Le pétrole est-il la meilleure couverture contre l’inflation ? Pétrole vs or en 2026

À retenir

  • Le pétrole est l’un des moteurs les plus directs de l’inflation, car il pèse sur le transport, la production et les biens du quotidien
  • Quand le pétrole monte, la hausse des coûts se propage à l’ensemble de l’économie et augmente les prix payés par les ménages
  • Un dollar américain plus faible soutient souvent le pétrole, ce qui entretient la hausse des prix
  • Contrairement à l’or (qui protège surtout en période de peur), le pétrole résiste mieux quand l’inflation vient de la croissance ou d’un choc d’offre (baisse de l’offre disponible)
  • Le pétrole donne aux traders une exposition immédiate aux anticipations d’inflation (ce que le marché attend pour l’évolution des prix), ce qui en fait un instrument macroéconomique très réactif
  • Mais si le pétrole monte trop, il peut freiner la demande et provoquer une récession, ce qui finit par inverser la tendance

Pourquoi le pétrole compte plus que l’or face à l’inflation actuelle

Alors que la valeur réelle de l’argent baisse et que les monnaies perdent du pouvoir d’achat sous l’effet de l’inflation, se couvrir (protéger un portefeuille contre une hausse des prix) devient indispensable.

Si l’or a longtemps dominé le rôle de valeur refuge (actif recherché en période de stress), le pétrole s’impose de plus en plus comme l’actif le plus directement lié à l’inflation. Contrairement à l’or, qui réagit surtout à la peur et à l’incertitude, le pétrole est au cœur de l’économie réelle. Il ne se contente pas de refléter l’inflation: il y contribue.

Dans un contexte de tensions géopolitiques, d’offre d’énergie instable et de politique monétaire (décisions des banques centrales sur les taux et la liquidité) difficile à anticiper, le pétrole n’est plus une simple matière première (ressource physique comme le pétrole, le blé ou le cuivre). Il devient un indicateur en temps réel de l’inflation et un outil pour s’y adapter.

Comment le prix du pétrole alimente-t-il l’inflation mondiale?

Le pétrole est un pilier de l’activité économique mondiale. De l’industrie au transport, son effet traverse presque toute l’économie.

Quand le prix du pétrole augmente, les effets sont rapides et étendus :

  • Le coût des carburants augmente (essence, diesel, kérosène)
  • Le transport devient plus cher par route, mer et air
  • Les coûts de production augmentent dans les usines et les secteurs très consommateurs d’énergie

La hausse se répercute ensuite: des coûts de transport et de production plus élevés arrivent jusqu’aux prix à la consommation, ce qui accentue l’inflation.

En clair: quand le pétrole monte, beaucoup de prix montent aussi.

Les données confirment ce lien. Une hausse de 10% du pétrole peut ajouter environ 0,3% à 0,5% d’inflation dans les économies avancées, avec un effet plus fort dans les pays émergents dépendants des importations d’énergie.

La poussée d’inflation entre 2021 et 2023 en a donné un exemple net. Les coûts de l’énergie ont été un facteur clé des plus hauts niveaux d’inflation depuis des décennies aux États-Unis et en Europe.

Dollar, matières premières et spirale inflationniste

Le rôle du pétrole comme protection contre l’inflation se renforce si l’on regarde le dollar américain.

Comme le pétrole est coté en dollars dans le monde, un dollar plus faible rend le pétrole moins cher pour les acheteurs étrangers, ce qui soutient la demande et fait monter les prix. En parallèle, l’inflation réduit le pouvoir d’achat du dollar, ce qui renforce cette pression haussière.

On obtient une boucle :

  • L’inflation affaiblit le dollar
  • Un dollar plus faible pousse les prix des matières premières à la hausse
  • Un pétrole plus cher alimente encore l’inflation

Dans ce schéma, le pétrole devient aussi une réserve de valeur réelle (un actif capable de préserver le pouvoir d’achat). Contrairement aux monnaies fiduciaires (monnaies sans valeur matérielle, comme l’euro ou le dollar), le pétrole est une ressource physique, guidée par la demande, essentielle à l’économie.

Pétrole vs or: deux protections très différentes

Le pétrole et l’or sont tous deux vus comme des protections, mais ils ne réagissent pas aux mêmes situations.

CaractéristiqueOr (valeur refuge)Pétrole (protection contre l’inflation)
Moteur principalPeur, crise, instabilitéCroissance et hausse des coûts
Contexte de marchéPerte de confiance dans le systèmeDemande forte ou choc d’offre (baisse soudaine de l’offre)
Rôle économiqueRéserve de valeur / refugeÉlément central pour produire et transporter

Référence:
Bleu: or
Bougies: pétrole américain

Nouveau facteur: l’inflation technologique tirée par l’énergie

Un changement important est le lien croissant entre énergie et technologie.

Les centres de données (infrastructures qui hébergent les serveurs et le cloud) consomment beaucoup d’électricité. À mesure que la demande en numérique augmente, la dépendance à l’énergie progresse, encore largement fournie par les énergies fossiles.

