L’Australie va libérer jusqu’à 762 millions de litres de carburant de ses réserves après avoir assoupli les règles sur les stocks obligatoires. Cette mesure vise à gérer les ruptures d’approvisionnement en carburant liées au conflit avec l’Iran.
Le gouvernement prévoit aussi de réduire les obligations minimales de stockage de carburant jusqu’à 20 %. Ce changement doit offrir plus de souplesse pendant la perturbation.
Réaction du marché et prix actuels
Le West Texas Intermediate (WTI) — un pétrole brut de référence utilisé pour suivre le prix du pétrole aux États-Unis — était en baisse de 1,05 % sur la journée, à 93,85 $ au moment de la rédaction.
La décision de l’Australie, fin 2025, de libérer des réserves de carburant avait d’abord fait baisser les prix du WTI. C’était une réaction de court terme à une annonce d’offre (c’est-à-dire l’idée qu’il y aurait plus de carburant disponible tout de suite). La baisse vers 93 $ a été temporaire, car les risques sur la chaîne d’approvisionnement (transport, livraisons, disponibilité) liés au conflit avec l’Iran restaient.
Aujourd’hui, le 13 mars 2026, le WTI se négocie plutôt près de 88 $ le baril après un début d’année instable (prix qui montent et descendent vite). Des données récentes de l’U.S. Energy Information Administration (EIA, agence publique américaine qui publie des statistiques sur l’énergie) indiquent un possible excédent mondial d’environ 500 000 barils par jour au deuxième trimestre. Cette prévision pèse sur les prix et montre que la panique initiale sur l’offre a diminué.
Le point clé pour les prochaines semaines est la forte volatilité implicite sur le marché des options (la “volatilité implicite” est une estimation, intégrée dans les prix des options, de l’ampleur des mouvements futurs du prix). Le CBOE Crude Oil Volatility Index (OVX) — un indicateur qui mesure la volatilité attendue du pétrole via les prix des options — se situe autour de 37, nettement au-dessus des niveaux sous 30 observés avant l’aggravation du conflit en 2025. Cela suggère que vendre des options (encaisser une prime, c’est-à-dire le prix payé pour l’option) via des stratégies comme les iron condors ou les strangles (montages d’options qui misent sur un prix restant dans une zone ou évitent un grand mouvement) pourrait être rentable, si la situation ne s’aggrave pas fortement.
Il faut aussi garder en tête ce qui s’est passé lors des grandes libérations de réserves stratégiques en 2022. En général, ces actions publiques limitent temporairement la hausse des prix, mais ne règlent pas les problèmes géopolitiques de fond qui créent le risque. Donc, toute forte baisse des prix dans les prochaines semaines, liée à de nouvelles annonces d’offre, peut être vue comme une occasion d’achat pour des contrats à terme plus lointains (contrats qui fixent un prix pour acheter ou vendre plus tard).
Risques géopolitiques et contraintes de transport maritime
L’attention doit revenir à la situation géopolitique et au trafic des pétroliers dans le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour l’exportation de pétrole). Des données de transport maritime du début mars 2026 montrent que les primes d’assurance des navires dans la région restent 15 % plus élevées qu’il y a un an. Toute perturbation réelle du passage l’emporterait immédiatement sur les données de stocks et ferait grimper les prix rapidement.
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Written on March 13, 2026 at 7:40 am, by josephine
Les conflits dans de grandes régions productrices de pétrole font souvent monter les prix mondiaux du pétrole et du gaz.
Des événements comme l’embargo pétrolier de 1973 et la guerre du Golfe montrent que des chocs politiques peuvent faire bouger très vite les prix de l’énergie.
Le conflit Iran–Israël inquiète pour les mêmes raisons, car le Moyen-Orient reste une zone clé pour l’approvisionnement mondial en pétrole.
Les prix du carburant dépendent beaucoup de la situation politique mondiale. Quand un conflit touche une zone qui produit de l’énergie, le marché du pétrole réagit vite, le prix du pétrole brut monte, puis l’essence augmente pour les consommateurs.
On l’a vu souvent. De la crise pétrolière de 1973 à des conflits plus récents, les guerres qui menacent la production de pétrole ou les routes de transport provoquent des hausses soudaines des prix de l’énergie.
Aujourd’hui, les inquiétudes sur le conflit Iran–Israël et les prix à la pompe suivent la même logique. Les marchés surveillent le Moyen-Orient, car la région fournit une grande part du pétrole mondial.
An energy price shock caused by the Iran war has led to jitters in global bond markets and a rethink on the outlook for interest rates
Comprendre comment les guerres influencent les marchés de l’énergie (les lieux où s’achètent et se vendent le pétrole, le gaz et l’électricité) aide à voir pourquoi les prix du carburant montent pendant les périodes de tension politique.
La crise pétrolière de 1973 : le premier choc mondial de l’énergie
Un exemple majeur où une guerre a fait monter les prix du carburant est la crise pétrolière de 1973.
Source : Wikipédia
Après la guerre du Kippour entre Israël et plusieurs États arabes, des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP, un groupe de pays qui coordonnent leur politique de production de pétrole) ont imposé un embargo (interdiction de vendre) aux pays qui soutenaient Israël.
Les effets ont été immédiats.
The 1973 oil embargo triggered inflation, political turmoil and global upheaval. As the Iran war now threatens energy markets again, history shows how quickly an oil crisis can ripple into everyday life. https://t.co/p1x7ZsDDJg
En quelques mois, les prix du pétrole ont été multipliés par quatre, des pénuries ont touché les pays occidentaux, et de longues files se sont formées aux stations-service. La hausse du coût de l’énergie a alimenté l’inflation (hausse générale des prix), a freiné l’économie et a changé durablement la politique énergétique mondiale.
Cette crise a montré qu’une tension politique au Moyen-Orient peut déstabiliser très vite le marché de l’énergie et faire monter les prix à la pompe dans le monde.
La guerre du Golfe et les fortes variations du prix du pétrole
Un autre exemple important est la guerre du Golfe de 1990, quand l’Irak a envahi le Koweït.
À l’époque, les deux pays produisaient beaucoup de pétrole. L’invasion a fait craindre une baisse de la production dans la région.
Avec l’incertitude sur les marchés de l’énergie, le prix du pétrole a fortement augmenté en quelques semaines. Les traders (opérateurs qui achètent et vendent sur les marchés) ont anticipé un manque d’offre et ont ajouté un risque géopolitique (risque lié aux événements politiques et aux conflits) dans les prix.
Même si la production s’est ensuite stabilisée après une intervention internationale, l’épisode a rappelé une règle simple : la menace d’un conflit dans une grande zone pétrolière peut faire bouger fortement les prix.
La guerre Russie–Ukraine et le choc énergétique récent
Plus récemment, la guerre Russie–Ukraine a provoqué une nouvelle flambée des prix de l’énergie.
La Russie est l’un des plus grands producteurs de pétrole et de gaz naturel (gaz extrait du sous-sol, utilisé pour le chauffage, l’électricité et l’industrie). Quand le conflit a commencé en 2022, les marchés ont réagi aux risques de coupures d’approvisionnement et aux sanctions (mesures qui limitent le commerce) visant les exportations russes.
