Savage estime que le gouverneur de la RBNZ, Breman, pourrait relever les taux si l’inflation sous-jacente augmente, sous l’effet de pressions liées aux carburants

Bob Savage, chez BNY, rapporte que la gouverneure de la Reserve Bank of New Zealand (RBNZ, la banque centrale néo-zélandaise), Anna Breman, a indiqué que l’institution est prête à relever ses taux d’intérêt si l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains aliments) commence à accélérer. Elle a évoqué des risques de hausse des prix liés au renchérissement du carburant et aux tensions au Moyen-Orient. Breman a déclaré que la RBNZ « agira de manière décisive » en relevant les taux si l’inflation sous-jacente montre des signes de reprise. Elle a précisé que les responsables suivent plus attentivement l’inflation sous-jacente, la progression des salaires et les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent que les prix feront à l’avenir) que l’inflation globale (le chiffre total, incluant les composantes volatiles).

Rbnz Signals Readiness To Tighten

Elle a réaffirmé l’objectif de la RBNZ de ramener l’inflation dans sa fourchette cible de 1–3 %. Elle a aussi indiqué que la croissance pourrait être plus faible à court terme, tout en anticipant une expansion de l’économie cette année, dans un contexte d’incertitude élevée. La Reserve Bank of New Zealand signale qu’elle interviendra rapidement si l’inflation sous-jacente accélère, ce qui remet une hausse de taux sur la table. Des données récentes montrent une inflation sous-jacente de 0,9 % sur un trimestre (variation d’un trimestre sur l’autre) au T1 2026, un rythme qui, projeté sur un an, dépasserait largement la zone cible. Ce ton restrictif (position « faucon », c’est-à-dire davantage en faveur d’une hausse des taux pour contenir l’inflation), lié aux tensions au Moyen-Orient qui maintiennent le Brent (pétrole de référence en Europe) proche de 95 dollars le baril, creuse l’écart avec d’autres banques centrales qui restent en pause. Cela plaide pour un dollar néo-zélandais (NZD, surnommé « kiwi ») plus fort, car des taux plus élevés attirent les capitaux. Le kiwi s’est déjà apprécié vers 0,6350 face au dollar américain. Des options d’achat (call options, contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé, utilisés pour miser sur une hausse avec un effet de levier) peuvent permettre de viser une progression vers 0,6500. Il faut toutefois garder à l’esprit l’appétit mondial pour le risque (l’envie des investisseurs de détenir des actifs risqués), qui peut freiner les devises liées aux matières premières. Le signal de rendements plus élevés implique aussi de regarder le début de la courbe des taux (les maturités courtes). Le rendement de l’emprunt d’État néo-zélandais à 2 ans a déjà dépassé 5,10 %. Se positionner sur de nouvelles hausses via des swaps de taux (contrats d’échange de flux de taux fixe contre variable) ou en vendant des contrats à terme sur obligations (miser sur une baisse des prix des obligations, donc une hausse des rendements) paraît cohérent. Cette approche anticipe qu’au moins une hausse complète de taux sera intégrée par le marché avant la fin du troisième trimestre.

Volatility Strategies And Event Risk

Dans ce contexte d’incertitude élevée, des options qui profitent d’une hausse de la volatilité (amplitude des variations de prix) peuvent être pertinentes. Acheter des straddles (stratégie consistant à acheter simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre) sur le NZD/USD ou sur des contrats à terme de taux permettrait de tirer parti d’un fort mouvement, quelle qu’en soit la direction. C’est une réponse pragmatique à une banque centrale au discours ferme, mais qui n’a pas encore agi.

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En mars, l’inflation annuelle du Mexique a atteint 4,59 %, légèrement en deçà des 4,61 % attendus, surprenant modestement les analystes.

