Semaine à venir : pendant la séance européenne, les contrats à terme sur le WTI (NYMEX) rebondissent au-dessus de 90 dollars après l’avertissement de Trump sur de nouveaux déploiements en Iran

Les contrats à terme sur le WTI (pétrole brut de référence aux États-Unis) sur le NYMEX (bourse de matières premières de New York) ont effacé leurs pertes initiales et s’échangeaient autour de 90 dollars pendant la séance européenne de mercredi. Les cours ont progressé après que *The Washington Post* a indiqué que l’administration américaine prévoit de déployer, dans les prochains jours, plusieurs milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient. Les perspectives sur le pétrole restent incertaines, alors que des informations évoquent une reprise de discussions via le Pakistan entre les États-Unis et l’Iran en vue d’un cessez-le-feu durable (arrêt durable des combats). Le président américain Donald Trump a déclaré à ABC News qu’il ne voyait pas la nécessité de prolonger le cessez-le-feu de deux semaines et qu’une annonce pourrait intervenir d’ici deux jours. Au moment de la rédaction, le WTI s’échangeait près de 90 dollars, mais restait sous la moyenne mobile exponentielle (MME, une moyenne des prix qui donne plus de poids aux données récentes) à 20 jours, à 92,36 dollars. L’indice de force relative (RSI 14, un indicateur de « vitesse » des mouvements des prix) était proche de 49. La MME à 20 jours à 92,36 dollars constitue le premier niveau de résistance (zone où le prix a du mal à monter). Si le cours ne parvient pas à repasser au-dessus, les opérateurs pourraient viser les creux précédents autour de 84,00 dollars.

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En avril, les demandes de prêts hypothécaires MBA aux États-Unis sont passées de -0,8 % à 1,8 %, signalant un regain de la demande.

Les demandes de prêt immobilier (MBA) aux États-Unis ont augmenté à 1,8 % sur la semaine close le 10 avril. La lecture précédente était de -0,8 %. Cette publication indique une hausse de la demande globale de crédit immobilier sur la période, après un repli la semaine précédente. Il convient de rappeler que le bond des demandes de prêts immobiliers observé autour du 10 avril de l’an dernier avait constitué un signal précoce important pour le marché du logement. Cette hausse de 1,8 % était intervenue alors que le taux fixe à 30 ans (un prêt immobilier à taux constant sur 30 ans) était brièvement passé sous 6,5 % pour la première fois depuis plusieurs mois. C’était un premier signe de la résistance du marché immobilier, très attendu par de nombreux acteurs. Cette statistique avait rapidement modifié le sentiment sur la trajectoire attendue de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) pour le reste de 2025. Le marché avait alors cessé d’anticiper l’une des baisses de taux envisagées, ce qui s’était reflété dans les contrats à terme SOFR (instruments financiers qui permettent de parier sur l’évolution des taux courts adossés au taux SOFR) et Fed Funds (contrats à terme liés au taux directeur américain). En conséquence, les positions misant sur une baisse des rendements des bons du Trésor — par exemple des positions acheteuses sur les contrats à terme des obligations à 10 ans (contrats financiers qui répliquent le prix des Treasuries à 10 ans) — avaient été immédiatement sous pression. Cela avait été un moment propice pour s’intéresser aux options d’achat (droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur des ETF de constructeurs immobiliers, comme ITB et XHB (fonds cotés en Bourse qui regroupent des actions du secteur). Après ces données d’avril 2025, le secteur de la construction de logements avait progressé de plus de 15 % jusqu’à l’été puis l’automne. Ceux qui s’étaient positionnés à la hausse en surveillant ces indicateurs avancés de demande avaient bénéficié d’un avantage. Cette légère hausse avait aussi alimenté, très tôt, le scénario d’atterrissage en douceur (ralentissement de l’économie sans récession) qui a dominé la seconde moitié de 2025. En avril 2026, avec l’indice Case-Shiller des prix des logements (mesure des prix immobiliers sur un an) en hausse de 5,5 % sur un an, on constate que ces données de demandes de prêts avaient constitué un indicateur avancé fiable.