The highest weekly crude shipments since its 2022 invasion of Ukraine aren't helping Russia. Ballooning volumes of undelivered oil on tankers are boosting a supply glut that's undermining prices and hitting the Kremlin's war chest, writes @JLeeEnergyhttps://t.co/lchsBU6X6M
Le prix du pétrole a monté, et le prix du gaz naturel a fortement augmenté en Europe. Le carburant a renchéri partout, ce qui a alimenté l’inflation et a obligé les gouvernements et les banques centrales (institutions qui pilotent la monnaie et les taux d’intérêt) à réagir face à des factures d’énergie plus élevées.
Cette crise a confirmé que les prix du carburant dépendent de la stabilité politique.
Pourquoi le conflit Iran–Israël compte pour le marché du pétrole
Le conflit Iran–Israël relance les craintes sur les prix à la pompe, car le Moyen-Orient est essentiel pour l’approvisionnement mondial en énergie.
Plusieurs éléments rendent la région décisive pour le pétrole.
Routes maritimes cruciales
Le point le plus sensible est le détroit d’Ormuz, un passage étroit entre l’Iran et Oman. Environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole (pétrole transporté par bateaux) y passent chaque jour.
Si le trafic maritime est perturbé dans le détroit d’Ormuz, l’offre mondiale peut baisser et le prix du pétrole brut peut monter.
Production de pétrole dans la région
Le Moyen-Orient reste l’une des plus grandes zones de production au monde. Les pays du Golfe vendent chaque jour des millions de barils sur les marchés internationaux.
Si le conflit s’aggrave, il augmente le risque de dommages ou d’arrêt d’installations de production et de transport.
Réaction des marchés
Les opérateurs réagissent souvent au risque politique avant même qu’une baisse d’offre arrive. La simple possibilité d’une escalade peut faire monter le prix du pétrole, car le marché intègre l’incertitude.
C’est pour cela que, dans l’actualité financière, on voit souvent ensemble guerre Iran–Israël et prix à la pompe.
Pourquoi le prix du pétrole influence le prix à la pompe
Le pétrole brut est la plus grande part du prix payé à la station.
Quand le pétrole monte à cause de tensions politiques, les raffineurs (entreprises qui transforment le pétrole brut en essence et diesel) paient plus cher la matière première. Le surcoût se répercute tout au long de la chaîne (transport, stockage, distribution) et finit par augmenter les prix de l’essence et du diesel.
Donc, les conflits qui font monter le pétrole entraînent souvent une hausse du prix à la pompe.
Les variations du pétrole ne touchent pas seulement l’essence. Lisez comment le pétrole compte aussi dans la révolution de l’IA (intelligence artificielle : logiciels qui imitent certaines capacités humaines) ici.
Ce que l’histoire suggère pour les prix futurs à la pompe
L’histoire montre que les conflits politiques provoquent souvent des hausses temporaires du pétrole et du carburant.
Mais l’effet dans la durée dépend surtout de :
Une baisse réelle ou non de l’offre de pétrole
La durée du conflit
La vitesse à laquelle les producteurs augmentent ou réduisent leur production pour calmer le marché
Souvent, les prix se calment quand le marché croit que l’offre restera suffisante. Si les tensions durent, les prix peuvent rester très instables longtemps.
Comme l’économie mondiale dépend du pétrole, les événements politiques continueront d’influencer les prix du carburant.
L’essentiel
De l’embargo de 1973 à la guerre Russie–Ukraine, l’histoire montre que les conflits politiques entraînent souvent des hausses du prix du pétrole et du carburant.
Le conflit Iran–Israël suscite les mêmes craintes, car le Moyen-Orient est au cœur de l’approvisionnement mondial et des routes maritimes comme le détroit d’Ormuz.
L’effet à long terme dépendra de la suite des événements. Mais une chose est claire : quand l’approvisionnement mondial en énergie est menacé, le marché du pétrole réagit vite, et les prix à la pompe suivent souvent.
Récapitulatif
Pourquoi la guerre Iran–Israël influence-t-elle les prix à la pompe ? Parce qu’un conflit au Moyen-Orient peut réduire l’offre mondiale de pétrole et perturber des routes maritimes. Quand les opérateurs craignent un manque, le prix du pétrole brut monte, puis l’essence et le diesel augmentent.
La guerre fait-elle toujours monter les prix à la pompe ? Pas toujours. Cela arrive surtout si le conflit touche de grands pays producteurs ou des routes de transport importantes. Les marchés réagissent vite aux risques, même sans baisse réelle au départ.
Pourquoi les conflits au Moyen-Orient influencent-ils les prix du carburant partout ? Parce que la région produit et exporte une grande part du pétrole mondial. Des passages comme le détroit d’Ormuz transportent beaucoup de pétrole : toute menace sur l’offre peut faire monter les prix dans de nombreux pays.
En combien de temps une hausse du pétrole se répercute-t-elle sur l’essence ? En quelques jours à quelques semaines, selon le pays et l’organisation de l’approvisionnement. Le résultat dépend des coûts de raffinage (transformation du brut), du transport, des taxes et du rythme auquel les stations changent leurs prix.
Des guerres ont-elles déjà provoqué de fortes hausses du carburant ? Oui. Par exemple en 1973, pendant la guerre du Golfe de 1990, et avec la guerre Russie–Ukraine en 2022. Dans chaque cas, la peur d’un manque a fait monter le pétrole et le carburant.
Quel est le lien entre le prix du pétrole et le prix à la pompe ? Le pétrole brut sert à fabriquer l’essence et le diesel. Quand le brut coûte plus cher, produire du carburant coûte plus cher, ce qui augmente souvent le prix payé à la station.
Les prix à la pompe peuvent-ils baisser même si le conflit continue ? Oui. Ils peuvent baisser si le marché pense que l’offre restera suffisante, si les producteurs augmentent la production, ou si la demande recule. Les prix dépendent aussi des attentes, pas seulement du conflit.
Pourquoi le détroit d’Ormuz est-il autant surveillé ? Parce que c’est l’une des routes maritimes les plus importantes pour le pétrole. Une perturbation peut ralentir les livraisons d’énergie et faire monter vite le prix du pétrole.
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Written on March 13, 2026 at 7:40 am, by josephine
Les conflits dans de grandes régions productrices de pétrole font souvent monter les prix mondiaux du pétrole et du gaz.
Des événements comme l’embargo pétrolier de 1973 et la guerre du Golfe montrent que des chocs politiques peuvent faire bouger très vite les prix de l’énergie.
Le conflit Iran–Israël inquiète pour les mêmes raisons, car le Moyen-Orient reste une zone clé pour l’approvisionnement mondial en pétrole.
Les prix du carburant dépendent beaucoup de la situation politique mondiale. Quand un conflit touche une zone qui produit de l’énergie, le marché du pétrole réagit vite, le prix du pétrole brut monte, puis l’essence augmente pour les consommateurs.
On l’a vu souvent. De la crise pétrolière de 1973 à des conflits plus récents, les guerres qui menacent la production de pétrole ou les routes de transport provoquent des hausses soudaines des prix de l’énergie.
Aujourd’hui, les inquiétudes sur le conflit Iran–Israël et les prix à la pompe suivent la même logique. Les marchés surveillent le Moyen-Orient, car la région fournit une grande part du pétrole mondial.
An energy price shock caused by the Iran war has led to jitters in global bond markets and a rethink on the outlook for interest rates
Comprendre comment les guerres influencent les marchés de l’énergie (les lieux où s’achètent et se vendent le pétrole, le gaz et l’électricité) aide à voir pourquoi les prix du carburant montent pendant les périodes de tension politique.
