Le BLS annonce que l’inflation annuelle de l’IPC aux États-Unis a progressé à 3,3 % en mars, conformément aux attentes, contre 2,4 % précédemment.

L’inflation CPI (indice des prix à la consommation) aux États-Unis a accéléré à 3,3% sur un an en mars, contre 2,4% en février, conformément aux attentes. Sur un mois, le CPI a progressé de 0,9%, après +0,3% en février. Le CPI « core » (inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors alimentation et énergie, plus volatile) a augmenté de 0,2% sur un mois et de 2,6% sur un an. Après la publication, le Dollar Index (indice mesurant le dollar face à un panier de grandes devises) reculait de 0,15% à 98,65.

Anticipations d’inflation et choc pétrolier

Avant le rapport, les prévisions tablaient sur un CPI à 3,3% sur un an et 0,9% sur un mois, et sur un CPI « core » à 0,3% et 2,7%. Le scénario retenu associait une inflation plus élevée à la hausse du pétrole, après une frappe États-Unis–Israël contre l’Iran. Depuis le 28 février, le West Texas Intermediate (WTI, référence du pétrole américain) gagnait environ 40% malgré l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines. En mars, le WTI a bondi de près de 50%, d’environ 67 dollars le baril à près de 100 dollars en fin de mois. Les marchés intégraient environ 75% de probabilité que la Fed (Réserve fédérale américaine, banque centrale) maintienne ses taux entre 3,5% et 3,75% d’ici la fin de l’année, contre 17% le 9 mars. Les niveaux mentionnés sur l’EUR/USD étaient 1,1730, 1,1800, 1,1900, avec des « supports » (zones de prix où la baisse a tendance à ralentir) à 1,1650, 1,1560 et 1,1500.

Négocier dans un régime de forte volatilité

Le rapport d’inflation de mars confirme une inflation globale à 3,3% sur un an, principalement liée à la flambée du pétrole depuis fin février, sur fond de conflit. L’inflation sous-jacente, elle, reste élevée à 2,6% et constitue l’indicateur le plus suivi, car elle reflète mieux la tendance de fond. Cela complique la tâche de la Fed. Même si le pétrole WTI a légèrement reculé autour de 92 dollars le baril cette semaine, il reste très au-dessus des niveaux d’avant-crise début 2025, généralement sous 75 dollars. Ce maintien à un niveau élevé laisse penser que l’inflation globale ne ralentira pas rapidement. Point clé pour les prochaines semaines : se positionner sur l’incertitude. Le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « indicateur de la peur », car il mesure la volatilité implicite attendue) reste élevé autour de 21, signe de nervosité face au risque de nouvelle escalade au Moyen-Orient. C’est un contraste net avec le calme observé pendant l’essentiel de 2025. Les options (contrats donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur les contrats à terme de taux d’intérêt (futures, contrats standardisés) peuvent servir à se préparer au prochain mouvement de la Fed. L’outil CME FedWatch (baromètre des anticipations de marché sur les taux de la Fed) indique désormais 9% de probabilité d’une hausse de taux d’ici septembre, alors que cette probabilité était nulle il y a deux mois. Une stratégie de « strangle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, toutes deux hors du prix actuel, pour profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre) peut être adaptée si la Fed surprend. Le marché de l’énergie est la voie la plus directe pour exprimer un risque géopolitique. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) sur les options WTI est élevée, mais les options d’achat offrent une approche au risque limité si le cessez-le-feu échoue et que le pétrole repasse au-dessus de 100 dollars. À l’inverse, un accord durable ferait baisser le pétrole et favoriserait les options de vente. Le marché des changes, notamment l’EUR/USD, restera sensible. Le dollar pourrait se renforcer si une inflation énergétique persistante pousse la Fed à adopter un ton plus « hawkish » (plus favorable à des taux élevés pour combattre l’inflation) que la BCE. Des options sur l’EUR/USD peuvent permettre de viser un retour vers la zone de support 1,1500.

