L’amélioration de l’appétit pour le risque et les perspectives de la BCE propulsent l’euro vers 1,17, sur fond d’affaiblissement du dollar

Le dollar américain s’est affaibli avec l’amélioration de l’appétit pour le risque (volonté des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués) après des informations sur un cessez-le-feu. L’euro est monté près de 1,17 dollar, tandis que le Brent (pétrole de référence en Europe) a reculé à 95 dollars et que les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont baissé de 6 pdb (points de base, soit 0,01 point de pourcentage). Les actions asiatiques et les contrats à terme e-mini (contrats à terme sur indices boursiers américains) ont progressé, le futur Stoxx gagnant environ 5 %. Les Treasuries américains ont connu un mouvement de « bull-steepening » (baisse des rendements avec une pente de courbe plus forte, car les rendements courts baissent davantage que les longs).

Impact du cessez-le-feu sur les anticipations de taux de la BCE

Commerzbank estime qu’un cessez-le-feu prolongé rendrait moins probable une hausse des taux de la BCE en avril, puis par la suite. La banque souligne que la courbe €STR (taux à court terme en euros, utilisé comme référence de marché) intégrait la veille environ 80 pdb de hausses de taux, un sommet depuis le début de la guerre, ce qui a alimenté une pentification « haussière » des taux en zone euro. La BCE a publié un billet de blog s’appuyant sur son Bank Treasurer Survey (enquête auprès des trésoriers de banques sur la gestion de la liquidité) et sur les Securities Financing Transactions Data (données sur les opérations de financement sur titres, comme les pensions livrées). Elle prévoit qu’à fin d’année, les banques détenant 50 % des actifs totaux auront atteint leur niveau de réserves souhaité (liquidités déposées à la banque centrale), contre 26 % auparavant, un point de comparaison lié à octobre dernier. La BCE n’a pas publié de niveau agrégé de réserves souhaitées, contrairement au PMRR de la Banque d’Angleterre (indicateur des réserves préférées par les banques). Les marchés repo (marchés des pensions livrées, financement à très court terme contre collatéral) ont été décrits comme calmes, et les conditions de fin d’année ont été associées à des anticipations d’écarts de swap du Schatz (différence entre taux de swap et rendement du Bund allemand 2 ans) plus bas.

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Après le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, l’or a bondi de 2 % au-dessus de 4 800 dollars, tandis que les opérateurs surveillaient de près les tensions autour du détroit d’Ormuz.

L’or a progressé de plus de 2% au-dessus de 4 800 dollars, après un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, qui réduit à court terme le risque d’escalade (aggravation rapide du conflit). Les opérateurs surveillent si la trêve tient et l’évolution du transport maritime via le détroit d’Ormuz. Le prochain mouvement de l’or pourrait dépendre du retour du trafic de navires à un niveau jugé fiable pendant cette fenêtre de deux semaines. Les conditions de navigation peuvent influencer les anticipations d’un cessez-le-feu plus durable.

Signaux clés de la demande

Les indicateurs de demande d’or restent suivis de près. La PBoC (banque centrale de Chine) a prolongé sa série d’achats à 17 mois consécutifs en mars, en ajoutant 160 000 onces troy (unité de mesure des métaux précieux, environ 31,1 grammes par once) à ses réserves. La trêve temporaire de deux semaines a porté l’or au-dessus de 4 800 dollars, entraînant une forte baisse de la volatilité implicite (niveau de fluctuations anticipé par le marché, déduit du prix des options), car le risque immédiat de conflit diminue. Cela signifie que les stratégies consistant à vendre des options pour encaisser une prime (revenu reçu à la vente d’une option) deviennent plus intéressantes. Le marché semble intégrer la possibilité d’une stabilisation plus longue, au-delà du simple soulagement à court terme. Dans les prochains jours, l’attention doit se concentrer sur le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Il faut observer si le flux de navires (nombre de navires transitant par jour) remonte vers sa moyenne d’avant-conflit, d’environ 90 navires par jour. Un retour durable à plus de 80% de ce niveau d’ici la fin de la première semaine serait un signal positif indiquant que la trêve tient.

