En mars, l’indice des prix à la consommation (IPC) en Italie, en glissement annuel, s’est conformé aux attentes, se maintenant à 1,7 % sur l’ensemble de l’économie.

L’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’inflation) en Italie a progressé de 1,7 % sur un an en mars. Ce chiffre est conforme à la prévision de 1,7 %. Une inflation italienne à 1,7 % ne réserve aucune surprise, et cette stabilité est en soi informative. Elle réduit les attentes de fortes variations à très court terme sur les actifs italiens et, plus largement, sur les marchés de la zone euro. Dans ce contexte, il peut être pertinent d’envisager de vendre des options de court terme sur l’indice FTSE MIB (principal indice boursier italien) pour encaisser une prime (le revenu reçu en échange de la vente de l’option), le risque de choc soudain semblant plus faible. Cette donnée conforte l’orientation actuelle de la Banque centrale européenne (BCE), l’inflation italienne restant sous l’objectif de 2 % de la zone. Avec une inflation agrégée de la zone euro en mars 2026 à 2,2 % (niveau encore un peu trop élevé), la BCE a peu de raisons de relever ses taux directeurs, mais restera prudente avant de les baisser trop vite. En conséquence, les contrats à terme sur taux (instruments qui reflètent les anticipations de taux futurs) devraient évoluer dans une fourchette étroite, en intégrant plutôt une baisse de taux vers la fin du troisième trimestre qu’avant. Côté volatilité (ampleur des fluctuations de prix), l’indice VSTOXX — qui mesure la volatilité attendue sur l’Euro Stoxx 50 — évolue à bas niveau, récemment autour de 16. La publication d’un IPC italien prévisible ne donne pas de raison d’anticiper un sursaut de volatilité dans les prochaines semaines. L’environnement est donc favorable à des stratégies profitant d’un marché sans tendance marquée, comme les « iron condors » (stratégies d’options visant à profiter d’un prix qui reste dans une zone donnée) sur des indices européens. En 2025, une baisse brutale de l’inflation avait ravivé les craintes d’un net ralentissement économique dans la zone euro. À l’inverse, la situation actuelle — inflation faible et stable — est plus facile à gérer pour les marchés. Ce changement explique pourquoi la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) est nettement plus basse qu’il y a un an. Mais le tandem inflation faible et croissance molle — des premières estimations suggérant un PIB italien (valeur totale de la production, indicateur d’activité) limité à 0,1 % au premier trimestre 2026 — pointe vers une économie au ralenti. Cela pourrait se traduire par une moins bonne tenue des obligations d’État italiennes par rapport aux titres allemands. Il faut donc surveiller l’écart entre les contrats à terme sur BTP italiens (titre d’État italien) et sur Bunds allemands (titre d’État allemand de référence) : un élargissement de cet écart peut ouvrir une opportunité de trading.

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Le cuivre proche d’un plus haut en six semaines sur fond de discussions avec l’Iran

Points clés

  • Le cuivre-C s’échange à 6,0654, en hausse de 0,0299 (+0,50 %), après un pic à 6,0696.
  • Le contrat sur le cuivre le plus échangé au SHFE (Bourse des contrats à terme de Shanghai) a progressé de 0,11 % à 102 390 yuans la tonne métrique, après un point haut à 103 130 yuans, un plus haut depuis le 3 mars.
  • À la LME (Bourse des métaux de Londres), le cuivre à trois mois (contrat livrable dans trois mois) a gagné 0,4 % à 13 300,5 $ la tonne, proche du récent plus haut à six semaines de 13 392,5 $. Citi a relevé sa prévision cuivre à 0–3 mois (horizon de prévision très court) à 13 000 $.

Le cuivre a prolongé son rebond, le marché anticipant un impact moins négatif sur la croissance mondiale. L’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran réduit le risque d’un choc énergétique (forte hausse du pétrole et du gaz), ce qui améliore les perspectives de demande pour les métaux industriels (métaux utilisés par les usines et le bâtiment).

