Malgré un dollar plus faible, le yen reste sous pression : le resserrement retardé renforce le soutien verbal, maintenant l’USD/JPY proche de 160

Le yen est resté faible alors même que le dollar américain reculait, le taux USD/JPY évoluant toujours près de 160,00. Les échanges nocturnes ont été agités, et l’USD/JPY est tombé à 158,27 après des avertissements plus fermes des responsables japonais. La ministre des Finances Katayama a indiqué aux membres du G7 que le Japon surveillait le marché des changes avec un « fort sentiment d’urgence ». Elle a aussi déclaré que les autorités devaient « absolument calmer les marchés » et a convenu de rester en contact étroit avec Scott Bessent. Les anticipations de marché concernant des hausses de taux de la Banque du Japon se sont atténuées, avec environ 5 points de base de relèvement désormais attendus plus tard ce mois-ci (un point de base, ou « pb », vaut 0,01 point de pourcentage). Cela fait suite à des propos du gouverneur Ueda qui n’ont pas clairement préparé les marchés à une hausse rapide à court terme. Selon un article de Bloomberg, la BoJ compte surveiller jusqu’au dernier moment l’impact sur l’économie et les prix, ainsi que les évolutions au Moyen-Orient. Le papier mentionne aussi de possibles divergences de vues entre responsables de la BoJ. Une hausse des taux en avril n’est pas exclue, mais elle semble moins probable. Ce report d’un durcissement de la politique monétaire (c’est-à-dire une politique visant à rendre le crédit plus cher, souvent via des hausses de taux) accroît la pression sur le gouvernement pour envisager une action directe en soutien au yen. Nous avons déjà vu cette situation, notamment au printemps 2024, lorsque des avertissements similaires avaient précédé une intervention directe sur le marché (achat/vente de devises par l’État pour influencer le taux de change). Une fois le seuil de 160,00 franchi à l’époque, les autorités étaient intervenues et avaient dépensé plus de 9 000 milliards de yens, provoquant une chute nette et rapide de l’USD/JPY. Le ton employé aujourd’hui par les responsables laisse fortement penser qu’un scénario comparable pourrait se reproduire. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, ici le taux de change), cela signifie que la volatilité implicite des options sur le yen (volatilité « anticipée » par le marché et intégrée dans le prix des options) pourrait augmenter dans les prochaines semaines. Le risque d’un mouvement soudain et violent rend les positions « au comptant » (achat/vente directe de la devise, sans option) plus dangereuses. Les investisseurs peuvent envisager d’acheter des options, par exemple des options de vente (« puts ») sur l’USD/JPY, afin de tirer parti d’une probabilité accrue de correction baissière déclenchée par une intervention. La cause de fond de la faiblesse du yen reste l’écart de taux d’intérêt très important entre le Japon et les États-Unis. Avec le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans autour de 4,5% et l’équivalent japonais près de 0,9%, l’écart dépasse 360 points de base. Cela rend rentable le fait d’emprunter en yen pour acheter des dollars, une stratégie appelée « carry trade » (stratégie consistant à se financer dans une monnaie à bas taux pour investir dans une monnaie à taux plus élevé), ce qui continue de peser sur la devise japonaise.

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USD/INR recule vers 93,20 alors que la roupie se renforce, portée par l’optimisme quant à un cessez-le-feu durable entre les États-Unis et l’Iran