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Semaine à venir : le CGRI avertit que le commerce dans le Golfe et en mer d’Oman pourrait être interrompu si le blocus américain du détroit d’Ormuz contre l’Iran se poursuit

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré mercredi, en séance européenne, qu’il bloquerait les importations et les exportations dans le Golfe et la mer d’Oman si le blocus américain dans le détroit d’Ormuz visant les navires iraniens se poursuit. Cette déclaration fait suite à un article du *Washington Post* selon lequel l’administration américaine prévoit de déployer, dans les prochains jours, plusieurs milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient afin d’accroître la pression sur l’Iran et d’inciter Téhéran à conclure un accord avec Washington. Face aux menaces de fermeture du détroit d’Ormuz, il faut s’attendre à une forte hausse des prix du pétrole et à une volatilité élevée (c’est-à-dire des variations rapides et importantes des cours). Les contrats à terme (des accords pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) sur le Brent ont déjà réagi, gagnant 4% à plus de 98 dollars le baril lors des échanges nocturnes. Ce mouvement montre que le marché prend au sérieux le risque d’une interruption majeure de l’approvisionnement. La stratégie la plus directe consiste à s’exposer à la hausse du pétrole via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend du prix du pétrole) dans les prochaines semaines. Nous envisageons d’acheter des options d’achat (« call », qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) sur les contrats à terme WTI et Brent, avec des échéances d’un à deux mois. Cette approche offre un potentiel de gain si la crise s’aggrave, tout en limitant le risque à la prime payée (le prix de l’option). Une autre piste consiste à trader la volatilité elle-même. L’indice OVX de la CBOE, qui mesure la volatilité implicite du pétrole (la volatilité « anticipée » par les prix des options), a bondi de plus de 15% cette semaine, à un plus haut depuis l’aggravation des perturbations du transport maritime en mer Rouge fin 2025. Acheter des options ou d’autres instruments liés à la volatilité peut être profitable, car l’incertitude devrait rester élevée. Cette situation rappelle des épisodes passés où des menaces sur cette voie maritime stratégique ont déclenché une panique immédiate. On se souvient de la hausse de plus de 10% du pétrole en une seule séance en septembre 2019 après les attaques contre des installations saoudiennes. De même, les tensions début 2024 ont brièvement propulsé le brut au-dessus de 100 dollars, illustrant la sensibilité du marché à la région. L’importance stratégique du détroit est majeure, ce qui rend ces menaces crédibles. Selon les données du dernier trimestre 2025, près de 21 millions de barils par jour — environ 20% de la consommation mondiale quotidienne — y transitaient, ce passage étroit constituant un « goulet d’étranglement » (un point où le trafic peut être facilement bloqué). Toute interruption de ce flux provoquerait un choc d’offre immédiat et sévère pour l’économie mondiale.

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Après un jour férié, la roupie indienne se renforce alors que l’optimisme grandit quant à d’éventuels pourparlers USA-Iran de deuxième tour

La roupie indienne s’est appréciée face au dollar américain mercredi, après un jour férié de marché. L’USD/INR a reculé autour de 93,20, porté par la baisse des prix du pétrole et un retour de l’appétit pour le risque, sur fond d’anticipations d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump a déclaré que la guerre avec l’Iran était « sur le point d’être terminée ». Il a aussi indiqué que des équipes américaines et iraniennes pourraient reprendre des discussions au Pakistan d’ici deux jours. L’indice du dollar (DXY, panier qui mesure le billet vert face à plusieurs grandes devises) a légèrement progressé vers 98,15, proche de son plus bas de près de sept semaines à 98,00. Le WTI (pétrole américain de référence) est repassé sous 90,00 dollars, l’espoir d’une trêve pouvant réduire les tensions d’approvisionnement. En avril, les investisseurs institutionnels étrangers (FII, grands investisseurs internationaux) ont été vendeurs nets lors de sept séances sur huit. Ils ont réduit leurs positions de 40.955,81 crores de roupies (environ 409,6 milliards de roupies), dont 5.834,25 crores depuis minuit le 7 avril, soit environ un cinquième du montant de la première semaine. L’inflation WPI de mars en Inde (indice des prix de gros, qui mesure l’évolution des prix au niveau des producteurs) s’est établie à 3,88% sur un an, contre 3% attendu et 2,13% précédemment. L’USD/INR évoluait près de 93,25, avec un support sur l’EMA 20 jours (moyenne mobile exponentielle, un indicateur technique plus réactif qui sert à repérer des niveaux d’appui/résistance) autour de 93,09, et un repli possible vers 92,29 en cas de clôture sous ce seuil. En avril, les FII ont été vendeurs nets lors de sept séances sur huit. Ils ont réduit leurs positions de 40.955,81 crores de roupies, dont 5.834,25 crores depuis minuit le 7 avril, soit environ un cinquième du montant de la première semaine.