Le mouvement est suffisamment large pour rapprocher le cuivre de ses plus hauts à six semaines, à la fois à Londres et à Shanghai.

C’est important, car le cuivre réagit surtout aux perspectives concrètes de demande (usines, construction, réseaux électriques) plus qu’aux titres eux-mêmes.

Quand les opérateurs estiment que le risque de guerre recule, le cuivre se redresse souvent avant que les statistiques ne le confirment.

À court terme, le biais reste haussier tant que la diplomatie réduit les risques extrêmes (« tail risk » : scénario rare mais très dommageable) sur l’énergie et la croissance.

Le risque d’un choc de demande extrême recule

Le changement clé n’est pas seulement l’existence de discussions. Ces espoirs réduisent la probabilité d’un choc majeur de demande mondiale. Citi a relevé sa prévision cuivre à 0–3 mois à 13 000 $ la tonne métrique et a aussi revu à la hausse plusieurs prévisions sur les métaux industriels, estimant que la désescalade réduit nettement le risque d’un coup d’arrêt de la croissance et de la demande.

Cela colle avec les prix. Le cuivre souffrait quand le marché craignait une guerre longue, un pétrole élevé et une activité industrielle plus faible. Avec l’apaisement, les acheteurs reviennent.

Ce rebond ne signifie pas que le risque a disparu. Il signifie que le marché juge moins probable le scénario macroéconomique le plus défavorable.

Shanghai et Londres confirment la tendance

La hausse se voit sur les deux références. Le contrat cuivre le plus échangé au Shanghai Futures Exchange (Bourse des contrats à terme de Shanghai) a pris 0,11 % à 102 390 yuans la tonne métrique, après 103 130 yuans, un plus haut depuis le 3 mars.

Sur le London Metal Exchange, le cuivre à trois mois a gagné 0,4 % à 13 300,5 $ la tonne, proche du récent sommet à 13 392,5 $.

Une telle synchronisation suggère un mouvement global plutôt qu’une tension locale sur l’offre. En Asie comme en Europe, le marché joue la même idée : un risque géopolitique extrême plus faible soutient la demande industrielle et réduit le risque de ralentissement marqué.

Le cuivre a encore besoin d’une demande réelle

La hausse est encourageante, mais elle doit être confirmée par la demande réelle : achats physiques, activité en Chine et évolution des stocks. Le cuivre anticipe souvent l’économie, mais il corrige vite si le scénario cesse de s’améliorer.

Le cuivre est donc mieux orienté à court terme, sans tendance haussière totalement sécurisée. Le mouvement vient surtout du soulagement et d’une réévaluation des risques, pas d’un bond soudain de la consommation constatée.

Le scénario prudent reste positif tant que la peur d’un ralentissement recule, mais une nouvelle accélération suppose des signaux plus nets de demande industrielle et d’activité manufacturière.

Perspectives techniques sur le cuivre-C

Le cuivre évolue autour de 6,06, poursuivant son redressement après un rebond depuis les récents points bas vers 5,42. Le prix approche une zone de résistance (niveau où les ventes augmentent et freinent la hausse) à court terme.

La progression reste régulière, signe d’un intérêt acheteur, mais le rythme ralentit à l’approche de niveaux où l’offre avait déjà pesé.

En analyse technique (lecture des graphiques), la structure devient plus favorable après une phase corrective (recul temporaire dans une tendance). Le prix se maintient au-dessus des moyennes mobiles à 5 jours (5,98) et 10 jours (5,80) (moyenne des prix sur la période, utilisée comme repère de tendance), toutes deux orientées à la hausse et jouant un rôle de soutien immédiat.

La moyenne mobile 20 jours (5,62) se situe plus bas, formant une base plus solide, ce qui suggère que le récent repli s’est stabilisé et que les acheteurs reviennent.

Niveaux clés à surveiller :

  • Support (zone où les achats ont tendance à apparaître) : 5,98 → 5,80 → 5,62
  • Résistance (zone où les ventes ont tendance à augmenter) : 6,10 → 6,23 → 6,52

Le cuivre teste désormais la résistance vers 6,10. Une cassure durable au-dessus pourrait ouvrir la voie vers 6,23, puis potentiellement vers l’ancien sommet proche de 6,52 si la dynamique s’accélère.

