L’économiste en chef d’ABN AMRO affirme que le PMI manufacturier mondial a reculé à 51,3, le conflit avec l’Iran perturbant les chaînes d’approvisionnement

Le PMI manufacturier mondial (indice des directeurs d’achat du secteur industriel, un indicateur avancé de l’activité) est passé de 51,8 en février à 51,3 en mars, après un plus haut de 44 mois en février. Ce recul a été attribué à l’escalade du conflit États-Unis/Israël–Iran, qui a débuté le 28 février. Les marchés émergents (économies en développement), dont la Chine et l’Inde, ont tiré la détérioration des conditions industrielles. Les marchés développés (économies avancées) ont mieux résisté, en partie parce que les délais de livraison se sont allongés.

Chaînes d’approvisionnement mondiales sous tension

L’allongement des délais de livraison a été présenté comme un signal de perturbations d’approvisionnement (difficultés à obtenir intrants et composants) liées au conflit iranien. Un indice mondial des goulets d’étranglement (mesure des blocages logistiques et de la pénurie d’offre) est revenu en zone « goulets d’étranglement dominants / demande excédentaire » (demande supérieure à l’offre). Le rapport a aussi signalé une hausse des prix des intrants (coûts des matières premières, énergie, composants) et des prix de sortie (prix de vente des industriels), avec des pressions inflationnistes mondiales en hausse (tendance générale à l’augmentation des prix). Il a évoqué une révision à la hausse des prévisions d’inflation pour la zone euro, les Pays-Bas, les États-Unis et la Chine. L’article a été produit à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle (logiciel générant du texte) et relu par un éditeur.

Se positionner face à la volatilité

On observe aujourd’hui des échos de cette période, dans un contexte propice à la volatilité (fortes variations des marchés). Même si le PMI manufacturier américain S&P Global de mars 2026 ressort en expansion à 52,5 (au-dessus de 50, ce qui signifie progression de l’activité), le sous-indice « prix payés » (mesure des coûts supportés par les entreprises) a enregistré sa plus forte hausse depuis plus d’un an. Cela suggère que les pressions inflationnistes se renforcent. La tendance est corroborée par les dernières données d’inflation : l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure du coût d’un panier de biens et services) américain de mars 2026 ressort légèrement au-dessus des attentes à 3,1 %. Cette inflation persistante signifie que les anticipations de marché sur des baisses de taux pourraient être trop optimistes. Cela accroît la probabilité d’un environnement de taux « plus élevés plus longtemps » (taux directeurs qui restent hauts), ce qui pèsera directement sur les valorisations (prix des actifs financiers). Dans ce contexte, les opérateurs peuvent envisager d’acheter une protection contre des mouvements brusques. Acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur le VIX (indice de volatilité attendu sur le S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») ou mettre en place des straddles (achat simultané d’un call et d’une option de vente, put, au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur les grands indices peut servir de couverture. Ces stratégies profitent d’une hausse de la volatilité implicite (volatilité intégrée dans le prix des options, reflet de l’incertitude). Sur les matières premières, l’effet des contraintes d’offre est déjà visible : le Brent (pétrole de référence en Europe) a récemment dépassé 92 dollars le baril, à cause de nouvelles perturbations du transport maritime. Des calls sur le pétrole et des métaux industriels peuvent offrir une exposition à une nouvelle hausse liée à l’offre, tout en plafonnant le risque (perte maximale connue dès le départ). L’attente de baisses de taux plus tardives devrait aussi soutenir le dollar. Des options sur des paires de devises (deux monnaies cotées l’une contre l’autre, comme EUR/USD) permettent de se positionner sur une poursuite de la force du billet vert face à des monnaies dont les banques centrales sont plus accommodantes (plus enclines à baisser les taux). Par ailleurs, recourir à des swaps de taux d’intérêt (contrats d’échange de flux de taux fixe contre taux variable) peut couvrir des portefeuilles contre le risque que les taux ne baissent pas comme prévu.

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La livre sterling reste soutenue, avec le GBP/USD au-dessus de 1,3400, alors qu’une trêve fragile et une aversion au risque persistante perdurent

La paire GBP/USD est passée au-dessus de 1,3400 jeudi et s’établissait à 1,3441, en hausse de 0,36 %. Ce mouvement est intervenu alors que l’appétit pour le risque (la volonté des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués) s’affaiblissait et que la livre sterling restait soutenue. La paire a évolué dans une fourchette étroite autour de 1,3400 pendant la séance asiatique. Les échanges ont été décrits comme une tentative de préserver la moyenne mobile exponentielle (MME, un indicateur de tendance qui donne plus de poids aux cours récents) à 20 jours.