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TD Securities : les rendements américains grimpent tandis que les actions progressent ; un PPI plus modéré soutient le S&P 500 ; le PCE de base attendu à +0,26 % sur un mois

Les taux américains ont fortement augmenté mardi tandis que les actions progressaient, laissant le S&P 500 juste sous son record historique. L’inflation des prix à la production (PPI, l’indicateur qui mesure l’évolution des prix facturés par les entreprises à leurs clients en amont de la chaîne) a été inférieure aux attentes sur l’indice global, et le cœur du PCE de mars (core PCE, l’indicateur d’inflation privilégié par la Fed, hors énergie et alimentation) est estimé à 0,26% sur un mois. Avec peu de statistiques majeures à venir, l’attention se porte sur les déclarations officielles et les communications programmées de la Fed. Les responsables de la Réserve fédérale Michael Barr et Michelle Bowman doivent s’exprimer, et le Beige Book de la Fed (rapport de conjoncture fondé sur des retours d’entreprises et d’acteurs locaux, région par région) doit être publié. La commission bancaire du Sénat a indiqué que l’audition de confirmation de la nomination de Kevin Warsh aura lieu le 21 avril à 10h00 (EDT, heure de la côte Est des États-Unis). Les marchés suivent aussi l’évolution au Moyen-Orient, dans le contexte d’un cessez-le-feu en cours. Mercredi, les flux TIC (Treasury International Capital, statistiques qui retracent les achats et ventes transfrontaliers d’actifs américains, dont les Treasuries) devraient être scrutés pour des indices sur les détentions étrangères de Treasuries américains en février. Alors que le S&P 500 se rapproche de son sommet historique autour de 6.200 points, il faut envisager des stratégies qui profitent de l’élan haussier. Le marché mise sur le fait que les prochaines données d’inflation core PCE confirmeront un ralentissement, avec des prévisions proches de 0,26%. Dans ce contexte, acheter des options d’achat à court terme (call options, un droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur les grands indices actions permet de s’exposer au mouvement actuel de prise de risque (risk-on, préférence pour les actifs plus risqués comme les actions). Il faut toutefois rester prudent en attendant le Beige Book et les propos de Michael Barr et Michelle Bowman. Une surprise plus ferme que prévu sur l’inflation (hawkish, ton favorable à des taux plus élevés pour combattre l’inflation), en particulier de la part de Bowman, connue pour sa vigilance sur l’inflation, pourrait rapidement effacer le récent mouvement sur les marchés de taux. Détenir des options de vente de protection (put options, un droit de vendre un actif à un prix fixé à l’avance) sur des instruments sensibles aux taux, comme les contrats à terme sur obligations du Trésor (futures sur Treasuries, contrats standardisés négociés en Bourse), constitue donc une couverture raisonnable contre un changement de ton de la Fed. L’attention portée au conflit au Moyen-Orient ajoute un risque d’événement significatif, susceptible de faire grimper la volatilité sans préavis. L’indice de volatilité du CBOE (VIX, souvent appelé « indice de la peur », qui reflète la volatilité implicite attendue sur le S&P 500 via les prix des options) est passé sous 14, ce qui rend les options d’achat sur le VIX (call sur VIX) relativement peu coûteuses comme assurance de portefeuille face à un choc soudain. Les contrats à terme sur le Brent ont déjà varié de 4% sur la seule dernière semaine au gré des titres sur le cessez-le-feu, ce qui illustre la sensibilité des marchés aux nouvelles géopolitiques. Cette situation rappelle les à-coups observés au troisième trimestre 2025, lorsqu’un rapport d’inflation également modéré a été rapidement éclipsé par des indications prospectives plus dures (forward guidance, communication de la banque centrale sur l’orientation future de sa politique) de la Fed. L’épisode avait déclenché une nette baisse des marchés et montré à quelle vitesse le sentiment peut basculer. Une exposition aux produits dérivés (derivatives, instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) équilibrée, capable de profiter d’un marché calme tout en restant protégée contre les chocs, paraît appropriée.