À la baisse, 5,98 sert de support immédiat. Une rupture sous ce niveau pourrait ramener le prix vers 5,80, un mouvement qui resterait probablement une correction tant que le prix ne repasse pas sous la moyenne mobile 20 jours.

Dans l’ensemble, le cuivre montre un redressement progressif, avec un contrôle qui repasse peu à peu du côté des acheteurs. La suite dépendra d’un franchissement de 6,10 ou d’une phase de stabilisation après la hausse récente.

Ce que les traders doivent surveiller

La suite dépend de la capacité de la diplomatie à continuer de réduire le risque de choc sur l’énergie et la croissance. Il faudra aussi suivre si la hausse des métaux industriels reste large et si la demande physique confirme les prix.

Si les discussions progressent et que les craintes sur la croissance s’estompent, le cuivre peut rester soutenu près des niveaux actuels. En cas d’échec, le marché pourrait réintégrer une prime de risque sur la demande (surcoût lié à l’incertitude) qu’il vient de retirer.

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L’IPC annuel harmonisé de l’Italie selon les normes de l’UE a dépassé les prévisions, atteignant 1,6 % contre 1,5 % attendu en mars

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, l’indicateur d’inflation comparable dans toute l’UE) en Italie a augmenté de 1,6% sur un an en mars. Le consensus était de 1,5%. La publication de mars dépasse le consensus de 0,1 point de pourcentage. Ces données suggèrent une inflation légèrement plus élevée que prévu sur le mois. Cette légère hausse de l’inflation italienne, à 1,6% contre 1,5% attendu, est un signal modeste mais important. Elle indique que les tensions de fond sur les prix (autrement dit, la dynamique qui entretient l’inflation au-delà des variations ponctuelles) restent plus persistantes qu’anticipé dans la troisième économie de la zone euro. Cela conduit à s’interroger sur la solidité des attentes de marché concernant la vitesse des prochaines baisses de taux de la Banque centrale européenne (BCE). La BCE suivra ces chiffres de près avant sa prochaine réunion, d’autant que l’inflation de l’ensemble de la zone euro en mars se situe autour de 2,3%. Après l’accélération rapide de l’inflation observée en 2025 après une période plus calme, les décideurs chercheront à éviter un scénario similaire. Le chiffre italien alimente l’idée que le retour vers la cible de 2% n’est pas linéaire. Pour les opérateurs de taux, cela implique de réévaluer les positions vendeuses (paris sur une baisse des taux) sur les contrats à terme Euribor et ESTER (des produits dérivés qui reflètent les anticipations de taux d’intérêt à court terme). La probabilité d’une baisse de taux pendant l’été pourrait reculer légèrement, ce qui plaide pour réduire l’exposition aux scénarios d’assouplissement marqué (baisses de taux rapides et importantes). Les rendements implicites (le niveau de taux que le marché « lit » dans le prix des contrats) sur les échéances fin 2026 et début 2027 pourraient ainsi se tendre légèrement dans les prochaines séances. Sur le marché des changes, ces données apportent un soutien limité à l’euro. Une BCE plus prudente tend à renforcer la monnaie. Dans ce cadre, des options d’achat (call, un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) sur EUR/USD peuvent servir de couverture contre une surprise plus restrictive (taux plus élevés que prévu). La volatilité implicite (l’ampleur des variations attendues, déduite du prix des options), restée faible avec un VSTOXX proche de 14 (indice de volatilité actions de la zone euro), pourrait remonter à mesure que la trajectoire des taux devient moins certaine.

