La hausse du pétrole brut et l’affaiblissement du dollar américain font repasser l’USD/CAD sous 1,3800, le dollar canadien se renforçant

USD/CAD a reculé d’environ 0,40% lundi, vers 1,3790, le dollar canadien étant soutenu par la hausse du pétrole et l’affaiblissement du dollar américain. La paire est passée sous 1,3840, a inscrit un nouveau plus bas hebdomadaire et a effacé l’essentiel du mouvement de début avril vers 1,3950, ouvrant la voie à une deuxième baisse hebdomadaire consécutive. Le WTI (pétrole américain de référence) a grimpé jusqu’à 9% au-dessus de 105 dollars le baril après l’annonce par le président Donald Trump d’un blocus américain du détroit d’Ormuz. Cette voie de passage est de fait fermée depuis fin février, après l’échec de discussions entre les États-Unis et l’Iran au Pakistan.

Les prix de l’énergie soutiennent le dollar canadien

La hausse des prix de l’énergie a aidé le dollar canadien, alors que la Banque du Canada a maintenu en mars son taux directeur au jour le jour à 2,25%. La prochaine décision de la BoC est attendue le 29 avril, avec le Rapport sur la politique monétaire. Le PPI (indice des prix à la production, qui mesure l’évolution des prix “sortie d’usine”) de mars aux États-Unis est attendu à +1,2% sur un mois (+0,7% auparavant) et à +4,6% sur un an (+3,4% auparavant). Cette statistique précède la réunion du FOMC (comité de politique monétaire de la Réserve fédérale) des 28–29 avril. Sur le plan technique, l’USD/CAD évoluait vers 1,3792, sous la moyenne mobile exponentielle à 200 périodes sur 5 minutes (200-EMA, un indicateur de tendance) à 1,3819, avec un Stochastic RSI (oscillateur de momentum, indicateur de “surachat/survente”) proche de 84. En graphique 4 heures, il se situait près de la 200-EMA à 1,3791, avec des supports à 1,3790 et 1,3680. En journalier, le support se trouvait sur la moyenne mobile exponentielle à 50 jours (50-day EMA) à 1,3773, et la résistance sur la 200-day EMA à 1,3815.

Les politiques monétaires et la volatilité changent l’approche de trading

La flambée du WTI au-delà de 105 dollars le baril observée en 2025 paraît lointaine. Cette semaine, le WTI évolue dans une zone plus stable autour de 84,50 dollars le baril, ce qui reflète un équilibre de l’offre mondiale plutôt qu’un mouvement de panique lié au conflit. Le fort soutien apporté alors au dollar canadien disparaît, ce qui signifie qu’une éventuelle force du CAD devrait venir d’autres facteurs fondamentaux. La politique des banques centrales a aussi nettement changé depuis le printemps dernier, quand la Banque du Canada maintenait ses taux à 2,25%. L’inflation canadienne s’étant tassée à 2,7% sur un an selon le dernier chiffre, la BoC maintient désormais ses taux à 4,50%, et les marchés intègrent la possibilité d’une baisse cet été. Cela tranche avec 2025, quand l’augmentation des coûts de l’énergie compliquait la conduite de la politique monétaire. Le taux de change USD/CAD, actuellement près de 1,3620, reflète ce nouveau contexte, bien en dessous des niveaux agités autour de 1,3790 au plus fort de la crise en 2025. Le PPI américain, qui avait inquiété l’an dernier, montre désormais une dynamique plus modérée, les dernières données indiquant une hausse de 2,1% sur un an. Les tensions inflationnistes en amont (côté production) semblent contenues, ce qui laisse davantage de marge de manœuvre à la Réserve fédérale. Dans ce contexte plus calme, les opérateurs sur dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) peuvent s’éloigner des stratégies qui profitent d’une forte volatilité (ampleur et fréquence des variations de prix). L’an dernier, acheter des options de type straddle sur l’USD/CAD (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice pour jouer un grand mouvement) pouvait être rentable grâce aux fortes oscillations. Aujourd’hui, privilégier des stratégies qui profitent d’une volatilité plus faible peut être plus pertinent. Par exemple, vendre des calls couverts (vendre une option d’achat en étant déjà acheteur du sous-jacent) sur des positions longues USD/CAD, ou vendre des puts sécurisés en cash (vendre une option de vente en gardant la trésorerie nécessaire pour acheter si l’option est exercée) à des niveaux jugés attractifs pour se positionner, comme près de 1,3500. Si la Banque du Canada devait baisser ses taux avant la Réserve fédérale, le potentiel de hausse du dollar canadien paraît limité. Cela rend plus intéressantes des approches neutres à négatives sur le CAD. Les traders peuvent, par exemple, acheter des call spreads sur l’USD/CAD (acheter un call et vendre un call à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût et le risque), afin de bénéficier d’une hausse graduelle de la paire, tout en encadrant le risque et en profitant d’un écart de politique monétaire entre les deux pays.

