Bob Savage de BNY déclare qu’Ueda, de la BoJ, appelle à la vigilance face à la hausse des prix du pétrole et à l’instabilité financière mondiale

Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Kazuo Ueda, a déclaré que les responsables doivent rester vigilants face à la hausse des prix du pétrole brut et à l’instabilité des marchés financiers mondiaux, sur fond d’aggravation du conflit au Moyen-Orient. Il a indiqué que l’activité économique et l’inflation au Japon sont globalement conformes aux prévisions. Ueda a averti qu’un conflit prolongé pourrait perturber les chaînes d’approvisionnement (le réseau logistique qui permet d’acheminer pièces, composants et produits) et réduire la production des usines, ce qui pèserait sur l’économie. Il a ajouté que la hausse du coût du pétrole pourrait influencer l’inflation sous-jacente (l’inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains aliments) de différentes manières, selon l’« output gap » (l’écart entre la production réelle et le niveau que l’économie peut soutenir sans accélération des prix) et les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent que l’inflation sera demain, ce qui influence salaires et prix).

Marchés pétroliers et vigilance de la politique monétaire

Il a précisé que la BoJ suivra l’impact des événements sur l’économie, les prix et les conditions financières avant sa réunion de politique monétaire des 27 et 28 avril. Les données préliminaires de mars 2026 sur la masse monétaire au Japon montrent que M2 a augmenté de 2,0% sur un an et M3 de 3,7%, contre 1,7% et 2,0% en février. (M2 et M3 sont des mesures de la quantité de monnaie en circulation; M3 est plus large que M2 et inclut davantage de dépôts et d’instruments proches de la monnaie.) Les propos récents de M. Ueda reflètent une prudence accrue. Avec le Brent (référence mondiale du prix du pétrole) récemment au-delà de 110 dollars le baril en raison des tensions au Moyen-Orient, son insistance sur l’énergie sonne comme un avertissement. Le risque est qu’un choc externe pousse la BoJ à adopter un ton plus restrictif que prévu (« hawkish », c’est-à-dire plus encline à relever les taux ou à réduire le soutien monétaire). La réunion de fin avril devient donc déterminante. Le dernier indice des prix à la consommation de Tokyo « core » (CPI hors produits frais, un indicateur avancé de l’inflation nationale) se maintient à 2,8%, nettement au-dessus de l’objectif de la banque centrale, ce qui rend toute pression supplémentaire liée à l’énergie préoccupante. Il faudra surveiller tout changement de ton suggérant une normalisation plus rapide de la politique monétaire (retour progressif vers des taux plus élevés et moins d’achats d’actifs). Pour les opérateurs sur dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise ou un taux), cela renforce le risque d’un yen plus fort dans les prochaines semaines. L’USD/JPY évolue près de 160, un niveau sensible pour les autorités japonaises. Une BoJ plus restrictive que prévu pourrait provoquer un repli rapide de la paire (donc une appréciation du yen).

Positionnement sur options pour un yen plus fort

Dans ce contexte, un positionnement via des options peut viser un yen plus ferme. Acheter des options d’achat sur JPY (call JPY: droit d’acheter du yen à un prix fixé) ou des options de vente sur USD/JPY (put USD/JPY: droit de vendre la paire à un prix fixé) avec des échéances après la réunion de fin avril permet de viser une hausse de la volatilité avec un risque défini (la perte est en principe limitée à la prime payée). Cette approche protège contre un changement de cap soudain de la BoJ lié aux chocs externes suivis par M. Ueda. En toile de fond, l’accélération de M3 à 3,7% en mars conforte cette prudence. Après la fin historique des taux négatifs en 2025 (taux directeurs en dessous de zéro), la BoJ dépend désormais davantage des données (« data-dependent »: décisions ajustées en fonction des statistiques). Ces éléments augmentent la probabilité d’une surprise de politique monétaire susceptible de renforcer le yen.

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Société Générale s’attend à ce que la BoE maintienne sa pause, alors que l’affaiblissement des données au Royaume-Uni et la hausse des coûts pèsent sur la confiance

Société Générale a indiqué que les statistiques britanniques avaient été limitées la semaine dernière, et que l’enquête immobilière RICS de mars montrait une dégradation des conditions sur la plupart des indicateurs. La banque relie le tassement de la demande à la hausse des coûts de l’énergie, à la raréfaction des offres de crédit immobilier (moins de produits proposés par les banques) et à la hausse des taux de crédit immobilier. L’enquête de la Banque d’Angleterre sur les conditions de crédit (Credit Conditions Survey) a été menée du 23 février au 13 mars et couvre la période du choc énergétique (hausse brutale des prix de l’énergie). Elle indique que les banques s’attendent à une hausse, au T2 2026 (deuxième trimestre 2026), de la demande et de l’offre de crédit garanti (prêts adossés à une garantie, comme un logement) pour les ménages, et de crédit pour les entreprises.