Les marchés surveillent la trêve au Moyen-Orient

Les marchés se sont concentrés sur un cessez-le-feu de deux semaines, négocié par le Pakistan, conclu entre les États-Unis et l’Iran tôt mercredi. La paire GBP/USD a bondi de plus de 1 % mercredi et a atteint un plus haut de séance proche de 1,3485. La hausse s’est ensuite essoufflée, la paire revenant vers 1,3400 pendant la séance nord-américaine. L’incertitude a augmenté après la poursuite des attaques israéliennes contre le Hezbollah, soutenu par l’Iran, au Liban. Le vice-président JD Vance a qualifié l’accord de « trêve fragile ». Israël a mené sa plus importante attaque au Liban depuis le début de la guerre et a déclaré que le front avec le Hezbollah n’était pas couvert par les termes de la trêve.

Basculement vers l’inflation et la volatilité

La trêve s’est effondrée plus tard dans l’année, entraînant de nouvelles perturbations du transport maritime (retards et blocages des routes d’expédition) et une flambée des prix de l’énergie, qui continue d’alimenter l’inflation mondiale. Cette semaine, l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’évolution des prix payés par les ménages) de mars au Royaume-Uni est ressorti plus élevé que prévu, à 3,5 %, rendant une baisse des taux de la Banque d’Angleterre (la réduction du taux directeur) moins probable à court terme. Dans ce contexte, la paire GBP/USD a nettement reculé et s’échange désormais près de 1,2350. Le dollar américain reste solide, soutenu par le rapport NFP (Non-Farm Payrolls, statistique mensuelle des créations d’emplois aux États-Unis hors secteur agricole) de la semaine dernière, supérieur à 250 000 emplois, ce qui conforte la position de la Réserve fédérale d’un maintien des taux élevés plus longtemps. Dans ce contexte, certains intervenants peuvent chercher à acheter de la volatilité (parier sur des variations de prix plus fortes, quelle que soit la direction). La situation géopolitique reste tendue et toute escalade pourrait provoquer des mouvements brusques. La volatilité implicite à un mois sur GBP/USD (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) est déjà remontée à 9,5 %. Des stratégies sur options comme le straddle acheteur (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre) peuvent en tirer parti. La paire semble engagée dans une tendance baissière. Acheter des options de vente hors de la monnaie (puts « out-of-the-money », options de vente dont le prix d’exercice est inférieur au cours actuel, souvent moins chères) peut offrir une manière moins coûteuse de viser une poursuite du repli vers 1,2200, niveau observé lors du choc énergétique de fin 2025. Des spreads de puts baissiers (combinaison d’achat et de vente de puts à des prix d’exercice différents, pour réduire le coût tout en limitant le gain et le risque) peuvent aussi réduire le coût d’entrée tout en encadrant le risque. La prudence reste toutefois de mise, car les titres d’actualité peuvent inverser la dynamique très rapidement. Les options permettent un risque défini (perte maximale connue à l’avance), ce qui est crucial lorsque le principal moteur du marché est un conflit géopolitique difficile à prévoir. Une désescalade inattendue pourrait provoquer un rebond marqué, rendant les positions vendeuses à effet de levier (positions amplifiées par l’emprunt, notamment via les contrats à terme ou le marché au comptant) particulièrement risquées.

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Une adjudication de bons du Trésor américain à 30 ans s’est soldée par un rendement de 4,876 %, légèrement supérieur au taux précédent de 4,871 %

Les États-Unis ont organisé une adjudication (vente aux enchères) d’obligations à 30 ans avec un rendement de 4,876%, contre 4,871% précédemment. Cette adjudication jugée faible, avec un rendement de 4,876% supérieur au niveau attendu de 4,871%, signale une demande insuffisante pour la dette publique à long terme. Cela indique que le marché exige une prime plus élevée (rémunération supplémentaire) pour prêter à l’État sur 30 ans. Cela renforce l’idée d’une inflation persistante (qui reste élevée) et d’une Réserve fédérale (banque centrale américaine) susceptible de maintenir des taux d’intérêt élevés plus longtemps.

Perspectives d’inflation et de taux

Ce résultat concorde avec les dernières données économiques: l’inflation de mars 2026 est remontée à 3,1%, alors que les économistes attendaient 2,9%. En outre, le dernier rapport sur l’emploi publié vendredi a montré une hausse des salaires plus forte que prévu, ce qui alimente les craintes d’inflation. Le marché obligataire réévalue désormais clairement la trajectoire des taux d’intérêt futurs (les niveaux de taux attendus) à la lumière de ces informations. En réaction, il faut envisager un positionnement en faveur de rendements plus élevés en vendant des contrats à terme (produits dérivés qui répliquent un prix futur) sur les Treasuries, notamment l’Ultra T-Bond (/UB). Pour une approche à risque limité, l’achat d’options de vente (« puts », qui gagnent si le prix baisse) sur des ETF obligataires de longue durée (fonds cotés exposés à des obligations très sensibles aux variations de taux) comme TLT peut être approprié. Ces positions profitent si les prix des obligations longues continuent de baisser, car quand les rendements montent, les prix obligataires baissent. L’effet pourrait se transmettre au marché actions, en pesant sur les valeurs de croissance et de technologie, sensibles à la hausse des taux d’actualisation (taux utilisé pour ramener les profits futurs en valeur d’aujourd’hui). Il est possible de couvrir une exposition acheteuse aux actions (réduire le risque d’une position) en achetant des options de vente sur le Nasdaq 100. Cela apporte une protection en cas de baisse du marché liée au retour des craintes sur les taux.

