Pesole estime que les responsables de la BCE pourraient rester sur une ligne offensive sur fond de tensions dans le Golfe ; les marchés intègrent un durcissement en avril et deux hausses supplémentaires

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, doit s’exprimer à Washington, alors que d’autres membres du Conseil des gouverneurs prendront aussi la parole plus tôt dans la journée. Les responsables devraient conserver un ton ferme, c’est‑à‑dire rester favorables à des taux élevés pour lutter contre l’inflation, dans un contexte de volatilité persistante dans le Golfe. Les marchés intègrent 10 points de base (pb, soit 0,10 point de pourcentage) de hausse des taux pour la réunion du 30 avril. La note indique qu’un message moins pressant pourrait soutenir l’hypothèse d’un statu quo ce mois‑ci. Les prix des swaps (contrats qui reflètent les anticipations de taux) intègrent deux hausses supplémentaires des taux de la BCE plus tard dans l’année. La note ajoute que des commentaires suggérant une désescalade réduiraient la probabilité d’un resserrement (hausse des taux), mais ce scénario est jugé peu probable. Le rapport précise que des mouvements durables de l’EUR/USD au‑dessus de 1,180 nécessiteraient des progrès nets dans les discussions États‑Unis–Iran. Il présente la géopolitique comme un facteur clé pour l’euro, au même titre que les anticipations de taux.

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Alors que les inquiétudes sur l’inflation s’estompent, les contrats à terme sur le Dow, le S&P 500 et le Nasdaq avancent légèrement ; les traders surveillent les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran

Les contrats à terme sur le Dow Jones ont progressé de 0,12% pour s’approcher de 48.500 points durant la séance européenne de mardi. Les contrats à terme sur le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont gagné 0,16% et 0,28%, proches de 6.930 et 25.600 points. Les contrats à terme sur actions américaines ont prolongé les gains de la séance de lundi à Wall Street. Le Dow Jones a avancé de 0,63%, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq Composite ont augmenté de 1,02% et 1,23%.

La baisse du pétrole apaise les craintes d’inflation

Le recul des prix du pétrole a réduit les inquiétudes liées à l’inflation (hausse générale des prix) et a atténué les anticipations d’une politique plus restrictive de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis). Le gouverneur de la Fed Stephen Miran a indiqué que le choc énergétique lié à l’Iran n’avait pas modifié les anticipations d’inflation à long terme (ce que les ménages et les marchés pensent que l’inflation sera dans plusieurs années) et il estime que les tensions sur les prix reviendront vers l’objectif (en général autour de 2%) d’ici un an. Le président américain Donald Trump a déclaré que l’Iran avait pris contact et souhaitait reprendre les négociations. Le vice-président JD Vance a évoqué des efforts diplomatiques en cours et a dit que les discussions du week-end avaient été constructives, améliorant la compréhension de la position de l’Iran. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré à Semafor mardi que les États-Unis devraient « attendre et voir » avant de baisser les taux d’intérêt (le coût du crédit fixé indirectement par la banque centrale). Il s’est dit confiant que les récentes hausses de prix ne s’installeront pas durablement dans les anticipations d’inflation. L’attention se porte aussi sur les résultats à venir des banques, dont JPMorgan Chase et Wells Fargo. Goldman Sachs a cédé près de 2% lundi après avoir déçu sur les revenus du trading de taux, de devises et de matières premières (activité de marché sur les obligations, les monnaies et les produits comme le pétrole).

Opportunité sur la volatilité

Il faut envisager de vendre une partie de la volatilité (parier sur une baisse des fortes variations de marché), car le risque immédiat d’un conflit élargi entre les États-Unis et l’Iran semble diminuer. La volatilité implicite des options (niveau de variations attendu par le marché, déduit des prix des options), suivie par l’indice VIX, a probablement monté avec les tensions, comme lorsqu’elle avait dépassé 20 lors d’épisodes géopolitiques en 2025. En cas d’apaisement, le VIX pourrait revenir vers 14–16, ce qui rend des stratégies comme la vente d’écarts de crédit (« credit spreads » : vente et achat simultanés d’options pour encaisser une prime avec un risque plafonné) sur le SPX (indice S&P 500) plus intéressantes. L’effet le plus direct d’une détente au Moyen-Orient concerne le pétrole brut, et il faut se positionner pour des prix plus bas dans les prochaines semaines. Les cours, récemment montés vers 95 dollars le baril à cause d’une prime de risque liée au conflit (surcoût intégré au prix par crainte de rupture d’approvisionnement), pourraient retomber vers le bas des 80 dollars. Acheter des options de vente (« puts » : contrat qui gagne si le prix baisse) sur l’United States Oil Fund (USO, ETF adossé aux contrats sur le pétrole) ou vendre des contrats à terme sur le pétrole (futures : contrat standardisé pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sont des moyens simples pour viser cette baisse de la prime de risque. Avec des craintes d’inflation en recul, on peut adopter une approche prudemment positive sur les grands indices. Le Nasdaq en tête suggère un retour de l’appétit pour le risque (les investisseurs privilégient les actifs plus risqués), un changement après les inquiétudes de relèvement des taux qui avaient dominé en 2025. On peut envisager l’achat de spreads d’achat (« call spreads » : achat et vente d’options d’achat pour viser une hausse avec un risque et un gain plafonnés) sur le QQQ (ETF répliquant le Nasdaq 100) afin de profiter d’un potentiel de hausse tout en limitant le risque avant des résultats bancaires importants. Les signaux divergents du secteur financier appellent une stratégie dédiée pour la saison des résultats. La faiblesse des revenus de trading de Goldman Sachs est un avertissement, mais JPMorgan pourrait publier de bons chiffres, ce qui peut entraîner de fortes variations dans le secteur. Un straddle acheteur (« long straddle » : achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice pour gagner si le cours bouge fortement dans un sens ou dans l’autre) via des options sur le Financial Select Sector SPDR Fund (XLF, ETF du secteur financier américain) permettrait de tirer parti d’un mouvement important après la publication des résultats.

