Paul Donovan, chef économiste d’UBS, affirme que les banques centrales surveillent l’impact de la région du Golfe, privilégiant les effets de second tour plutôt que des changements rapides de politique monétaire

Les banques centrales surveillent d’éventuels **effets de second tour** liés aux récents développements dans le Golfe, plutôt que de modifier immédiatement leur politique. Les marchés se concentrent sur la manière dont les décideurs évaluent les conséquences économiques plus larges des événements dans le Golfe. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a atténué le ton plus **restrictif** (c’est‑à‑dire favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation) qu’il avait adopté lors de la dernière réunion. L’économiste en chef de la Banque, Huw Pill, devrait répéter que l’attention porte surtout sur les effets de second tour.

Les banques centrales surveillent les effets de second tour

À la Banque centrale européenne, l’économiste en chef Philip Lane a indiqué que les effets clairs de la guerre ne sont pas encore visibles. Par conséquent, tout changement de communication monétaire (les messages envoyés par la banque centrale sur l’orientation future des taux) devrait être repoussé. Selon le rapport, il est trop tôt pour que des effets de second tour apparaissent, et donc trop tôt pour que les banques centrales signalent un changement d’orientation. Il ajoute que les commentaires des banques centrales, avec les nouvelles du Golfe, alimentent les débats actuels de marché. Les banques centrales en Europe indiquent qu’elles vont **faire abstraction** du choc immédiat sur les prix de l’énergie lié aux récents développements dans le Golfe. Elles attendent plutôt de voir si la hausse des coûts de l’énergie se transmet à l’inflation de façon plus large, ce que l’on appelle des **effets de second tour** (quand une hausse initiale, par exemple le pétrole, pousse ensuite salaires et prix de nombreux biens et services à augmenter). Cela suggère une phase de statu quo, ce qui réduit la probabilité d’une hausse surprise des taux à court terme.

Implications de marché pour les taux et le FX

Pour les intervenants sur le marché britannique, c’est un changement notable. Après le récent bond du Brent au‑delà de 100 dollars le baril, le marché avait renforcé la probabilité d’une hausse des taux de la Banque d’Angleterre d’ici juin ; toutefois, ces chances sont retombées sous 30% après les commentaires récents. La banque centrale semble davantage préoccupée par une croissance fragile du PIB du Royaume‑Uni, limitée à 0,2% au dernier trimestre (le **PIB** étant la mesure standard de la production totale de l’économie). Ce message officiel en faveur de la stabilité suggère que la **volatilité implicite** (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) sur les **dérivés de taux** à court terme, comme les **contrats à terme SONIA** (produits financiers liés au taux overnight britannique SONIA, utilisé comme référence), pourrait être trop élevée. La volatilité obligataire a reflué, l’indice **MOVE** (indice qui mesure la volatilité attendue sur les obligations du Trésor américain) retombant à 98 après un récent pic à 115. Des stratégies consistant à vendre des options, qui profitent de prix évoluant dans une fourchette, pourraient donc être intéressantes sur le mois à venir. La BCE suit une approche comparable, comme en 2025 lorsqu’elle avait réagi lentement aux problèmes de chaînes d’approvisionnement. Avec une inflation sous‑jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) de la zone euro à 2,7% en mars 2026, les décideurs ont la possibilité d’attendre davantage de données avant d’acter un changement. Cela renforce l’idée qu’ils peuvent tolérer un pic temporaire de l’inflation globale (le chiffre « total » incluant l’énergie) sans durcir immédiatement la politique monétaire. Cette différence de ton, surtout si la Réserve fédérale américaine reste restrictive, pourrait peser sur les devises européennes. Le récent repli de l’EUR/USD de 1,09 à sous 1,07 pourrait se prolonger si les **écarts de taux** (différences de niveau de taux entre zones, qui influencent les flux de capitaux) se creusent. Des stratégies sur dérivés misant sur un potentiel de hausse limité de l’euro et de la livre sterling paraissent prudentes au deuxième trimestre.

