Canada : l’inflation sous-jacente (IPC) se maintient à 0 % sur un mois en mars, en baisse après 0,2 % précédemment

L’indice des prix à la consommation (IPC) de base du Canada (c’est-à-dire l’inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) est ressorti à 0 % sur un mois en mars. La précédente publication était de 0,2 % sur un mois. Cela signifie que les prix « core » n’ont pas augmenté entre février et mars. Le rythme mensuel a ralenti de 0,2 point de pourcentage par rapport au mois précédent. Ce chiffre de 0 % d’inflation de base en mars est un signal nettement accommodant (c’est-à-dire favorable à une politique monétaire plus souple). Il suggère que la baisse de l’inflation observée en 2025 s’accélère. Il faut désormais intégrer une probabilité plus élevée de baisse des taux de la Banque du Canada lors de la prochaine réunion de juin. Nous ajustons nos positions sur les contrats à terme CORRA (des produits dérivés, c’est-à-dire des instruments financiers dont la valeur dépend des taux, liés au taux de financement au jour le jour au Canada). Nous anticipons que la courbe des taux à terme (les taux attendus par le marché pour les mois à venir) se déplacera pour refléter un assouplissement plus précoce. Le taux au jour le jour (le taux directeur de très court terme) est resté à 3,5 % pendant deux trimestres et apparaît désormais restrictif, donc susceptible de baisser.

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L’indice mensuel des prix à la consommation (IPC) du Canada a progressé de 0,9 % en mars, en deçà des 1,1 % attendus.

L’indice des prix à la consommation (IPC, un indicateur qui mesure l’évolution moyenne des prix payés par les ménages) au Canada a augmenté de 0,9 % sur un mois en mars. C’est inférieur à la prévision de 1,1 %. La publication montre que les prix ont progressé moins vite que prévu ce mois-là. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni dans les données disponibles ici. Les chiffres de l’inflation de mars, à 0,9 % sur un mois, sont inférieurs aux 1,1 % attendus. Cela indique que les tensions sur les prix (la hausse persistante des prix) observées fin d’année dernière pourraient se calmer plus rapidement que prévu. Il s’agit du premier écart notable par rapport aux attentes en trois mois et cela donne à la Banque du Canada une raison de revoir un ton plus dur (« hawkish », c’est-à-dire favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation). Dans ce contexte, il faut examiner des instruments liés aux taux qui profitent d’une banque centrale plus accommodante (« dovish », c’est-à-dire plus favorable à des baisses de taux). Les swaps indexés au jour le jour (OIS, des contrats financiers qui reflètent les attentes du marché sur les taux directeurs à court terme) réagissent déjà : le marché évalue désormais à 55 % la probabilité d’une baisse de taux d’ici la réunion de juillet de la Banque du Canada, contre 30 % hier. Cela renforce l’idée de se positionner pour des taux plus bas dans les prochains mois, car ces données fragilisent le scénario de taux élevés pendant l’été. Ce changement d’anticipations de taux rend le dollar canadien moins attractif. Le « loonie » (surnom du dollar canadien) s’est déjà affaibli face au dollar américain, passant sous 1,3600 ce matin. Il existe une opportunité d’utiliser des options (des contrats qui donnent le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé, à une date donnée) pour viser une nouvelle baisse du dollar canadien, surtout si les prochaines données sur l’emploi confirment un ralentissement de l’économie. Pour les actions, le contexte est plutôt favorable : la perspective de coûts d’emprunt plus faibles peut soutenir les bénéfices des entreprises. Nous privilégions des stratégies haussières sur le S&P/TSX 60 (indice boursier des 60 plus grandes valeurs canadiennes), comme l’achat d’options d’achat (« calls », un droit d’acheter à un prix fixé) sur des secteurs sensibles aux taux, notamment la technologie et l’immobilier. Cela rappelle fin 2024, lorsqu’un ralentissement de l’inflation avait précédé une forte hausse des marchés.

