Les économistes de Wells Fargo estiment qu’un fragile cessez-le-feu au Moyen-Orient maintient élevés les risques sur l’offre de pétrole et limite la confiance dans les perspectives

L’équipe d’économistes internationaux de Wells Fargo estime que le cessez-le-feu au Moyen-Orient reste fragile, ce qui maintient des risques élevés sur le marché pétrolier et limite la confiance dans les perspectives. Elle part de l’hypothèse que les combats actifs prendraient fin d’ici la mi‑2026 et anticipe une baisse progressive des cours du pétrole au second semestre 2026. Le rapport avertit que les risques sur l’offre demeurent, avec des perturbations possibles décrites comme un choc d’offre important et croissant (c’est‑à‑dire une baisse brutale des volumes disponibles sur le marché, poussant les prix à la hausse). L’AIE (Agence internationale de l’énergie) estime que des « arrêts forcés » de production pourraient atteindre près de 10 mbj (millions de barils par jour), soit environ 10% de l’offre mondiale, et que la situation pourrait encore se dégrader jusqu’en avril.

Risque de cessez-le-feu et incertitude sur le marché pétrolier

Le texte souligne aussi qu’un cessez‑le‑feu ne signifie pas un retour rapide à la normale. Le transport maritime via le détroit d’Ormuz et la production d’énergie devraient se rétablir lentement, voire pas du tout, sans paix durable. L’article précise qu’il a été rédigé avec un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur. Le cessez‑le‑feu annoncé semble fragile, ce qui maintient un risque très élevé de perturbation majeure au Moyen‑Orient pour les marchés pétroliers. Compte tenu des tensions géopolitiques persistantes, la visibilité sur les prix pour les prochains mois reste faible. Cette incertitude, en elle‑même, doit être prise en compte par les opérateurs de marché (traders, c’est‑à‑dire des intervenants qui achètent et vendent sur les marchés). Nous faisons face à un choc potentiel d’offre important et qui s’aggrave. Avec une estimation de l’AIE proche de 10 millions de barils par jour de production pouvant être interrompue, le marché reste exposé à une hausse rapide des prix. De récents chiffres de l’EIA (Agence américaine d’information sur l’énergie) montrant une baisse des stocks de pétrole brut américains de 2,5 millions de barils la semaine dernière soulignent le faible « coussin » disponible (autrement dit, peu de réserves pour absorber un choc).

Stratégies de trading face à la volatilité à court terme

Dans ce contexte, la volatilité du marché (l’ampleur des variations de prix) semble sous‑estimée. Dans les prochaines semaines, les opérateurs pourraient envisager d’acheter des options d’achat (call options : contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé, afin de profiter d’une éventuelle hausse) sur des références comme le Brent et le WTI (deux pétroles de référence utilisés pour fixer les prix internationaux), pour tirer parti d’un possible bond des cours si le cessez‑le‑feu échoue. La volatilité implicite actuelle (volatilité « anticipée » intégrée dans le prix des options) ne semble pas refléter pleinement le risque de perturbation de 10% de l’offre mondiale. Il faut rappeler qu’un cessez‑le‑feu n’est pas une normalisation. En 2022, la tension sur les marchés a montré le temps nécessaire pour que les chaînes d’approvisionnement (l’organisation de la production et du transport) s’ajustent, avec des prix élevés pendant de nombreux mois après le choc initial. Toute reprise du transport via le détroit d’Ormuz ou de la production énergétique régionale serait lente, ce qui maintiendrait les prix à un niveau élevé. Créez votre compte VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Les données préliminaires de l’Université du Michigan montrent qu’en avril, le moral des consommateurs est tombé à un plus bas record de 47,6, reflétant un pessimisme accru des ménages

La confiance des consommateurs américains s’est repliée début avril, selon les données préliminaires de l’Université du Michigan publiées vendredi. Les ménages jugent plus négativement la situation actuelle et les perspectives économiques. L’indice de confiance des consommateurs est tombé à 47,6, contre 53,3 le mois précédent, sous l’attente des économistes (52). Il s’agit du niveau le plus bas depuis plus de 70 ans.

