Semaine à venir : Commerzbank estime que la banque centrale polonaise devrait maintenir ses taux inchangés, les chocs pétroliers liés à l’Iran retardant le cycle d’assouplissement

Commerzbank prévoit que la Banque nationale de Pologne (NBP) laissera ses taux d’intérêt inchangés après un choc sur les prix de l’énergie lié au conflit en Iran, qui a interrompu le cycle de baisse des taux en cours jusqu’au mois dernier. La plupart des analystes anticipent aussi des taux stables à moyen terme. Selon le rapport, les prix du pétrole ne devraient pas revenir rapidement à leurs niveaux précédents, ce qui réduit la marge pour assouplir la politique monétaire (c’est‑à‑dire baisser les taux pour soutenir l’activité). Il ajoute qu’une baisse des taux n’est pas attendue tant que le pétrole ne repasse pas sous 70 dollars le baril, scénario qui n’est pas privilégié.

Perspectives de politique monétaire sous choc énergétique

Il indique que les mesures économiques d’urgence du gouvernement, comme le plafonnement des prix des carburants (limite administrative des prix à la pompe), devraient rester en place pour l’instant. Il précise aussi que ces mesures peuvent fausser les « signaux de prix » (informations transmises par les prix sur la rareté et la demande) qui guident normalement la politique monétaire. Commerzbank estime que la politique monétaire réagit désormais à un choc géopolitique, en partie atténué par la politique budgétaire (dépenses et aides de l’État), plutôt qu’au cycle économique habituel. Dans ces conditions, la banque s’attend à une NBP en statu quo. Le choc énergétique déclenché par le récent conflit en Iran a changé le cadre de la politique monétaire polonaise. Le cycle d’assouplissement (baisse progressive des taux) s’est arrêté net. Cela s’appuie sur les dernières données du GUS pour mars 2026 (l’office polonais des statistiques), qui montrent une inflation totale (inflation « globale », tous postes confondus) remontée à 5,1%, tirée par l’envolée des carburants. Conséquence: forte réévaluation des anticipations sur les instruments dérivés de taux polonais (contrats financiers dont la valeur dépend des taux). Les Forward Rate Agreements, ou FRA (contrats à terme sur taux: ils fixent aujourd’hui un taux d’intérêt futur), qui intégraient au moins 50 points de base de baisse début 2026 (50 pb = 0,50 point de pourcentage), se sont retournés: ils n’anticipent plus d’assouplissement sur le reste de l’année. Le marché s’attend désormais à un taux directeur (taux de référence fixé par la banque centrale) stable à 5,25% pour une période prolongée.

Positionnement de marché et niveaux à surveiller

La politique monétaire devient très dépendante du Brent (pétrole de référence en Europe), autour de 98 dollars le baril. Cette réaction rappelle 2022, quand les banques centrales avaient dû répondre à des chocs énergétiques externes. Dans ce contexte, les investisseurs ne doivent pas s’attendre à un virage accommodant (changement vers une politique de baisse des taux). Cela plaide pour un positionnement sur des taux polonais durablement élevés. Cela peut passer par des stratégies sur swaps de taux (échanges de paiements d’intérêts, généralement taux fixe contre taux variable) ou par la vente de swaptions payeuses « hors‑la‑monnaie » (options sur swaps permettant de payer un taux fixe; hors‑la‑monnaie signifie qu’elles ne seraient pas avantageuses au niveau de taux actuel), afin de parier contre une hausse des taux. Le zloty reste volatil, mais une NBP restrictive (politique visant à contenir l’inflation) limite la baisse de l’EUR/PLN et maintient la paire proche de 4,35. Le signal clé d’un changement serait une forte baisse du pétrole. Les baisses de taux ne redeviendraient probables que si le Brent tombait nettement sous 70 dollars le baril. En l’absence d’une désescalade géopolitique, la politique monétaire devrait rester inchangée.

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Les investisseurs s’interrogent sur la solidité du cessez-le-feu en Iran, ce qui pèse légèrement sur la livre sterling face aux principales devises, proche de 1,3400 dollar

La livre sterling s’est légèrement repliée jeudi, proche de 1,3400 face au dollar américain lors de la séance européenne. Les échanges sont restés limités, le sentiment de marché devenant plus prudent après l’annonce mercredi d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient (arrêt des combats). Les contrats à terme sur le S&P 500 (accords pour acheter/vendre l’indice plus tard) ont reculé de 0,2% vers 6.770 en Europe, tandis que l’indice du dollar (mesure de la force du dollar face à un panier de devises) a légèrement progressé, proche de 99,10. Les marchés évaluent l’incertitude sur la solidité d’une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran.