Le taux d’inflation sur 12 mois au Mexique en mars s’est établi à 4,59 %, en dessous des attentes à 4,61 %. Les données indiquent une hausse des prix sur un an plus faible que prévu. Aucun autre chiffre n’a été communiqué dans cette mise à jour. À 4,59 %, juste sous les 4,61 % attendus, l’inflation de mars confirme la poursuite du ralentissement de l’inflation (c’est-à-dire la hausse des prix qui décélère). Cela donne à Banxico, la banque centrale du Mexique, une plus grande marge de manœuvre pour ajuster sa politique monétaire (ses décisions sur les taux d’intérêt). Selon nous, cela augmente la probabilité d’une nouvelle baisse de taux lors de la prochaine réunion en mai. En perspective, cela s’inscrit dans la dynamique observée en 2025, lorsque la banque centrale a commencé prudemment son cycle de détente avec des baisses de 25 points de base (0,25 point de pourcentage). À l’époque, l’inflation reculait déjà depuis son pic après la pandémie, mais la banque hésitait à réduire les taux trop vite. Cette nouvelle donnée pourrait renforcer le camp des membres les plus favorables à une politique plus souple, et soutenir la poursuite du cycle. Pour les intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise ou un taux), cela suggère un risque d’affaiblissement du peso mexicain face au dollar. Le « carry trade » (stratégie qui consiste à emprunter dans une monnaie à faible taux et à investir dans une monnaie à taux plus élevé pour capter l’écart de taux), qui profitait de taux mexicains élevés et avait fait passer la parité USD/MXN sous 17,00 par moments en 2025, devient moins intéressant à mesure que l’écart de taux se réduit. Nous privilégions des positions acheteuses sur des options d’achat USD/MXN (contrats donnant le droit d’acheter la paire à un prix fixé) pour profiter d’une possible hausse du taux de change. Le marché des swaps de taux indexés sur la TIIE anticipe déjà environ 75 points de base de baisse sur le reste de 2026. La TIIE (Tasa de Interés Interbancaria de Equilibrio) est un taux interbancaire de référence au Mexique, proche d’un taux directeur de marché. Cette publication d’inflation pourrait inciter certains opérateurs à parier sur une détente plus rapide, en rapprochant ces anticipations de 100 points de base. Cela peut passer par des positions sur des contrats à terme sur la TIIE (produits standardisés permettant de se couvrir ou de miser sur l’évolution des taux à court terme) pour tirer parti d’une baisse des taux. Côté actions, une banque centrale plus accommodante (plus encline à baisser les taux) est en général un facteur favorable pour le marché local. Avec une croissance du PIB mexicain estimée autour de 2,4 % par les autorités, des coûts d’emprunt plus faibles pourraient soutenir l’investissement. L’achat d’options d’achat sur des ETF actions mexicains (fonds cotés répliquant un indice) peut offrir une exposition à ce potentiel avec un engagement de capital plus limité.

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En mars, l’inflation globale au Mexique a été inférieure aux prévisions, s’établissant à 0,86 % contre 0,88 % attendu.

L’inflation globale au Mexique en mars est ressortie en dessous des prévisions. Le consensus attendait 0,88 %, contre 0,86 % publié. Ces données comparent l’inflation anticipée avec le chiffre effectivement constaté sur le mois. L’écart entre les deux est de 0,02 point de pourcentage. L’inflation de mars apparaît donc légèrement plus faible que ce qu’attendait le marché. Cet écart réduit la pression immédiate sur Banxico (la banque centrale du Mexique) pour accélérer son cycle de baisse des taux (suite de réductions des taux directeurs). Le marché peut davantage parier sur une banque centrale prudente. Cela renforce l’attrait du « carry trade » sur le peso mexicain (stratégie consistant à emprunter dans une devise à faible taux et à investir dans une devise à taux plus élevé pour profiter de l’écart de taux). Avec un taux directeur de Banxico à 10,00 % et le taux des fonds fédéraux de la Fed (taux de référence des États-Unis) autour de 4,5 %, le rendement lié à la détention de pesos reste très attractif. Ces données confortent les investisseurs qui conservent ou initient des positions longues sur le peso (parier sur une hausse du peso) via des contrats à terme de change (accords pour échanger des devises à une date future à un taux fixé). Sur le marché des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre une devise à un prix fixé), cette stabilité attendue devrait faire baisser la volatilité implicite sur la paire USD/MXN (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options). Vendre des puts hors de la monnaie sur le peso mexicain (options de vente avec un prix d’exercice éloigné, donc peu probable d’être atteint) peut être une stratégie pour encaisser une prime (revenu reçu en vendant l’option), la devise semblant moins exposée à une baisse brutale. Cette lecture est cohérente avec un taux de change repassé sous 16,40 pesos par dollar cette semaine. Historiquement, Banxico a conservé une posture très restrictive et prudente en 2025 (politique monétaire visant à freiner l’inflation, généralement via des taux élevés), même lorsque l’inflation montrait des signes d’accalmie. Le chiffre du jour suggère la poursuite de cette approche. Sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un sous-jacent, ici les taux et le change), il serait imprudent d’anticiper des baisses rapides ; le scénario central reste une trajectoire lente et lisible des taux, probablement par pas de 25 points de base (0,25 point de pourcentage).