La confiance des consommateurs au plus bas

L’indice des conditions actuelles a reculé à 50,1, contre 55,8. L’indicateur des anticipations (attentes des ménages pour les mois à venir) est passé à 46,1, contre 51,7. Les anticipations d’inflation (prévisions des ménages sur la hausse des prix) ont augmenté : l’horizon à un an est monté à 4,8%, contre 3,8%. La prévision à cinq ans a progressé à 3,4%, contre 3,2%. Sur les marchés, le dollar américain est resté sous pression et évoluait près de ses plus bas de plusieurs semaines. Le Dollar Index (DXY), indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises, s’est rapproché de la zone de 98,50.

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L’optimisme lié à un cessez-le-feu affaiblit le dollar, permettant à l’EUR/USD de progresser pour une cinquième séance malgré une inflation américaine solide

L’euro s’est apprécié face au dollar américain vendredi, l’EUR/USD enchaînant une cinquième séance de hausse, la trêve entre les États-Unis et l’Iran ayant amélioré l’appétit pour le risque (les investisseurs prennent davantage de risques). L’EUR/USD évoluait près de 1,1736, son plus haut niveau depuis début mars, tandis que l’indice du dollar américain (Dollar Index, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) se situait autour de 98,55, en route vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis janvier. Les données d’inflation américaines ont montré une hausse des prix, la remontée du pétrole se répercutant dans l’économie. L’indice des prix à la consommation (CPI, indicateur de l’évolution du coût d’un panier de biens et services) a progressé de 0,9% sur un mois en mars, après 0,3%, et a accéléré à 3,3% sur un an contre 2,4%, conformément aux prévisions.

Anticipations de politique de la Fed

Le CPI sous-jacent (core CPI, inflation hors alimentation et énergie, souvent jugée plus représentative de la tendance) a augmenté de 0,2% sur un mois en mars, contre 0,3% attendu. Il est monté à 2,6% sur un an contre 2,5%, sous le consensus de 2,7%. Ces chiffres confortent l’idée que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) maintiendra ses taux inchangés à court terme. Les marchés attendent des signes plus nets d’un retour de l’inflation vers la cible de 2% de la Fed avant d’envisager des baisses de taux. La trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran a réduit la crainte d’un conflit plus large, avec des discussions prévues au Pakistan ce week-end. Une réouverture du détroit d’Ormuz (voie maritime clé pour le pétrole) et un recul des prix du brut pourraient alléger la pression inflationniste et influencer l’évolution du dollar. Nous nous souvenons de la même période l’an dernier, lorsque le marché jonglait entre soulagement géopolitique et inflation tenace. Cette courte trêve États-Unis–Iran en 2025 avait nourri l’optimisme, soutenant l’euro malgré une inflation globale (headline, inflation totale incluant énergie et alimentation) élevée aux États-Unis. L’élément déterminant restait toutefois le chiffre plus faible du CPI sous-jacent, qui laissait entrevoir la suite.

Perspectives de positionnement sur les produits dérivés

Cette phase de patience de la Fed a duré une grande partie de 2025, mais les tensions économiques ont fini par apparaître. La première baisse de taux est intervenue en février 2026, un virage (pivot, changement d’orientation de politique monétaire) attendu depuis des mois. Ce changement donne le ton de l’environnement actuel. Désormais, le dernier rapport sur l’emploi de mars 2026, avec un ralentissement à seulement 150.000 créations d’emplois, apporte un signal clair de refroidissement de l’économie américaine. Cela renforce les attentes du marché d’au moins deux nouvelles baisses de taux de la Fed d’ici la fin de l’année. En conséquence, la tendance la plus probable pour le dollar semble orientée à la baisse. Pour les investisseurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une devise), ce scénario plaide pour une poursuite de la faiblesse du dollar face à l’euro. L’achat d’options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur l’EUR/USD à moyen terme, par exemple avec une échéance au troisième trimestre, paraît intéressant. Cette stratégie vise à profiter d’une hausse potentielle de la paire, actuellement proche de 1,2150, tout en fixant à l’avance la perte maximale (limitée à la prime payée). Un contexte de ce type rappelle l’après-2008, lorsque la Fed, guidée par les données, assouplissait progressivement sa politique pour soutenir une reprise fragile. Même si la tendance de fond semble lisible, l’incertitude liée aux négociations États-Unis–Iran au Pakistan maintient un plancher sur la volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé par le marché, intégré dans le prix des options). Cela rend des stratégies d’options à risque défini plus prudentes que des positions acheteuses directes sur contrats à terme (futures, engagements standardisés d’achat/vente à une date future).

