Alors que le dollar recule, l’argent grimpe de 5,40% à environ 82,60 dollars, sur fond de regain des anticipations de baisse des taux de la Fed

L’argent (XAG/USD) a progressé vendredi, autour de 82,60 dollars, en hausse de 5,40% sur la séance. Ce mouvement s’explique par l’affaiblissement du dollar américain et par une réévaluation des perspectives de la politique monétaire américaine (c’est‑à‑dire des décisions de la banque centrale sur les taux d’intérêt). Les tensions au Moyen‑Orient semblent s’être atténuées après la déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, selon laquelle le détroit d’Ormuz était totalement ouvert aux navires commerciaux pendant le cessez‑le‑feu en cours. Ce passage est une route maritime clé pour le transport mondial de pétrole et de marchandises. Les prix du pétrole ont reculé, les craintes de rupture d’approvisionnement diminuant. Le West Texas Intermediate (WTI, référence du pétrole américain) est tombé à environ 80 dollars le baril, enregistrant l’une de ses plus fortes baisses quotidiennes de ces dernières semaines. La baisse du pétrole a réduit, à court terme, la pression inflationniste (hausse générale des prix) et modifié les anticipations de taux. L’outil CME FedWatch (un indicateur basé sur les prix des contrats à terme, utilisés pour anticiper les décisions de la Fed) indiquait une probabilité de 38,2% d’une baisse de taux américaine de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) d’ici la fin de l’année, contre 25,9% la veille. L’indice du dollar (DXY, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) évoluait près de plus bas de plusieurs semaines, autour de 97,80. Un dollar plus faible a soutenu la demande d’argent. Les marchés surveillent d’éventuels échanges États‑Unis–Iran ce week‑end. Les opérateurs suivent aussi les déclarations des responsables de la Réserve fédérale avant la « période de silence » (blackout period), durant laquelle la Fed évite de s’exprimer publiquement avant la prochaine réunion du FOMC (le comité qui décide des taux).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

À la suite des avancées vers la paix entre les États-Unis et l’Iran, Téhéran s’est engagé à rouvrir le détroit d’Ormuz, dopant les compagnies aériennes et les actions, tout en faisant chuter le pétrole

Les États-Unis et l’Iran ont mené des discussions vendredi, et l’Iran a indiqué qu’il rouvrirait immédiatement le détroit d’Ormuz. Les prix du pétrole ont baissé, tandis que les indices boursiers américains ont progressé : le Dow Jones Industrial Average a gagné plus de 2 %, et le S&P 500 comme le Nasdaq Composite environ 1,5 %. Le rapport relie cette décision à un conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, commencé le 28 février, soit près de 50 jours plus tôt. Il indique aussi que les coûts des compagnies aériennes ont augmenté pendant le conflit, en raison de la hausse du prix du kérosène (carburant des avions). Le président américain Donald Trump a déclaré qu’Israël serait empêché de poursuivre les bombardements au Liban, après l’entrée en vigueur jeudi soir d’un cessez-le-feu de 10 jours entre Israël et le Liban. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a affirmé que le passage des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz serait « totalement ouvert » pendant le reste de la période de cessez-le-feu. Les discussions sur le cessez-le-feu auraient commencé il y a environ 10 jours. Les États-Unis discuteraient d’un accord permettant à l’Iran d’accéder à 20 milliards de dollars de fonds gelés (argent bloqué à l’étranger) en échange de l’abandon d’uranium fortement enrichi (uranium traité pour augmenter la part de l’isotope U‑235), y compris de l’uranium enrichi à 60 % de pureté ou plus. Le texte évoque un moratoire (gel) proposé de 20 ans et une contre-proposition de cinq ans. Les actions des compagnies aériennes ont grimpé : United a gagné plus de 10 %, et JetBlue comme Southwest plus de 9 %. Les titres Hilton et Marriott ont atteint de nouveaux sommets historiques.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Trump affirme qu’Israël a été empêché de bombarder le Liban, tandis que des bombardiers B-2 américains captureraient les poussières nucléaires de l’Iran