Changement de sentiment de marché

Les inquiétudes se sont renforcées après la poursuite des attaques d’Israël contre les Houthis soutenus par l’Iran au Liban. Reuters a rapporté que les Forces de défense israéliennes ont tué Ali Yusuf Harshi, présenté comme le secrétaire personnel et neveu du secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem. Le président du Parlement iranien et chef négociateur, Mohammad Bagher Qalibaf, a accusé les États-Unis d’avoir violé la première clause d’une proposition en 10 points dans un message publié sur X (réseau social). Cette clause appelait à « un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et dans d’autres régions, avec effet immédiat ». Les États-Unis et l’Iran ont indiqué qu’ils enverront des équipes au Pakistan pour un premier cycle de discussions sur le plan de paix en 10 points. Au Royaume-Uni, les opérateurs guettent de nouveaux signaux sur les perspectives de la Banque d’Angleterre (BoE) : l’évolution des anticipations d’inflation (prévisions de hausse des prix) peut modifier les paris sur les taux d’intérêt.

Divergence des politiques des banques centrales

Avec une détente qui se maintient, les prix de l’énergie se sont stabilisés et l’inflation au Royaume-Uni est revenue vers l’objectif, récemment annoncée à 2,4% pour mars 2026. L’attention se porte désormais sur des baisses de taux de la BoE (réduction du taux directeur), les marchés intégrant au moins deux baisses d’ici la fin de l’année. La livre s’est donc nettement affaiblie par rapport aux sommets de 2025, et s’échange maintenant autour de 1,2550. À l’inverse, l’économie américaine reste solide : le dernier rapport sur les Non-Farm Payrolls (NFP, créations d’emplois hors secteur agricole, indicateur clé du marché du travail) pour mars 2026 fait état d’une hausse plus forte que prévu de 275.000 emplois. Cette vigueur persistante donne à la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) peu de raisons de baisser rapidement ses taux, ce qui soutient le dollar. Cette divergence de politique monétaire (écart entre les orientations de taux des banques centrales) reste un moteur essentiel des stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) dans les prochaines semaines. Compte tenu de cette divergence, vendre les phases de hausse de la livre via des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) ou prendre des positions baissières sur les contrats à terme GBP/USD (futures, accords standardisés) paraît cohérent. L’indice VIX (mesure de la volatilité anticipée, souvent appelé baromètre de la peur) évolue autour de 15, un niveau relativement calme. Cela suggère que les options ne sont pas excessivement chères pour se positionner sur une nouvelle faiblesse de la livre face au dollar.

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Frantisek Taborsky prévoit que la NBP maintiendra ses taux à 3,75 %, favorisant la reprise du zloty alors que les anticipations de resserrement s’estompent

ING a indiqué que la Banque nationale de Pologne (NBP) devrait laisser son taux directeur inchangé à 3,75% plus longtemps. La banque rappelle que cette réunion ne s’accompagne d’aucune nouvelle prévision et qu’il s’agit de la première depuis la baisse de taux de mars, l’attention se portant sur la conférence de presse du gouverneur. Les marchés ont effacé environ une hausse de taux et demie attendue après l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. Les anticipations restent sous 20 points de base (pb, soit 0,20 point de pourcentage) à l’horizon d’un an, ce qui, selon ING, est le niveau le plus bas en Europe centrale et orientale (CEE).

