GBP/USD grimpe vers 1,3530 alors que le dollar s’affaiblit, malgré les tensions au Moyen-Orient et des négociations avec le Pakistan menacées

Le GBP/USD s’est redressé après une ouverture en baisse avec un « gap » (écart de cotation entre la clôture et l’ouverture) près de 1,3480, sur fond de nouvelles tensions au Moyen-Orient liées à la saisie d’un navire battant pavillon iranien et aux exigences de l’Iran concernant le détroit d’Ormuz. La paire évoluait à 1,3525, en hausse de 0,13%, tandis que le dollar américain se détendait. L’indice du dollar (DXY, un panier qui mesure le billet vert face à plusieurs grandes devises) a reculé d’environ 0,05% à 98,17, après avoir touché un plus haut de six jours à 98,39 en début de séance asiatique. Les prix du pétrole ont progressé, le WTI (pétrole américain de référence, West Texas Intermediate) gagnant près de 3,90% à 87,37 dollars le baril, ravivant les craintes d’inflation mondiale liées au risque sur l’offre et à une possible perturbation dans le détroit d’Ormuz. Les statistiques américaines ont été peu nombreuses, l’attention se tournant vers une audition du Sénat américain le 21 avril concernant Kevin Warsh, candidat à la présidence de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis). Les marchés ont aussi surveillé des publications à venir, dont l’ADP Employment Change (estimation privée des créations d’emplois), la moyenne sur quatre semaines, les ventes au détail, ainsi qu’une intervention de Warren au Sénat. Au Royaume-Uni, deux enquêtes ont montré une détérioration du moral des consommateurs, avec l’indicateur de S&P Global (enquête d’opinion mesurant la confiance) à 42,3 contre 44,1, un plus bas de 33 mois, et le baromètre de Deloitte à son niveau le plus bas depuis le T3 2023. Plus de la moitié des répondants de S&P s’attendent à une hausse de taux de la Banque d’Angleterre, tandis que les chiffres de l’emploi britannique sont attendus mardi. Les niveaux techniques cités incluent 1,3422 (moyenne mobile simple, une moyenne des cours sur une période donnée), 1,3027 (cassure d’une ancienne tendance baissière) et 1,3844 (cassure d’une ancienne tendance haussière).

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USD/CAD recule pour une sixième séance consécutive, le dollar américain s’affaiblit, l’inflation canadienne déçoit et la volatilité géopolitique persiste

USD/CAD a reculé pour une шестième séance lundi, autour de 1,3663 après être retombé d’un pic intrajournalier proche de 1,3709. Le mouvement a suivi un Dollar américain plus faible après une ouverture de semaine avec un « gap » haussier (un écart de prix à l’ouverture, lorsque le marché ouvre au-dessus de la clôture précédente, souvent à cause de nouvelles). Le week-end, l’Iran a de nouveau fermé le détroit d’Ormuz, en invoquant des violations du cessez-le-feu liées à un blocus naval américain. Des informations sur une initiative diplomatique menée par le Pakistan ont réduit l’attrait du Dollar comme valeur refuge (monnaie recherchée quand les investisseurs veulent réduire le risque) et ont soutenu le Dollar canadien. Au Canada, l’IPC de mars (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) a progressé de 0,9% sur un mois, après 0,5% en février, mais sous le consensus à 1,1%. Sur un an, l’IPC est monté à 2,4% depuis 1,8%, là encore sous les 2,5% attendus. L’IPC « cœur » (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains aliments, pour mieux voir la tendance) a augmenté de 0,2% sur un mois, après 0,4% en février, tandis que le rythme annuel a atteint 2,5% contre 2,3%. Ces chiffres plaident pour une Banque du Canada prudente avant sa réunion plus tard ce mois-ci. Les marchés surveillent l’évolution du dossier États-Unis–Iran, avec une possible deuxième série de discussions cette semaine à mesure qu’un cessez-le-feu de deux semaines arrive à échéance mercredi. Le président américain Donald Trump a jugé « très improbable » une prolongation du cessez-le-feu et a indiqué que le détroit ne rouvrira pas tant qu’un accord ne sera pas signé.

