Lynn Song d’INGING avertit que la baisse de l’excédent commercial en mars accroît les risques pesant sur la croissance chinoise, alors que les exportations ralentissent et que les importations s’envolent

L’excédent commercial de la Chine en mars est tombé à un plus bas de 13 mois, à 51,1 milliards de dollars, sous l’effet d’un ralentissement des exportations et d’une hausse des importations. Sur le 1T26, l’excédent commercial a totalisé 264,3 milliards de dollars. En dollars, l’excédent du 1T26 a reculé de 2,5% sur un an par rapport au 1T25. En renminbi (la monnaie chinoise, aussi appelée yuan), il a diminué de 4,8% sur un an, une mesure plus utile pour le calcul du PIB (produit intérieur brut, c’est-à-dire la richesse produite dans le pays). Les importations ont augmenté avec la hausse des prix, avec des mouvements plus marqués sur les biens liés aux technologies (équipements et composants informatiques et électroniques). La hausse des prix de l’énergie devrait encore augmenter la valeur des importations dans les prochains mois. Une facture d’importations plus élevée réduirait l’apport des exportations nettes (exportations moins importations) et pourrait freiner le PIB chinois au 1T26. La prévision actuelle d’ING pour le PIB du 1T26 est de 4,7%, mais elle est jugée menacée si ces tendances se poursuivent. Les perspectives dépendent aussi de la demande extérieure (les achats venant de l’étranger) et de la politique commerciale américaine. Le scénario retient l’hypothèse d’absence de nouveaux chocs de droits de douane (taxes sur les importations), sans les exclure. D’après les dernières données de mars, l’évolution du commerce extérieur chinois change sensiblement. L’excédent commercial recule au plus bas depuis 13 mois: les exportations ralentissent tandis que les importations, notamment de produits technologiques, augmentent. Cette baisse des exportations nettes rend la prévision de croissance du PIB de 4,7% au 1T plus incertaine. Cette nouvelle dynamique pourrait aussi peser à court terme sur le yuan. Un excédent plus faible implique moins de dollars convertis en yuan, ce qui réduit le soutien à la monnaie, déjà en repli vers 7,28 pour un dollar. Après la stabilité relative observée en 2025, ces données apportent un facteur structurel de pression supplémentaire au deuxième trimestre. Pour les marchés actions, cela invite à la prudence sur les grands indices chinois. La contribution moindre des exportations nettes, moteur habituel de la croissance, peut peser sur les bénéfices des entreprises et sur le sentiment de marché. Des stratégies de couverture (réduction du risque), comme l’achat d’options de vente (« put », un droit de vendre à un prix fixé) sur de grands ETF (fonds indiciels cotés) exposés à la Chine, peuvent être envisagées avant la publication du PIB du T1. À l’inverse, la hausse des importations met en avant une autre piste, notamment sur les matières premières (pétrole, métaux, etc.). Avec un Brent au-dessus de 95 dollars le baril, le coût des importations d’énergie va encore gonfler la facture extérieure. Cette demande, combinée à une hausse de 14% sur un an des importations de semi-conducteurs (puces électroniques) le mois dernier, suggère une résistance de la demande pour les fournisseurs mondiaux d’énergie et de composants technologiques. Le principal risque reste celui de nouveaux droits de douane américains, qui pourraient casser la dynamique de la demande extérieure. Cette incertitude laisse prévoir davantage de volatilité (variations rapides des prix) dans les prochaines semaines. Des stratégies qui profitent d’une hausse de la volatilité pourraient mieux se comporter, le marché arbitrant entre un signal de croissance intérieure plus faible et une demande mondiale plus solide, mais politiquement sensible.