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Les actions américaines se sont envolées après un cessez-le-feu entre Israël et le Liban et la réouverture du détroit d’Ormuz au trafic maritime par l’Iran

Les actions américaines ont progressé vendredi après l’entrée en vigueur, jeudi à 21h00 GMT, d’un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban. L’Iran a aussi indiqué que le détroit d’Ormuz resterait ouvert au trafic commercial pendant la trêve. Le DJIA (Dow Jones Industrial Average, un indice des 30 grandes valeurs américaines) a gagné plus de 1.000 points, juste sous 49.800. Le S&P 500 (indice large de 500 grandes entreprises américaines) a pris 1,5% et a dépassé 7.100 pour la première fois. Le Nasdaq (indice très exposé aux valeurs technologiques) a avancé de 1,7%. Le Russell 2000 (indice des petites capitalisations américaines) a grimpé de 2,2%. Les contrats à terme sur le DJIA (prix indicatif du marché avant l’ouverture) ont monté pendant la nuit et ont continué de progresser jusqu’à la clôture, passant d’environ 48.700 en début de séance à près de 49.700 en fin d’après-midi GMT.

Le cessez-le-feu pousse les actions à la hausse

Le ministre iranien des Affaires étrangères a écrit sur X que le passage commercial serait totalement ouvert pendant la période de trêve. Le président Donald Trump a déclaré que l’Iran ne refermerait plus jamais cette route, tout en affirmant que le blocus de la marine américaine sur les ports iraniens (interdiction de fait d’y faire entrer ou sortir des navires) resterait en place jusqu’à la signature d’un accord de paix. L’agence iranienne Tasnim a indiqué que les navires liés à des pays hostiles ne seraient pas autorisés à passer, et que le détroit serait à nouveau fermé si le blocus américain se poursuit. Le WTI (référence du pétrole américain) a chuté de 14% au-dessus de 80 dollars le baril, et le Brent (référence internationale) a reculé de 10% au-dessus de 89 dollars. Boeing a gagné 3% et Royal Caribbean a bondi de 10%, Amazon et Airbnb étant aussi en hausse. Sur la semaine, le DJIA a progressé de 3%, le S&P 500 de 4% et le Nasdaq de 6%. L’attention se tourne vers les publications de résultats et vers le PPI (Producer Price Index, indice des prix à la production, un indicateur d’inflation en amont). La forte prise de risque a fait reculer la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options), avec un VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») qui pourrait passer sous 14 pour la première fois depuis des mois. Cela rend l’assurance contre un retournement peu coûteuse. Il peut être pertinent d’acheter des options de vente « en dehors de la monnaie » sur le SPY (ETF qui réplique le S&P 500) — c’est-à-dire avec un prix d’exercice inférieur au cours actuel — ou des options d’achat sur le VIX, afin de se protéger en cas d’échec du cessez-le-feu. Le marché ignore les messages contradictoires entre le blocus de Washington et la réouverture conditionnelle du détroit par Téhéran. Cette fragilité ne semble pas intégrée dans les cours, ce qui crée une configuration classique de hausse brutale de volatilité si l’accord déraille dans les dix prochains jours. Une petite position en options d’achat sur le VIX échéance mai (droit d’acheter à un prix fixé, avant une date donnée) peut offrir un gain important si la situation se dégrade.