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En mars, l’inflation sous-jacente au Mexique s’est établie à 0,38 %, légèrement en dessous des prévisions de 0,4 %.

L’inflation sous-jacente (c’est-à-dire l’inflation hors prix les plus volatils, comme l’énergie et l’alimentation) au Mexique s’est établie à 0,38 % en mars. Ce chiffre est inférieur aux prévisions de 0,4 %. Cette mise à jour compare le chiffre publié au chiffre attendu. Aucun autre élément n’a été fourni. Le rapport est attribué à l’équipe FXStreet, présentée comme un groupe de journalistes économiques et de spécialistes du marché des changes (le « FX », pour *foreign exchange*).

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Le NZD/USD progresse de 0,2 % vers 0,5835 en Europe, alors que les États-Unis et l’Iran confirment une visite au Pakistan pour des discussions

Le NZD/USD a progressé de 0,2 % vers 0,5835 en séance européenne jeudi. Ce mouvement a suivi la confirmation, par les États-Unis et l’Iran, qu’ils enverront des équipes au Pakistan pour des discussions préliminaires autour d’une proposition de paix en 10 points. La Maison-Blanche a indiqué que le président Donald Trump dépêchera samedi une délégation menée par le vice-président JD Vance au Pakistan. L’ambassadeur d’Iran, Reza Amiri Moghadam, a également déclaré qu’une équipe voyagerait de nuit pour un premier cycle d’échanges.

Évolutions géopolitiques et réaction des marchés

Moghadam a affirmé que les États-Unis avaient enfreint certains éléments du plan en 10 points, en référence notamment à des attaques d’Israël contre des Houthis (mouvement armé allié à l’Iran) au Liban. Les marchés sont restés légèrement prudents (investisseurs moins enclins à prendre du risque) : les contrats à terme sur le S&P 500 (prix indicatifs du marché actions américain avant l’ouverture) reculaient de 0,4 % en Europe, et l’indice du dollar (US Dollar Index, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) évoluait près de 99,00. Sur le plan graphique (analyse technique, c’est-à-dire l’étude des prix passés pour repérer des tendances), le NZD/USD s’est maintenu au-dessus de sa moyenne mobile exponentielle à 20 jours (EMA 20, une moyenne qui donne plus de poids aux cours récents) située à 0,5796, conservant un léger biais haussier. Le RSI à 14 jours (indice de force relative, indicateur de momentum qui mesure la vitesse des variations de prix) est revenu dans la zone 40,00–60,00. Un support (zone où la baisse est souvent freinée) se situe à 0,5796 puis à 0,5753, tandis qu’une résistance (zone où la hausse bute fréquemment) apparaît vers 0,5900. La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande vise une inflation comprise entre 1 % et 3 %, avec un point médian à 2 %. Le rôle de la Chine, premier partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande, ainsi que les prix des exportations de produits laitiers influencent aussi le dollar néo-zélandais. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

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Malgré la fragilité du cessez-le-feu en Iran, le dollar américain progresse légèrement face au franc suisse, se maintenant au-dessus de 0,7900

Le dollar américain s’est légèrement apprécié face au franc suisse jeudi et s’est maintenu au-dessus de 0,7900 après un rebond depuis 0,7870. L’appétit pour le risque (volonté des investisseurs de prendre des positions risquées) est resté faible, car le cessez-le-feu avec l’Iran a montré des signes de fragilité, ce qui a soutenu la demande de dollar. Peu après l’annonce du cessez-le-feu, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz. Téhéran a déclaré qu’Israël avait violé une partie de la proposition avec une attaque au Liban ayant fait plus de 180 morts.

