En mars, l’indice PMI BusinessNZ de la Nouvelle-Zélande a reculé à 53,2, contre 55 précédemment.

L’indice PMI (Performance of Manufacturing Index, un indicateur basé sur des enquêtes auprès des entreprises qui mesure l’activité industrielle) de Business NZ en Nouvelle-Zélande a reculé à 53,2 en mars, contre 55 le mois précédent. Un PMI au-dessus de 50 signale une hausse de l’activité manufacturière. En dessous de 50, il indique une baisse.

Le ralentissement de l’expansion industrielle

L’indice PMI de Business NZ pour mars a reculé à 53,2, en baisse par rapport à 55 le mois précédent. L’activité continue d’augmenter, mais le rythme ralentit, ce qui constitue un signal important pour les prochaines semaines. Cela suggère que la reprise après la pandémie pourrait perdre de la vitesse. Ce signe de ralentissement rend moins probable que la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (banque centrale du pays) procède à de fortes hausses de taux. Les investisseurs peuvent donc envisager un scénario de politique monétaire plus stable ou plus accommodante (c’est-à-dire avec des taux plus bas ou des hausses limitées). Dans ce contexte, « recevoir du fixe » sur des swaps de taux (contrats dérivés où l’on échange un taux fixe contre un taux variable, pour se protéger ou spéculer) peut devenir plus intéressant au cours du prochain trimestre. Le marché des changes (où s’échangent les devises) pourrait réagir en exerçant une pression à la baisse sur le dollar néo-zélandais. Alors que l’inflation trimestrielle a récemment ralenti à 2,8%, l’argument en faveur d’un dollar néo-zélandais fort s’affaiblit. Les traders de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici une devise) peuvent envisager d’acheter des options de vente, dites « puts » (droit de vendre à un prix fixé à l’avance), sur la paire NZD/USD afin de profiter d’une possible baisse. On a observé un schéma comparable mi-2025, lorsqu’une série d’enquêtes industrielles faibles avait précédé une baisse de 3% du dollar néo-zélandais sur les deux mois suivants. Cela montre que le marché réagit fortement aux signaux de ralentissement de la croissance. Ce précédent renforce l’intérêt de se couvrir (réduire un risque) ou de prendre position sur une faiblesse du NZD. Pour les marchés actions, ce ralentissement peut peser sur les bénéfices des entreprises, surtout celles sensibles au cycle économique. Les analystes réduisent déjà leurs prévisions pour le NZX 50 (principal indice boursier néo-zélandais). Utiliser des options pour se positionner à la baisse, par exemple en achetant des puts sur l’indice, peut servir de couverture contre un repli du marché.

Stratégies de couverture actions et changes

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L’AUD/USD a progressé de 0,56 %, alignant une quatrième séance consécutive de hausse, l’optimisme autour d’un cessez-le-feu soutenant le dollar australien malgré la résistance du PCE.

L’AUD/USD a progressé de 0,56 % jeudi, enchaînant une quatrième séance de hausse et se rapprochant de 0,7100, un niveau observé pour la dernière fois fin mars. La paire évolue au-dessus de la moyenne mobile exponentielle (MME, une moyenne mobile qui donne plus de poids aux derniers cours) à 200 périodes, située vers 0,6950 sur le graphique horaire. Le Stochastic RSI (un indicateur de momentum basé sur le RSI, utilisé pour repérer des zones de surachat/survente) repasse au-dessus de 80, un seuil souvent associé à une zone de surachat. Le mouvement fait suite à une pause de deux semaines des opérations militaires américaines contre l’Iran, associée à la réouverture par l’Iran du détroit d’Ormuz (route maritime stratégique pour le pétrole). L’incertitude demeure aussi sur un éventuel arrêt des opérations israéliennes au Liban, évoqué comme faisant partie des conditions iraniennes.

Données d’inflation américaine au centre de l’attention

Les données américaines de février sur les dépenses de consommation des ménages (PCE, l’indicateur d’inflation privilégié par la Réserve fédérale) sont ressorties au-dessus ou au niveau des attentes. Le PCE « headline » (inflation totale, incluant énergie et alimentation) s’établit à 2,8 % sur un an contre 2,6 % attendu ; le PCE « core » (inflation sous-jacente, hors énergie et alimentation) à 3,0 % sur un an. Les deux indices augmentent de 0,4 % sur un mois. L’indice des prix à la consommation (CPI, mesure large des prix payés par les ménages) de mars est attendu vendredi à 12h30 GMT. FactSet anticipe un CPI total à 0,8 % sur un mois et environ 3,1 %–3,3 % sur un an, et un CPI sous-jacent à 0,2 %–0,3 % sur un mois et 2,7 % sur un an. Sur le graphique journalier, l’AUD/USD se traite à 0,7084, au-dessus de la MME 50 jours à 0,6967 et de la MME 200 jours à 0,6752. Les niveaux de support (zones de prix où la baisse peut ralentir) mentionnés sont 0,7084, puis 0,6967 et 0,6752, avec un Stochastic RSI autour de 57.