Positionnement sur options pour le pétrole et le voyage

La baisse de 14% du WTI est l’un des reculs journaliers les plus marqués depuis l’effondrement des prix du pétrole en 2020, ce qui suggère un mouvement possiblement excessif. La suite dépendra de la politique, mais il est possible de vendre des primes (encaisser le prix payé par l’acheteur d’options) via des stratégies comme l’« iron condor » sur des ETF pétroliers. Un iron condor (montage combinant quatre options) vise à profiter d’un marché qui évolue dans une fourchette, plutôt que d’un rebond violent ou d’une nouvelle chute. Le rallye des valeurs du tourisme et des loisirs a été spectaculaire, alimenté par des rachats de positions vendeuses défensives (fermeture de paris à la baisse). Il est encore possible de s’exposer à ce thème via des options d’achat sur des ETF de compagnies aériennes et de croisières, pour viser la hausse avec un risque limité. Une autre approche consiste à vendre des options de vente garanties par du cash (« cash-secured puts » : vendre une option de vente en gardant les liquidités nécessaires pour acheter l’action si l’on est exercé), afin d’encaisser une prime tout en fixant un prix d’achat plus bas acceptable. Avec la disparition de la prime de risque géopolitique (surcoût dans les prix lié à l’incertitude), l’attention du marché devrait se déplacer vers la publication de l’indice des prix à la production et vers les résultats des grandes valeurs technologiques. Les prix des options pour les échéances de fin avril et début mai, qui couvrent ces événements, affichent encore une volatilité implicite élevée, ce qui indique que le marché anticipe des variations de prix importantes liées aux fondamentaux (données économiques et résultats), malgré l’accalmie temporaire au Moyen-Orient.

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Le S&P 500 poursuit sa hausse irrégulière en vague B, visant 7 120 points, tandis que l’analyse précédente anticipait le calendrier du rebond d’avril

Une mise à jour du 1er avril sur le S&P 500 indiquait qu’un rebond de type W‑b était en cours vers la fenêtre du 18 au 28 avril, sur la base de l’analyse des vagues d’Elliott (une méthode de lecture des marchés qui découpe les mouvements en « vagues »), de l’ampleur du marché (*market breadth*, c’est‑à‑dire le nombre de titres qui participent réellement à la hausse) et de la saisonnalité (tendances statistiques liées au calendrier). Un objectif de 6 800–6 900 points a été fixé à partir d’un retracement de Fibonacci de 61,8–76,4% de la vague‑a (niveaux techniques couramment utilisés pour estimer une zone de rebond ou de résistance), complété par d’anciens niveaux de support et de résistance (zones où les cours ont souvent rebondi ou buté par le passé). L’indice a dépassé cette zone et a inscrit de nouveaux records, atteignant et franchissant 7 120 points à l’approche de la date moyenne de retournement d’une année d’élections de mi‑mandat, autour du 18 avril. Selon l’analyse, ce schéma saisonnier s’est produit 75% du temps. Des exemples de 2011, 2018 et 2020 illustrent des « flats irréguliers » en 4e vague (une consolidation où la vague B peut dépasser le sommet précédent), après un objectif manqué lors de la troisième vague précédente, avant un éventuel retournement. Le niveau 7 120 correspond aussi à une extension de 138,2% de la vague 1 (du point bas de 2020 au point haut de 2021) mesurée depuis le point bas de 2022 (W‑2). Ce niveau avait été manqué en janvier d’environ 120 points (7 002 contre 7 120). Le point bas de mars est présenté comme une 4e vague, avec une 5e vague désormais en cours, notée « alt: 4, alt: 5 ». Le texte décrit aussi cette 5e vague comme une vague terminale, c’est‑à‑dire une phase finale de hausse souvent associée à un essoufflement avant un retournement.

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La présidente de la Fed de San Francisco, Mary Daly, estime que les taux pourraient rester inchangés, le temps d’observer l’impact des coûts du pétrole sur les prix plus largement