Volatilité et stratégie de couverture

Avec ce retournement, la volatilité du marché obligataire (ampleur des variations de prix) pourrait augmenter nettement. L’indice MOVE, qui mesure la volatilité du marché des Treasuries, a déjà grimpé à son plus haut niveau en trois mois, autour de 115. Les options peuvent servir à se positionner sur des mouvements de prix plus importants dans les prochaines semaines, le temps que le marché intègre ce nouvel environnement de taux. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Après les négociations de Netanyahu sur le Liban, le Dow Jones gagne 300 points, prolongeant le rebond lié au cessez-le-feu sur deux jours

Les actions américaines ont progressé jeudi, le Dow gagnant environ 300 points (0,7 %), le S&P 500 0,6 % et le Nasdaq 0,7 %. Le mouvement prolonge un rebond de deux séances malgré les doutes autour du cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran. Le Dow a évolué au-dessus de 48.000 points après avoir rebondi sur la moyenne mobile exponentielle à 200 jours (EMA, un indicateur de tendance qui donne plus de poids aux cours récents) vers 46.700, puis repassé au-dessus de la moyenne mobile à 50 jours (50-day EMA) autour de 47.550. Le Stochastic RSI journalier (un indicateur de momentum, c’est-à-dire de vitesse du mouvement des prix) est remonté au-dessus de 60, avec une résistance (zone où le marché bute) près de 48.200.

Les discussions Israël-Liban améliorent le sentiment

En fin de séance, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir demandé à son cabinet d’entamer des discussions directes avec le Liban. Des négociations sont attendues la semaine prochaine au département d’État à Washington, avec pour objectif le désarmement du Hezbollah et l’établissement de relations pacifiques. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que la poursuite des frappes israéliennes sur le Hezbollah aurait des conséquences. Après cette annonce, le S&P 500 est repassé dans le vert et le pétrole a effacé une partie de ses gains intrajournaliers (gains observés au cours de la séance). Le WTI a évolué au-dessus de 98 dollars le baril après avoir brièvement dépassé 100 dollars, tandis que le Brent a progressé d’environ 1 % au-delà de 95 dollars. La séance précédente avait été marquée par une baisse intrajournalière de plus de 10 % après l’annonce du cessez-le-feu. Le détroit d’Ormuz est resté de facto fermé, avec environ 230 navires transportant du pétrole en attente. Le vice-président américain JD Vance est attendu samedi à Islamabad pour des discussions directes avec l’Iran.