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Visa établit un plancher à 300 dollars et vise 400 dollars, tandis qu’une tendance haussière achevée cède la place à un repli hebdomadaire

La hausse de Visa depuis le point bas de 2022 est présentée comme achevée, avec une progression en cinq vagues (c’est-à-dire cinq étapes successives de hausse selon l’analyse des vagues d’Elliott) qui se termine par la vague (III) à 375 $. Le titre est ensuite entré dans une correction hebdomadaire, appelée vague (IV). Le repli est décrit comme une figure corrective « double three » (un schéma de correction en deux séquences, généralement notées W-X-Y, qui correspond à des mouvements de consolidation plutôt qu’à une tendance). Le cours est déjà entré dans la zone « Blue Box » 300–264 $, présentée comme une zone extrême (une zone de prix où une réaction devient plus probable). L’analyse anticipe une réaction haussière à partir de cette zone, avec au minimum un rebond en trois vagues (un rebond en trois étapes, typique d’un mouvement correctif). Une nouvelle vague (V) est envisagée au départ de cette zone, avec un objectif compris entre 395 $ et 427 $. L’approche consiste à rechercher des points d’entrée après la fin d’une correction en 3, 7 ou 11 « swings » (un « swing » désigne un segment de hausse ou de baisse, autrement dit une jambe de marché). Elle mentionne aussi une méthode propriétaire appelée « Blue Box », utilisée pour définir des zones de prix où des opérations peuvent être envisagées.

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Scotiabank : le dollar canadien progresse légèrement face à un dollar américain plus faible, à la traîne des principales devises ; l’USD/CAD s’approche de sa valeur d’équilibre à 1,3527

Le dollar canadien a légèrement progressé face à un dollar américain plus faible, mais il a fait moins bien que les autres grandes devises et a reculé face à certaines d’entre elles. L’USD/CAD est jugé proche de sa valeur d’équilibre à 1,3527 (niveau considéré comme « juste »), l’écart se réduisant surtout grâce à la faiblesse du dollar américain plutôt qu’à une vraie force du dollar canadien. La saisonnalité d’avril pour l’USD/CAD est décrite comme nettement baissière (tendance statistique récurrente à la baisse à cette période). Les récents développements politiques n’auraient qu’un effet limité sur les perspectives de change. D’un point de vue graphique, l’USD/CAD est devenu plus baissier après avoir cassé un support de tendance issu du point bas de début mars (niveau de prix qui soutenait la hausse). La paire est aussi passée sous la moyenne mobile à 200 jours (indicateur de tendance de long terme) et sous le retracement de 38,2% vers 1,38 (niveau technique calculé à partir des « retracements de Fibonacci », souvent utilisés pour repérer des zones de support et de résistance). Les pertes approchent le retracement de 50% de la hausse de mars à 1,3745 (niveau médian de correction). Une dynamique baissière de court terme plus forte (vitesse et intensité de la baisse) augmente le risque d’un mouvement vers le haut des 1,36, avec 1,3690 identifié comme le retracement de 61,8% (autre niveau Fibonacci, souvent surveillé comme objectif potentiel). Les tendances saisonnières d’avril jouent clairement en faveur d’une baisse de l’USD/CAD. Sur les 15 dernières années, la paire a terminé le mois d’avril en baisse plus de 70% du temps. Cette régularité suggère une probabilité élevée de pression baissière jusqu’à la fin du mois. Les cassures techniques récentes renforcent ce scénario baissier. Le passage sous la moyenne mobile 200 jours et sous le retracement de 38,2% autour de 1,3800 la semaine dernière a été un signal important, indiquant que la baisse repose sur une dynamique solide. Dans les prochaines semaines, il faut envisager l’achat d’options de vente (put options) sur l’USD/CAD, avec des échéances fin avril ou mi-mai (date d’expiration du contrat). Des prix d’exercice (strike) proches de 1,3700 semblent intéressants, afin de profiter d’un mouvement vers le prochain grand support. Cette stratégie encadre le risque (perte limitée à la prime payée) tout en visant une tendance baissière nette. Cette analyse est appuyée par un écart de fondamentaux économiques (différences de dynamique économique). Aux États-Unis, l’inflation publiée la semaine dernière est ressortie plus faible que prévu à 2,9%, ce qui renforce les paris sur une pause de la Réserve fédérale (Fed), c’est-à-dire un arrêt temporaire des hausses de taux. En parallèle, le pétrole WTI (référence américaine) s’est raffermi de plus de 5% sur un mois, au-dessus de 87 dollars le baril, ce qui soutient le dollar canadien, souvent lié aux matières premières. La position neutre de la Banque du Canada (pas de signal clair de hausse ou de baisse de taux) contraste aussi avec une Fed potentiellement plus accommodante (dovish), donc plus encline à baisser les taux. La dynamique de court terme pointe vers une nouvelle baisse, avec le retracement de 61,8% à 1,3690 comme cible évidente. Le niveau de 1,3745 sera à surveiller, mais le scénario le plus probable reste une poursuite de la baisse. Un échec à tenir ce niveau accélérerait vraisemblablement le repli vers le haut des 1,36.