Policy And Inflation Backdrop

ING estime que l’action du gouvernement sur le marché des carburants devrait maintenir l’inflation à peu près dans la « bande de tolérance » de la banque centrale (c’est-à-dire l’intervalle autour de la cible d’inflation que la NBP juge acceptable). La banque prévoit des taux inchangés pendant une période prolongée. L’EUR/PLN (taux de change euro/zloty) a enregistré sa plus forte baisse en une séance depuis un an, effaçant environ la moitié de la hausse observée avant la période de tensions. ING souligne que la paire, comme la région, reste surtout guidée par les nouvelles géopolitiques, et qu’un retour sous 4,220 pourrait prendre du temps même si l’appétit pour le risque (la volonté des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués) reste favorable et si le cessez-le-feu tient. En 2025, le scénario de reprise du zloty après l’annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran était clair. La NBP avait maintenu son taux principal à 3,75%, ce qui a calmé les marchés et permis à l’EUR/PLN d’effacer environ la moitié des pertes liées au conflit. Ce cadre de taux stables a servi de point d’ancrage (un repère rassurant) à la reprise de la monnaie. Aujourd’hui, la situation a changé: la NBP a durci le ton pour répondre à des pressions durables sur les prix. Avec un taux directeur désormais à 4,50% et une inflation de mars 2026 à 4,1%, la banque centrale apparaît plus restrictive (« hawkish »: plus favorable à des taux élevés pour freiner l’inflation) que l’an dernier. L’EUR/PLN évolue autour de 4,280, reflet de cette politique plus stricte mais aussi de nouvelles incertitudes de marché.

Strategy And Key Levels

Ce contexte crée un environnement de marché différent de la reprise assez simple observée en 2025. Des taux élevés soutiennent le zloty, mais les tensions géopolitiques ravivent l’incertitude, ce qui suggère une volatilité (des variations de prix plus fortes) en hausse. Les traders peuvent envisager d’acheter des « straddles » EUR/PLN à courte échéance (une stratégie d’options consistant à acheter à la fois une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) afin de profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre dans les prochaines semaines. L’écart de taux entre la Pologne et la zone euro est aussi plus favorable qu’au moment de la pause en 2025. Cela rend intéressant le fait de se positionner pour recevoir du PLN via des contrats à terme (forwards: accords de change fixant aujourd’hui un taux pour une date future) dans une stratégie de portage (« carry trade »: chercher à gagner le rendement plus élevé d’une devise). Tant que la paire reste relativement stable, cette approche peut générer des rendements positifs. Même si le niveau sous 4,220 reste une référence de long terme, il n’est pas l’enjeu immédiat. Le niveau clé à surveiller dans les prochaines semaines est le support à 4,250 (un seuil où la baisse a tendance à s’arrêter), testé et tenu deux fois depuis février 2026. Une cassure sous ce niveau pourrait signaler un zloty plus fort, tandis qu’un échec à le préserver pourrait pousser rapidement la paire vers une résistance proche de 4,320 (un seuil où la hausse a tendance à buter).

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Les doutes persistants sur le cessez-le-feu en Iran incitent les investisseurs à privilégier le dollar américain, propulsant le DXY de nouveau au-dessus de 99,00

Le dollar américain a réduit ses pertes et s’est maintenu juste au-dessus de 99,00 jeudi, après avoir rebondi de 98,50 mercredi. La demande pour la devise a augmenté, les marchés réagissant à des doutes sur un cessez-le-feu avec l’Iran. Après l’annonce du cessez-le-feu, les autorités iraniennes ont fermé le détroit d’Ormuz après une attaque israélienne au Liban. Les États-Unis et Israël ont affirmé que le Liban n’était pas concerné par l’accord, tandis que Téhéran a signalé des violations de trois clauses clés et a remis en cause la poursuite des discussions.

Négociations sur le cessez-le-feu et réaction des marchés

Le processus se poursuit, Washington et Téhéran devant envoyer des délégations pour des discussions directes au Pakistan samedi. Le président américain Donald Trump a averti d’une nouvelle « action » si l’Iran ne respecte pas l’accord. Le compte rendu (les « minutes », c’est-à-dire le résumé détaillé) de la réunion de mars de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) montre une approche équilibrée. Des baisses de taux restent possibles, mais certains responsables ont aussi évoqué, pour la première fois depuis le début des baisses de taux en septembre 2024, la possibilité de relever les taux (un durcissement de la politique monétaire). Plus tard jeudi, l’indice des prix PCE américain (mesure de l’inflation suivie de près par la Fed, basée sur les dépenses de consommation) est attendu stable en février. L’attention se porte sur l’IPC (CPI) de mars, avec une inflation totale prévue à 3,3% sur un an, au plus haut depuis près de deux ans, tandis que l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation, plus volatile) est attendue à 2,7% contre 2,5% en février. Une correction du 9 avril à 09h05 GMT a précisé que le cycle de baisse des taux a commencé en septembre 2024, et non en août 2024.