Risques de cessez-le-feu et réaction des marchés

Israël et les États-Unis ont indiqué que les opérations contre le Hezbollah au Liban ne sont pas couvertes par l’accord. Le président américain Donald Trump a averti de mesures supplémentaires si Téhéran ne respecte pas l’accord. Les États-Unis et l’Iran ont déclaré qu’ils enverraient des délégations à des pourparlers de paix au Pakistan samedi. Les marchés sont restés prudents, car les hostilités pourraient reprendre. Aux États-Unis, le compte rendu (minutes) de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) montre une approche équilibrée. Des baisses de taux restent possibles, tandis que certains responsables évoquent une politique plus restrictive (taux plus élevés ou conditions financières plus strictes) si l’inflation reste durablement au-dessus de l’objectif de 2%. Plus tard jeudi, l’indice PCE des prix (mesure de l’inflation suivie de près par la Fed, basée sur les dépenses de consommation) est attendu, avant l’indice CPI de vendredi. Le CPI (indice des prix à la consommation, indicateur d’inflation) portera sur les données de mars, jugées plus pertinentes car elles reflètent l’impact du conflit.

Données clés et perspective de volatilité

En Suisse, le taux de chômage de mars est resté à 3%. Le calendrier économique suisse a été autrement calme cette semaine. La fragilité actuelle du cessez-le-feu iranien renforce le risque d’une hausse de la volatilité (variations rapides et importantes des prix) dans les prochaines semaines. Cela se voit dans l’indice VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur »), repassé au-dessus de 25, un niveau qui n’avait plus été tenu depuis les tensions sur le secteur bancaire fin 2025. Dans ce contexte, l’achat d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) permet de limiter le risque, plutôt que de prendre des positions directes sur des contrats à terme. La fermeture du détroit d’Ormuz est un enjeu majeur pour l’énergie mondiale, et les marchés de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme le pétrole) l’intègrent déjà. Les contrats à terme WTI (pétrole américain) pour livraison en mai ont bondi d’environ 5% à l’annonce, rappelant les chocs d’offre du début 2022. Les investisseurs peuvent envisager des options d’achat (call, pari sur la hausse) sur le pétrole pour se couvrir ou viser une poursuite de la hausse en cas d’escalade perturbant les chaînes d’approvisionnement. L’indice CPI américain de vendredi est le prochain test majeur, les marchés étant très sensibles aux chiffres d’inflation. Le consensus table sur un chiffre global autour de 3,6%, ce qui confirmerait une inflation persistante et compliquerait la baisse des taux par la Fed. Une stratégie « straddle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou « strangle » (même idée, mais avec des prix d’exercice différents) sur un ETF (fonds coté en Bourse) répliquant un grand indice peut permettre de miser sur un mouvement marqué après la publication, quel qu’en soit le sens. Le dollar bénéficie à la fois de flux de valeur refuge (achats d’actifs jugés sûrs en période de stress) et de la possibilité d’une Fed plus « hawkish » (plus ferme contre l’inflation, donc potentiellement plus favorable à des taux élevés). Sur la paire USD/CHF, cela crée une pression haussière, même si le franc a aussi un statut de valeur refuge. Acheter des options d’achat sur USD/CHF permet de se positionner sur une nouvelle hausse avec un risque limité, si les tensions au Moyen-Orient persistent ou si l’inflation américaine surprend à la hausse.

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Derek Halpenny de MUFG affirme que les banques et assureurs japonais ont vendu un volume record d’obligations étrangères, signe d’une évolution des dynamiques de demande

Les données transfrontalières du ministère japonais des Finances montrent que les investisseurs japonais ont été d’importants vendeurs nets (ils ont vendu plus qu’ils n’ont acheté) d’obligations étrangères en mars. Cette activité est liée à la baisse généralisée du marché obligataire (recul des prix des obligations, hausse des rendements) ce mois-là. Les investisseurs japonais ont vendu 3 757 Mds JPY d’obligations étrangères en mars, après 3 422 Mds JPY en février. Sur deux mois, cela représente 7 179 Mds JPY, un record de ventes nettes sur la période.