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L’équipe de TD Securities estime que la Fed restera patiente et continue d’anticiper deux baisses de taux, malgré des chiffres de l’inflation sous-jacente (CPI) plus faibles

TD Securities a indiqué que l’IPC (indice des prix à la consommation) **sous-jacent** de mars a surpris à la baisse et a montré une transmission plus lente des droits de douane vers les prix, après des chiffres plus fermes en janvier et février. Le « supercore » de l’IPC (mesure encore plus resserrée de l’inflation, en excluant les éléments les plus volatils) a ralenti à **0,18% sur un mois**, un plus bas de quatre mois. L’équipe s’attend à ce que cela se traduise par un chiffre plus modéré du **PCE (dépenses de consommation personnelle) sous-jacent** à **0,23% sur un mois** en mars. Elle estime que les marchés ne devraient pas interpréter l’IPC de mars comme un signal clair vers une politique monétaire plus accommodante, car les prix à la consommation ont fortement augmenté en début d’année.

Lecture de l’IPC de mars

TD Securities prévoit que l’inflation sous-jacente repartira à la hausse en avril. La banque cite la hausse des prix des billets d’avion et un rebond avec retard après un chiffre exceptionnellement faible des coûts de logement en octobre. L’établissement maintient sa prévision de **deux baisses de taux de 25 points de base** (soit **0,25 point de pourcentage** chacune) par la Réserve fédérale au second semestre 2026. Cette prévision repose sur l’idée que l’inflation reviendrait à un rythme plus « normal ».

Conséquences pour le trading et le positionnement

Selon les données prospectives, l’inflation pourrait rebondir en avril. Des informations récentes provenant de grandes compagnies aériennes indiquent que le prix moyen des vols intérieurs pour des voyages en mai, réservés début avril, a déjà augmenté de **6%** par rapport au mois précédent. Cela, combiné à un effet de base lié à un chiffre de logement anormalement faible en octobre, pourrait pousser la prochaine publication de l’IPC sous-jacent à la hausse. Pour les opérateurs de marché, cela signifie que la baisse actuelle des rendements à court terme (les taux obligataires sur les échéances courtes) pourrait être une occasion de parier sur un mouvement inverse. Vendre des contrats à terme SOFR (taux de financement au jour le jour garanti, référence des taux courts en dollars) de juin et septembre 2026 peut être une stratégie prudente, car le marché pourrait réduire la probabilité d’une baisse de taux plus précoce après la publication des données d’inflation d’avril. Un VIX à 13,5 (indice de volatilité implicite des actions américaines, souvent vu comme un « baromètre de la peur ») paraît trop serein au vu des signaux contradictoires des statistiques. Avec le recul, un épisode comparable s’est produit à l’été 2023, lorsqu’un seul mois d’inflation faible a déclenché un fort rebond des marchés. Ce mouvement s’est vite essoufflé quand les publications suivantes ont confirmé que le retour vers 2% d’inflation n’était pas linéaire. Un scénario similaire pourrait se reproduire et pénaliser ceux qui extrapolent excessivement à partir du chiffre du jour. En conséquence, une approche prudente s’impose à court terme, en se préparant à des taux durablement élevés dans l’immédiat. Acheter une volatilité peu coûteuse à très court terme via des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur indices actions ou sur contrats à terme de taux constitue une couverture contre une surprise plus restrictive de la Fed. Deux baisses de taux restent attendues, mais se positionner dès maintenant apparaît prématuré.