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Statistique Canada a indiqué que le taux de chômage au Canada est resté stable à 6,7 % en mars, un chiffre inférieur aux attentes du marché, selon le rapport publié vendredi.

Statistique Canada a indiqué que le taux de chômage est resté à 6,7 % en mars, sous les attentes du marché. L’emploi net a augmenté de 14,1 k (soit +14 100 emplois), après une baisse de 83,9 k le mois précédent. Le taux d’activité (part des personnes en âge de travailler qui ont un emploi ou en recherchent un) est resté inchangé à 64,9 %. La progression annuelle des salaires a atteint 5,1 %, contre 4,2 % en février.

Réaction des marchés et pression sur le dollar canadien

Après la publication, le dollar canadien est resté sous pression. L’USD/CAD s’est maintenu au-dessus de 1,3800 et a testé sa moyenne mobile simple à 200 jours (indicateur de tendance qui lisse les prix sur 200 séances). Les données sur l’emploi servent à évaluer la santé de l’économie et peuvent influencer le prix d’une devise. Un chômage plus faible peut soutenir la consommation et la croissance, tandis qu’un manque de travailleurs peut faire monter les salaires et alimenter l’inflation (hausse générale des prix). La hausse des salaires est surveillée par les décideurs, car elle peut pousser les prix à la hausse via une consommation plus forte des ménages. Une inflation tirée par les salaires est souvent jugée plus durable que des variations liées à des postes comme l’énergie. Les banques centrales s’appuient aussi sur l’emploi et les salaires pour décider de leur politique monétaire (notamment les taux d’intérêt). La Réserve fédérale américaine a des objectifs liés à l’emploi et à la stabilité des prix, tandis que la Banque centrale européenne se concentre surtout sur l’inflation.

Implications de trading et incertitude sur la politique monétaire

Le rapport sur l’emploi de mars envoie un message contradictoire à la Banque du Canada, et crée une incertitude exploitable sur les marchés. D’un côté, un taux de chômage à 6,7 % suggère une économie qui ralentit. De l’autre, l’accélération des salaires à 5,1 % signale des pressions inflationnistes persistantes, ce qui complique les prochaines décisions de taux d’intérêt de la banque centrale. Ces salaires dynamiques inquiètent d’autant plus que la dernière inflation au Canada, pour mars 2026, s’établit à 2,9 %, encore au-dessus de l’objectif de 2 %. En 2025, des pressions de fond sur les prix (inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors éléments très volatils) avaient déjà conduit les banques centrales à maintenir des taux élevés plus longtemps que prévu. Cet historique suggère que la Banque du Canada sera prudente avant d’envisager des baisses de taux, malgré un marché du travail moins solide. La faiblesse immédiate du dollar canadien, avec un USD/CAD au-dessus de 1,3800, reflète cette incertitude intérieure et un écart de politique monétaire grandissant avec les États-Unis. Des données récentes du début avril indiquent que le marché du travail américain a créé plus de 230 000 emplois, ce qui renforce une Fed « hawkish » (tendance à privilégier des taux plus élevés pour lutter contre l’inflation). Ce contraste de dynamique économique devrait continuer à soutenir le dollar américain face au dollar canadien à court terme. Pour les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, ici la devise), cette incertitude accrue peut entraîner une hausse de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) sur les options de dollar canadien avant la prochaine réunion de banque centrale. Une approche possible consiste à acheter de la volatilité via des structures comme un straddle sur USD/CAD (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice), qui gagne si le marché bouge fortement, quel que soit le sens. Cela permet de profiter d’un mouvement marqué quand les signaux économiques se clarifient, sans parier sur une direction précise. Sur le marché des swaps de taux (contrats d’échange de flux de taux), on observe déjà un changement des anticipations, avec moins de conviction sur des baisses de taux proches. Le marché, mesuré par les Overnight Index Swaps (OIS, swaps indexés sur un taux au jour le jour, utilisés pour lire les attentes de taux), évaluait à 70 % la probabilité d’une baisse d’ici juillet 2026 ; celle-ci serait désormais passée sous 40 %. Cette réévaluation reflète l’idée que la hausse des salaires pourrait pousser la Banque du Canada à privilégier la lutte contre l’inflation plutôt que le soutien à un marché de l’emploi qui ralentit.