La roupie indienne a ouvert en légère hausse face au dollar américain jeudi, ramenant l’USD/INR vers 93,20. Ce mouvement fait suite à de meilleures anticipations d’un cessez-le-feu durable entre les États-Unis et l’Iran. La baisse de la demande d’actifs refuges (placements jugés plus sûrs en période de stress) pèse sur le dollar, tandis que les actifs plus risqués sont davantage achetés. Le président américain Donald Trump a déclaré que la guerre avec Téhéran était « très proche » de sa fin et a évoqué d’éventuelles annonces dans les deux prochains jours. Le repli de l’USD/INR a été freiné par les importateurs indiens, qui achètent des dollars. Selon Reuters, des banquiers anticipent un potentiel de hausse limité pour la roupie en raison de la couverture des importations (opérations destinées à se protéger contre une variation du taux de change) et de l’intérêt pour sécuriser des dettes en dollars de plus long terme. Les investisseurs institutionnels étrangers (Foreign Institutional Investors, grands fonds non résidents) ont été acheteurs nets d’actions indiennes mercredi, pour 666,15 crores de roupies (crore = 10 millions). En avril, ils ont été acheteurs nets deux jours pour un total de 1 338,24 crores, et vendeurs nets les autres jours à hauteur de 41 627,90 crores. Les marchés surveillent aussi les discussions Israël–Liban plus tard dans la journée. Le cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran doit expirer le 21 avril, et Téhéran accuse Washington d’en violer les termes en poursuivant des attaques contre le Hezbollah au Liban, soutenu par l’Iran. D’un point de vue technique, l’USD/INR évolue près de 93,20 et au-dessus de l’EMA 20 jours à 93,1181 (moyenne mobile exponentielle, indicateur qui donne plus de poids aux cours récents), avec un RSI autour de 52 (indice de force relative, indicateur de momentum entre 0 et 100 ; autour de 50, le marché est neutre). Le support (zone de prix où la baisse tend à se calmer) se situe vers 93,12 puis 92,29. Les résistances (zones où la hausse tend à buter) se trouvent à 94,00 et 95,15.

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Sur fond de tensions dans le détroit d’Ormuz, il voit le dollar regagner du terrain face au yen, s’échangeant légèrement au-dessus de 159,00.

Le dollar américain a effacé une partie de ses pertes face au yen japonais jeudi, ramenant l’USD/JPY juste au-dessus de 159,00. La paire a progressé alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran autour du détroit d’Ormuz ont réduit l’optimisme des marchés sur le processus de paix. Pendant la séance européenne, le dollar a limité son recul face aux principales devises. L’appétit pour le risque (volonté d’acheter des actifs risqués) est resté modéré, mais les menaces iraniennes de restreindre le trafic en mer Rouge et dans le golfe d’Oman, si un blocus américain des ports iraniens se poursuit, ont pesé sur le moral des investisseurs. Les marchés avaient auparavant réagi à des propos du président américain Donald Trump sur des négociations avec l’Iran et la possibilité de nouvelles discussions dans les prochains jours. Par ailleurs, Galia Gamliel, membre du cabinet de sécurité israélien, a déclaré que le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontrera le président libanais Joseph Aoun. Au Japon, la ministre des Finances Satsuki Takayama a indiqué que le Japon et les États-Unis ont convenu de renforcer leur communication sur les taux de change (prix d’une monnaie contre une autre) après une réunion avec le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent. Ces déclarations confirment l’opposition de Tokyo à une baisse jugée excessive du yen, mais la réaction du marché est restée limitée. Plus tard jeudi, l’attention pourrait se porter sur l’enquête manufacturière de la Fed de Philadelphie (sondage régional sur l’activité industrielle) pour avril et sur la production industrielle américaine (mesure de l’activité des usines, mines et services publics) pour mars. Les marchés suivront aussi les discours de John Williams, président de la Fed de New York, et de Stephen Miran, membre du Conseil des gouverneurs de la Fed. Dans ce contexte, la volatilité implicite (niveau de variations attendu par le marché, déduit des prix des options) est un indicateur clé à surveiller, ce qui peut pousser certains investisseurs à utiliser des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour profiter de mouvements rapides. L’indice Cboe/CME FX Yen Volatility (JYVIX), qui mesure la volatilité attendue sur le yen via les options, reste élevé, autour de 12,5, nettement au-dessus des plus bas de 8,0 observés il y a quelques mois. Cela signifie que le marché des options anticipe une forte probabilité de grands mouvements de prix dans les prochaines semaines. Le risque d’une nouvelle intervention de Tokyo (action directe des autorités sur le marché des changes pour soutenir le yen) est désormais très élevé, ce qui rend risquées les positions acheteuses « au comptant » sur l’USD/JPY (acheter la paire sans protection). Pour se prémunir contre une baisse soudaine, acheter des options d’achat sur le yen hors de la monnaie (options qui ne valent rien si le marché ne bouge pas assez, mais protègent en cas de chute) — ou, de façon équivalente, des options de vente sur l’USD/JPY — permet de se couvrir avec un risque limité. Cette approche protège un portefeuille contre un retournement brusque, similaire aux chutes de plusieurs yens observées lors des interventions de l’automne dernier. Pour ceux qui restent positifs sur le dollar en raison de la prudence de la Réserve fédérale sur les baisses de taux, une stratégie de « risk reversal » peut convenir. Elle consiste à acheter une option d’achat sur l’USD/JPY tout en vendant une option de vente sur l’USD/JPY, afin de réduire le coût et de profiter si la paire continue de monter progressivement. Le principal moteur reste l’écart de rendement (différence de taux d’intérêt) : des taux américains au-dessus de 5% contre des taux japonais proches de zéro.