Le président américain Donald Trump a écrit vendredi sur Truth Social que les États-Unis obtiendraient de la « poussière nucléaire » de l’Iran en utilisant des bombardiers B-2 (avions furtifs, difficiles à détecter par les radars, conçus pour des frappes à longue distance). Il a assuré qu’aucun argent ne serait versé « d’une quelconque manière » et que l’accord ne dépendait pas du Liban. Il a ajouté que Washington travaillerait séparément avec le Liban et traiterait la question du Hezbollah (mouvement armé et parti politique libanais). Trump a aussi affirmé qu’Israël ne bombarderait plus le Liban et que les États-Unis l’en empêchaient. Il a ajouté : « Ça suffit ! » Les marchés financiers ont été portés vendredi par un mouvement de « prise de risque » (les investisseurs achètent des actifs jugés plus risqués, comme les actions, au détriment des valeurs refuges). Au moment de la publication, le Dow Jones Industrial Average gagnait 1,5%, tandis que le Nasdaq Composite et le S&P 500 progressaient chacun de 1%. Cette déclaration est interprétée comme une désescalade majeure au Moyen-Orient, susceptible de réduire une partie de la « prime de risque » (surcoût intégré aux prix pour compenser l’incertitude) sur les marchés. Nous cherchons à nous positionner pour une baisse de la volatilité attendue (amplitude des variations de marché) dans les prochaines semaines. L’indice VIX, baromètre de la volatilité implicite (volatilité anticipée déduite des prix des options) sur le S&P 500, est au cœur de cette stratégie. La prime de risque sur le pétrole devrait disparaître rapidement si ce scénario se confirme, à mesure que s’éloigne la menace immédiate sur l’approvisionnement via le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour les exportations de pétrole). Nous voyons une opportunité d’acheter des options de vente (« puts », contrats qui gagnent de la valeur si le prix baisse) sur les contrats à terme (« futures », engagements d’achat/vente à une date future) sur le Brent, proche de 95 dollars le baril avec les craintes de guerre. La réaction initiale positive suggère un climat plus durable de prise de risque. Nous envisageons d’acheter des options d’achat (« calls », contrats qui gagnent de la valeur si le prix monte) à court terme sur le S&P 500 (SPX, indice boursier américain) et, en particulier, sur des ETF de transport (fonds cotés en Bourse qui répliquent un panier d’actions du secteur), qui profitent directement d’un pétrole moins cher. L’intérêt est renforcé par les enquêtes récentes sur le sentiment des investisseurs, qui montraient un biais baissier : l’écart entre optimistes et pessimistes (« bull-bear spread ») ressortait à -5%, ce qui laisse de la place à un rebond.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

L’économiste de BNP Paribas Hélène Baudchon s’attend à ce que la flambée des carburants liée à la guerre avec l’Iran entraîne une inflation plus modérée qu’en 2022