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Selon les stratégistes d’UOB, l’AUD/USD est en situation de surachat après son rebond ; il pourrait tester 0,7120 mais devrait buter sur 0,7155.

L’AUD/USD a chuté à 0,6979 puis a rebondi à 0,7101, sortant de la précédente fourchette 0,6970/0,7055. Le mouvement à très court terme a été jugé « tendu » (c’est-à-dire allé trop vite et trop loin), avec un possible test de 0,7120. La prochaine résistance (niveau où la hausse peut buter) se situe à 0,7155, mais l’élan actuel (la force du mouvement) pourrait être insuffisant pour l’atteindre. Les supports (niveaux où la baisse peut se stabiliser) sont à 0,7085 et 0,7065, avec 0,7030 identifié comme un support clé, censé tenir pour préserver une dynamique haussière.

Near Term Levels And Momentum

Sur un horizon de plusieurs semaines, le biais technique (orientation donnée par les graphiques) reste baissier. Une cassure sous la zone de support 0,6850/0,6870 pourrait ouvrir la voie vers 0,6765. La mise à jour est datée du 27 mars 2026, avec un niveau de référence à 0,6885. L’article a été produit avec un outil d’IA puis relu par un éditeur, et a été sélectionné par l’équipe Insights de FXStreet à partir de notes d’analystes de marché. En revenant sur l’analyse de fin mars, le fort rebond du dollar australien a bien été de courte durée. La poussée haussière s’est essoufflée avant le seuil clé de 0,7155, confirmant l’idée d’un mouvement excessif. Depuis, la paire s’est retournée, remettant au premier plan un scénario plus baissier pour les prochaines semaines. Cette faiblesse récente a été alimentée par un rapport sur l’emploi américain étonnamment solide début avril, faisant état de plus de 290 000 créations de postes (emplois non agricoles), ce qui a soutenu le dollar américain. Dans le même temps, le compte rendu (minutes) de la dernière réunion de la Banque de réserve d’Australie a maintenu un ton prudent, en évoquant des incertitudes mondiales. Enfin, les prix du minerai de fer, exportation majeure de l’Australie, ont reculé d’environ 8% depuis début avril, accentuant la pression.

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L’avertissement de Hauser sur la stagflation tire le dollar australien sous la plupart de ses homologues, ne surperformant que le dollar américain

Le dollar australien (AUD) a reculé face à la plupart des grandes devises pendant la séance européenne de mardi, ne faisant mieux que le dollar américain (USD). Il a subi des ventes après les propos du vice-gouverneur de la Reserve Bank of Australia (RBA, la banque centrale australienne), Andrew Hauser, selon lesquels les prochains mois pourraient être difficiles en raison de perturbations de l’énergie liées au Moyen-Orient et d’une inflation élevée. Hauser a déclaré que l’économie a du mal à « absorber le choc d’une crise énergétique » dans un contexte d’inflation élevée et de contraintes d’offre (difficultés d’approvisionnement), ce qui augmente le risque d’un « scénario de type stagflation ». La stagflation correspond à une situation où les prix montent alors que la croissance ralentit fortement. Il a aussi indiqué que ce serait un « cauchemar » pour la banque centrale.

L’alerte de la RBA ravive les craintes de stagflation

Des inquiétudes ont émergé sur le fait que des chocs énergétiques pourraient peser sur les bénéfices trimestriels de certaines entreprises australiennes. Westpac a indiqué que la perturbation des marchés de l’énergie pourrait alimenter l’inflation et entraîner une hausse des taux d’intérêt, tandis qu’une croissance plus faible pourrait rendre la situation plus difficile pour certains clients. Le sentiment de marché s’est amélioré avec l’espoir que les négociations États-Unis–Iran sur un cessez-le-feu permanent puissent se poursuivre. Les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour une transaction future) sur le S&P 500 étaient en hausse de 0,2% près de 6 900, tandis que l’indice du dollar (DXY, un indice qui mesure la force du dollar contre un panier de grandes devises) cédait 0,2% vers 98,00. Reuters a rapporté que les équipes de négociation américaine et iranienne pourraient revenir à Islamabad cette semaine. Le premier cycle de discussions s’est terminé sans avancée, les États-Unis maintenant leurs exigences sur le programme nucléaire iranien et la réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport de pétrole).