Conséquences pour le trading dans un contexte d’incertitude croissante

Compte tenu de la fragilité du cessez-le-feu en Iran, il faut s’attendre à une forte hausse de la volatilité des marchés (ampleur des variations des prix). Lors de la crise de la mer Noire en 2025, le VIX (indice de volatilité, souvent appelé « baromètre de la peur ») a pu dépasser 35 en quelques jours. Acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur le VIX, ou des « straddles » à prix d’exercice proche du cours (combinaison d’un call et d’une option de vente pour miser sur un mouvement fort, quel que soit le sens) sur de grands indices comme le SPX (S&P 500) est une manière directe de tirer parti de l’incertitude autour des discussions du week-end. La fermeture du détroit d’Ormuz est un point de passage crucial pour l’énergie mondiale, représentant environ 21% de la consommation mondiale de produits pétroliers liquides. Cela rappelle le choc d’offre de fin 2025, qui avait fait bondir les contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard) sur le Brent de plus de 15% en une séance. Les investisseurs pourraient envisager d’acheter des options d’achat sur les futures de pétrole ou sur des ETF (fonds cotés en Bourse) du secteur de l’énergie afin de se positionner face à un risque d’échec des négociations. Le dollar américain profite à la fois de son statut de valeur refuge (actif recherché en période de stress) et d’une Fed potentiellement plus restrictive (« hawkish », c’est-à-dire plus favorable à des taux plus élevés). Un Dollar Index (DXY, indice qui mesure le dollar contre un panier de devises) au-delà de 99 pourrait marquer le début d’un mouvement plus ample ; un échec des discussions au Pakistan pourrait le ramener vers 104, un niveau observé lors de la peur sur la croissance mondiale en 2025. Des positions acheteuses sur les futures USD ou des options d’achat contre des devises de pays très dépendants des importations d’énergie peuvent sembler intéressantes. Le rapport de mars sur l’IPC est le principal catalyseur domestique (événement susceptible de faire bouger le marché), car ce serait la première mesure officielle de l’impact inflationniste de la guerre. Nous pensons que le chiffre de 3,3% pour l’inflation totale pourrait contraindre la Fed, en suggérant que l’inflation observée en 2025 n’est pas encore maîtrisée. Dans ce contexte, acheter des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur des ETF obligataires comme TLT (ETF qui réplique des obligations d’État américaines à longue maturité) constitue une couverture prudente contre un report, voire un arrêt, des baisses de taux. La combinaison du risque géopolitique et d’une inflation tenace crée un environnement difficile pour les actions. Le marché fait face à des pressions semblables à la correction de 10% de l’automne 2025. Nous estimons que l’achat d’options de vente sur le S&P 500 ou le Nasdaq 100 est une stratégie défensive utile pour protéger les portefeuilles contre un recul marqué dans les prochaines semaines.

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L’or se maintient au-dessus de 4 700 dollars, consolide en Europe alors que les traders attendent les données américaines pour relancer l’élan

L’or (XAU/USD) a évolué sans tendance jeudi matin en Europe, se maintenant au-dessus de 4 700 $ après un repli depuis un plus haut de trois semaines. Les doutes sur le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran ont soutenu le dollar et pénalisé l’or, tandis que la tonalité plus accommodante (« dovish », c’est-à-dire davantage ouverte à une baisse des taux) de la Réserve fédérale (Fed) a limité la hausse du billet vert. Israël a mené une vaste vague de frappes aériennes au Liban, et la Maison Blanche a indiqué que le Liban n’était pas inclus dans le cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran. L’Iran a ensuite fermé le passage maritime par le détroit d’Ormuz et menacé de quitter le cessez-le-feu si les attaques au Liban se poursuivaient, ce qui a soutenu le dollar et pesé sur l’or.

