Sentiment de risque et soutien au dollar
Les marchés sont d’abord passés en mode « risk-off » (réduction du risque et recherche de sécurité) après la hausse des prix du pétrole, tandis que les actions, les obligations et l’or reculaient, ce qui a renforcé la demande de dollar américain. USD/JPY a progressé grâce aux achats de dollar en valeur refuge (monnaie recherchée en période d’incertitude) et à une économie américaine jugée plus résistante. La paire a ensuite effacé une partie de ses gains après des informations indiquant que l’Iran prépare, avec Oman, un protocole pour encadrer et faciliter le trafic via le détroit d’Ormuz. Le marché y a vu un signal en faveur de conditions de transport plus stables. Au Japon, le yen est resté sous pression car le pays dépend fortement des importations d’énergie, ce qui peut dégrader la balance commerciale (écart entre exportations et importations) lorsque le pétrole monte. Les autorités ont répété leurs avertissements contre une faiblesse excessive du yen, mais l’effet est resté limité en l’absence de changement clair de politique de la Banque du Japon. Sur le graphique 4 heures, USD/JPY ressortait à 159,37, avec un RSI proche de 52 (indicateur de momentum, c’est-à-dire de la force du mouvement des prix) et des supports à 159,32, 159,24 et autour de 159,20. Les résistances se situaient à 159,39 et 159,70, puis 160,00 au-dessus.Facteurs macroéconomiques et risque de politique
Le niveau élevé d’USD/JPY montre que le scénario de fond de l’an dernier reste globalement inchangé. Le large écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon continue d’attirer des capitaux vers le dollar, même après la faible hausse de taux de la Banque du Japon en mars 2026. Avec une inflation américaine qui reste élevée à 2,9% et un marché du travail toujours solide, la Réserve fédérale a peu de raisons de baisser fortement ses taux. Le principal risque à court terme est désormais une intervention sur le marché des changes par les autorités japonaises (achat/vente de devises pour influencer le yen), surtout si l’on évolue au-dessus de 162,00. Les interventions de fin 2025 ayant eu un effet limité, une action isolée ne peut ralentir que temporairement la baisse du yen sans changement majeur de politique. Dans ce contexte, vendre des options d’achat (calls) sur le yen « hors de la monnaie » (prix d’exercice éloigné du niveau actuel, donc peu probable d’être atteint) peut permettre d’encaisser une prime (revenu payé par l’acheteur de l’option) par des investisseurs qui parient sur un retournement rapide. La volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé par le marché, intégré dans le prix des options) sur les options de change du yen reste élevée, sans atteindre des niveaux de panique, avec l’indice JYVIX autour de 10,5. Cet environnement favorise des stratégies qui profitent d’un marché en range (prix qui oscillent dans une zone), comme les « short strangles » (vente simultanée d’un call et d’un put pour encaisser des primes) ou les « iron condors » (stratégie d’options visant à encaisser une prime tout en limitant le risque). Il faut toutefois rester prêt à des pics soudains de volatilité si les autorités japonaises agissent de manière plus ferme.
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