Risque géopolitique et attentes de taux
Le chef de la Commission de sécurité nationale du Parlement iranien, Ebrahim Azizi, a averti qu’une intervention américaine dans ce passage maritime violerait un cessez-le-feu. Le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, a jugé qu’un conflit prolongé avec l’Iran pourrait accroître le risque d’inflation (hausse durable des prix) et pénaliser l’économie, évoquant aussi la possibilité de taux plus élevés (coût de l’argent fixé par la banque centrale). Selon des informations de presse, les autorités japonaises seraient probablement intervenues autour du 1er mai, en dépensant environ 5 400 milliards de yens (34,5 milliards de dollars) pour soutenir le yen. Une intervention signifie que l’État vend ou achète des devises sur le marché pour freiner des mouvements jugés excessifs. En l’absence de publication majeure aux États-Unis lundi, la paire pourrait surtout réagir aux développements au Moyen-Orient. Le yen dépend notamment de l’économie japonaise, de la politique de la Banque du Japon, de l’écart de rendements obligataires entre les États-Unis et le Japon (différence d’intérêt entre obligations), et de l’appétit pour le risque (tendance des investisseurs à privilégier les actifs risqués ou défensifs).Écarts de rendements et risque d’intervention
Le principal moteur reste l’écart de taux, qui s’est encore creusé. Fin avril 2026, le rendement de l’emprunt d’État américain à 10 ans (taux d’intérêt payé par une obligation souveraine) s’établit à 4,8%, contre 1,1% pour l’obligation japonaise à 10 ans. Cet écart entretient l’attrait du « carry trade », une stratégie consistant à emprunter dans une devise à bas taux (le yen) pour acheter une devise mieux rémunérée (le dollar). Des données d’inflation américaine plus élevées que prévu, à 3,6%, ont aussi repoussé les anticipations de baisses de taux de la Fed, renforçant le dollar. Mais la capacité d’action du ministère japonais des Finances augmente le risque de baisse de l’USD/JPY. Le marché se souvient de l’intervention suspectée de 5 400 milliards de yens en mai 2025, qui avait provoqué une chute rapide du taux de change. Les autorités japonaises multiplient à nouveau les avertissements verbaux, souvent avant une action directe lorsque la baisse du yen est jugée trop rapide. Pour les investisseurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cela peut plaider pour des stratégies axées sur la volatilité (ampleur des variations de prix). Acheter un straddle ou un strangle USD/JPY revient à acheter des options (droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) afin de profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre. Ces montages gagnent si la paire bouge beaucoup, même si la direction est incertaine. Autre possibilité: pour ceux qui anticipent une intervention, acheter des options d’achat sur yen (JPY call) ou des options de vente sur USD/JPY (put) permet de se positionner sur un yen plus fort. Le risque est alors limité à la prime (prix payé pour l’option). Au vu des précédents, avec des replis rapides de plusieurs yens après intervention, ces options peuvent offrir un couple rendement/risque intéressant dans les prochaines semaines.
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