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L’inflation sous-jacente annuelle des prix à la consommation au Canada, suivie par la Banque du Canada, a accéléré à 2,5%, contre 2,3% précédemment, selon les données de mars

L’indice des prix à la consommation (IPC) de base de la Banque du Canada a progressé à 2,5% sur un an en mars, contre 2,3% lors de la précédente publication. Cette variation signifie que l’inflation de base a augmenté de 0,2 point de pourcentage par rapport au mois précédent. Les données concernent la mesure d’IPC de base de la Banque du Canada, c’est-à-dire une mesure de l’inflation qui écarte les éléments aux prix les plus instables (comme l’énergie) afin de mieux suivre la tendance de fond des prix. Cette hausse de l’inflation de base à 2,5% indique que les tensions sous-jacentes sur les prix restent difficiles à faire baisser. La Banque du Canada s’éloigne ainsi de son objectif de 2%, ce qui rend une baisse des taux à court terme très improbable. Il faut donc s’attendre à un ton plus ferme (plus enclin à maintenir des taux élevés) de la banque centrale dans les prochaines semaines. Dans ce contexte, des opportunités apparaissent pour vendre des contrats à terme sur taux d’intérêt (produits qui permettent de se positionner sur l’évolution future des taux), comme les contrats CORRA à trois mois (basés sur le taux CORRA, le taux de référence au jour le jour au Canada). Le marché réduit en effet l’idée de baisses de taux imminentes. Les swaps au jour le jour (contrats d’échange de taux utilisés pour déduire les attentes de taux directeurs) n’impliquent désormais qu’une probabilité inférieure à 10% d’une baisse de taux lors de la réunion de juin, en nette baisse par rapport à la semaine dernière. Le rendement canadien à deux ans (taux d’intérêt des obligations d’État à 2 ans) a déjà bondi de 15 points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage), ce qui reflète ce changement d’anticipations. Ces nouvelles perspectives devraient soutenir le dollar canadien, en particulier face aux devises dont les banques centrales sont plus accommodantes (plus enclines à baisser les taux). Une approche consiste à acheter des contrats à terme sur le dollar canadien ou à utiliser des options (droits d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour construire des positions acheteuses sur le « loonie » (surnom du dollar canadien). Ce mouvement s’inscrit alors que les dernières données montrent que le salaire horaire moyen au Canada a augmenté de 4,8% sur un an, ce qui renforce les craintes d’inflation. Il s’agit d’un changement notable par rapport à la phase de désinflation (ralentissement de l’inflation) observée pendant une grande partie de 2025. À cette période, la Banque du Canada avait maintenu ses taux inchangés en partant du principe que l’inflation continuerait de reculer. Les chiffres récents remettent désormais en cause l’idée que la lutte contre l’inflation serait terminée.

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Canada : la croissance mensuelle de l’indice des prix à la consommation de base de la BdC ralentit à 0,2 %, contre 0,4 % précédemment

L’inflation sous-jacente de la Banque du Canada (IPC hors éléments volatils, en variation mensuelle) a ralenti à 0,2% en mars, contre 0,4% lors de la précédente publication. Les données indiquent une progression plus lente des prix « de fond » qu’au mois précédent. Avec une inflation sous-jacente de 0,2% en mars, le message est clair : les pressions inflationnistes sous-jacentes (c’est-à-dire la hausse des prix qui ne dépend pas des variations temporaires, comme l’énergie) se calment plus vite que prévu. Ce net ralentissement remet clairement sur la table une baisse du taux directeur de la Banque du Canada lors des prochaines réunions. Les opérateurs réajustent désormais leurs attentes vers un mouvement cet été, potentiellement dès juin. Ce basculement se voit dans les prix des produits dérivés (des instruments financiers dont la valeur dépend d’un taux, d’un indice ou d’un actif). Les swaps indexés au CORRA au jour le jour (contrats d’échange de taux d’intérêt basés sur le CORRA, le taux sans risque de référence au Canada pour les emprunts à très court terme) intègrent maintenant une probabilité supérieure à 70% d’une baisse de 25 points de base d’ici la réunion de juillet. Cela suggère de se positionner en amont sur une baisse des taux. Recevoir du taux fixe sur des swaps de taux (stratégie qui profite lorsque les taux baissent, car la « jambe fixe » devient relativement plus avantageuse) ou acheter des contrats à terme BAX (futures sur les taux d’intérêt canadiens à court terme) sont des moyens directs d’exprimer ce scénario. Cette anticipation de taux plus bas au Canada pèse déjà sur le dollar canadien (« le loonie »), surtout face au dollar américain, où l’inflation reste plus tenace. La paire USD/CAD a dépassé 1,3750, un niveau technique clé (un seuil surveillé par le marché car il peut déclencher des achats/ventes). La divergence des trajectoires de politique monétaire des deux banques centrales renforce cette dynamique. Des positions acheteuses sur USD/CAD, au comptant (achat immédiat sur le marché des changes) ou via des options d’achat (« call », qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé), paraissent de plus en plus attractives. Si l’on repense aux mouvements erratiques du marché en 2025, on se souvient que les investisseurs attendaient une preuve nette dans les données pour confirmer la fin du cycle de resserrement monétaire (phase de hausse des taux par la banque centrale). Le rapport d’inflation de mars est un signal plus fort que les chiffres contrastés de l’an dernier. Il apporte la confirmation que le marché attendait pour se positionner sur un cycle d’assouplissement (phase de baisse des taux).