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L’IPCH mensuel harmonisé UE de l’Italie a progressé de 1,7 %, au-dessus des 1,6 % attendus (données de mars)

L’indice des prix à la consommation (IPC) italien harmonisé selon les normes de l’UE a augmenté de 1,7% sur un mois en mars. Le consensus était de 1,6%. La publication de mars dépasse les attentes de 0,1 point de pourcentage, ce qui montre que les prix ont un peu plus progressé que prévu sur le mois. En mars, les prix à la consommation en Italie ont augmenté de 1,7% par rapport au mois précédent, au-dessus de notre prévision de 1,6%. Cette surprise haussière suggère que les pressions inflationnistes (hausse généralisée des prix) ralentissent moins vite qu’anticipé. Cette donnée pourrait amener la Banque centrale européenne (BCE, institution qui fixe les taux d’intérêt dans la zone euro) à revoir le calendrier et l’ampleur d’éventuelles baisses de taux. Ce n’est pas un cas isolé: l’inflation totale (taux d’inflation «headline», c’est-à-dire l’indicateur global incluant énergie et alimentation) de la zone euro est aussi restée élevée à 2,6% le mois dernier, sans reculer. Cela réduit une partie du mouvement de désinflation (ralentissement de l’inflation) observé au deuxième semestre 2025. Une hausse des prix qui reste tenace rend plus difficile pour la BCE de justifier les baisses de taux intégrées par le marché pour l’été. Dans les prochaines semaines, il faut envisager un positionnement sur une BCE plus ferme («hawkish», c’est-à-dire davantage orientée vers la lutte contre l’inflation) via des swaps de taux (contrats d’échange de taux d’intérêt), en pariant sur des taux à court terme qui resteraient élevés plus longtemps que prévu. Les marchés de contrats à terme («futures», instruments permettant d’acheter ou vendre un actif à une date future à un prix fixé) qui anticipaient deux nouvelles baisses d’ici la fin de l’année devront s’ajuster. Cette réévaluation des prix de marché («repricing», ajustement rapide des anticipations) peut créer une opportunité pour les intervenants réactifs. Cette statistique est négative pour les obligations d’État italiennes, les BTP. Nous estimons que le rendement (taux exigé par les investisseurs) du BTP à 10 ans, proche de 3,9%, pourrait remonter si les investisseurs réclament une rémunération plus élevée face au risque d’inflation. Vendre des futures sur BTP (parier sur une baisse de prix) ou acheter des options de vente («put», droit de vendre à un prix donné) permet d’exprimer directement ce scénario. Pour les intervenants sur dérivés actions (produits dont la valeur dépend d’un indice ou d’une action), cette inflation persistante pèse sur des indices comme le FTSE MIB et l’Euro Stoxx 50. Des taux durablement élevés peuvent réduire les marges des entreprises (écart entre coûts et revenus) et freiner l’activité. Acheter des options de vente sur ces indices peut servir de couverture (protection) contre une correction boursière.

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Deutsche Bank : le S&P 500 s’est redressé après un point bas en mars, en hausse de 10 % au-dessus du record des 7 000 points