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TD Securities estime qu’un IPC de mars plus faible incite la BdC à la prudence, avec une inflation à 2,4 % sur un an

L’IPC canadien a progressé de 0,9 % sur un mois en mars, portant l’inflation annuelle à 2,4 % sur un an. La hausse est surtout liée à l’augmentation des prix de l’essence (carburant) et des coûts de transport. Les mesures d’inflation sous-jacente (c’est-à-dire l’inflation « de fond », moins influencée par des variations temporaires) ont reculé, notamment l’inflation hors alimentation et énergie, ainsi que les indicateurs sous-jacents privilégiés par la Banque du Canada. L’inflation hors alimentation et énergie est repassée sous 2,0 % sur un an. La part du panier de l’IPC (ensemble des biens et services servant à calculer l’indice) affichant une hausse supérieure à 3,0 % sur un an a diminué en mars. Le rythme annualisé sur trois mois de l’inflation sous-jacente (vitesse de hausse extrapolée à un an à partir des trois derniers mois) s’établissait à 1,6 %. L’inflation globale (chiffre « total », incluant tous les postes) au-dessus de sa tendance récente devrait se prolonger jusqu’au début du printemps, le temps que la hausse des prix de l’énergie se répercute sur le reste des prix. La Banque du Canada devrait conserver une approche prudente et patiente lors de sa prochaine décision de taux.

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Les analystes de Deutsche Bank estiment que le Brent oscille fortement sur fond de tensions avec l’Iran, de risques de perturbation dans le détroit d’Ormuz et de gros titres sur un cessez-le-feu

Le Brent a connu de fortes variations de prix liées aux tensions avec l’Iran et aux annonces changeantes concernant le détroit d’Ormuz. Les prix ont réagi aux gros titres sur le cessez-le-feu et à l’évolution des attentes sur le passage des navires dans le détroit. Sur la semaine, les marchés ont progressé à mesure que les espoirs d’un accord entre l’Iran et les États-Unis augmentaient. Vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que le détroit d’Ormuz resterait ouvert pendant la période restante du cessez-le-feu (arrêt temporaire des combats). Ce message a été contredit en moins d’une journée : samedi, l’Iran a indiqué que le détroit était fermé. Le trafic maritime dans le détroit a repris samedi, puis s’est de nouveau arrêté. Le Brent a reculé de -5,06% la semaine dernière à 90,38 $/bbl (dollars par baril), après une chute de -9,07% vendredi, soit sa plus faible clôture depuis le 10 mars. Lundi matin, le Brent a progressé de +5,61% à 95,45 $/bbl. Vendredi après-midi à Londres, Polymarket (plateforme de paris sur des événements) évaluait à 84% la probabilité d’un retour à la normale du trafic dans le détroit d’ici fin mai. Cette estimation est ensuite retombée à environ 63%, proche du niveau de jeudi dernier, mais au-dessus des 37% constatés au même moment la semaine précédente. Le risque n’est pas abstrait : environ 20% de la consommation mondiale de pétrole transite chaque jour par ce détroit. Cela se voit sur le marché des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif comme le pétrole), où l’indice de volatilité du pétrole du CBOE, l’OVX (baromètre des variations de prix attendues), a bondi au-delà de 45, son plus haut niveau de l’année, signe que les intervenants se préparent à de fortes oscillations. Dans ce contexte, prendre des positions « en direct » sur le prix (acheter ou vendre le pétrole sans protection) devient risqué, et pousse vers des approches qui encadrent mieux le risque. Vu le caractère binaire du risque — le détroit est ouvert ou fermé —, les opérateurs peuvent envisager les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour encadrer leur exposition. Acheter des « call spreads » (stratégie combinant l’achat et la vente d’options d’achat pour limiter le risque et le gain) peut permettre de miser sur une escalade avec un risque plafonné, tandis que des « put spreads » (même principe avec des options de vente) peuvent servir à se positionner sur une résolution rapide. La volatilité implicite élevée (volatilité anticipée intégrée dans le prix des options) rend la vente d’options attirante, mais le risque d’un « gap » (saut brutal du prix entre deux cotations) reste trop important.