Considérations de stratégie sur options

Un scénario de normalisation des routes commerciales pourrait encore faire baisser la volatilité, comme en 2025 après l’apaisement des tensions en mer de Chine méridionale. Dans ce contexte, vendre des options de vente (puts, instruments qui gagnent en valeur si le prix baisse) à échéance hebdomadaire ou bi-hebdomadaire, ou des « spreads » de puts (stratégie combinant l’achat et la vente de puts à des prix d’exercice différents pour limiter le risque) sous 4 750 dollars, pourrait permettre de profiter à la fois de l’érosion de la volatilité et du temps (la valeur des options diminue avec le temps, toutes choses égales par ailleurs). Cette stratégie est favorable si l’or monte, stagne, ou recule légèrement. Cette analyse repose sur une demande structurelle solide des banques centrales, qui crée un plancher de prix (niveau à partir duquel les achats tendent à soutenir le marché). La Banque populaire de Chine prolonge désormais ses achats depuis 17 mois, et des données récentes du World Gold Council indiquent que les achats nets mondiaux des banques centrales au premier trimestre 2026 sont déjà en hausse de 15% sur un an. Cette régularité renforce l’idée que toute baisse marquée des prix pourrait rencontrer un soutien important. Créer votre compte VT Markets et commencer à trader dès maintenant.

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Le rendement de l’adjudication des obligations allemandes à 10 ans a légèrement augmenté à 2,92 %, contre 2,89 % précédemment.

Le rendement de l’adjudication du Bund allemand à 10 ans est remonté à 2,92%, contre 2,89% lors de la précédente adjudication. Ce mouvement représente une hausse de 0,03 point de pourcentage du rendement par rapport au résultat précédent.

Des rendements plus élevés reflètent des anticipations plus strictes

La hausse du rendement de l’adjudication du Bund allemand à 10 ans à 2,92% montre que le marché exige une rémunération plus élevée. Cette réaction s’explique probablement par le rapport d’inflation de la zone euro (mars 2026), qui indique une inflation globale (inflation totale, incluant énergie et alimentation) toujours élevée à 2,7%, nettement au-dessus de l’objectif de la BCE (Banque centrale européenne). Il faut donc s’attendre à ce que la BCE repousse d’éventuelles baisses de taux. Dans ce contexte, vendre des contrats à terme (produits financiers qui permettent de s’exposer à une évolution future de prix) sur obligations allemandes, appelés Bunds, pourrait être une stratégie intéressante dans les prochaines semaines. Lors du cycle de durcissement monétaire (période de hausse des taux) de fin 2024 et début 2025, les positions misant sur une hausse des rendements ont bien fonctionné. On observe déjà des opérateurs renforcer leurs paris contre les prix des obligations (les prix des obligations baissent quand les rendements montent), en utilisant des options (droits d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur contrats à terme EURIBOR 3 mois (taux de référence du marché monétaire en euros) pour se positionner sur des taux courts plus élevés. Pour les intervenants sur dérivés actions (produits liés à un indice ou une action), c’est un signal de prudence pour des indices comme le DAX allemand. Des coûts d’emprunt plus élevés pèsent souvent sur les bénéfices des entreprises, et le DAX a déjà reculé de 1,5% cette semaine avec la hausse des rendements. Il peut être pertinent d’acheter des options de vente (put, protection contre une baisse) sur les grands indices boursiers européens afin de se couvrir contre un repli. Sur le marché des changes, des rendements européens plus élevés rendent l’euro plus attractif face aux autres devises. Le taux de change EUR/USD a déjà testé le niveau de 1,10, et les données récentes montrent une progression des positions spéculatives acheteuses (paris sur une hausse) sur l’euro depuis trois semaines. Cette dynamique suggère que des positions acheteuses sur contrats à terme euro ou des options d’achat (call, pari sur la hausse) peuvent être cohérentes. Enfin, le changement d’anticipations sur les taux accroît l’incertitude. Le VSTOXX, principal indice de volatilité (mesure des variations attendues du marché) en Europe, est monté à 19, en nette hausse par rapport à sa moyenne de 16 au premier trimestre 2026. Les investisseurs peuvent envisager des contrats à terme VSTOXX ou des options d’achat comme exposition directe à une hausse de l’aversion au risque.