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Le Dr Henry Hao (Commerzbank) estime que la croissance du PIB chinois a atteint 5,0 % au 1er trimestre 2026, réduisant l’urgence de mesures de relance d’envergure

Le PIB chinois a progressé de 5,0% sur un an au 1er trimestre 2026, contre 4,5% au 4e trimestre 2025, et au-dessus du consensus à 4,8%. Le chiffre se situe en haut de la fourchette d’objectif du gouvernement (4,5%–5,0%), ce qui réduit, à court terme, la pression en faveur d’un grand plan de relance (mesures publiques visant à soutenir fortement l’activité). Les données dessinent une économie « à deux vitesses », tirée par l’industrie et la dépense publique. La production industrielle (volume de biens produits par les usines) a augmenté de 5,7% sur un an en mars, au-dessus des 5,5% attendus, tout en ralentissant par rapport à janvier-février, en partie à cause d’un effet de calendrier lié au Nouvel An lunaire. La consommation reste fragile. Les ventes au détail (dépenses des ménages en magasins et en ligne) n’ont progressé que de 1,7% sur un an en mars, sous une prévision de 2,5% et en baisse par rapport aux 2,8% du début d’année, dans un contexte de repli de l’immobilier. L’investissement dans les infrastructures (routes, rails, réseaux, projets publics) a grimpé de 8,9% au 1er trimestre, soutenu par des émissions plus rapides d’obligations d’État (dette publique vendue sur les marchés) depuis fin 2025. Le taux de chômage urbain mesuré par enquête est monté à 5,4%, un plus haut d’un an. Le rapport estime que la croissance plus régulière et l’inflation importée via le pétrole (hausse des coûts venant de l’étranger) réduisent la probabilité de baisses de taux de la Banque populaire de Chine (banque centrale) cette année. La progression de 5,0% au 1er trimestre réduit nettement la probabilité de baisses de taux à court terme. Cette solidité donne aux autorités davantage de marge pour maintenir le cap, d’autant que la hausse des prix du pétrole importé — le Brent (référence mondiale du pétrole) s’échangeant récemment au-dessus de 90 dollars le baril — alimente les craintes d’inflation (hausse générale des prix). Pour les intervenants sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les options), cela plaide pour réduire les positions qui anticipaient un fort assouplissement monétaire (politique visant à rendre le crédit moins cher) et se préparer à une politique plus neutre dans les prochains mois. Ce scénario peut soutenir le yuan, car l’écart de taux d’intérêt avec les grandes économies reste déterminant. En 2025, la devise a été sous pression lorsque la Réserve fédérale américaine (banque centrale des États-Unis) a maintenu des taux plus élevés. Si la PBoC reste désormais inchangée, des stratégies via options (droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) visant un yuan stable ou évoluant dans une fourchette peuvent être envisagées, par exemple vendre des options d’achat très éloignées du prix actuel (faible probabilité d’être exercées) sur la paire USD/CNH (dollar contre yuan offshore, coté hors de Chine continentale). Le contraste entre une industrie solide et des ventes au détail faibles favorise des approches ciblées par secteur plutôt que des paris sur l’ensemble du marché. Des opérations « long/short » (acheter un actif et vendre un autre pour jouer l’écart de performance) peuvent viser cette divergence, par exemple acheter des options d’achat sur des ETF (fonds indiciels cotés) exposés à l’industrie tout en achetant des options de vente sur des indices liés à la consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles). L’objectif est de profiter de l’écart croissant entre des secteurs soutenus par l’État et des ménages plus prudents. La hausse de 8,9% de l’investissement en infrastructures soutient directement les matières premières industrielles. Les contrats à terme (accord d’acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur le cuivre ont déjà progressé de plus de 10% depuis le début de l’année, portés par des importations robustes, ce qui suggère une poursuite de la tendance pour les métaux de base (cuivre, aluminium, zinc). Dans ce contexte, privilégier une exposition aux métaux industriels via contrats à terme ou options paraît plus cohérent que de miser sur un redressement généralisé de l’économie. Malgré le chiffre du PIB, la hausse du chômage urbain à 5,4% constitue un risque majeur et éclaire la faiblesse du moral des ménages. Cette fragilité du marché du travail peut amplifier les réactions si de prochaines statistiques déçoivent les attentes. Les investisseurs peuvent donc envisager des protections contre une baisse des marchés, par exemple via des options de vente sur des indices sensibles à la consommation, afin de se couvrir contre la faiblesse de la demande intérieure.