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Mardi ravive l’optimisme : les contrats à terme sur actions américaines progressent, les valeurs logicielles rebondissent, le rallye technologique se prolonge, tandis que JPM stagne et que les espoirs de paix persistent

Les contrats à terme sur actions américaines ont légèrement progressé mardi, aidés par la hausse de certaines valeurs technologiques. Le sentiment s’est amélioré après que l’Iran a déclaré qu’il n’empêcherait pas les navires d’emprunter le détroit d’Ormuz, après le passage de deux navires cotés en Chine plus tôt, sans intervention américaine. Les actions américaines ont monté, tirées par la consommation discrétionnaire (achats non essentiels), les services de communication et la technologie, tandis que l’énergie a sous-performé, le Brent passant sous 98 dollars le baril. Le S&P 500 a continué d’effacer une partie des pertes liées au début du conflit au Moyen-Orient. JPMorgan a publié un chiffre d’affaires du 1er trimestre en hausse de 10% sur un an à 49,84 milliards de dollars, au-dessus des 49,1 milliards attendus. Le revenu net d’intérêts (marge tirée des prêts, après coût des dépôts) a augmenté de 9% à 25,48 milliards; la banque vise 103 milliards de dollars de revenu net d’intérêts en 2026, tandis que le titre reculait de 0,4%. Les revenus de trading (activité d’achat/vente sur les marchés) ont progressé d’environ 4 milliards de dollars à 23 milliards, et les commissions de banque d’investissement (conseil en fusions-acquisitions et émissions de titres) ont bondi de 28%. La banque souligne la solidité actuelle du consommateur, tout en pointant des risques liés à la guerre et à la volatilité des prix de l’énergie. Les valeurs de logiciels se sont reprises, Oracle gagnant 12% lundi puis encore 6% en début de séance mardi. Oracle reste néanmoins près de 50% sous son sommet de septembre, et affirme que sa technologie permettrait aux consommateurs américains d’économiser 300 millions de dollars par an. La livre sterling a progressé alors que le dollar s’est détendu, malgré des données britanniques plus faibles. Le FMI a abaissé sa prévision de croissance du PIB britannique 2026 à 0,8% contre 1,3%. Lors d’une adjudication de Gilts à 10 ans (obligations d’État britanniques), le rendement ressortait à 4,9% contre 4,76% sur le marché, et les rendements britanniques à 10 ans reculaient de 5 points de base (0,05 point de pourcentage).

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Les stratégistes de Rabobank estiment que l’Autorité monétaire de Singapour (MAS) a resserré sa politique de change, malgré la faiblesse du PIB, afin de contrer les risques d’inflation sous-jacente alimentée par l’énergie.