Un économiste de BNP Paribas compare la hausse des prix du pétrole et du gaz liée à la guerre en Iran au choc énergétique de 2022 après la guerre en Ukraine. L’article se demande si les mêmes facteurs peuvent produire les mêmes effets sur l’inflation et la croissance. Il indique que la pression inflationniste pourrait être plus faible qu’en 2022, car la demande (la consommation et l’investissement) est moins dynamique et l’offre (la capacité des producteurs à fournir) est moins contrainte. Cela pourrait limiter la transmission des prix de l’énergie vers les autres prix dans l’économie. Le texte rappelle que les délais de transmission (le temps nécessaire pour que la hausse du pétrole se répercute sur les carburants, les coûts des entreprises, puis les prix à la consommation) peuvent retarder l’apparition des effets et leur disparition. La situation doit être suivie de près pendant l’ajustement de l’économie. Il ajoute que les banques centrales ont tiré des leçons de la période 2021‑2023. Elles pourraient réagir plus vite pour réduire les retombées sur le reste des prix, les effets de second tour (quand la hausse initiale des prix entraîne ensuite des hausses de salaires et d’autres prix) et une spirale entre hausse des prix, anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent de l’inflation future) et salaires. L’article explique qu’une série d’indicateurs a été retenue pour suivre les effets sur l’activité et les prix dans la zone euro, aux États‑Unis, sur les marchés du pétrole et du gaz, et dans les pays émergents. L’objectif est de mesurer à quel point la situation actuelle ressemble à celle de 2022. Avec la récente flambée des cours, nous estimons que ce choc énergétique ne répétera pas la spirale inflationniste de 2022. Le Brent (prix de référence du pétrole en Europe) a bondi à près de 115 dollars le baril le mois dernier en raison du conflit en Iran, mais le contexte économique est différent. En 2022, la demande après la pandémie a fortement soutenu l’inflation, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Une demande mondiale plus faible est l’argument central, ce qui devrait limiter la transmission des coûts de l’énergie vers l’inflation sous‑jacente (inflation hors énergie et produits alimentaires, plus stable). En Chine, le dernier PMI manufacturier (indice d’activité dans l’industrie) est tombé à 49,8, ce qui signale une légère contraction. Aux États‑Unis, les ventes de détail (dépenses des consommateurs) ont été stables le mois dernier. Cela contraste avec la forte demande observée début 2022. Ce constat suggère que le prix des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) qui mise sur un pétrole durablement au‑dessus de 130 dollars, comme lors du pic de 2022, pourrait être trop élevé. Les dernières données de CPI américain (indice des prix à la consommation) vont dans le sens d’une inflation plus modérée, à 3,1%, sans la dynamique observée quand elle avait dépassé 7% en 2022. Les investisseurs pourraient envisager des stratégies misant sur un plafond des prix de l’énergie, comme vendre des options d’achat hors‑la‑monnaie (options avec un prix d’exercice supérieur au prix actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) sur des contrats à terme WTI ou Brent (contrats standardisés sur le prix futur du pétrole). Enfin, nous estimons que les banques centrales ne sont pas en retard cette fois. La Réserve fédérale et la BCE ont indiqué qu’elles réagiraient rapidement si les anticipations d’inflation se désancrent (si elles s’éloignent durablement de l’objectif). Cela implique que le début de la courbe des taux (les rendements à court terme) réagirait vite, rendant risquées les positions qui parient sur une inaction prolongée. Les investisseurs doivent donc éviter de simplement rejouer la stratégie de 2022 consistant à être acheteur de matières premières et vendeur d’obligations. La vigilance accrue des banques centrales peut limiter les anticipations d’inflation à long terme, ce qui pourrait rendre les swaps d’inflation (contrats pour échanger un taux fixe contre l’inflation réalisée) chers aux niveaux actuels. La différence clé est la position plus proactive des autorités, qui veulent empêcher une spirale salaires‑prix avant qu’elle ne démarre.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Netanyahu affirme que Trump insiste sur le maintien du blocus du détroit d’Ormuz, tandis qu’Israël poursuit un accord historique avec le Liban – Semaine à venir

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré vendredi, dans une vidéo, qu’une opportunité existe pour conclure un accord historique avec le Liban, selon Reuters. Il a indiqué avoir accepté un cessez-le-feu provisoire de dix jours avec le Liban. Netanyahu a affirmé que l’exigence principale d’Israël est le démantèlement du Hezbollah (c’est-à-dire la dissolution de son organisation armée et de ses capacités militaires). Il a aussi précisé qu’Israël n’a pas accepté la demande du Hezbollah d’un retrait israélien du sud du Liban jusqu’à la frontière internationale.

Cessez-le-feu Israël-Liban et zone de sécurité

Il a déclaré qu’Israël resterait au Liban avec une vaste zone de sécurité (périmètre sous contrôle militaire visant à éloigner la menace) jusqu’à la frontière syrienne. Il a ajouté que le président Trump lui a dit qu’il était déterminé à maintenir le blocus du détroit d’Ormuz (contrôle empêchant ou limitant le passage maritime dans ce couloir stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial) et à démanteler les capacités nucléaires de l’Iran (réduire ou supprimer les moyens permettant de produire une arme nucléaire). Sur les marchés, l’appétit pour le risque (tendance des investisseurs à acheter des actifs plus risqués) est resté positif durant la séance américaine. L’indice du dollar (mesure de la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) évoluait près de 97,80, dans la moitié basse de sa fourchette hebdomadaire, en baisse de 0,4% sur la séance.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Le brut WTI recule vers 80 dollars, l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz, apaisant les craintes sur l’offre après une flambée à 90 dollars

Le pétrole américain WTI a reculé vendredi vers 81,50 dollars, après une chute de 9,12% sur la séance. Il était brièvement repassé au-dessus de 90 dollars, puis a glissé jusqu’à un plus bas intrajournalier de 80,30 dollars, son niveau le plus faible depuis le 10 mars. Ce mouvement fait suite à des informations en provenance du Moyen-Orient. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu’après le cessez-le-feu au Liban, le détroit d’Ormuz a été déclaré pleinement ouvert à tous les navires commerciaux pour le reste de la période de trêve.