Perspectives de la Fed et risques d’inflation liés à l’énergie

Le compte rendu (« minutes », résumé détaillé) de la réunion du FOMC des 17-18 mars (le comité de politique monétaire de la Fed) montre que les responsables ne sont pas pressés de baisser les taux, en raison de risques inflationnistes liés aux prix de l’énergie au Moyen-Orient. Malgré tout, les décideurs continuent d’anticiper une baisse de taux d’ici fin 2026 puis une autre en 2027, ce qui a plafonné le rebond du dollar depuis un creux de près d’un mois et a soutenu l’or. Les opérateurs attendaient l’indice des prix PCE américain plus tard jeudi et le rapport CPI américain vendredi. Le PCE (dépenses de consommation personnelle) est une mesure d’inflation suivie de près par la Fed. Le CPI (indice des prix à la consommation) est l’indicateur d’inflation le plus médiatisé. Sur les graphiques, l’or restait sous la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur une période) à 200 périodes en 4 heures et sous le retracement de 50,0 % de mars. Le MACD (indicateur de tendance/« momentum » basé sur des moyennes mobiles) est négatif et le RSI (indice de force relative, qui mesure la vitesse des variations de prix) évolue près de 52. Les supports se situent à 4 604 $ (38,2 %), puis 4 412 $ (23,6 %) et 4 102 $. Les résistances sont à 4 758 $ (50,0 %), puis 4 895–4 914 $, et 5 000 $.

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Antje Praefcke (Commerzbank) s’attend à ce que la Riksbank maintienne sa politique inchangée malgré des données d’inflation plus faibles en Suède

L’indice préliminaire des prix à la consommation en Suède pour mars s’est révélé plus faible que prévu. L’inflation globale (tous produits confondus) a reculé à 1,6% sur un an, contre 2,2% attendu, tandis que l’inflation sous-jacente (hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) s’établit à 1,1%, contre 1,5% attendu. Ces chiffres plus faibles s’expliquent par des effets de base (comparaison avec des prix déjà élevés ou faibles un an plus tôt) et par l’appréciation de la couronne suédoise l’an dernier (une monnaie plus forte réduit le coût des importations). Les prévisions de la Riksbank (banque centrale suédoise) indiquent déjà une inflation bien en dessous de l’objectif, pour les deux mesures.

Inflation Outlook And Key Drivers

Une baisse prévue de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) le mois prochain pourrait aussi peser sur l’inflation. À l’inverse, la hausse des prix du pétrole est un risque susceptible de faire remonter l’inflation. La Riksbank a répété lors de sa réunion de mars qu’elle suivrait la situation à mesure que le conflit évolue après le cessez-le-feu. À ce stade, les données ne suggèrent pas de changement de cap de politique monétaire. La couronne suédoise est surtout influencée par l’appétit mondial pour le risque (le fait que les investisseurs recherchent ou évitent les actifs risqués). Les variations des anticipations de taux d’intérêt (ce que le marché pense des futures décisions de la banque centrale) jouent actuellement un rôle moindre. Nous rappelons qu’en 2025 la Riksbank avait ignoré une inflation étonnamment faible, en mettant en avant le risque compensateur d’une hausse du pétrole. La situation début 2026 est différente, les dernières données montrant des pressions sur les prix plus solides. La dernière lecture du CPIF pour mars 2026 (indice d’inflation privilégié par la Riksbank, calculé à taux d’intérêt constants pour neutraliser l’effet des coûts d’emprunt) ressort à 2,1%, légèrement au-dessus de la cible de la banque centrale.

Implications For Rates And Volatility

Cette inflation plus durable signifie que la Riksbank ne peut plus se permettre d’attendre autant qu’en 2025. Même si le taux directeur (le principal taux fixé par la banque centrale) est resté à 3,75% lors de deux réunions consécutives, le marché anticipe un changement. Les swaps OIS (contrats de marché qui reflètent les attentes de taux à très court terme, basés sur un taux au jour le jour) intègrent désormais une probabilité supérieure à 60% d’une hausse de taux lors de la réunion de juin. Pour la couronne suédoise, cela crée un contexte complexe pour les intervenants sur les options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre une devise à un prix fixé). Une hausse des anticipations de taux devrait soutenir la monnaie, mais elle reste très sensible à l’appétit mondial pour le risque, comme en 2025. La SEK s’est affaiblie face à l’euro la semaine dernière après des chiffres décevants de l’industrie allemande, rappelant que son évolution dépend aussi du contexte européen. Compte tenu de la tension entre la politique de taux en Suède et les facteurs externes, les investisseurs peuvent envisager des stratégies profitant d’une volatilité plus élevée sur l’EUR/SEK (la volatilité est l’ampleur des variations de prix). Des positions « longues volatilité » (parier sur des mouvements plus importants), comme l’achat d’un straddle ou d’un strangle (stratégies consistant à acheter des options d’achat et de vente, avec le même prix d’exercice pour le straddle et des prix d’exercice différents pour le strangle), peuvent être pertinentes avant la prochaine réunion de la Riksbank. Cette approche permet de gagner si la devise bouge fortement, soit sur une surprise plus restrictive (« hawkish », c’est-à-dire une banque centrale plus encline à relever les taux), soit sur une baisse liée à un brusque recul de l’appétit pour le risque.