La crise pétrolière de 1973 : le premier choc mondial de l’énergie
Un exemple majeur où une guerre a fait monter les prix du carburant est la crise pétrolière de 1973.
Source : Wikipédia
Après la guerre du Kippour entre Israël et plusieurs États arabes, des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP, un groupe de pays qui coordonnent leur politique de production de pétrole) ont imposé un embargo (interdiction de vendre) aux pays qui soutenaient Israël.
Les effets ont été immédiats.
The 1973 oil embargo triggered inflation, political turmoil and global upheaval. As the Iran war now threatens energy markets again, history shows how quickly an oil crisis can ripple into everyday life. https://t.co/p1x7ZsDDJg
En quelques mois, les prix du pétrole ont été multipliés par quatre, des pénuries ont touché les pays occidentaux, et de longues files se sont formées aux stations-service. La hausse du coût de l’énergie a alimenté l’inflation (hausse générale des prix), a freiné l’économie et a changé durablement la politique énergétique mondiale.
Cette crise a montré qu’une tension politique au Moyen-Orient peut déstabiliser très vite le marché de l’énergie et faire monter les prix à la pompe dans le monde.
La guerre du Golfe et les fortes variations du prix du pétrole
Un autre exemple important est la guerre du Golfe de 1990, quand l’Irak a envahi le Koweït.
À l’époque, les deux pays produisaient beaucoup de pétrole. L’invasion a fait craindre une baisse de la production dans la région.
Avec l’incertitude sur les marchés de l’énergie, le prix du pétrole a fortement augmenté en quelques semaines. Les traders (opérateurs qui achètent et vendent sur les marchés) ont anticipé un manque d’offre et ont ajouté un risque géopolitique (risque lié aux événements politiques et aux conflits) dans les prix.
Même si la production s’est ensuite stabilisée après une intervention internationale, l’épisode a rappelé une règle simple : la menace d’un conflit dans une grande zone pétrolière peut faire bouger fortement les prix.
La guerre Russie–Ukraine et le choc énergétique récent
Plus récemment, la guerre Russie–Ukraine a provoqué une nouvelle flambée des prix de l’énergie.
La Russie est l’un des plus grands producteurs de pétrole et de gaz naturel (gaz extrait du sous-sol, utilisé pour le chauffage, l’électricité et l’industrie). Quand le conflit a commencé en 2022, les marchés ont réagi aux risques de coupures d’approvisionnement et aux sanctions (mesures qui limitent le commerce) visant les exportations russes.
The highest weekly crude shipments since its 2022 invasion of Ukraine aren't helping Russia. Ballooning volumes of undelivered oil on tankers are boosting a supply glut that's undermining prices and hitting the Kremlin's war chest, writes @JLeeEnergyhttps://t.co/lchsBU6X6M
Le prix du pétrole a monté, et le prix du gaz naturel a fortement augmenté en Europe. Le carburant a renchéri partout, ce qui a alimenté l’inflation et a obligé les gouvernements et les banques centrales (institutions qui pilotent la monnaie et les taux d’intérêt) à réagir face à des factures d’énergie plus élevées.
Cette crise a confirmé que les prix du carburant dépendent de la stabilité politique.
Pourquoi le conflit Iran–Israël compte pour le marché du pétrole
Le conflit Iran–Israël relance les craintes sur les prix à la pompe, car le Moyen-Orient est essentiel pour l’approvisionnement mondial en énergie.
Plusieurs éléments rendent la région décisive pour le pétrole.
Routes maritimes cruciales
Le point le plus sensible est le détroit d’Ormuz, un passage étroit entre l’Iran et Oman. Environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole (pétrole transporté par bateaux) y passent chaque jour.
Si le trafic maritime est perturbé dans le détroit d’Ormuz, l’offre mondiale peut baisser et le prix du pétrole brut peut monter.
Production de pétrole dans la région
Le Moyen-Orient reste l’une des plus grandes zones de production au monde. Les pays du Golfe vendent chaque jour des millions de barils sur les marchés internationaux.
Si le conflit s’aggrave, il augmente le risque de dommages ou d’arrêt d’installations de production et de transport.
Réaction des marchés
Les opérateurs réagissent souvent au risque politique avant même qu’une baisse d’offre arrive. La simple possibilité d’une escalade peut faire monter le prix du pétrole, car le marché intègre l’incertitude.
C’est pour cela que, dans l’actualité financière, on voit souvent ensemble guerre Iran–Israël et prix à la pompe.
Pourquoi le prix du pétrole influence le prix à la pompe
Le pétrole brut est la plus grande part du prix payé à la station.
Quand le pétrole monte à cause de tensions politiques, les raffineurs (entreprises qui transforment le pétrole brut en essence et diesel) paient plus cher la matière première. Le surcoût se répercute tout au long de la chaîne (transport, stockage, distribution) et finit par augmenter les prix de l’essence et du diesel.
Donc, les conflits qui font monter le pétrole entraînent souvent une hausse du prix à la pompe.
Les variations du pétrole ne touchent pas seulement l’essence. Lisez comment le pétrole compte aussi dans la révolution de l’IA (intelligence artificielle : logiciels qui imitent certaines capacités humaines) ici.
Ce que l’histoire suggère pour les prix futurs à la pompe
L’histoire montre que les conflits politiques provoquent souvent des hausses temporaires du pétrole et du carburant.
Mais l’effet dans la durée dépend surtout de :
Une baisse réelle ou non de l’offre de pétrole
La durée du conflit
La vitesse à laquelle les producteurs augmentent ou réduisent leur production pour calmer le marché
Souvent, les prix se calment quand le marché croit que l’offre restera suffisante. Si les tensions durent, les prix peuvent rester très instables longtemps.
Comme l’économie mondiale dépend du pétrole, les événements politiques continueront d’influencer les prix du carburant.
L’essentiel
De l’embargo de 1973 à la guerre Russie–Ukraine, l’histoire montre que les conflits politiques entraînent souvent des hausses du prix du pétrole et du carburant.
Le conflit Iran–Israël suscite les mêmes craintes, car le Moyen-Orient est au cœur de l’approvisionnement mondial et des routes maritimes comme le détroit d’Ormuz.
L’effet à long terme dépendra de la suite des événements. Mais une chose est claire : quand l’approvisionnement mondial en énergie est menacé, le marché du pétrole réagit vite, et les prix à la pompe suivent souvent.
Récapitulatif
Pourquoi la guerre Iran–Israël influence-t-elle les prix à la pompe ? Parce qu’un conflit au Moyen-Orient peut réduire l’offre mondiale de pétrole et perturber des routes maritimes. Quand les opérateurs craignent un manque, le prix du pétrole brut monte, puis l’essence et le diesel augmentent.
La guerre fait-elle toujours monter les prix à la pompe ? Pas toujours. Cela arrive surtout si le conflit touche de grands pays producteurs ou des routes de transport importantes. Les marchés réagissent vite aux risques, même sans baisse réelle au départ.
Pourquoi les conflits au Moyen-Orient influencent-ils les prix du carburant partout ? Parce que la région produit et exporte une grande part du pétrole mondial. Des passages comme le détroit d’Ormuz transportent beaucoup de pétrole : toute menace sur l’offre peut faire monter les prix dans de nombreux pays.
En combien de temps une hausse du pétrole se répercute-t-elle sur l’essence ? En quelques jours à quelques semaines, selon le pays et l’organisation de l’approvisionnement. Le résultat dépend des coûts de raffinage (transformation du brut), du transport, des taxes et du rythme auquel les stations changent leurs prix.