Conséquence:

Le coût de la technologie dépend désormais du coût de l’énergie.

Quand l’énergie augmente, les coûts d’exploitation des centres de données montent, puis se répercutent sur les entreprises et, au final, sur les consommateurs. Un secteur autrefois associé à la baisse des prix (désinflation) peut désormais contribuer à l’inflation via la demande d’énergie.

Ce changement de fond renforce le rôle du pétrole dans la dynamique actuelle des prix.

Le pétrole comme instrument de trading

Pour les traders, le pétrole offre une caractéristique rare: une exposition directe et immédiate aux anticipations d’inflation.

Trader le brut, qu’il s’agisse du Brent ou du WTI (deux références de prix du pétrole), ne se résume plus à l’offre et la demande. Le prix intègre aussi :

  • Les anticipations d’inflation
  • Les perspectives de politique monétaire (probable trajectoire des taux)
  • La force des devises, surtout du dollar américain

Autrement dit, trader le pétrole revient souvent à trader la vision du marché sur les pressions de prix à venir.

Une relation inter-marchés (lien entre marchés différents) parmi les plus lisibles apparaît sur USD/CAD (taux de change dollar américain/dollar canadien). Grand exportateur, le Canada profite d’un pétrole plus cher, ce qui soutient le dollar canadien. En parallèle, l’inflation peut peser sur le dollar américain.

Résultat: un pétrole en hausse s’accompagne souvent d’un USD/CAD en baisse.

Référence:
Bleu: USD/CAD
Bougies: pétrole américain

Les devises de pays exportateurs de matières premières (« devises de matières premières ») prolongent ainsi le thème pétrole-inflation.

Les limites du pétrole comme protection

Le pétrole n’est pas une protection parfaite.

À des niveaux extrêmes, il peut passer de moteur de l’inflation à frein pour la croissance. Quand l’énergie devient trop chère, la demande recule, l’activité ralentit et le risque de récession (baisse marquée de l’activité) augmente.

À ce stade:

  • La demande baisse
  • Le prix du pétrole recule
  • Le scénario d’inflation perd en crédibilité

C’est pourquoi les cycles du pétrole sont souvent rapides et se corrigent d’eux-mêmes.

Autre point: des hausses agressives de taux d’intérêt peuvent casser le lien. Des taux plus élevés renforcent le dollar, ce qui renchérit le pétrole pour le reste du monde et réduit la demande, même si l’inflation reste élevée.

On peut alors observer :

une inflation élevée, mais un pétrole en baisse.

L’essentiel

Le pétrole est au centre de l’inflation et continue de l’influencer.

Il reflète l’activité réelle, se transmet aux coûts dans de nombreux secteurs et réagit vite aux changements d’offre, de demande et de politique économique. Contrairement à certaines protections classiques, le pétrole évolue avec le contexte macroéconomique (la toile de fond économique), en reliant géopolitique, attentes de croissance et prix de marché.

Les grandes questions

1) Comment le pétrole agit-il comme moteur direct de l’inflation?

Le pétrole soutient l’activité mondiale et intervient dans la production, le transport et les biens du quotidien. Quand son prix monte, l’essence, le diesel et le kérosène augmentent rapidement. Ces surcoûts se répercutent sur le transport et l’industrie, puis sur les prix payés par les ménages.

2) Pourquoi le pétrole est-il parfois une meilleure protection contre l’inflation que l’or?

Les deux protègent, mais pas contre les mêmes risques. L’or sert surtout en cas de stress financier et de perte de confiance. Le pétrole est plus lié à la croissance et à la hausse des coûts. Comme il pèse directement sur les prix, il peut être un outil plus direct pour traverser une période d’inflation.

3) Quel est le lien entre le dollar américain et le prix du pétrole?

Il existe une boucle de rétroaction (mécanisme qui s’auto-renforce). Le pétrole étant coté en dollars, un dollar plus faible le rend moins cher pour les acheteurs étrangers, ce qui soutient la demande et les prix. En parallèle, l’inflation réduit le pouvoir d’achat du dollar, ce qui peut renforcer la hausse du pétrole. Dans ce contexte, le pétrole peut jouer le rôle de réserve de valeur réelle.

4) Comment les prix de l’énergie influencent-ils la technologie et l’IA?

Les infrastructures numériques, dont le cloud et les centres de données pour l’IA (intelligence artificielle), consomment beaucoup d’énergie. Cela relie davantage le coût de la technologie au coût de l’énergie. Quand l’énergie monte, les coûts d’exploitation augmentent et se répercutent sur les entreprises et les consommateurs. La technologie peut ainsi contribuer à l’inflation via sa consommation d’énergie.

5) Le pétrole peut-il provoquer une récession?

Oui. Si les prix montent trop, ils finissent par réduire la demande et ralentir l’activité. Le risque de récession augmente, la demande de pétrole baisse ensuite et les prix finissent par reculer, ce qui casse le scénario inflationniste.

6) Comment le pétrole influence-t-il la paire USD/CAD?