Réouverture du détroit d’Ormuz

M. Araghchi a précisé que la navigation reprendrait via des routes coordonnées définies par l’Organisation iranienne des ports et de la navigation maritime (l’autorité qui organise les couloirs de passage). Le président américain Donald Trump a indiqué que le détroit est ouvert au transit, tout en ajoutant qu’un blocus naval (empêcher des navires d’entrer ou de sortir d’une zone) continuerait de s’appliquer à l’Iran jusqu’à la conclusion d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. Cette évolution a réduit les craintes d’une fermeture prolongée du détroit après la montée des tensions entre Washington et Téhéran. Le détroit d’Ormuz est un passage clé pour les exportations mondiales de pétrole. ING estimait qu’environ 13 millions de barils par jour de pétrole avaient été perturbés par le blocus autour du détroit. Désormais, l’attention des marchés se reporte sur la durée du cessez-le-feu et sur la capacité des États-Unis et de l’Iran à s’entendre pour maintenir la route ouverte. Le reflux rapide de la prime de risque géopolitique (surcote liée à la peur d’un choc international) implique un net repli à venir de la volatilité implicite (volatilité déduite des prix des options, donc des anticipations du marché) sur les options pétrolières. L’indice CBOE Crude Oil Volatility Index (OVX), qui mesure cette volatilité et évoluait près de sommets de plusieurs années autour de 55, pourrait revenir vivement vers sa moyenne depuis le début de l’année. Dans ce contexte, certaines stratégies d’options visant à vendre de la volatilité, comme le short strangle (vente simultanée d’un call et d’un put en dehors de la monnaie) ou l’iron condor (montage à quatre options qui encadre le prix dans une zone), peuvent devenir intéressantes, car elles profitent d’une baisse de la volatilité. Avec la diminution du risque immédiat d’un conflit plus large, l’attention revient aux fondamentaux (offre et demande réelles), déjà tendus. L’OPEP+ (alliance de pays producteurs, OPEP et partenaires) avait décidé en décembre 2025 de prolonger des réductions de production (volumes volontairement limités) jusqu’au deuxième trimestre, et les chiffres récents de demande en Chine pour le T1 2026 ont dépassé les attentes. Cela suggère que, même si le pic lié à la peur s’efface, un plancher de prix pourrait se former dans la zone des 70 dollars élevés.

Stratégie d’options après la baisse de la volatilité

Ce nouvel environnement favorise la vente de protections baissières qui étaient récemment très coûteuses. Il s’agit de vendre des options de vente (puts) « hors de la monnaie » (dont le prix d’exercice est en dessous du cours actuel) sous 80 dollars, afin d’encaisser la prime (le prix de l’option) encore élevée pendant que le marché digère l’information. La demande extrême d’options d’achat (calls) observée ces dernières semaines s’est évaporée, et ces positions devraient perdre de la valeur rapidement sous l’effet de la « valeur temps » (part de la valeur d’une option qui diminue à mesure que l’échéance approche). Ce schéma a déjà été observé, notamment après les attaques de drones contre des installations saoudiennes en 2019. À l’époque, la flambée des prix avait été presque entièrement effacée en deux semaines, les craintes sur l’offre s’étant révélées exagérées. La baisse de 9% d’aujourd’hui s’inscrit dans une réaction comparable, suggérant que le marché cherchera désormais un équilibre fondé sur les flux d’approvisionnement effectifs plutôt que sur des perturbations éventuelles.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Deutsche Bank : le risque politique a fait grimper les rendements des gilts à 10 ans après que l’habilitation de sécurité de Mandelson aurait été annulée