Le S&P 500 a progressé de plus de 10% depuis son plus bas en huit mois du 30 mars (6 343,7) pour clôturer au-dessus de 7 000 en 11 séances. Il a terminé en hausse de 0,80% à 7 023, sur de nouveaux records. Dans des épisodes comparables, l’impact négatif moyen sur le marché dure 15 jours, et un retour complet au niveau d’avant la baisse prend souvent 15 à 20 jours supplémentaires. Ici, le repli a été un peu plus marqué que dans 75% des cas historiques (le 75e percentile est le seuil au-dessus duquel ne se trouvent que 25% des observations), le point bas est arrivé environ une semaine plus tard que la moyenne, et la reprise a été environ une semaine plus rapide. Le Nasdaq a gagné 1,59% à un record, tandis que les « Mag 7 » (les sept très grandes valeurs technologiques américaines) ont pris 2,48%. Par secteurs, l’automobile a bondi de 6,59%, les logiciels de 4,29%, le matériel technologique de 1,57% et les services aux consommateurs de 1,42%. Les secteurs cycliques orientés entreprises ont sous-performé, avec les biens d’équipement (machines, équipements industriels) en baisse de 1,73% et les matériaux (métaux, chimie, etc.) de 1,29%. Les résultats des banques ont aussi soutenu les actions : Morgan Stanley a pris 4,52% et Bank of America 0,97%, sur fond d’allusions à la récente hausse des prix de l’énergie. Avec la faible volatilité actuelle, le VIX (indice qui mesure la volatilité attendue du S&P 500) évoluant autour de 14, tout regain géopolitique soudain pourrait être vu comme une opportunité. Il faudrait être prêt à « vendre la volatilité », c’est-à-dire encaisser une prime en vendant des options, en mettant en place des spreads de puts hors de la monnaie (deux options de vente, l’une achetée et l’autre vendue, avec des prix d’exercice plus bas que le niveau actuel) sur le SPX (indice S&P 500) et le QQQ (ETF répliquant le Nasdaq 100). La leçon du printemps 2025 est que la panique retombe vite, et que la volatilité implicite (volatilité intégrée dans le prix des options) peut chuter plus rapidement que prévu. La vitesse de la reprise de l’an dernier souligne l’intérêt d’utiliser des options pour amplifier une hausse potentielle plutôt que d’acheter uniquement des actions. L’approche privilégiée serait d’acheter des spreads de calls à courte échéance sur le Nasdaq 100 (deux options d’achat, l’une achetée et l’autre vendue, pour limiter le coût et le gain). La hausse en 11 jours a montré qu’il y a peu de temps pour attendre une confirmation une fois qu’un point bas semble en place. Cette stratégie est confortée par les conditions actuelles, même si l’inflation américaine mesurée par le CPI (indice des prix à la consommation) de mars 2026 est ressortie légèrement au-dessus des attentes à 3,1%. Le secteur technologique a continué à publier des résultats solides au premier trimestre, ce qui suggère qu’il reste le moteur du marché. Comme les résultats bancaires avaient soutenu la reprise de 2025, la solidité des fondamentaux de la tech joue aujourd’hui un rôle similaire de soutien. La hausse de 2025 a aussi montré une divergence nette, avec les valeurs cycliques de consommation (dépenses non essentielles) devant les secteurs plus industriels. Il convient donc de regarder des options sur des ETF ciblés, en privilégiant la consommation discrétionnaire (XLY) plutôt que les matériaux (XLB) en cas de baisse du marché. Cette approche permet de capter une reprise plus « nerveuse » (forte sensibilité aux variations du marché), qui n’est pas répartie de façon uniforme dans l’économie.

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USD/CAD poursuit sa baisse vers 1,3700, les traders anticipant un règlement du conflit au Moyen-Orient et un affaiblissement du dollar américain

L’USD/CAD a reculé pour une quatrième séance jeudi, le dollar américain s’affaiblissant plus largement. La paire perd près de 1 % cette semaine, a touché un plus bas de trois semaines à 1,3713, puis est repassée au-dessus de 1,3720. Les marchés ont réagi aux déclarations du président américain Donald Trump, selon lesquelles les États-Unis et l’Iran mènent des discussions « constructives et en cours », avec une possible reprise des pourparlers de paix dans les prochains jours. Cela a réduit la demande de dollar, considéré comme une **valeur refuge** (actif recherché en période d’incertitude). Trump a aussi répété sa menace d’écarter le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, s’il ne part pas à la fin de son mandat en mai. Le mandat de Powell à la tête de la Fed s’achève le 15 mai, tandis que son mandat au Conseil des gouverneurs court jusqu’en janvier 2028. Powell a indiqué qu’il resterait en poste jusqu’à la fin d’une enquête pénale pour une supposée fraude. Cette affaire pourrait retarder de plusieurs semaines la confirmation par le Sénat de son successeur, présenté comme Kevin Warsh (procédure officielle par laquelle le Sénat valide une nomination). Le Canada n’a que peu de publications majeures cette semaine. Côté américain, sont attendus : l’enquête manufacturière de la Fed de Philadelphie pour avril, la production industrielle de mars, ainsi que des interventions du président de la Fed de New York John Williams et du membre du Conseil Stephen Miran. La Fed vise la stabilité des prix et le plein emploi, avec une cible d’inflation de 2 %. Elle tient huit réunions de politique monétaire par an ; son comité compte 12 responsables. L’**assouplissement quantitatif (QE)** consiste pour une banque centrale à acheter davantage d’obligations, ce qui augmente la liquidité et tend à affaiblir le dollar. Le **resserrement quantitatif (QT)** est l’inverse : la banque centrale réduit ses achats (ou laisse ses obligations arriver à échéance), ce qui retire du soutien au marché obligataire et tend à soutenir le dollar.