Approche de couverture via des instruments dérivés

Le Core PCE (l’inflation « cœur » mesurée par les dépenses de consommation, indicateur suivi par la Fed, hors prix volatils comme l’énergie et l’alimentation) s’est établi à 0,4 % sur un mois (MoM, comparaison avec le mois précédent) en février et à 3 % sur un an (YoY, comparaison avec le même mois un an plus tôt), contre 3,1 % auparavant. Le PIB du T4 a été révisé à 0,5 % contre 0,7 %. Les inscriptions au chômage (nombre de nouvelles demandes d’allocation chômage) ont augmenté à 219.000 contre 210.000 attendues, le revenu personnel a reculé de 0,1 % contre +0,3 % anticipé, et les dépenses ont progressé de 0,5 %. Meta a gagné plus de 3 % après le lancement du modèle d’IA Muse Spark, après une hausse de 6,5 % mercredi. Vendredi à 12h30 GMT, l’inflation CPI (indice des prix à la consommation) est attendue à 0,9 % sur un mois et 3,3 % sur un an, tandis que l’indice de confiance du Michigan est estimé à 52 contre 53,3. Le rebond actuel repose sur un cessez-le-feu de deux semaines fragile, ce qui entretient une forte incertitude. Après le rebond marqué du Dow sur sa moyenne mobile à 200 jours, cela peut être une occasion de se couvrir à moindre coût. L’indice VIX (indice de volatilité du CBOE, souvent appelé « baromètre de la peur », qui mesure la volatilité anticipée du S&P 500 via les options) a probablement reflué après avoir fortement monté pendant le conflit, ce qui rend les stratégies de protection plus abordables. Avec un Dow proche d’une résistance vers 48.200, acheter directement l’indice expose à un risque élevé. Une approche prudente consiste à utiliser des instruments dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme un indice ou une matière première) pour encadrer le risque : par exemple un call spread (achat d’une option d’achat et vente d’une autre option d’achat à un prix plus élevé, afin de limiter le coût et plafonner le gain) pour viser une hausse limitée, ou l’achat de puts de protection (options de vente qui prennent de la valeur si le marché baisse) sous le support clé de 46.700. Cela sert de couverture si les discussions Israël-Liban échouent ou si le cessez-le-feu États-Unis–Iran se rompt. La situation dans le détroit d’Ormuz reste la variable la plus critique, avec 230 navires toujours en attente. Ce passage étroit (« chokepoint », point de blocage) fait transiter historiquement plus de 20 % de l’offre mondiale quotidienne de pétrole. Une fermeture prolongée pourrait propulser le WTI, actuellement à 98 dollars, bien au-delà de 120 dollars le baril. Acheter des options d’achat sur des contrats à terme pétrole (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) ou sur des ETF liés (fonds cotés en Bourse répliquant un actif ou un panier) permet de se couvrir directement contre une nouvelle escalade. La publication du CPI de mars est un catalyseur majeur (événement susceptible de provoquer un mouvement marqué) pouvant stopper le rebond des actions. En 2022, une inflation durablement élevée avait poussé la Réserve fédérale à relever ses taux de manière agressive, entraînant une baisse annuelle de plus de 19 % du S&P 500, alors même que l’économie ralentissait. Un CPI supérieur aux attentes demain pourrait raviver la crainte de nouvelles hausses de taux et effacer rapidement les gains récents. Au-delà du risque géopolitique immédiat, les statistiques signalent une base plus fragile, avec un PIB du T4 révisé en baisse et des inscriptions au chômage en hausse. Le recul du revenu personnel est particulièrement préoccupant pour la consommation à venir. Il peut être pertinent d’ajouter progressivement des puts à plus longue échéance (options de protection avec une maturité plus lointaine) sur les grands indices pour se couvrir contre le risque croissant de récession.

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L’AUD/USD progresse pour une quatrième séance, l’espoir d’une désescalade via un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran pesant sur le dollar

L’AUD/USD a progressé pour une quatrième séance jeudi, la paire évoluant près de 0,7087, à proximité de ses plus hauts de trois semaines. Le dollar américain s’est affaibli après l’accord entre les États-Unis et l’Iran sur un cessez-le-feu de deux semaines. Le calme de marché s’est dissipé après que l’Iran a déclaré que trois volets de l’accord avaient été violés à la suite de frappes israéliennes au Liban. L’appétit pour le risque (la volonté des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués) est resté prudent, laissant le dollar australien surtout guidé par les mouvements du dollar américain, avec en soutien une perspective plus « restrictive » de la Banque de réserve d’Australie (RBA), c’est-à-dire une banque centrale prête à maintenir des taux élevés pour freiner l’inflation.

Négociations États-Unis–Iran et sensibilité des marchés

L’attention se porte sur les discussions États-Unis–Iran prévues ce week-end au Pakistan. NBC, citant un responsable américain, indique que le président Donald Trump a exhorté Israël à réduire les frappes au Liban, tandis que Benjamin Netanyahu a déclaré que des discussions directes avec le Liban débuteront bientôt, portant sur le désarmement du Hezbollah et la recherche d’une paix. Les statistiques américaines ont été contrastées: l’inflation PCE « core » (indice des dépenses de consommation personnelle hors éléments volatils comme l’énergie et l’alimentaire, suivi de près par la Fed) a atteint 0,4% sur un mois en février, et 3% sur un an, contre 3,1% auparavant. La croissance du PIB final du T4 (produit intérieur brut du quatrième trimestre, mesure de l’activité) a été révisée à 0,5% contre 0,7%. L’indice CPI américain (inflation à la consommation) est attendu vendredi, avec des prévisions de 0,9% sur un mois contre 0,3% en février, et 3,3% sur un an contre 2,4%. Les « minutes » de la Fed (compte rendu détaillé de la réunion) de mars indiquent que la plupart des membres voient dans les risques de conflit au Moyen-Orient des menaces pour l’emploi pouvant justifier des baisses de taux. Mais beaucoup avertissent aussi que l’inflation pourrait rester élevée, surtout si le pétrole monte, ce qui soutiendrait au contraire des hausses de taux. Compte tenu de l’incertitude, les traders auraient dû envisager d’acheter de la volatilité via des options (instruments donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé). Un straddle sur l’AUD/USD, par exemple, peut gagner si le cours bouge fortement dans un sens ou dans l’autre, ce qui était probable. Le cessez-le-feu pouvait soit s’effondrer, faisant chuter la paire, soit se consolider, prolongeant la hausse.