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EUR/CHF se stabilise près de 0,9230, se redressant depuis 0,9215 après les chiffres d’inflation de mars en zone euro, dans l’attente d’indications de la BCE

L’EUR/CHF s’échangeait près de 0,9230 jeudi, quasiment inchangé sur la séance. La paire a rebondi après un plus bas intrajournalier à 0,9215, à la suite de la révision des chiffres d’inflation de la zone euro pour mars. L’IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé, la mesure officielle de l’inflation comparable entre pays) de la zone euro a progressé de 1,3% sur un mois en mars, après 0,6% en février et au-dessus de l’estimation initiale de 1,2%. Sur un an, l’IPCH a été révisé à 2,6%, contre 1,9%, au plus haut depuis juillet 2024.

Révision de l’inflation en zone euro

L’inflation sous-jacente (inflation « de base », hors énergie, alimentation, alcool et tabac) a ralenti à 2,3% sur un an, après 2,4% en février. Les « minutes » de la réunion de la BCE du 19 mars (compte rendu détaillé des débats) sont attendues plus tard jeudi, avant la prochaine réunion de politique monétaire les 29–30 avril. Les marchés intègrent encore deux hausses de taux de 25 points de base cette année (un point de base = 0,01 point de pourcentage, donc 25 pdb = 0,25 point). Reuters indique qu’une décision en avril paraît peu probable, tandis qu’une hausse en juin est presque totalement anticipée. En Suisse, les minutes de la BNS (Banque nationale suisse) évoquent davantage d’incertitude liée à la guerre au Moyen-Orient. La BNS table sur une croissance du PIB (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) d’environ 1% en 2026 et proche de 1,5% en 2027. La BNS estime qu’un franc suisse plus fort a durci les conditions financières (financement plus coûteux et crédit moins favorable), et que l’inflation pourrait remonter temporairement à cause de l’énergie, avant de refluer. Ces minutes n’ont pas provoqué de réaction immédiate du franc.