Facteurs derrière ces ventes record d’obligations étrangères

Ces ventes sont surtout attribuées aux banques et aux assureurs vie. Les explications avancées incluent les ajustements de fin d’exercice budgétaire (rééquilibrage des positions comptables) et un niveau USD/JPY (taux de change dollar/yen) plus élevé que prévu, après une forte hausse, ce qui a encouragé des prises de bénéfices (vente pour sécuriser des gains). L’attention se porte désormais sur un éventuel retour des achats d’obligations étrangères avec le début du nouvel exercice. Les données de flux à venir serviront à évaluer si la demande se déplace vers le marché obligataire japonais, notamment les JGB (obligations d’État japonaises). À ce stade, les signes d’un basculement massif vers les JGB restaient limités. Cette situation diffère des années passées car les options domestiques deviennent plus attractives. La Banque du Japon a officiellement mis fin le mois dernier à sa politique de taux négatifs (taux directeurs en dessous de zéro). Avec une inflation sous-jacente (hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) qui reste au-dessus de 2%, les rendements des JGB montent. Le rendement du JGB à 10 ans évolue autour de 1%, un niveau inédit depuis plus de dix ans, offrant une alternative crédible aux obligations étrangères.

Points à surveiller sur le yen et les options

Pour les intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme le change), cela peut marquer un point de bascule pour le yen. Si les fonds japonais privilégient les JGB plutôt que les Treasuries américains (obligations d’État des États-Unis), la demande de JPY pourrait se renforcer et peser sur l’USD/JPY (faire baisser le dollar face au yen). Les données hebdomadaires de flux du ministère des Finances seront l’indicateur clé pour détecter ce changement. Cela ouvre aussi un intérêt sur le marché des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) car l’incertitude sur ces flux augmente. La volatilité implicite de l’USD/JPY (niveau de variation anticipé par le marché, déduit des prix des options) progresse, ce qui suggère que le marché intègre un mouvement plus ample que d’habitude dans les prochaines semaines. Les opérateurs peuvent envisager des stratégies adaptées à un mouvement directionnel marqué, car la période de faiblesse régulière du yen pourrait être remise en cause. En 2025, on avait observé un schéma comparable: fortes ventes en fin d’exercice, puis achats prudents au début du nouvel exercice. La différence aujourd’hui est le changement de politique plus crédible de la Banque du Japon, ce qui rend plus probable un rapatriement des capitaux vers le marché japonais. Le taux spot USD/JPY (taux au comptant, pour une transaction immédiate), toujours au-dessus de 158, rend aussi l’investissement à l’étranger sans couverture de change (sans protection contre le risque de change) plus coûteux et plus risqué.

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Semaine à venir : Commerzbank estime que la banque centrale polonaise devrait maintenir ses taux inchangés, les chocs pétroliers liés à l’Iran retardant le cycle d’assouplissement

Commerzbank prévoit que la Banque nationale de Pologne (NBP) maintiendra ses taux d’intérêt inchangés après un choc sur les prix de l’énergie lié au conflit en Iran, qui a interrompu le cycle de baisse des taux jusqu’au mois dernier. La banque indique que le consensus des analystes anticipe aussi des taux stables à moyen terme. Le rapport estime que les prix du pétrole ont peu de chances de revenir rapidement à leurs niveaux précédents, ce qui réduit la marge de manœuvre pour assouplir la politique monétaire (c’est‑à‑dire baisser les taux). Il ajoute qu’une baisse de taux n’est pas attendue sauf si le pétrole passe sous 70 dollars le baril, scénario qu’il ne retient pas à ce stade.