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La Banque de Corée maintient ses taux à 2,5%, vise une hausse en juillet ; inflation en hausse, prévisions de croissance en baisse, stratégie guidée par les données

La Banque de Corée a maintenu son taux directeur à 2,5% et a indiqué que les prochaines décisions dépendront des données à venir, alors que les tensions sur les prix s’intensifient et que les prévisions de croissance du PIB s’affaiblissent. La hausse annuelle de l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure du coût moyen d’un panier de biens et services) devrait dépasser la prévision de février de 2,2%. La Banque estime faire face à un arbitrage entre soutien à la croissance et maîtrise de l’inflation. Elle s’attend désormais à ce que la croissance du PIB (produit intérieur brut, valeur totale de la production de l’économie) passe sous la précédente prévision de 2,0%.

Une politique toujours guidée par les données

Le gouverneur Rhee a déclaré que des chocs externes temporaires (événements venus de l’étranger, comme un saut des prix de l’énergie) n’entraînent pas de changement de politique, sauf s’ils commencent à relever les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent que l’inflation sera) et à provoquer des effets de second tour (hausses de salaires et de prix qui entretiennent l’inflation). La Banque s’attend désormais à une hausse plus forte que prévu de l’inflation totale (tous postes) et de l’inflation sous-jacente (hors composantes très volatiles comme l’énergie et l’alimentation). Le rapport indique que des chocs d’offre (baisse de l’offre, par exemple à cause de perturbations logistiques) et un won (KRW, la monnaie sud-coréenne) plus faible pourraient accroître le risque d’inflation, et que l’orientation de la politique reste restrictive (priorité à la lutte contre l’inflation). Il ajoute que le prochain mouvement de taux devrait être une hausse, possiblement dès juillet. L’article a été produit avec un outil d’IA et vérifié par un éditeur.

Implications pour les traders

En 2025, la Banque de Corée mettait en avant une approche « dépendante des données » alors que les pressions inflationnistes liées à un won affaibli et à des chocs d’offre se renforçaient. Cette année-là, malgré des prévisions de croissance abaissées sous 2,0%, l’accent mis sur les risques d’inflation signalait une hausse de taux à venir, intervenue plus tard durant l’été. Le schéma semble se répéter au 10 avril 2026. L’inflation totale reste élevée à 3,1%, au-dessus de l’objectif de la Banque, tandis que le won s’est affaibli au-delà de 1.380 pour un dollar, ce qui renchérit les importations. Selon nous, le discours « dépendant des données » reflète surtout la priorité donnée à la stabilisation des anticipations d’inflation (éviter que tout le monde s’attende à une inflation durablement élevée). Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les taux), cela plaide pour un positionnement en faveur d’une hausse des taux courts (taux d’intérêt à court terme) dans les prochaines semaines. Cela peut passer par le fait de « payer le taux fixe » sur des swaps de taux en KRW (contrats où l’on échange un taux fixe contre un taux variable) ou de vendre des contrats à terme sur obligations d’État coréennes (Korea Treasury Bond futures, contrats standardisés sur le prix futur des obligations). Ces positions gagnent si le marché intègre plus fortement une hausse de taux au troisième trimestre. Sur le marché des changes, cela suggère une volatilité (variations rapides) du won. Une hausse de taux surprise pourrait entraîner une appréciation (renforcement) nette mais brève du KRW. Les traders peuvent envisager d’acheter des options d’achat (call, droit d’acheter un actif à un prix fixé) à courte échéance sur le KRW contre USD, afin de viser ce mouvement avec un risque plafonné (perte limitée à la prime de l’option). Le principal risque pour ce scénario serait une forte dégradation des données économiques, notamment en provenance des grands marchés d’exportation. Le PIB du T1 2026 a tenu à 2,2% en première estimation, mais une baisse marquée de l’indice PMI manufacturier (enquête sur l’activité industrielle) ou des chiffres de balance commerciale (différence entre exportations et importations) pourrait conduire la Banque à temporiser. Surveiller ces indicateurs de croissance est donc aussi important que les chiffres d’inflation.

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En avril, l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan aux États-Unis a reculé à 47,6, en deçà des 52 attendus.