Divergence des perspectives de politique monétaire

L’écart entre les trajectoires des banques centrales s’élargit, ce qui ouvre la voie à un renforcement de l’euro face au franc suisse. La BCE subit une pression accrue avec la remontée de l’inflation, tandis que la BNS reste prudente dans un contexte économique incertain. Cette divergence fondamentale plaide pour une progression de l’EUR/CHF dans les prochaines semaines. Le chiffre révisé de 2,6% en zone euro, plus haut depuis juillet 2024, soutient cette lecture. La hausse vient surtout de l’énergie, avec le Brent (référence du pétrole en Europe) repassé au-dessus de 95 dollars le baril, un niveau inédit depuis fin 2025. Comme l’inflation sous-jacente recule, la BCE dispose d’un signal plus clair, ce qui rend un ton plus restrictif (« hawkish », c’est-à-dire plus favorable à des hausses de taux) plus probable. En face, les craintes de la BNS sur une économie molle sont confortées par des données montrant un recul du secteur manufacturier suisse. Le PMI (indice des directeurs d’achats, un baromètre avancé: sous 50, l’activité se contracte) s’est établi à 48,5, deuxième mois de baisse, ce qui renforce la prudence de la banque centrale. Dans ces conditions, une intervention de la BNS visant à renforcer le franc semble peu probable à court terme. Ce contexte renforce l’intérêt des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour se positionner sur une hausse de l’EUR/CHF avant la réunion de la BCE des 29–30 avril. Acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter) avec une échéance en mai ou juin permettrait de profiter d’une éventuelle hausse si la BCE adopte un ton plus restrictif. Le risque est limité à la prime (le coût payé pour l’option). On observe déjà que le marché commence à intégrer cette divergence, dans un contexte de volatilité plus élevée qu’en 2025. La volatilité implicite à un mois sur l’EUR/CHF (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) tourne autour de 7,5%, en nette hausse par rapport à la moyenne de 5,8% l’an dernier. Cela suggère qu’un positionnement dès maintenant peut être pertinent avant une nouvelle hausse de la volatilité autour de la réunion des banques centrales.

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Le brut WTI s’échange juste sous les 90 dollars, en légère hausse dans la fourchette précédente, sur fond d’espoir persistant de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran

Le pétrole brut WTI s’est échangé sous 90,00 $ jeudi et est resté dans la fourchette de la veille. Il s’affichait à 89,35 $ au moment de la rédaction, tandis que les marchés surveillaient les développements au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que les négociations avec Téhéran se poursuivaient et étaient « productives ». Cela a renforcé les anticipations d’une reprise des discussions États-Unis–Iran dans les prochains jours.

Les discussions au Moyen-Orient soutiennent les prix

En Israël, Galia Gamliel, membre du cabinet de sécurité, a indiqué à la radio de l’armée israélienne que le Premier ministre Benyamin Netanyahu rencontrerait le président libanais Joseph Aoun plus tard jeudi. Les informations sur des négociations Israël–Liban ont alimenté l’espoir d’une baisse des tensions régionales. Le blocus américain du détroit d’Ormuz s’est poursuivi, ce qui a limité la baisse des prix du brut. Le détroit d’Ormuz est un passage maritime clé pour les exportations de pétrole. L’armée américaine a affirmé avoir totalement interrompu le commerce maritime de l’Iran, tandis que des responsables iraniens ont averti qu’ils pourraient fermer la mer Rouge si les entraves américaines dans les ports se poursuivent. Selon l’Energy Information Administration (EIA), l’agence statistique de l’énergie des États-Unis, les stocks de pétrole brut ont reculé de 0,913 million de barils la semaine dernière. Cela contraste avec les attentes d’une hausse de 0,2 million et intervient après une progression de 3,081 millions de barils la semaine précédente.