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L’indice CPI sous-jacent américain a augmenté de 0,2% sur un mois, en deçà des attentes de 0,3%, selon les données de mars

L’indice des prix à la consommation (CPI) américain, hors alimentation et énergie, a progressé de 0,2% sur un mois en mars. Le consensus attendait 0,3%. Le chiffre publié est inférieur de 0,1 point de pourcentage aux attentes. Il s’agit du « CPI sous-jacent » (core CPI), un indicateur qui exclut les prix de l’alimentation et de l’énergie afin de mieux mesurer la tendance de fond de l’inflation.

Le CPI sous-jacent sous les attentes renforce l’idée d’une baisse des taux de la Fed plus tôt

Le chiffre de 0,2% pour mars, plus faible que prévu, est pour nous un signal accommodant (dit « dovish »), c’est-à-dire favorable à une politique monétaire moins restrictive. Il contredit l’idée d’une inflation qui résiste (« sticky », autrement dit qui ralentit difficilement) et augmente la probabilité d’une baisse de taux plus précoce de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis). En réaction, les probabilités implicites de marché d’une baisse de taux en juin, telles que reflétées par les contrats à terme sur les Fed funds (Fed Funds futures, des produits dérivés qui intègrent les anticipations de taux directeurs), ont grimpé d’environ 40% à plus de 65% ce matin. Il convient d’envisager un positionnement en faveur d’un recul des taux. Cela peut passer par l’achat de produits dérivés liés aux taux courts (taux à court terme), comme les contrats à terme SOFR (SOFR futures : contrats indexés sur le taux SOFR, un taux de référence des prêts garantis au jour le jour aux États-Unis), par exemple l’échéance septembre, afin de fixer dès maintenant un taux futur plus bas. La forte baisse du rendement du Treasury à 2 ans (obligation d’État américaine à 2 ans) de 15 points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage) à 4,50% après la publication va dans le sens de ce scénario. Des anticipations de taux plus bas soutiennent généralement les actions, surtout les valeurs de croissance et la technologie. Une option d’achat (call, qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) à court terme sur le Nasdaq 100 (NDX, indice des grandes valeurs technologiques américaines) permet de profiter d’un possible rebond. Avec un VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») repassé sous 14, la vente de spreads de puts (stratégie combinant des options de vente pour encaisser une prime tout en limitant le risque) sur le S&P 500 permet de percevoir une prime avec un risque borné. Une Fed plus accommodante pèse souvent sur le dollar face aux autres grandes devises. Un positionnement peut se faire via des stratégies d’options haussières sur l’EUR/USD (parité euro/dollar). Cette baisse du dollar soutient aussi les matières premières, ce qui rend des options d’achat sur des contrats à terme sur l’or (gold futures, contrats standardisés sur le prix futur de l’or) intéressantes comme couverture contre l’incertitude.

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En mars, l’indice des prix à la consommation (CPI) mensuel américain a progressé de 0,9 %, conformément aux prévisions des économistes et aux attentes du marché.

L’indice des prix à la consommation (IPC) des États-Unis (en variation mensuelle) a augmenté de 0,9 % en mars. Le résultat est conforme aux attentes. Ces données correspondent à l’évolution des prix payés par les ménages d’un mois sur l’autre.