Le lien est fort car le Canada exporte beaucoup de pétrole. Un pétrole plus cher soutient souvent le dollar canadien. Si, en plus, l’inflation pèse sur le dollar américain, l’USD/CAD tend à baisser.

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Le dollar australien tient bon alors que le repli du pétrole soutient l’appétit pour le risque

Points clés

  • L’AUDUSD s’échange à 0,71328, en hausse de 0,00069 (+0,10 %), après un point haut à 0,71340 et dans le sillage d’un plus haut d’un mois.
  • Les rendements obligataires ont reculé, avec le 3 ans australien à 4,607 % et le 10 ans à 4,932 %, la baisse du pétrole réduisant les craintes d’inflation (hausse durable des prix).
  • Les marchés surveillent les chiffres de l’emploi en Australie : le consensus (prévision moyenne) vise 20 000 créations de postes en mars et un taux de chômage de 4,3 %.

Le dollar australien reste recherché, car les investisseurs reviennent vers les actifs risqués après le repli du pétrole et l’amélioration du climat liée à l’espoir d’un cessez-le-feu. L’AUDUSD évolue autour de 0,71328, après un test à 0,71340, proche de son sommet d’un mois. Le mouvement s’accompagne d’actions (marchés boursiers) mieux orientées, de prix de l’énergie en baisse et d’un dollar américain plus faible.

Ce contexte favorise l’AUD, qui se comporte souvent mieux lorsque les craintes sur la croissance reculent, que les matières premières (pétrole, métaux, produits agricoles) restent stables et que les opérateurs réduisent leurs positions défensives sur le dollar américain (achetées par prudence). La baisse récente du pétrole a atténué le choc inflationniste qui pesait sur les actifs risqués fin mars.

À court terme, l’AUDUSD pourrait rester soutenu tant que l’appétit pour le risque (envie d’acheter des actifs plus risqués) tient et que le pétrole reste en dessous de ses récents plus hauts.

La baisse du pétrole réduit la pression

Le choc énergétique récent compliquait la situation du dollar australien. La hausse du pétrole augmentait le risque d’inflation mondiale, renforçait l’incertitude sur les taux directeurs (taux fixés par les banques centrales) et poussait les investisseurs à davantage de prudence. Avec l’espoir de discussions de paix, le Brent est revenu vers la zone des 94 $ et le WTI (pétrole américain) vers le bas des 90 $, ce qui a réduit la pression.

Cela a aidé les obligations à se reprendre et a donné un peu d’air aux devises sensibles aux rendements (devises qui réagissent beaucoup à la hausse ou à la baisse des taux). Le rendement des obligations d’État australiennes à 3 ans a baissé de 2 points de base à 4,607 %, tandis que le 10 ans a reculé de 2 points de base à 4,932 % après une baisse précédente de 7 points de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage).

La baisse des rendements n’a pas pénalisé l’AUD cette fois, car elle reflétait surtout la détente des craintes d’inflation, plutôt qu’une dégradation des perspectives de croissance.

Pour l’instant, le marché voit le recul du pétrole comme un facteur favorable pour l’Australie : il réduit l’inflation importée (hausse des prix venant de l’étranger) sans signaler, à ce stade, un ralentissement mondial marqué.

Perspectives techniques sur l’AUDUSD

L’AUDUSD évolue près de 0,7133, en progression, et s’approche du haut de sa zone récente après un rebond net depuis les plus bas de début avril.

L’évolution des prix montre un regain de dynamique haussière (tendance à la hausse), la paire montant régulièrement et testant désormais des niveaux juste sous un précédent sommet autour de 0,7187. La configuration suggère que les acheteurs reprennent la main, mais le marché arrive sur une zone décisive.

D’un point de vue graphique, la tendance revient vers une phase de reprise haussière. Le cours se maintient au-dessus des moyennes mobiles 5 jours (0,7101) et 10 jours (0,7023), des indicateurs de tendance qui lissent les variations quotidiennes ; elles montent et servent de soutien à court terme.

La moyenne mobile 20 jours (0,6987) se situe plus bas et forme une base plus solide, confirmant l’amélioration du sentiment à court terme.

Niveaux clés à surveiller :

  • Support : 0,7100 → 0,7020 → 0,6985 (zones où la baisse a souvent du mal à se prolonger)
  • Résistance : 0,7150 → 0,7187 → 0,7240 (zones où la hausse a souvent du mal à se prolonger)

La paire attaque la zone de résistance 0,7150–0,7187. Un franchissement durable (cassure qui tient) ouvrirait probablement la voie vers 0,7240, avec une accélération possible si la cassure se confirme.

À la baisse, 0,7100 joue le rôle de soutien immédiat. Un passage sous ce niveau pourrait entraîner un repli vers 0,7020, sans remettre en cause la reprise tant que la structure générale ne se dégrade pas.

Au total, l’AUDUSD affiche un nouvel élan haussier dans une phase de reprise, tout en testant une résistance majeure. La suite dépend d’un dépassement de 0,7187 ou d’un retour en consolidation (phase d’hésitation dans une fourchette).