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L’euro recule alors que la livre surperforme ; le climat positif suscité par le cessez-le-feu pousse l’EUR/GBP à tester le support de 0,8700

L’EUR/GBP a prolongé sa baisse mercredi et a touché des plus bas de séance près de 0,8700. La livre est restée plus solide que l’euro, sur fond d’amélioration du sentiment de marché. Un accord de cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, incluant la réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole), a renforcé l’appétit pour le risque, c’est-à-dire la volonté des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués. Ce changement a entraîné une hausse de l’euro et de la livre face au dollar, considéré comme une valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude).

Date limite du cessez-le-feu et réaction des marchés

L’accord est intervenu moins de deux heures avant l’échéance fixée par le président américain Donald Trump mardi à 20h00, heure de la côte Est (00h00 GMT mercredi). Il faisait suite à son avertissement selon lequel « une civilisation entière mourrait » si l’Iran n’acceptait pas ses exigences. Les données du Royaume-Uni et de la zone euro n’ont pas soutenu leurs monnaies. Les prix des logements au Royaume-Uni ont reculé en mars. En Allemagne, la hausse des commandes à l’industrie (demandes passées aux usines) a été inférieure aux prévisions, les prix à la production (prix facturés par les entreprises à la sortie d’usine) ont encore baissé, et les ventes au détail (dépenses des consommateurs en magasin et en ligne) ont diminué. Les chiffres de la zone euro dataient de février, avant le début de la guerre avec l’Iran, et ont peu influencé les marchés. L’attention est restée centrée sur le cessez-le-feu et le contexte de prise de risque. Des responsables de la BCE, Dimitar Radev et Pierre Wunsch, ont répété leurs inquiétudes sur le risque d’accélération de l’inflation (hausse des prix). Pierre Wunsch a indiqué qu’une hausse des taux (augmentation du coût du crédit décidée par une banque centrale) pourrait intervenir dès avril, à l’opposé de l’approche « attendre et voir » de la Banque d’Angleterre.

Correction et contexte de marché

L’article a été corrigé le 8 avril à 11h25 GMT afin de modifier une phrase concernant une troisième séance consécutive de baisse.

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NZD/USD en hausse de plus de 2 % : l’appétit pour le risque en hausse et la pause restrictive de la RBNZ en cause, selon Haddad (BBH)

Le NZD/USD a progressé de plus de 2% grâce à un meilleur appétit pour le risque (les investisseurs acceptent davantage de placements risqués) et après un « statu quo offensif » de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, la banque centrale). La RBNZ a maintenu l’Official Cash Rate (OCR, son taux directeur) à 2,25%. La RBNZ a indiqué que si l’inflation à court terme s’avère temporaire, l’OCR pourrait remonter progressivement vers un niveau plus « neutre » (un taux qui ne stimule ni ne freine l’économie). La fourchette neutre estimée par la banque est de 2,3% à 4,1%.

Orientations de la RBNZ et anticipation du marché

Elle a aussi précisé que si des effets d’inflation de « second tour » apparaissent (quand la hausse des prix se propage aux salaires et à d’autres prix) ou si les anticipations d’inflation à moyen terme augmentent (ce que ménages et entreprises pensent que l’inflation sera), les hausses de taux devraient être franches. Cette communication suggère que les anticipations du marché ne coïncident pas forcément avec le rythme de resserrement monétaire (hausse des taux pour freiner l’inflation) souhaité par la banque. Les prix implicites dans les swaps (contrats dérivés qui reflètent les anticipations de taux) intègrent plus que totalement une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) de l’OCR à 2,50% d’ici septembre. Ils intègrent aussi un total de 100 points de base de hausses sur les 12 prochains mois. L’article évoquait un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, réduisant le risque d’un choc énergétique plus durable (hausse prolongée des prix de l’énergie). Selon ce scénario, la trajectoire de hausse des taux de la RBNZ serait plus graduelle que ne le suggère la courbe des swaps (les taux attendus par le marché à différentes échéances).