Les stratégistes de Rabobank indiquent que l’Autorité monétaire de Singapour (MAS, la banque centrale de facto) a durci sa politique via le taux de change pendant le choc énergétique actuel. Cette décision intervient malgré un PIB en baisse au premier trimestre, en raison de la crainte d’une hausse de l’inflation sous-jacente (c’est-à-dire l’inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires). Ils décrivent aussi le rapprochement de l’Indonésie à la fois avec la Russie et les États-Unis. Le président indonésien Prabowo a rencontré Vladimir Poutine à Moscou, tandis que le ministre indonésien de la Défense a accepté de renforcer un partenariat militaire avec les États-Unis. Selon ces informations, ce partenariat autoriserait des survols d’avions militaires américains, offrant au Pentagone de nouveaux couloirs aériens vers le Moyen-Orient et l’Asie. Les stratégistes relient ces évolutions au détroit de Malacca, un passage étroit stratégique (un « goulot d’étranglement ») pour l’énergie et le fret, associé à la fois à l’Indonésie et à Singapour. Ils ajoutent que Singapour s’oppose à de nouveaux « péages » dans des voies maritimes clés. Les stratégistes estiment que les devises asiatiques pourraient réagir aux décisions de politique économique et aux événements géopolitiques. Nous observons que la banque centrale de Singapour adopte une attitude proactive contre l’inflation, une orientation qui s’est renforcée dès 2025. Elle soutient le dollar de Singapour pour compenser la hausse des coûts de l’énergie, malgré des signes de faiblesse de l’économie. Les données récentes montrent une inflation sous-jacente maintenue à 3,1% en mars 2026, ce qui justifie ce durcissement monétaire (une politique dite « restrictive », c’est-à-dire moins favorable à la croissance à court terme mais visant à freiner les prix). Ce renforcement volontaire du dollar de Singapour (SGD) crée une opportunité à court terme pour les cambistes (opérateurs sur le marché des changes). Étant donné l’engagement de la MAS sur cette trajectoire, recourir à des options (des contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) pour miser sur une poursuite de la hausse du SGD face à des devises dont les banques centrales sont plus accommodantes (moins strictes, avec des taux plus bas) apparaît pertinent. Le SGD s’est déjà apprécié de plus de 1,5% face à un panier de devises (une moyenne pondérée de plusieurs monnaies) cette année, et cette tendance pourrait se prolonger. Dans le même temps, il faut surveiller l’équilibre géopolitique délicat de l’Indonésie entre les États-Unis et la Russie. Cette manœuvre diplomatique a des conséquences directes pour le détroit de Malacca, un goulot d’étranglement majeur du commerce mondial. Plus de 84.000 navires ont emprunté le détroit en 2025, transportant près d’un tiers des marchandises échangées dans le monde, ce qui fait de toute instabilité dans la région un risque important.

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Taborsky prévoit une inflation proche de 11 % en Roumanie, au-delà de 10 %, ce qui inciterait la banque centrale à maintenir ses taux inchangés jusqu’en 2026

L’inflation roumaine de mars est passée de 9,3% à 9,9% sur un an, au-dessus des attentes du marché. Elle devrait rester au-dessus de 10% dans les prochains mois et culminer en avril autour de 11%. Cette perspective plaide pour une Banque nationale de Roumanie (BNR) qui maintiendrait ses taux inchangés plus longtemps. Aucune baisse de taux n’est attendue en 2026. En République tchèque, l’estimation finale de l’inflation de mars est attendue après une première estimation rapide (« flash », c’est-à-dire une publication préliminaire) qui est passée de 1,4% à 1,9%, sous les attentes du marché. L’attention se porte sur l’inflation sous-jacente (« core inflation », c’est-à-dire l’inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) après les 2,7% de février. La Banque nationale tchèque (CNB) devrait laisser sa politique monétaire inchangée cette année. L’EUR/CZK est passé sous 24,350 et se rapproche de 24,250, mais un retour durable à 24,250 n’est pas attendu dans le contexte d’incertitudes géopolitiques, alors que deux hausses de taux de la CNB sont déjà intégrées par le marché (c’est-à-dire « pricées », reflétées dans les prix des instruments de marché). En Hongrie, l’EUR/HUF devrait se stabiliser dans une fourchette de 355 à 360.