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Scotiabank : la livre sterling reste stable face au dollar après son rebond, dans une semaine à venir riche en publications, sur fond de risques politiques

La livre sterling (GBP) a peu évolué face au dollar (USD) après s’être redressée d’un mouvement matinal lié au regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran. L’attention se porte désormais aussi sur la politique intérieure britannique et sur les interrogations autour de la trajectoire des finances publiques, ainsi que sur les discussions concernant une possible démission du Premier ministre Keir Starmer. Le Royaume-Uni publiera de nombreux indicateurs cette semaine, dont les chiffres de l’emploi, l’inflation (CPI), les enquêtes PMI et les ventes au détail. – **CPI (indice des prix à la consommation)** : mesure l’inflation, c’est-à-dire l’évolution moyenne des prix payés par les ménages. – **PMI (indice des directeurs d’achat)** : enquête auprès des entreprises qui donne une idée rapide de l’activité (au-dessus de 50 = expansion, en dessous = contraction). Les commentaires de la **Banque d’Angleterre** ont apporté peu d’éléments, laissant ouverte une large gamme de scénarios pour les **taux d’intérêt** (le niveau auquel la banque centrale influence le coût du crédit dans l’économie). Sur le plan technique, des analystes jugent le GBP/USD haussier à neutre à court terme, en soulignant un **RSI** (indice de force relative, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix pour repérer un marché tendu à la hausse ou à la baisse) plus plat en zone légèrement positive, ainsi que des chandeliers **doji** (configuration où l’ouverture et la clôture sont proches, signal d’hésitation du marché). Ils situent un support au milieu et en bas de la zone des 1,34, près des **moyennes mobiles** à 50 jours et 200 jours (moyennes des prix sur ces périodes, utilisées pour repérer la tendance). Le GBP/USD est attendu dans une fourchette de court terme comprise entre 1,3480 et 1,3580. Le rapport décrit la paire comme **en range**, c’est-à-dire oscillant dans un corridor sans tendance claire entre ces niveaux. La livre reste stable face au dollar pour l’instant, mais la semaine s’annonce chargée en statistiques. Les publications sur l’emploi, l’inflation (CPI) et les ventes au détail au Royaume-Uni seront déterminantes pour le prochain mouvement notable de la paire. Au-delà des données économiques, l’incertitude politique constitue un risque. La semaine dernière, des titres venus de Westminster ont montré à quel point la livre réagit aux doutes sur le leadership du Premier ministre et sur les plans budgétaires du gouvernement. L’absence de message clair de la Banque d’Angleterre renforce l’hésitation du marché. D’un point de vue technique, la paire semble enfermée dans une zone étroite entre 1,3480 et 1,3580. La **volatilité implicite à 1 mois** du GBP/USD (estimation, tirée des prix des options, de l’amplitude probable des mouvements à venir) est montée à 8,5%, contre 7,2% en début de mois, ce qui suggère que le marché des **options** (contrats donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) anticipe un mouvement plus important que d’habitude. Cela peut inciter à privilégier des stratégies qui profitent d’un fort mouvement, quelle qu’en soit la direction. Les fortes variations observées fin 2025, lorsque des statistiques contradictoires avaient provoqué une sortie inattendue de la fourchette, restent dans les esprits. Les dernières données de CPI de mars, publiées la semaine passée, ont montré une légère hausse à 2,4% sur un an (comparaison sur 12 mois), ce qui rend les chiffres d’inflation de cette semaine particulièrement décisifs. Une surprise statistique pourrait déclencher une sortie de range après cette phase calme.

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Les interventions des responsables de la BCE pourraient freiner les gains de l’EUR/USD ; les officiels privilégient la patience mais pourraient relever les taux, les probabilités d’une hausse en juin avoisinant 50 %

Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) doivent s’exprimer en début de semaine, avant l’entrée en « période de silence » jeudi (période pendant laquelle ils évitent toute communication publique avant une décision). Les messages convergent : la BCE est prête à relever ses taux si nécessaire, mais préfère attendre davantage de données. Les marchés ont écarté l’hypothèse d’une hausse des taux le 30 avril. Ils évaluent désormais à environ 50% la probabilité d’un relèvement en juin. ING anticipe une hausse en juin. La banque situe un niveau d’équilibre de l’EUR/USD autour de 1,17. Les publications en zone euro portent cette semaine surtout sur des enquêtes d’activité (questionnaires auprès d’entreprises et d’analystes). Le ZEW allemand est attendu demain (indicateur de confiance des analystes), les PMI d’avril de la zone euro jeudi (indices des directeurs d’achat, baromètres avancés de l’activité), et l’Ifo allemand vendredi (enquête de climat des affaires). Les enquêtes d’activité de mars ont été plus solides que prévu. L’attention se porte sur un éventuel affaiblissement en avril. Nous observons une multiplication de commentaires de responsables de la BCE avant la période de silence de jeudi. Leur ligne est stable : ils sont prêts à relever les taux si nécessaire, mais souhaitent attendre davantage de données. Le marché n’anticipe plus de mouvement lors de la réunion du 30 avril, les swaps indexés au jour le jour (OIS, instruments qui reflètent les anticipations de taux à court terme) indiquant une probabilité juste sous 50% d’une hausse en juin, même si nous continuons d’attendre une action à cette date. Cette approche « dépendante des données » rend les enquêtes auprès des entreprises particulièrement importantes cette semaine, notamment le ZEW allemand, les PMI de la zone euro et l’enquête Ifo. Si les enquêtes de mars ont mieux résisté qu’attendu, la prudence s’impose après la baisse de 0,3% de la production industrielle allemande en février et le recul de l’inflation globale à 2,7% le mois dernier. Tout nouveau signal de ralentissement renforcerait probablement l’approche patiente de la BCE. Pour les intervenants sur produits dérivés (contrats dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cela suggère un potentiel de hausse limité pour l’EUR/USD, la paire peinant à se maintenir au-dessus de 1,1850. Vendre des options d’achat à très courte échéance (call options, droit d’acheter à un prix fixé) ou mettre en place des « bear call spreads » (stratégie combinant vente et achat de calls à des prix d’exercice plus élevés, visant à profiter d’un marché stable ou en baisse) avec des prix d’exercice au-dessus de 1,1950 peut être une piste, dans la mesure où nous voyons la devise évoluer plus près de 1,17 à l’équilibre. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) des options EUR/USD à un mois est tombée à 5,8%, proche de son point bas de l’année, ce qui suggère que le marché n’attend pas de grands mouvements de prix.

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Lee Hardman (MUFG) : les risques politiques et la pression des rendements pèsent sur la livre, maintenant le GBP/USD et l’EUR/GBP proches de 1,3500 et 0,8700

La livre sterling (GBP) a reculé au cours de la semaine écoulée, en même temps que le dollar américain (USD) et l’euro (EUR). Malgré cela, les paires GBP/USD et EUR/GBP sont restées relativement stables autour de 1,3500 et 0,8700. La devise britannique s’est affaiblie alors que les rendements des obligations d’État britanniques ont nettement baissé. Le « rendement obligataire » est le taux de rémunération qu’un investisseur obtient en détenant une obligation. Ce mouvement reflète le fait que les marchés ont revu à la baisse leurs anticipations de hausses de taux de la Banque d’Angleterre (BoE), c’est-à-dire qu’ils s’attendent moins à une augmentation des taux directeurs (les taux fixés par la banque centrale qui influencent le coût du crédit). Le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, a estimé que les marchés étaient allés trop vite en pariant sur des hausses de taux. Il a aussi jugé qu’il était trop tôt pour trancher. Ces propos suggèrent que la BoE pourrait laisser ses taux inchangés lors de sa réunion de fin de mois. L’incertitude politique au Royaume-Uni, liée aux élections locales à venir, est également citée comme un frein pour la monnaie. La livre figure parmi les moins bonnes performances du G10 ces dernières semaines. Le « G10 » désigne le groupe des grandes devises des économies avancées les plus échangées sur les marchés. La livre est pénalisée par le débat politique et par le changement d’anticipations sur les taux. On observe un net recul des rendements des obligations d’État britanniques, car le marché commence à intégrer (à « pricer ») l’hypothèse de baisses de taux plus tard cette année, même si l’inflation récente reste élevée. Une « baisse de taux » signifie que la banque centrale réduit ses taux directeurs pour soutenir l’activité. Ce contexte rend la livre moins attractive. Ce schéma rappelle la mi-2025, lorsque l’incertitude avait aussi affaibli la devise. Le dernier rapport d’inflation au Royaume-Uni montre des prix à la consommation encore hauts à 3,1%. Dans le même temps, la baisse du rendement du gilt (obligation d’État britannique) à 10 ans à 3,9% indique que les opérateurs se préoccupent davantage d’un possible ralentissement économique. Cela limite tout rebond de la livre et maintient le GBP/USD proche de 1,2450. Pour les investisseurs sur produits dérivés, cet environnement peut inciter à acheter des options de vente (« put ») sur la livre afin de se protéger d’une baisse plus marquée. Une « option » est un contrat qui donne le droit (et non l’obligation) d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance; un « put » donne le droit de vendre. « Couvrir » (hedge) signifie réduire un risque. Cette approche vise le risque de titres politiques défavorables ou d’un ton plus accommodant que prévu (« dovish », c’est-à-dire favorable à des taux bas) de la BoE lors de sa prochaine réunion. L’intérêt est de définir à l’avance le risque: la perte maximale est en général limitée à la prime payée pour l’option. La hausse de l’incertitude implique aussi des mouvements de prix plus amples, autrement dit davantage de volatilité (ampleur des variations). Les opérateurs peuvent envisager de vendre des options d’achat (« call ») sur la livre très éloignées du prix actuel (« out-of-the-money », c’est-à-dire qui n’auraient pas d’intérêt à être exercées au cours actuel), afin d’encaisser une prime (le prix reçu pour vendre l’option) en pariant que le contexte politique empêchera un rebond notable à court terme. Cela revient à miser sur une livre qui reste dans une fourchette ou s’effrite.