Options et stratégie de volatilité

Le scénario de 2025 montrait des marchés reléguant des chiffres d’inflation élevés au second plan au profit du contexte géopolitique, mais cet effet est en général temporaire. Aujourd’hui, l’indice CPI américain de mars est ressorti plus élevé que prévu à 3,5 % sur un an, au-dessus de l’objectif de la Fed (banque centrale américaine). Cela suggère que l’inflation « persistante » (qui baisse lentement et reste élevée) demeure un facteur clé, ce qui limite le potentiel des devises plus risquées comme le dollar australien. Autour des grandes statistiques, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) augmente souvent, ce qui peut rendre attractives des stratégies comme le straddle long (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou le strangle long (achat d’un call et d’un put avec des prix d’exercice différents). Ces stratégies visent à profiter d’un fort mouvement sur l’AUD/USD, quelle qu’en soit la direction. Le contexte fondamental (facteurs économiques de fond) est aussi moins favorable qu’en 2025. Les prix du minerai de fer, moteur important de l’économie australienne, sont récemment passés sous 100 dollars la tonne, en net recul par rapport à l’an dernier. Cette faiblesse suggère que les rebonds de l’AUD/USD pourraient buter sur une résistance (zone où la hausse peut ralentir) et doivent être abordés avec prudence. L’analyse technique (étude des prix et indicateurs) de l’an dernier identifiait correctement la moyenne mobile 50 jours comme un niveau clé. La même logique peut s’appliquer, en utilisant les moyennes mobiles pour définir des points d’entrée et de sortie. Une rupture durable sous ce type de niveau serait un signal qu’un simple repli se transforme en tendance baissière plus marquée. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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USD/JPY a progressé vers sa moyenne mobile à 20 jours, mais a ensuite reflué avec le regain d’appétit pour le risque, autour de 158,99

USD/JPY a progressé jeudi et a testé la moyenne mobile simple (SMA, **moyenne des cours sur une période donnée**) à 159,19, avant de se replier avec l’amélioration de l’appétit pour le risque (**envie des investisseurs d’acheter des actifs risqués**). Au moment de la rédaction, la paire s’échangeait à 158,99, en hausse de 0,28 %. Le graphique montre une figure proche d’une tête-épaules (**configuration graphique souvent associée à un retournement baissier**), avec des sommets et des creux de plus en plus bas après un pic annuel à 161,46. Cela signale une pression baissière croissante à court terme.

Signaux de momentum technique

L’indice de force relative (RSI, **indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix**) recule vers le niveau 50. Cela va dans le sens d’un renforcement de la pression vendeuse. Une cassure sous le plus bas journalier du 9 avril à 158,48 ouvrirait la voie vers 157,88, le point bas du 8 avril. Plus bas, les zones de soutien se situent sur la SMA 50 jours (**moyenne sur 50 séances**) à 157,35 et la SMA 100 jours (**moyenne sur 100 séances**) à 156,85. Si la paire repasse au-dessus de 159,19, elle pourrait rencontrer des ventes près de 160,00. Cette zone est suivie en raison d’un possible effet des autorités japonaises (**interventions visant à influencer le yen**). Le graphique USD/JPY montre une figure tête-épaules, ce qui suggère un potentiel de baisse supplémentaire dans les prochaines semaines. Des sommets et des creux plus bas apparaissent après le récent pic, signe que les vendeurs prennent progressivement la main.

Niveaux clés et stratégie

Cette fragilité technique est renforcée par les dernières données économiques : l’inflation américaine de mars 2026 est ressortie plus faible qu’attendu. Cela a fait reculer les rendements obligataires américains (**taux servis par les obligations d’État**), réduisant l’attrait du dollar. L’écart de taux entre les États-Unis et le Japon s’est resserré de plus de 20 points de base (**1 point de base = 0,01 %**) sur le dernier mois, ce qui pèse sur la paire. Pour les opérateurs, le niveau clé est le support 158,48. Une cassure nette sous ce seuil confirmerait le scénario baissier, ce qui peut conduire à privilégier des options de vente (put, **droit de vendre à un prix fixé**) ou d’autres positions vendeuses (**stratégies qui gagnent si le prix baisse**). Les premiers objectifs se situeraient vers 157,88 puis 157,35. À l’inverse, en cas de rebond, une résistance est attendue près de la moyenne 20 jours à 159,19 et surtout autour de 160,00. Le marché garde en mémoire les soupçons d’intervention des autorités japonaises en 2024 lorsque ces niveaux avaient été approchés. Cet historique rend pertinentes des stratégies visant une hausse limitée, comme vendre des options d’achat (call) hors de la monnaie (**option dont le prix d’exercice est au-dessus du cours actuel**) ou utiliser un spread de calls baissier (**vente d’un call et achat d’un call plus haut pour plafonner le risque**). Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Soutenu par les tensions géopolitiques et les orientations prudentes de la Fed, le dollar américain maintient le NZD/USD près de 0,5860 après sa hausse