Mary Daly, présidente de la Réserve fédérale de San Francisco (Federal Reserve Bank of San Francisco), s’est exprimée vendredi au Fisher Centre de l’Université de Californie à Berkeley. Elle a indiqué surveiller si la hausse des prix du pétrole se répercute sur les prix des autres biens et services (c’est-à-dire si elle entraîne une hausse plus large des prix). Avant le choc pétrolier, elle s’attendait à ce qu’une ou deux baisses de taux en 2026 soient nécessaires. Elle a déclaré que la Fed (la Réserve fédérale américaine, la banque centrale des États-Unis) pouvait laisser ses taux au niveau actuel et adopter une posture d’observation (« attendre et voir »). Elle a ajouté que les taux pourraient devoir augmenter si l’inflation (la hausse générale des prix) s’accélère. À l’inverse, ils pourraient baisser si le conflit se termine rapidement. Selon elle, les perspectives dépendent de la durée de la hausse des prix du pétrole et de la persistance du conflit. Daly a expliqué que la faible croissance de la population active (le nombre de personnes disponibles pour travailler) est compensée par une hausse de la productivité (produire plus avec autant ou moins de travailleurs). Elle a estimé qu’une croissance de l’emploi proche de zéro pourrait devenir un nouvel état « normal », les États-Unis se dirigeant vers une population active quasi stable en raison de la démographie (vieillissement, évolution de la population). Elle a aussi déclaré que les consommateurs sont inquiets pour l’économie mais continuent de dépenser. Elle a ajouté que les entreprises restent prudemment confiantes et qu’il existe une marge pour augmenter le taux de participation au marché du travail (la part des personnes en âge de travailler qui travaillent ou cherchent un emploi). Elle a enfin souligné que le manque d’immigration pèse également, tout comme l’investissement dans les technologies.

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La livre sterling a grimpé près de 1,3600 alors que le détroit d’Ormuz a rouvert après le cessez-le-feu au Liban, affaiblissant le dollar américain pendant la séance américaine

La paire GBP/USD a progressé lors de la séance nord-américaine de vendredi, après des informations indiquant que l’Iran avait rouvert le détroit d’Ormuz. Ce mouvement a suivi un accord sur un cessez-le-feu au Liban. La livre sterling a atteint un plus haut journalier proche de 1,3600, tandis que le dollar américain reculait. Au moment de la rédaction, la paire GBP/USD évoluait à 1,3567, en hausse de 0,36 %. Le marché se souvient de la réaction de fin 2025, lorsque la réouverture du détroit d’Ormuz avait provoqué une forte hausse de GBP/USD vers 1,3600. Cet épisode a montré à quelle vitesse une baisse du risque géopolitique peut affaiblir le dollar, souvent recherché comme « valeur refuge » (actif jugé plus sûr en période de stress). Cette détente soudaine avait surpris de nombreux opérateurs, au profit de ceux qui misaient déjà sur une livre plus forte. Aujourd’hui, la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) sur le marché des changes est tombée à son plus bas depuis début 2024, ce qui suggère un excès de confiance. Par exemple, l’indice de volatilité de la livre sterling du CME, le BVP, évolue autour de 5,8, en net recul par rapport aux niveaux à deux chiffres observés lors de crises passées. Dans un tel contexte de faible volatilité, les options coûtent moins cher (la prime d’option — le prix payé pour acheter une option — baisse quand la volatilité attendue recule) pour ceux qui anticipent un choc ultérieur. Sur le plan économique, les éléments plaident aussi pour une livre potentiellement plus ferme face au dollar. Les dernières données du premier trimestre 2026 montrent une inflation sous-jacente au Royaume-Uni (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) toujours élevée à 3,4 %, bien au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre. À l’inverse, l’inflation américaine s’est tassée à 2,7 %, ce qui donne à la Réserve fédérale davantage de marge pour envisager un assouplissement de sa politique monétaire (baisse des taux ou conditions de crédit moins strictes) plus tard cette année. Dans ce cadre, l’achat d’options d’achat (calls, instruments donnant le droit — et non l’obligation — d’acheter la paire à un prix fixé) sur GBP/USD, avec une échéance lointaine, apparaît comme une stratégie prudente ces prochaines semaines. Elle permet de viser une hausse avec un risque limité et connu à l’avance (la perte maximale correspond en général à la prime payée). La faible volatilité actuelle rend le coût d’entrée inhabituellement attractif. Il faut toutefois envisager le scénario inverse : l’appétit pour le risque peut se retourner rapidement. Une remontée brutale des tensions déclencherait un mouvement de « fuite vers la sécurité » (réallocation vers les actifs jugés sûrs), renforçant le dollar et faisant chuter nettement GBP/USD, comme lors des premières réactions de marché pendant la crise énergétique mondiale de 2022. Dans cette optique, couvrir des positions acheteuses avec des options de vente (puts, instruments donnant le droit de vendre) « hors de la monnaie » (prix d’exercice éloigné du niveau actuel, donc moins chères) peut offrir une protection contre une baisse imprévue.