L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan a atteint 47,6 en avril. Ce chiffre est inférieur au niveau attendu de 52. Cette publication montre une confiance des ménages plus faible que prévu. L’indice est calculé sur une échelle où un chiffre plus élevé signifie une confiance plus forte.

Implications pour le positionnement actions à court terme

Avec un indice Michigan ressorti à 47,6 en avril, nettement sous l’attente de 52, cela suggère un affaiblissement de l’économie. Une telle baisse de confiance peut réduire les dépenses des ménages, c’est‑à‑dire leur consommation. En parallèle, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage (nombre de personnes demandant une aide après une perte d’emploi) augmentent et dépassent 230 000 pour la première fois cette année. Les ventes au détail de mars (total des achats des consommateurs en magasin et en ligne) ont reculé de 0,5%. L’indice VIX, souvent appelé « baromètre de la peur » (mesure anticipée de la volatilité, donc des variations attendues du marché), a progressé de plus de 15% et évolue près de 19. Cela plaide pour une volatilité plus élevée et un risque accru de baisse des marchés. Par rapport aux périodes où la confiance se situait dans les 50–60, un niveau encore plus bas peut signaler un ralentissement plus marqué que ce que les marchés anticipent déjà. Cela renforce l’idée d’un deuxième trimestre plus difficile. La Réserve fédérale (banque centrale des États‑Unis) devrait tenir compte d’une chute de la confiance. Dans ce contexte, une hausse des taux directeurs (taux fixés par la banque centrale qui influencent les crédits) devient peu probable. Le scénario d’une baisse de taux avant la fin du troisième trimestre gagne en crédibilité par rapport à il y a un mois. Cela implique en principe une détente des rendements obligataires (taux de rémunération des obligations) et une recherche de sécurité sur la dette publique américaine. Sur les actions, un tel environnement favorise une rotation défensive (déplacement vers des secteurs jugés plus résistants en ralentissement) au détriment des secteurs cycliques (plus sensibles à la croissance). La consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles comme voyages, luxe) est typiquement plus vulnérable, tandis que la consommation de base (produits du quotidien) et les services aux collectivités/« utilities » (électricité, eau) résistent souvent mieux.

Positionnement devises et matières premières

Un ralentissement américain et une Fed plus accommodante (politique monétaire moins restrictive) pèsent généralement sur le dollar, car des taux attendus plus bas réduisent l’attrait des placements en dollars. Côté matières premières, la demande pour les matières premières industrielles (utilisées dans la production, sensibles au cycle économique) peut se replier. Le pétrole brut et le cuivre sont particulièrement dépendants des perspectives de croissance mondiale.

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Les anticipations d’inflation des consommateurs à cinq ans, selon l’Université du Michigan, aux États-Unis, sont passées de 3,2 % à 3,4 %

Les anticipations d’inflation des consommateurs américains à 5 ans ont augmenté à 3,4 % en avril, contre 3,2 % auparavant. La hausse est de 0,2 point de pourcentage sur un mois et mesure l’inflation attendue sur les cinq prochaines années.