La paire NZD/USD a évolué sans éclat autour de 0,5860 vendredi après quatre séances de hausse, le dollar américain étant soutenu par les tensions géopolitiques et une Réserve fédérale prudente. La dégradation des échanges entre les États-Unis et l’Iran, l’activité militaire et les incertitudes autour du détroit d’Ormuz ont maintenu l’appétit pour le risque (envie des investisseurs de prendre des actifs plus risqués) à un bas niveau, ce qui a plutôt pesé sur le dollar néo-zélandais tout en soutenant le billet vert. Les dernières statistiques américaines ont montré une économie globalement stable, même si les inscriptions hebdomadaires au chômage (demandes d’allocations chômage déposées pour la première fois) ont augmenté plus que prévu, signalant un léger refroidissement du marché du travail. La hausse du pétrole liée à la géopolitique a ravivé les craintes d’inflation (hausse générale des prix), ce qui conforte l’approche de la Fed « des taux plus hauts plus longtemps » et réduit les attentes de baisses rapides des taux.

Contexte de politique économique en Nouvelle-Zélande

En Nouvelle-Zélande, la situation est restée contrastée après la décision de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, banque centrale), avec une inflation légèrement au-dessus de l’objectif malgré une économie intérieure fragile. Cet équilibre limite les anticipations d’un nouveau durcissement marqué (relèvement des taux pour freiner l’inflation) et plafonne le soutien au NZD. Sur le graphique en quatre heures, le NZD/USD s’établissait à 0,5863, au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur une période) à 20 périodes à 0,5791 et de la SMA à 100 périodes à 0,5779, tandis que l’indice de force relative (RSI, indicateur de « surachat/survente ») à 14 périodes se situait près de 75. Les résistances (niveaux où la hausse bute souvent) étaient à 0,5868, 0,5907, 0,5930 et 0,5965, avec des supports (niveaux où la baisse se stabilise souvent) à 0,5854, 0,5838, 0,5831, 0,5791 et 0,5779.

Stratégie et perspectives de volatilité

En Nouvelle-Zélande, l’économie montre des signes de tension, avec une croissance trimestrielle du PIB (produit intérieur brut, mesure de l’activité) limitée à 0,2%. Le dernier indice de confiance des entreprises ANZ (baromètre du moral des entreprises) a aussi reculé à -15, ce qui suggère que la RBNZ dispose de peu de marge pour soutenir le « kiwi » (surnom du dollar néo-zélandais). Cette divergence croissante entre les États-Unis et la Nouvelle-Zélande exerce une pression baissière sur la paire. Dans ce contexte, une approche consiste à acheter des options de vente (« put », contrat qui gagne de la valeur si le taux de change baisse) sur le NZD/USD afin de se positionner sur un repli potentiel. Un prix d’exercice (strike, niveau de déclenchement) autour de 0,5800, avec des échéances (date de fin du contrat) fin mai ou juin, serait une cible. La paire pourrait d’abord connaître un bref rebond, en ligne avec des indicateurs techniques déjà tendus. Pour limiter ce risque, vendre des options d’achat (« call », contrat qui profite d’une hausse) hors de la monnaie (à un strike éloigné du cours actuel) près de la résistance 0,5950 peut être pertinent. Cette stratégie génère une prime (revenu encaissé à la vente de l’option) qui aide à compenser le coût des puts. Les données historiques de 2024 et 2025 montrent que ces phases de divergence se traduisent souvent par davantage de volatilité des changes (ampleur des variations). La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) devrait rester élevée, ce qui rend attrayantes les stratégies qui vendent de la prime, comme un « collar » (achat d’un put financé en partie par la vente d’un call) ou un « bear call spread » (vente d’un call et achat d’un call plus haut pour plafonner le risque). Cela permet d’encadrer le risque tout en misant sur une baisse attendue.

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EUR/USD s’approche de 1,1700 : l’espoir de pourparlers de paix et l’affaiblissement du dollar soutiennent la paire malgré la poursuite des combats

L’EUR/USD a progressé d’environ 0,33 % jeudi, s’échangeant près de 1,1700 après avoir atteint un plus haut de cinq semaines à 1,1723. Le Dollar Index (DXY, un indice qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) a reculé de 0,18 % à 98,82, la prise de risque (appétit pour le risque, c’est-à-dire une préférence des investisseurs pour les actifs plus risqués) s’étant améliorée. L’attention est restée tournée vers le Moyen-Orient, où Israël et le Liban semblaient prêts à entamer des discussions de paix malgré des tensions persistantes. Des échanges sont prévus mardi prochain à Washington après un appel entre Benjamin Netanyahu et Nawaf Salam, tandis que l’Iran a indiqué que la trêve couvre aussi la frontière Israël-Liban.