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Baker Hughes annonce un léger recul du nombre de plateformes pétrolières en activité aux États-Unis, de 411 à 410.

Baker Hughes a indiqué que le nombre de plateformes pétrolières actives aux États-Unis est tombé à 410. Le chiffre précédent était de 411. Cela signifie que le nombre de plateformes de forage pétrolier en activité aux États-Unis a diminué de 1 sur une semaine. Ces données proviennent du rapport régulier de Baker Hughes sur le comptage des plateformes (rig count, c’est-à-dire le nombre d’installations de forage en activité, un indicateur du rythme de nouveaux forages). Le nombre de plateformes pétrolières américaines recule d’une unité à 410, un mouvement limité. Cette tendance quasi stable montre toutefois que les producteurs américains freinent les nouveaux forages importants. Cette discipline d’investissement (restrictions sur les dépenses, pour éviter de trop augmenter l’offre) suggère que la croissance future de l’offre américaine restera contenue. Cette stagnation intervient alors que la production de pétrole brut américain reste proche de niveaux record, récemment estimée par l’Energy Information Administration (EIA, l’agence publique américaine des statistiques de l’énergie) à environ 13,4 millions de barils par jour. Les gains d’efficacité observés jusqu’en 2025 semblent s’essouffler (la productivité progresse moins vite), ce qui signifie que l’absence de nouveaux forages devrait peser davantage dans les mois à venir. Cela crée un niveau de soutien pour les prix du WTI (West Texas Intermediate, le pétrole de référence aux États-Unis). Au niveau mondial, l’offre reste tendue, l’OPEP+ (pays de l’OPEP et alliés) ayant récemment signalé qu’elle maintiendrait ses réductions de production pendant l’été. Combiné à des prévisions de demande pour le second semestre 2026 légèrement relevées grâce à la vigueur des marchés asiatiques, le contexte fondamental (offre et demande physiques) reste favorable à une hausse des prix. Les stocks se réduisent plus que prévu, les réserves commerciales ayant reculé d’environ 3 millions de barils la semaine dernière. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers comme les options et les contrats à terme, dont la valeur dépend du prix du pétrole), cet environnement suggère que la volatilité (l’ampleur des variations de prix) pourrait être sous-estimée. L’absence de catalyseur côté offre aux États-Unis rend le marché plus sensible à toute surprise sur la demande ou à des nouvelles géopolitiques. Cela oriente vers des stratégies profitant d’une stabilité des prix ou d’une hausse graduelle. Nous estimons que l’achat de « call spreads » sur le WTI pour le troisième trimestre est une approche attractive à risque défini pour se positionner sur ce resserrement. Un call spread (stratégie sur options consistant à acheter une option d’achat et à en vendre une autre à un prix d’exercice plus élevé) permet de profiter d’une hausse potentielle tout en réduisant le coût initial. La vente de puts hors de la monnaie (options de vente avec un prix d’exercice en dessous du prix actuel, donc peu susceptibles d’être exercées) sur des échéances plus courtes peut aussi servir à encaisser une prime (le prix reçu pour vendre l’option), en pariant que le niveau de soutien tiendra. En regardant les fortes variations de prix de 2025, il apparaît que les périodes de faible progression du nombre de plateformes précèdent souvent des pics de prix. Les opérateurs doivent donc rester prudents avant de se positionner nettement à la baisse (parier sur une baisse des prix) et tenir compte de ces facteurs de soutien. Les prochains rapports de stocks de l’EIA et tout changement de ton des banques centrales sur l’inflation seront à surveiller.