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Après deux séances de hausse, l’EUR/JPY recule vers 185,00, tout en restant inscrit dans un canal ascendant haussier en séance européenne

L’EUR/JPY a reculé après deux séances de hausse et s’échangeait près de 185,00 pendant les heures européennes mercredi. Le graphique journalier montre toujours une progression à l’intérieur d’un canal ascendant (une zone de hausse délimitée par deux lignes parallèles). La paire reste au-dessus de la moyenne mobile exponentielle (MME, une moyenne qui donne plus de poids aux cours récents) à 50 jours, ce qui soutient un biais légèrement haussier à court terme. La MME à neuf jours est au-dessus de la MME à 50 jours, un signal d’une tendance haussière à court terme.

Signaux de momentum technique

L’indice de force relative (RSI, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) évolue autour de 59 et reste au-dessus de 50. Cela indique une pression acheteuse persistante, sans signal de surchauffe (marché « suracheté »). Une résistance se situe près du haut du canal, vers 185,70. Une cassure au-dessus du canal pourrait ouvrir la voie vers le record de 186,88, atteint le 23 janvier. Le premier support se situe sur la MME à neuf jours à 184,33. En cas de rupture de ce niveau, les prochains repères sont la MME à 50 jours à 183,58 et la borne basse du canal près de 183,00. La partie technique de ce rapport a été réalisée avec un outil d’IA.

Divergence des politiques monétaires

La tendance haussière de l’EUR/JPY est renforcée par l’écart de politique monétaire entre la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ). L’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains aliments) en zone euro pour mars 2026 est ressortie à 2,8%, ce qui rend la BCE prudente sur d’éventuelles baisses de taux. Cette position contraste avec la BoJ, qui a réaffirmé la semaine dernière une politique accommodante (taux bas et conditions de financement souples) afin de soutenir une hausse des salaires encore fragile. Compte tenu de l’élan haussier indiqué par les signaux techniques, des options d’achat (« call », un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) peuvent permettre de viser un mouvement vers le sommet de janvier. Un prix d’exercice (strike, le prix fixé dans le contrat) autour de 186,00, avec une échéance (date de fin du contrat) en mai 2026, semble adapté. Un RSI à 59 suggère qu’il reste de la marge avant une zone de surachat. Les fortes pointes de volatilité (variations rapides et importantes des prix) observées au second semestre 2025 contrastent avec la volatilité implicite à un mois (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) actuellement autour de 8,7%. Des options sont donc relativement moins chères. Cela facilite des positions acheteuses sans payer une prime (coût de l’option) trop élevée. Pour le contrôle du risque, le niveau 184,33, correspondant à la moyenne mobile à neuf jours, est à surveiller. Une rupture nette en dessous serait un premier signal d’essoufflement de la dynamique haussière. Dans ce cas, des options de vente (« put », un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice sous 183,50 peuvent servir de couverture (protection) des positions acheteuses. Pour une stratégie au risque et au gain encadrés, un « bull call spread » (montage haussier à coût réduit) peut être mis en place : acheter un call 185,50 et vendre en même temps un call 187,00. Ce montage baisse le coût initial et vise un retour vers le précédent record. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

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Jester Koh, de l’UOB : la RBI maintient le taux repo à 5,25 % et conserve une position neutre, prolongeant la pause

La Banque de réserve de l’Inde (RBI) a maintenu le taux repo directeur (taux auquel la banque centrale prête aux banques) à 5,25 % lors de la réunion du Comité de politique monétaire (MPC) du 8 avril 2026 et a conservé une orientation neutre (elle ne s’engage ni vers une hausse ni vers une baisse des taux). La décision a été prise à l’unanimité et correspondait aux attentes des 34 analystes interrogés par Bloomberg. Les taux de la facilité de dépôt permanente (standing deposit facility, rémunération des dépôts des banques à la RBI au jour le jour) et de la facilité de prêt marginale (marginal standing facility, prêt d’urgence au jour le jour accordé aux banques) ont été maintenus à 5,00 % et 5,50 % respectivement. La RBI a déclaré que l’orientation neutre lui permet de réagir aux nouvelles données.