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L’euro efface ses pertes initiales face au dollar, mais reste sous 1,1770 dans un contexte de négociations américano-iraniennes incertaines

L’EUR/USD s’est repris après un repli en début de séance et est revenu vers 1,1760, après être passé sous 1,1730. La hausse est restée limitée sous 1,1770, un niveau qui correspond aux plus bas de la fin de semaine dernière. L’ambiance de marché est restée prudente après la saisie, par les autorités américaines, d’un navire iranien et la montée des doutes autour du cessez-le-feu. Le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que Téhéran pourrait ne pas participer à une deuxième série de pourparlers de paix, prévue à partir de mardi prochain. En Europe, l’indice des prix à la production (PPI, qui mesure l’évolution des prix facturés par les industriels à la sortie d’usine) en Allemagne a progressé de 2,5% sur un mois en mars, son rythme le plus élevé depuis août 2022. Cette publication fait suite à des prix de gros plus fermes et à une inflation des consommateurs plus élevée dans plusieurs pays de l’UE la semaine dernière, renforçant les anticipations de hausses de taux de la BCE (les taux directeurs, qui influencent le coût du crédit) dans les prochains mois. L’EUR/USD évoluait juste au-dessus de 1,1750, avec un ancien support près de 1,1770 qui agit désormais comme une résistance (un « plafond »). Sur le graphique 4 heures, le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur du mouvement des prix) est revenu vers 50 et l’histogramme du MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) est resté en territoire négatif. Le support (zone où les achats ont tendance à freiner la baisse) tient entre 1,1720 et 1,1740, avec d’autres niveaux à 1,1680 (plus bas du 13 avril) et 1,1660 (ligne de tendance de fin mars, c’est-à-dire une droite reliant des points bas). La résistance se situe à 1,1770, puis à 1,1825 (plus haut du 16 avril) et 1,1850.

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BBH estime que les tensions dans le détroit d’Ormuz ont fait grimper le Brent d’environ 10 dollars, pesé sur les actifs risqués et légèrement renforcé le dollar américain