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La livre sterling grimpe vers 1,3600 face au dollar après la réouverture d’Ormuz à la suite du cessez-le-feu au Liban, ce qui affaiblit le billet vert

La paire GBP/USD a progressé vendredi en séance nord-américaine après des informations selon lesquelles l’Iran aurait rouvert le détroit d’Ormuz à la suite d’un accord de cessez-le-feu au Liban. Le taux a approché 1,3600 et s’échangeait à 1,3567, en hausse de 0,36%. Le ministre iranien des Affaires étrangères a indiqué que le détroit restait ouvert aux navires commerciaux pour le reste de la période de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. En revanche, les bâtiments militaires, ainsi que les navires de pays considérés comme hostiles par Téhéran, n’étaient pas autorisés à passer. Le président américain a déclaré que le blocus militaire américain serait maintenu jusqu’à la conclusion d’un accord entre Washington et Téhéran. Il a précisé que des discussions pourraient commencer dès ce week-end et a dit qu’il se rendrait au Pakistan une fois l’accord finalisé. Le dollar est tombé à un plus bas de sept semaines, les marchés anticipant des baisses de taux de la Réserve fédérale en 2026. Selon les données de LSEG Workspace, les investisseurs intègrent près de 16 points de base d’assouplissement d’ici la fin de l’année (un point de base correspond à 0,01 point de pourcentage). Une responsable de la Fed de San Francisco a jugé la politique monétaire « légèrement restrictive », c’est-à-dire que les taux freinent encore un peu l’économie, et au-dessus d’un taux « neutre » estimé à 3% (niveau qui ne stimule ni ne ralentit l’activité). Elle a évoqué une ou deux baisses de taux possibles en 2026, tout en soulignant qu’une hausse pourrait être nécessaire si l’inflation repart. La livre sterling a aussi bénéficié du fait que les marchés intègrent 24 points de base de resserrement de la Banque d’Angleterre, autrement dit des hausses de taux. L’actualité politique britannique a par ailleurs été marquée par des informations faisant état de pressions sur le Premier ministre, après l’échec des vérifications d’habilitation de son ancien ambassadeur aux États-Unis, également cité en lien avec Jeffrey Epstein. Sur le graphique, le GBP/USD est resté au-dessus de ses moyennes mobiles simples (SMA, une moyenne des prix sur une période donnée utilisée pour repérer la tendance) à 50, 100 et 200 jours, proches de 1,3530. Une résistance (zone de prix où la hausse bute souvent) a été signalée sur une ligne baissière partant de 1,3869, tandis qu’un support (zone où le marché a tendance à se stabiliser) est associé à une ligne ascendante partant de 1,3035.

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L’or progresse avec la réouverture d’Ormuz ; le pétrole plonge, apaisant l’inflation et renforçant les anticipations de prochaines baisses de taux de la Fed