Ce que les traders doivent surveiller

La prochaine impulsion dépendra de la tenue du mode « risk-on » (prise de risque) et des chiffres de l’emploi australien. Si le pétrole reste orienté à la baisse, que les actions restent solides et que l’emploi surprend positivement, l’AUDUSD pourrait continuer vers 0,71874.

Si les discussions autour de l’Iran s’enlisent ou si les données sur l’emploi déçoivent, la paire pourrait revenir vers le bas des 0,70.

Questions des traders

Pourquoi l’AUDUSD se maintient-il près d’un plus haut d’un mois ?

L’AUDUSD reste ferme car le recul du pétrole améliore le sentiment de marché, réduit les craintes d’inflation et diminue la demande de dollar américain comme valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude). La paire évoluait récemment autour de 0,7131 à 0,7133 après un plus haut d’un mois proche de 0,7147.

Pourquoi la baisse du pétrole aide-t-elle le dollar australien ?

Un pétrole moins cher réduit le choc inflationniste qui poussait les investisseurs à se protéger. Cela soutient les actions, favorise la reprise du marché obligataire et rend plus attractives les devises liées au cycle économique, comme l’AUD. Le 3 ans australien est descendu à 4,607 % et le 10 ans à 4,932 % avec le recul du pétrole.

Pourquoi la baisse des rendements obligataires n’a-t-elle pas pénalisé l’AUDUSD ?

Ici, la baisse des rendements traduisait surtout une détente des craintes d’inflation, pas une chute des anticipations de croissance. L’AUD a donc profité de l’amélioration du climat de marché malgré des rendements australiens plus bas.

Quelle est l’importance des discussions sur l’Iran pour l’AUDUSD ?

Elles comptent, car elles influencent le prix du pétrole et l’appétit pour le risque. L’espoir d’une reprise des discussions au Pakistan a contribué à ramener le pétrole sous 100 $ le baril et à soutenir les actifs risqués et les monnaies cycliques (liées à la conjoncture).

Qu’est-ce qui soutient l’AUD au-delà du sentiment mondial ?

Le contexte de taux reste un appui. Les marchés voient la Reserve Bank of Australia (banque centrale australienne) comme plus ferme que certaines autres banques centrales, et le marché du travail reste assez solide pour maintenir l’attention sur les rendements.

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Or proche de son plus haut hebdomadaire alors que le dollar reste faible

Points clés

  • L’or au comptant s’est maintenu autour de 4 841,76, tandis que les contrats à terme sur l’or de juin ont progressé de 0,3 % à 4 866,50. (Un contrat à terme est un accord pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé.)
  • Le dollar américain est resté proche de son plus bas niveau depuis plus d’un mois, ce qui a soutenu le métal. (Le métal désigne ici l’or, aussi appelé lingot.)
  • Les opérateurs évaluent désormais à environ 30 % à 33 % la probabilité d’une baisse de 25 points de base des taux de la Fed cette année, contre environ 13 % la semaine dernière, mais loin des deux baisses attendues avant la guerre. (Un point de base = 0,01 point de pourcentage ; 25 points de base = 0,25 %.)

Les cours de l’or sont restés proches d’un plus haut d’une semaine, les marchés attendant des signaux plus nets sur la diplomatie entre les États-Unis et l’Iran. L’or au comptant était stable à 4 841,76 l’once, tandis que les contrats à terme de juin gagnaient 0,3 % à 4 866,50. Après une nette hausse, le marché a marqué une pause, sans prolonger immédiatement le mouvement.

Cette évolution reflète un équilibre entre deux forces. La perspective de nouvelles discussions au Pakistan a réduit une partie de la panique liée au conflit, sans lever l’incertitude sur le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le pétrole) ni sur le choc d’inflation plus large déclenché par la guerre.

Un dollar faible soutient la hausse

Le soutien le plus visible vient des changes. Le dollar est resté proche de son plus bas niveau depuis plus d’un mois, ce qui rend l’or moins cher pour les acheteurs utilisant d’autres monnaies.

Cela a permis à l’or de tenir, même si les marchés adoptaient davantage un mode « prise de risque » : les actions montaient et le pétrole reculait avec le retour des discussions sur d’éventuelles négociations. (Un marché « prise de risque » correspond à des achats d’actifs jugés plus risqués, comme les actions.)

C’est important, car la hausse de l’or ne s’explique pas seulement par la peur. Elle est aussi portée par un dollar plus faible et par une moindre tension immédiate sur le pétrole. Quand ces deux facteurs jouent en faveur de l’or, le métal peut rester solide même sans ruée générale vers les actifs refuges.

Les espoirs de baisse des taux progressent, mais modestement

Les anticipations sur la Fed se sont assouplies, sans créer un environnement franchement favorable à l’or. Les opérateurs voient désormais 30 % à 33 % de probabilité d’une baisse de 25 points de base cette année. C’est un net progrès par rapport à 13 % la semaine dernière, mais cela reste loin du scénario d’avant-guerre, qui envisageait deux baisses en 2026.