Moteurs de marché et sentiment de risque

Les prix du pétrole ont baissé, ce qui peut peser sur l’euro, et les mouvements du WTI (pétrole américain de référence) ont été associés à un dollar plus faible. Les marchés attendaient aussi la publication vendredi de l’indice des prix à la consommation américain (CPI, une mesure de l’inflation payée par les ménages). Les données d’inflation aux États-Unis ont montré un indice des prix PCE (dépenses de consommation des ménages, un indicateur d’inflation suivi par la Fed) autour de 2,8 % sur un an, au-dessus de l’objectif de 2 % de la Fed (la banque centrale américaine). Le PCE « core » (inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors énergie et alimentation, plus volatile) a ralenti de 3,1 % à 3 % en février, et la croissance du T4 2025 (produit intérieur brut, donc l’activité économique) est ressortie à 0,5 % contre 0,7 % attendu. Les inscriptions hebdomadaires au chômage (Initial Jobless Claims, une mesure des nouvelles demandes d’allocations chômage) pour la semaine se terminant le 4 avril ont augmenté à 219 000, contre 210 000 attendu et 203 000 précédemment. Les marchés intégraient un durcissement de la BCE (hausse de taux) de 56 points de base d’ici la fin de l’année (un point de base = 0,01 point de pourcentage). Sur le plan technique, l’EUR/USD s’échangeait à 1,1696, au-dessus des moyennes mobiles simples (SMA, des moyennes de prix utilisées pour repérer la tendance) à 50, 100 et 200 jours, proches de 1,1677. Le RSI (indice de force relative, un indicateur qui évalue si le marché est plutôt en « surachat » ou « survente ») était proche de 58, avec une résistance liée à une ligne de tendance issue de 1,1929 et un support entre 1,1696 et 1,1677.

Divergence de politique monétaire et implications pour le trading

Il y a un an, l’EUR/USD s’était apprécié vers 1,1700, porté par l’espoir d’une trêve au Moyen-Orient et un dollar plus faible. Cet optimisme du début 2025 paraît désormais loin, l’attention étant revenue sur la divergence de politique monétaire (différences de trajectoire des taux entre banques centrales). La paire s’échange actuellement près de 1,1450, signe que les fondamentaux économiques reprennent le dessus. Les anticipations de 2025 d’un fort durcissement de la Banque centrale européenne ne se sont pas pleinement concrétisées face à la trajectoire de la Réserve fédérale. Les dernières données d’inflation américaines (mars 2026) montrent un CPI encore élevé à 3,1 %, ce qui maintient la Fed en alerte. À l’inverse, l’estimation « flash » (première estimation) de l’IPCH (indice des prix harmonisé, l’indicateur d’inflation de la zone euro) s’est établie à 2,5 %, un rythme plus modéré, ce qui réduit la pression sur la BCE pour agir rapidement. Cette divergence se voit aussi sur le marché du travail. Le rapport NFP (Non-Farm Payrolls, créations d’emplois hors secteur agricole) de mars 2026 a affiché une hausse solide de 240 000 emplois, avec un taux de chômage stable à 3,7 %. Cela contraste avec la faiblesse en Allemagne, où l’indice IFO (enquête de climat des affaires) est ressorti à 87,5, un niveau décevant qui suggère une activité toujours molle. Pour les investisseurs, cela renforce l’idée de vendre l’euro lors de hausses marquées de l’EUR/USD. Compte tenu d’une inflation américaine persistante et d’un marché de l’emploi solide, des stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un sous-jacent, ici la paire de devises) qui profitent d’un dollar plus fort paraissent mieux orientées. Acheter des options de vente (« puts », un contrat qui gagne de la valeur si le taux baisse) sur l’EUR/USD avec un prix d’exercice (strike, le niveau de change fixé dans le contrat) autour de 1,1300 peut être une option pour se positionner sur une baisse potentielle dans les prochaines semaines. Toutefois, il faut garder à l’esprit les risques géopolitiques, qui ont fortement influencé les marchés l’an dernier. Même si les discussions de trêve Israël-Liban en 2025 ont temporairement calmé les marchés, une nouvelle escalade pourrait de nouveau affaiblir le dollar via des flux vers des valeurs refuges (déplacements d’investissements vers des actifs jugés plus sûrs). Les investisseurs doivent surveiller de près le pétrole, car une hausse brutale pourrait raviver les inquiétudes d’inflation et compliquer ce scénario.

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La chef économiste de DBS, Radhika Rao, fait état d’un rebond des actifs indonésiens, la roupie, les obligations et les actions affichant de fortes oscillations sur fond de tensions budgétaires

Les actifs indonésiens ont connu de forts mouvements : la roupie, les obligations et les actions ont rebondi après les récentes pertes. La roupie est remontée mercredi vers la zone haute des 16 000 après trois séances de baisse vers de nouveaux plus bas, tandis que les obligations locales ont affiché une pente plus marquée de la courbe des taux (les rendements à long terme baissent davantage que ceux à court terme) et que les actions ont progressé grâce à un meilleur climat mondial. Bank Indonesia a réaffirmé que la stabilité de la roupie est sa « priorité absolue ». Les réserves de change (stocks de devises et d’actifs en devises détenus par la banque centrale pour soutenir la monnaie) ont reculé à 148,2 млрд$ en mars, contre 151,9 млрд$ en février, revenant à des niveaux de mi-2024, sur fond d’informations faisant état d’interventions importantes (achats/ventes de devises par la banque centrale pour influencer le taux de change).