Des guerres ont-elles déjà provoqué de fortes hausses du carburant ? Oui. Par exemple en 1973, pendant la guerre du Golfe de 1990, et avec la guerre Russie–Ukraine en 2022. Dans chaque cas, la peur d’un manque a fait monter le pétrole et le carburant.
Quel est le lien entre le prix du pétrole et le prix à la pompe ? Le pétrole brut sert à fabriquer l’essence et le diesel. Quand le brut coûte plus cher, produire du carburant coûte plus cher, ce qui augmente souvent le prix payé à la station.
Les prix à la pompe peuvent-ils baisser même si le conflit continue ? Oui. Ils peuvent baisser si le marché pense que l’offre restera suffisante, si les producteurs augmentent la production, ou si la demande recule. Les prix dépendent aussi des attentes, pas seulement du conflit.
Pourquoi le détroit d’Ormuz est-il autant surveillé ? Parce que c’est l’une des routes maritimes les plus importantes pour le pétrole. Une perturbation peut ralentir les livraisons d’énergie et faire monter vite le prix du pétrole.
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Written on March 13, 2026 at 7:40 am, by josephine
USD/JPY a subi des ventes pendant la séance asiatique de vendredi, mettant fin à trois jours de hausse et reculant depuis le plus haut de l’année à 159,40–159,45. La paire est descendue vers 159,00, sans baisse nette supplémentaire.
Le yen est revenu à des niveaux qui avaient entraîné des vérifications des taux en janvier (surveillance par les autorités des mouvements de change), ce qui relance les discussions sur une action officielle pour ralentir une nouvelle baisse. Cela a pesé sur USD/JPY, avec aussi un léger recul du dollar américain, mais une chute plus marquée de la paire ne s’est pas matérialisée.
Prix de l’énergie et contraintes de la BoJ
La dépendance du Japon à l’énergie signifie que la hausse du pétrole brut peut faire monter les prix à la consommation (inflation) et freiner la croissance. Cela peut compliquer la sortie de la Banque du Japon (BoJ, banque centrale) d’une politique monétaire très souple (taux bas et soutien à l’économie) et réduire l’attrait du yen, ce qui soutient USD/JPY.
Le dollar américain est aussi soutenu par la baisse des attentes de réductions rapides des taux par la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis). Les tensions au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz (passage clé pour le transport de pétrole) ont maintenu les prix du pétrole élevés, ce qui augmente les risques d’inflation et peut retarder des baisses de taux aux États-Unis, soutenant ainsi USD/JPY.
Les marchés attendent aujourd’hui l’indice des prix PCE (Personal Consumption Expenditures, mesure de l’inflation suivie de près par la Fed) pour des indications sur la politique de taux. Malgré le recul, USD/JPY reste parti pour une quatrième hausse hebdomadaire d’affilée.
La pression actuelle sur le yen rappelle des épisodes connus, surtout alors que USD/JPY teste le niveau 165,00. Cela évoque l’an dernier, quand des niveaux proches de 159,00 avaient déclenché des vérifications des taux par les autorités japonaises. Vu le risque d’intervention (action directe des autorités sur le marché des changes), acheter au comptant (spot, achat/vente immédiat au prix du marché) est risqué, mais la faiblesse de fond du yen demeure.
Positionnement et stratégie d’options
Cette faiblesse s’explique surtout par la marge de manœuvre limitée de la Banque du Japon, un problème déjà vu en 2025. Les derniers chiffres d’inflation sous-jacente du Japon (inflation hors éléments très variables) restent autour de 2,5%, au-dessus de l’objectif, ce qui complique les décisions. Le risque de stagflation (prix qui montent avec une économie qui ralentit) lié à la hausse des coûts de l’énergie reste un frein majeur à des paris agressifs sur un yen plus fort.
En face, le dollar américain reste soutenu car l’espoir de nouvelles baisses de taux de la Fed cette année s’atténue. Après quelques baisses initiales, une inflation persistante a conduit les marchés, via l’outil CME FedWatch (outil qui estime les probabilités de décision de taux à partir des marchés), à évaluer à moins de 20% la probabilité d’une baisse de taux à la prochaine réunion. Cet écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon continue de soutenir fortement la paire USD/JPY.
Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici une paire de devises), ce contexte favorise l’achat d’options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur USD/JPY pour viser une hausse tout en limitant les pertes en cas d’intervention surprise. Le risque limité d’une option est préférable au risque illimité d’une position vendeuse sur le yen si le ministère des Finances intervient soudainement. Il faut suivre la hausse de la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options), car elle montre la crainte croissante d’un tel événement.
De plus, la récente remontée du pétrole WTI (West Texas Intermediate, pétrole de référence aux États-Unis) vers 85 $ le baril reflète la vague de hausse des prix de l’énergie observée l’an dernier. Pour un pays dépendant de l’énergie, cela pèse directement sur l’économie japonaise et sa monnaie. Cela renforce l’idée que tout repli de USD/JPY pourrait être bref et vu comme une occasion d’achat.
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Written on March 13, 2026 at 7:39 am, by josephine
USD/JPY a subi des ventes pendant la séance asiatique de vendredi, mettant fin à trois jours de hausse et reculant depuis le plus haut de l’année à 159,40–159,45. La paire est descendue vers 159,00, sans baisse nette supplémentaire.
Le yen est revenu à des niveaux qui avaient entraîné des vérifications des taux en janvier (surveillance par les autorités des mouvements de change), ce qui relance les discussions sur une action officielle pour ralentir une nouvelle baisse. Cela a pesé sur USD/JPY, avec aussi un léger recul du dollar américain, mais une chute plus marquée de la paire ne s’est pas matérialisée.
Prix de l’énergie et contraintes de la BoJ
La dépendance du Japon à l’énergie signifie que la hausse du pétrole brut peut faire monter les prix à la consommation (inflation) et freiner la croissance. Cela peut compliquer la sortie de la Banque du Japon (BoJ, banque centrale) d’une politique monétaire très souple (taux bas et soutien à l’économie) et réduire l’attrait du yen, ce qui soutient USD/JPY.
Le dollar américain est aussi soutenu par la baisse des attentes de réductions rapides des taux par la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis). Les tensions au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz (passage clé pour le transport de pétrole) ont maintenu les prix du pétrole élevés, ce qui augmente les risques d’inflation et peut retarder des baisses de taux aux États-Unis, soutenant ainsi USD/JPY.
Les marchés attendent aujourd’hui l’indice des prix PCE (Personal Consumption Expenditures, mesure de l’inflation suivie de près par la Fed) pour des indications sur la politique de taux. Malgré le recul, USD/JPY reste parti pour une quatrième hausse hebdomadaire d’affilée.
La pression actuelle sur le yen rappelle des épisodes connus, surtout alors que USD/JPY teste le niveau 165,00. Cela évoque l’an dernier, quand des niveaux proches de 159,00 avaient déclenché des vérifications des taux par les autorités japonaises. Vu le risque d’intervention (action directe des autorités sur le marché des changes), acheter au comptant (spot, achat/vente immédiat au prix du marché) est risqué, mais la faiblesse de fond du yen demeure.