L’inflation de mars conforme aux attentes

L’inflation de mars s’établit à 0,9 %, comme anticipé. Sans surprise pour le marché, cela confirme que la hausse des prix ne se résorbe pas rapidement. La Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) devrait donc poursuivre ses relèvements de taux directeurs, c’est‑à‑dire l’augmentation du taux auquel elle prête aux banques pour freiner l’inflation. Avec un taux des fonds fédéraux (Fed funds, le taux directeur de référence aux États‑Unis) déjà à 6,00 %, le marché intègre au moins deux hausses supplémentaires avant l’été. On observe une forte activité sur les options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé à l’avance) liées au SOFR (taux de référence des prêts en dollars, basé sur le coût des financements garantis au jour le jour), misant sur des taux vers 6,50 % ou plus. La vente de contrats à terme sur les obligations du Trésor (Treasury futures, instruments permettant de parier sur l’évolution future des prix des obligations) reste une stratégie courante pour se protéger d’une baisse des prix des obligations quand les taux montent. Cet environnement de taux élevés pèse sur les actions, en renchérissant le coût du crédit et en pénalisant les secteurs de croissance. Le VIX (indice de volatilité, souvent utilisé comme indicateur de tension sur les marchés) a dépassé 25, un niveau rarement observé de façon durable depuis les turbulences de 2025. Les investisseurs devraient continuer à acheter des options de vente (put, protection contre une baisse) sur les grands indices comme le S&P 500. Le dollar se renforce, car les taux américains sont nettement plus élevés qu’en Europe ou au Japon. L’indice du dollar (mesure de la valeur du dollar face à un panier de devises) atteint un plus haut de plus d’un an. Les positions acheteuses sur le dollar face à l’euro et au yen pourraient rester favorables dans les prochaines semaines. L’origine de cette inflation reste liée à l’énergie, avec le pétrole WTI (brut américain de référence) au‑delà de 110 dollars le baril le mois dernier, sur fond de craintes d’offre. Des options d’achat (call, pari sur la hausse) sur les contrats à terme sur le pétrole sont utilisées pour miser sur de nouvelles hausses. Cette dynamique, combinée à une progression des salaires proche de 5 %, suggère une inflation plus persistante.

Facteurs d’inflation et positionnement de marché

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En mars, l’indice des prix à la consommation (CPI) américain, en données non désaisonnalisées, a atteint 330,21, en deçà des 330,41 attendus.

L’indice des prix à la consommation (CPI) des États-Unis, non ajusté des variations saisonnières, en variation mensuelle pour mars, est ressorti sous les prévisions. Le consensus était de 330,41 et la publication de 330,21. Cela signifie que le niveau de CPI publié est inférieur de 0,20 point aux attentes. Il s’agit d’un niveau d’indice (un chiffre « brut »), et non d’un pourcentage de hausse. Un CPI de mars plus faible que prévu suggère que l’inflation ralentit plus vite qu’anticipé. Cela pourrait amener la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) à adopter une ligne plus accommodante, c’est-à-dire moins restrictive sur les taux. En conséquence, le marché intègre désormais une probabilité plus élevée d’une baisse de taux plus précoce. Cela va dans le même sens que d’autres indicateurs récents, comme une croissance du PIB de 1,5% au premier trimestre (le PIB mesure la production totale de l’économie) et une légère hausse du taux de chômage à 4,1% le mois dernier (part de la population active sans emploi). Par rapport à l’inflation plus forte observée en 2025, ces données renforcent l’idée que la Fed pourrait agir plus tôt. Il faut se positionner pour une baisse des taux à court terme via le marché des dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux). Sur les contrats à terme SOFR (Secured Overnight Financing Rate, taux au jour le jour garanti, une référence clé des taux en dollars), une hausse du prix traduit des anticipations de baisse des taux. Des stratégies sur options, comme l’achat de spreads de calls (acheter un call et vendre un autre call plus haut, pour limiter le coût et le risque), peuvent permettre de viser une baisse de taux d’ici l’été avec un risque encadré. Pour les indices actions comme le S&P 500 (principal indice boursier américain), la baisse des taux est plutôt favorable, car elle rend les bénéfices futurs plus « précieux » en valeur actuelle. On peut anticiper une progression au-delà de la zone d’évolution récente observée après la période de taux inchangés en 2025. Les investisseurs peuvent envisager l’achat d’options call sur des ETF d’indices (fonds cotés répliquant un indice) pour capter ce mouvement. La volatilité (l’ampleur des variations de marché) pourrait reculer à mesure que l’incertitude sur la Fed se dissipe. Le VIX du CBOE (indice de volatilité implicite, dérivé des options sur le S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur »), autour de 16, pourrait revenir vers 12-14, niveaux observés avant les tensions de fin 2024. Vendre des contrats à terme sur VIX ou acheter des options put sur VIX (options qui gagnent si le VIX baisse) constitue une façon directe de jouer ce retour au calme.