Volatilité de marché et dynamique d’intervention

L’attention se porte aussi sur les prochaines décisions des indices FTSE Russell et MSCI, qui pourraient modifier la classification du marché actions indonésien (catégorie « marché émergent », « frontière », etc., ce qui influence les flux des investisseurs). Les marchés suivent également l’évolution au Moyen-Orient, et les rendements des obligations en roupies à court terme pourraient être soutenus à mesure que les attentes de baisse des taux diminuent. Sur les finances publiques, un déficit budgétaire plus large est signalé pour le 1T26 (premier trimestre 2026), avec une pression accrue liée aux subventions énergétiques (aides de l’État pour maintenir les prix de l’énergie bas). Le budget 2025 des subventions énergétiques est de 318 000 milliards de roupies, basé sur un pétrole à 70 $/baril et un USD/IDR à 16 500, deux hypothèses dépassées depuis mars. Les récents allers-retours de la roupie — au-delà de 17 000 puis de retour vers la zone haute des 16 000 face au dollar — montrent une volatilité très élevée (amplitude importante et rapide des variations). Dans ce contexte, des stratégies sur options comme le straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, même échéance et même prix d’exercice, pour profiter d’un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre) peuvent être envisagées, car l’intervention de BI peut provoquer des retournements brusques et difficiles à anticiper. La baisse des réserves de change en mars d’environ 4 млрд$ à 148,2 млрд$ confirme que BI défend activement la monnaie. Avec la priorité donnée à la stabilité et l’inflation importée en hausse (hausse des prix venant de l’étranger via un dollar plus fort et des importations plus chères), l’idée de baisses de taux est, pour l’instant, écartée. Les rendements des obligations à court terme devraient rester élevés. Cela plaide pour un positionnement sur les swaps de taux (contrats où deux parties échangent des paiements d’intérêts, taux fixe contre taux variable) en partant du principe que les taux resteront fermes au deuxième trimestre. Cette lecture est confortée par une inflation de mars 2026 à 3,5 %, ce qui renforce la pression sur la banque centrale pour maintenir une politique restrictive (taux élevés pour freiner l’inflation). Le budget de l’État subit une forte pression, ce qui suggère un risque de fragilisation de la roupie à moyen terme. L’hypothèse de 70 $/baril est largement dépassée, le Brent s’échangeant autour de 88 $. Cela rappelle les épisodes de tensions liés aux subventions, comme en 2022, qui avaient pesé sur les finances publiques et la monnaie.

Révisions d’indices et approche de couverture

Compte tenu de ce risque budgétaire, l’achat d’options d’achat USD/IDR de maturité plus longue (droit d’acheter des dollars contre des roupies à un prix fixé, pour se protéger d’une hausse du dollar) peut être envisagé. Se positionner sur un mouvement vers 17 500 au troisième trimestre paraît prudent, car la capacité de BI à intervenir pourrait s’affaiblir si les prix des matières premières restent élevés. Ces options permettent de limiter le risque (la perte maximale est la prime payée) tout en misant sur une dépréciation progressive une fois que l’attention du marché se déplacera de l’intervention vers les fondamentaux (inflation, déficit, réserves, balance des paiements). La prudence reste de mise avant les revues MSCI et FTSE en mai et juin. Un relèvement potentiel du statut des actions indonésiennes pourrait déclencher des entrées de capitaux étrangers, provoquant un rallye de court terme de la roupie. Il est important de se couvrir contre cet événement binaire (issue « oui/non » avec impact potentiellement fort), par exemple via des options de courte maturité ou en réduisant la taille globale des positions à l’approche des annonces.

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Le dollar et les rendements se détendent, l’or progresse vers 4 800 dollars sur fond d’ouverture de Netanyahu à des négociations avec le Liban

L’or a progressé jeudi après des propos du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou sur des discussions avec le Liban, ainsi qu’un Dollar américain plus faible, ce qui a soutenu la demande. Les prix se sont rapprochés de 4 800 dollars. Netanyahou a dit vouloir des discussions directes avec Beyrouth, au lendemain d’une attaque israélienne au Liban ayant fait plus de 300 morts. Selon lui, ces échanges porteraient sur le désarmement du Hezbollah et l’établissement de relations pacifiques.