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OCBC anticipe un affaiblissement des devises asiatiques et des bêtas des pays importateurs de pétrole, alors que les tensions géopolitiques dopent le brut et le dollar ; les flux via Hormuz atténuent les risques

Les stratégistes d’OCBC Sim Moh Siong et Christopher Wong s’attendent à un début de semaine en baisse pour les devises asiatiques. Ils l’expliquent par le retour des incertitudes géopolitiques, des prix du pétrole plus fermes (c’est‑à‑dire en hausse et qui se maintiennent), un appétit pour le risque plus faible (les investisseurs évitent les actifs risqués) et une demande accrue de dollar américain (valeur dite « refuge »). Ils estiment que les devises les plus « sensibles au cycle » (dites *high beta*, celles qui bougent beaucoup quand le marché devient plus ou moins optimiste) et celles de pays importateurs nets de pétrole (qui achètent plus de pétrole qu’ils n’en vendent) sont les plus exposées, notamment le won coréen (KRW), le baht thaïlandais (THB), le peso philippin (PHP) et la roupie indienne (INR). Ils jugent que les devises moins volatiles (dites *low beta*) comme le yuan chinois offshore (CNH, échangé hors de Chine continentale) et le dollar de Singapour (SGD) devraient mieux résister.

Reprise limitée du transit à Hormuz

Ils notent qu’un transit limité a repris dans le détroit d’Hormuz. Cela peut réduire le risque que les marchés intègrent le scénario le plus extrême de perturbation, ce qui plaide pour une ouverture plus faible mais sans vente paniquée. Si le conflit dure et que les prix du pétrole restent élevés sans flamber, ils anticipent un retour au premier plan des écarts de « termes de l’échange » (le rapport entre les prix des exportations et ceux des importations, qui avantage en général les pays exportateurs de matières premières). Ils préfèrent le dollar australien (AUD) à l’euro (EUR) et restent prudents sur les devises asiatiques importatrices de pétrole, dont le KRW, l’INR, le THB et le PHP. Avec la récente hausse du Brent (prix de référence du pétrole) au‑dessus de 95 dollars le baril et l’indice du dollar (US Dollar Index, mesure de la force du dollar face à un panier de grandes devises) au‑delà de 106,5, beaucoup de devises asiatiques pourraient ouvrir en repli. Dans ce contexte géopolitique, la demande défensive de dollar se renforce. OCBC y voit une répétition des dynamiques observées lors des tensions au Moyen‑Orient en 2025. L’an dernier, les devises plus volatiles de pays importateurs nets de pétrole, comme le won coréen et le baht thaïlandais, avaient nettement sous‑performé lorsque les prix du pétrole étaient restés durablement élevés. La forte dépendance de la Corée du Sud aux importations d’énergie avait, par exemple, poussé le won au‑delà de 1 380 pour un dollar. Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options de vente (*puts*, instruments qui prennent de la valeur si la devise baisse) sur le KRW, le THB et l’INR afin de se couvrir (réduire le risque) contre une nouvelle baisse dans les prochaines semaines.

Préférence pour l’AUD face à l’EUR

À l’inverse, OCBC privilégie les devises de pays exportateurs d’énergie comme le dollar australien, qui profite de la hausse des matières premières, surtout face à des zones importatrices d’énergie comme la zone euro. L’excédent commercial de l’Australie (exportations supérieures aux importations) a dépassé les attentes le mois dernier, en s’élargissant à 12 milliards de dollars australiens grâce à de fortes exportations de GNL (gaz naturel liquéfié) et de charbon. Cela conforte l’idée de stratégies telles que les *call spreads* (achat d’une option d’achat et vente d’une autre à un niveau plus élevé, pour viser une hausse avec un coût limité) sur AUD/EUR, en pariant sur un écart de performance plus marqué. Le yuan chinois et le dollar de Singapour devraient mieux tenir dans cet environnement, comme en 2025. Le cadre monétaire de Singapour (politique de change gérée par l’autorité monétaire) et le régime de change encadré de la Chine (taux de change fortement piloté) amortissent ce type de choc externe. Ce ne sont pas, selon eux, des devises à vendre à découvert (parier sur la baisse) à ce stade. Le point central est que les prix du pétrole semblent plutôt se maintenir à un niveau élevé que s’emballer, car les grandes routes maritimes restent ouvertes, malgré des coûts d’assurance plus élevés. Cela plaide pour une baisse progressive plutôt qu’une panique de marché, rendant les options de plus longue maturité (échéances plus lointaines) plus adaptées que des paris à très court terme.

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L’économiste de DBS Philip Wee s’attend à ce que la MAS annule l’assouplissement précédent, ramenant la bande de politique du NEER du SGD vers une normalisation

L’économiste Philip Wee, de DBS Group Research, s’attend à ce que l’Autorité monétaire de Singapour (MAS, la banque centrale) annule l’assouplissement précédent en normalisant la bande de politique du taux de change effectif nominal du dollar de Singapour (SGD NEER). (Le « SGD NEER » est un indicateur du dollar de Singapour contre un panier de devises de ses partenaires commerciaux, pondéré par le commerce.) Il anticipe une hausse des prévisions d’inflation de la MAS à la suite d’un choc énergétique (hausse brutale des coûts de l’énergie), et souligne que le niveau du dollar de Singapour, pondéré par les échanges, se situe au-dessus du point médian de la bande. La volatilité des marchés devrait revenir après l’échec du sommet d’Islamabad de dimanche entre le vice-président américain J.D. Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf. Le rapport relie cet épisode au recul des espoirs de désescalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Le choc d’offre lié à Hormuz pousse au changement de politique