Les rendements des gilts britanniques à 10 ans ont progressé de 3,4 points de base (0,034 point de pourcentage) après une information du *Guardian* indiquant que Peter Mandelson n’aurait pas passé la procédure de sécurité (vérification des antécédents et du niveau d’habilitation) pour un ancien poste d’ambassadeur américain, et que cette décision aurait été annulée par le Foreign Office (ministère britannique des Affaires étrangères). Cette information tranche avec la déclaration du Premier ministre Starmer devant la Chambre des communes selon laquelle « toutes les procédures requises ont été respectées ». Cela a alimenté les craintes d’un changement de leadership et de règles budgétaires plus souples (moins de discipline sur le déficit), impliquant davantage d’endettement, plus d’émissions de gilts (obligations d’État britanniques) et, par conséquent, des rendements plus élevés. Les gilts sous-performaient déjà légèrement avant cette information. Le PIB britannique a augmenté de 0,5% en février sur un mois (variation mensuelle), contre 0,2% attendu. Nous nous souvenons que les informations politiques autour de Peter Mandelson en 2025 avaient provoqué un bond soudain des rendements à 10 ans. Cet épisode sert de guide sur la réaction du marché face à une perception d’affaiblissement de l’autorité du Premier ministre. Tout signe d’instabilité politique peut déclencher une hausse des coûts d’emprunt (taux auxquels l’État se finance). Cette sensibilité politique intervient alors que l’inflation reste élevée: les dernières données de mars la situent à 3,2%, bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Banque d’Angleterre. Cela réduit la marge de manœuvre de la banque centrale (sa capacité à agir sur les taux) pour soutenir le marché obligataire, qui reste exposé aux chocs. Le rendement du gilt à 10 ans est déjà haut, autour de 4,35%, en lien avec ces pressions sur les prix. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une obligation ou un contrat à terme) peuvent envisager de se positionner pour davantage de volatilité (variations rapides et marquées des prix) et une possible poussée des rendements. Nous voyons un intérêt à acheter des options de vente (« puts », droit de vendre à un prix fixé) sur des futures Long Gilt (contrats à terme sur les obligations d’État britanniques à long terme), afin de profiter d’une baisse des prix des obligations britanniques avec un risque limité à la prime payée. Cette stratégie sert de couverture (protection) contre une flambée politique inattendue ou l’arrivée d’un successeur aux choix budgétaires plus laxistes.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Les analystes de Nordea s’attendent à ce que la BCE relève ses taux de 25 pdb à quatre reprises à partir de juin, alors que l’inflation persiste

Nordea prévoit désormais que la BCE procède à quatre hausses consécutives de taux de 25 points de base (pb, soit 0,25 point de pourcentage) à partir de juin, malgré l’annonce d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient. La prévision a été mise à jour juste avant cette annonce. Le cessez-le-feu est présenté comme un risque à la baisse pour ce scénario, mais celui-ci est jugé toujours plausible. Cette analyse ne repose pas sur une nouvelle escalade au Moyen-Orient. L’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) serait au-dessus de l’objectif depuis plus de quatre ans. Le marché du travail est qualifié de tendu (peu de chômage, difficultés de recrutement), et l’économie de résiliente (elle résiste mieux que prévu), ce qui maintient les inquiétudes sur l’inflation. Des commentaires attribués à des membres du Conseil des gouverneurs de la BCE suggèrent qu’il y a du temps pour évaluer la situation. Ces déclarations indiquent aussi qu’une hausse en juin est probable, tout en rejetant l’idée d’un mouvement en avril. La partie longue de la courbe des taux (les taux à long terme, par exemple à 10 ans et au-delà) est décrite comme soutenue par cette lecture de la BCE, par une prévision de croissance solide, et par des anticipations de primes de terme plus élevées (le « surcroît de rendement » exigé pour prêter sur une longue durée, à cause des incertitudes). Ces éléments sont associés à une nouvelle hausse des taux longs. Nous nous préparons désormais à ce que la Banque centrale européenne entame une série de quatre relèvements consécutifs de 25 points de base, dès juin. L’inflation sous-jacente reste la principale préoccupation, car elle demeure nettement au-dessus de l’objectif de la banque centrale pendant une période prolongée. La résistance de l’économie donne à la BCE les arguments nécessaires pour agir plus fermement. Les dernières données d’Eurostat confortent cette analyse : en mars 2026, l’inflation sous-jacente est restée à 2,7 %, bien au-dessus de l’objectif de 2 %. En outre, le taux de chômage de la zone euro est récemment descendu à 6,4 %, un plus bas sur plusieurs années, signe d’un marché du travail tendu susceptible d’alimenter la progression des salaires. Ces chiffres compliquent un nouveau report du cycle de hausses de taux. Les informations récentes sur un cessez-le-feu au Moyen-Orient ont réduit certaines inquiétudes immédiates, mais l’attention reste centrée sur les pressions internes sur les prix. Ces moteurs « domestiques » de l’inflation, comme la hausse des prix des services, se mettaient en place bien avant les tensions géopolitiques récentes. En conséquence, le scénario de hausses de la BCE ne dépend pas de conflits extérieurs et reste, selon nous, crédible. Sur la partie courte de la courbe (les taux à court terme, sur quelques mois à deux ans), cela revient à se positionner pour des taux plus élevés via des instruments comme les contrats à terme Euribor (produits qui reflètent les attentes du marché sur les taux interbancaires futurs). Nous envisageons de vendre des contrats à terme pour le second semestre 2026 et le début 2027 afin de traduire les hausses attendues. Les swaps de taux (contrats d’échange de flux d’intérêts) où l’on paie un taux fixe sont aussi un moyen courant de se positionner : payer fixe revient à parier sur une hausse des taux. Les taux longs devraient également progresser, à mesure que le marché intègre une banque centrale plus « faucon » (plus stricte face à l’inflation) et une économie résistante. Cela amène à envisager des stratégies baissières sur les contrats à terme de dette publique longue, comme le Bund allemand (obligation d’État allemande de référence). Des positions comme l’achat de puts (options de vente, qui gagnent en valeur si le prix du contrat baisse) sur futures Bund deviennent plus intéressantes, car une hausse des taux longs implique une baisse des prix des obligations.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Les marchés évoluent au gré de l’appétit pour le risque alors que le ministre iranien affirme que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation pendant la période de cessez-le-feu