Positionnement et stratégie d’options
Cette faiblesse s’explique surtout par la marge de manœuvre limitée de la Banque du Japon, un problème déjà vu en 2025. Les derniers chiffres d’inflation sous-jacente du Japon (inflation hors éléments très variables) restent autour de 2,5%, au-dessus de l’objectif, ce qui complique les décisions. Le risque de stagflation (prix qui montent avec une économie qui ralentit) lié à la hausse des coûts de l’énergie reste un frein majeur à des paris agressifs sur un yen plus fort.
En face, le dollar américain reste soutenu car l’espoir de nouvelles baisses de taux de la Fed cette année s’atténue. Après quelques baisses initiales, une inflation persistante a conduit les marchés, via l’outil CME FedWatch (outil qui estime les probabilités de décision de taux à partir des marchés), à évaluer à moins de 20% la probabilité d’une baisse de taux à la prochaine réunion. Cet écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon continue de soutenir fortement la paire USD/JPY.
Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici une paire de devises), ce contexte favorise l’achat d’options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur USD/JPY pour viser une hausse tout en limitant les pertes en cas d’intervention surprise. Le risque limité d’une option est préférable au risque illimité d’une position vendeuse sur le yen si le ministère des Finances intervient soudainement. Il faut suivre la hausse de la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options), car elle montre la crainte croissante d’un tel événement.
De plus, la récente remontée du pétrole WTI (West Texas Intermediate, pétrole de référence aux États-Unis) vers 85 $ le baril reflète la vague de hausse des prix de l’énergie observée l’an dernier. Pour un pays dépendant de l’énergie, cela pèse directement sur l’économie japonaise et sa monnaie. Cela renforce l’idée que tout repli de USD/JPY pourrait être bref et vu comme une occasion d’achat.
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Written on March 13, 2026 at 7:39 am, by josephine
Le SP500 se négocie à 6690,15, en hausse de +6,53 (+0,10%), mais il reste sous ses moyennes mobiles (des courbes qui lissent les prix pour montrer la tendance) : MM10 6783,72, MM20 6832,41 et MM30 6856,65.
Les traders n’intègrent même plus totalement une baisse de taux de la Fed cette année, alors qu’ils en prévoyaient deux fin février.
Le Brent a bondi de plus de 10% à un moment, jusqu’à 101,59 $ le baril, et le dollar a gagné plus de 2% face à six grandes devises depuis le début de la guerre.
Le S&P 500 essaie de se stabiliser, mais le contexte économique général s’est dégradé. Les marchés s’ajustent à l’idée d’une guerre plus longue au Moyen-Orient, d’un pétrole proche de 100 $ le baril et d’une inflation plus difficile à faire baisser (hausse générale des prix).
Ce mélange pousse les traders à parler de stagflation (croissance qui ralentit alors que les prix continuent de monter). Reuters a indiqué que Wall Street a fortement reculé jeudi, avec la hausse du pétrole, et que les traders ont revu leurs attentes sur les taux et la croissance.
C’est un environnement compliqué pour les actions. Un pétrole plus cher agit comme une taxe indirecte pour les ménages et les entreprises : il augmente les coûts, réduit les bénéfices, pèse sur la confiance et fait souvent monter les rendements obligataires (le taux d’intérêt offert par les obligations). Si le choc dure, les traders peuvent continuer à réduire leur exposition aux grands indices plutôt que d’acheter rapidement après une baisse.
Si le pétrole reste proche de 100 $ et que les rendements restent élevés, le S&P 500 pourrait avoir du mal à rebondir durablement, avec des hausses qui s’essoufflent.
Les espoirs de baisse des taux se sont retournés rapidement
Le plus grand changement concerne les taux. Les traders n’intègrent même plus complètement une baisse de taux de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) cette année, alors qu’ils en prévoyaient deux fin février. C’est un changement important en peu de temps.
Les contrats à terme sur les fed funds (des contrats utilisés pour parier sur le futur taux directeur américain) repoussent les attentes de baisse. Les traders doutent davantage que la Fed puisse baisser les taux si l’inflation, poussée par l’énergie, reste un risque élevé.
La pression ne se limite pas aux États-Unis. Pour la Banque centrale européenne, les marchés intègrent désormais une hausse de taux d’ici juillet et une probabilité de 70% d’une seconde hausse d’ici décembre. En février, ils estimaient à environ 40% la probabilité d’une baisse de taux avant la fin de l’année.
Les rendements des Bunds (obligations d’État allemandes, référence en zone euro) ont atteint leur plus haut niveau en près de 2 ans et demi, tandis que le rendement du Trésor américain à deux ans (obligation d’État US à 2 ans) a touché un plus haut de six mois.
Pour les actions, cela compte car cela change le soutien des valorisations. Si le marché n’attend plus de baisses de taux, il perd un facteur qui aidait à limiter les baisses.
Si les banques centrales restent prudentes sur l’inflation la semaine prochaine, le S&P 500 pourrait rester sous pression, surtout dans les secteurs sensibles aux taux.
Le choc pétrolier reste le moteur principal
Le pétrole reste le facteur clé. Le Brent a grimpé de plus de 10% à un moment, jusqu’à 101,59 $ le baril. Reuters a ensuite indiqué qu’il était encore en hausse de 7,9% à 99,21 $ en séance asiatique, même après l’accord de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) pour libérer un record de 400 millions de barils des réserves stratégiques (stocks publics d’urgence). La réaction est restée limitée, car les traders doutent que ces mesures compensent la baisse d’offre.
La volatilité du pétrole (amplitude des variations de prix) reste extrême. Reuters a rapporté que l’indice de volatilité du pétrole du Cboe, OVX (un indicateur de la volatilité implicite, donc de la peur/attente de fortes variations), a bondi à 121,01, son plus haut niveau depuis le choc COVID de 2020. Cela montre que les traders s’attendent à de fortes variations quotidiennes et à une visibilité faible.
Même les nouvelles plus favorables ne font que limiter les dégâts. Les États-Unis ont accordé une dérogation de 30 jours (autorisation temporaire) pour que des pays puissent acheter du pétrole russe sanctionné et des produits pétroliers bloqués en mer. La réaction est restée faible, car le problème plus large des flux d’énergie au Moyen-Orient n’est pas réglé.
Si la volatilité du pétrole reste élevée et que le trafic dans le détroit d’Hormuz (passage maritime clé pour le pétrole) reste perturbé, les actions pourraient rester lourdes, avec plus de sensibilité négative aux titres d’actualité.
La hausse du dollar ajoute un obstacle
La principale valeur refuge sur cette période est le dollar américain. L’indice du dollar (mesure de la force du dollar face à un panier de grandes devises) a gagné plus de 2% contre six grands rivaux depuis le début de la guerre, selon Reuters. Pour les actions américaines, un dollar plus fort peut durcir les conditions financières (financement plus coûteux) et réduire les bénéfices des groupes internationaux une fois convertis en dollars.
Institutional investors are buying US dollars at the strongest level in nearly two years, as conflict in the Middle East drives demand for safe-haven assets, according to State Street. https://t.co/fwx104t4zq
Un dollar plus ferme reflète aussi un stress mondial. Les traders achètent des dollars pour avoir de la liquidité (facilité à payer et à échanger) et se protéger contre le choc d’inflation. Cela arrive souvent quand l’appétit pour le risque baisse sur les obligations et les actions.
Si le dollar continue de monter, cela peut ajouter de la pression sur le S&P 500, surtout pour les secteurs exposés au monde, comme la technologie et l’industrie.