Le rapport indique que le vice-Premier ministre Gan Kim Yong a qualifié le goulet d’étranglement (point de passage maritime très étroit) d’Hormuz de situation la plus grave depuis l’embargo pétrolier de 1973. Il ajoute que cela est traité comme un choc d’offre (perturbation de l’approvisionnement), et non comme une simple variation de prix. Il prévoit que la MAS annulera deux baisses de pente décidées en janvier et en avril 2025. (La « pente » décrit la vitesse à laquelle la MAS laisse le SGD s’apprécier ou se déprécier au fil du temps dans sa bande de change.) Il anticipe que la MAS relèvera sa prévision d’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils, souvent énergie et alimentation) à 1,5–2,5% contre 1–2%, et remontera aussi la projection de l’IPC Tous articles (inflation globale). Il précise que le SGD NEER est environ 1,8% au-dessus de son point médian. Il ajoute que la paire USD/SGD suit toujours la tendance globale du dollar américain. Nous estimons que la MAS s’apprête à durcir sa politique en renforçant le dollar de Singapour. Cela intervient après l’échec du sommet d’Islamabad, qui a fait monter les prix mondiaux de l’énergie. La situation est vue comme un choc d’offre majeur, ce qui pousse la banque centrale à protéger l’économie contre l’inflation importée (hausse des prix venant de l’étranger via des importations plus chères).

Idées de trading en faveur d’un dollar de Singapour plus fort

Ce mouvement serait un retour en arrière par rapport à l’assouplissement observé en janvier et avril 2025. Des données récentes de mars 2026 montrent que l’inflation sous-jacente à Singapour a atteint 2,1% sur un an (comparaison sur 12 mois), déjà au haut de l’ancienne fourchette de la MAS. Avec le Brent au-dessus de 115 dollars le baril depuis la décision de blocus du président Trump, nous anticipons que la MAS relèvera officiellement ses prévisions d’inflation lors de la prochaine réunion. Un schéma comparable a été observé en 2022, lorsque la MAS a durci sa politique à plusieurs reprises pour contrer l’inflation liée au choc énergétique de la guerre en Ukraine. Les propos du vice-Premier ministre, qui présente Hormuz comme la pire situation depuis 1973, suggèrent une réponse du même ordre. Les intervenants de marché devraient se préparer à un recentrage de la bande de politique du SGD NEER (déplacement du « milieu » de la bande) ou à un relèvement de sa pente, afin de permettre une appréciation plus rapide (hausse de la valeur du SGD). Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, ici une devise), cela peut offrir une possibilité de se positionner pour un SGD plus fort dans les prochaines semaines. Le SGD pondéré par les échanges se situe déjà nettement dans la moitié haute de sa bande, autour de 1,8% au-dessus du point médian, ce qui signale une force sous-jacente avant même une décision officielle. Cependant, le dollar américain se renforce aussi en tant que valeur refuge (actif recherché en période de stress), avec l’indice DXY (indice du dollar contre un panier de grandes devises) au-delà de 108. Cela implique que, même si le SGD devrait s’apprécier, ses gains face au dollar américain pourraient rester limités. La baisse de la paire USD/SGD (dollar US exprimé en dollars de Singapour) pourrait être progressive plutôt que brutale. Ainsi, les traders peuvent envisager d’acheter des options d’achat (call) sur le SGD contre un panier d’autres devises, comme l’euro ou le yen, qui ne bénéficient pas de la même demande de valeur refuge. Pour ceux concentrés sur la paire principale, vendre des options d’achat USD/SGD hors de la monnaie (niveau d’exercice défavorable au cours actuel) et à prime faible (prix de l’option) peut exprimer l’idée que la hausse de l’USD/SGD est plafonnée. Cette stratégie profite de la vigueur attendue du SGD tout en tenant compte de la force du dollar américain à l’échelle mondiale.

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Pétrole en hausse, or en recul : les craintes d’inflation s’intensifient et incitent les banques centrales à la prudence sur les baisses de taux

L’or (XAU/USD) a reculé d’environ 0,20% lundi, tandis que le pétrole montait et que les craintes d’inflation s’intensifiaient. Il s’échangeait à 4.734 $ après avoir touché 4.750 $ plus tôt dans la séance. Le président américain Donald Trump a déclaré que l’Iran voulait conclure un accord « très fortement » et qu’il « n’avait pas accepté de ne pas avoir d’arme nucléaire ». Il a aussi affirmé que les États-Unis allaient « récupérer du matériel nucléaire ».

Risque au Moyen-Orient et réaction du dollar

L’indice du dollar américain (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) est passé en territoire négatif après ces déclarations, en baisse de 0,09% à 98,61. Les États-Unis ont lancé un blocus dans le détroit d’Ormuz à 10h00 (EDT) lundi afin d’arrêter les navires battant pavillon iranien et ceux quittant les ports iraniens. Les ventes de logements anciens aux États-Unis ont reculé à 3,98 millions en mars, en baisse de 3,6% sur un mois (comparaison « mois sur mois ») et au plus bas depuis neuf mois. Les marchés ont surtout gardé un œil sur le dossier États-Unis–Iran. Mary Daly, présidente de la Fed de San Francisco (antenne régionale de la banque centrale américaine), a jugé plus probable un statu quo qu’une hausse des taux, et a indiqué que les taux pourraient rester inchangés si l’inflation reste élevée. L’indice des prix à la consommation (CPI, mesure des prix payés par les ménages) a progressé de 3,3% sur un an en mars, environ 1 point de plus qu’en février. Le rendement du Treasury à 10 ans (taux d’intérêt des obligations d’État américaines à 10 ans, référence des marchés) s’établissait à 4,30%, en baisse de 1,5 point de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage). Les prochaines publications incluent l’ADP Employment Change (estimation privée des créations d’emplois) et le PPI de mars, attendu à 4,6% sur un an (indice des prix à la production, qui mesure l’évolution des prix « à la sortie d’usine »).