Interventions de la Banque d’Angleterre et période de silence

Cette semaine comprend des interventions des membres de la Banque d’Angleterre Bailey, Greene, Taylor et Mann. Il s’agirait des dernières prises de parole publiques avant la période de silence (blackout : période durant laquelle les responsables s’abstiennent de commenter la politique monétaire) précédant la réunion du MPC (comité de politique monétaire) du 30 avril, où les taux devraient rester inchangés. Bailey avait auparavant contesté les anticipations du marché sur des hausses de taux, même si environ 40 points de base (pb, soit 0,40 point de pourcentage) restaient intégrés dans les prix de marché. Taylor pourrait évoquer la possibilité d’une baisse de taux dès avril, après un accord de cessez-le-feu provisoire. Côté statistiques, Société Générale attend une hausse du PIB de février de 0,1% sur un mois (variation mensuelle). Elle suivra aussi l’indice des ventes au détail de mars publié par le BRC (British Retail Consortium, fédération du commerce), pour évaluer la consommation avec des coûts de carburant plus élevés et une confiance en recul. Le marché immobilier britannique montre des signes de faiblesse similaires à ceux observés à la même période en 2025. La dernière enquête résidentielle RICS de mars 2026 indique que les nouvelles demandes d’acheteurs sont restées stables depuis deux mois, ce qui suggère une demande fragile tant que les taux de crédit immobilier restent élevés. Cela pourrait peser sur les actifs liés à l’immobilier (par exemple actions de promoteurs, foncières) et accroître la volatilité de la livre sterling (variations plus fortes du taux de change).

Implications de marché pour les taux et la livre

L’enquête sur les conditions de crédit du T1 2025 avait semblé trop optimiste sur la demande de crédit malgré un choc énergétique. Cette fois, alors que le Royaume-Uni vient juste de sortir d’une récession technique (deux trimestres consécutifs de baisse du PIB) fin 2025 et que le PIB de février 2026 afficherait un léger rebond de 0,1%, tout optimisme doit rester mesuré. Les opérateurs peuvent envisager des positions adaptées à un scénario de faible croissance, comme « payer du fixe » sur des swaps de taux (contrats où l’on échange un taux fixe contre un taux variable ; « payer fixe » revient à parier sur des taux futurs plus élevés que ce qu’intègre le marché). Cette semaine apporte de nombreuses interventions des membres de la BoE avant leur période de silence précédant la prochaine réunion. Alors que l’an dernier le gouverneur Bailey cherchait à refroidir les paris sur des hausses de taux, le marché intègre désormais plus de 50 pb de baisses de taux d’ici la fin de l’année. Ces interventions pourraient faire bouger les contrats à terme SONIA (futures sur le taux d’intérêt au jour le jour en livres sterling, utilisés pour anticiper la trajectoire des taux) si le ton est plus restrictif que prévu (hawkish : favorable à des taux plus élevés pour lutter contre l’inflation). Nous surveillerons tout signal accommodant (dovish : favorable à une baisse des taux pour soutenir l’activité), d’autant que deux membres du MPC, Swati Dhingra et Dave Ramsden, ont voté pour une baisse des taux lors de la dernière réunion de mars 2026. Cela suggère des divergences croissantes au sein du comité sur le moment où commencer à assouplir la politique monétaire. Tout signe qu’un troisième membre bascule vers une position accommodante pourrait accélérer les anticipations d’une baisse de taux durant l’été. Le chiffre clé sera l’inflation CPI (indice des prix à la consommation) de mars 2026, la donnée de février à 3,4% restant nettement au-dessus de la cible de 2%. Par ailleurs, les ventes au détail de mars du BRC seront essentielles pour jauger la solidité du consommateur, surtout après des données récentes de l’ONS (Office for National Statistics, institut national des statistiques) montrant des volumes de ventes au détail stables. Une mauvaise surprise sur l’un ou l’autre de ces indicateurs pourrait renforcer l’idée d’une baisse de taux plus précoce, avec un effet sur les rendements des obligations à court terme (taux exigés par le marché sur la dette de maturité courte). Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.

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Selon Elias Haddad de BBH, les chiffres de l’emploi en Australie orienteront la politique de la RBA après sa décision de relèvement des taux du 5 au 4 en mars.