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GBP/JPY grimpe à des plus hauts depuis 2008 : la hausse des prix du pétrole pèse sur le yen, tandis que l’amélioration du sentiment soutient la livre sur fond d’espoirs de discussions

GBP/JPY a progressé pour une septième séance mardi, autour de 215,60, à son plus haut niveau depuis juillet 2008. La hausse des prix du pétrole a pesé sur le yen, tandis qu’un climat de marché plus favorable, lié au retour d’espoirs de négociations entre les États-Unis et l’Iran, a soutenu la livre. Le pétrole a légèrement reculé après ses récents sommets, sur fond de perspective d’un deuxième tour de discussions à Islamabad. Les cours restent toutefois élevés en raison des tensions autour de la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage maritime essentiel pour le transport du pétrole. Le FMI a averti qu’un scénario plus dégradé pourrait entraîner un prix moyen du pétrole de 110 dollars le baril en 2026 et 125 dollars en 2027, contre environ 82 dollars dans son scénario central. Il a aussi indiqué que cela pourrait faire entrer certaines économies en récession (baisse prolongée de l’activité) et faire remonter l’inflation mondiale au-delà de 6%. Sur le plan technique, la paire reste en tendance haussière, au-dessus de la moyenne mobile simple à 100 jours (SMA, un prix moyen sur 100 séances) située à 210,88 et de la SMA à 200 jours à 205,68. Les indicateurs montrent un RSI (14) à 68 (indice de force relative, qui mesure la vitesse du mouvement des prix: proche de 70, le marché devient «tendu»), un MACD proche de 0,41 (indicateur de dynamique basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) et un ADX autour de 17 (indice qui mesure la force d’une tendance; à ce niveau, la tendance est plutôt modérée). Un franchissement de 215,00 pourrait ouvrir la voie vers 217,00, avec un potentiel jusqu’à 220,00. En cas de repli sous 215,00, un premier support (zone où les achats peuvent freiner la baisse) se situe près de 213,00, puis à 210,88; une cassure sous ce seuil pourrait exposer 205,68. Nous observons GBP/JPY au-delà de 215,60, un niveau inédit depuis l’été 2008, la tendance haussière restant bien en place. Cette progression est alimentée par des prix du pétrole durablement élevés, qui continuent d’affaiblir le yen. Le brut WTI (référence américaine du pétrole) s’échange actuellement au-dessus de 105 dollars le baril, ce qui limite les chances d’un répit rapide pour la devise japonaise. L’écart de taux d’intérêt entre le Royaume-Uni et le Japon est un moteur majeur de la hausse. La Banque d’Angleterre maintient son taux directeur à 5,5% pour contrer une inflation encore à 3,1%, tandis que le taux de la Banque du Japon est à peine positif, à 0,25%. Cet écart rend plus intéressant le fait de détenir la livre plutôt que le yen, ce qui favorise les achats sur la paire. Avec cette dynamique, certains investisseurs envisagent d’acheter des options d’achat («call options», contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) pour profiter d’une poursuite de la hausse. Sur les prochaines semaines, des prix d’exercice («strike», le prix fixé dans le contrat) comme 217,00 voire 220,00 peuvent offrir un effet de levier (exposition plus grande avec moins de capital) si la tendance se prolonge. Cette approche permet aussi de plafonner la perte maximale au montant payé pour l’option. La volatilité (l’ampleur des variations de prix) remonte, ce qui peut renchérir les options. Un franchissement durable des sommets peut aussi faire grimper la volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé par le marché et intégré dans le prix des options), rendant ces stratégies plus coûteuses à l’entrée. Même en tendance haussière, des corrections restent possibles, d’où l’importance d’une gestion stricte du risque. Un retour sous 213,00 pourrait être un signal pour réduire les positions acheteuses. Ce niveau sert de plancher de court terme pour le mouvement actuel.

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Lee Hardman, de MUFG, affirme que l’indice du dollar a reflué, les discussions États-Unis–Iran contribuant à nouveau à apaiser les tensions.