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En mars, l’inflation annuelle des prix à la consommation aux États-Unis s’est établie à 3,3 %, conforme aux attentes et globalement en ligne avec les prévisions des économistes.

L’indice des prix à la consommation (CPI, c’est-à-dire l’indicateur qui mesure l’évolution des prix payés par les ménages) aux États-Unis a progressé de 3,3% sur un an en mars. Ce chiffre est conforme à la prévision de 3,3%. Cette publication mesure l’inflation par rapport au même mois de l’année précédente. Elle sert de repère pour suivre la tendance des prix dans l’économie américaine. Avec un CPI de mars exactement conforme aux attentes à 3,3%, le marché n’a pas été surpris. Cela confirme que l’inflation reste persistante (autrement dit, elle baisse lentement) et nettement au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis). Selon nous, cela renforce l’idée que la Fed restera en pause et repousse les anticipations d’une baisse rapide des taux d’intérêt. Les opérateurs devraient désormais écarter l’hypothèse d’une baisse de taux lors de la réunion de juin, qui semblait plausible il y a encore quelques semaines. L’outil CME FedWatch (un indicateur de marché qui estime les probabilités de décisions de la Fed à partir des prix des contrats) a probablement vu la probabilité d’une baisse en juin tomber de plus de 50% à moins de 25% après cette annonce. Il faut envisager un positionnement sur les contrats à terme SOFR (produits qui permettent de se couvrir ou de parier sur l’évolution des taux à court terme américains, basés sur le taux SOFR) pour refléter une courbe des taux plus plate (c’est-à-dire un écart plus faible entre taux à court terme et à long terme), le marché intégrant que le coût du crédit ne baissera pas de sitôt. Sur les dérivés actions (instruments comme les options, dont la valeur dépend d’un indice), cela limite le potentiel haussier du S&P 500. Même si un chiffre conforme évite une forte chute, la perspective de taux durablement élevés pèse sur les bénéfices des entreprises. Nous privilégions la vente de « call spreads » hors de la monnaie (stratégie d’options consistant à vendre un call et en acheter un autre à un niveau plus élevé; « hors de la monnaie » signifie que le prix d’exercice est au-dessus du niveau actuel) sur l’indice SPX (code des options sur l’indice S&P 500) pour profiter d’un marché évoluant dans une fourchette. La situation rappelle le premier semestre 2024, lorsque des chiffres d’inflation tenaces ont conduit le marché à repousser à plusieurs reprises ses prévisions de baisse de taux. Durant cette phase, la volatilité (l’ampleur des variations de prix) est restée élevée et les grands indices ont eu du mal à inscrire de nouveaux sommets pendant des mois. L’historique plaide davantage pour une phase de consolidation (marché qui évolue sans tendance marquée) que pour un départ haussier marqué.

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Les stratégistes de TD Securities s’attendent à ce que l’IPC américain capte l’attention, avec une hausse mensuelle de 0,27 % pour le cœur et de 0,90 % pour l’indice global

L’indice des prix à la consommation (CPI, *Consumer Price Index* — mesure l’évolution des prix payés par les ménages) aux États-Unis est la principale statistique attendue. L’indice « core » (hors alimentation et énergie, donc moins volatil) est anticipé à +0,27% sur un mois, et l’indice « headline » (indice global) à +0,90% sur un mois, en raison de la hausse des prix du pétrole. Les marchés pourraient considérer une donnée plus faible comme provisoire, tandis qu’un chiffre plus élevé raviverait les craintes d’inflation et pourrait peser sur les anticipations concernant le dollar.