La Reserve Bank of Australia (RBA, banque centrale australienne) a relevé son taux directeur (« cash rate target », le taux de référence de très court terme) de 25 points de base (pb, soit 0,25 point de pourcentage) à 4,10% lors de sa réunion du 17 mars. La décision a été prise de justesse, à 5 voix contre 4, quatre membres préférant un statu quo en raison d’incertitudes sur la tension du marché du travail (c’est-à-dire le manque de main-d’œuvre disponible, qui peut pousser les salaires à la hausse). Le rapport sur l’emploi en Australie pour mars, attendu jeudi, devrait orienter les anticipations sur la prochaine décision de taux. Les prévisions tablent sur +17,8k emplois (soit 17 800), après +48,9k en février, avec un taux de chômage vu à 4,3% pour un deuxième mois.

Rapport sur l’emploi de mars et perspectives de taux

Si les créations d’emplois dépassent les attentes, les marchés pourraient avancer l’hypothèse d’une nouvelle hausse de 25 pb lors de la réunion du 5 mai. La probabilité d’une hausse en mai est actuellement intégrée (déjà reflétée dans les prix de marché) à 62%. À l’inverse, des chiffres plus faibles pourraient repousser ces anticipations. Sur le marché des changes (devises), l’AUD/USD (dollar australien contre dollar américain) évolue près d’une résistance à 0,7200 (zone où la hausse bute souvent) et trouve un support autour de 0,7000 (zone où la baisse est souvent freinée). La source indique que l’article a été produit à l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur.

Aborder l’AUD/USD dans un cycle accommodant

Avec une RBA désormais en baisse de taux, la pression de fond sur l’AUD/USD est baissière (orientée à la baisse), à l’inverse d’un contexte « hawkish » (restrictif, favorable à des hausses de taux) observé auparavant. La paire traite près de 0,6750, nettement sous l’ancien support de 0,7000 du début 2025, qui peut désormais faire office de résistance. Dans ce cadre, les traders sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) peuvent privilégier des stratégies visant une poursuite de la baisse ou une hausse limitée. Acheter des options de vente (put options, qui gagnent en valeur si le taux de change baisse) sur l’AUD/USD permet une prise de position directionnelle avec un risque défini (perte maximale connue à l’avance), notamment avant des statistiques majeures. Autre approche: vendre des spreads de calls hors de la monnaie (out-of-the-money, options d’achat dont le prix d’exercice est au-dessus du niveau actuel; un spread consiste à vendre et acheter des options à des niveaux différents), ce qui peut profiter si l’AUD/USD reste sous des résistances comme 0,6850 ou 0,6900. Dans un contexte de baisse de taux, les rebonds peuvent être limités. Le principal catalyseur de marché se déplace de l’emploi vers l’inflation, qui guidera désormais le rythme des baisses de taux de la RBA. Les prochaines données trimestrielles de CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) seront le prochain rendez-vous pour le dollar australien. Un chiffre d’inflation faible renforcerait les anticipations d’un assouplissement plus rapide de la RBA, ce qui pèserait sur l’AUD. Créez votre compte VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Après l’échec des pourparlers américano-iraniens, le pétrole s’est envolé : le Brent gagne 9 %, le WTI repasse au-dessus de 105 dollars, sur fond de menace potentielle de blocus des ports américains

Les prix du pétrole ont progressé après l’échec des discussions entre les États-Unis et l’Iran. Le Brent (ICE, contrat à terme) a gagné plus de 9% en début de séance et le WTI (NYMEX, contrat à terme) est repassé au-dessus de 105 $/baril. L’armée américaine prévoit un blocus du trafic maritime entrant et sortant des ports iraniens à partir de lundi 10h00 (heure de Washington). Les navires ne faisant pas escale dans des ports iraniens pourraient toutefois continuer à transiter par le détroit d’Ormuz.

Les marchés de l’énergie réagissent à la montée des tensions

Les prix du gaz en Europe ont aussi augmenté, avec le TTF (principal marché de référence du gaz européen) « front-month » — c’est-à-dire le contrat à terme le plus proche de l’échéance — en hausse de près de 18%, à des pics intrajournaliers au-dessus de 51 €/MWh (euros par mégawattheure, une unité de prix de l’énergie). Le conflit entre dans sa sixième semaine, ce qui renforce les inquiétudes sur l’offre à court terme. Les positions spéculatives (positions prises par des investisseurs cherchant surtout un gain financier, et non une couverture de risque) ont évolué différemment selon les références. Les positions nettes longues sur le Brent (nombre de contrats acheteurs moins vendeurs) ont reculé de 5.583 lots, à 424.270 lots, avec une baisse de 4.525 lots des positions longues brutes (nombre total de contrats acheteurs, sans compenser les vendeurs). Sur le WTI, les positions nettes longues ont augmenté de 7.121 lots, à 137.838 lots sur la semaine. Ces données ont été publiées en date de mardi dernier. L’activité de forage aux États-Unis est restée stable, avec un nombre de plates-formes pétrolières inchangé à 411 au 10 avril, selon Baker Hughes. Le nombre total de plates-formes (pétrole et gaz) a reculé de trois, à 545, soit 38 de moins qu’il y a un an.