Perspectives de politique monétaire après le choc énergétique

Le rapport indique que les mesures économiques d’urgence du gouvernement, comme le plafonnement des prix des carburants, devraient rester en place pour le moment. Il précise aussi que ces mesures peuvent fausser les signaux de prix (les informations données par les prix sur l’inflation et la demande) qui guident habituellement la politique monétaire. Commerzbank estime que la politique monétaire réagit désormais à un choc géopolitique, en partie amorti par la politique budgétaire (dépenses publiques et mesures fiscales), plutôt qu’au cycle économique normal. Dans ces conditions, la banque s’attend à ce que la NBP reste en pause. Le choc des prix de l’énergie provoqué par le récent conflit en Iran a profondément modifié le cadre de la politique monétaire en Pologne. Le cycle d’assouplissement de la Banque nationale de Pologne, actif jusqu’au mois dernier, s’est arrêté net. Les dernières données du GUS (office polonais des statistiques) pour mars 2026 vont dans ce sens: l’inflation totale («headline», c’est‑à‑dire l’inflation globale) est remontée à 5,1%, tirée par la forte hausse des coûts des carburants. Dans la foulée, les anticipations de marché sur les taux polonais ont été nettement révisées, notamment via les dérivés de taux (produits financiers dont la valeur dépend des taux d’intérêt). Les Forward Rate Agreements, ou FRA (contrats qui fixent à l’avance un taux d’intérêt futur), qui intégraient au moins 50 points de base de baisses début 2026, se sont retournés: ils n’anticipent plus d’assouplissement pour le reste de l’année. Le marché s’attend désormais à un taux directeur (le principal taux fixé par la banque centrale) stable à 5,25% pour une période prolongée.

Positionnement de marché et niveaux à surveiller

La politique monétaire est désormais très dépendante du prix du Brent (pétrole de référence en Europe), autour de 98 dollars le baril. Cette réaction rappelle 2022, lorsque les banques centrales avaient dû répondre à des chocs énergétiques externes. Dans ce contexte, les investisseurs ne doivent pas s’attendre à un tournant accommodant («dovish pivot», c’est‑à‑dire un changement de ton vers davantage de baisses de taux) de la banque centrale. Cela suggère qu’un positionnement misant sur des taux polonais durablement élevés est l’approche la plus cohérente. Parmi les stratégies possibles: recevoir du taux fixe sur des swaps de taux polonais (contrats d’échange de taux où l’on encaisse le taux fixe et paie un taux variable, ce qui profite si les taux baissent ou restent bas par rapport au fixe), ou vendre des swaptions payer hors‑la‑monnaie (options sur swaps donnant le droit de payer le fixe; «hors‑la‑monnaie» signifie que le prix d’exercice est peu probable, donc une stratégie qui parie contre une hausse des taux). Malgré la volatilité du zloty, la NBP au ton restrictif («hawkish», c’est‑à‑dire favorable à des taux élevés pour lutter contre l’inflation) soutient le taux de change EUR/PLN, le maintenant proche de 4,35 (un niveau de soutien, autrement dit un plancher implicite). Le signal clé d’un changement serait une forte baisse du pétrole. Les baisses de taux ne redeviendraient envisageables que si le Brent passait clairement sous 70 dollars le baril. Tant qu’il n’y a pas de désescalade géopolitique, la NBP devrait rester en pause.

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Les investisseurs s’interrogent sur la solidité du cessez-le-feu en Iran, faisant légèrement reculer la livre sterling face aux principales devises, autour de 1,3400 face au dollar

La livre sterling a légèrement reculé jeudi, autour de 1,3400 face au dollar américain pendant la séance européenne. Les échanges sont restés limités, le climat devenant plus prudent après l’annonce d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient mercredi. Les contrats à terme sur le S&P 500 (accords pour acheter ou vendre l’indice à une date future) ont cédé 0,2% à environ 6 770 en Europe, tandis que l’indice du dollar (mesure de la force du billet vert face à un panier de devises) a légèrement progressé vers 99,10. Les marchés ont évalué l’incertitude sur la solidité d’une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran.

Changement de climat

Les inquiétudes se sont renforcées après la poursuite d’attaques d’Israël visant des Houthis soutenus par l’Iran au Liban. Selon Reuters, les Forces de défense israéliennes ont tué Ali Yusuf Harshi, présenté comme le secrétaire particulier et le neveu du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem. Le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Qalibaf, a accusé les États-Unis d’avoir violé le premier point d’une proposition en 10 points dans un message publié sur X (réseau social, anciennement Twitter). Ce point appelait à « un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et dans d’autres régions, avec effet immédiat ». Les États-Unis et l’Iran ont indiqué qu’ils enverraient des équipes au Pakistan pour un premier cycle de discussions sur le plan de paix en 10 points. Au Royaume-Uni, les investisseurs recherchaient de nouveaux indices sur la Banque d’Angleterre (BoE), car des anticipations d’inflation en évolution peuvent modifier les paris sur les taux (attentes du marché sur la hausse ou la baisse des taux).