L’or se retrouve donc dans une zone intermédiaire. Des rendements plus bas (le rendement est le taux offert par une obligation) et un dollar plus faible aident, mais le marché sait que la Fed peut rester prudente si l’inflation liée à l’énergie persiste. En mars, les prix à la production (mesure des prix payés par les entreprises en amont) ont moins augmenté qu’attendu, mais la hausse sur un an a atteint 4,0 %, un plus haut depuis février 2023 : essence à +15,7 %, kérosène à +30,7 %, énergie au total à +8,5 %. Les prix des services n’ont pas bougé, ce qui a limité la hausse sur le mois.

Perspective technique sur le XAUUSD

Le XAUUSD (le code de l’or face au dollar) évolue près de 4 849, en légère hausse après un rebond depuis un récent point bas vers 4 098, et se stabilise au milieu de sa structure de prix. (Une structure décrit les zones où le prix a souvent réagi.)

Le redressement est régulier, ce qui suggère un retour progressif des acheteurs, mais avec moins de vitesse que lors de la précédente hausse vers le sommet à 5 598. Le prix teste une zone de consolidation à court terme, ce qui peut signaler la formation d’un plancher. (Une consolidation correspond à un prix qui oscille dans une zone sans tendance claire.)

D’un point de vue graphique, la configuration revient vers une phase de reprise haussière. Le prix repasse au-dessus des moyennes mobiles à 5 jours (4 789) et 10 jours (4 745), qui commencent à se redresser et servent de soutien proche. (Une moyenne mobile est la moyenne des prix sur une période, utilisée pour lisser les variations.)

La moyenne mobile 20 jours (4 643) se situe plus bas et forme une base plus solide, ce qui va dans le sens d’un climat à court terme meilleur, tant que des points bas de plus en plus élevés continuent d’apparaître.

Niveaux clés à surveiller :

  • Supports : 4 780 → 4 640 → 4 410 (un support est une zone où les achats apparaissent souvent)
  • Résistances : 4 900 → 5 050 → 5 280 (une résistance est une zone où les ventes apparaissent souvent)

L’or teste actuellement la zone de résistance 4 900. Un franchissement net au-dessus pourrait ouvrir la voie vers 5 050, avec un potentiel supplémentaire si la dynamique haussière se renforce. (La dynamique désigne la force du mouvement des prix.)

À la baisse, 4 780 joue le rôle de soutien immédiat. Une cassure sous ce niveau pourrait entraîner un repli plus marqué vers 4 640, qui resterait toutefois une correction tant que le prix ne réintègre pas l’ancienne zone d’évolution.

Au total, le XAUUSD montre des signaux précoces de reprise dans une phase de stabilisation plus large, avec un retour graduel des acheteurs. La suite dépendra d’un passage au-dessus de 4 900 ou d’un échec qui ramènerait le prix dans sa zone actuelle.

Ce que les opérateurs doivent surveiller

La prochaine impulsion dépendra de la capacité des discussions avec l’Iran à produire un résultat durable, et des chiffres d’inflation américains : des données plus favorables donneraient plus de marge au marché pour anticiper une politique monétaire moins restrictive. (La politique monétaire correspond aux décisions de taux de la banque centrale.)

Si le dollar reste faible et si la diplomatie réduit encore la pression sur le pétrole, l’or pourrait rester près de ses plus hauts de la semaine. Si les discussions échouent et si l’inflation reste élevée, le métal risque surtout d’évoluer sans tendance marquée autour de 4 800.

Questions des traders

Pourquoi l’or se maintient-il près d’un plus haut d’une semaine ?

L’or tient car la baisse du dollar américain soutient la demande, et les investisseurs considèrent les discussions avec l’Iran comme non résolues. L’or au comptant évoluait récemment autour de 4 841,76, après avoir touché son plus haut depuis le 8 avril plus tôt dans la séance.

Pourquoi un dollar plus faible soutient-il le prix de l’or ?

L’or est coté en dollars : quand le dollar recule, l’or coûte moins cher aux acheteurs utilisant d’autres monnaies, ce qui tend à soutenir la demande. Le dollar se situait près de son plus bas niveau depuis plus d’un mois pendant la hausse de l’or.

Pourquoi l’or résiste-t-il alors que les marchés prennent plus de risque ?

L’or profite d’un dollar plus faible et d’anticipations un peu plus favorables de baisse des taux, même si les actions montent et si le pétrole recule. Ce mélange soutient l’or sans besoin d’un mouvement massif vers les valeurs refuges.

Que surveillent les opérateurs dans les discussions avec l’Iran ?

Le marché veut savoir si des discussions au Pakistan peuvent conduire à une désescalade durable et à un trafic plus normal dans le détroit d’Ormuz. Tant que ce n’est pas clair, une partie de la demande « protection » peut rester présente sur l’or.

Comment les attentes sur les taux de la Fed ont-elles évolué ?

Les opérateurs estiment à 30 % à 33 % la probabilité d’une baisse de 25 points de base des taux de la Fed cette année, contre environ 13 % la semaine dernière. Cela reste moins accommodant que l’ancienne anticipation de deux baisses avant l’aggravation du choc lié à la guerre. (Une politique accommodante signifie des taux plus bas, plus favorables au crédit.)