Rapport de l’Opep en ligne de mire

Les marchés attendent aussi le rapport mensuel de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), attendu plus tard lundi. Il devrait actualiser les indications sur l’équilibre offre-demande.

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Deutsche Bank : la Fed maintient ses taux, s’attend à une baisse en septembre ; les marchés prudents face au risque de blocus d’Ormuz pouvant propulser le Brent à 120 dollars

Les économistes de Deutsche Bank ont indiqué que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) a maintenu ses taux d’intérêt inchangés en mars, avec une fourchette cible de 3,50 % à 3,75 %. Ils continuent toutefois de prévoir une baisse de 25 points de base (soit 0,25 point de pourcentage) en septembre. Ils précisent que les marchés n’anticipent qu’un assouplissement limité, avec environ 6 points de base déjà intégrés dans les prix d’ici la fin de l’année. Cela correspond à une probabilité implicite (déduite des prix de marché) de 24 % d’une baisse des taux.

Risque de blocage d’Ormuz

Ils avertissent qu’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole du Moyen-Orient) pourrait propulser le Brent (référence du prix du pétrole en Europe) vers 120 dollars le baril. Un tel choc énergétique (hausse brutale des prix de l’énergie) pourrait alimenter l’inflation (hausse générale des prix). L’inflation américaine est remontée à 3,3 %. Leurs prévisions situent la croissance en 2026 à 2,5 % et l’inflation en 2026 à 3,4 %. Ils estiment qu’un marché du travail plus faible (moins d’emplois créés, hausse du chômage) renforcerait l’argument d’une baisse de taux. À l’inverse, une hausse de l’inflation liée à l’énergie pourrait conduire à une hausse des taux.

Conséquences pour le trading

Ils voient une opportunité sur les contrats à terme sur taux d’intérêt (produits qui permettent de miser sur l’évolution des taux), le marché n’intégrant pas pleinement leur scénario de baisse en septembre. Le dernier rapport sur l’emploi, publié début avril, montre un ralentissement des créations d’emplois hors agriculture (non-farm payrolls, indicateur mensuel du nombre d’emplois créés) à 145 000, sous les attentes du consensus (prévisions moyennes des analystes), ce qui va dans le sens d’un marché du travail qui se dégrade. Les traders peuvent envisager des positions qui profitent d’une baisse des taux plus tard dans l’année. Le principal risque serait un blocage du détroit d’Ormuz, susceptible de faire monter le Brent vers 120 dollars le baril. Des informations maritimes récentes font état d’une hausse de l’activité navale dans la zone, ce qui rend le risque crédible. Lors des tensions de mi-2025, les prix du pétrole avaient brièvement bondi de 18 % dans une situation comparable, mais moins grave. Un choc durable sur les prix du pétrole compliquerait la trajectoire de la Fed, alors que l’inflation américaine est déjà à 3,3 %. Une flambée des prix tirée par l’énergie pourrait pousser la banque centrale à retarder les baisses, voire à envisager une hausse, malgré un marché du travail en refroidissement. Dans ce contexte, l’achat d’options d’achat à longue échéance (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur le pétrole ou sur des ETF (fonds cotés en Bourse) du secteur de l’énergie peut servir de couverture (hedge, protection contre un risque) face à ce scénario. Dans ce contexte, la volatilité (ampleur des variations de prix) paraît sous-évaluée. Avec un VIX (indice de volatilité attendu sur le S&P 500) autour de 15, les options (droits d’acheter ou de vendre à un prix fixé) restent relativement peu chères. Mettre en place des positions acheteuses de volatilité via des straddles (achat simultané d’un call et d’un put, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur les grands indices pourrait être payant, car le marché pourrait bouger fortement une fois la direction de la Fed plus lisible.