L’indice du dollar américain (US Dollar Index) a effacé son rebond du début de semaine et est revenu vers les niveaux observés avant le conflit au Moyen-Orient. L’optimisme a progressé autour de nouveaux échanges entre les États-Unis et l’Iran, et d’un mouvement vers une désescalade (baisse des tensions). Le dollar américain et le yen japonais ont été à la traîne, tandis que les devises scandinaves et les monnaies liées aux matières premières (devises dont l’évolution dépend souvent des prix du pétrole, des métaux ou des produits agricoles) ont été les plus performantes parmi les devises du G10 ce mois-ci. La couronne norvégienne et la couronne suédoise ont mené la hausse, suivies des dollars néo-zélandais et australien. Le pétrole est repassé sous 100 dollars le baril, et les marchés actions mondiaux se sont rapprochés de leurs records. Le dollar n’a pas prolongé sa hausse malgré la précédente remontée des prix de l’énergie, ce qui renforce le risque de baisse dans les prévisions de change actualisées de MUFG. Nous rappelons que l’incapacité du dollar à conserver ses gains lors de la désescalade au Moyen-Orient en 2025 a été un signal nettement négatif (baissier, c’est-à-dire défavorable au dollar). Cet épisode a confirmé un retour de l’appétit pour le risque (« risk-on » : les investisseurs privilégient les actifs plus risqués), au détriment des monnaies dites refuges (devises recherchées en période de stress, comme le dollar ou le yen). Depuis, ce schéma — un dollar qui ne parvient pas à prolonger ses rebonds sur des nouvelles géopolitiques — s’est davantage installé. Les devises liées aux matières premières qui s’étaient renforcées l’an dernier, comme le dollar australien, ont vu leur dynamique ralentir au premier trimestre 2026. La paire AUD/USD (taux de change entre le dollar australien et le dollar américain) a eu du mal à dépasser 0,6900, car les derniers chiffres de l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure courante de l’inflation) en Australie montrent un reflux de l’inflation à 3,4 %. Cela suggère que les gains faciles liés au rebond « risk-on » de 2025 sont probablement derrière nous. L’indice du dollar s’est ensuite stabilisé, dans une fourchette étroite, et évolue autour de 104,5. La décision de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) en mars 2026 de laisser ses taux inchangés, en invoquant une inflation persistante dans les services (hausse des prix difficile à faire reculer), a pour l’instant soutenu le dollar. Cette évolution des cours suggère une phase de consolidation (période sans tendance marquée, avec des variations limitées), souvent favorable aux vendeurs d’options (investisseurs qui vendent des options pour encaisser une prime). Dans ce contexte de stabilité, les intervenants sur les dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) peuvent chercher à « vendre la volatilité » (parier sur des mouvements limités) sur les grandes paires de devises. Par exemple, mettre en place des straddles ou des strangles vendeurs sur l’EUR/USD peut être une stratégie pour encaisser une prime, pendant que le marché attend la prochaine décision de la Fed. Un straddle vendeurs consiste à vendre simultanément un call et un put au même prix d’exercice (pari sur une stabilité autour de ce niveau) ; un strangle vendeurs consiste à vendre un call et un put avec des prix d’exercice différents (pari sur une stabilité dans un couloir plus large). La volatilité implicite (volatilité « intégrée » dans les prix des options, donc la volatilité anticipée par le marché) sur les principales paires ne semble pas refléter pleinement cette phase de marché en range (marché qui oscille dans une fourchette). Cependant, le yen japonais reste faible, prolongeant sa sous-performance de 2025. Cela rend des paires comme l’AUD/JPY sensibles à un retour soudain de l’aversion au risque (« risk-off » : les investisseurs réduisent le risque et se replient vers des actifs plus sûrs). Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options de vente (puts) « hors de la monnaie » (prix d’exercice éloigné, option moins chère mais qui ne protège qu’en cas de mouvement marqué) sur cette paire, comme couverture à faible coût contre des chocs mondiaux inattendus.