Implications pour les stratégies sur dérivés liées à l’AUD

Ce risque de stagflation n’est pas seulement théorique: il est corroboré par les données suivies. Le rapport australien d’inflation CPI (indice des prix à la consommation) du T1 2026 a montré une inflation toujours élevée à 4,1% sur un an, tandis que les données de PIB (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) du dernier trimestre 2025 indiquaient une croissance déjà ralentie à 0,3%. Cette combinaison de prix en hausse et de croissance atone correspond au scénario décrit comme un « cauchemar » par le responsable de la RBA. Le choc énergétique est le principal moteur: les contrats à terme sur le pétrole WTI (West Texas Intermediate, référence du pétrole américain) ont dépassé 115 dollars le baril ces dernières semaines. Cela réduit directement les marges des entreprises et limite les dépenses des ménages, ce qui renforce le scénario négatif pour l’économie australienne. Dans ce contexte d’incertitude, la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, extraite des prix des options) des options sur AUD/USD a augmenté, avec l’Aussie VIX (indicateur de volatilité du dollar australien) remontant à 9,5, son plus haut niveau depuis les tensions de marché du début 2025. Cela rend l’achat d’options de vente, dites « puts » (contrats qui gagnent de la valeur si le taux de change baisse), intéressant pour miser sur un repli de l’AUD tout en plafonnant le risque maximal. Les données récentes montrent aussi une hausse des positions nettes vendeuses spéculatives (pari global des acteurs spéculatifs sur une baisse) contre le dollar australien depuis trois semaines consécutives, signe que cette lecture est partagée. Les négociations en cours sur un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran entretiennent un léger appétit pour le risque (préférence des investisseurs pour les actifs plus risqués), ce qui soutient généralement l’AUD. Mais la faiblesse de l’AUD aujourd’hui montre que les difficultés internes prennent le dessus. Toute reprise temporaire de l’AUD liée à des nouvelles géopolitiques favorables pourrait donc être vue comme une meilleure fenêtre pour se positionner à la baisse.

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Les contrats à terme sur le S&P 500 se stabilisent avant les prochaines publications de résultats

À retenir

  • L’indice a progressé de 1,02% lundi, effaçant les pertes liées au conflit au Moyen-Orient et revenant sur ses niveaux d’avant le repli provoqué par la guerre.
  • Les prix du pétrole sont restés instables, avec le Brent à 97,90 dollars et le WTI à 96,75 dollars, le marché réagissant aux tensions autour du détroit d’Ormuz.
  • Après avoir profité de la hausse du pétrole, les valeurs technologiques ont repris l’avantage, l’intérêt des investisseurs se reportant vers les secteurs de croissance (entreprises dont on attend surtout une hausse des ventes et des bénéfices à venir).
  • La saison des résultats (publication des bénéfices trimestriels des entreprises) devient le principal point d’attention, avec notamment JPMorgan Chase, Wells Fargo et Citigroup attendues.

Le S&P 500 montre une nette résistance ces dernières séances, les contrats à terme (prix négociés aujourd’hui pour une transaction future) restant stables malgré les tensions géopolitiques et l’échec des discussions entre les États-Unis et l’Iran.

Lundi, l’indice a gagné 1,02%, effaçant le repli lié à la montée des tensions au Moyen-Orient et annulant la baisse observée depuis le début de la guerre.

Malgré l’échec des discussions le week-end, l’indice a repris ses niveaux, signe que la confiance des investisseurs tient.

Les déclarations du président Trump, selon lesquelles l’Iran pourrait être ouvert à de nouvelles discussions, ont apaisé une partie des craintes.

Les investisseurs privilégient une lecture de moyen-long terme, davantage centrée sur les bénéfices des entreprises et la croissance que sur les à-coups politiques. Ce rebond illustre la capacité du marché à s’ajuster.

Le pétrole chahuté par les tensions au Moyen-Orient

Si le S&P 500 tient, le pétrole est bien plus agité. Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 1,47% à 97,90 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI, pétrole de référence aux États-Unis) a cédé 2,35% à 96,75 dollars.

Ces variations s’expliquent par la montée des tensions au Moyen-Orient, surtout autour du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour les exportations de pétrole. Le marché redoute des perturbations d’approvisionnement (quantités de pétrole disponibles), ce qui entretient la nervosité.

Rusty Hutson Jr., fondateur de Diversified Energy, estime que certains facteurs ne sont pas pleinement intégrés dans les cours et que le pétrole devrait se négocier au-dessus de 100 dollars le baril.

Une hausse du pétrole pénalise les ménages et les entreprises qui consomment de l’énergie, mais elle soutient souvent les actions du secteur énergétique, car elle améliore leurs perspectives de profits.

La tech repasse devant, l’énergie marque le pas

Les valeurs de l’énergie ont récemment profité de la hausse du pétrole, qui a renforcé les attentes de profits. Mais à mesure que les cours du brut se calment, le secteur technologique regagne du terrain et surperforme l’énergie.

Le graphique ci-dessous illustre ce basculement: les actions technologiques accélèrent depuis le 30 mars, tandis que l’énergie s’essouffle. Autrement dit, la tech, en retard auparavant, reprend la tête.

Source: Yahoo Finance

Le récent rebond du Nasdaq Composite (indice américain très exposé aux valeurs technologiques) reflète ce mouvement: les investisseurs reviennent sur les valeurs de croissance.

Même si l’énergie reste portée par les matières premières (produits de base comme le pétrole), la technologie reprend le leadership, un schéma fréquent en phase de reprise économique.

La saison des résultats au centre de l’attention

La saison des résultats s’ouvre, et le marché va analyser de près les publications des grandes institutions financières.