L’or a progressé vendredi, les espoirs d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que des informations indiquant que le détroit d’Ormuz est « totalement ouvert », ayant contribué à faire baisser les prix du pétrole. Le XAU/USD (cours de l’or par rapport au dollar) évoluait près de 4 870 $, en hausse d’environ 1,67% sur la séance, et se dirigeait vers une quatrième hausse hebdomadaire consécutive. Le WTI (pétrole américain West Texas Intermediate, référence de prix) a touché son plus bas niveau depuis le 11 mars et s’échangeait autour de 81,50 $, en repli de près de 9% sur la journée. Le Dollar Index (indice mesurant le dollar face à un panier de grandes devises) s’établissait vers 97,73, à des plus bas de plus d’un mois, et se dirigeait vers une troisième baisse hebdomadaire d’affilée. La baisse du pétrole a réduit à court terme les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et a soutenu les anticipations de baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) plus tard cette année. Les marchés surveillaient aussi les développements des discussions États-Unis–Iran prévues ce week-end, tandis que le blocus naval américain était présenté comme maintenu jusqu’à la conclusion d’un accord final. L’agence Fars, citant un responsable iranien, a indiqué que l’Iran pourrait refermer le détroit si le blocus se poursuit, selon Reuters. Le calendrier américain ne prévoyait pas de publications majeures, l’attention se portant sur les interventions de responsables de la Fed avant la « période de silence » (période durant laquelle la Fed limite ses prises de parole) précédant la réunion du FOMC (comité de politique monétaire de la Fed) des 28-29 avril. Sur le plan technique, l’or s’est maintenu au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des cours sur une période) à 20 jours, à 4 646 $. Le RSI (14) (indice de force relative sur 14 périodes, indicateur d’élan) se situait près de 52 et le MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) restait positif. Une résistance (zone où le prix peine à monter) se situait près de 4 931 $, avec un support (zone où le prix a tendance à se stabiliser) à 4 646 $ et autour de 4 361 $. En revenant sur avril 2025, on a observé un conflit classique pour les opérateurs sur l’or : détente géopolitique contre retour des anticipations de baisses de taux de la Fed. La forte baisse du pétrole, après les espoirs d’accord États-Unis–Iran, a immédiatement pesé sur les anticipations d’inflation, un facteur clé à suivre. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme options et contrats à terme) doivent s’attendre à des retournements rapides de sentiment au gré des titres géopolitiques. Le retour brutal des anticipations de baisse des taux de la Fed en 2025 était directement lié à la chute de 9% du WTI en une seule séance. Aujourd’hui, alors que l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) est restée au-dessus de 3,5% au premier trimestre 2026, tout signe de baisse marquée du pétrole pourrait entraîner une révision plus forte des attentes sur la politique de la Fed. Cela suggère que des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur l’or pourraient offrir un fort effet de levier si un choc d’offre (variation de la production ou des flux) fait à nouveau baisser les prix de l’énergie. Il faut garder à l’esprit le ton restrictif (« hawkish », priorité à la lutte contre l’inflation via des taux élevés) de la Fed fin 2025, à l’opposé du ton plus accommodant (« dovish », plus favorable à des baisses de taux) observé brièvement. La Fed a répété qu’elle a besoin de plus qu’un simple recul temporaire de l’inflation globale pour changer de cap, ce qui signifie qu’un accord dans une zone de conflit pourrait ne pas suffire cette fois. Les opérateurs doivent donc éviter de suivre la première rumeur et plutôt chercher une confirmation via les discours de la Fed ou une baisse durable des rendements obligataires (taux offerts par les obligations, souvent inversement liés à leur prix). La fragilité du cessez-le-feu de 2025 est une leçon importante, car le marché avait intégré un scénario très favorable alors que le blocus naval américain restait actif. Aujourd’hui, le risque géopolitique de fond demeure élevé, ce qui constitue un socle fondamental pour l’or. Cet exemple historique peut aider à structurer des stratégies, comme acheter des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur le pétrole pour couvrir une position acheteuse sur l’or lorsque des annonces de pourparlers de paix surviennent. La demande structurelle reste un moteur puissant, absent des nouvelles de court terme en 2025. Les banques centrales ont poursuivi leurs achats, ajoutant 1 047 tonnes aux réserves mondiales en 2025, après les achats records de 2022 et 2023. Cette demande officielle persistante suggère que toute baisse marquée des prix, due à un appétit temporaire pour le risque (« risk-on », préférence pour les actifs risqués), peut constituer une opportunité d’achat.