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré vendredi qu’après le cessez-le-feu au Liban, tout le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz serait entièrement ouvert pendant toute la durée du cessez-le-feu. Il a précisé que les navires emprunteraient un itinéraire coordonné, défini par l’Organisation iranienne des ports et de la navigation maritime. Le président américain Donald Trump a écrit sur Truth Social que le détroit d’Ormuz était ouvert au « passage complet ». Il a ajouté qu’un blocus naval (contrôle militaire en mer visant à empêcher certains échanges) resterait en vigueur contre l’Iran jusqu’à ce qu’une « transaction » États-Unis–Iran soit « 100 % finalisée », et a indiqué que le processus devait aller vite, la plupart des points étant déjà négociés. Après ces informations, les contrats à terme (instruments financiers indiquant la tendance attendue des marchés avant l’ouverture) sur les indices boursiers américains progressaient de 0,8 % à 1,2 % au moment de la publication. Le Dollar Index (DXY, indice mesurant la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) évoluait sous 97,70, au plus bas depuis fin février, en baisse de plus de 0,5 % sur la séance. L’ouverture du détroit d’Ormuz, même avec un blocus ciblant l’Iran, devrait réduire la « prime de risque géopolitique » (surcoût intégré aux prix quand les tensions internationales augmentent) intégrée dans les cours du pétrole. Cette voie maritime stratégique voit passer environ un cinquième de l’offre mondiale quotidienne de pétrole, et les tensions récentes avaient maintenu les contrats à terme (prix fixés à l’avance pour une livraison future) sur le WTI (pétrole américain de référence, West Texas Intermediate) au-dessus de 95 dollars le baril jusqu’en mars 2026. Il faut envisager des stratégies profitant d’une baisse du pétrole, comme l’achat d’options de vente (« puts », qui prennent de la valeur quand le prix baisse) sur des contrats à terme sur le brut avec échéance dans les deux à trois prochains mois. Cette nouvelle indique aussi une baisse probable de la volatilité (ampleur des variations rapides des marchés). L’indice de volatilité du CBOE, le VIX (baromètre de la nervosité du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur »), devrait reculer depuis ses niveaux actuels autour de 20, comme lors de la désescalade temporaire du printemps 2025 où il avait chuté d’environ 30 % en deux semaines. Vendre des « call spreads » hors de la monnaie sur le VIX (stratégie combinant deux options d’achat, avec un prix d’exercice au-dessus du niveau actuel, pour viser une baisse ou une stabilité avec un risque plafonné) ou sur des ETF liés au VIX (fonds cotés qui répliquent ce type d’exposition) permettrait de miser sur un retour au calme. La baisse des coûts de l’énergie atténue directement les inquiétudes d’inflation qui pèsent sur le marché cette année. Le dernier rapport de mars 2026 sur l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’évolution des prix payés par les ménages) montre une inflation toujours élevée à 3,1 % : ce changement pourrait donner à la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) davantage d’arguments pour envisager une baisse des taux cet été. Cela améliore la perspective pour les actions, rendant attractives des options d’achat (« calls », qui gagnent en valeur quand l’indice monte) sur l’indice S&P 500. La baisse du dollar est une conséquence directe de ce retour de l’appétit pour le risque (« risk-on », quand les investisseurs privilégient des actifs plus dynamiques plutôt que les valeurs refuges), avec des flux de capitaux quittant la sécurité du dollar vers des actifs plus porteurs de croissance. Le DXY est passé sous 97,70 pour la première fois depuis février 2026, un signal technique négatif important (cassure d’un seuil suivi par les analystes graphiques). Cette tendance plaide pour des positions baissières sur le dollar via des options sur des ETF de devises (fonds cotés donnant une exposition au dollar face à d’autres monnaies).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Lagarde a déclaré au comité du FMI que l’inflation de la BCE pourrait dépasser les prévisions du scénario central de ses projections