Pourparlers au Moyen-Orient et risques sur le transport maritime

L’AFP a indiqué que le Liban souhaite un cessez-le-feu avant toute discussion. Le détroit d’Ormuz est resté largement fermé pendant les premières 24 heures d’une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran. Cinq navires ont traversé, contre environ 140 par jour avant la guerre. Le WTI (pétrole brut américain de référence) s’échangeait près de 95,60 dollars, en baisse de 0,13 %, tandis que l’indice du Dollar (mesure de la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) a reculé de 0,30 % à 98,63. Le rendement du Treasury américain à 10 ans (taux d’intérêt exigé par le marché pour prêter à l’État américain sur 10 ans) a perdu 2 points de base (0,02 point de pourcentage) à 4,279 %. Le PIB américain (mesure de la croissance de l’économie) a progressé de 0,5 % sur un an au dernier trimestre 2025, contre des attentes sous 0,7 %. L’inflation « core » PCE (indice des prix suivi par la Fed, hors énergie et alimentation, jugés trop volatils) a ralenti de 3,1 % à 3 % sur un an. Les nouvelles demandes d’allocations chômage (Initial Jobless Claims) sont montées à 219 000, et les demandes continues (Continuing Claims), qui suivent les personnes restant au chômage, ont reculé à 1,794 million. Les marchés intégraient 7,5 points de base de baisses de taux d’ici la fin de l’année. Le CPI de vendredi (indice des prix à la consommation, mesure courante de l’inflation) est attendu à 3,3 % en données globales (contre 2,4 %) et à 2,7 % en « core » (hors énergie et alimentation, contre 2,5 %), avec aussi l’indicateur de confiance de l’Université du Michigan (sondage sur le moral des ménages américains).

Perspectives sur l’or et positionnement

Cette forte incertitude et la possibilité de mouvements rapides de prix rendent les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) intéressantes. Des achats d’options d’achat (« call », droit d’acheter) ou des « bull call spreads » (stratégie consistant à acheter un call et vendre un autre call plus haut pour réduire le coût, en échange d’un gain maximal plafonné) peuvent viser un mouvement vers le seuil psychologique des 5 000 dollars. Cela limite le risque tout en gardant une exposition à la hausse si l’actualité géopolitique ou économique soutient l’or. Pour ceux qui traitent les contrats à terme (« futures », engagement d’acheter/vendre à une date future), les seuils techniques restent importants. Un franchissement durable au-dessus de la résistance à 4 857 dollars peut ouvrir la voie à une hausse rapide. Il faut aussi surveiller la moyenne mobile à 20 jours (moyenne des prix des 20 dernières séances, utilisée pour repérer le support), autour de 4 750 dollars : un passage en dessous pourrait signaler une correction rapide à court terme. Créer votre compte VT Markets et commencer à trader maintenant.

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Le stratège de BNY Geoff Yu estime que le CNY a joué un rôle de valeur refuge secondaire dans le contexte du conflit ; volatilité maîtrisée, évolution inverse des avoirs en obligations d’État chinoises (CGB)

Au cours de la première semaine du conflit, le renminbi (CNY, le yuan chinois) a été la devise la plus performante, avec une volatilité (c’est-à-dire des variations de cours) restée sous contrôle. L’analyse a porté sur son éventuel rôle de valeur refuge secondaire, après le dollar américain, grâce à une meilleure résistance aux chocs énergétiques que celles d’autres pays d’Asie-Pacifique fortement axés sur l’épargne. Les données de flux (les mouvements d’achats et de ventes) ont montré que les achats de CNY correspondaient à de fortes sorties des obligations d’État chinoises (CGBs, c’est-à-dire des emprunts émis par l’État chinois). Pendant une grande partie de l’année, le CNY et les positions en CGB ont évolué en sens inverse : les achats de CNY étaient liés au débouclage (fermeture) de positions sur CGB, sur fond de craintes qu’une inflation plus élevée réduise les taux d’intérêt réels (le rendement après inflation).

Shift In Flow Dynamics

À l’approche de la fin du mois, la demande de CGB s’est raffermie, tandis que les flux sur le CNY sont repassés en ventes nettes, ce qui concorde avec davantage de couverture de change (protection contre une baisse du yuan). Les premières données du deuxième trimestre ont ensuite montré des achats nets simultanés de CNY et de CGB. Ce schéma suggère une hausse d’une exposition directe au CNY (c’est-à-dire être « long yuan » sans couverture), malgré des rendements relatifs faibles et la résistance persistante de la Banque populaire de Chine à une appréciation du taux de change effectif réel (REER : le taux de change ajusté des différentiels d’inflation et pondéré par les partenaires commerciaux, indicateur de compétitivité). Autre lecture possible : la Chine entrerait en phase de reflation (retour de la croissance et d’une inflation modérée) pour la première fois depuis la réouverture post-pandémie, et les anticipations sur les rendements de court terme (« front-end yields », c’est-à-dire les taux sur les maturités très courtes) pourraient être erronées, alors même que la Réserve fédérale adoptait déjà un biais d’assouplissement (orientation vers des baisses de taux) avant l’annonce du cessez-le-feu.

Implications For Traders

Pour les traders de produits dérivés (contrats dont la valeur dépend d’un actif, comme les options), cette demande persistante et la préférence de la Banque populaire de Chine pour la stabilité impliquent que la volatilité du change devrait rester faible. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché) des options USD/CNY à un mois est récemment retombée près de ses plus bas de plusieurs années, ce qui rend plus attrayantes les stratégies qui profitent d’une faible volatilité, comme la vente de strangles (vente simultanée d’une option d’achat et d’une option de vente, généralement hors de la monnaie, pour encaisser une prime en pariant sur une faible amplitude des mouvements). Le scénario privilégié reste celui de mouvements graduels et contrôlés plutôt que de cassures brutales. Par conséquent, les traders doivent envisager que l’ancien réflexe consistant à couvrir systématiquement toute exposition aux CGB pourrait être moins efficace. Les achats simultanés de la devise et des obligations suggèrent que des positions longues directes en CNY, ou des stratégies via options profitant d’un yuan stable à plus ferme, deviennent plus pertinentes. Cela reflète une évolution plus structurelle de la perception des actifs chinois par les marchés mondiaux : moins un arbitrage tactique, davantage une position de base en portefeuille.