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Pendant les échanges européens, les contrats à terme sur actions américaines reculent, les espoirs de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran s’amenuisant, avec les futures du Dow Jones en tête des baisses

Les contrats à terme (futures) sur le Dow Jones ont reculé de 0,36% à environ 47.950 points lors des échanges européens jeudi. Les futures sur le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont également cédé 0,38% et 0,37%, autour de 6.800 et 25.000 points. Les marchés ont fléchi après des informations selon lesquelles le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que les États-Unis avaient enfreint trois clauses de la proposition iranienne en 10 points et a jugé de nouvelles discussions « déraisonnables ». Le vice-président américain JD Vance a indiqué que le détroit pourrait commencer à rouvrir, alors qu’il conduit ce week-end une délégation américaine à Islamabad pour des discussions directes avec l’Iran.

Le risque géopolitique pèse sur les marchés

Le conflit au Moyen-Orient entre dans son deuxième mois et a fait grimper les prix de l’énergie, ce qui augmente le risque d’inflation (hausse générale des prix). Cela renforce l’idée que les banques centrales (par exemple la Réserve fédérale américaine, la Fed) pourraient maintenir une politique monétaire plus restrictive plus longtemps, c’est-à-dire des taux d’intérêt élevés pour freiner l’inflation. Le compte rendu (minutes) de la réunion de mars de la Réserve fédérale montre que la banque centrale conserve une approche d’attente, tout en notant que les risques deviennent plus équilibrés. Les investisseurs suivront de près l’indice des prix à la consommation (CPI, principal indicateur de l’inflation aux États-Unis) de mars, attendu vendredi. Les prix du pétrole ont légèrement progressé sur fond de craintes d’offre, après que des médias iraniens ont évoqué une pause du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz à la suite de nouvelles frappes israéliennes au Liban. Mercredi, le Dow Jones a pris 2,85%, le S&P 500 2,51% et le Nasdaq 100 2,8% après l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran.

Se positionner face à la volatilité

Le contexte conforte le scénario de taux « plus élevés plus longtemps », car la hausse des coûts de l’énergie entretient les pressions inflationnistes. Avec le dernier indice des prix à la consommation de février montrant une inflation toujours élevée à 3,5%, un CPI de mars supérieur aux attentes demain repousserait probablement les anticipations de baisse des taux de la Fed. On peut se positionner via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme un taux, un indice ou une matière première) qui misent contre une baisse des taux cet été, alors que la probabilité implicite d’une baisse en juillet est déjà tombée d’environ 70% à moins de 50% ce mois-ci.

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Les stratégistes de UOB estiment que le GBP/USD a besoin d’une clôture à 1,3480 ; sinon, la paire consolidera entre 1,3350 et 1,3450.

La paire GBP/USD est brièvement passée au-dessus de 1,3480, avant de retomber vers 1,33. Elle évolue désormais, à court terme, dans une fourchette de 1,3350 à 1,3450. Sur un horizon d’une à trois semaines, le risque reste orienté à la hausse. Un mouvement vers 1,3520 nécessiterait une clôture journalière au-dessus de 1,3480.

Niveaux et conditions à court terme

Le support se situe à 1,3280, considéré comme un niveau solide. Le scénario d’une clôture au-dessus de 1,3480 devrait rester valable tant que 1,3280 tient. Une clôture hebdomadaire sous 1,3300 pourrait ouvrir la voie à une baisse vers la zone de support 1,2945/1,3010. La note est datée du 06 mars 2026, avec une référence à 1,3310. En revenant au début mars, nous estimions que le risque haussier sur GBP/USD se renforcerait, mais uniquement si la paire clôturait au-dessus de la résistance à 1,3480 (un niveau qui freine les hausses). Ce scénario ne s’est pas concrétisé, la livre n’ayant pas réussi à maintenir une dynamique. À l’inverse, le support à 1,3280 (un niveau censé stopper la baisse) a été fortement attaqué puis a cédé.