Perspectives de croissance et d’inflation

En s’appuyant sur la nouvelle série de PIB (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) avec l’année de base 2022-2023, la RBI prévoit une croissance de 6,9 % pour l’exercice FY27 (année budgétaire). Les projections trimestrielles sont de 6,8 % au 1T, 6,7 % au 2T, 7,0 % au 3T et 7,2 % au 4T, contre 7,6 % en FY26 selon la deuxième estimation avancée. Avec la nouvelle série de l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) (2024=100), la RBI anticipe une inflation de 4,6 % en FY27, contre 2,1 % dans la prévision de février pour FY26. Elle cite des prix de l’énergie élevés liés au conflit en Asie occidentale et un risque de conditions El Niño (phénomène climatique pouvant perturber les pluies) affectant la mousson du sud-ouest. La RBI estime que les pressions inflationnistes hors alimentation et énergie devraient rester limitées. UOB prévoit une inflation FY27 de 4,8 % et s’attend à un maintien du taux repo à 5,25 % tout au long de 2026. Avec un taux repo maintenu à 5,25 %, la perspective immédiate est celle d’une stabilité. Cela suggère que les variations à court terme des taux d’intérêt devraient rester limitées dans les prochaines semaines. Pour les traders, cet environnement favorise des stratégies qui profitent de l’absence de grands mouvements de prix.

Volatilité et positionnement sur options

Cette stabilité incite à vendre des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix donné) pour encaisser des primes (le prix payé pour l’option), car un maintien prolongé à 5,25 % réduit le risque de mouvements brusques des contrats à terme sur taux (futures, contrats d’achat/vente à une date future). Vendre des « strangles » hors de la monnaie (stratégie consistant à vendre simultanément une option d’achat et une option de vente, avec des prix d’exercice éloignés du cours actuel) sur les futures Nifty Bank peut être une option, en profitant de l’érosion du temps (la perte de valeur d’une option à l’approche de l’échéance). L’India VIX, indicateur de la volatilité attendue, est resté faible, passant récemment sous 14, ce qui confirme que le marché n’intègre pas de choc de politique monétaire à court terme. Les fortes hausses de taux de 2025, destinées à contenir l’inflation, expliquent en grande partie la pause actuelle. La banque centrale arbitre désormais entre un ralentissement attendu de la croissance du PIB à 6,9 % et une inflation prévue en hausse à 4,6 %. Les dernières données de mars 2026 ont montré une inflation globale (headline, inflation totale) de 4,9 %, mais l’inflation sous-jacente (core, hors alimentation et énergie) s’est tassée, laissant à la RBI la possibilité d’attendre. La roupie indienne pourrait aussi être soutenue : l’écart de taux d’intérêt relativement élevé et stable par rapport à d’autres pays rend les opérations de portage (carry trade : emprunter dans une devise à faible taux pour investir dans une autre à taux plus élevé) attractives. Les traders peuvent chercher à emprunter dans des devises à bas taux afin d’investir dans des actifs indiens. L’engagement autour de 5,25 % offre un cadre plus prévisible pour ces stratégies dans les prochains mois. Toutefois, les risques haussiers sur l’inflation restent une préoccupation majeure, du fait des prix de l’énergie élevés et d’une probabilité accrue d’El Niño pesant sur la mousson. Les traders peuvent envisager de se couvrir (hedging : réduire le risque) contre une hausse soudaine de l’inflation en achetant des options de vente (put : droit de vendre) sur des obligations d’État à longue maturité (long-duration : très sensibles aux variations de taux). Si l’inflation provoque une hausse inattendue des taux plus tard dans l’année, les prix des obligations baisseraient, rendant ces puts profitables. À l’inverse, le risque d’un ralentissement plus marqué que les 6,9 % projetés ne doit pas être négligé. Si des données à haute fréquence (indicateurs publiés souvent), comme la production industrielle, montrent une faiblesse inattendue, cela pourrait peser sur les résultats des entreprises. Pour s’y préparer, acheter des options de vente sur l’indice Nifty 50 offrirait une couverture contre un ralentissement économique plus fort que prévu.