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Adjudication allemande de Bunds à 30 ans : rendement de 3,57 %, en hausse par rapport aux 3,42 % précédents

L’Allemagne a placé des obligations à 30 ans à un rendement moyen de 3,57 %. Le niveau comparable précédent était de 3,42 %. Le rendement de l’adjudication a progressé de 0,15 point de pourcentage, de 3,42 % à 3,57 %. Cela signifie que le coût du financement à long terme a augmenté lors de cette émission.

Des rendements plus élevés signifient une rémunération plus forte

La hausse du rendement de l’obligation allemande à 30 ans à 3,57 % est un signal clair. Le marché exige une rémunération plus élevée pour détenir une dette à très long terme (c’est-à-dire des obligations remboursées dans 30 ans). C’est un mouvement notable par rapport à 3,42 %. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) de la zone euro pour mars 2026 ressort à 2,8 %, encore au-dessus de l’objectif de 2 % de la Banque centrale européenne (BCE). Cette inflation persistante peut conduire la BCE à repousser les baisses de taux attendues cette année. Le marché anticipe donc des taux directeurs élevés plus longtemps (« higher for longer », autrement dit une période prolongée de taux élevés). Pour nos positions sur les taux, on peut envisager de renforcer des positions vendeuses sur les contrats à terme (futures, produits standardisés négociés en Bourse) sur Bund. Si les rendements montent, le prix des obligations baisse. On peut aussi acheter des options de vente (puts, qui gagnent de la valeur si le prix du sous-jacent baisse) sur le future Buxl (FGBX), qui est le contrat à terme sur l’emprunt allemand très long (longue maturité). La situation rappelle l’automne 2025, lorsqu’une surprise sur l’inflation avait provoqué un ajustement rapide des prix sur le marché obligataire. À l’époque, les rendements avaient bondi de plus de 30 points de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage) en quelques semaines, ce qui illustre la vitesse à laquelle le marché peut réagir quand les anticipations d’inflation changent.

Conséquences pour les actions et les devises

Des taux longs plus élevés pèsent sur les valorisations boursières, ce qui incite à la prudence sur les actions. On peut envisager d’acheter des options de vente (puts) sur l’indice DAX pour se couvrir (hedge, protection) contre un repli du marché. Les secteurs sensibles aux taux, comme la technologie et l’immobilier, paraissent particulièrement exposés. Côté devises, des rendements allemands plus élevés peuvent soutenir l’euro. La paire EUR/USD teste désormais la résistance à 1,1050 (niveau de prix où la hausse a souvent buté), un seuil qu’elle n’a pas franchi depuis plusieurs mois. On peut exprimer une vue haussière sur l’euro en achetant des options d’achat (calls) de courte maturité.

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Cette semaine, deux résultats de l’IA pourraient faire bouger les marchés alors que les bénéfices du S&P 500 progressent de 14 % sur un an