Perspectives d’inflation en mars

La prévision centrale de +0,27% sur un mois pour le « core » s’explique par une hausse des prix des biens (produits manufacturés), à mesure que les droits de douane se répercutent sur les prix de vente (effet de « pass-through », c’est-à-dire transfert des coûts vers le consommateur). L’inflation des services est attendue stable par rapport à février, avec un rebond des prix du logement (loyers et coûts liés à l’habitation). L’attention porte sur le point de savoir si la hausse des coûts de l’énergie se diffuse à l’inflation « core » en mars. Le CPI global de +0,90% sur un mois serait principalement tiré par l’énergie. L’inflation alimentaire est attendue en ralentissement à +0,17% sur un mois. Les risques autour de ces prévisions sont jugés orientés à la hausse. Les prix des dépenses de consommation personnelle (PCE, *Personal Consumption Expenditures* — l’indicateur d’inflation privilégié par la Réserve fédérale) de février ont été conformes aux attentes, à +0,37% sur un mois pour le « core » et +0,38% pour l’indice global. Les chiffres de février sont décrits comme reflétant une situation antérieure aux tensions liées à l’Iran, avec les biens « core » à +0,8% sur un mois.

Conséquences pour le positionnement des marchés

Nous examinons désormais le rapport CPI de mars 2026, qui a montré une hausse de l’inflation globale de +0,6%, tandis que le « core » était plus modéré à +0,3%. Cela rappelle le début de 2025, lorsque la hausse des prix de l’énergie dominait les préoccupations. À l’époque, le marché redoutait une hausse mensuelle proche de +0,9% de l’indice global, ce qui avait conduit la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) à rester très prudente. L’écart actuel entre un CPI global élevé et un « core » plus faible entretient l’incertitude et suggère une volatilité plus forte sur les marchés (variations de prix plus rapides et plus amples). L’indice Cboe de volatilité (VIX — indicateur de la volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») est déjà monté à 15,8. Il peut toutefois rester pertinent d’utiliser des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour se positionner sur des mouvements plus marqués sur les devises et les actions. Nous estimons que les investisseurs devraient envisager des stratégies profitant de mouvements brusques, quelle qu’en soit la direction. Cette inflation globale persistante rend peu probable une baisse des taux à court terme par la Fed. Le marché des contrats à terme sur les fed funds (futures — instruments qui reflètent les anticipations de taux) n’intègre plus qu’une probabilité de 35% d’une baisse de taux avant le troisième trimestre. Dans ce contexte, utiliser des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif de référence) sur les contrats à terme de taux, comme le SOFR (taux de référence au jour le jour basé sur les pensions livrées, utilisé pour de nombreux produits de taux), pour parier sur des taux durablement élevés peut être une approche prudente. Avec un baril de WTI (pétrole américain de référence) récemment revenu vers 87 dollars, la composante énergie restera au centre de l’attention. Les effets de diffusion de ces hausses de coûts énergétiques vers le « core » seront suivis de près dans le rapport d’avril. Nous pensons que les investisseurs peuvent envisager des options d’achat (« call » — droit d’acheter) sur de grands ETF énergie (fonds cotés répliquant un panier d’actions du secteur) afin de se couvrir contre de nouvelles hausses imprévues liées aux tensions géopolitiques.

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Les réserves de change de l’Inde ont grimpé à 697,12 milliards de dollars, contre 688,06 milliards, selon les chiffres publiés pour mars.