JPMorgan Chase, Wells Fargo et Citigroup doivent publier leurs résultats trimestriels cette semaine. Ces chiffres servent de baromètre de l’économie: ils donnent des indications sur l’activité, la qualité des prêts et la capacité des entreprises à faire face aux risques géopolitiques.

Les banques sont particulièrement observées, car les investisseurs cherchent des signes de solidité dans un contexte mondial incertain.

Goldman Sachs a récemment publié des résultats supérieurs aux attentes, avec un bénéfice de 17,55 dollars par action (bénéfice net rapporté à chaque action) et 17,23 milliards de dollars de chiffre d’affaires (total des revenus).

En revanche, le tableau est contrasté: la baisse des revenus du trading sur les obligations (activité de négociation de titres à revenu fixe, comme les emprunts d’État et les obligations d’entreprise) a été compensée par de bonnes performances en banque d’investissement (conseil sur les fusions-acquisitions et les introductions en Bourse).

L’attention se porte désormais sur les autres grandes banques. Des résultats solides renforceraient l’idée que l’économie encaisse les chocs géopolitiques, ce qui soutiendrait le S&P 500.

Analyse technique

L’indice a formé un point bas local près de 6.318,04 le 30 mars. Depuis, il suit une tendance haussière (suite de sommets et de creux de plus en plus élevés). Le niveau actuel, 6.906,75, se situe juste sous le récent sommet de 6.907,00, ce qui suggère un test d’une résistance (zone de prix où le marché a du mal à monter).

L’indicateur MACD (outil qui compare deux moyennes mobiles, c’est-à-dire des moyennes de prix sur une période donnée, pour estimer la force et le sens de la tendance) a affiché un croisement haussier autour du 6 avril. L’histogramme du MACD est positif (barres vertes), mais l’élan ralentit: les barres rétrécissent. Un resserrement des courbes peut annoncer une phase de pause (consolidation) ou un léger repli avant une nouvelle hausse.

Niveaux clés à surveiller :

  • Support: 6.889 (zone où la baisse a tendance à se freiner)
  • Résistance: 7.000 (zone où la hausse a tendance à buter)

Ce que les traders doivent surveiller

La prochaine direction du S&P 500 dépendra de la réaction du marché aux résultats des grandes banques et de l’évolution des tensions géopolitiques, notamment entre les États-Unis et l’Iran.

Les opérateurs suivront aussi de près le pétrole: un mouvement marqué peut influencer les actions du secteur énergétique et le climat général. Si la tech garde son élan et si l’énergie se stabilise, le S&P 500 peut conserver ses gains.

À l’inverse, une nouvelle flambée des prix de l’énergie ou une hausse des risques géopolitiques pourrait compliquer le maintien des niveaux actuels.

Questions de traders

1. Pourquoi le S&P 500 s’est-il redressé malgré l’échec des discussions entre Washington et Téhéran ?
Le S&P 500 s’est redressé car le marché a jugé que le conflit ne s’aggraverait pas forcément. La perspective de nouvelles discussions a limité la panique, tandis que l’attention est revenue sur les résultats d’entreprises, la solidité de l’économie et les perspectives.

2. Comment les tensions au Moyen-Orient influencent-elles le S&P 500 ?
Elles agissent surtout via le pétrole et le « sentiment de marché » (l’humeur des investisseurs, qui peut faire monter ou baisser les cours). Le risque de conflit rend le pétrole plus instable, mais l’indice reste relativement ferme car les investisseurs se concentrent sur la saison des résultats et la capacité de l’économie à tenir.

3. Pourquoi les prix du pétrole comptent-ils autant pour la Bourse en ce moment ?
Le pétrole influe sur l’inflation (hausse générale des prix), sur les bénéfices des entreprises de l’énergie et sur la confiance. Une hausse rapide du brut peut soutenir les valeurs pétrolières, mais elle peut aussi faire craindre une hausse des coûts pour l’ensemble de l’économie, ce qui pèse sur les actions.

4. Pourquoi la tech surperforme-t-elle l’énergie maintenant ?
Parce que la dynamique du marché revient vers les valeurs de croissance. L’énergie a profité de la hausse du pétrole, mais lorsque ce mouvement s’est calmé, les investisseurs sont revenus sur les valeurs technologiques, ce qui a tiré le Nasdaq et les secteurs orientés croissance.

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Le yen progresse, les convictions restent fragiles sur les risques liés à Ormuz

Points clés

  • Le USD/JPY recule vers 159,00, car l’apaisement autour de l’Iran et des anticipations de Fed plus accommodantes (politique monétaire moins stricte) réduisent l’attrait du dollar comme valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude).
  • Les risques sur l’énergie liés au détroit d’Ormuz limitent le potentiel de hausse du yen, malgré l’affaiblissement du dollar.
  • Des facteurs contradictoires maintiennent le USD/JPY dans un corridor, au gré des tensions géopolitiques et des données d’inflation.

Le USD/JPY prolonge le repli amorcé lundi depuis la zone 159,85, et glisse mardi en séance asiatique vers 159,00. La baisse reste toutefois limitée, faute de signal clair.

Malgré l’impasse des discussions entre les États-Unis et l’Iran ce week-end, les marchés gardent l’espoir d’une issue diplomatique. Le vice-président américain JD Vance a indiqué que des avancées « significatives » ont eu lieu, sans accord final. Cet optimisme réduit la demande de dollar en tant que valeur refuge, et pèse sur le USD/JPY.