Niveaux techniques et scénario de volatilité

Sur le plan technique, l’or a rebondi depuis 4.639 $, avec les moyennes mobiles simples (SMA, moyenne des prix sur une période donnée) à 20 et 100 jours situées entre 4.658 $ et 4.668 $. La résistance (zone où le prix a du mal à monter) se situe à 4.750 $, puis 4.800 $, 4.857 $, et la SMA 50 jours à 4.897 $. Le support (zone où le prix a tendance à trouver un plancher) se situe à 4.700 $, puis 4.668/58 et 4.600 $. Compte tenu de la date du 14 avril 2026, l’or évolue entre le risque d’un conflit plus large avec l’Iran et une Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) réticente à baisser ses taux à cause de l’inflation. Le nouveau blocus américain dans le détroit d’Ormuz devrait être le principal facteur de volatilité (fortes variations de prix), ce qui pousse à envisager des stratégies profitant de grands mouvements, comme des options de type straddle ou strangle (achat simultané d’options permettant de gagner si le prix bouge fortement à la hausse ou à la baisse). L’inflation reste un frein important pour l’or, car elle maintient les rendements obligataires élevés et renforce l’argument d’une Fed qui garde ses taux. Avec un CPI à 3,3% en mars, proche d’un épisode de forte hausse des prix comme début 2022, l’estimation de PPI à 4,6% sera déterminante. Cette pression durable rend l’achat d’options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) à longue maturité coûteux, ce qui peut favoriser des « call spreads » (achat d’un call et vente d’un autre à un prix plus élevé, pour réduire le coût initial). La hausse du pétrole alimente ces craintes d’inflation, mais un apaisement au Moyen-Orient reste possible. Les propos de Donald Trump sur la volonté de l’Iran de négocier augmentent le risque lié aux titres d’actualité, en particulier pour les positions longues sur l’or (parier sur une hausse). Il devient donc important de se protéger contre une baisse rapide, par exemple via des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice sous le niveau clé de 4.700 $. D’un point de vue technique, la zone autour de 4.660 $, où se rejoignent les moyennes mobiles 20 et 100 jours, constitue un support solide. Certains pourraient vendre des puts couverts par du cash (vente d’options de vente avec l’argent disponible pour acheter l’actif en cas d’exercice) près de ce niveau, afin d’encaisser une prime (prix de l’option) tout en attendant un repli pour acheter. La volatilité implicite (volatilité « intégrée » dans le prix des options) sur l’or devrait rester élevée, comme lorsque le GVZ (Gold Volatility Index, indice de volatilité de l’or) est resté au-dessus de 18 lors des épisodes géopolitiques de 2024.

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Malgré les craintes de désengagement du risque après l’échec des pourparlers Iran–États-Unis et les informations sur une fermeture du détroit d’Ormuz, le dollar américain a reculé

L’indice du dollar américain (DXY) a reculé lundi après des informations faisant état de l’échec des discussions de paix Iran–États-Unis et du déplacement de la marine américaine pour fermer le détroit d’Ormuz. Les prix de marché ont aussi signalé une baisse de la demande de valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude), après que l’Iran a indiqué qu’il pourrait réduire l’enrichissement d’uranium (processus qui augmente la proportion d’uranium utilisable, sujet sensible sur le plan géopolitique). L’EUR/USD a progressé vers 1,1765, surtout porté par un dollar plus faible, sans nouvelles données de la zone euro. Le GBP/USD a prolongé une hausse d’une semaine près de 1,3500, soutenu par le recul du dollar.

Principaux mouvements sur le Forex et les matières premières

L’USD/JPY a glissé vers 159,30, le yen gagnant légèrement et le dollar perdant du soutien. L’AUD/USD a grimpé vers 0,7090, le sentiment de risque (appétit des investisseurs pour les actifs risqués) se stabilisant et le dollar s’affaiblissant. Le pétrole WTI a reculé à 98,90 dollars le baril malgré les craintes initiales de perturbation dans le détroit d’Ormuz. L’or s’échangeait près de 4 730 dollars, l’attention restant tournée vers les actifs risqués. L’agenda comprend la réunion du FMI aux États-Unis du 14 au 17 avril, ainsi que des statistiques : commerce extérieur chinois le 14 avril, inflation (IPC, indice des prix à la consommation) en France et production industrielle en zone euro le 15 avril, PIB (produit intérieur brut) chinois du T1 et PIB britannique le 16 avril, et demandes d’allocations chômage américaines le 16 avril. Le WTI est une référence de pétrole brut américain. Il est négocié autour du hub de Cushing (centre logistique de stockage et de livraison aux États-Unis) et dépend de l’offre et de la demande, des guerres, des sanctions, des décisions de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et du dollar. Les rapports hebdomadaires de l’API (American Petroleum Institute, organisme privé) et de l’EIA (Energy Information Administration, agence publique) donnent des estimations des stocks de pétrole ; leurs chiffres sont proches dans 75% des cas. L’OPEP compte 12 membres.