Analyse technique
Le S&P 500 évolue près de 6 690, en hausse de 0,10% sur la séance, alors que l’indice tente de se stabiliser après le recul depuis le pic à 7 017. La structure générale suggère un passage d’une dynamique haussière vers une correction à court terme (baisse temporaire après une hausse), avec un test de zones de soutien plus basses.
Sur le plan technique, l’indice reste sous plusieurs moyennes mobiles importantes à court terme (indicateurs de tendance). La moyenne mobile 5 jours (6 745) et la 10 jours (6 783) sont au-dessus du prix actuel et baissent, ce qui signale une pression à la hausse.
Les moyennes mobiles 20 jours (6 832) et 30 jours (6 856) sont aussi au-dessus, ce qui renforce un biais baissier à court terme, l’indice évoluant sous ce groupe de résistances (zones où la hausse bloque).
Un premier soutien (zone où les acheteurs reviennent) se situe vers 6 650–6 670, une zone qui a attiré des acheteurs après la forte baisse. Une cassure sous cette zone pourrait ouvrir la voie vers 6 550–6 600, où la demande était apparue plus tôt.
À la hausse, une première résistance se situe vers 6 740–6 780, puis une résistance plus forte près de 6 830, où se trouve la moyenne mobile 20 jours.
Au total, le S&P 500 semble en consolidation à court terme (phase de pause/oscillation) après avoir échoué à rester au-dessus de 7 000. Tant que l’indice ne repasse pas durablement la zone 6 780–6 830, la prudence peut dominer, avec un risque de nouvelle baisse avant un mouvement plus net.
Ce que les traders doivent surveiller ensuite
La série de réunions de banques centrales la semaine prochaine est importante, car les responsables doivent gérer à la fois l’inflation, les taux et une croissance plus lente. Ces réunions seront au centre de l’attention, car les perspectives de taux ont changé avec la guerre et le choc énergétique.
À très court terme, trois points sont à suivre : si le pétrole reste sous les récents sommets de panique, si les rendements continuent de monter, et si le S&P 500 récupère la première zone de résistance près de 6745,50 et 6783,72. Sans amélioration sur ces trois points, le rebond pourrait rester limité.
FAQ
Pourquoi parle-t-on à nouveau du risque de stagflation sur les marchés ? La stagflation combine croissance faible et inflation élevée (hausse des prix). Les marchés évoquent ce risque car le pétrole a franchi 100 $ le baril, ce qui augmente les coûts d’énergie tout en pesant sur la croissance mondiale.
Comment un pétrole cher affecte-t-il les marchés d’actions ? Un pétrole plus cher augmente les coûts de production et de transport des entreprises et réduit le pouvoir d’achat des consommateurs. Cela peut diminuer les bénéfices et peser sur les actions, comme celles du S&P 500.
Pourquoi les investisseurs réduisent-ils leurs attentes de baisse des taux ? La hausse de l’énergie augmente le risque d’inflation, ce qui rend les banques centrales plus prudentes sur une baisse des taux. Les marchés n’intègrent désormais même plus totalement une baisse de taux de la Fed cette année, contre deux attendues fin février.
Pourquoi les attentes sur les taux de la BCE montent-elles ? Les marchés intègrent une hausse des taux de la BCE d’ici juillet et une probabilité de 70% d’une deuxième hausse d’ici décembre. En février, ils voyaient environ 40% de chances d’une baisse avant la fin de l’année, ce qui montre l’ampleur du changement.
Comment un dollar plus fort affecte-t-il le S&P 500 ? Un dollar plus fort peut peser sur les actions américaines car il durcit les conditions financières et réduit les revenus gagnés à l’étranger quand ils sont reconvertis en dollars.
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Written on March 13, 2026 at 7:39 am, by josephine
Le SP500 se négocie à 6690,15, en hausse de +6,53 (+0,10%), mais il reste sous ses moyennes mobiles (des courbes qui lissent les prix pour montrer la tendance) : MM10 6783,72, MM20 6832,41 et MM30 6856,65.
Les traders n’intègrent même plus totalement une baisse de taux de la Fed cette année, alors qu’ils en prévoyaient deux fin février.
Le Brent a bondi de plus de 10% à un moment, jusqu’à 101,59 $ le baril, et le dollar a gagné plus de 2% face à six grandes devises depuis le début de la guerre.
Le S&P 500 essaie de se stabiliser, mais le contexte économique général s’est dégradé. Les marchés s’ajustent à l’idée d’une guerre plus longue au Moyen-Orient, d’un pétrole proche de 100 $ le baril et d’une inflation plus difficile à faire baisser (hausse générale des prix).
Ce mélange pousse les traders à parler de stagflation (croissance qui ralentit alors que les prix continuent de monter). Reuters a indiqué que Wall Street a fortement reculé jeudi, avec la hausse du pétrole, et que les traders ont revu leurs attentes sur les taux et la croissance.
C’est un environnement compliqué pour les actions. Un pétrole plus cher agit comme une taxe indirecte pour les ménages et les entreprises : il augmente les coûts, réduit les bénéfices, pèse sur la confiance et fait souvent monter les rendements obligataires (le taux d’intérêt offert par les obligations). Si le choc dure, les traders peuvent continuer à réduire leur exposition aux grands indices plutôt que d’acheter rapidement après une baisse.
Si le pétrole reste proche de 100 $ et que les rendements restent élevés, le S&P 500 pourrait avoir du mal à rebondir durablement, avec des hausses qui s’essoufflent.
Les espoirs de baisse des taux se sont retournés rapidement
Le plus grand changement concerne les taux. Les traders n’intègrent même plus complètement une baisse de taux de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) cette année, alors qu’ils en prévoyaient deux fin février. C’est un changement important en peu de temps.
Les contrats à terme sur les fed funds (des contrats utilisés pour parier sur le futur taux directeur américain) repoussent les attentes de baisse. Les traders doutent davantage que la Fed puisse baisser les taux si l’inflation, poussée par l’énergie, reste un risque élevé.
La pression ne se limite pas aux États-Unis. Pour la Banque centrale européenne, les marchés intègrent désormais une hausse de taux d’ici juillet et une probabilité de 70% d’une seconde hausse d’ici décembre. En février, ils estimaient à environ 40% la probabilité d’une baisse de taux avant la fin de l’année.
Les rendements des Bunds (obligations d’État allemandes, référence en zone euro) ont atteint leur plus haut niveau en près de 2 ans et demi, tandis que le rendement du Trésor américain à deux ans (obligation d’État US à 2 ans) a touché un plus haut de six mois.
Pour les actions, cela compte car cela change le soutien des valorisations. Si le marché n’attend plus de baisses de taux, il perd un facteur qui aidait à limiter les baisses.
Si les banques centrales restent prudentes sur l’inflation la semaine prochaine, le S&P 500 pourrait rester sous pression, surtout dans les secteurs sensibles aux taux.
Le choc pétrolier reste le moteur principal
Le pétrole reste le facteur clé. Le Brent a grimpé de plus de 10% à un moment, jusqu’à 101,59 $ le baril. Reuters a ensuite indiqué qu’il était encore en hausse de 7,9% à 99,21 $ en séance asiatique, même après l’accord de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) pour libérer un record de 400 millions de barils des réserves stratégiques (stocks publics d’urgence). La réaction est restée limitée, car les traders doutent que ces mesures compensent la baisse d’offre.
La volatilité du pétrole (amplitude des variations de prix) reste extrême. Reuters a rapporté que l’indice de volatilité du pétrole du Cboe, OVX (un indicateur de la volatilité implicite, donc de la peur/attente de fortes variations), a bondi à 121,01, son plus haut niveau depuis le choc COVID de 2020. Cela montre que les traders s’attendent à de fortes variations quotidiennes et à une visibilité faible.