Les anticipations d’inflation suggèrent des prix difficiles à faire baisser

Avec des anticipations à 5 ans à 3,4 %, le scénario d’une baisse régulière de l’inflation est remis en cause. Cette progression indique que les pressions sur les prix restent fortes. Elle doit être vue comme un signal important : la trajectoire de la politique monétaire est moins lisible. Ces chiffres obligent à revoir les attentes sur les décisions probables de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) jusqu’à fin 2026. Le marché anticipait au moins deux baisses de taux d’ici la fin de l’année, une hypothèse qui paraît désormais trop confiante. La situation rappelle 2025, quand les espoirs de baisse des taux avaient été reportés à plusieurs reprises à cause d’une inflation tenace. Pour les opérateurs de taux, cela plaide pour ajuster l’exposition liée au SOFR (Secured Overnight Financing Rate, taux au jour le jour de référence, garanti, utilisé comme base pour de nombreux produits de taux en dollars). Une approche consiste à vendre des contrats à terme (futures, contrats standardisés négociés en Bourse) sur fin 2026 et début 2027, car ces prix pourraient sous-estimer la probabilité que la Fed maintienne des taux élevés plus longtemps. D’après le CME FedWatch Tool (outil de CME qui déduit des prix des contrats à terme la probabilité implicite des décisions de la Fed), le marché attribue encore près de 60 % de chances à une baisse de taux d’ici septembre, une probabilité que ce chiffre d’inflation fragilise. Sur les actions, des anticipations d’inflation durablement plus hautes pèsent sur les marges des entreprises (leur rentabilité) et sur les valorisations (prix des actions par rapport aux bénéfices attendus). Une couverture consiste à acheter des options de vente (puts, droit de vendre à un prix fixé) sur des indices sensibles aux taux comme le Nasdaq 100. Cela suggère aussi davantage de volatilité, ce qui peut rendre intéressantes des options d’achat (calls, droit d’acheter à un prix fixé) sur le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») comme protection en cas de baisse liée à une réévaluation des taux. Ce point est cohérent avec le dernier rapport sur l’IPC (CPI, indice des prix à la consommation), qui montrait le mois dernier une inflation sous-jacente à 3,7 % — l’inflation sous-jacente exclut les éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation —, bien au-dessus de l’objectif de la Fed. Un schéma comparable avait été observé en 2022, quand le marché avait sous-estimé la détermination de la Fed à combattre l’inflation, entraînant des pertes pour ceux qui misaient sur un virage rapide de politique monétaire. Cet écueil est à éviter.

Se positionner face à un scénario d’inflation plus élevée

Des stratégies plus directement liées à l’inflation peuvent aussi être envisagées. Les swaps d’inflation (contrats où l’on échange un taux d’inflation « fixe » contre l’inflation effectivement observée) permettent de se positionner sur une inflation réalisée au-dessus des niveaux implicites actuels. Autre option : acheter des options d’achat (calls) sur des ETF de TIPS (Treasury Inflation-Protected Securities, obligations d’État américaines indexées sur l’inflation ; ETF = fonds coté en Bourse) pour bénéficier d’une hausse des anticipations d’inflation.

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Les commandes industrielles américaines sont restées stables sur un mois, dépassant les prévisions d’un recul de 0,2 % en février.

Les commandes aux usines américaines ont été stables (0%) en février par rapport à janvier. Le consensus tablait sur -0,2%. Le chiffre ressort donc 0,2 point de pourcentage au-dessus des attentes, ce qui signifie que les commandes n’ont pas progressé mais n’ont pas reculé non plus.

Les commandes industrielles montrent leur solidité

Le fait que les commandes de février soient inchangées à 0%, au lieu de reculer comme prévu, montre une certaine solidité du secteur industriel. Cela suggère que le ralentissement redouté de la production manufacturière (activité des usines) pourrait être moins marqué que prévu. Pour les intervenants de marché, cela réduit à court terme le risque de baisse pour les actions industrielles et les indices liés au secteur dans les prochaines semaines. Ce rapport est cohérent avec l’indice ISM Manufacturier (PMI), une enquête mensuelle auprès des directeurs d’achats qui mesure l’activité du secteur. En mars, il est remonté à 50,3 : au-dessus de 50, cela signifie expansion de l’activité, et c’est la première fois depuis plus d’un an. En revanche, le CPI (indice des prix à la consommation, indicateur de l’inflation) montre une inflation encore élevée à 3,2%. Dans ce contexte, la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) a peu de raisons d’envisager des baisses rapides de taux. Il faut donc réviser les stratégies sur options qui misaient sur un assouplissement monétaire imminent (baisse des taux). On a observé une situation comparable sur une partie de 2025 : des données économiques plus faibles n’avaient pas entraîné de baisse immédiate des taux de la Fed, car l’inflation restait persistante. À cette période, le marché s’était davantage concentré sur les résultats d’entreprise (bénéfices publiés) et sur la force de certains secteurs. Cela plaide aujourd’hui pour des positions fondées sur la situation de chaque entreprise plutôt que sur un pari général sur la politique monétaire. Avec une volatilité de marché faible — le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») évoluant autour de 14 — vendre des options de vente (« puts » : contrats qui donnent à l’acheteur le droit de vendre) sur des ETF industriels comme XLI (fonds coté répliquant le secteur industriel) peut être intéressant. Cette stratégie consiste à encaisser une prime (le prix payé pour l’option) en pariant que le secteur a trouvé un point bas. Il faudra surveiller dans les prochaines semaines si cette stabilisation se confirme avant d’envisager des positions haussières plus marquées.