Le dollar sous pression, les attentes sur la Fed restent partagées

L’incertitude sur la trajectoire de l’inflation américaine et sur la politique de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) pèse sur le dollar, à un plus bas depuis début mars.

Les chiffres publiés vendredi ont montré une accélération de l’inflation, la plus rapide depuis près de quatre ans. Cela renforce l’idée que les hausses de prix restent difficiles à faire baisser, ce qui pourrait pousser la Fed à maintenir des taux d’intérêt élevés plus longtemps (politique restrictive, c’est-à-dire destinée à freiner l’économie).

Les investisseurs réévaluent donc la probabilité de nouvelles hausses de taux cette année. Mais le marché reste divisé: certains continuent d’anticiper des baisses de taux, en pariant qu’un reflux des tensions géopolitiques pourrait, avec le temps, réduire les risques d’inflation, notamment via l’énergie.

Le yen freiné par les risques sur l’énergie et la crainte d’une intervention

Le yen peine à attirer des achats durables, dans un contexte de craintes économiques liées à l’énergie, sur fond d’instabilité dans le détroit d’Ormuz.

Le président américain Donald Trump a confirmé la mise en place d’un blocus naval (contrôle militaire empêchant ou limitant le passage de navires) dans ce couloir maritime stratégique, avec un avertissement sur d’éventuelles actions visant des navires iraniens dans la zone.

En réponse, l’Iran a proféré des menaces visant des routes maritimes et des ports dans le golfe Persique et le golfe d’Oman, alimentant la crainte de perturbations des flux mondiaux d’énergie.

Le Japon dépend fortement des importations de pétrole du Moyen-Orient. Une perturbation durable, ou une flambée des prix de l’énergie, dégraderait la balance commerciale (différence entre exportations et importations) et les perspectives économiques. Cela limite l’intérêt pour une hausse marquée du yen, car une facture énergétique plus élevée tend à affaiblir la monnaie.

Ce contexte peut donc freiner la baisse du USD/JPY, malgré un dollar moins ferme. En parallèle, la spéculation sur une possible intervention des autorités japonaises (action sur le marché des changes pour soutenir le yen, par exemple en achetant des yens) pourrait limiter une hausse durable de la paire, en maintenant les cours dans un corridor.

Analyse technique du USDJPY

Le USDJPY évolue près de 160,000, un niveau de résistance majeur (zone où les ventes ont souvent tendance à bloquer la hausse). Comme sur le graphique ci-dessous, la paire oscille entre 157,000 et 160,000. Il reste difficile de dire si le marché va repartir à la hausse par étapes ou corriger nettement, notamment en cas d’intervention du gouvernement japonais.

Les moyennes mobiles (indicateurs qui lissent les prix pour mieux voir la tendance) sont presque horizontales: cela suggère l’absence de dynamique claire, haussière ou baissière. Pour parler de tendance lisible, on attend en général des moyennes mobiles orientées dans la même direction, avec un écart net entre elles.

L’histogramme du MACD (indicateur de tendance et de momentum, qui mesure l’écart entre deux moyennes mobiles) devient négatif. La ligne de signal (courbe de référence du MACD) se rapproche d’un passage en zone négative, signe que les vendeurs reprennent la main. En bas, plusieurs supports (zones où les achats ont souvent tendance à stopper la baisse) restent présents.

Niveaux clés à surveiller :

  • Support : 158,336
  • Résistance : 159,805

À surveiller

Le USD/JPY devrait rester sensible aux statistiques américaines et aux titres géopolitiques. Les opérateurs suivront les prochaines publications d’inflation et les messages de la Fed: une orientation plus lisible de la politique monétaire pourrait déclencher le prochain mouvement du dollar.

En parallèle, l’évolution de la situation dans le détroit d’Ormuz et des prix de l’énergie restera déterminante pour le yen, compte tenu de la dépendance du Japon aux importations. Une escalade limiterait la capacité du yen à se renforcer, tandis qu’une détente pourrait favoriser un rebond.

Les marchés resteront aussi attentifs à tout signal d’intervention des autorités japonaises, surtout si le USD/JPY se rapproche à nouveau de ses récents sommets.

À retenir

Le USD/JPY reste pris entre un dollar moins recherché et un yen fragilisé par le risque énergétique. La baisse de la demande de valeur refuge et les hésitations sur la Fed tirent la paire vers le bas, mais la dépendance énergétique du Japon et les tensions autour d’Ormuz limitent la force du yen.

À ce stade, le marché reste enfermé dans un intervalle, faute de catalyseur macroéconomique (événement ou statistique capable de changer nettement les anticipations) plus puissant.

Questions des traders

1) Pourquoi le USD/JPY baisse-t-il aujourd’hui ?

Le USD/JPY prolonge son repli vers 159,00, car la demande de dollar comme valeur refuge se tasse et les signaux sur la politique de la Fed restent contradictoires. Même sans accord entre Washington et Téhéran, les commentaires jugés encourageants de JD Vance réduisent les craintes immédiates, ce qui enlève une partie du soutien au billet vert (le dollar).

2) Comment l’inflation américaine influence-t-elle le dollar (USD) ?