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Selon l’équipe de Danske, la faiblesse du PPI américain de mars a à peine modifié les anticipations de baisse des taux de la Fed, avec une probabilité d’un tiers cette année

L’inflation des prix à la production (PPI, *indice des prix payés par les producteurs*, un indicateur en amont des pressions inflationnistes) a augmenté de 0,5% sur un mois en mars aux États-Unis, en données corrigées des variations saisonnières (c’est-à-dire ajustées pour neutraliser les effets réguliers du calendrier), inchangée par rapport à février et sous le consensus à 1,1%. Les prix des biens ont progressé de 1,6%, tirés par l’énergie (+8,5%), tandis que l’alimentation a reculé de 0,3%. Les anticipations de marché concernant un assouplissement de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) ont peu changé après ces chiffres, avec environ une probabilité sur trois d’une baisse de taux cette année. Le rapport couvre le premier mois complet de la période qualifiée de guerre en Iran. L’indice d’optimisme des petites entreprises de la NFIB (fédération américaine des petites entreprises, indicateur de confiance) a reculé à 95,8 en mars, contre 98,8 en février, passant sous sa moyenne historique de 98,0. Les inquiétudes sur le prix du pétrole ont été citées comme un facteur de dégradation du moral. Les projets d’embauche et la part d’entreprises déclarant des postes non pourvus ont continué de diminuer par rapport à février, ce qui suggère un marché du travail moins tendu. L’appétit pour le risque (la disposition des investisseurs à acheter des actifs plus risqués) a aussi été relié à l’espoir de nouveaux pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran. Les prix du pétrole ont encore reculé de 3 à 4%, et les rendements obligataires mondiaux ont légèrement baissé de quelques points de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage), avec le Treasury américain à 10 ans à 4,25% et le Bund (obligation d’État allemande de référence) à 3,02%. Les Treasuries ont aussi été soutenus par une publication du PPI plus faible qu’attendu. L’inflation reste tenace, la dernière publication de l’indice des prix à la consommation (CPI, l’inflation vue par les ménages) pour mars montrant une hausse de 3,5% sur un an. Cela a poussé les marchés à réduire fortement leurs attentes de baisses de taux de la Fed cette année, n’intégrant plus qu’une ou deux baisses au maximum. La situation rappelle celle observée à la même période l’an dernier. En mars 2025, on avait observé un mélange de signaux comparable, avec un PPI étonnamment modéré. Dans le même temps, l’indice NFIB avait baissé, signalant des craintes sur l’économie et un ralentissement du marché du travail. Malgré ces signaux plus favorables, la Fed n’avait pas montré davantage d’empressement à baisser ses taux. Ce contexte de données contradictoires laisse penser que la volatilité (l’ampleur des mouvements de prix) devrait rester élevée, comme l’illustre l’indice VIX (mesure implicite de la volatilité attendue sur le S&P 500) récemment remonté de moins de 14 à plus de 17. Pour les intervenants, cela peut orienter vers des stratégies profitant des mouvements de prix, comme l’achat de straddles ou de strangles (stratégies d’options qui misent sur un fort mouvement du marché, sans parier sur le sens), sur les grands indices. Ces positions peuvent gagner si le marché baisse ou monte nettement dans les prochaines semaines. Il faut surveiller de près le pétrole, actuellement élevé autour de 85 dollars le baril en raison du regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. On se souvient qu’en 2025, l’espoir de négociations entre Washington et Téhéran avait provoqué une forte baisse du pétrole: toute nouvelle sur ce front peut donc entraîner des mouvements rapides. Couvrir un portefeuille (réduire le risque) via des options sur des ETF pétrole (fonds cotés répliquant le pétrole) ou via des contrats à terme (futures, contrats standardisés sur un prix futur) peut constituer une prudence face à des pics ou replis soudains. Compte tenu de l’incertitude sur la prochaine décision de la Fed, les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) liés aux taux d’intérêt sont importants. Le rendement du Treasury à 10 ans évolue près de 4,6%, un niveau clé qui reflète la difficulté du marché à anticiper la trajectoire de la Fed. Les intervenants peuvent regarder des options sur futures de Treasuries pour se positionner sur une hausse de la volatilité des rendements à mesure que seront publiées de nouvelles données d’inflation et d’emploi.