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Les rendements américains reculent alors que le marché du travail s’affaiblit, tandis qu’une inflation PCE tenace fait refluer le DXY vers 98,80

L’indice du dollar américain (DXY) a reculé vers 98,80 après le rapport PCE américain, qui a montré une inflation toujours difficile à faire baisser (elle ne ralentit pas clairement), ce qui incite la Réserve fédérale à rester prudente. Une hausse inattendue des inscriptions au chômage (nombre de nouvelles demandes d’allocations, indicateur du marché du travail) et la baisse des rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt des obligations d’État, référence des marchés) ont aussi pesé sur le billet vert. Les nouvelles géopolitiques se sont légèrement apaisées après qu’un responsable israélien a indiqué que les opérations au Liban pourraient diminuer prochainement sous pression des États-Unis, et qu’Israël a évoqué des discussions directes avec le Liban sur le désarmement du Hezbollah. L’activité militaire s’est poursuivie et les risques dans la région restent élevés.

Mouvements majeurs sur le marché des changes et climat de marché

L’EUR/USD a progressé vers 1,1700 avec la baisse des rendements américains et un appétit pour le risque un peu meilleur, tandis que le GBP/USD s’est repris près de 1,3430 avec l’affaiblissement du dollar. L’USD/JPY a évolué autour de 159,00, la baisse des rendements réduisant l’intérêt du « carry trade » (stratégie consistant à emprunter dans une devise à faible taux pour acheter une devise à taux plus élevé). L’AUD/USD a légèrement monté vers 0,7080. Le WTI (pétrole brut léger américain) est resté haut mais s’est stabilisé, car les craintes de perturbation immédiate de l’offre se sont atténuées, tandis que le conflit au Moyen-Orient continue de soutenir les prix. L’or est resté proche de 4 771 $, aidé par un dollar plus faible, des rendements plus bas et un risque géopolitique persistant. Les données de vendredi 10 avril incluent l’IPC harmonisé allemand (HICP, mesure de l’inflation comparable en Europe), l’emploi canadien, l’IPC américain (CPI, inflation côté consommateurs), les commandes d’usines américaines, l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan, les anticipations d’inflation à 1 an et 5 ans, ainsi que le solde budgétaire mensuel des États-Unis. Le WTI est un pétrole brut américain léger, coté via le hub de Cushing (point de livraison et de stockage aux États-Unis), et fait partie des trois grands prix de référence avec le Brent et Dubaï. Les prix dépendent de l’offre et de la demande, de la géopolitique, des sanctions, des décisions de l’OPEP (pays producteurs), du dollar, et des stocks américains publiés par l’API (organisme privé) et l’EIA (agence publique). Leurs chiffres sont très proches la plupart du temps.

Arbitrage entre inflation, emploi et décisions de la Fed

La Réserve fédérale se trouve dans une position difficile, partagée entre une inflation toujours élevée et un marché du travail qui commence à s’affaiblir. Cette tendance s’est installée au second semestre 2025 : l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation, pour mieux voir la tendance de fond) a tourné autour de 3,1 %, tandis que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage augmentaient, atteignant récemment un plus haut de 15 mois à 245 000. Ce décalage rend les prochaines décisions de taux très incertaines et augmente le risque d’erreur de stratégie à court terme. Avec cette incertitude, il faut s’attendre à une forte volatilité (variations rapides et importantes des prix), surtout autour de la publication de l’IPC américain. Certaines stratégies d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) visant à profiter de grands mouvements, comme un « straddle » acheteur (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) sur des indices actions ou sur des paires majeures comme l’EUR/USD, peuvent être adaptées. L’objectif est de profiter d’un choc de marché sans devoir prévoir le sens du mouvement. La baisse du dollar s’explique par le recul des rendements américains, le marché commençant à envisager des baisses de taux plus tôt. Cela rappelle la séquence de mi-2024, lorsque le dollar avait reculé plusieurs mois après les premiers signes de ralentissement économique. Dans ce contexte, certains investisseurs peuvent privilégier des devises soutenues par des banques centrales plus « faucons » (c’est-à-dire plus enclines à maintenir des taux élevés pour lutter contre l’inflation). Pour le pétrole, les informations sur une possible désescalade entre Israël et le Liban ont temporairement limité la hausse du WTI, même si les tensions régionales plus larges soutiennent les prix. La décision de l’OPEP+ le mois dernier de maintenir des réductions de production (limiter l’offre pour soutenir les prix) renforce ce soutien, ce qui pourrait maintenir le pétrole dans une fourchette étroite. Dans cet environnement, vendre des options d’achat très éloignées du prix actuel (« out-of-the-money », avec un prix d’exercice au-dessus du marché) peut être une stratégie pour capter des primes (revenu lié à la vente d’options) lorsque celles-ci sont élevées. L’or profite à la fois d’une prime de risque géopolitique et de la baisse des rendements américains, ce qui réduit le coût d’opportunité de détenir un actif sans rendement (l’or ne verse pas d’intérêt). Le rendement du 10 ans américain étant passé sous 4,0 % la semaine dernière, l’argument fondamental en faveur de l’or reste solide. Des replis pourraient attirer des acheteurs, surtout si les chiffres d’inflation aux États-Unis et en Allemagne surprennent à la hausse.