Réductions de l’offre et stratégies face à la volatilité

Mi-avril 2026, le WTI évolue de façon tenace autour de 88 $, soutenu par des facteurs fondamentaux, c’est-à-dire les éléments liés à l’offre et à la demande. L’Opep+ a récemment prolongé ses réductions volontaires de production de 2,2 millions de barils par jour jusqu’au deuxième trimestre, ce qui resserre l’offre mondiale. L’Opep+ regroupe les pays de l’Opep et leurs alliés, dont la Russie. Cependant, les dernières données rendent le marché hésitant. La semaine dernière, l’EIA a signalé une hausse surprise des stocks américains de 2,7 millions de barils, alors que le marché attendait une baisse. Dans le même temps, l’AIE (Agence internationale de l’énergie) a revu l’orientation de la demande mondiale à la baisse en raison d’un ralentissement en Chine, ce qui empêche les prix de progresser nettement. Les risques géopolitiques de 2025 n’ont pas disparu ; ils ont changé de forme. Les tensions en mer Rouge continuent de perturber le transport maritime, ajoutant une prime de risque — un surcoût intégré aux prix pour tenir compte d’un danger — qui soutient le brut. Toute escalade au Moyen-Orient pourrait provoquer un bond rapide des cours, comme lors des épisodes de fortes variations en 2022. Dans ce contexte, la volatilité implicite est élevée, ce qui renchérit les primes d’options (le prix payé pour acheter une option). Les options sont des contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé. Les opérateurs peuvent envisager des stratégies profitant d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre, comme un straddle acheteur, qui consiste à acheter simultanément une option d’achat et une option de vente. Pour ceux déjà acheteurs, l’achat de puts (options de vente) permet de se couvrir contre une baisse brutale en cas de progrès diplomatiques. Pour réduire le coût des options, des stratégies comme le collar, qui combine la vente d’une option d’achat et l’achat d’une option de vente, peuvent protéger contre le risque de baisse. Une autre approche consiste à utiliser des spreads de calendrier, c’est-à-dire des options de même prix d’exercice mais à échéances différentes, afin de miser sur une stabilité à court terme tout en gardant une exposition à un mouvement plus tard dans l’année.

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L’AUD/JPY prolonge son rallye, évoluant près de 114,10 au-dessus de 114,00, les graphiques signalant une dynamique haussière au sein d’un canal ascendant

AUD/JPY a prolongé les gains entamés le 6 avril, autour de 114,10 pendant les échanges européens de jeudi. Le graphique journalier montre la paire en hausse dans un **canal ascendant** (zone de prix encadrée par deux lignes parallèles orientées à la hausse). Le cours évolue au-dessus des **moyennes mobiles exponentielles (MME)** à 9 et 50 périodes (indicateurs qui donnent davantage de poids aux cours récents pour suivre la tendance). Le **RSI à 14 jours** (indice de force relative, qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) dépasse légèrement 70,00, un signal de **surachat** (marché monté trop vite, risque de pause ou de repli). La paire est restée proche d’un plus haut historique à 114,20 atteint plus tôt dans la séance. Le prochain objectif haussier se situe sur le haut du canal vers 114,70. Le premier support se trouve sur la MME 9 jours à 112,76, puis sur la base du canal autour de 111,70. En cas de rupture sous le canal, la MME 50 jours à 110,61 devient le niveau suivant. Un passage sous 110,61 pourrait ramener l’attention vers la zone d’un plus bas proche de deux mois à 108,79. La partie technique de ce rapport a été produite avec l’aide d’un outil d’IA.

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Villeroy de Galhau estime qu’il est trop tôt pour que les marchés anticipent une hausse des taux de la BCE ce mois-ci