Conséquences pour les stratégies sur options

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L’économiste d’UBS Paul Donovan explique comment les prix du pétrole à la pompe influencent l’évolution du comportement des consommateurs dans les grandes économies

Les prix des carburants sont très visibles, car ils sont affichés dans la plupart des pays sur les panneaux des stations-service au bord des routes. Aux États-Unis, un prix moyen de l’essence au-dessus de 4 dollars le gallon (environ 3,8 litres) est perçu comme une crise nationale. Au Royaume-Uni, la demande de carburants routiers est proche de celle de 2015 et reste 3,5 % inférieure à son niveau d’avant la pandémie. Les kilomètres parcourus y sont aussi 0,8 % sous le niveau de 2019, sous l’effet combiné de véhicules plus sobres (consommant moins au kilomètre) et de la progression des voitures électriques.

Une demande structurellement plus faible

Aux États-Unis, les volumes de carburants routiers sont revenus aux niveaux d’avant la pandémie, mais restent en dessous de ceux de 2015. L’Allemagne et la France suivent des trajectoires similaires. Le texte relie ces tendances à l’évolution durable des habitudes des ménages, notamment la capacité à réduire la consommation de carburant. Il met aussi en avant un choix de politique publique entre subventionner les carburants (faire baisser artificiellement le prix à la pompe) ou accepter des prix plus élevés pour encourager une consommation plus faible, tout en aidant les ménages par d’autres dispositifs. Avec des prix de l’essence aux États-Unis qui se rapprochent de nouveau du seuil très suivi des 4 dollars le gallon, les médias reprennent des récits connus de « crise du consommateur ». Pourtant, le marché pourrait exagérer l’impact de ces niveaux de prix, car la demande de carburants est durablement plus faible qu’autrefois. Cela suggère que les hausses de prix alimentées surtout par le sentiment (réaction émotionnelle du marché plutôt que par les fondamentaux) pourraient être plus limitées que par le passé. Des données récentes de l’Energy Information Administration (agence fédérale américaine de l’énergie) confirment cette tendance : ses rapports de mars 2026 indiquent que la demande d’essence peine toujours à dépasser nettement les volumes d’avant la pandémie et demeure inférieure aux niveaux de 2015. Un schéma comparable a été observé en Europe en 2025, avec une consommation faible et régulière au Royaume-Uni et en Allemagne. Cette faiblesse persistante de la demande dans les principales économies développées devrait freiner les anticipations trop optimistes sur une hausse durable.

Conséquences pour les opérateurs de marché

Le changement s’explique par des évolutions durables des usages, notamment l’adoption continue de véhicules plus économes et de voitures électriques. Au premier trimestre de cette année, les véhicules électriques ont représenté plus de 15 % des ventes de voitures particulières neuves aux États-Unis, contre 9 % deux ans plus tôt, début 2024. Chaque vente réduit durablement la demande future d’essence. Pour les opérateurs de marché, ce contexte peut rendre pertinente une stratégie consistant à vendre lors des hausses sur les contrats à terme (produits financiers permettant d’acheter ou de vendre plus tard à un prix fixé) sur le pétrole brut et l’essence dans les prochaines semaines. Des options de vente (« put », instruments donnant le droit de vendre à un prix fixé) peuvent aussi offrir une protection (couverture) face à une baisse plus rapide que prévu de la demande en réponse à des prix élevés. L’enjeu est d’identifier des situations où les prix de marché reposent sur des hypothèses dépassées concernant la consommation de carburant des ménages. La principale inconnue reste la réaction politique, d’autant que la période électorale s’intensifie. Une subvention des prix à la pompe ou un recours aux réserves stratégiques (stocks publics destinés à éviter des ruptures d’approvisionnement), comme lors des flambées de 2022 et 2024, pourrait créer des écarts temporaires. Il faut donc surveiller les annonces publiques pouvant plafonner artificiellement les prix ou soutenir temporairement la consommation.