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L’EUR/USD réduit ses pertes initiales mais reste près de 1,1700, les tensions géopolitiques entretenant l’aversion au risque

EUR/USD est remonté vers 1,1700 en fin de séance européenne lundi, mais restait en baisse de 0,2% sur la journée. Le rebond a buté près du retracement de Fibonacci de 50,0% à 1,1750 (un niveau technique calculé à partir des précédents plus bas et plus hauts, souvent utilisé pour repérer des zones de résistance ou de support). L’appétit pour le risque (la volonté des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués) s’est dégradé après l’échec du premier cycle de discussions entre les États-Unis et l’Iran, Téhéran refusant d’abandonner ses ambitions nucléaires. Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis imposeront un blocus des ports iraniens à partir du 13 avril à 10h00 ET (14h00 GMT).

La demande de dollars se renforce

Les contrats à terme sur actions américaines (indicateurs des niveaux attendus à l’ouverture) pointaient vers une ouverture en baisse pour le S&P 500. La demande de dollar américain a augmenté, l’indice du dollar (DXY, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) progressant de 0,2% autour de 99,00. Sur le plan technique, l’EUR/USD est resté au-dessus de la moyenne mobile exponentielle (EMA) à 20 jours à 1,1611 (une moyenne mobile qui donne plus de poids aux cours récents) et du retracement de 38,2% à 1,1671. Le RSI à 14 périodes (indicateur de momentum qui mesure la force du mouvement des prix) ressortait à 57,6, au-dessus de 50 et en dessous des niveaux de surachat (zone où la hausse est jugée excessive). La résistance se situe à 1,1750, puis à 1,1830 au niveau du retracement de 61,8%. Le support se trouve à 1,1671, puis à 1,1611, avec d’autres niveaux à 1,1572 et 1,1413.

Stratégies sur options en phase d’aversion au risque

Avec de nouvelles tensions signalées en mer de Chine méridionale, on observe un mouvement similaire de recherche de sécurité en faveur du dollar. L’indice de volatilité VIX (baromètre de la nervosité du marché, calculé à partir des options sur le S&P 500) a grimpé à 23,5 cette semaine, bien au-dessus de la moyenne du premier trimestre à 17. Cette hausse est renforcée par les dernières données d’inflation américaines, qui montrent un CPI sous-jacent (inflation hors composantes très volatiles comme l’énergie et l’alimentation) toujours élevé à 3,2%, ce qui laisse à la Réserve fédérale peu de raisons d’assouplir sa politique. Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici la paire EUR/USD), cela favorise des stratégies profitant d’un repli de l’EUR/USD et d’une volatilité plus forte. Acheter des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur l’EUR/USD, ou utiliser un spread baissier (bear put spread, achat d’un put et vente d’un autre put à un prix d’exercice plus bas pour réduire le coût), peut permettre de viser une baisse tout en limitant la prime (le prix payé pour l’option) devenue plus chère avec la volatilité. La volatilité implicite des options EUR/USD (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans les prix des options) a augmenté, rendant les contrats de courte maturité fin avril et mai particulièrement sensibles aux variations de cours. La paire peine actuellement à se maintenir au-dessus de 1,0680, une zone de support importante identifiée plus tôt cette année. Une rupture nette en dessous pourrait ouvrir la voie vers 1,0550, un niveau plus observé depuis le quatrième trimestre de l’an dernier.

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Près de 1,3840, l’USD/CAD est resté globalement inchangé, la hausse du pétrole et des anticipations plus restrictives sur la Fed compensant les gains précédents

USD/CAD s’échangeait près de 1,3840 lundi, quasiment inchangé après une brève hausse. La paire n’a pas réussi à prolonger son rebond, deux facteurs s’équilibrant. Le West Texas Intermediate (WTI, le prix de référence du pétrole brut américain) progressait d’environ 7% lundi, au moment de la rédaction. Cette hausse suit la montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran après l’échec des discussions sur le programme nucléaire iranien, avec des craintes sur l’offre près du détroit d’Ormuz (passage stratégique pour le transport de pétrole).

Les prix du pétrole soutiennent le dollar canadien

La hausse du pétrole soutient généralement le dollar canadien, car l’énergie pèse lourd dans l’économie du pays. Le Canada est le principal exportateur de pétrole brut vers les États-Unis : des prix du brut plus élevés peuvent donc limiter la hausse de l’USD/CAD. Le dollar américain a aussi été soutenu, l’appétit pour le risque (envie des investisseurs de prendre des positions plus risquées) s’étant dégradé après l’échec des négociations États-Unis–Iran. Des prix de l’énergie plus élevés ravivent aussi les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et renforcent l’idée de taux d’intérêt américains élevés plus longtemps. Les rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt offerts par la dette d’État américaine) ont monté, ce qui a aidé le dollar. Avec le pétrole favorable au CAD et les anticipations de taux favorables à l’USD, l’USD/CAD est resté globalement stable.