Volatilité passée et stratégie

On a observé une dynamique comparable en octobre 2023 au début du conflit Israël-Hamas, lorsque l’indice VIX (baromètre de la peur mesurant la volatilité attendue des actions américaines) a bondi de plus de 30% en deux semaines. Ce précédent illustre la vitesse à laquelle des événements géopolitiques peuvent accroître l’incertitude, rendant pertinente une stratégie « longue volatilité » (parier sur une hausse des amplitudes de marché) dans le scénario 2025. Le risque principal était qu’un échec des discussions provoque un bond des prix du pétrole, comme lors d’autres crises au Moyen-Orient. Les minutes de la Fed, partagées, ont aussi compliqué la lecture pour les marchés de taux. Des responsables reconnaissaient qu’un conflit plus large pourrait affaiblir l’économie et justifier des baisses de taux. Parallèlement, d’autres craignaient qu’une hausse du pétrole entretienne une inflation élevée, ce qui impliquerait l’inverse. Cette inquiétude n’était pas théorique: elle rappelait l’inflation tenace du début 2024, lorsque le CPI américain est ressorti à plusieurs reprises au-dessus des attentes, au-delà de 3,4%, forçant les marchés à repousser les anticipations de baisses de taux. Les données 2025, avec un PCE à 3% et une révision en baisse du PIB du T4, plaçaient la Fed dans la même position délicate. Les traders auraient dû éviter les paris trop tranchés sur la trajectoire des taux américains. Pour l’AUD/USD, le ton plus restrictif de la RBA apportait un soutien, mais la paire restait surtout dépendante de l’histoire plus large du dollar et du sentiment de risque. L’enjeu était de surveiller une rupture de cet équilibre fragile. Les discussions au Pakistan et le CPI américain étaient des déclencheurs évidents autour desquels les opérateurs pouvaient se positionner. Ainsi, la réponse principale consistait à se protéger contre des mouvements brusques tout en attendant un signal plus clair. Un CPI élevé, attendu, aurait probablement dominé toute nouvelle positive sur le cessez-le-feu. Cela aurait renforcé le dollar et fait reculer l’AUD/USD, les marchés intégrant une Fed plus restrictive.

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Évoluant autour de 158,90, l’USD/JPY reste ferme, alors que le PCE et les solides statistiques américaines confortent les anticipations d’une Fed plus restrictive

L’USD/JPY est resté solide près de 158,90 le 9 avril après des chiffres américains, dont le rapport sur les dépenses de consommation des ménages (PCE, un indicateur d’inflation suivi de près par la Réserve fédérale), qui ont conforté l’idée de taux d’intérêt américains élevés plus longtemps. Le PCE global a progressé de 0,4% sur un mois et le PCE « core » (hors énergie et alimentation, plus représentatif de la tendance de fond) a aussi augmenté de 0,4%, soit un troisième mois consécutif de hausse soutenue. L’inflation PCE core ressort à 3,0% sur un an, au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale.

L’inflation américaine maintient des taux élevés plus longtemps

Les dépenses des ménages ont augmenté de 0,5%, une hausse surtout liée à la montée des prix plutôt qu’à des volumes achetés plus importants. Les premières demandes d’allocations chômage (Initial Jobless Claims, le nombre de nouvelles personnes demandant une aide au chômage) ont légèrement progressé à 219.000, tout en restant faibles au regard des niveaux historiques. Le PIB américain (GDP, produit intérieur brut, la mesure de la production de l’économie) a été révisé en baisse, sans changer sensiblement les anticipations de politique monétaire de la Réserve fédérale. La réaction du marché a continué de soutenir le dollar face au yen. Sur le graphique quatre heures, l’USD/JPY évoluait autour de 158,95, sous la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur une période donnée) à 20 périodes à 159,12 et sous la SMA à 100 périodes à 159,21. Le RSI (indice de force relative, un indicateur de dynamique) se situait vers 47, signalant un essoufflement de la hausse. Les résistances ont été situées à 158,96, 159,10, 159,12, 159,21 et 159,30. Le support a été identifié à 158,83, une cassure sous ce niveau ouvrant la voie à une baisse supplémentaire.