Contexte de marché actualisé et idées de trading

Le contexte fondamental (les facteurs économiques qui influencent la devise) s’est nettement retourné contre la livre après la publication, fin mars, du rapport sur l’emploi américain, qui a montré 295 000 créations de postes, bien au-delà des attentes. Cela renforce l’idée que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) peut maintenir une politique monétaire restrictive, ce qui a soutenu le dollar. À l’inverse, les derniers chiffres d’inflation au Royaume-Uni sont ressortis légèrement sous les prévisions, à 2,1 %, ce qui réduit la pression sur la Banque d’Angleterre (BoE, la banque centrale britannique) pour rester aussi ferme. Comme envisagé le mois dernier, la clôture hebdomadaire sous 1,3300 a déclenché une baisse plus marquée. La paire évolue désormais dans une nouvelle zone plus basse, autour de 1,3150. Cela confirme que le scénario baissier est en cours, avec une attention tournée vers la zone de support majeure 1,2945/1,3010. Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, ici la paire GBP/USD), ce contexte peut favoriser l’achat d’options de vente (puts, qui gagnent de la valeur si le marché baisse) afin de se positionner sur une poursuite du repli. Nous voyons un intérêt à acheter des puts avec un prix d’exercice (strike, le niveau de change auquel l’option peut être exercée) à 1,3000 et une échéance (expiration, date de fin de validité) début mai. Cette approche profiterait d’une baisse vers l’objectif de support de long terme. Autre possibilité, pour ceux qui estiment que la cassure récente limitera toute reprise, la vente d’options d’achat (calls, qui gagnent si le marché monte ; les vendre revient à parier sur une hausse limitée) peut constituer une stratégie. L’ancien support vers 1,3280 fait désormais office de résistance (un niveau qui bloque les rebonds). Vendre des calls avec un strike à 1,3300 permettrait d’encaisser une prime (le prix reçu pour vendre l’option) tout en misant sur le fait que la livre ne repassera pas au-dessus de ce plafond dans les prochaines semaines.

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Sur fond de trêve incertaine avec l’Iran, le dollar australien cède légèrement, en recul de 0,2 % autour de 0,7030 face au dollar américain

Le dollar australien a reculé de 0,2 % vers 0,7030 face au dollar américain pendant la séance européenne de jeudi. Il a baissé car l’appétit pour le risque (la volonté des investisseurs d’acheter des actifs risqués comme les actions) s’est tassé, sur fond de doutes autour du cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran annoncé tôt mercredi. Les contrats à terme sur le S&P 500 (prix fixé à l’avance pour acheter/vendre l’indice, indicateur de l’humeur des marchés) perdaient 0,2 % vers 6 770 au moment de la publication. L’indice du dollar (mesure de la force du dollar face à un panier de devises) gagnait 0,1 % vers 99,10.

Les doutes sur le cessez-le-feu renforcent l’aversion au risque

Les inquiétudes sur le cessez-le-feu ont suivi la poursuite d’attaques d’Israël contre les Houthis soutenus par l’Iran au Liban. Le président du Parlement iranien et chef négociateur, Mohammad Bagher Qalibaf, a déclaré que les États-Unis avaient violé le premier point d’une proposition en 10 points, qui appelle à « un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et dans d’autres régions, avec effet immédiat ». Les États-Unis et l’Iran ont indiqué qu’ils enverraient des équipes au Pakistan pour un premier cycle de discussions sur la proposition de paix en 10 points. Les discussions doivent commencer samedi. Côté politique monétaire (décisions de la banque centrale sur les taux), les traders estiment à 60 % la probabilité que la Reserve Bank of Australia (RBA, banque centrale australienne) relève à nouveau son taux directeur (le taux d’intérêt de référence de l’économie) lors de la réunion de mai, selon Reuters. Ces anticipations sont liées à des pressions inflationnistes élevées en Australie. Aux États-Unis, les marchés suivent les chiffres de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation pour les ménages) de mars, attendus vendredi.