Écart de politique monétaire

Avec la désescalade, les prix de l’énergie se sont stabilisés et l’inflation britannique est revenue vers l’objectif, à 2,4% en mars 2026. L’attention se porte désormais sur des baisses de taux de la BoE. Les marchés anticipent au moins deux baisses d’ici la fin de l’année. La livre s’est donc nettement affaiblie par rapport aux sommets de 2025, autour de 1,2550. À l’inverse, l’économie américaine reste solide. Le dernier rapport sur l’emploi (Non-Farm Payrolls, statistique mensuelle des créations d’emplois hors agriculture) pour mars 2026 a fait état de 275 000 emplois créés, au-dessus des attentes. Cette dynamique donne à la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) peu de raisons de baisser vite ses taux, ce qui soutient le dollar. Cet écart de politique monétaire est un moteur important pour les stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) dans les prochaines semaines. Dans ce contexte, vendre les hausses de la livre via des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) ou prendre des positions baissières sur des contrats à terme GBP/USD (futures, accords standardisés d’achat/vente à terme) paraît cohérent. L’indice VIX (baromètre de la nervosité du marché actions américain) évolue autour de 15, un niveau relativement calme, ce qui indique que les options ne sont pas particulièrement chères pour se positionner sur une poursuite de la baisse de la livre face au dollar.

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Frantisek Taborsky anticipe un maintien des taux de la NBP à 3,75 %, soutenant le rebond du zloty alors que les anticipations de resserrement s’estompent

ING a indiqué que la Banque nationale de Pologne devrait maintenir son taux directeur inchangé à 3,75% pendant plus longtemps. La banque précise que cette réunion ne s’accompagne pas de nouvelles prévisions et qu’il s’agit de la première depuis la baisse de taux de mars, l’attention se portant sur la conférence de presse du gouverneur. Les marchés ont effacé environ une hausse de taux et demie attendue après l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. Les anticipations restent inférieures à 20 points de base (pb, soit 0,20 point de pourcentage) à l’horizon un an, un niveau que ING juge le plus bas de la région CEE (Europe centrale et orientale).

Contexte de politique monétaire et d’inflation

ING estime que l’action du gouvernement sur le marché des carburants devrait maintenir l’inflation globalement dans la fourchette de tolérance de la banque centrale. La banque anticipe donc des taux inchangés pendant une période prolongée. L’EUR/PLN a signé sa plus forte baisse sur une séance en un an, effaçant environ la moitié de la hausse observée par rapport aux niveaux d’avant le conflit. ING souligne que la paire et, plus largement, la région restent surtout guidées par les nouvelles géopolitiques, et qu’un retour sous 4,220 pourrait prendre plus de temps, même si l’appétit pour le risque (c’est-à-dire la volonté des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués) reste favorable et si le cessez-le-feu tient.

Stratégie et niveaux clés

L’écart de taux d’intérêt entre la Pologne et la zone euro est aussi plus attractif aujourd’hui qu’il ne l’était lors de la pause de 2025. Cela rend intéressante la stratégie consistant à « recevoir » du PLN dans des contrats à terme (forwards, accords fixant dès aujourd’hui un taux de change pour une date future), dans une logique de carry trade (stratégie qui vise à profiter d’un taux d’intérêt plus élevé). Tant que la paire reste relativement stable, cette approche peut dégager un rendement positif. Même si le niveau d’avant-conflit sous 4,220 reste une référence de long terme, il n’est pas le point central à court terme. Le seuil à surveiller dans les prochaines semaines est le support à 4,250 (niveau de prix où la baisse a tendance à se stabiliser), qui a tenu à deux reprises depuis février 2026. Une cassure sous ce niveau pourrait signaler un renforcement supplémentaire du zloty, tandis qu’un échec à le préserver pourrait conduire la paire à tester rapidement une résistance (niveau où la hausse a tendance à buter) proche de 4,320.

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