Stratégies d’options pour jouer une cassure de volatilité

Avec une inflation PCE core stable à 3,0%, la Réserve fédérale a peu de raisons d’envisager une baisse des taux à court terme. Cet écart de politique monétaire entre les États-Unis et le Japon devrait continuer de favoriser le dollar face au yen, en poussant la paire vers des niveaux susceptibles de provoquer une intervention officielle. Le ministère japonais des Finances était intervenu au printemps 2024 à l’approche de 160, ce qui incite les opérateurs à se méfier d’un retournement soudain. Les traders qui anticipent la poursuite de la tendance haussière peuvent envisager d’acheter des options d’achat (call, un droit d’acheter à un prix fixé) avec des prix d’exercice au-dessus de 160. Cette stratégie permet de profiter d’une éventuelle cassure tout en limitant la perte maximale à la prime payée. Le risque est donc plafonné, ce qui protège contre une chute rapide de plusieurs yens si les autorités japonaises soutiennent leur monnaie. Comme la paire bloque sous des moyennes mobiles de court terme et que le risque d’intervention est élevé, l’achat d’options de vente (put, un droit de vendre à un prix fixé) est une autre approche. Une option put avec un prix d’exercice autour de 158,00 gagnerait en cas de rupture du support immédiat et de correction. Les positions spéculatives vendeuses de yen sont proches des plus hauts observés en 2025, signe d’un positionnement très chargé et exposé à un « short squeeze » (rachats forcés en urgence, qui accélèrent le mouvement). La tension entre des chiffres américains solides et la menace d’une intervention japonaise crée un contexte propice à une stratégie sur la volatilité (amplitude des variations de prix). Acheter un straddle long (stratégie consistant à acheter à la fois un call et un put avec le même prix d’exercice) permet de profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre. C’est un pari sur un fort déplacement des cours, qui paraît de plus en plus probable.

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Le dollar canadien rebondit alors que l’USD/CAD recule vers 1,3800, même si la dynamique portée par le cessez-le-feu semble s’essouffler

L’USD/CAD a reculé de près de 1 % cette semaine, passant d’environ 1,3965 à près de 1,3800 jeudi. La baisse s’est accélérée mardi soir après l’accord entre les États-Unis et l’Iran sur un cessez-le-feu de deux semaines, négocié par le Pakistan. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé un cessez-le-feu immédiat peu avant l’échéance fixée par le président Donald Trump pour que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz. Trump a ensuite confirmé l’accord sur Truth Social, qualifiant la proposition iranienne en 10 points de « base de travail » pour négocier.

La faiblesse du dollar s’étend

Après l’annonce, le Bloomberg Dollar Spot Index a perdu jusqu’à 1,1 % mercredi, sa plus forte baisse en une journée depuis janvier. Le dollar américain s’est affaibli face aux 16 principales devises, car les investisseurs ont réduit leurs positions longues sur le dollar (c’est-à-dire des paris sur une hausse du dollar). Le WTI (pétrole brut américain) a chuté de plus de 10 % en séance, sur des anticipations liées au détroit d’Ormuz, même si la baisse du pétrole pèse souvent sur le dollar canadien. Le pétrole s’est ensuite repris au-dessus de 97 dollars, tandis que le DXY (indice du dollar, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) s’est stabilisé près de 99. Les anticipations de taux ont aussi évolué : avec un pétrole repassé sous 100 dollars, les contrats à terme (produits qui reflètent les attentes du marché) intègrent au moins une baisse de taux en 2026. Les minutes du FOMC (compte rendu de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale) de mars ont montré des divergences entre ceux qui envisagent une hausse et ceux qui attendent une baisse cette année. Sur le plan graphique, l’USD/CAD a cassé sous 1,3900 puis 1,3850, tandis que le RSI horaire (indicateur de momentum qui signale surachat/survente) est passé sous 30 avant de remonter vers le milieu des 40. L’indice des prix à la consommation (CPI) américain de mars est attendu vendredi : un chiffre plus faible pourrait ouvrir la voie vers 1,3750–1,3700. La forte baisse de l’USD/CAD depuis au-dessus de 1,3900 semble pour l’instant s’être arrêtée autour de 1,3800. Le CPI américain de mars publié vendredi est ressorti légèrement au-dessus des attentes, avec une inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) en hausse de 0,4 %, ce qui a limité la baisse du dollar. Le mouvement le plus simple — vendre le dollar après la nouvelle du cessez-le-feu — semble désormais derrière nous.