Enseignements clés de l’an dernier

En avril 2025, les marchés avaient réagi de façon inhabituelle aux titres sur l’Iran et les États-Unis. Le dollar s’était affaibli malgré le réflexe « valeur refuge », les opérateurs jugeant l’escalade peu crédible. Le marché privilégie désormais davantage les données économiques concrètes que les postures politiques. Aujourd’hui, le DXY reste solide, au-dessus de 105,5, à l’opposé de la faiblesse observée après l’épisode de 2025. Cette fermeté s’explique par une inflation persistante (hausse des prix qui ralentit peu) : l’IPC de mars affiche +3,4% sur un an, ce qui conforte la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) dans une politique de taux « élevés plus longtemps » (maintien des taux à un niveau haut sur une période prolongée). Les investisseurs utilisant des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme un change ou un indice) doivent intégrer qu’un recul du dollar est peu probable sans nette dégradation des indicateurs économiques. Dans ce contexte, l’EUR/USD peine à se maintenir au-dessus de 1,0700, pénalisé par la vigueur du dollar et par l’idée que la Banque centrale européenne (BCE) pourrait baisser ses taux d’ici juin. De même, le GBP/USD est freiné autour de 1,2550, la force du dollar dominant. Des stratégies sur options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) visant à limiter le potentiel de hausse, comme vendre des « call spreads » (vente d’une option d’achat et achat d’une autre à un prix plus élevé pour encadrer le risque), peuvent être pertinentes. La situation du yen devient sensible : la force du dollar a poussé l’USD/JPY vers 157,00. Contrairement à l’an dernier, le yen est très faible, et le risque d’intervention de change (action des autorités visant à influencer la monnaie via des achats/ventes sur le marché) augmente. Une intervention pourrait provoquer une chute rapide de la paire ; conserver des positions acheteuses expose donc à un risque de fortes variations (volatilité).

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Thu Lan Nguyen (Commerzbank) estime que le projet iranien de péage en renminbi dans le détroit est peu susceptible de bouleverser le commerce de l’énergie

La proposition de l’Iran de facturer des droits de passage dans le détroit d’Ormuz en renminbi (la monnaie chinoise) fait la une, mais nous y voyons davantage un signal politique qu’un véritable tournant économique. Cela alimente le récit du « pétroyuan » (pétrole facturé en renminbi), mais l’effet direct sur les flux de devises mondiaux devrait rester limité. Les opérateurs ont donc intérêt à se concentrer sur les effets indirects, comme la hausse du risque géopolitique et une volatilité (fortes variations de prix) guidée par le sentiment de marché. La tendance plus large à la « dédollarisation » (réduire l’usage du dollar dans les échanges et les réserves) que nous suivons est un processus lent, sur plusieurs années, et non un basculement immédiat. Avec du recul, les données SWIFT (réseau de messagerie bancaire utilisé pour les paiements internationaux) jusqu’à fin 2025 montraient que la part du renminbi dans les paiements mondiaux avait progressé à un peu plus de 5% : une hausse notable, mais très loin derrière le dollar. De même, les dernières données COFER du FMI (statistiques sur la composition des réserves de change des banques centrales) sur cette période confirmaient que la part du dollar dans les réserves n’avait que légèrement reculé, autour de 57%, signe d’une domination solidement ancrée.

Impact limité sur les flux de devises mondiaux

L’idée que le poids du pétrole dans le commerce mondial diminue est juste, et cette tendance s’est poursuivie jusqu’en 2025. Comme le pétrole et les produits associés représentent une part plus faible du commerce mondial, un nouveau droit sur environ 21 millions de barils par jour transitant par Ormuz constitue surtout un coût supplémentaire, pas une menace structurelle pour la domination du dollar. Cela conforte notre lecture : il s’agit surtout d’affichage politique et d’une volonté de diversifier (répartir) les canaux de paiement, en s’éloignant des systèmes financiers occidentaux. Pour les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise ou un pétrole), l’essentiel n’est pas de prendre de gros paris directionnels sur un effondrement du dollar (USD) ou une envolée du yuan (CNY) sur cette seule nouvelle. La stratégie des prochaines semaines consiste plutôt à tirer parti de l’incertitude accrue. Acheter de la volatilité à court terme sur des paires comme USD/CNH (dollar contre yuan offshore, c’est-à-dire négocié hors de Chine continentale) via des options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) — par exemple un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’un mouvement fort dans un sens ou dans l’autre) — nous paraît une approche prudente pour se positionner en cas de pic de marché, quelle que soit la direction. Cette évolution ajoute aussi une couche de risque aux prix de l’énergie, déjà sensibles aux tensions au Moyen-Orient. Le droit de passage agit comme une taxe sur un point d’étranglement stratégique, en augmentant le coût et le risque du transport. Une approche tactique consisterait à acheter des options d’achat à très court terme (front-month, l’échéance la plus proche) sur des contrats à terme (futures) Brent ou WTI, afin de se couvrir (réduire le risque) ou de profiter d’une flambée liée à une application stricte de la mesure ou à des perturbations du trafic maritime dans le détroit.