La reprise des tensions autour du détroit d’Ormuz a fait grimper le Brent (pétrole de référence en mer du Nord) de près de 10 dollars depuis le plus bas de vendredi à 86 dollars le baril et a pesé sur les actifs risqués (placements qui baissent quand les investisseurs ont peur) dans le monde. Le dollar américain s’est légèrement raffermi. Les marchés ont réagi à des informations sur un risque de blocage à nouveau, après la saisie par la marine américaine d’un navire iranien dans le golfe d’Oman, tandis que l’Iran a déclaré qu’il riposterait bientôt. Le choc énergétique (hausse brutale des prix de l’énergie) n’était pas forcément terminé, même si le pire semblait déjà derrière nous. L’indice du dollar (DXY, panier qui mesure le dollar face à plusieurs grandes devises) devait rester dans sa fourchette de près d’un an, entre 96,00 et 100,00. Les écarts de taux d’intérêt (différence entre les taux américains et ceux des autres grandes économies) étaient cités comme un facteur soutenant cette zone. Le Wall Street Journal a indiqué que les Émirats arabes unis étudient une ligne de swap de devises (accord d’échange temporaire de liquidités entre banques centrales/autorités) avec la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) ou le Trésor américain. L’objectif était présenté comme une couverture (protection financière) contre un choc économique plus sévère lié à la guerre avec l’Iran. En revenant sur l’analyse de l’an dernier, l’idée était que l’indice du dollar (DXY) resterait entre 96,00 et 100,00 malgré le choc énergétique. Cela s’est vérifié une bonne partie de 2025, mais la dynamique de marché a clairement changé. Le dollar a depuis nettement franchi cette zone à la hausse, ce qui nous oblige à revoir nos positions. Le moteur principal a été la persistance des écarts de taux d’intérêt, déjà mentionnée l’an dernier, mais devenue plus marquée. Alors que la Fed a laissé ses taux inchangés face à une inflation tenace (hausse des prix qui ralentit peu) jusqu’au début de 2026, d’autres banques centrales comme la BCE (Banque centrale européenne) ont indiqué un cap plus accommodant (orientation vers des taux plus bas). Le taux des fonds fédéraux (taux directeur au jour le jour de la Fed) restant au-dessus de 5 % tandis que les taux européens reculent rend la détention de dollars particulièrement attractive. Cela change la donne pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise), qui pouvaient vendre la volatilité (parier sur une faible variation des prix) en s’appuyant sur l’ancien scénario de marché en range (évoluant dans un couloir). Avec un DXY désormais autour de 104,75, les stratégies devraient plutôt viser des achats sur repli ou l’utilisation d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) pour se positionner sur une poursuite de la hausse. La période de faible volatilité du dollar observée l’an dernier semble, pour l’instant, terminée. Le choc énergétique lié au détroit d’Ormuz en 2025 s’est finalement apaisé, ce qui confirme que le pire de cette crise précise a été contenu. En revanche, le Brent a trouvé un nouveau plancher, se maintenant durablement au-dessus de 90 dollars le baril cette année grâce à une demande mondiale solide et à une offre plus encadrée par les producteurs. Ce niveau de prix alimente les craintes d’inflation et soutient la posture restrictive de la Fed (préférence pour des taux élevés afin de freiner l’inflation).

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Dopé par les tensions entre les États-Unis et l’Iran, le XAU/USD évolue autour de 4.790 $, plafonnant sous 4.850 $, tandis que la demande de dollars s’intensifie

L’or (XAU/USD) a évolué quasi à l’équilibre à 4 790 $ lundi, soutenu par la demande de dollar américain, sur fond de menaces pesant sur le processus de paix entre les États-Unis et l’Iran. Depuis deux semaines, le métal jaune évolue dans un **canal horizontal** (une fourchette de prix stable), avec une **résistance** à 4 850 $ (un niveau où les hausses butent souvent). Le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué qu’il pourrait se retirer du processus de paix après la saisie, dimanche, d’une cargaison iranienne par les États-Unis, que Téhéran a qualifiée « d’acte agressif » et de violation du cessez-le-feu. Les marchés continuent toutefois d’intégrer la possibilité d’une reprise des discussions mardi, ce qui limite les gains supplémentaires du dollar. Sur le plan technique, l’or reste neutre à légèrement orienté à la baisse tant qu’il reste sous 4 850 $. Sur le graphique en 4 heures, le **MACD** (un indicateur qui mesure la force et le sens de la tendance via l’écart entre deux moyennes de prix) est négatif, et le **RSI** (un indicateur qui évalue si le marché est plutôt « suracheté » ou « survendu ») évolue près de 50, signalant une dynamique haussière qui s’essouffle. Le **support** (zone où les achats freinent souvent la baisse) tient autour de 4 730 $, avec une base de canal proche de 4 600 $. Un franchissement au-dessus de 4 850 $ (sommets des 8, 14 et 15 avril) ouvrirait la voie vers une résistance juste au-dessus de 5 000 $. Les banques centrales sont les plus grands détenteurs d’or et en achètent souvent pour diversifier leurs réserves. Elles ont ajouté 1 136 tonnes, pour une valeur d’environ 70 milliards de dollars, en 2022 — un record annuel — avec notamment la Chine, l’Inde et la Turquie parmi les acheteurs. L’or évolue souvent en sens inverse du dollar et des **Treasuries** américains (obligations du Trésor américain, considérées comme une référence mondiale). Il peut aussi évoluer à l’opposé des actifs dits « risqués » (actions, crédit), selon l’appétit pour le risque. Son prix réagit aux tensions géopolitiques, aux craintes de récession et aux variations des taux d’intérêt, tout en restant sensible au dollar, car il est coté en dollars.