François Villeroy de Galhau a déclaré qu’il était trop tôt pour intégrer une hausse des taux lors de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) plus tard ce mois-ci. Il a ajouté qu’il n’existait pas de trajectoire prédéfinie des taux (autrement dit, la BCE ne s’engage pas à l’avance sur une suite de décisions). Il a indiqué que la BCE agirait si nécessaire, mais qu’il n’y avait pas d’urgence à ce stade. Il a précisé que la BCE a besoin d’un volume suffisant de données (un ensemble de statistiques assez complet) avant de bouger. Selon lui, le sujet principal est le risque d’une inflation durable. Il a aussi rappelé que l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) reste proche de l’objectif. Ses déclarations, à elles seules, n’ont pas fait bouger l’euro. En séance européenne, l’EUR/USD a reculé de 0,15% vers 1,1780, le dollar américain se renforçant. Nous retrouvons un schéma connu: les responsables monétaires jugent prématuré que le marché intègre des changements de politique monétaire (anticipations de hausse ou de baisse des taux). En mars, l’inflation en zone euro a ralenti à 2,5%. La BCE continue pourtant de signaler qu’elle peut attendre et veut davantage de données avant de s’engager. Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cela peut favoriser une approche consistant à vendre de la volatilité à court terme sur l’euro. La volatilité désigne l’ampleur des variations de prix. Une banque centrale volontairement vague et dépendante des données a tendance à limiter les mouvements brusques et à maintenir la devise dans une fourchette étroite à court terme. Dans ce contexte, des stratégies comme la vente de straddles ou de strangles sur l’EUR/USD peuvent attirer: un straddle est une position options pariant sur un mouvement, à la hausse ou à la baisse, tandis qu’un strangle est une variante avec des seuils plus éloignés; en les vendant, on mise sur une période de mouvements limités. Cette prudence s’explique aussi par des signaux économiques contradictoires début 2026. Alors que l’inflation globale recule, l’inflation «core» (inflation sous-jacente) reste élevée à 2,8%, et les prévisions de croissance du PIB au 1er trimestre ne sont que de 0,2%. Le PIB (produit intérieur brut) mesure la production totale de biens et services. Cet écart entre pressions de prix qui résistent et croissance faible incite les responsables à attendre, ce qui renforce l’idée d’une absence d’action lors des prochaines réunions.

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Le stratégiste de Rabobank Michael Every estime que les traders sous-estiment les menaces pesant sur l’approvisionnement iranien via le détroit d’Ormuz, laissant les contrats à terme sur le pétrole mal valorisés au regard des risques

Un stratégiste de Rabobank estime que les prix actuels des marchés laissent entendre que le conflit avec l’Iran et toute perturbation dans le détroit d’Hormuz sont considérés comme largement réglés. Il décrit des scénarios allant d’une victoire américaine nette sur l’Iran d’ici la deuxième ou la troisième semaine d’avril à des blocages plus longs et à une escalade plus large, certains risques apparaissant davantage dans les échanges physiques de pétrole (achat et vente de barils livrables) que dans les contrats à terme (« futures », contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé). L’Australie devrait dépendre davantage des importations d’énergie après un incendie dans l’une de ses deux raffineries. Dans un contexte d’accidents répétés dans les sites restants à l’ouest du pays, l’article rapporte des avertissements sur des pénuries de diesel pouvant affecter l’activité minière, et relie cela à la baisse des capacités nationales de raffinage (capacité à transformer le pétrole brut en carburants). En Europe, Bruxelles a averti les États de l’UE de ne pas stocker le carburant uniquement à l’intérieur de leurs frontières, après avoir précédemment assuré qu’il n’y avait pas de risque de crise énergétique. Il est aussi indiqué que la Commission européenne envisage des taxes plus élevées sur les énergies fossiles que sur l’électricité pour encourager le passage aux énergies renouvelables, alors que les États membres ont fait l’inverse pendant la crise actuelle. Nous voyons les marchés des contrats à terme sur le pétrole intégrer un dénouement du conflit avec l’Iran dès la semaine prochaine, le Brent retombant autour de 105 dollars le baril après ses plus hauts de mars 2026. Cela semble déconnecté de la réalité physique, où le risque d’un blocage prolongé du détroit d’Hormuz reste très élevé. Le calme actuel sur les « futures » semble fragile, comme la stabilité de courte durée observée fin 2025 avant la dernière escalade. Cela suggère que c’est la volatilité elle-même qu’il faut chercher à négocier, car elle paraît nettement sous-évaluée. Alors que l’indice CBOE de volatilité sur le pétrole (OVX, baromètre de la nervosité implicite du marché à partir des options) est passé sous 40 malgré la confrontation navale, des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) à échéance lointaine sur le WTI et le Brent semblent intéressantes pour se couvrir contre un choc d’offre soudain. Un pari sur la hausse des prix pourrait fortement payer si le marché est contraint d’affronter une réalité qu’il a jusqu’ici ignorée. Il faut aussi regarder au-delà du brut, vers les produits raffinés, en particulier le diesel. L’incendie récent à la raffinerie de Lytton en Australie met en lumière un problème mondial de capacité de raffinage, alors que le pays importe déjà plus de 90% de ses besoins en carburants raffinés. Cela crée une opportunité sur l’écart de raffinage (« crack spread », différence entre le prix des carburants comme le diesel et le prix du pétrole brut), en pariant que le prix du diesel montera plus vite que celui du brut. En Europe, la politique se heurte aux besoins, Bruxelles poussant à relever les taxes sur les énergies fossiles tout en avertissant de risques de pénurie. Les données récentes d’Euroilstock au début d’avril 2026 montrent des stocks de distillats moyens (carburants comme le diesel et le kérosène) au plus bas depuis 15 ans, rendant la région très vulnérable à toute rupture d’approvisionnement. Cette variable politique ajoute un risque supplémentaire de hausse des prix, que des modèles de trading automatisés pourraient ne pas intégrer.