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a fait une déclaration vendredi lors de la cinquante-troisième réunion du Comité monétaire et financier international (CMFI) du FMI. Elle a indiqué que l’incertitude concernant les perspectives d’inflation dans la zone euro s’est accrue après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Elle a précisé que les risques pesant sur l’inflation sont orientés à la hausse, surtout à court terme. Elle a ajouté que l’inflation pourrait être plus élevée que le scénario central (prévision de référence) si les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent que les prix feront) et la progression des salaires augmentent plus que prévu. Elle a indiqué que la BCE surveille étroitement la situation. L’incertitude autour de l’inflation dans la zone euro a fortement augmenté en raison du conflit au Moyen-Orient. Les risques penchent désormais vers une inflation plus élevée que prévu, en particulier dans les prochains mois. Il faut se préparer à une inflation qui dépasse le scénario central si la hausse des salaires et les anticipations du public réagissent plus fortement qu’anticipé. La situation est compliquée par la récente hausse des prix de l’énergie, avec les contrats à terme sur le Brent (prix du pétrole de référence, livré plus tard) en hausse de plus de 15% sur le dernier mois, autour de 105 dollars le baril. C’est une pression directe sur les prix, comparable à ce qui a été observé lors de la crise énergétique de 2022. Les dernières données d’Eurostat, montrant une inflation globale selon l’IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé, mesure officielle comparable entre pays) remontant à 2,6% en mars, vont dans le sens de cette prudence. Nous surveillons aussi de près les effets de « second tour » (quand la hausse initiale des prix entraîne des hausses de salaires, puis de nouveaux relèvements de prix). Les conditions d’une pression durable sur les prix sont réunies. La progression des salaires négociés au premier trimestre 2026 est restée élevée à 4,5%, et l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) demeure difficile à faire reculer, à 2,9%. Ces chiffres suggèrent que l’inflation de fond ne ralentit pas aussi vite qu’espéré. Pour les opérateurs de taux, cela signifie que les paris sur des baisses de taux rapides doivent être revus à la baisse. Le marché a déjà ajusté ses attentes: il n’anticipe plus que 25 points de base (0,25 point de pourcentage) de baisse cette année, contre 75 points de base il y a un mois. Se couvrir (réduire le risque) en « payant le fixe » sur des swaps de taux en euros de maturité courte (contrats où l’on échange un taux fixe contre un taux variable) ou en vendant des contrats à terme sur Bund allemand (obligation d’État allemande de référence) peut protéger contre des taux qui resteraient plus élevés plus longtemps. Face à cette hausse d’incertitude, acheter de la volatilité (parier sur des mouvements de marché plus forts) est une réponse directe. Le VSTOXX, qui mesure la volatilité sur l’indice EURO STOXX 50 (les 50 grandes valeurs de la zone euro), a déjà atteint son plus haut niveau depuis les turbulences de fin 2025. Il peut encore être pertinent de détenir des options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) qui gagneraient en cas de nouveaux à-coups de marché.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Back To Top
server

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Discutez immédiatement avec notre équipe

Chat en direct

Démarrez une conversation en direct via...

  • Telegram
    hold En attente
  • Bientôt disponible...

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Telegram

Scannez le code QR avec votre smartphone pour démarrer un chat avec nous, ou cliquez ici.

Vous n’avez pas l’application ou la version de bureau de Telegram installée ? Utilisez plutôt Telegram Web .

QR code