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JPMorgan Chase : bénéfice ajusté et chiffre d’affaires du 1er trimestre supérieurs aux prévisions, à 5,94 dollars par action, en hausse sur un an

JPMorgan Chase & Co. a publié un bénéfice trimestriel de 5,94 dollars par action, au-dessus du consensus à 5,49 dollars. Un an plus tôt, le bénéfice ressortait à 5,07 dollars par action, après ajustement d’éléments exceptionnels (c’est-à-dire des éléments non récurrents, qui ne reflètent pas l’activité courante). La surprise sur le bénéfice a atteint +8,27% (écart entre le chiffre publié et l’estimation moyenne). Au trimestre précédent, le bénéfice s’élevait à 5,23 dollars par action, contre 4,92 dollars attendu, soit une surprise de +6,3%. Sur les quatre derniers trimestres, le groupe a dépassé le consensus de bénéfice par action (EPS, indicateur du bénéfice rapporté au nombre d’actions) quatre fois. Le chiffre d’affaires trimestriel s’est établi à 49,84 milliards de dollars pour la période close en mars 2026, dépassant le consensus de 2,62%. Un an plus tôt, le chiffre d’affaires était de 45,31 milliards de dollars. Là encore, l’entreprise a dépassé le consensus de chiffre d’affaires quatre fois sur les quatre derniers trimestres. Le titre recule d’environ 2,7% depuis le début de l’année, contre une hausse de 0,6% pour le S&P 500 (indice boursier de référence aux États-Unis). Le consensus actuel prévoit un bénéfice par action de 5,35 dollars pour 47,48 milliards de dollars de chiffre d’affaires au prochain trimestre. Pour l’exercice en cours, le consensus table sur un bénéfice par action de 21,79 dollars et 193,28 milliards de dollars de chiffre d’affaires. L’action affiche un Zacks Rank n°3 (Conserver — une recommandation « neutre »). L’industrie « Financial – Investment Bank » (banque d’investissement, activités de conseil et de marchés) se situe dans le bas du classement: dans les 29% les moins bien notés parmi plus de 250 secteurs Zacks. Robinhood Markets, Inc. doit publier le 28 avril, avec un bénéfice par action attendu de 0,46 dollar (+24,3%) et un chiffre d’affaires de 1,23 milliard de dollars (+33,2%). JPMorgan Chase a nettement dépassé les attentes, mais le titre sous-performe le marché au sens large cette année. Cela suggère que ces bons résultats étaient en grande partie déjà intégrés dans le cours et pourraient ne pas déclencher de hausse supplémentaire à court terme. La réaction limitée du marché évoque une logique de « vendre après la nouvelle » (prendre des profits une fois l’annonce faite). Du point de vue des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une action), l’événement de publication des résultats est passé. La volatilité implicite (niveau de variations de cours anticipé par le marché et intégré dans le prix des options) sur les options JPM a donc reculé, de 32% avant l’annonce à 24% ensuite. Avec cette chute de volatilité, vendre des « covered calls » (vendre des options d’achat en étant déjà actionnaire, pour encaisser une prime) ou mettre en place des stratégies neutres comme les « iron condors » (montage d’options visant à profiter d’un cours qui reste dans une fourchette) peut être envisagé pour encaisser une prime (le montant payé par l’acheteur de l’option). Cette approche fonctionne si le titre reste dans une zone de fluctuation limitée, ce qui paraît plausible au vu des signaux contradictoires. Le secteur financier au sens large fait face à des facteurs défavorables, ce qui explique la prudence du marché malgré de bonnes performances individuelles. La Réserve fédérale (banque centrale américaine) maintient son taux directeur (taux de référence) à 5,75% depuis six mois. Dans ce contexte, les marges nettes d’intérêt (écart entre les intérêts reçus sur les prêts et ceux payés sur les dépôts, rapporté aux actifs) commencent à se réduire dans l’ensemble du secteur. Les inquiétudes montent aussi sur l’immobilier commercial: les impayés (retards de paiement) sur les prêts liés aux bureaux ont atteint 6,8% au dernier trimestre 2025, un niveau inédit depuis plus de dix ans. Cette situation rappelle mi-2023: des bénéfices bancaires solides étaient souvent éclipsés par les perspectives publiées par les banques (indications sur l’avenir) et par les craintes macroéconomiques. Le marché semble plus concentré sur les difficultés à venir que sur les bons résultats du trimestre écoulé. Dans ce cadre, toute remontée du titre JPM pourrait servir à acheter des options de vente de protection (« protective puts », assurance contre une baisse) ou à mettre en place des « put spreads » baissiers (stratégie utilisant deux options de vente, pour limiter le coût tout en visant une baisse) à des niveaux jugés intéressants.