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Commerzbank : des emplois résilients et un chômage stable soutiennent l’AUD, malgré un sentiment en berne, des anticipations d’inflation en hausse et des risques d’offre

Le dollar australien a progressé après la publication des chiffres du marché du travail australien. Le taux de chômage est resté à 4,3 %, le taux de participation (part de la population en âge de travailler qui a un emploi ou en recherche active) a reculé de 0,1 point de pourcentage, et environ 18 000 emplois ont été créés en mars. Cette hausse de l’emploi est intervenue malgré des indicateurs de confiance plus faibles observés plus tôt dans la semaine. Une enquête auprès des ménages a montré que le chômage attendu (anticipations des consommateurs sur l’évolution du chômage) atteignait son plus haut niveau depuis la pandémie, tandis que l’indicateur d’emploi de l’enquête de conjoncture de l’Australian Industry Group (baromètre des entreprises) est tombé à son plus bas niveau depuis 2020. Les anticipations d’inflation des consommateurs (prévisions des ménages sur la hausse des prix) ont augmenté de 5,2 % à 5,9 % en avril. Les récentes hausses de taux de la RBA (banque centrale australienne) ont été associées à une confiance plus faible, sur fond de conflit avec l’Iran. De meilleures données économiques en provenance de Chine, premier client des exportations australiennes, ont aussi soutenu la devise. Les risques liés au conflit avec l’Iran ont été décrits comme maintenant élevée la probabilité d’un repli (baisse temporaire du cours). L’article précise qu’il a été produit avec l’aide d’un outil d’IA et vérifié par un éditeur.

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Près de 0,5900, le NZD/USD conserve une orientation haussière, malgré l’échec à prolonger son rallye vers un plus haut d’un mois

NZD/USD a progressé pour une quatrième séance, dépassant un plus haut d’un mois avant de se replier. La paire évoluait un peu au-dessus de 0,5900 en début de séance européenne, conservant un biais haussier à court terme après une hausse d’environ deux semaines. Les tensions liées au détroit d’Ormuz et les frappes israéliennes au Liban ont soutenu le dollar américain, qui a rebondi depuis son plus bas niveau depuis fin février. Ce raffermissement du billet vert a limité les gains supplémentaires de NZD/USD, même si les espoirs de discussions États-Unis–Iran et des statistiques chinoises solides ont amélioré l’appétit pour le risque (c’est-à-dire la tendance des investisseurs à privilégier les actifs plus risqués quand le climat est jugé favorable). Sur le plan technique, la paire a franchi la zone 0,5835–0,5840, où convergaient la moyenne mobile simple (SMA, un prix moyen calculé sur un nombre fixe de périodes) à 200 périodes sur le graphique 4 heures et le retracement de Fibonacci de 38,2% (niveaux de correction calculés à partir d’un mouvement précédent) de la baisse janvier–avril. Elle a aussi dépassé le retracement de 50% et 0,5900, ce qui suggère que les replis pourraient attirer des achats. Le RSI (indice de force relative, qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) se situe près de 67, toujours haussier mais sans signal de surachat extrême. L’histogramme du MACD (indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) est plat et légèrement négatif. Les supports se situent à 0,5887, puis 0,5838 et la SMA 200 périodes à 0,5833 ; en dessous, 0,5778 et 0,5681 entrent en ligne de mire. Les résistances se trouvent à 0,5936, puis vers 0,6005, avec un autre obstacle autour de 0,6100. La force actuelle du « Kiwi » (surnom du dollar néo-zélandais) s’appuie sur des facteurs économiques plus solides, contrairement au climat plus spéculatif observé l’an dernier. Les récentes enchères Global Dairy Trade (plateforme de ventes aux enchères de produits laitiers) indiquent une hausse de 4,2% des prix de la poudre de lait entier sur le dernier trimestre, un export clé pour la Nouvelle-Zélande. La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande maintient aussi son taux directeur (Official Cash Rate, principal taux fixé par la banque centrale) à un niveau restrictif de 5,50%, ce qui soutient la devise. Cependant, le dollar américain reste porté par son statut de valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude) dans un contexte de risques géopolitiques persistants. Les tensions dans le détroit d’Ormuz peuvent rapidement doper le dollar, un facteur qui continue de plafonner le potentiel haussier de NZD/USD. Les dernières indications de la Réserve fédérale suggèrent en outre des taux « plus élevés plus longtemps », ce qui limite mécaniquement une hausse marquée de NZD/USD.