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Ma Tieying, économiste chez DBS : les perspectives de Taïwan au 2e trimestre 2026 exposées à un risque de choc énergétique, malgré une croissance portée par l’IA et un assouplissement des droits de douane américains

Taïwan a abordé 2026 avec une croissance solide et une inflation faible, soutenues par la demande mondiale d’exportations liées à l’IA (intelligence artificielle) et par l’assouplissement des pressions tarifaires américaines (droits de douane). Les perspectives pour le 2e trimestre 2026 sont désormais sous pression, en raison de prix de l’énergie plus élevés liés aux tensions au Moyen-Orient et d’un ralentissement des exportations. Le rapport relie le conflit États-Unis–Israël–Iran à des perturbations des marchés mondiaux de l’énergie et des chaînes d’approvisionnement (réseaux de production et de transport des biens). Il indique que les indicateurs avancés (données qui donnent des signaux sur l’évolution future de l’économie) pointent vers une hausse de l’inflation et un ralentissement des exportations au 2e trimestre.

Key Leading Indicators

En mars, les données PMI (indice des directeurs d’achat, une enquête qui mesure l’activité des entreprises) ont montré une forte hausse des coûts des intrants (coûts des matières premières, composants et énergie), à des niveaux observés pour la dernière fois lors de la guerre Russie–Ukraine en 2022. Les mêmes données ont aussi montré un léger repli des commandes à l’exportation. La prévision d’inflation (CPI, indice des prix à la consommation, l’indicateur de l’évolution des prix payés par les ménages) a été relevée à 1,9 %, tandis que la prévision de croissance du PIB (produit intérieur brut, la valeur totale des biens et services produits) a été maintenue à 7,0 %. Nous considérons que l’environnement « Goldilocks » (une situation jugée idéale: croissance soutenue et inflation contenue) de Taïwan est très fragile, avec des opportunités à court terme. Le principal déclencheur est le choc énergétique (hausse brutale des prix de l’énergie) lié aux tensions au Moyen-Orient, désormais moteur du risque de marché. Le Brent (référence mondiale du prix du pétrole) ayant récemment dépassé 110 dollars le baril, nous privilégions des stratégies qui profitent de prix de l’énergie durablement élevés et d’une inflation en hausse. Cela plaide pour des positions acheteuses sur les contrats à terme sur le pétrole (futures, instruments qui fixent aujourd’hui un prix pour une livraison future) ou l’achat d’options d’achat (call options, droit d’acheter à un prix fixé) sur des actifs liés à l’énergie afin de profiter d’une nouvelle hausse. Les PMI de mars, avec des coûts des intrants à des niveaux inédits depuis 2022, confirment que ces tensions inflationnistes se diffusent déjà dans l’économie. Les instruments liés à l’inflation (produits dont la valeur évolue avec l’inflation) deviennent donc intéressants pour se protéger ou profiter d’une hausse de l’indice des prix.

Equity Volatility And Currency Pressure

Côté actions, le risque sur les exportations met sous pression la récente hausse portée par l’IA. Si la demande technologique a poussé l’indice TAIEX (principal indice boursier taïwanais) à des records fin 2025 et début 2026, la prudence s’impose. L’achat d’options de vente (put options, droit de vendre à un prix fixé) sur le TAIEX ou sur des valeurs majeures des semi-conducteurs constitue une couverture (hedge, protection contre une baisse) en cas de repli, à mesure que les commandes à l’export ralentissent. Le contraste entre de bons fondamentaux liés à l’IA (facteurs économiques sous-jacents) et de nouveaux vents contraires macroéconomiques (risques liés à la conjoncture) accroît l’incertitude. La volatilité implicite (niveau de fluctuations anticipé par le marché, déduit des prix des options) sur les options du TAIEX a déjà augmenté de 5 % sur les deux dernières semaines, signe que le marché attend des variations de prix plus fortes. Dans ce contexte, des stratégies de volatilité, comme le straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour gagner si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre), peuvent être adaptées. Enfin, nous anticipons une pression à la baisse sur le dollar taïwanais (TWD). Un ralentissement des exportations, combiné à un mouvement mondial vers le dollar américain considéré comme valeur refuge (actif jugé plus sûr en période de stress), pourrait affaiblir la devise. Le TWD a reculé de 1,5 % face au dollar ce mois-ci, et cette tendance pourrait se prolonger, rendant attractives des positions acheteuses sur USD/TWD via contrats à terme (parier sur une hausse du dollar contre le TWD).

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