Les réserves de change de l’Inde ont augmenté pour atteindre 697,12 milliards de dollars au 30 mars, contre 688,06 milliards lors de la période précédente. La hausse s’élève à 9,06 milliards de dollars. Les montants sont exprimés en dollars américains. La nette progression des réserves de change de l’Inde à un niveau proche d’un record, à 697,12 milliards de dollars, donne à la banque centrale un levier important pour lisser les variations du taux de change (c’est-à-dire atténuer les mouvements trop rapides de la monnaie). On peut s’attendre à ce que la Reserve Bank of India (RBI, banque centrale indienne) utilise ce « coussin » de réserves pour limiter les mouvements excessifs de la paire USD/INR (taux de change entre le dollar et la roupie). Cela plaide pour une stabilité encadrée de la roupie à court terme. Cette accumulation de réserves est alimentée par de solides entrées de capitaux étrangers. Des données récentes indiquent que les investisseurs de portefeuille étrangers (FPI, investisseurs qui achètent surtout des actions et obligations, sans investir directement dans des usines ou des entreprises) ont injecté plus de 5 milliards de dollars sur les marchés indiens au premier trimestre 2026. La RBI absorbe activement ces entrées de dollars (elle achète les dollars qui arrivent sur le marché) afin d’éviter une appréciation trop rapide de la roupie (une hausse de sa valeur), ce qui pénaliserait les exportateurs en rendant leurs produits plus chers à l’étranger. Cela revient à fixer une limite à la hausse de la roupie. Pour le marché des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cela suggère un recul de la volatilité implicite des options USD/INR (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options). La présence marquée de la banque centrale rend moins probables les mouvements brusques, ce qui favorise des stratégies qui profitent d’une monnaie stable ou évoluant dans une fourchette. La vente d’options d’achat et de vente éloignées du prix actuel (options « hors du prix », c’est-à-dire avec un prix d’exercice loin du niveau du marché) peut donc paraître intéressante.

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Trêve fragile avec l’Iran : les investisseurs réduisent leurs positions vendeuses sur le dollar, maintenant l’USD/JPY proche de 160 face au yen

Le dollar américain est resté proche de 160,00 face au yen japonais vendredi, après une réduction des positions vendeuses sur le dollar (paris sur une baisse du dollar) liée à l’incertitude autour du cessez-le-feu avec l’Iran. L’USD/JPY s’est repris de 157,88 mercredi à environ 159,20. L’appétit pour le risque s’est affaibli, l’Iran ayant remis en question sa participation à des pourparlers de paix prévus samedi à Islamabad, au Pakistan. Les États-Unis ont exprimé leurs inquiétudes sur la gestion par l’Iran du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz (passage stratégique pour le transport mondial de pétrole), sans amélioration signalée.

Faiblesse du yen portée par l’énergie et l’inflation

Le yen a reculé d’environ 2% en mars, la hausse des prix du pétrole liée au conflit avec l’Iran ayant ravivé les craintes de stagflation (croissance faible avec inflation élevée), surtout pour le Japon, grand importateur de pétrole. La remontée des risques d’inflation a aussi concentré l’attention sur les plans de relance de la Première ministre Sanae Takaichi (dépenses publiques ou mesures de soutien à l’économie) et sur la pression exercée sur la Banque du Japon pour relever ses taux d’intérêt (augmenter le coût du crédit). Les données japonaises sur les prix à la production ont renforcé ces inquiétudes. En mars, l’indice des prix à la production (PPI, mesure des prix facturés par les entreprises en amont) a progressé de 2,6% sur un an, contre 2,1% en février, tandis que la hausse mensuelle est montée à 0,8% après 0,1%. Plus tard vendredi, l’attention se tourne vers l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) américain de mars. L’inflation est attendue à 3,3% sur 12 mois, un plus haut depuis près de deux ans, ce qui pourrait influencer les indications de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) sur sa politique monétaire.

Volatilité et risque d’intervention

La pression de type stagflation sur le Japon après le choc pétrolier de l’an dernier, lorsque le Brent (référence mondiale du pétrole) a dépassé 98 dollars le baril, ne doit pas être sous-estimée. Vendre le yen peut sembler simple, mais la prudence s’impose. Il faut garder en mémoire l’intervention massive du ministère des Finances en mai 2025 sur le marché des changes (achat/vente de devises par l’État pour influencer le taux de change), qui a provoqué une chute rapide d’environ 5 yens en quelques heures et a balayé de nombreuses positions à effet de levier (positions financées par l’emprunt, donc plus risquées). Ces forces opposées — dollar plus ferme et menace permanente d’une intervention japonaise — créent un environnement de forte volatilité (variations de prix rapides et importantes). Dans ce contexte, un pari dans un seul sens est plus risqué, et des approches qui profitent de grands mouvements dans un sens ou dans l’autre peuvent être plus adaptées. La volatilité implicite (niveau de volatilité intégré dans le prix des options) des options USD/JPY à un mois s’établit autour de 12,5%, nettement au-dessus de la moyenne de 8% observée fin 2024.