La volatilité des options se normalise

Alors que la solidité du cessez-le-feu reste incertaine après les discussions du week-end à Islamabad, la volatilité implicite a fortement baissé, rendant les options moins chères. La volatilité implicite à un mois sur l’USD/CAD (niveau de variation attendu par le marché, déduit du prix des options) est passée de plus de 10 % à environ 7,5 %, un niveau plus vu depuis avant l’escalade du conflit en février. Cela peut offrir une occasion d’acheter des straddles ou des strangles : des stratégies d’options qui visent une forte variation, à la hausse ou à la baisse, sans parier sur le sens (straddle : achat d’un call et d’un put au même prix d’exercice ; strangle : call et put avec des prix d’exercice différents). Le marché a rapidement réduit ses attentes de baisse de taux de la Fed après les données d’inflation. Les contrats à terme sur les fed funds (référence des taux directeurs américains) qui donnaient brièvement 85 % de probabilité à une baisse d’ici la fin de l’année n’affichent plus qu’un scénario proche du 50/50. Cette incertitude sur la trajectoire de la Fed soutient le dollar à court terme. Le marché pétrolier ajoute aussi de l’incertitude, la baisse initiale de 10 % ayant été un mouvement réflexe. Le WTI s’est depuis stabilisé au-dessus de 97 dollars le baril, aidé par le dernier rapport de l’EIA (agence américaine de l’énergie), qui a montré une baisse inattendue des stocks américains (drawdown : diminution des stocks), et par le fait que le détroit d’Ormuz reste fermé. Cette résistance des prix a un effet ambivalent : elle soutient le dollar canadien, mais alimente aussi les craintes d’inflation mondiale qui favorisent le dollar américain. En regardant les données de positionnement de fin 2025, on sait que les positions acheteuses sur le dollar étaient très concentrées, ce qui explique l’ampleur de la baisse cette semaine. Une partie de ces positions spéculatives a été effacée, mais le marché attend maintenant un nouveau déclencheur. L’élément clé est de surveiller si le cessez-le-feu tient la semaine prochaine. Pour l’instant, la paire semble coincée entre l’effet positif d’une paix fragile et une inflation tenace. Le seuil de 1,3750 est surveillé comme support (zone où la baisse pourrait se calmer), tandis que toute reprise des tensions géopolitiques ou des propos plus restrictifs de la Fed pourrait renvoyer la paire vers 1,3900. Les spreads d’options (combinaison de plusieurs options pour limiter le risque) paraissent une approche prudente tant qu’une direction plus claire n’émerge pas.

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La livre reste soutenue alors que le GBP/USD repasse au-dessus de 1,3400, malgré la fragilité de la trêve au Moyen-Orient et le repli de l’appétit pour le risque

La paire GBP/USD a franchi 1,3400 jeudi et s’échangeait à 1,3441, en hausse de 0,36%, alors que l’appétit pour le risque (envie des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués) s’est affaibli sur fond de nouvelles tensions au Moyen-Orient. Israël a frappé le Liban dans le cadre de son conflit avec le Hezbollah, et le cessez-le-feu a été décrit comme fragile. Les actions américaines ont peu évolué, tandis que l’indice du dollar (DXY, un indicateur de la valeur du dollar face à un panier de grandes monnaies) a progressé de 0,01% à 99,01 après une baisse de 1% sur les deux jours précédents. L’Iran n’a pas indiqué vouloir ouvrir le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport de pétrole), et la reprise des attaques israéliennes aurait fait plus de 250 morts.

Contexte inflation et taux

Les données d’inflation aux États-Unis ont montré que l’indice des prix PCE de février (mesure de l’inflation suivie de près par la Réserve fédérale, basée sur les dépenses de consommation) a augmenté de 0,4% sur un mois (contre 0,3% auparavant) et est resté à 2,8% sur un an. Le PCE « core » (inflation hors énergie et alimentation, plus stable) s’est établi à 0,4% sur un mois et a ralenti à 3% sur un an, contre 3,1%. Les marchés monétaires (prix implicites des contrats qui reflètent les anticipations de taux) intégraient environ six points de base de baisse des taux de la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année, selon CME FedWatch (outil qui synthétise les probabilités de mouvements de taux à partir des contrats futures). Les nouvelles inscriptions au chômage (Initial Jobless Claims, demandes hebdomadaires d’allocations) sont montées de 203.000 à 219.000, contre 210.000 attendu, tandis que les inscriptions continues (Continuing Claims, nombre de personnes recevant encore une allocation) ont reculé de 38.000 à 1,794 million, au plus bas depuis mai 2024. Au Royaume-Uni, la « probabilité » implicite d’une hausse de la Banque d’Angleterre le 30 avril s’élevait à 21% et le marché anticipait une action le 18 juin, avec 39 points de base de hausse attendus sur l’année. Le CPI américain de mars (indice des prix à la consommation, autre mesure de l’inflation) est attendu à 3,3% en total (contre 2,4%) et 2,7% en sous-jacent (contre 2,5%). Sur le plan technique (analyse basée sur les niveaux de prix passés), la paire GBP/USD évoluait près de 1,3437, avec une résistance (zone où le cours a du mal à monter) autour de 1,3439; des supports (zones où le cours a tendance à se stabiliser) étaient évoqués à 1,3137 et 1,3785.