Même les nouvelles plus favorables ne font que limiter les dégâts. Les États-Unis ont accordé une dérogation de 30 jours (autorisation temporaire) pour que des pays puissent acheter du pétrole russe sanctionné et des produits pétroliers bloqués en mer. La réaction est restée faible, car le problème plus large des flux d’énergie au Moyen-Orient n’est pas réglé.
Si la volatilité du pétrole reste élevée et que le trafic dans le détroit d’Hormuz (passage maritime clé pour le pétrole) reste perturbé, les actions pourraient rester lourdes, avec plus de sensibilité négative aux titres d’actualité.
La hausse du dollar ajoute un obstacle
La principale valeur refuge sur cette période est le dollar américain. L’indice du dollar (mesure de la force du dollar face à un panier de grandes devises) a gagné plus de 2% contre six grands rivaux depuis le début de la guerre, selon Reuters. Pour les actions américaines, un dollar plus fort peut durcir les conditions financières (financement plus coûteux) et réduire les bénéfices des groupes internationaux une fois convertis en dollars.
Institutional investors are buying US dollars at the strongest level in nearly two years, as conflict in the Middle East drives demand for safe-haven assets, according to State Street. https://t.co/fwx104t4zq
Un dollar plus ferme reflète aussi un stress mondial. Les traders achètent des dollars pour avoir de la liquidité (facilité à payer et à échanger) et se protéger contre le choc d’inflation. Cela arrive souvent quand l’appétit pour le risque baisse sur les obligations et les actions.
Si le dollar continue de monter, cela peut ajouter de la pression sur le S&P 500, surtout pour les secteurs exposés au monde, comme la technologie et l’industrie.
Analyse technique
Le S&P 500 évolue près de 6 690, en hausse de 0,10% sur la séance, alors que l’indice tente de se stabiliser après le recul depuis le pic à 7 017. La structure générale suggère un passage d’une dynamique haussière vers une correction à court terme (baisse temporaire après une hausse), avec un test de zones de soutien plus basses.
Sur le plan technique, l’indice reste sous plusieurs moyennes mobiles importantes à court terme (indicateurs de tendance). La moyenne mobile 5 jours (6 745) et la 10 jours (6 783) sont au-dessus du prix actuel et baissent, ce qui signale une pression à la hausse.
Les moyennes mobiles 20 jours (6 832) et 30 jours (6 856) sont aussi au-dessus, ce qui renforce un biais baissier à court terme, l’indice évoluant sous ce groupe de résistances (zones où la hausse bloque).
Un premier soutien (zone où les acheteurs reviennent) se situe vers 6 650–6 670, une zone qui a attiré des acheteurs après la forte baisse. Une cassure sous cette zone pourrait ouvrir la voie vers 6 550–6 600, où la demande était apparue plus tôt.
À la hausse, une première résistance se situe vers 6 740–6 780, puis une résistance plus forte près de 6 830, où se trouve la moyenne mobile 20 jours.
Au total, le S&P 500 semble en consolidation à court terme (phase de pause/oscillation) après avoir échoué à rester au-dessus de 7 000. Tant que l’indice ne repasse pas durablement la zone 6 780–6 830, la prudence peut dominer, avec un risque de nouvelle baisse avant un mouvement plus net.
Ce que les traders doivent surveiller ensuite
La série de réunions de banques centrales la semaine prochaine est importante, car les responsables doivent gérer à la fois l’inflation, les taux et une croissance plus lente. Ces réunions seront au centre de l’attention, car les perspectives de taux ont changé avec la guerre et le choc énergétique.
À très court terme, trois points sont à suivre : si le pétrole reste sous les récents sommets de panique, si les rendements continuent de monter, et si le S&P 500 récupère la première zone de résistance près de 6745,50 et 6783,72. Sans amélioration sur ces trois points, le rebond pourrait rester limité.
FAQ
Pourquoi parle-t-on à nouveau du risque de stagflation sur les marchés ? La stagflation combine croissance faible et inflation élevée (hausse des prix). Les marchés évoquent ce risque car le pétrole a franchi 100 $ le baril, ce qui augmente les coûts d’énergie tout en pesant sur la croissance mondiale.
Comment un pétrole cher affecte-t-il les marchés d’actions ? Un pétrole plus cher augmente les coûts de production et de transport des entreprises et réduit le pouvoir d’achat des consommateurs. Cela peut diminuer les bénéfices et peser sur les actions, comme celles du S&P 500.
Pourquoi les investisseurs réduisent-ils leurs attentes de baisse des taux ? La hausse de l’énergie augmente le risque d’inflation, ce qui rend les banques centrales plus prudentes sur une baisse des taux. Les marchés n’intègrent désormais même plus totalement une baisse de taux de la Fed cette année, contre deux attendues fin février.
Pourquoi les attentes sur les taux de la BCE montent-elles ? Les marchés intègrent une hausse des taux de la BCE d’ici juillet et une probabilité de 70% d’une deuxième hausse d’ici décembre. En février, ils voyaient environ 40% de chances d’une baisse avant la fin de l’année, ce qui montre l’ampleur du changement.
Comment un dollar plus fort affecte-t-il le S&P 500 ? Un dollar plus fort peut peser sur les actions américaines car il durcit les conditions financières et réduit les revenus gagnés à l’étranger quand ils sont reconvertis en dollars.
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Written on March 13, 2026 at 7:39 am, by josephine
AUD/USD est monté vers 0,7090 pendant la séance asiatique de vendredi, après une baisse de plus de 1 % la veille. Les marchés se concentrent sur l’idée que la Banque de réserve d’Australie (RBA, la banque centrale) va rendre sa politique plus stricte, c’est‑à‑dire augmenter les taux.
Un sondage Reuters montre que 23 économistes sur 30 pensent que la RBA va relever le taux directeur (le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 4,10 % le 17 mars, tandis que sept ne prévoient aucun changement. En février, le sondage suggérait un maintien à 3,85 %.
Anticipations de taux et prix de marché
La prévision médiane (la valeur du milieu) du sondage voit maintenant le taux directeur à 4,35 % d’ici fin 2026. Les marchés estiment à 70 % la probabilité d’une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) la semaine prochaine, d’après les contrats à terme sur taux (des produits qui reflètent les attentes sur les taux futurs).
Francesco Pesole (ING) dit que le dollar australien est parmi les monnaies du G10 (groupe de grandes monnaies très échangées) les plus solides, soutenu par l’attente de nouvelles hausses de taux de la RBA et par la hausse du pétrole. Il ajoute que la paire pourrait aller vers 0,7200 si les marchés d’actions restent stables, mais qu’un positionnement déjà très chargé (beaucoup d’investisseurs déjà placés dans le même sens) augmente le risque d’un repli après la décision.
Les traders attendent aussi les chiffres de l’inflation américaine, avec l’indice PCE de janvier (mesure des prix suivie de près aux États‑Unis) prévu plus tard vendredi. D’autres publications sont attendues, dont la première révision de la croissance du PIB du quatrième trimestre (PIB : produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) et la confiance des consommateurs de mars.