La divergence de politique monétaire maintient la tension

Le dollar canadien est soutenu par un WTI au-dessus de 95 dollars le baril, porté par des inquiétudes récentes sur l’offre. En avril 2026, les exportations nettes (exportations moins importations) de produits énergétiques ont fortement contribué à l’excédent commercial du Canada (quand le pays exporte plus qu’il n’importe), ce qui tend à renforcer le « loonie » (surnom du dollar canadien) quand le pétrole monte. Ce soutien limite pour l’instant tout mouvement haussier marqué de l’USD/CAD. En face, le dollar américain est porté par l’idée d’une divergence durable entre banques centrales (écart de cap entre la Fed et la Banque du Canada). Le dernier CPI américain (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) de mars 2026 s’est établi à 3,1%, maintenant la pression sur la Réserve fédérale pour garder des taux élevés plus longtemps. À l’inverse, la Banque du Canada se montre plus ouverte à un assouplissement (baisse des taux), ce qui affaiblit mécaniquement la devise canadienne face au billet vert. Dans ce contexte d’équilibre, certains intervenants sur les dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) peuvent envisager des stratégies profitant d’un mouvement brusque dans un sens ou dans l’autre. Acheter des straddles ou des strangles (stratégies d’options misant sur une forte variation, sans parier sur le sens) sur l’USD/CAD peut être pertinent si la paire sort nettement de sa zone actuelle. La volatilité implicite (niveau de fluctuations anticipé par le marché, intégré dans le prix des options) a progressé, reflétant cette incertitude. À l’inverse, si l’on anticipe un maintien en range (évolution dans une fourchette), vendre des options pour encaisser une prime (revenu reçu à la vente d’une option) est une approche possible. Mettre en place un iron condor (stratégie d’options visant à gagner si le cours reste dans un couloir défini) permet de fixer une zone de prix où la position est bénéficiaire, en exploitant le bras de fer actuel. Cela revient à parier qu’à court terme, ni la hausse du pétrole ni une Fed restrictive (« hawkish », favorable à des taux élevés) ne l’emportera franchement. Le passé apporte un repère, comme en 2022, lorsque les prix du pétrole avaient grimpé mais avaient fini par être dominés par le cycle de hausses de taux de la Fed. Cela suggère qu’une politique de banque centrale déterminée peut souvent rester le moteur principal à plus long terme pour la paire. Les opérateurs devront surveiller tout changement net de ton de la Fed ou de la Banque du Canada.

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Après avoir reculé depuis 1,1740, l’EUR/USD se stabilise près de 1,1700 après avoir rebondi depuis les plus bas asiatiques à 1,1670

L’EUR/USD a reculé lundi depuis le plus haut de la semaine dernière, près de 1,1740, mais est resté au-dessus de 1,1670 et a évolué juste sous 1,1700. La paire a rebondi après des plus bas atteints en début de séance asiatique autour de 1,1670. Les prix du pétrole ont augmenté après l’échec des discussions entre les États-Unis et l’Iran, et après que les États-Unis ont déclaré vouloir bloquer le détroit d’Ormuz, ce qui a soutenu le dollar américain. La baisse de l’euro est restée limitée, tandis que le Brent s’échangeait juste au-dessus de 100 dollars le baril et que l’EUR/USD est repassé sous 1,17.

Focus marché et moteurs à court terme

Le calendrier économique du jour est léger. Les titres liés à l’Iran pourraient donc continuer à guider les mouvements de prix. Mardi, l’attention se portera sur la présidente de la BCE, Christine Lagarde, avant la prochaine décision de politique monétaire attendue le 30 avril. L’EUR/USD conserve un léger biais haussier tout en consolidant au-dessus de 1,1630. Le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) se situait autour du milieu des 50. Le MACD (indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles, utilisé pour repérer accélération ou essoufflement) évoluait près de la ligne zéro. La résistance se situe à 1,1725–1,1735, puis 1,1825, avec un autre niveau vers 1,1930. Le support est à 1,1670, puis 1,1630–1,1640, et un support de tendance haussière vers 1,1590. Nous observons un schéma classique de consolidation sur l’EUR/USD, similaire à la période juste avant le blocage d’Ormuz en avril de l’an dernier. Le marché paraît trop calme, avec une volatilité implicite (volatilité « attendue » par le marché, déduite des prix des options) faible malgré un risque géopolitique important. L’indice Cboe EVZ (indice qui mesure la volatilité implicite sur les options de change euro/dollar) évolue autour de 6,8 : selon nous, le marché sous-estime le risque d’un mouvement brutal.