Le dollar est retombé à son plus bas depuis début mars. Les derniers chiffres montrent une accélération de l’inflation, au plus haut depuis près de quatre ans. Le marché hésite entre deux lectures :

  • Vision « restrictive » (hawkish) : une inflation qui baisse lentement peut pousser la Fed à garder des taux élevés plus longtemps.
  • Vision « accommodante » (dovish) : une détente géopolitique pourrait, à terme, réduire l’inflation liée à l’énergie, ce qui amène certains à anticiper des baisses de taux plus tard dans l’année.

3) En quoi le détroit d’Ormuz compte-t-il pour le yen ?

Le yen est pénalisé par la dépendance du Japon au pétrole du Moyen-Orient. Avec un risque de blocus et des menaces sur la navigation, le risque de rupture d’approvisionnement augmente. Des prix de l’énergie élevés dégradent souvent la balance commerciale japonaise, ce qui rend le yen moins attractif, même quand le dollar faiblit.

4) La Banque du Japon (BoJ) ou les autorités japonaises vont-elles intervenir ?

Le marché spécule sur une intervention si le yen s’affaiblit trop. Une intervention directe signifie que l’État agit sur le marché des changes, par exemple en achetant des yens, pour influencer le cours. Cette crainte limite la hausse du USD/JPY au-delà de la zone 159,85.

5) Quels niveaux techniques clés surveiller sur le USD/JPY ?

Résistance : le récent sommet vers 159,85 reste l’obstacle principal à la hausse.

Support : le seuil psychologique de 159,00 (niveau rond, souvent très surveillé) est au centre de l’attention. Un passage durable sous ce niveau pourrait ouvrir la voie à une correction plus profonde vers les plus bas de mars.

6) En quoi la position de l’administration Trump pèse-t-elle sur la paire ?

La confirmation d’une activité navale dans la région a ravivé les tensions. En général, cela soutient le dollar comme valeur refuge. Mais le discours parallèle sur la diplomatie crée des forces opposées, ce qui entretient des mouvements rapides mais dans une fourchette de prix.

7) Le USD/JPY est-il plutôt à l’achat ou à la vente en ce moment ?

Les facteurs restent partagés. La paire se situe entre un dollar moins solide et un yen pénalisé par les risques sur l’énergie. Beaucoup d’analystes décrivent un marché en range (évolution dans un couloir), dans l’attente de signaux plus nets de la Fed ou d’une détente durable au Moyen-Orient.

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Deutsche Bank affirme que le S&P 500 a retrouvé ses niveaux d’avant-frappe, les marchés anticipant une désescalade et d’éventuelles discussions entre les États-Unis et l’Iran

Le S&P 500 est repassé au-dessus de son niveau d’avant la frappe, les marchés anticipant un conflit temporaire et d’éventuels pourparlers entre les États-Unis et l’Iran. Les contrats à terme (futures, c’est-à-dire des accords pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) signalent des gains modestes supplémentaires. Le Brent a reculé de -1,61% dans la nuit à 97,76 dollars le baril. La baisse du pétrole a réduit les craintes d’un choc « stagflationniste » (ralentissement de l’économie avec une inflation élevée).

Le marché retrouve son niveau d’avant la frappe

Le S&P 500 a progressé de +1,02% et a clôturé au-dessus de son niveau d’avant la frappe du 27 février. L’indice gagne +8,55% par rapport à son point bas de clôture du 30 mars. Il s’agit de sa deuxième meilleure série sur 9 séances des 4 dernières années. La seule hausse plus forte sur 9 séances avait suivi le rebond après le Liberation Day l’an dernier. Les secteurs cycliques (secteurs qui montent davantage quand l’économie accélère) ont mené la hausse, avec la technologie en hausse de +1,72% et la finance de +1,73%. Goldman Sachs a cédé -1,87% après des recettes FICC inférieures au consensus au T1 (FICC : activités de marchés sur obligations, devises et matières premières ; consensus : moyenne des attentes des analystes).

Positionnement sur les options et rotations sectorielles

Avec un S&P 500 en hausse de plus de 8% par rapport à son point bas du 30 mars, les achats d’options d’achat (call options : droit d’acheter un actif à un prix fixé) s’accélèrent. La chute du Brent sous 98 dollars le baril efface les craintes de stagflation qui dominaient il y a deux semaines. Ce changement rapide de sentiment montre que le marché considère désormais la frappe de février comme un événement contenu, et que les opérateurs augmentent la probabilité d’une désescalade. La volatilité implicite s’est effondrée (volatilité implicite : volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options), avec un VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») passé de plus de 35 fin mars à environ 18 aujourd’hui. Les options coûtent donc nettement moins cher qu’au plus fort de la panique. Les négociations États-Unis–Iran restant incertaines, acheter une protection contre une baisse via des options de vente (put options : droit de vendre à un prix fixé) sur le SPY (ETF : fonds coté en Bourse qui réplique un indice ; SPY réplique le S&P 500) pour mai peut constituer une couverture prudente (hedge : position destinée à limiter un risque). Nous continuons de privilégier les secteurs cycliques, notamment technologie et finance, qui surperforment. Des « bull call spreads » (stratégie consistant à acheter un call et à vendre un autre call à un prix d’exercice plus élevé pour limiter le coût et le risque) sur les ETF XLK (technologie) et XLF (finance) offrent une exposition avec risque borné pendant la saison des résultats du T1. À l’inverse, avec le reflux du pétrole, nous anticipons une faiblesse du secteur de l’énergie, ce qui rend des puts sur le XLE (ETF énergie) intéressants en « pair trade » (stratégie consistant à acheter un actif et vendre un autre pour neutraliser une partie du risque de marché) contre une position acheteuse sur la technologie. Cette série de neuf séances est l’une des plus vigoureuses observées récemment, rappelant le rebond rapide post–Liberation Day en 2025. Avec la publication du CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) le 16 avril, les opérateurs doivent s’attendre à un retour de la volatilité si l’inflation ressort plus élevée que prévu.