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Malgré l’optimisme sur l’Iran, l’or s’approche de 4 800 dollars tandis que le dollar conserve ses gains, éloignant les prix de leurs sommets du jour

L’or a reculé après avoir atteint un plus haut de près de quatre semaines, tout en se maintenant au-dessus de 4.800 dollars, alors que le dollar américain s’est repris après être tombé à son plus bas niveau depuis début mars. L’incertitude autour d’un accord durable entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que les tensions autour du détroit d’Ormuz, ont soutenu le dollar et pesé sur l’or. L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU a déclaré que le blocus américain, lancé lundi, constituait une grave violation de la souveraineté, et les Gardiens de la Révolution (IRGC, principale force militaire idéologique de l’Iran) ont indiqué qu’ils riposteraient. Le vice-président américain, JD Vance, a affirmé que Washington recherche un accord plus large sur l’intégration économique de l’Iran, et le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a jugé très probable une reprise des discussions entre les États-Unis et l’Iran. Les statistiques d’inflation américaines ont affaibli l’argument en faveur d’une politique monétaire plus restrictive (c’est-à-dire des hausses de taux pour freiner l’inflation) et ont limité la hausse du dollar. L’indice des prix à la production (PPI, mesure des prix payés par les entreprises en amont de la chaîne) de mars a progressé de 4% sur un an, contre 3,4%, et de 0,5% sur un mois, tandis que le PPI hors alimentation et énergie (mesure « sous-jacente », qui exclut des prix très volatils) s’est établi à 3,8% sur un an. Sur le plan technique, l’or a conservé un biais haussier à proximité de la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur une période donnée) à 200 périodes sur le graphique 4 heures. Le RSI (indice de force relative, oscillateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) s’affichait à 65,5 et le MACD (indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) restait positif, avec une résistance à 4.912,54 dollars, puis 5.134,37 et 5.416,94, tandis que les supports se situent à 4.756,73, puis 4.600,92 et 4.408,14. Étant donné ces forces contraires, nous anticipons une volatilité élevée dans les prochaines semaines. L’indice de volatilité de l’or du CBOE (GVZ, indicateur des anticipations de fluctuations du prix de l’or implicites dans les options) a déjà progressé de plus de 15% depuis le début de l’année, reflétant cette incertitude. Les traders peuvent envisager des stratégies « longues volatilité », comme les straddles ou les strangles (montages d’options visant à profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre), afin de bénéficier d’une forte variation de prix sans avoir à prévoir l’issue de la politique de la Fed ou des événements géopolitiques.

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L’argent évolue près de 81 dollars alors que le dollar se stabilise après ses pertes, l’optimisme sur l’Iran soutenant des perspectives solides

L’argent a reculé mercredi lors des échanges européens, tout en essayant de se maintenir au-dessus de 81,00 $, alors que le dollar américain tentait de se redresser après sept séances de baisse. L’indice du dollar américain (DXY, un indice qui mesure la force du dollar face à un panier de grandes devises) s’est hissé vers 98,10 et est resté proche d’un plus bas de près de sept semaines à 98,00. L’attention du marché reste tournée vers la perspective d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, Donald Trump indiquant qu’un accord durable pourrait être trouvé dans les deux prochains jours. Il a aussi déclaré qu’il ne pense pas qu’il sera nécessaire de prolonger le cessez-le-feu de deux semaines. L’argent fait face à des facteurs contradictoires : l’apaisement des tensions peut réduire la demande d’actifs refuges (placements recherchés en période d’incertitude), tandis que les variations des prix du pétrole influencent les anticipations d’inflation (attentes de hausse des prix). L’outil CME FedWatch (un indicateur fondé sur les contrats à terme qui estime les probabilités de décisions de la Fed) montre 65 % de chances que la Réserve fédérale ne modifie pas sa politique monétaire (ses taux et ses décisions de crédit) cette année. Le XAG/USD (le cours de l’argent coté en dollars) évoluait près de 79,50 $ après des ventes autour de 81,00 $ et restait au-dessus de l’EMA à 20 jours à 75,91 (moyenne mobile exponentielle : un indicateur de tendance qui donne plus de poids aux prix récents). Les cours restaient dans un triangle ascendant sur le graphique journalier (une figure chartiste qui traduit souvent une pression haussière sous une résistance). Le RSI à 14 jours (indice de force relative : un indicateur d’élan qui sert à repérer excès de hausse ou de baisse) est resté dans la zone 40,00–60,00, suggérant une volatilité plus faible (variations de prix moins fortes). Les supports se situent à 75,91 puis 74,51 (zones où la demande peut freiner la baisse), tandis qu’un dépassement de 81,00 pourrait ouvrir la voie vers 85,00.

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Praefcke (Commerzbank) : les espoirs de paix affaiblissent le dollar et soutiennent l’EUR/USD, mais les marchés attendent une direction plus claire du conflit