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Jane Foley (Rabobank) estime que la prudence affichée par Ueda au FMI a tempéré les ardeurs passéistes, alimentant les doutes sur une hausse des taux de la BoJ en avril

Les commentaires du gouverneur Ueda, plus tôt dans l’année, laissaient entrevoir une orientation vers une politique monétaire plus stricte (c’est-à-dire des taux d’intérêt plus élevés), mais ses propos lors des réunions du FMI (Fonds monétaire international) à Washington se sont révélés plus prudents. Certains analystes s’interrogent donc sur la possibilité que la Banque du Japon relève ses taux lors de sa réunion de politique monétaire du 28 avril. Une enquête Reuters montre que deux tiers des observateurs de la Banque du Japon s’attendent à une hausse des taux d’ici fin juin. L’enquête indique aussi que les probabilités d’un mouvement en avril ou en juin sont jugées proches. Les dernières données au Japon indiquent qu’en février, les salaires réels (salaires corrigés de l’inflation, donc le pouvoir d’achat) ont progressé de 1,9% sur un an, pour le deuxième mois consécutif. Cet indicateur est suivi comme un signe d’une demande intérieure plus solide (des ménages qui consomment davantage). Les chiffres nationaux de l’inflation CPI (indice des prix à la consommation) pour mars sont attendus le 24 avril. Cette publication devrait être scrutée par les décideurs pour fixer la trajectoire de la politique monétaire à court terme. Le ton prudent du gouverneur Ueda lors des récentes réunions du FMI a brouillé la perspective d’une hausse des taux en avril. Les anticipations s’ajustent: la réunion de juin apparaît désormais comme une échéance tout aussi probable pour une action de la Banque du Japon. Cette incertitude crée des opportunités sur le marché des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change). Cette hésitation se reflète dans les options sur le yen, où la volatilité implicite à un mois sur USD/JPY est montée à 11,5%, contre environ 9,0% il y a seulement quelques semaines. La volatilité implicite est l’ampleur des variations de prix attendues par le marché, déduite des prix des options. Cela suggère que les investisseurs se préparent à un mouvement marqué du yen, que la Banque du Japon agisse le 28 avril ou non. Les opérateurs doivent s’attendre à ce que cette volatilité élevée persiste autour de la réunion. L’attention se porte désormais sur l’indice national des prix à la consommation attendu le vendredi 24 avril. Le marché surveille surtout l’inflation sous-jacente (« core », c’est-à-dire hors éléments très fluctuants comme l’énergie et l’alimentation), attendue à 2,7%, pour voir si elle confirme la dynamique observée avec la hausse de 1,9% des salaires réels en février. Une inflation supérieure aux attentes remettrait nettement sur la table l’hypothèse d’une hausse des taux dès avril. On se souvient de la forte appréciation du yen qui avait suivi l’annonce d’une normalisation de la politique monétaire (retour progressif à des taux moins bas) en octobre 2025. Cet épisode a montré à quelle vitesse le marché peut réévaluer une devise une fois que la banque centrale passe à l’acte. Le moindre signal dans les données de cette semaine ou dans le communiqué de la Banque du Japon pourrait déclencher un ajustement tout aussi rapide.