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Pour la septième séance d’affilée, l’euro progresse vers 1,1800 face au dollar, porté par l’espoir de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran

L’euro a progressé face au dollar américain pour une septième séance consécutive mardi. L’EUR/USD est repassé au-dessus de 1,1700 et a atteint 1,1790, son plus haut niveau depuis le début de la guerre. Des informations évoquant un nouveau cycle de pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran ont stimulé l’appétit pour le risque (goût des investisseurs pour les actifs plus risqués). La décision de Donald Trump de bloquer les ports iraniens lundi n’a pas inversé cette hausse.

Les discussions États-Unis–Iran soutiennent l’appétit pour le risque

Reuters a indiqué lundi que les parties étaient proches d’un accord durant le week-end, mais que l’enrichissement d’uranium en Iran (augmentation de la proportion d’uranium fissile) restait le principal point de blocage. Selon Reuters, les deux pays ont laissé la porte ouverte à de nouvelles discussions après l’interruption brutale des négociations à Islamabad. En Europe, les chiffres d’inflation allemands et espagnols ont été publiés avant l’intervention de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux d’intérêt de la zone euro), lors d’une conférence au FMI (Fonds monétaire international) mardi. Aux États-Unis, l’attention se porte sur l’indice des prix à la production (PPI, mesure des prix facturés par les entreprises en amont), attendu en hausse, signe de pressions inflationnistes plus fortes liées à la guerre. L’EUR/USD évoluait à 1,1794. Sur 4 heures, le RSI (indice de force relative, indicateur de momentum) se situait près de 72 et l’histogramme MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) était positif, avec une résistance à 1,1825 puis vers 1,1930. Des supports (zones où le cours peut se stabiliser) sont identifiés à 1,1720–1,1730, puis près de 1,1650 et 1,1610. La partie technique a été réalisée avec l’aide d’un outil d’IA.

Volatilité de marché et divergence de politique monétaire

En se souvenant de la forte hausse de l’EUR/USD pendant les discussions de paix États-Unis–Iran en avril 2025, on voit à quel point une détente géopolitique peut rapidement renforcer l’appétit pour le risque. À l’époque, la paire était passée de sous 1,1700 à près de 1,1800 en quelques jours, ce qui contraste avec le marché actuel. La volatilité implicite reste faible, le VIX (indice de volatilité, souvent appelé « baromètre de la peur ») tournant autour de 14,5, ce qui suggère que les investisseurs évaluent mal le risque d’un choc soudain. Les pressions inflationnistes mentionnées en 2025 se sont installées, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH/HICP, mesure standardisée de l’inflation en zone euro) restant élevé à 2,4%. Mais la réponse de politique monétaire est différente: des responsables de la BCE évoquent des baisses de taux, tandis que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) demeure prudente, l’inflation américaine restant au-dessus de 3%. Cette divergence de politique monétaire (écart de trajectoire des taux entre banques centrales) pèse sur l’euro. Dans ce contexte, acheter de la volatilité à bas prix peut être une stratégie: la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) des options EUR/USD à un mois est proche de ses plus bas de plusieurs années. Un straddle long (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour bénéficier d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) permet de profiter d’un mouvement marqué, qu’il soit provoqué par une surprise de banque centrale ou un nouveau risque géopolitique. Cette position sert de protection relativement peu coûteuse contre un marché trop calme. Pour ceux qui privilégient un scénario directionnel, les fondamentaux paraissent aujourd’hui plus favorables au dollar qu’en 2025. On se souvient que les acheteurs visaient 1,1825, mais désormais une résistance importante est évoquée autour de 1,0950. Acheter des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur l’EUR/USD avec un prix d’exercice (strike, prix auquel l’option peut être exercée) proche de 1,0700 permet de se positionner sur un dollar plus fort avec un risque limité. Il faut aussi surveiller le canal des matières premières. Le Brent (référence mondiale du pétrole) est récemment repassé au-dessus de 91 dollars le baril, en raison d’une discipline de l’offre de l’OPEP+ (alliance de pays exportateurs de pétrole). Toute nouvelle flambée géopolitique pourrait raviver les craintes d’inflation, compliquer les baisses de taux envisagées par la BCE et ajouter une source de volatilité que le marché semble sous-estimer.