Environ 10 % des entreprises du S&P 500 (le principal indice boursier américain regroupant 500 grandes sociétés) doivent publier leurs résultats d’ici la fin de la semaine prochaine. Le marché attend une croissance d’environ 14 % du bénéfice (profit) sur un an, soit un sixième trimestre consécutif de hausse à deux chiffres. La technologie devrait afficher une progression de plus de 40 %, tandis que la santé est attendue en baisse d’environ 10 %. Les grandes banques américaines, dont Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Wells Fargo et Citigroup, devraient attirer l’attention avec leurs indications sur la qualité du crédit (capacité des emprunteurs à rembourser) et la consommation des ménages. Deux entreprises de semi-conducteurs (puces électroniques), ASML et TSMC, sont aussi au centre des regards. ASML publie le 15/03/2026, avec un BPA (bénéfice par action, c’est-à-dire le profit rapporté à chaque action) attendu à 7,79 $ et un chiffre d’affaires (revenu) de 10,15 Md$ ; le titre gagne environ 38 % en 2026. Au trimestre précédent, les commandes enregistrées (bookings, valeur des commandes reçues sur la période) ont atteint 13,2 Md€, le chiffre d’affaires 9,7 Md€, et le bénéfice net 2,84 Md€. Les points clés portent sur l’évolution de la marge brute (part des ventes restant après les coûts directs de production), l’exposition à la Chine dans un contexte de restrictions à l’exportation, et le niveau des nouvelles commandes après l’envolée du trimestre précédent. La nature des commandes (types de clients et de machines) est également surveillée. TSMC publie le 16/03/2026 (PST, heure du Pacifique), avec un BPA estimé à 3,34 $ et un chiffre d’affaires de 35,33 Md$ ; le titre gagne environ 22 % en 2026. Au trimestre précédent, le bénéfice net a progressé de 35 % sur un an et le chiffre d’affaires trimestriel a dépassé 1 000 Md NT$ (dollars taïwanais), pour un huitième trimestre consécutif de hausse du profit. Les points d’attention incluent l’effet sur les marges des nouvelles usines (fabs, sites de fabrication de puces) en Arizona, au Japon et en Allemagne, la solidité de la demande tirée par l’IA (intelligence artificielle) et les prévisions (guidance, indications de la direction sur les résultats à venir) pour le deuxième trimestre et l’année entière. En avril 2026, la saison des résultats bat son plein, confirmant la hausse des profits attendue. À ce stade, avec environ un quart du S&P 500 ayant publié, près de 78 % des entreprises ont dépassé les estimations de BPA, un niveau supérieur à la moyenne des cinq dernières années. Cela renforce l’idée d’un trimestre solide, même si le marché cherche de nouveaux éléments pour monter. Les écarts entre secteurs se creusent comme prévu. La technologie continue d’afficher des chiffres élevés, portée par les investissements autour de l’IA qui se sont accélérés en 2025. À l’inverse, la santé et certaines valeurs de consommation souffrent de comparaisons annuelles défavorables et de pressions sur les coûts, ouvrant la voie à des stratégies de couverture via options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre une action à un prix fixé) pour être exposé aux leaders technologiques tout en se protégeant contre les retardataires. En mars, la publication d’ASML a installé un ton prudent malgré des chiffres solides. Les commandes record du trimestre précédent n’ont pas été retrouvées, et la direction est restée vague sur les marges brutes, laissant le titre évoluer sans tendance. La volatilité implicite (niveau de variation attendu du titre, intégré dans le prix des options) a depuis reculé, ce qui peut rendre l’achat d’options d’achat (calls, droit d’acheter l’action) moins coûteux avant un prochain catalyseur. Face aux incertitudes sur les règles d’exportation vers la Chine et les commandes à venir, des stratégies visant une hausse tout en limitant le risque peuvent être privilégiées. Un spread haussier de calls (bull call spread : acheter un call et vendre un call à un prix d’exercice plus élevé pour réduire le coût) sur ASML peut permettre de viser un redressement d’ici la fin d’année sans payer le prix complet d’un call seul. Cela permet de profiter du thème IA tout en plafonnant le risque si le contexte géopolitique se dégrade. Les résultats de TSMC ont aussi mis en lumière la tension entre la forte demande liée à l’IA et le coût de l’expansion mondiale. Malgré un chiffre d’affaires solide, le titre a légèrement reculé, le marché intégrant l’impact des nouvelles usines en Arizona et au Japon sur la rentabilité à court terme. Mi-avril, le titre évolue dans une phase de consolidation, signe que le marché attend de nouvelles informations. Pour les détenteurs de TSMC, vendre des calls couverts (covered calls : vendre des calls tout en détenant l’action pour encaisser une prime) avec des prix d’exercice au-dessus des récents plus hauts peut générer un revenu tant que le titre reste dans une fourchette. Pour les autres, acheter des options de vente à longue échéance (puts : droit de vendre l’action) peut servir de couverture à coût limité contre une montée du risque géopolitique. Le prix de cette protection reste raisonnable, l’indice VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent vu comme un baromètre de la peur) évoluant autour de 16, sous son pic du début d’année.