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EUR/USD rebondit, mais pourrait corriger ; la hausse de taux de la BCE en avril s’estompe, celle de juin reste intégrée, tandis que les responsables réévaluent leurs options

EUR/USD a effacé toutes ses pertes de mars et est remonté vers 1,18. Ce mouvement intervient alors que les marchés ont revu à la baisse la probabilité d’une hausse des taux de la BCE en avril, tandis qu’une hausse en juin reste entièrement intégrée dans les cours (autrement dit, déjà anticipée par le marché). La BCE devrait maintenir l’option d’une hausse de taux tout en évaluant plusieurs scénarios. Le compte rendu (procès-verbal) de la réunion de la BCE du 19 mars est attendu, avant des prises de parole de plusieurs responsables de la BCE à Washington. ING indique rester prudent sur l’achat d’EUR/USD aux niveaux actuels, autour de 1,18. La banque voit un risque de repli vers 1,1700 en cas de mauvaises nouvelles. Pour les opérateurs sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cette divergence des politiques monétaires ouvre la voie à des positions directionnelles (parier sur une hausse ou une baisse). Comme la BCE devrait baisser ses taux avant la Fed, acheter des options de vente (put : option qui gagne si l’euro baisse face au dollar) sur EUR/USD, avec un prix d’exercice autour de 1,0700 et une échéance en juin, est un moyen clair de se positionner sur une poursuite de la baisse. Cette stratégie permet de profiter d’un recul de l’euro tout en limitant strictement la perte maximale à la prime (le coût) payée pour l’option. La volatilité (ampleur attendue des variations du taux de change) est aussi déterminante. La volatilité implicite (volatilité déduite des prix des options, reflet des variations attendues) sur EUR/USD est remontée à 7,8%, après des points bas proches de 6% plus tôt cette année. Pour ceux qui pensent que la paire pourrait évoluer sans tendance marquée avant un prochain mouvement important, vendre un strangle (stratégie consistant à vendre une option de vente et une option d’achat, toutes deux hors de la monnaie, c’est-à-dire avec des prix d’exercice éloignés du cours actuel) peut être pertinent. Cette position profite de l’érosion de la valeur des options avec le temps (la « valeur temps ») tant que la paire reste dans une fourchette définie. Tout comme il fallait éviter de courir après la hausse vers 1,18 en 2025, les traders doivent aujourd’hui se méfier d’un fort rebond sans changement des fondamentaux (données économiques et politique monétaire). Le principal risque pour une position baissière sur l’euro est une dégradation soudaine des indicateurs américains, qui renforcerait les anticipations de baisses de taux de la Fed. Cela pourrait provoquer une hausse rapide de la paire et forcer les vendeurs à racheter en urgence, amplifiant le mouvement (un « squeeze »).

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