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Abbey Xu de RBC indique que l’inflation au Canada a atteint 2,4 % sur un an, tirée par l’énergie, tandis que les pressions sous-jacentes se sont globalement atténuées

L’indice des prix à la consommation (IPC) global au Canada a accéléré à 2,4% sur un an. Cette hausse est surtout liée au renchérissement de l’énergie, en lien avec le conflit au Moyen-Orient, ainsi qu’à des effets fiscaux (impact des taxes sur les prix). Les mesures « core » (inflation sous-jacente) suivies par la Banque du Canada, dont l’IPC-trim et l’IPC-median, indiquent au contraire un ralentissement de l’inflation de fond. Ces indicateurs (mesures qui retirent des prix les variations les plus extrêmes) écartent les changements de taxes et les fortes variations des prix de l’énergie, qui sont instables.

Reflux de l’inflation sous-jacente

L’IPC-trim, l’IPC-median et les services « trim » hors logement ont en moyenne atteint 1,7% en rythme annualisé sur une moyenne mobile de trois mois (moyenne calculée sur les trois derniers mois puis convertie en rythme annuel). La part des produits affichant des hausses de prix mensuelles supérieures à la normale a été plus faible depuis le début de 2026. Certains postes, dont l’alimentation et les loyers, progressaient encore d’environ 4% par rapport à l’an dernier. Les chiffres de mars suggèrent que la hausse du pétrole pourrait soutenir l’inflation globale à court terme, sans entraîner une hausse généralisée des prix. La remontée récente de l’inflation globale à 2,4% apparaît temporaire, portée surtout par un choc énergétique externe et par des effets de taxes. La Banque du Canada devrait surtout regarder ses propres mesures d’inflation sous-jacente, retombées en moyenne à 1,7% sur trois mois annualisés. Cet écart, combiné à une conjoncture molle, renforce l’idée que la Banque est davantage susceptible de baisser ses taux que de les maintenir ou de les relever. Cela peut ouvrir une fenêtre pour se positionner sur une baisse des taux canadiens dans les prochaines semaines. Le dernier rapport sur l’emploi (début avril 2026) a montré une perte de 15.000 emplois et un taux de chômage monté à 6,3%, ce qui renforce l’argument d’une baisse de taux lors de la réunion de juin. Des stratégies via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif de référence) — comme l’achat d’options (droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé à l’avance) sur des contrats à terme CORRA (futures indexés sur le taux CORRA, le taux au jour le jour au Canada) — ou le fait de « recevoir le fixe » sur des swaps de taux (contrats d’échange entre un taux fixe et un taux variable) — pourraient en bénéficier.

Conséquences pour le CAD et les taux

Par ailleurs, ce biais accommodant au Canada contraste avec les États-Unis, où les responsables de la Réserve fédérale restent prudents, l’inflation sous-jacente y restant proche de 2,8%. Cette divergence de politique monétaire (écart d’orientation des banques centrales) devrait peser sur le dollar canadien. Les opérateurs peuvent envisager des stratégies profitant d’une hausse de l’USD/CAD (c’est-à-dire d’un dollar américain plus fort face au dollar canadien), par exemple via l’achat d’options d’achat (« call », droit d’acheter) sur la paire. En 2025, la Banque avait privilégié les tendances de fond plutôt que la volatilité temporaire de l’inflation globale. La part des composantes de l’IPC enregistrant des hausses de prix anormalement fortes recule depuis le début de 2026, ce qui conforte l’idée que la désinflation (ralentissement de la hausse des prix) reste d’actualité. Cela plaide pour une Banque du Canada qui « regarde au travers » du chiffre global actuel, jugé transitoire.