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Les stratégistes de Société Générale affirment que les contrats à terme sur le Brent, secoués par les informations sur le conflit, ont rebondi près de 95 dollars le baril, soutenant les prévisions

Les contrats à terme sur le Brent ont fortement réagi aux informations sur le conflit entre les États-Unis et l’Iran et ont récemment rebondi à 95 dollars le baril. L’offre physique (pétrole réellement disponible, par opposition aux contrats financiers) reste très tendue, avec un transport maritime via le détroit d’Ormuz fortement limité. L’offre de l’Opep est estimée en baisse d’environ 42 % en mars, avec un recul similaire attendu en avril. Le scénario central suppose que la production commence à se redresser en mai, mais ne revient pas totalement à la normale avant environ neuf mois. Sur cinq grandes crises énergétiques au Moyen-Orient depuis 1956, la normalisation de l’offre a pris près de huit mois en moyenne. Les anticipations concernant les flux du Golfe persique (volumes exportés) se sont déplacées vers une amélioration plus lente d’ici mi-mai plutôt que fin avril. La prévision de Brent pour fin 2026 a été relevée de 79 à 85 dollars le baril, en raison d’un redressement plus lent de l’offre. Un retour complet à la normale n’est envisagé que vers la fin de 2026. Même si les hostilités cessent d’ici fin avril, les stocks mondiaux (réserves de pétrole) ne devraient pas entamer un mouvement durable de reconstitution vers un niveau normal avant fin mai au plus tôt. Parmi les facteurs avancés : fermetures de production (arrêts forcés de sites), limites de transport, contraintes d’assurance, dommages portuaires et déblaiement des débris.

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Après avoir rebondi depuis 0,7775, l’USD/CHF reste sous 0,7845, laissant les vendeurs garder la main pour l’instant

Le dollar américain s’est redressé vendredi depuis 0,7775 face au franc suisse, mais il est resté sous 0,7845 lundi. La tendance baissière à court terme reste donc en place. Le sentiment de marché est devenu plus prudent lundi, car les attentes d’une fin rapide de la guerre au Moyen-Orient se sont atténuées. Le dollar a reçu un léger soutien après la saisie, dimanche, par les États-Unis, d’un navire iranien dans le golfe d’Oman, et après la menace de l’Iran de boycotter des pourparlers de paix prévus mardi. La plupart des paires en dollar sont restées proches des sommets de la semaine dernière, les marchés continuant de parier sur une reprise des discussions entre Washington et Téhéran cette semaine. L’USD/CHF recule depuis environ 0,8050 fin mars et a trouvé un appui près de 0,7775, correspondant au retracement de Fibonacci de 61,8% (un outil de repérage de niveaux techniques basé sur des proportions), calculé entre le plus bas du 27 janvier et le plus haut du 31 mars. Sur le graphique 4 heures, le RSI (indice de force relative, qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix pour repérer une faiblesse ou une surchauffe) est remonté depuis des niveaux de survente (zone où la baisse a été excessive) vers le bas des 40. Le MACD (indicateur qui compare deux moyennes mobiles, c’est-à-dire des prix moyens sur une période, pour estimer la dynamique) se situe juste au-dessus de zéro avec une pente légèrement positive, ce qui suggère surtout un essoufflement des ventes plutôt qu’une hausse nette. Un franchissement au-dessus de 0,7845 (plus haut du 16 avril) pourrait déplacer l’attention vers 0,7930 (plus hauts des 8 et 10 avril) puis vers une ligne de tendance baissière près de 0,7950 (droite reliant des sommets décroissants). Sous 0,7775, les objectifs incluent 0,7700 (retracement de 78,2%) et 0,7670 (plus bas du 27 février).