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Les prix à la production et à l’importation en Suisse ont augmenté de 0,2 % sur un mois en mars, conformément aux attentes

Les prix à la production et à l’importation en Suisse ont augmenté de 0,2% sur un mois en mars. La hausse correspond à la prévision de 0,2%. Les données de mars, exactement conformes aux attentes à 0,2%, confirment une inflation en amont stable (c’est-à-dire des pressions sur les prix au niveau des producteurs et des importateurs, avant d’atteindre le consommateur). L’absence de surprise renforce notre scénario d’une Banque nationale suisse (BNS) qui ne modifiera pas sa politique monétaire à court terme. Pour les intervenants de marché, cette prévisibilité est l’élément clé. Cette stabilité s’inscrit dans le tableau d’ensemble: l’inflation totale des prix à la consommation (l’indicateur global, incluant l’énergie et l’alimentaire) évolue autour de 1,4%, un niveau jugé confortable par la banque centrale. En remontant dans le temps, cela s’inscrit dans la série de baisses de taux observée jusqu’en 2025, qui a ramené le taux directeur (le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 1,00%. Dans ce contexte, la BNS n’a pas de raison urgente de changer de cap. Dans cet environnement, nous anticipons une poursuite de la baisse de la volatilité implicite sur les actifs suisses (la volatilité implicite est l’amplitude des mouvements de prix attendue par le marché, déduite des prix des options). L’indice de volatilité suisse VSMI oscille déjà autour de 11, et ces données plaident pour des stratégies de vente d’options afin d’encaisser une prime (la prime est le prix payé pour acheter une option). Des approches comme le straddle vendu (vente simultanée d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou le strangle vendu (vente d’une option d’achat et d’une option de vente à des prix d’exercice différents) sur le Swiss Market Index (SMI) peuvent être adaptées. Pour le franc suisse, cela signifie que la devise dépendra davantage des décisions de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine que de la politique intérieure. Avec une BNS sur une trajectoire lisible, privilégier des options sur EUR/CHF et USD/CHF qui profitent d’un marché en range (des cours qui oscillent dans une fourchette, sans tendance marquée) est cohérent. Nous n’anticipons pas de mouvement de rupture majeur du franc dans un sens ou dans l’autre.

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Suisse : les prix à la production et à l’importation sur un an sont restés à -2,7 % en mars, inchangés par rapport à la précédente publication

Les prix à la production et à l’importation en Suisse sont restés à -2,7% sur un an en mars. L’indice combiné demeure donc inférieur à son niveau d’il y a un an. La donnée est inchangée par rapport à la précédente publication. Elle prolonge une série de baisses annuelles. Les prix à la production et à l’importation suivent l’évolution des prix des biens fabriqués en Suisse et des biens achetés à l’étranger. Cet indicateur sert souvent à repérer plus tôt les tensions sur les prix dans la chaîne d’approvisionnement (le parcours qui va des fournisseurs jusqu’au produit final).

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