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USD/CAD recule à 1,3670 alors que le dollar américain s’affaiblit, le détroit d’Ormuz rouvre ; les chiffres de l’inflation canadienne attendus

USD/CAD a reculé vendredi et s’échangeait près de 1,3670, en baisse de 0,26% sur la séance. La paire est restée sous pression, le dollar canadien se renforçant malgré le repli des prix du pétrole. Les marchés ont réagi aux évolutions au Moyen-Orient après que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que le détroit d’Ormuz était entièrement ouvert au trafic commercial pendant le cessez-le-feu. Cette annonce intervient après plusieurs semaines de tensions autour de cette route. Cette réouverture a fait baisser le pétrole, les craintes de perturbations de l’offre s’atténuant. Le West Texas Intermediate (WTI, principal pétrole de référence américain) s’échangeait près de 80 dollars le baril et a enregistré l’une de ses plus fortes baisses quotidiennes de ces dernières semaines, les flux d’exportation du Golfe devant revenir à la normale. Le dollar canadien a progressé malgré son lien habituel avec les prix de l’énergie, ce qui suggère que la faiblesse du dollar américain a été le principal facteur. Le Dollar Index (indice du dollar, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) évoluait près de ses plus bas de plusieurs semaines autour de 97,80, tandis que les investisseurs réévaluaient les perspectives de taux aux États-Unis. Selon CME FedWatch (outil qui estime les probabilités de décisions de la Fed à partir des prix des contrats à terme), la probabilité d’une baisse de taux de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) de la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année s’établissait à 38,2%, contre 25,9% la veille. Au Canada, l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) de mars est attendu lundi et devrait accélérer en raison du choc énergétique lié au conflit avec l’Iran. Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a indiqué que l’économie pourrait faire face à des « niveaux de prix plus élevés ». Il a aussi évoqué la nécessité de maintenir les anticipations d’inflation « ancrées » (c’est-à-dire stables et crédibles pour ménages et entreprises) sans provoquer un net ralentissement.

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L’AUD/USD grimpe près de 0,7200, la réouverture d’Ormuz apaisant les craintes sur le pétrole, dopant l’appétit pour le risque et affaiblissant le dollar

L’AUD/USD a progressé vers la zone des 0,7200 vendredi, les informations en provenance du Moyen-Orient ayant réduit la demande de dollar américain et soutenu les devises liées à l’appétit pour le risque, comme le dollar australien. Les marchés ont réagi après des annonces selon lesquelles le détroit d’Ormuz est « totalement ouvert et prêt à assurer un passage complet ». Le président américain Donald Trump a déclaré que cette route est de nouveau ouverte aux échanges, tandis que des restrictions navales temporaires liées à l’Iran resteraient en place, les discussions arrivant près de leur terme. Le message global allait dans le sens d’une désescalade, c’est-à-dire d’une baisse des tensions. Avec moins de craintes de perturbations de l’approvisionnement en pétrole, le dollar américain s’est détendu après avoir été soutenu plus tôt par le contexte géopolitique. Les prix du pétrole étaient attendus en stabilisation ou en baisse, ce qui pourrait réduire les risques d’inflation (hausse générale des prix) et diminuer la pression sur les banques centrales (institutions qui fixent notamment les taux d’intérêt). Sur le graphique en quatre heures, l’AUD/USD s’échangeait à 0,7194 et restait au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, un indicateur qui lisse les prix pour dégager une tendance) à 20 périodes à 0,7159 et de la SMA à 100 périodes à 0,6996. Le RSI (14), un indicateur de momentum qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix, se situait juste au-dessus de 70, un niveau souvent associé à une zone de surachat (prix jugés montés rapidement). Des résistances (niveaux où la hausse peut buter faute d’acheteurs) étaient évoquées à 0,7194 et 0,7221, tandis que des supports (niveaux où la baisse peut trouver des acheteurs) étaient indiqués à 0,7171, 0,7162 et 0,7159. Un repli vers 0,6996 était présenté comme le niveau qui remettrait en cause la tendance haussière. Le rapport indiquait que l’analyse technique avait été réalisée avec l’aide d’un outil d’IA (intelligence artificielle, un logiciel capable d’analyser des données et d’aider à produire un texte).

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