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Les stratégistes de HSBC évoquent des échanges volatils sur l’or, puis une stabilisation autour de 4 800 USD, portée par un dollar plus faible

Les prix de l’or ont été volatils cette année, évoluant entre environ 4 405 et 5 450 dollars l’once, avant de se stabiliser autour de 4 800 dollars. Le pic s’est situé près de 5 450 dollars le 30 janvier et le point bas autour de 4 405 dollars le 23 mars. Le recul a été lié à d’importantes ventes, combinées à la vigueur du dollar, à la hausse des rendements américains (le taux d’intérêt des obligations d’État, qui influence le coût d’opportunité de détenir de l’or), à la hausse des prix du pétrole, à la faiblesse des actions et au conflit persistant au Moyen-Orient. Depuis l’escalade, les marchés ont retiré au moins 25 points de base (pb, soit 0,25 point de pourcentage) de baisses de taux attendues de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) d’ici fin 2026, ce qui peut peser sur l’or.

Near Term Price Drivers

À court terme, l’or réagit surtout aux gros titres, et le marché des changes (les devises) est sensible aux variations du risque géopolitique. Des tensions plus fortes ont généralement soutenu le dollar, tandis qu’un apaisement a eu tendance à l’affaiblir. À plus long terme, un dollar plus faible et des risques structurels devraient soutenir l’or. Parmi les facteurs cités figurent le risque géopolitique, l’incertitude sur les politiques économiques, une possible faiblesse du dollar, des changements dans l’équilibre mondial et une demande toujours solide des banques centrales. L’offre minière devrait augmenter légèrement en 2026-2027, tandis que le recyclage devrait progresser plus nettement après une réaction jusqu’ici limitée. Des prix élevés réduisent les achats de bijoux et de pièces, surtout dans les pays émergents sensibles aux prix, et de plus en plus aussi dans les pays développés. Cette année, la volatilité a été marquée, l’or passant d’un record proche de 5 450 dollars en janvier à un creux autour de 4 405 dollars fin mars. Le rebond récent vers 4 800 dollars suggère une phase de stabilisation après de fortes ventes. Cette évolution implique que les opérateurs doivent rester prudents face à des mouvements brusques déclenchés par l’actualité à très court terme.

Potential Trading Approaches

Dans les prochaines semaines, les prix devraient rester sensibles aux statistiques américaines et aux variations du risque géopolitique. L’indice du dollar (Dollar Index, un indice qui mesure la force du dollar face à un panier de grandes devises) s’est maintenu nettement au-dessus de 105, après une inflation (CPI, l’indice des prix à la consommation, qui mesure l’évolution des prix payés par les ménages) de mars toujours élevée à 3,1 %, ce qui a réduit les attentes de baisses de taux rapides de la Fed. Dans ce contexte, le potentiel de hausse de l’or pourrait rester limité à court terme. Compte tenu de cette incertitude, certains opérateurs peuvent envisager des stratégies adaptées à un prix qui varie dans une fourchette, par exemple vendre des options d’achat (call, un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) « hors de la monnaie » (out-of-the-money, dont le prix d’exercice est au-dessus du prix actuel) contre une position acheteuse sur l’or. L’objectif est d’encaisser une prime (le montant payé pour l’option), en attendant un signal plus net de tendance, tout en évitant d’augmenter fortement le risque directionnel (le risque lié au fait que le prix monte ou baisse). Pour autant, la perspective à long terme reste favorable, portée par un dollar qui finirait par s’assouplir et par une demande robuste des banques centrales. Les dernières données du premier trimestre 2026 indiquent que les banques centrales ont ajouté plus de 250 tonnes à leurs réserves. Ce soutien de fond contribue à limiter les baisses. Pour se positionner en vue d’une hausse ultérieure, certains opérateurs peuvent regarder l’achat d’options d’achat à échéance plus lointaine, par exemple début 2027. Cela donne une exposition à un possible rallye plus tard, déclenché par un changement de politique de la Fed ou par un regain de tensions géopolitiques. L’utilisation de « bull call spreads » (stratégie consistant à acheter un call et à vendre un call à un prix d’exercice plus élevé, afin de réduire le coût initial) peut aussi être une manière de limiter la dépense de départ de cette stratégie haussière.

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