Nous revenons sur le climat du début 2025, quand les attentes de fortes hausses de taux de la RBA étaient élevées et que l’AUD/USD se traitait près de 0,7100. À l’époque, les marchés donnaient une forte probabilité à une hausse de taux lors de la réunion de mars 2025. Cette attitude « dure » (hawkish : priorité au durcissement pour combattre l’inflation) venait de l’idée que la RBA devait monter les taux nettement pour freiner l’inflation.
Comment les perspectives ont changé en 2026
Après cette période, la RBA a bien augmenté les taux en mars 2025, mais seulement de 25 points de base, à 3,60 %, ce qui a déçu les prévisions les plus extrêmes. Le dollar australien a ensuite reculé, car la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États‑Unis) a continué à relever ses taux de façon plus énergique. Fin 2025, le taux de la RBA a atteint 4,35 %, tandis que le taux des Fed Funds (taux directeur américain) était plus élevé, avec un sommet à 5,50 %.
En mars 2026, la situation est différente : les deux banques centrales font une pause depuis plusieurs mois (elles ne changent plus leurs taux). Avec le dernier rapport trimestriel d’inflation en Australie pour 2025 à 4,1 % sur un an, et l’inflation américaine restant au‑dessus de 3 %, les attentes de baisses rapides de taux ont été repoussées. Cela réduit les mouvements (volatilité : amplitude des variations de prix) sur la paire, et l’AUD/USD évolue dans une bande plus étroite autour de 0,6650.
Pour les traders, cela rend plus intéressantes les stratégies qui gagnent quand le prix reste dans une fourchette. Vendre des « strangles » à courte échéance (stratégie d’options : on vend deux options, une à la hausse et une à la baisse, et on gagne si le prix reste entre deux niveaux) peut fonctionner dans cet environnement. Le marché n’attend pas de grandes surprises de politique monétaire (décisions de taux et de soutien à l’économie) de la RBA ou de la Fed à court terme.
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Written on March 13, 2026 at 6:39 am, by josephine
AUD/USD est monté vers 0,7090 pendant la séance asiatique de vendredi, après une baisse de plus de 1 % la veille. Les marchés se concentrent sur l’idée que la Banque de réserve d’Australie (RBA, la banque centrale) va rendre sa politique plus stricte, c’est‑à‑dire augmenter les taux.
Un sondage Reuters montre que 23 économistes sur 30 pensent que la RBA va relever le taux directeur (le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 4,10 % le 17 mars, tandis que sept ne prévoient aucun changement. En février, le sondage suggérait un maintien à 3,85 %.
Anticipations de taux et prix de marché
La prévision médiane (la valeur du milieu) du sondage voit maintenant le taux directeur à 4,35 % d’ici fin 2026. Les marchés estiment à 70 % la probabilité d’une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) la semaine prochaine, d’après les contrats à terme sur taux (des produits qui reflètent les attentes sur les taux futurs).
Francesco Pesole (ING) dit que le dollar australien est parmi les monnaies du G10 (groupe de grandes monnaies très échangées) les plus solides, soutenu par l’attente de nouvelles hausses de taux de la RBA et par la hausse du pétrole. Il ajoute que la paire pourrait aller vers 0,7200 si les marchés d’actions restent stables, mais qu’un positionnement déjà très chargé (beaucoup d’investisseurs déjà placés dans le même sens) augmente le risque d’un repli après la décision.
Les traders attendent aussi les chiffres de l’inflation américaine, avec l’indice PCE de janvier (mesure des prix suivie de près aux États‑Unis) prévu plus tard vendredi. D’autres publications sont attendues, dont la première révision de la croissance du PIB du quatrième trimestre (PIB : produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) et la confiance des consommateurs de mars.
Nous revenons sur le climat du début 2025, quand les attentes de fortes hausses de taux de la RBA étaient élevées et que l’AUD/USD se traitait près de 0,7100. À l’époque, les marchés donnaient une forte probabilité à une hausse de taux lors de la réunion de mars 2025. Cette attitude « dure » (hawkish : priorité au durcissement pour combattre l’inflation) venait de l’idée que la RBA devait monter les taux nettement pour freiner l’inflation.
Comment les perspectives ont changé en 2026
Après cette période, la RBA a bien augmenté les taux en mars 2025, mais seulement de 25 points de base, à 3,60 %, ce qui a déçu les prévisions les plus extrêmes. Le dollar australien a ensuite reculé, car la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États‑Unis) a continué à relever ses taux de façon plus énergique. Fin 2025, le taux de la RBA a atteint 4,35 %, tandis que le taux des Fed Funds (taux directeur américain) était plus élevé, avec un sommet à 5,50 %.
En mars 2026, la situation est différente : les deux banques centrales font une pause depuis plusieurs mois (elles ne changent plus leurs taux). Avec le dernier rapport trimestriel d’inflation en Australie pour 2025 à 4,1 % sur un an, et l’inflation américaine restant au‑dessus de 3 %, les attentes de baisses rapides de taux ont été repoussées. Cela réduit les mouvements (volatilité : amplitude des variations de prix) sur la paire, et l’AUD/USD évolue dans une bande plus étroite autour de 0,6650.
Pour les traders, cela rend plus intéressantes les stratégies qui gagnent quand le prix reste dans une fourchette. Vendre des « strangles » à courte échéance (stratégie d’options : on vend deux options, une à la hausse et une à la baisse, et on gagne si le prix reste entre deux niveaux) peut fonctionner dans cet environnement. Le marché n’attend pas de grandes surprises de politique monétaire (décisions de taux et de soutien à l’économie) de la RBA ou de la Fed à court terme.
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Written on March 13, 2026 at 6:39 am, by josephine
Un sondage Reuters publié vendredi a montré que 23 économistes sur 30 s’attendent à ce que la Banque de réserve d’Australie (RBA) augmente le taux directeur (« Official Cash Rate », le taux d’intérêt de référence fixé par la banque centrale) à 4,10 % le 17 mars. Sept économistes ne prévoient aucun changement, alors que le sondage de février indiquait plutôt un taux stable à 3,85 %.
La prévision médiane situe désormais le taux directeur à 4,35 % d’ici fin 2026. Au moment de la rédaction, l’AUD/USD (taux de change entre le dollar australien et le dollar américain) progressait de 0,12 % sur la séance à 0,7085.
Cadre de politique de la RBA
La RBA fixe les taux d’intérêt en Australie et conduit la politique monétaire (l’ensemble des actions qui influencent le coût du crédit et la quantité de monnaie) via 11 réunions programmées par an, plus des réunions d’urgence si nécessaire. Son mandat comprend une inflation entre 2 % et 3 % et le soutien à la stabilité de la monnaie, au plein emploi et au bien-être économique.
En général, relever les taux soutient le dollar australien, tandis que des taux plus bas ont tendance à l’affaiblir. La RBA utilise aussi l’assouplissement quantitatif et le resserrement quantitatif.
L’inflation et les données économiques influencent les anticipations de politique monétaire et donc la monnaie. Des indicateurs comme le PIB (production totale de l’économie), les PMI de l’industrie et des services (enquêtes qui mesurent l’activité des entreprises), l’emploi et le moral des consommateurs peuvent modifier ces attentes.
L’assouplissement quantitatif consiste à créer des dollars australiens pour acheter des actifs comme des obligations d’État ou d’entreprises (titres de dette), ce qui affaiblit souvent l’AUD. Le resserrement quantitatif met fin aux achats nets d’actifs et au réinvestissement des montants récupérés à l’échéance, ce qui peut soutenir l’AUD.
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Written on March 13, 2026 at 6:39 am, by josephine