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Hassett affirme que les prix de l’énergie baisseront rapidement à la réouverture d’Ormuz, et que la marge de manœuvre pour des baisses de taux semble importante

Kevin Hassett, directeur du National Economic Council, a déclaré vendredi sur FOX Business que les perspectives de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) concernant une marge de manœuvre pour baisser les taux d’intérêt seraient très solides. Il a lié cette confiance en partie aux attentes d’un ralentissement des pressions inflationnistes liées à l’énergie (c’est-à-dire la hausse des prix due au pétrole, au gaz et à l’électricité). Il a également affirmé que le détroit d’Ormuz pourrait être rouvert d’ici deux mois, en soulignant qu’il existe des plans de secours pour le rouvrir et que les prix de l’énergie devraient reculer rapidement une fois les flux revenus à la normale.

Leçons tirées de la perturbation du détroit d’Ormuz en 2025

En revanche, début 2025, des responsables avaient avancé une réouverture dans un délai comparable, mais le calendrier réel s’était plutôt rapproché de quatre mois. Cet écart entre les indications et les faits a provoqué une forte instabilité des prix du pétrole brut, et l’optimisme initial a piégé des opérateurs qui s’étaient positionnés trop tôt sur une baisse immédiate des prix de l’énergie. Les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour une livraison à une date future) sur le brut WTI (référence américaine du pétrole) autour de 95 dollars le baril au pic de la fermeture de 2025 ont brièvement touché 120 dollars avant de retomber vers le bas des 70 dollars d’ici la fin de l’année. Le mouvement a rappelé l’épisode du canal de Suez en 2021, mais avec une ampleur plus marquée. La volatilité (ampleur des variations de prix) du pétrole a aussi bondi : l’indice OVX du CBOE (indicateur qui mesure la volatilité attendue sur le pétrole) a progressé de plus de 40% sur la période, ce qui a avantagé les opérateurs ayant acheté des stratégies d’options de type straddle ou strangle (achat simultané d’options d’achat et de vente, avec le même prix d’exercice pour le straddle, et des prix d’exercice différents pour le strangle), plutôt que de parier uniquement sur une hausse ou une baisse. La thèse générale « la Fed baisse ses taux parce que l’énergie recule » était juste sur le principe, mais pas sur le calendrier. Le choc initial sur le pétrole a retardé l’action de la Fed, car les décideurs ont attendu des chiffres d’inflation confirmant que la réouverture se reflétait réellement dans les prix.

Se positionner face au risque de goulot d’étranglement et au délai des politiques

Avec la hausse des tensions près d’autres points de passage clés, un scénario similaire est envisageable si des routes maritimes sont menacées : une hausse initiale de l’incertitude, puis une baisse rapide lorsque la logistique se normalise. Dans ce cadre, des opérateurs peuvent envisager des options d’achat à longue échéance (contrats donnant le droit d’acheter plus tard à un prix fixé) sur les actions liées à l’énergie et sur le pétrole, pour capter un choc haussier, associées à des options de vente à plus courte échéance (contrats donnant le droit de vendre plus tard à un prix fixé) afin de profiter d’une baisse ultérieure lorsque la situation se résout. Les opérateurs peuvent aussi envisager de vendre des options de vente à court terme, hors de la monnaie (avec un prix d’exercice inférieur au prix actuel, donc moins susceptibles d’être utilisées) sur des contrats à terme de taux d’intérêt, ce qui revient à parier que la Fed pourrait hésiter à baisser rapidement ses taux si un choc énergétique temporaire fait remonter l’inflation à court terme. CME FedWatch (outil qui estime les probabilités de décisions de la Fed à partir des prix de marché) indique actuellement que les marchés évaluent à plus de 50% la probabilité d’une baisse d’ici août, ce qui pourrait être trop optimiste si la leçon de calendrier de 2025 se répète.

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