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Netanyahu ordonne l’ouverture immédiate de négociations directes avec le Liban, axées sur le désarmement du Hezbollah et l’établissement d’une paix formelle entre les deux pays

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi avoir ordonné l’ouverture de négociations directes avec le Liban « dès que possible ». Selon lui, ces discussions devraient porter sur le désarmement du Hezbollah et sur la mise en place de relations pacifiques formelles entre Israël et le Liban. L’information a été publiée en premier par le correspondant d’Axios Barak Ravid sur X (anciennement Twitter). Des pourparlers directs rompraient avec les approches précédentes, qui reposaient sur des échanges indirects via des intermédiaires (des « médiateurs », c’est-à-dire des acteurs tiers chargés de faciliter le dialogue). Le Hezbollah est soutenu par l’Iran et dispose d’une branche armée, tout en jouant un rôle dans la vie politique libanaise. Un plan qui place le désarmement au cœur du processus devrait se heurter à une forte opposition, de la part du Hezbollah mais aussi de l’Iran, qui appuie ce mouvement. Le système politique libanais est fragmenté, ce qui pourrait ralentir, voire bloquer, toute avancée. Le double statut du Hezbollah — à la fois milice (groupe armé non étatique) et parti politique — ainsi que les intérêts de l’Iran, pourraient aussi peser sur le contenu d’un éventuel compromis. Cette annonce de négociations directes accroît fortement l’incertitude, un contexte propice aux stratégies axées sur la volatilité (l’ampleur et la rapidité des variations de prix). Même si le titre peut, dans un premier temps, rassurer les marchés et réduire la prime de risque géopolitique (le surcoût exigé par les investisseurs face aux risques), nous y voyons surtout une accalmie temporaire avant l’apparition de difficultés. Il faut s’attendre à des mouvements brusques dictés par les gros titres dans les prochaines semaines, ce qui rend attractives des positions acheteuses de volatilité via des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé). Le souvenir de la sensibilité des prix du pétrole aux tensions régionales en 2024 et 2025 reste vif, et cette nouvelle pourrait provoquer un repli réflexe du Brent. Toutefois, le désarmement réel du Hezbollah étant une tâche immense, ce repli pourrait offrir une opportunité d’achat de calls (options d’achat, qui profitent d’une hausse). Un échec des discussions pourrait rapidement renvoyer le pétrole vers les sommets de l’an dernier, d’autant que les stocks mondiaux restent limités. Le scepticisme s’explique par des réalités de terrain inchangées. Le poids politique du Hezbollah et son arsenal — estimé à bien plus de 100 000 projectiles — rendent l’objectif de désarmement plus théorique que réalisable. La paralysie politique du Liban, qui avait vu l’inflation dépasser 190 % en 2023, signifie surtout qu’aucun acteur unique n’est en mesure d’appliquer de façon crédible un tel accord.

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Le rendement de l’adjudication des bons du Trésor américain à quatre semaines a reculé à 3,56 %, contre 3,62 % précédemment.

Les États-Unis ont organisé une adjudication de bons du Trésor à 4 semaines. Le rendement d’adjudication est descendu à 3,56%, contre 3,62% lors de la vente précédente. Un bon du Trésor à 4 semaines est une dette de l’État à très court terme, remboursée au bout d’environ un mois. La variation correspond à une baisse de 0,06 point de pourcentage du rendement à l’adjudication. Ce repli récent du rendement sur le bon à 4 semaines traduit un mouvement de « fuite vers la qualité » (les investisseurs privilégient les actifs jugés les plus sûrs). Cela suggère que de grands investisseurs deviennent plus prudents sur les perspectives économiques à court terme et acceptent un rendement plus faible en échange de la sécurité de la dette publique. Le dernier rapport Non-Farm Payrolls (statistique mensuelle américaine sur les créations d’emplois hors agriculture) — 95.000 emplois contre 180.000 attendus — alimente probablement ce positionnement plus défensif. Pour le marché, cela revient à intégrer plus vite une baisse de taux de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis). À l’inverse de la mi-2025, lorsque l’attention portait encore sur des taux « plus hauts plus longtemps » face à une inflation des services persistante, l’inflation sous-jacente (core CPI, indice des prix hors éléments volatils comme l’énergie et l’alimentation) est désormais à 2,8%, ce qui renforce l’argument en faveur d’un assouplissement monétaire (une politique de taux plus bas). Cela envoie aussi un signal en faveur d’une anticipation de taux courts plus faibles. Il faut envisager des stratégies comme l’achat de contrats à terme SOFR (futures indexés sur le taux de financement au jour le jour garanti par des titres du Trésor, référence du marché monétaire américain), qui gagnent en valeur si la Fed baisse effectivement son taux directeur d’ici l’été. On est loin du contexte de 2025, où l’enjeu principal était plutôt de se protéger contre de nouvelles hausses de taux. Historiquement, on observe des schémas comparables où l’extrémité courte de la courbe des taux (les échéances les plus proches) précède les décisions de la Fed, comme à l’été 2019 avant le début du cycle de baisse des taux. Autrement dit, le marché obligataire (marché de la dette) tend à anticiper, et négliger ces signaux précoces peut coûter cher : cela suggère que les investisseurs les mieux informés ont déjà commencé à se repositionner.

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