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Commerzbank : le forint hongrois surperforme ses homologues régionaux, porté par l’espoir d’un changement de régime et par un rapprochement avec l’UE

Le forint hongrois a surperformé les autres devises de la région au cours de l’année écoulée, porté par l’anticipation d’un changement politique et par l’amélioration des relations avec l’UE. Il a aussi profité d’une période de hausse de l’euro. La réaction des marchés s’est renforcée après la victoire écrasante du parti d’opposition Tisza aux élections d’avril 2026. Ce résultat lui a donné une supermajorité constitutionnelle (assez de sièges pour modifier la Constitution) et s’est appuyé sur une participation record. Après ce scrutin, Commerzbank a revu sa trajectoire de prévisions en faveur d’un forint plus solide. Le rapport relie ce changement à l’idée que l’isolement de la Hongrie au sein de l’UE pourrait se réduire et que des fonds européens pourraient être débloqués. L’article a été produit à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur. Cette victoire écrasante constitue un changement durable pour le forint hongrois, en installant une tendance claire pour les prochaines semaines. Une dynamique comparable a été observée en Pologne après les élections de fin 2023 : un nouveau gouvernement pro‑UE a entraîné une hausse du zloty de plus de 5% face à l’euro dans les mois suivants. Il faut donc se positionner pour un forint durablement fort face à l’euro et au dollar. Pour agir, on peut envisager d’acheter des options d’achat (call, droit d’acheter une devise à un prix fixé à l’avance) sur le forint ou, plus directement, de vendre des contrats à terme (futures, engagements standardisés d’acheter/vendre plus tard à un prix convenu) sur l’EUR/HUF. La volatilité implicite (la volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) a probablement bondi, ce qui renchérit les options. Mais l’élan directionnel pourrait compenser ce surcoût. Historiquement, la volatilité à un mois de l’EUR/HUF se situait souvent autour de 8-10% lors de périodes calmes en 2025, mais ce choc politique justifie des primes plus élevées à court terme. Le moteur principal serait le déblocage attendu de plus de 20 milliards d’euros de fonds européens de cohésion et de relance, jusque‑là gelés. La perspective de ces flux de capitaux vers l’économie hongroise améliore nettement la balance des paiements (ce que le pays reçoit et verse au reste du monde) et le sentiment des investisseurs. C’est un soutien important que le marché commence seulement à intégrer dans les prix. Il faut aussi surveiller la Banque nationale de Hongrie (MNB), qui a maintenu en 2025 l’un des taux directeurs (taux d’intérêt fixé par la banque centrale) les plus élevés de l’UE pour combattre l’inflation. Un forint plus fort réduit la pression inflationniste, ce qui pourrait ouvrir la voie à des baisses de taux plus tard dans l’année. À ce stade, la banque centrale devrait cependant attendre une stabilisation : des taux élevés continueraient donc d’attirer des capitaux et de soutenir la devise. À très court terme, le scénario le plus probable reste une baisse du taux de change EUR/HUF (un euro valant moins de forints). Le marché pourrait miser sur une trajectoire favorable faite de réformes rapides et d’une normalisation des relations avec l’UE. Il convient donc de conserver des positions vendeuses sur l’EUR/HUF (parier sur une baisse), avec en ligne de mire des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis avant la crise énergétique du début des années 2020.

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Selon Reuters, des négociateurs américains et iraniens pourraient retourner à Islamabad pour relancer les pourparlers de paix après l’enlisement des discussions du week-end.

Des négociateurs des États-Unis et de l’Iran pourraient revenir à Islamabad cette semaine après l’absence d’avancée lors du premier tour de discussions ce week-end, selon Reuters. Un haut responsable iranien a indiqué qu’aucune date ferme n’a été fixée, et que les délégations gardent la période de vendredi à dimanche libre.

Les discussions déclenchent une réaction immédiate du marché pétrolier

Les prix du pétrole WTI ont reculé après cette information, vers 91,50. La perspective d’un nouveau cycle de discussions États-Unis–Iran ce week-end ajoute une forte incertitude sur le marché pétrolier. Le WTI (pétrole américain de référence) a immédiatement corrigé vers 91,50 dollars. Cela suggère que les opérateurs se positionnent sur un retour possible de barils iraniens sur le marché mondial, ce qui augmenterait l’offre et réduirait la tension sur l’approvisionnement. Pour les produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend du prix du pétrole), c’est un signal clair de surveiller la volatilité (ampleur des variations de prix). L’indice CBOE de volatilité du pétrole (OVX, indicateur des variations anticipées du WTI à partir des prix des options) est monté au-dessus de 42 cette semaine, son plus haut niveau depuis les tensions d’approvisionnement de février 2026. Dans ce contexte, des stratégies comme l’achat d’un straddle sur options WTI (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix, pour gagner si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre) peuvent devenir intéressantes.

Se positionner pour un accord ou une rupture

En cas d’accord, le WTI pourrait rapidement glisser vers le niveau de support des 85 dollars (zone de prix où la baisse a déjà été stoppée), testée pour la dernière fois en janvier 2026. Le dernier rapport de l’EIA (agence américaine qui publie les statistiques officielles sur l’énergie) montrant une hausse surprise de 2,1 millions de barils des stocks de brut aux États-Unis renforce ce scénario baissier. Les investisseurs peuvent alors envisager des positions longues sur des options de vente, dites « puts » (instrument qui gagne de la valeur si le prix baisse), pour profiter d’un repli. À l’inverse, un échec clair de ces discussions pourrait renvoyer le WTI vers la zone des 100 dollars observée plus tôt cette année. Les chocs d’offre de 2022 et de fin 2025 illustrent à quelle vitesse le risque géopolitique peut ajouter une prime de risque (supplément de prix lié à l’incertitude) au pétrole. Dans ce cas, des options d’achat, dites « calls » (instrument qui gagne de la valeur si le prix monte), seraient l’outil principal pour capter la hausse.

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