Implications de trading pour l’énergie et la volatilité

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Dev Ashish (Société Générale) s’attend à ce que les sondages en Colombie privilégient un second tour à droite, incitant les marchés à la prudence

Société Générale a analysé l’élection présidentielle colombienne avant le scrutin du 31 mai 2026. Les sondages indiquent une probabilité élevée de second tour, et les hypothèses de face-à-face au second tour favoriseraient une droite unie face au candidat du Pacte historique, Gustavo Cepeda. La note indique que Paloma Valencia et De la Espriella feraient tous deux mieux que Cepeda dans les scénarios de second tour. Elle ajoute que la division de la droite reste le principal facteur de risque.

Dynamique du second tour et sondages

Le soutien à Valencia est décrit comme en hausse, à mesure que les électeurs indécis se regroupent autour d’elle. Cepeda est présenté comme proche d’un plafond dans les intentions de vote (c’est-à-dire un niveau de soutien difficile à dépasser). Les probabilités sont décrites comme donnant un léger avantage à Valencia, tandis que la fiabilité des sondages est affectée par une enquête du CNE (Consejo Nacional Electoral, l’autorité électorale chargée de superviser et contrôler le processus électoral). La note cite aussi des tensions institutionnelles et budgétaires élevées, notamment des frictions impliquant la banque centrale et une marge de manœuvre budgétaire limitée (peu de capacités pour augmenter les dépenses ou baisser les impôts sans dégrader les finances publiques), ce qui est lié à une attitude prudente des marchés envers les actifs colombiens (devises, actions, obligations). À l’approche de l’élection présidentielle du 31 mai, une incertitude importante est intégrée dans les prix des actifs colombiens. Les sondages pointent vers un second tour, avec un léger avantage pour le candidat de droite unie jugé favorable aux marchés, mais l’issue reste incertaine. Ce contexte crée des opportunités et des risques pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une devise ou un indice) au cours des six prochaines semaines. La hausse du risque politique a fait progresser la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options), surtout sur les options liées à la paire de devises USD/COP (dollar américain / peso colombien). Le peso s’est déprécié de plus de 3% ce trimestre, autour de 4 100, les investisseurs recherchant des actifs jugés plus sûrs. Les opérateurs qui anticipent davantage d’instabilité peuvent acheter des options d’achat sur USD/COP (call : droit, et non obligation, d’acheter à un prix fixé), afin de se positionner sur une hausse du dollar contre peso, ce qui correspond à une dépréciation plus marquée du peso si le candidat du Pacte historique gagne du terrain. Côté actions, l’indice COLCAP a nettement sous-performé en Amérique latine, en baisse de près de 5% depuis le début de l’année, alors que le Bovespa brésilien est en hausse. Cela reflète l’inquiétude autour de tensions budgétaires et institutionnelles potentielles, quel que soit le vainqueur. L’achat d’options de vente sur un ETF actions colombiennes (put : droit de vendre à un prix fixé ; ETF : fonds coté qui réplique un indice) peut servir de couverture (protection) contre une surprise électorale défavorable.

Taux, crédit et volatilité

En amont de l’élection de 2022, les Credit Default Swaps (CDS) à 5 ans de la Colombie se sont nettement écartés : un CDS est un contrat d’assurance contre le défaut d’un émetteur, et l’écartement du spread (la prime) traduit une perception de risque plus élevée. Un mouvement similaire apparaît aujourd’hui, avec des spreads en hausse de 25 points de base depuis le début de l’année (un point de base = 0,01 point de pourcentage). Cela suggère que le marché obligataire intègre déjà une probabilité plus élevée de tensions financières. La banque centrale, contrainte par une inflation toujours élevée au-dessus de 5% (inflation persistante, difficile à faire baisser), dispose de peu de marge pour soutenir l’activité. Ce contexte accroît la sensibilité des marchés aux nouvelles politiques, ce qui signifie que de faibles variations dans les sondages peuvent provoquer des mouvements disproportionnés. Dans ces conditions, les paris directionnels simples (miser uniquement sur une hausse ou une baisse) sont risqués, et des stratégies visant à profiter de mouvements importants, comme le long straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice afin de gagner si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre), peuvent être plus adaptées.

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L’AUD/USD rebondit fortement, l’espoir d’un accord ravivant l’appétit pour le risque et atténuant la vigueur du dollar américain malgré les tensions au Moyen-Orient

L’AUD/USD a rebondi lundi après une ouverture en baisse avec un « gap » (écart de cotation entre la clôture et l’ouverture), les espoirs d’un accord entre les États-Unis et l’Iran ayant amélioré l’appétit pour le risque et réduit la demande de dollar américain. L’AUD/USD évoluait près de 0,7089 après un plus bas intrajournalier autour de 0,6990. L’indice du dollar (DXY, un indicateur qui mesure la force du billet vert face à un panier de grandes devises) se situait autour de 98,54 après un passage proche de 99,00. Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que les États-Unis avaient été contactés par « les bonnes personnes » en Iran, après des discussions le week-end sans résultat concret et après avoir ordonné un blocus naval visant les ports iraniens.