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Semaine à venir : un regain d’optimisme autour du dialogue entre les États-Unis et l’Iran propulse l’AUD/JPY vers 113,50, prolongeant sa hausse pour une troisième séance consécutive

L’AUD/JPY est resté mieux orienté pour une troisième séance, évoluant autour de 113,40–113,50 pendant la séance européenne mercredi. Le mouvement fait suite à une amélioration de l’appétit pour le risque (envie des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués) liée à la perspective d’un deuxième cycle de discussions entre les États-Unis et l’Iran. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il n’envisageait pas de prolonger le cessez-le-feu et qu’il n’en voyait pas la nécessité. Il a aussi indiqué que des discussions pourraient reprendre dès cette semaine, tout en s’opposant à une suspension de 20 ans du programme iranien d’enrichissement d’uranium (activité permettant d’augmenter la proportion d’uranium 235, élément sensible car utilisable pour le nucléaire civil ou militaire). Le gouverneur adjoint de la Banque de réserve d’Australie (RBA, banque centrale) Andrew Hauser a estimé que les mois à venir seraient difficiles pour l’Australie, sur fond de crise énergétique liée aux tensions au Moyen-Orient et de pressions inflationnistes persistantes. Il a ajouté qu’une inflation durable et des contraintes d’offre (capacité limitée à produire et livrer) pourraient accroître le risque d’un scénario proche de la stagflation (faible croissance et inflation élevée en même temps). La paire a aussi été soutenue par un yen plus faible, le Japon dépendant fortement des importations de pétrole du Moyen-Orient. Les prix du pétrole ont progressé, l’incertitude sur les expéditions via le détroit d’Ormuz s’étant accrue après l’instauration d’un blocus par l’armée américaine, ce qui a resserré l’offre (moins de pétrole disponible) et ravivé les doutes sur la poursuite de discussions. Le yen pourrait toutefois trouver un soutien avec les spéculations sur une possible intervention japonaise (action des autorités pour faire bouger le taux de change, souvent via des achats/ventes de devise). Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ, banque centrale) Kazuo Ueda a indiqué que les décideurs devaient surveiller l’impact économique du conflit au Moyen-Orient, avertissant qu’un pétrole plus cher pourrait dégrader les perspectives de croissance du Japon. Nous voyons l’AUD/JPY se rapprocher de 113,50 sur la base d’espoirs fragiles de négociations États-Unis–Iran. Ce sentiment positif est le principal moteur, mais il peut disparaître rapidement si les discussions échouent. Les opérateurs doivent comprendre que la hausse repose sur la spéculation, pas sur des éléments solides. La fragilité de l’économie australienne doit aussi être prise en compte, la RBA ayant évoqué un risque de stagflation. Les dernières données montrent que l’IPC australien (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) reste obstinément au-dessus de 4%, ce qui renforce la crainte que l’économie ne supporte pas un nouveau choc sur les prix de l’énergie. Dans ce contexte, conserver des positions acheteuses sur l’AUD (parier sur une hausse du dollar australien) est risqué au-delà du très court terme. Le pétrole est le facteur clé, le WTI (pétrole américain de référence) s’échangeant actuellement au-dessus de 105 dollars le baril en raison des tensions dans le détroit d’Ormuz. Les flambées de prix de l’énergie de 2025 ont montré à quel point l’économie japonaise, dépendante des importations, souffre, ce qui affaiblit le yen. Cette dynamique soutient actuellement l’AUD/JPY, mais elle a aussi un revers en pesant sur la croissance mondiale.

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Lors des échanges européens, la paire GBP/USD évolue autour de 1,3565, juste sous son plus haut de deux mois proche de 1,3590.

GBP/USD a évolué de façon stable près de 1,3565 lors de la séance européenne de mercredi, non loin du plus haut de presque deux mois à 1,3590 atteint mardi. Le marché a adopté un mode « prise de risque » (les investisseurs acceptent davantage de risque et achètent des actifs comme les actions) après des espoirs de cessez-le-feu durable entre les États-Unis et l’Iran. Les contrats à terme sur le S&P 500 (prix négociés aujourd’hui pour l’indice à une date proche) ont conservé les gains de mardi autour de 6.970, tandis que l’indice du dollar (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) évoluait près d’un plus bas de plus de six semaines à 98,00. Le président américain Donald Trump a déclaré ne pas voir la nécessité de prolonger le cessez-le-feu de deux semaines et s’attendre à ce qu’une trêve permanente puisse être conclue sous deux jours. Les marchés attendent les propos du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, lors d’un panel du FMI (Fonds monétaire international) plus tard mercredi. Les chiffres du PIB mensuel britannique (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) de février sont attendus jeudi. Sur le plan technique, le GBP/USD est resté au-dessus de l’EMA 20 périodes (moyenne mobile exponentielle, indicateur qui lisse les prix en donnant plus de poids aux cours récents) à 1,3395, ainsi que du retracement de Fibonacci à 50 % (outil d’analyse technique basé sur des proportions pour repérer des zones de correction possibles) à 1,3516. Le RSI 14 périodes (indice de force relative, indicateur de momentum qui mesure la vitesse des variations de prix) se situait près de 62. Les supports (zones où la baisse peut ralentir) sont vus à 1,3516 puis sur le retracement de 38,2 % autour de 1,3432. Les résistances (zones où la hausse peut buter) se situent au retracement de 61,8 % à 1,3599, puis à 1,3718, avec 1,3870 identifié comme un plus haut de cycle (sommet marquant sur une période).

