pétrole, car le Canada est un grand exportateur de brut. L’incertitude est restée élevée après l’échec de discussions précédentes, tandis que le président Donald Trump a déclaré qu’une action militaire pourrait reprendre à un « niveau et une intensité bien plus élevés » en l’absence d’accord. Il a aussi affirmé que le détroit d’Ormuz serait rouvert à tous les navires, y compris iraniens, en cas d’entente. L’indice du dollar (DXY, mesure de la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) s’est stabilisé près de 97,90 après un point bas à 97,62, tout en affichant une baisse d’environ 0,60 % sur la séance. ADP (estimation du secteur privé) a montré que l’emploi privé a augmenté de 109 000 en avril, contre 99 000 attendus, après 61 000 précédemment. L’attention reste concentrée sur les discussions États-Unis–Iran et sur le PMI canadien plus tard pendant la séance américaine (PMI : indice des directeurs d’achat, indicateur avancé de l’activité).Stratégie de positionnement face à la volatilité
Avec les espoirs d’un accord États-Unis–Iran, nous voyons l’USD/CAD peiner à trouver une direction autour de 1,3600. Un dollar américain plus faible est directement compensé par la baisse du pétrole, qui pèse sur le dollar canadien. C’est une configuration typique de hausse possible de volatilité (amplitude des variations de prix), et il peut être plus pertinent de se préparer à un mouvement marqué plutôt que de viser un sens précis. Le point clé est de se préparer à une issue binaire (deux scénarios opposés), le marché réagissant à des titres de presse sur un accord potentiel. Cela plaide pour l’achat de volatilité via des options (produits donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé), par exemple avec un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement quelle que soit sa direction). Un accord confirmé ou une rupture totale des discussions pourrait entraîner un mouvement de plusieurs cents sur la paire. La chute du WTI, qui peine désormais à rester au-dessus de 75 dollars le baril, est le facteur le plus important pour le dollar canadien. Une dynamique comparable avait été observée en 2015 lors de l’annonce du JCPOA (accord sur le nucléaire iranien), qui avait précédé une baisse durable des prix du pétrole. Si l’histoire se répète, tout accord exercerait une pression forte et durable sur le CAD, pouvant l’emporter sur un affaiblissement du dollar américain. Même si le dollar est sous pression, il bénéficie d’un soutien lié à la solidité économique et à une inflation persistante. Le dernier chiffre de l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) d’avril est ressorti à 3,6 %, légèrement au-dessus des attentes, ce qui réduit la marge de la Réserve fédérale (banque centrale américaine) pour assouplir sa politique. Cette résistance suggère qu’une sortie rapide du dollar pourrait être de courte durée, surtout si les négociations échouent. Compte tenu de ces forces opposées sur l’USD/CAD, il convient d’éviter une simple position acheteuse ou vendeuse sur le marché au comptant (spot : transaction immédiate au prix du marché). Une approche plus prudente consiste à utiliser des options pour viser une sortie de la fourchette actuelle dans les prochaines semaines. Le marché attend un déclencheur politique, et les positions sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) doivent refléter cette incertitude.
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