Des informations évoquant une possible issue diplomatique au conflit au Moyen-Orient ont été associées à un affaiblissement du dollar américain et à un taux de change EUR/USD plus ferme. Les mouvements sur le marché des changes (marché où s’échangent les devises) devraient rester limités tant que la trajectoire du conflit reste incertaine. Un apaisement des tensions plus net serait le moment où les marchés pourraient commencer à évaluer les effets d’un choc pétrolier (forte variation du prix du pétrole) sur l’inflation (hausse générale des prix). Ce scénario a aussi été relié à d’éventuelles réactions des banques centrales (institutions qui fixent notamment les taux d’intérêt) et à des changements d’écarts de taux (différences de rendements entre deux zones), ce qui pourrait amplifier les mouvements de change. Dans ce cadre, le dollar pourrait subir une nouvelle pression si la désescalade (baisse durable des tensions) se confirme. L’EUR/USD pourrait, d’ici là, continuer à progresser graduellement, porté par l’anticipation d’une résolution. Des titres récents suggérant une voie diplomatique au Moyen-Orient ont incité le dollar à reculer. Ce matin, l’EUR/USD évolue autour de 1,0950, réagissant positivement au moindre signe de désescalade. Cela illustre la sensibilité actuelle du marché aux nouvelles géopolitiques, avec l’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) autour de 104,5, en baisse par rapport à des niveaux supérieurs à 106 observés l’an dernier. Pour l’instant, le marché des changes devrait rester attentiste, avec des réactions faibles tant que l’orientation du conflit ne sera pas plus lisible. Fin 2025, l’indice VIX (baromètre de la volatilité attendue sur les actions américaines, souvent appelé « indice de la peur ») avait dépassé 25 lors de la hausse du pétrole, avant de revenir vers 18 avec la reprise de canaux diplomatiques. Cela traduit un marché prudemment optimiste, mais encore exposé au risque d’un retournement soudain. Un apaisement confirmé et durable serait le véritable déclencheur d’un mouvement plus marqué. Ce n’est qu’alors que l’on pourra mieux mesurer l’impact du choc pétrolier de fin 2025 sur l’inflation et ses conséquences pour la politique des banques centrales. La Réserve fédérale (banque centrale américaine) maintient un ton restrictif (priorité à la lutte contre l’inflation via des taux élevés), mais une baisse durable du risque géopolitique pourrait la ramener vers une phase de baisse des taux.

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Pendant huit jours, la GBP/JPY reste bien orientée autour des 215,00, se rapprochant de ses plus hauts de 2008, les tensions à Hormuz pesant sur le yen

Le GBP/JPY a prolongé sa hausse pour une huitième séance, autour de 215,50 en début d’échanges européens mercredi. La paire est restée proche du plus haut de juillet 2008 (un sommet précédent servant de repère technique). Les inquiétudes sur l’instabilité dans le détroit d’Ormuz ont persisté, malgré les anticipations de nouvelles discussions entre les États-Unis et l’Iran. La dépendance du Japon aux importations de pétrole du Moyen-Orient a rendu le yen sensible aux risques liés à un éventuel blocus américain des ports iraniens et à de possibles restrictions des flux via ce passage maritime (route clé pour le transport de pétrole). La livre sterling a été soutenue par l’anticipation d’une Banque d’Angleterre plus ferme (c’est-à-dire davantage enclinte à relever ses taux pour combattre l’inflation). Les marchés intégraient une forte probabilité d’au moins une, voire deux, hausses de taux cette année, les prix plus élevés de l’énergie renforçant les prévisions d’inflation. Les gains supplémentaires du GBP/JPY étaient limités par une probabilité plus élevée d’une hausse de taux de la Banque du Japon lors de la réunion d’avril, ainsi que par le risque d’intervention. L’indice de force relative (RSI, un indicateur technique qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) en données quotidiennes se rapprochait d’une zone dite de « surachat » (niveau où la hausse peut s’essouffler), signalant une possible phase de stabilisation ou un repli. L’attention se portait sur un discours du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, plus tard mercredi, avant des statistiques britanniques attendues jeudi.

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Société Générale estime que la position de Trump sur une fermeture du détroit d’Ormuz et les menaces iraniennes devraient continuer de soutenir les cours du Brent

Les mesures américaines visant à limiter le détroit d’Ormuz, ainsi que les menaces iraniennes, sont présentées comme un soutien aux prix du Brent. Le rapport relie cela à un marché pétrolier mondial plus tendu et à une baisse plus rapide des stocks (c’est‑à‑dire des réserves disponibles). Après l’échec des discussions à Islamabad, le scénario décrit prévoit que le détroit se scinde en deux voies. L’une pourrait être soumise à des mesures iraniennes de transit ou de péage (un droit de passage facturé aux navires), tandis que l’autre pourrait devenir impraticable à cause de mines marines (explosifs placés en mer pour bloquer la navigation). Un arrêt des exportations de brut iranien retirerait, selon les estimations, 1,5 à 2,0 mb/j de l’offre mondiale (mb/j = millions de barils par jour). Le déficit d’offre projeté, mesuré par la baisse des stocks, grimperait à 7,9 mb/j en avril et 6,1 mb/j en mai, après prise en compte des détournements de routes, des releases du SPR (réserves stratégiques de pétrole, c’est‑à‑dire les stocks d’urgence gérés par les États), de la destruction de la demande (baisse de la consommation liée à la hausse des prix ou aux restrictions), et d’autres compensations. La normalisation du marché (retour à un équilibre plus « normal » entre offre et demande) est désormais repoussée de fin avril à mi‑mai. Les stocks mondiaux auraient baissé de plus de 190 millions de barils depuis le début du conflit. Les stocks mondiaux sont estimés à environ 7,9 milliards de barils au total, dont environ 6,2 milliards à terre et environ 1,7 milliard en mer (stockage flottant, c’est‑à‑dire du pétrole conservé dans des navires).

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Avis d’ajustement des dividendes – Apr 15 ,2026

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