Risque au Moyen-Orient et impact du pétrole

Les opérateurs suivent de près l’évolution au Moyen-Orient, notamment une éventuelle détente et une possible réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime crucial pour le transport mondial de pétrole). La hausse des prix du pétrole alimente les inquiétudes sur l’inflation (hausse générale des prix) et influence les anticipations de politique monétaire (orientation des taux d’intérêt décidée par les banques centrales). Aux États-Unis, l’indice CPI (inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation) de mars a progressé de 0,9% sur un mois, contre 0,3% en février, et a accéléré à 3,3% sur un an, contre 2,4%. Cela soutient l’idée que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) maintiendra ses taux inchangés dans les prochains mois. En Australie, l’inflation reste au-dessus de la cible de la RBA (Reserve Bank of Australia, banque centrale australienne) de 2% à 3%, et la RBA a relevé ses taux deux fois cette année. Les chiffres de l’emploi attendus jeudi et la balance commerciale chinoise (différence entre exportations et importations) attendue mardi sont aussi au centre de l’attention.

Divergence Fed–RBA et stratégie

L’an dernier, des données d’inflation élevées ont renforcé l’anticipation d’une Fed laissant ses taux stables. Désormais, avec une inflation de mars 2026 remontée de façon inattendue à 3,5%, les marchés écartent des baisses de taux à court terme. Ce regain de vigueur du dollar laisse penser qu’une stratégie consistant à vendre l’AUD/USD lors des rebonds peut se défendre. La posture plus stricte de la RBA en 2025, avec plusieurs hausses de taux, a contribué à faire reculer l’inflation depuis ses sommets. Comme les derniers chiffres d’inflation trimestriels ralentissent, la RBA a moins de raisons de remonter davantage ses taux, ce qui crée un écart de politique monétaire avec la Fed. Ce contexte plaide pour se protéger contre une baisse, par exemple via l’achat d’options de vente (put, contrat qui gagne de la valeur si le taux de change baisse) sur l’AUD/USD. Les inquiétudes autour de l’économie chinoise se sont renforcées. Les données commerciales de mars 2026 ont montré un recul surprise des exportations et des importations, signe d’une demande plus faible en Chine et à l’international. Cela a fait passer des prix de matières premières clés, comme le minerai de fer, sous 100 dollars la tonne, ce qui pèse directement sur le dollar australien. Au vu de la divergence entre banques centrales et des vents contraires venus de Chine, l’AUD/USD semble davantage orienté à la baisse. Avec une volatilité implicite (niveau de fluctuations attendu par le marché, dérivé des prix des options) encore modérée, acheter des options put pour viser un mouvement vers 0,6400 paraît pertinent. Cette approche limite le risque au montant payé pour l’option, tout en permettant de profiter d’une nouvelle baisse dans les prochaines semaines.

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Les analystes de Danske Bank affirment que les consommateurs danois ont accru leurs dépenses en mars, hors énergie, malgré une hausse globale des coûts

La consommation des ménages danois a augmenté en mars. Les dépenses réelles hors énergie (c’est-à-dire corrigées de l’inflation et sans les postes liés à l’énergie) ont progressé de 1,2% sur un mois et de 3,8% sur un an, un effet de calendrier lié à Pâques ayant joué. Les dépenses en biens se sont améliorées dans le commerce de détail et l’alimentation. Les ventes réelles du commerce de détail ont augmenté de 1,2% sur un mois, tandis que les dépenses réelles alimentaires ont gagné 0,6% sur un mois et suivent une tendance haussière depuis octobre 2025.

Rebond des dépenses alimentaires

Plus tôt en 2024, les dépenses réelles alimentaires reculaient. L’article attribue ensuite le rebond au ralentissement de la hausse des prix alimentaires (les prix n’augmentent plus aussi vite). Les dépenses liées à l’énergie ont augmenté, surtout dans les stations-service. Les dépenses nominales (en euros courants, sans correction de l’inflation) en stations-service ont bondi de 12,4% sur un mois, sous l’effet de la hausse des prix de l’essence et du diesel, mais elles ne font que retrouver leurs niveaux de 2024. L’article souligne aussi l’évolution du parc automobile danois (la composition des voitures en circulation). Il indique que les ménages se détournent des voitures à carburants fossiles (essence et diesel) au profit des voitures électriques depuis plusieurs années. Les dépenses de services ont aussi progressé en mars. Les services de beauté et de coiffure ainsi que les services liés aux voyages ont augmenté, tandis que les restaurants, bars, attractions touristiques et cinémas ont progressé plus lentement.