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Les stratégistes d’OCBC estiment que la pentification des JGB sous l’effet du choc énergétique ravive les doutes sur la crédibilité de la BoJ, soutenant le potentiel haussier de l’USD/JPY

Les stratégistes d’OCBC, Sim Moh Siong et Christopher Wong, indiquent que la courbe des rendements des obligations d’État japonaises (JGB, c’est-à-dire les titres de dette émis par le Japon) s’est pentifiée depuis le choc énergétique lié à la guerre États-Unis–Iran. Selon eux, cela ravive les doutes sur la crédibilité de la politique de la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale), à l’inverse de l’aplatissement des courbes observé sur d’autres marchés du G10 (les grandes économies développées) après février. Ils s’attendent à une hausse des taux de la BoJ de 25 points de base (pb, soit 0,25 point de pourcentage) le 28 avril, même si les prix de marché laissent encore la place à un statu quo « restrictif » (hawkish hold : maintien des taux, mais avec un discours indiquant que des hausses restent possibles). Ils ajoutent que l’inquiétude grandit : la BoJ ne suivrait pas assez vite l’évolution de la conjoncture, ce qui augmente la pression pour agir dès avril. Ils avertissent que si la BoJ ne relève pas ses taux, l’USD/JPY (taux de change dollar/yen) pourrait monter vers 160. Cela pourrait pousser le ministère des Finances à intervenir (achat de yen/vente de dollars sur le marché) afin de ramener la paire vers 155. Ils citent aussi des messages récents du ministre des Finances Katayama, qui signaleraient une volonté d’agir. Ils maintiennent un objectif USD/JPY de 155 à fin 2026. La Banque du Japon fait face à un problème de crédibilité de plus en plus marqué, comme le montre la forte pentification de la courbe des JGB. Après le choc énergétique lié à la guerre États-Unis–Iran, l’écart de rendement entre les obligations japonaises à 2 ans et à 10 ans (le « spread », c’est-à-dire la différence de taux) s’est élargi à plus de 120 points de base, à rebours de l’aplatissement observé dans d’autres grandes économies fin 2025. Cela suggère que le marché juge la BoJ trop lente à agir contre l’inflation. À quelques jours de la réunion de politique monétaire du 28 avril, les opérateurs doivent s’attendre à une forte hausse de la volatilité sur le marché des changes (volatilité : amplitude des variations de prix). La volatilité implicite à une semaine de l’USD/JPY (une mesure issue du prix des options, reflétant le mouvement attendu) a déjà grimpé à 16%, bien au-dessus de la moyenne annuelle, signe d’un marché nerveux face à un scénario binaire (deux issues possibles). Une stratégie d’options de type straddle ou strangle (achat d’options qui gagnent si le marché bouge fortement, dans un sens ou dans l’autre) peut convenir, car elle vise un grand mouvement sans parier sur la direction. Si la BoJ ne délivre pas la hausse attendue de 25 points de base, l’USD/JPY pourrait rapidement filer vers 160-162. Des options d’achat (call, qui gagnent si l’USD/JPY monte) à courte échéance, avec un prix d’exercice (strike, niveau de déclenchement) autour de 159, peuvent permettre de se positionner sur un dépassement temporaire. Ce scénario de « statu quo restrictif » serait perçu comme un échec, susceptible de provoquer une vente rapide du yen. Toutefois, un passage au-dessus de 160 déclencherait très probablement une intervention du ministère des Finances. En 2022, le ministère avait agi de façon énergique en dépensant plus de 9 000 milliards de yens pour soutenir la monnaie alors que l’USD/JPY approchait 152. Les avertissements récents du ministre Katayama suggèrent une approche similaire, ce qui crée un risque important : tout gain sur des options d’achat USD/JPY pourrait être effacé si la paire est repoussée vers 155. À l’inverse, si la BoJ procède à une hausse de 25 points de base, le yen devrait se renforcer immédiatement. Dans ce cas, des options de vente (put, qui gagnent si l’USD/JPY baisse) seraient plus adaptées, avec un objectif de retour vers 155. Un tel résultat aiderait à restaurer une partie de la crédibilité abîmée de la banque centrale.

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