Stratégie options et positionnement sur la volatilité

Dans ce contexte d’excès de confiance, nous estimons que l’achat de volatilité est la stratégie la plus prudente pour les prochaines semaines. Un straddle acheteur à la monnaie (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) permettrait de tirer parti d’une variation importante, que ce soit en cas d’apaisement soudain ou de détérioration inattendue. Cette approche fonctionne bien quand le marché anticipe la stabilité, comme en 2025, juste avant que le pétrole dépasse 100 dollars le baril. Comme en 2025, il faut aussi surveiller les prochaines réunions des banques centrales : toute surprise « hawkish » (ton plus dur, indiquant des taux plus élevés) ou « dovish » (ton plus accommodant, indiquant des taux plus bas) peut briser l’équilibre actuel. La valorisation du marché, d’après les OIS (overnight index swaps, instruments qui reflètent les anticipations de taux directeurs à court terme), indique 70% de probabilité d’une hausse de 25 points de base par la Fed (0,25 point de pourcentage). Mais une pause surprise pourrait faire chuter le dollar. Cette divergence de politique monétaire reste un moteur majeur pour la paire. Pour ceux qui ont une vue directionnelle, les niveaux techniques observés l’an dernier peuvent servir de repères pour des opérations structurées. Acheter des spreads de call au-dessus de la résistance à 1,1750 (stratégie consistant à acheter un call et à vendre un autre call plus haut, pour réduire le coût) offre une façon peu coûteuse de jouer une cassure haussière. À l’inverse, des options de vente (puts) sous le support à 1,1650 peuvent servir de couverture. Le ratio put/call actuel sur les options euro du CME (rapport entre volumes/positions en puts et en calls, indicateur du sentiment) est de 0,92, ce qui suggère un léger biais haussier, sans conviction forte du marché. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

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L’argent évolue juste au-dessus de 74 dollars, quasi inchangé, après des plus bas à 72,61 dollars, alors que l’élan haussier s’essouffle

L’argent (XAG/USD) a évolué presque à l’équilibre au-dessus de 74,00 $ après être tombé à 72,61 $ plus tôt dans la séance. Les métaux précieux ont reculé après la fin des discussions entre les États-Unis et l’Iran sans accord, tandis que Donald Trump a menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, ce qui a soutenu le dollar américain (la devise américaine, souvent recherchée en période de tension). Les négociateurs américains ont indiqué que le refus de l’Iran d’arrêter l’enrichissement d’uranium (processus permettant d’augmenter la proportion d’uranium utilisable, sujet sensible car lié au nucléaire) restait une ligne rouge. Un cessez-le-feu de deux semaines est toujours en vigueur, ce qui laisse la possibilité de nouvelles discussions.

À court terme, l’attention se tourne vers le PPI américain

Le calendrier est peu chargé lundi, et l’attention se porte sur l’indice des prix à la production (PPI, mesure de l’évolution des prix payés par les entreprises en amont) de mars aux États-Unis, publié mardi. Cette statistique fait suite à l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation côté ménages) publié vendredi et pourrait refléter des tensions inflationnistes liées au conflit avec l’Iran. Sur le plan technique, l’argent reste au-dessus de la borne basse d’un canal haussier (zone de prix encadrant une tendance en hausse) en place depuis fin mars, mais la dynamique s’affaiblit. Le RSI en 4 heures (indicateur de force du mouvement) est passé sous sa ligne médiane et le MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes) est en territoire négatif. Une cassure sous la base du canal vers 73,50 $ irait dans le sens d’un « drapeau baissier » (figure suggérant une reprise de baisse après une pause), avec un premier objectif proche de 61,00 $ (plus bas du 23 mars). Un support (zone où la baisse a tendance à se calmer) se situe aussi entre 68,20 $ et 69,80 $, tandis que des résistances (zones où la hausse bloque souvent) se trouvent à 77,65 $, 81,13 $ et autour de 85,00 $.