Marchés et implications de politique monétaire

La hausse des prix de l’énergie en mars n’a pas freiné les autres dépenses. Les dépenses totales ont progressé dans l’ensemble des catégories. La vigueur inattendue de la consommation en mars suggère que l’économie danoise a plus d’élan que prévu. Cette résistance, avec des dépenses réelles en hausse de 3,8% sur un an, remet en cause l’idée que le renchérissement de l’énergie arrêterait la croissance. Il faut intégrer la possibilité que le marché ait été trop pessimiste sur la santé financière des ménages. Ces chiffres compliquent la trajectoire des taux d’intérêt et pourraient inciter Danmarks Nationalbank à rester plus longtemps restrictive (une politique « faucon », c’est-à-dire orientée vers des taux élevés pour contenir l’inflation). Selon Danmarks Statistik, l’inflation sous-jacente (hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) a légèrement augmenté à 2,9% en mars, et cette demande solide pourrait accentuer les pressions sur les prix. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les contrats à terme et les options) doivent envisager que les anticipations de baisse de taux, qui se formaient au premier trimestre, puissent être repoussées vers fin 2026. Pour les actions, cela suggère un potentiel de hausse pour les titres exposés à la consommation au sein de l’indice OMXC25. La reprise des dépenses alimentaires et de services, observée depuis fin 2025, favorise directement les groupes de distribution et de voyage. Le rapport note que la hausse des prix à la pompe n’a pas évincé les autres dépenses, en partie grâce au passage aux véhicules électriques. Cela ouvre la voie à une stratégie « long/short » (acheter un actif et en vendre un autre pour profiter d’un écart d’évolution), par exemple acheter un panier d’actions danoises de consommation discrétionnaire (biens et services non essentiels) tout en vendant des contrats à terme (futures, accords d’achat/vente à une date future à un prix fixé) sur l’énergie. Cette approche parie sur la poursuite d’une consommation robuste malgré des variations modérées des prix de l’énergie. Sur le marché des changes, cette dynamique intérieure soutient une couronne danoise plus ferme. Même si la DKK est arrimée (taux de change maintenu dans une bande étroite) à l’euro, des fondamentaux solides pourraient pousser l’EUR/DKK vers le bas de sa fourchette de fluctuation. Les investisseurs peuvent utiliser des options de change (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre une devise à un prix fixé) pour se positionner sur une période de fermeté de la couronne face à l’euro.

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Début du blocus d’Ormuz, Trump affirme que l’Iran veut un accord et salue les efforts du vice-président JD Vance

Le président américain Donald Trump s’est exprimé lors d’une conférence de presse dans le Bureau ovale et a salué le travail du vice-président JD Vance sur l’Iran, déclarant qu’il « a fait un très bon travail sur l’Iran ». Il a ajouté que les États-Unis avaient été « appelés ce matin par les bonnes personnes au sujet de l’Iran » et qu’elles « veulent un accord ». Donald Trump a affirmé que l’Iran n’acceptait pas de renoncer à l’arme nucléaire et a indiqué que les États-Unis allaient « récupérer le matériel nucléaire ». Il a aussi répété que le blocus américain du détroit d’Ormuz avait commencé.

Réaction des marchés et signaux immédiats

Il a déclaré que le président chinois Xi souhaitait mettre fin à la situation. Il a également indiqué que les États-Unis pourraient faire une escale à Cuba une fois le dossier iranien terminé. Le prix de l’or est monté d’environ 4 730 dollars à 4 741 dollars, avant de revenir vers 4 734 dollars. Le Dow Jones Industrial a effacé ses pertes et évoluait à l’équilibre à 47 926 points, tandis que l’indice du dollar (DXY, qui compare le dollar à un panier de grandes devises) reculait de 0,09% à 98,61. Avec des messages contradictoires entre un blocus et la perspective d’un accord, il faut s’attendre à une volatilité très élevée dans les prochaines semaines. La volatilité (c’est-à-dire l’ampleur et la rapidité des variations de prix) peut se suivre via l’indice VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur »), qui a bondi de plus de 30% la semaine dernière vers 28. Pour se positionner sur cette incertitude, certains investisseurs utilisent des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur le VIX afin de profiter de mouvements brusques. Le blocus du détroit d’Ormuz est l’élément le plus déterminant pour l’énergie, car près d’un cinquième du pétrole consommé chaque jour dans le monde y transite. Pour se protéger d’un choc d’offre (baisse soudaine de l’offre disponible qui fait monter les prix), il est possible de viser des options d’achat à longue échéance sur les contrats à terme (contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur le pétrole, comme le WTI (référence américaine) et le Brent (référence internationale). Un blocus durable pourrait pousser le Brent bien au-delà de 150 dollars le baril, niveau aperçu brièvement en 2025. En 2019, des attaques de drones contre des installations saoudiennes avaient temporairement retiré environ 5% de l’offre mondiale, provoquant un bond d’environ 20% du pétrole en une journée. La situation actuelle paraît plus grave, ce qui suggère qu’une escalade aurait un impact plus fort et plus durable sur les prix. Cet exemple historique rappelle à quelle vitesse les marchés peuvent bouger.

Positionnement de portefeuille face au risque d’escalade

Une hausse durable des coûts de l’énergie agit comme un impôt invisible sur l’économie mondiale, ce qui pèse généralement sur les grands indices boursiers. La stabilité du Dow semble surtout refléter l’espoir d’un accord, plutôt que la réalité d’un blocus. Pour se couvrir (protéger un portefeuille contre une baisse), certains utilisent des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) sur le S&P 500 et le Dow Jones Industrial Average. Les perdants les plus directs d’un blocus sont les sociétés mondiales de transport maritime et de logistique, en particulier les opérateurs de pétroliers. Cela peut conduire des investisseurs à utiliser des options de vente sur de grandes valeurs du secteur. Leurs coûts d’exploitation monteraient avec la hausse des primes d’assurance et l’obligation d’emprunter des routes plus longues, ce qui réduirait leur rentabilité. L’or reste la principale valeur refuge (actif recherché en période de stress) et son bond initial illustre sa sensibilité à cette crise. Les banques centrales en ont acheté régulièrement, avec plus de 800 tonnes absorbées sur la seule année 2025, ce qui soutient les prix. Pour renforcer la protection face à une dégradation géopolitique, certains augmentent leur exposition via des contrats à terme sur l’or ou des options d’achat sur des ETF or (fonds cotés en Bourse qui répliquent le prix de l’or).

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