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Stéphane Alby (BNP Paribas) estime que les économies du Golfe résistent aux chocs liés aux conflits ; une perturbation à Hormuz pénaliserait Bahreïn, le Koweït et le Qatar ; la hausse des prix du pétrole profiterait à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.

Les exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz ont été fortement perturbées par le conflit. Bahreïn, le Koweït et le Qatar sont les plus touchés, tandis que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis peuvent contourner partiellement le détroit pour des volumes limités. La hausse des prix mondiaux du pétrole peut en partie compenser la baisse des volumes exportés pour l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Oman. La réouverture du détroit d’Ormuz est un facteur clé pour rétablir les flux. Comme les hydrocarbures (pétrole et gaz) représentent une grande part des économies du Golfe, un recul du PIB régional (la richesse produite) est attendu cette année. Le tourisme, les transports et l’immobilier sont aussi sous pression. Les conditions macroéconomiques (la situation économique d’ensemble) dans le Golfe restent solides, soutenues par de grands fonds souverains (fonds publics qui investissent l’épargne de l’État). Ces réserves devraient aider les économies à absorber le choc. À court terme, les gouvernements pourraient réorienter les dépenses vers le soutien intérieur. Cela pourrait ralentir les flux d’investissement étranger, car le risque géopolitique reste élevé. Compte tenu de la perturbation persistante dans le détroit d’Ormuz, nous anticipons une forte volatilité (variations rapides des prix) sur les marchés de l’énergie, ce qui crée des opportunités pour les opérateurs de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme le pétrole). Les contrats à terme (futures) sur le Brent s’échangent désormais au-dessus de 115 dollars le baril, reflétant un choc d’offre qui a retiré près de 18 millions de barils par jour de capacité d’exportation. Nous estimons prudent d’utiliser des stratégies d’options à risque défini (où la perte maximale est connue à l’avance), comme des spreads haussiers à base d’options d’achat (bull call spreads) sur futures Brent, afin de profiter d’une poursuite de la hausse tout en plafonnant les pertes potentielles. Le marché distingue clairement les économies du Golfe, en favorisant celles capables de contourner partiellement le détroit. Une stratégie possible dans les prochaines semaines est un « pair trade » (position acheteuse sur un actif et vendeuse sur un autre pour jouer un écart de performance), en achetant potentiellement les futures sur l’indice saoudien Tadawul All Share Index (TASI) et en vendant l’indice koweïtien Premier Market. Les données étayent cette lecture : l’indice koweïtien a reculé de plus de 15 % depuis le début de 2026, tandis que le TASI a mieux résisté grâce aux routes d’exportation alternatives de l’Arabie saoudite et à l’effet de la hausse des prix du pétrole. La volatilité implicite (volatilité « intégrée » dans le prix des options, reflétant les anticipations du marché) sur les options pétrolières a bondi à des niveaux inédits depuis des années, rendant les positions directionnelles simples — acheter uniquement des options d’achat (call) ou des options de vente (put) — très coûteuses. Vendre cette prime élevée (encaisser le prix de l’option) peut sembler attrayant, mais le risque d’une escalade ou d’une désescalade rapide en fait une prise de risque dangereuse. Nous privilégions donc les spreads, afin de réduire l’effet de l’érosion de la valeur temps (baisse de valeur d’une option à mesure que l’échéance approche) et de diminuer le coût d’entrée des positions.

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