Comment la configuration de 2025 a évolué

Cette figure de drapeau baissier a finalement échoué, le support dans la zone des 70 $ ayant tenu durant le printemps 2025. L’escalade redoutée dans le détroit d’Ormuz ne s’est pas produite, ce qui a réduit la demande de dollar en tant que valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude). L’attention du marché s’est ensuite déplacée de la géopolitique vers les facteurs économiques. Fin 2025, l’inflation a nettement ralenti, avec un CPI annuel tombé à 3,1 % au quatrième trimestre, après des plus hauts en milieu d’année. Ces chiffres ont conduit la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) à signaler une pause dans la hausse des taux, et le débat porte désormais sur des baisses de taux au second semestre 2026. Un dollar plus faible est généralement favorable aux métaux précieux. Par ailleurs, la demande industrielle d’argent a dépassé les attentes. Des données récentes du Silver Institute indiquent que la demande mondiale du secteur des panneaux solaires a progressé de plus de 15 % en 2025, une tendance qui s’accélère cette année. Cela apporte un socle de demande plus stable aux prix, indépendamment des flux d’investissement. Le ratio or/argent (comparaison du prix de l’or à celui de l’argent), proche de 85:1 début 2025, s’est réduit à 76:1. Cela signifie que l’argent a fait mieux que l’or, en grande partie grâce à son rôle dans l’énergie verte et l’électronique. Les traders sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme l’argent) devraient adapter leurs approches. Acheter des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) lors des replis peut permettre de viser une hausse avec un risque limité (la perte se limite en général à la prime payée). Vendre des options de vente (« puts », droit de vendre à un prix fixé) couvertes par du cash (avec la trésorerie disponible pour acheter l’actif si l’option est exercée) sur des niveaux de support identifiés, comme 78–80 $, peut aussi servir à encaisser une prime (prix de l’option) en attendant un point d’entrée. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.

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L’USD/CHF se maintient près de 0,7900, effaçant ses gains initiaux, tandis que les opérateurs attendent des informations sur l’Iran, dans une fourchette de 70 pips

Le dollar américain a effacé ses gains initiaux face au franc suisse. L’USD/CHF évolue lundi dans une fourchette d’environ 70 pips (un pip est une très petite variation de prix sur le marché des changes) autour de 0,7900. Les tentatives de hausse se sont essoufflées sous 0,7925-0,7930. Les discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran se sont terminées sans accord le week-end dernier. Le président américain Donald Trump a déclaré avoir ordonné à l’armée américaine de bloquer tout navire tentant d’entrer ou de sortir des ports iraniens à partir de lundi 10h00, heure de la côte Est (14h00 GMT).

Tensions dans le détroit d’Ormuz

L’Iran a jugé ces restrictions illégales et les a qualifiées d’actes de piraterie. Les Gardiens de la Révolution ont averti que les navires militaires étrangers dans le détroit d’Ormuz seraient considérés comme une violation du cessez-le-feu et feraient l’objet de mesures sévères. Une trêve de deux semaines reste en place, ce qui laisse la porte ouverte à de nouvelles discussions. Cela limite la capacité du dollar à progresser. Le calendrier économique est presque vide lundi. Les informations liées à l’Iran devraient donc orienter les échanges. Mardi, l’indice des prix à la production (PPI, mesure de l’évolution des prix « sortant des usines ») de mars aux États-Unis est attendu après l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure des prix payés par les ménages) publié vendredi dernier. Il pourrait accroître la pression sur la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) pour qu’elle mette fin à ses baisses de taux (assouplissement monétaire, c’est-à-dire une politique de crédit moins coûteux).

Divergence des politiques des banques centrales

Le moteur principal est désormais l’écart entre la politique de la Réserve fédérale et celle de la Banque nationale suisse (BNS, la banque centrale de la Suisse). Des données publiées la première semaine d’avril 2026 ont montré que l’inflation sous-jacente aux États-Unis (inflation « de base », qui exclut généralement l’énergie et l’alimentaire, plus volatils) a accéléré à 3,7%, ce qui renforce la pression sur la Fed pour conserver une posture restrictive (dite « hawkish », c’est-à-dire plutôt favorable à des taux élevés pour freiner l’inflation). À l’inverse, l’inflation en Suisse, publiée la semaine dernière, a ralenti à 1,4%, donnant à la BNS une marge pour envisager de nouvelles baisses de taux après un premier mouvement le mois dernier. Cet écart de taux d’intérêt de plus en plus marqué soutient le dollar face au franc. Nous estimons que cela rend intéressantes les stratégies visant à profiter d’une hausse des variations de marché (stratégies « long volatilité », c’est-à-dire des positions qui gagnent si le cours bouge davantage, dans un sens ou dans l’autre) dans les prochaines semaines. Les investisseurs peuvent envisager d’acheter des « straddles » à prix d’exercice au niveau du marché sur des options USD/CHF (combinaison d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix et à la même échéance, afin de miser sur un mouvement important du cours). Pour ceux qui ont un scénario privilégiant une direction, les fondamentaux suggèrent un dollar encore plus ferme. Acheter des options d’achat (calls, qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) sur USD/CHF avec une échéance de deux mois permet de viser une hausse tout en limitant le risque (la perte est en principe limitée à la prime payée) vers la zone de résistance de 0,9300 (niveau où la hausse a tendance à buter). Cette approche revient à miser sur la poursuite d’une tendance portée par les politiques monétaires.

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