Changement de régime de politique monétaire et implications pour la stratégie

Cette période l’an dernier a montré à quel point le dollar australien est sensible aux titres liés au Moyen-Orient, qui peuvent, à court terme, masquer les facteurs locaux. La fragilité initiale du cessez-le-feu de 2025 a provoqué une forte volatilité (variations rapides et importantes des prix), une leçon à appliquer aux tensions actuelles. Il peut être pertinent d’acheter des options de vente (put options, droit de vendre à un prix fixé) « hors de la monnaie » (à un prix éloigné du niveau actuel, donc moins cher) sur l’AUD/USD, afin de se couvrir (hedge, réduire le risque) contre un regain soudain de tensions qui déclencherait une fuite vers la prudence. Contrairement à 2025, quand le marché intégrait une probabilité de 60 % d’une hausse des taux de la RBA en mai, le discours a complètement changé. La RBA maintient son taux directeur à 4,35 % depuis plusieurs mois, et les prix de marché suggèrent désormais que le prochain mouvement serait plutôt une baisse de taux fin d’année ou début 2027. Cela retire un soutien important dont le dollar australien bénéficiait il y a douze mois. La dynamique de l’inflation a aussi nettement évolué. Si l’inflation australienne reste élevée, autour de 3,6 % sur un an, l’inflation américaine a davantage ralenti, les derniers chiffres montrant +2,9 % sur un an. Cet écart justifie l’attitude attentive de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) et la pause prolongée de la RBA, ce qui pèse sur la paire AUD/USD (cours du dollar australien contre le dollar américain). Dans ce contexte, vendre le dollar australien lors des rebonds paraît l’approche la plus prudente pour les prochaines semaines. Avec une RBA en pause et la sensibilité de l’AUD au risque mondial, le potentiel de hausse semble limité par rapport à l’an dernier. Vendre des spreads d’options d’achat (call spreads, stratégie combinant achat/vente d’options d’achat pour encadrer le risque) sur l’AUD/USD peut être une stratégie efficace pour générer un revenu tout en fixant le risque, en misant sur la difficulté de la paire à dépasser des niveaux de résistance clés (zones de prix où la hausse bute souvent).

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Geoff Yu observe les variations de l’EUR/NOK alors que les flux en euros passent des couvertures contre le dollar à des positions insuffisamment détenues.

Le stratège de BNY Geoff Yu estime que le positionnement sur l’euro (EUR) a basculé : d’une stratégie d’avant-conflit consistant à « se couvrir contre le dollar » (c’est-à-dire réduire le risque lié à un dollar trop fort), il est passé à un euro globalement « sous-détenu » (les investisseurs en détiennent moins que d’habitude). Il ajoute que, si un cessez-le-feu tient au cours des deux prochaines semaines, les flux sur le marché des changes pourraient revenir vers leurs niveaux moyens après des mouvements « extrêmes » depuis le début du conflit. Il décrit des sorties de capitaux hors des monnaies des pays émergents (devises de pays en développement), sous la pression de leur balance des paiements (l’ensemble des entrées et sorties d’argent avec l’étranger). Il mentionne aussi des sorties hors de certaines monnaies de pays développés exposées au risque de stagflation (croissance faible avec inflation élevée). À l’inverse, il souligne le soutien aux devises liées à l’énergie et aux matières premières, car ces pays peuvent plus facilement durcir leur politique monétaire (augmenter les taux). Yu oppose la zone euro, où les coûts de l’énergie alimentent les craintes de stagflation, à la Norvège, où il attend un choc très positif des termes de l’échange (amélioration du rapport entre prix des exportations et des importations, ici grâce à l’énergie). Il note que Norges Bank (banque centrale norvégienne) s’est en grande partie engagée à l’avance sur une hausse de taux, et la décrit comme la seule banque centrale d’Europe (pays développés) à avoir clairement annoncé ce type de trajectoire. Il estime que le débouclage (fermeture progressive) du thème « se couvrir contre le dollar » est désormais terminé, laissant l’euro globalement sous-détenu. Il attribue cela à une baisse des achats d’euros à terme (contrats fixant aujourd’hui un taux de change futur) utilisés pour se couvrir, alors même que les anticipations de taux évoluent dans un sens qui, habituellement, inciterait à davantage de couverture. Pour la Norvège, il juge que la force de la couronne norvégienne (NOK) pourrait marquer une pause si les prix de l’énergie plafonnent (cessent de monter). Il ajoute que, si les recettes liées au pétrole couvrent les besoins de financement de l’État, Norges Bank pourrait reprendre ses achats de devises (acheter des monnaies étrangères) — ce qui revient souvent à vendre des couronnes — pour alimenter ses réserves de change (actifs en monnaies étrangères détenus par la banque centrale). Il souligne que les positions en NOK restent parmi les plus élevées en Europe.

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