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L’euro est soutenu alors que les marchés anticipent un faible durcissement de la BCE d’ici fin avril, mais de nouvelles hausses d’ici la fin de l’année

Les marchés intègrent une probabilité de 6 points de base (pb, soit 0,06 point de pourcentage) d’une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) le 30 avril, avec environ 55 pb de hausses encore anticipés d’ici la fin de l’année. Juin et septembre sont les principales échéances retenues pour des relèvements, et une hausse en juillet après une hausse en juin est intégrée à environ 50%. Les anticipations de resserrement (c’est-à-dire l’idée que la BCE va relever ses taux pour freiner l’inflation) devraient rester au-dessus de 50 pb sauf signal clair de la BCE en faveur d’une politique plus accommodante (« dovish », autrement dit moins encline à monter les taux), même si les prix du pétrole reculent encore. L’incertitude sur les prix de l’énergie est l’une des raisons pour lesquelles les marchés voient peu d’éléments justifiant une action d’ici fin avril.

Positionnement de l’euro face aux autres devises à faible rendement

Sur la base de ces anticipations, l’euro est mieux placé que d’autres devises à faible rendement (devises dont les taux d’intérêt sont bas), comme le yen japonais (JPY) et le franc suisse (CHF). L’EUR/USD devrait se stabiliser autour de 1,1700, ou légèrement en dessous. Le marché n’intègre désormais que 8 pb de hausse de taux de la BCE pour la réunion du 27 avril, ce qui montre une faible conviction quant à une action immédiate. Cela reflète probablement l’idée que la BCE voudra davantage de preuves avant de bouger. L’incertitude persistante sur l’approvisionnement énergétique mondial lui donne une raison supplémentaire d’attendre. En revanche, juin et juillet semblent maintenant être les périodes les plus probables pour que la BCE entame un resserrement. Les marchés de dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux, comme les contrats à terme sur taux) affichent encore plus de 60 pb de resserrement d’ici la fin de l’année. Cela indique que les opérateurs estiment qu’une hausse de taux est seulement repoussée, pas abandonnée. L’enjeu est de savoir si ces anticipations de hausses de taux sont durables. Les dernières données suggèrent que oui. L’inflation en zone euro en mars a atteint 2,8%, ce qui maintient la pression sur la banque centrale. On a observé une dynamique comparable en 2025, lorsque les paris sur une BCE plus accommodante ont été régulièrement démentis par une inflation qui ne baissait pas.

Conséquences pour l’EUR/USD

Ce contexte laisse l’euro en bonne position pour surperformer d’autres devises à faible rendement comme le yen japonais et le franc suisse. La Banque du Japon reste engagée dans une politique très souple (taux très bas et soutien à l’économie), et la Banque nationale suisse a signalé que son cycle de hausses de taux touche à son pic (autrement dit, qu’elle s’approche de la fin des relèvements). Cette divergence de politique monétaire (écart entre les orientations des banques centrales) rend la détention d’euros plus attractive que celle de yens ou de francs. Pour la paire EUR/USD (le taux de change euro/dollar), nous visons une stabilisation autour de 1,0850, ou légèrement en dessous, à ce stade. Une partie importante du biais plus « restrictif » attendu de la BCE (orientation vers des taux plus élevés) est déjà intégrée dans le cours. Toute hausse supplémentaire nécessitera soit des données économiques européennes nettement meilleures que prévu, soit un virage plus accommodant de la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États-Unis).

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