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Cette semaine, l’indice du dollar américain évolue autour de 98,00, faisant du billet vert la devise la plus faible du G8.

L’indice du dollar américain (DXY) s’échangeait juste au-dessus de 98,00, son plus bas niveau depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février. Cette semaine, le dollar a été la devise la plus faible parmi celles des pays du G8. Le DXY a reculé de près de 1% cette semaine et il est en baisse de plus de 2% depuis l’annonce d’un cessez-le-feu la semaine dernière. Les marchés se sont concentrés sur la possibilité d’une reprise prochaine des discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran. Mardi, le président américain Donald Trump a déclaré que des négociations avec l’Iran pourraient reprendre bientôt, dans une interview au New York Post. L’Iran n’a pas commenté. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a indiqué que les discussions devraient reprendre cette semaine. Les données de l’indice des prix à la production (PPI) de mars — un indicateur des prix pratiqués par les entreprises à la sortie des usines — ont montré une inflation annuelle de 4,0%, contre 3,4% en février. C’est inférieur aux 4,6% attendus par le marché. Le PPI « core » (prix hors alimentation et énergie, c’est-à-dire une mesure qui retire les composantes très volatiles) est resté à 3,8% sur un an, inchangé par rapport à février. Là encore, c’est en dessous des 4,2% anticipés. Revenir sur la chute du DXY vers 98,00 à la même période l’an dernier, en avril 2025, donne une grille de lecture utile pour le marché actuel. À l’époque, l’ambiance était favorable à la prise de risque (« risk-on », quand les investisseurs délaissent les actifs jugés sûrs pour acheter des actifs plus risqués) grâce à des facteurs de détente, combinée à des statistiques d’inflation modérées. Cette configuration ressemble à celle d’aujourd’hui. Avec un indice du dollar qui évolue actuellement juste sous 101,50 après la baisse des tensions navales en mer de Chine méridionale la semaine dernière, nous anticipons une pression baissière comparable. En 2025, la situation avait été renforcée par un PPI inférieur aux attentes, ce qui avait réduit la pression sur la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine). Nous venons de voir l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) de mars 2026 ressortir à 2,9%, légèrement sous le consensus de 3,0% et marquant un deuxième mois consécutif de ralentissement de l’inflation. En conséquence, les contrats à terme sur les taux de la Fed (« Fed funds futures », qui reflètent les anticipations du marché sur les décisions de taux) n’intègrent plus qu’environ 20% de probabilité d’une hausse de taux cet été, contre plus de 50% le mois dernier. Pour les intervenants de marché, cela ouvre la voie à un positionnement en faveur d’un affaiblissement supplémentaire du dollar. On peut envisager d’acheter des options de vente (« puts », des contrats qui gagnent en valeur si l’actif baisse) sur le DXY ou sur des ETF liés (fonds cotés en Bourse qui répliquent un indice), en visant un retour vers le seuil psychologique de 100,00 dans les prochaines semaines. Vendre des contrats à terme sur le dollar (« futures », engagements standardisés d’achat/vente à une date future) contre un panier de devises de pays exportateurs de matières premières — dites « devises de commodités » — semble aussi attractif si l’appétit pour le risque s’améliore. Une leçon majeure de l’épisode du cessez-le-feu avec l’Iran en 2025 avait été l’effondrement de la volatilité sur le marché des changes (la volatilité mesure l’ampleur des variations de prix). L’indice CVOL du CME sur la volatilité du dollar — un baromètre construit à partir des prix des options — avait chuté de près de 15% dans la semaine qui avait suivi l’annonce des discussions de paix en 2025. On observe une baisse similaire de la volatilité aujourd’hui, ce qui rend les stratégies acheteuses d’options moins coûteuses qu’il y a un mois.

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