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Comme prévu, les ventes au détail de la zone euro ont reculé de 0,2 % sur un mois en février, après la stagnation de janvier révisée.

Les ventes au détail en zone euro ont reculé de 0,2% sur un mois en février, conformément aux attentes. En janvier, elles ont été stables, après révision à la hausse (contre -0,1% initialement). Sur un an, les ventes au détail ont augmenté de 1,7%. Ce chiffre dépasse la prévision de 1,6%, mais reste inférieur au chiffre précédent de 2,1%, révisé à la hausse (contre 2% initialement). Après la publication, l’euro n’a pas réagi immédiatement. Au moment de la rédaction, l’EUR/USD progressait de 0,8% autour de 1,1690. Une correction à 10h30 GMT a précisé que les ventes au détail de janvier étaient stables, et non en baisse de 0,1%. Ces données sont publiées chaque mois par Eurostat. Cet indicateur mesure le volume des ventes au détail dans l’ensemble de la zone euro (c’est-à-dire la quantité vendue, plutôt que la valeur en euros). Le commerce de détail représente environ 5% de la valeur ajoutée totale (la richesse effectivement créée) des économies de la zone euro. Les ventes au détail sont souvent utilisées comme indicateur indirect de la consommation des ménages. Le taux « sur un mois » compare les volumes de ventes au mois précédent. Par convention sur les marchés, une statistique plus élevée que prévu est souvent associée à un euro plus fort, et une statistique plus faible à un euro plus faible. Nous constatons que la statistique de février montre un léger recul mensuel, ce qui peut indiquer un consommateur un peu plus prudent. Toutefois, le marché semble largement l’ignorer, comme le montre la hausse de l’euro face au dollar, proche de 1,1690. Cela suggère que les investisseurs se concentrent sur des facteurs plus importants que la consommation à ce stade. Le principal moteur semble être une inflation encore élevée. La dernière estimation « flash » (première estimation rapide) pour mars 2026 montre un CPI (indice des prix à la consommation, mesure standard de l’inflation) en zone euro stable à 2,7%, toujours au-dessus de l’objectif de la Banque centrale européenne. Cette inflation persistante pousse la BCE à rester ferme (« ton hawkish » : discours qui privilégie la lutte contre l’inflation, avec des taux d’intérêt élevés). Elle contredit aussi l’idée d’une baisse rapide des taux. Cette focalisation sur l’inflation soutient actuellement l’euro. Compte tenu de ce décalage entre un consommateur plus fragile et une banque centrale ferme, la volatilité implicite sur les options EUR/USD devrait augmenter (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options). Les traders peuvent chercher à acheter de la volatilité via des stratégies comme les straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, afin de profiter d’un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre). Cela permet de se protéger contre un retournement si la BCE change brusquement de cap ou si les indicateurs économiques se dégradent nettement. À la fin de 2025, une situation comparable avait été observée: la vigueur des services maintenait l’inflation élevée alors que l’industrie ralentissait. Les PMI récents confirment cette tendance (PMI: enquête auprès des entreprises, au-dessus de 50 = activité en hausse, en dessous de 50 = activité en baisse). Le PMI des services en zone euro pour mars 2026 est monté à 52,9 tandis que le PMI manufacturier est tombé à 48,5. Cette divergence complique la tâche de la BCE et entretient l’incertitude sur les marchés.

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Les marchés se redressent alors que les contrats à terme sur le Dow, le S&P 500 et le Nasdaq progressent nettement, se rapprochant de 47 900, 6 820 et 25 150

Les contrats à terme sur le Dow Jones ont progressé de 2,32% jusqu’à près de 47.900 en séance européenne mercredi. Les contrats à terme sur le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont gagné 2,49% et 3,19% pour atteindre environ 6.820 et 25.150. Les contrats à terme sur actions américaines ont monté après que le président américain Donald Trump a déclaré qu’il suspendrait les bombardements contre l’Iran pendant deux semaines. Donald Trump a précisé que la trêve dépend de la réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique entre le Golfe persique et la mer d’Oman, essentiel au transport mondial de pétrole). Un responsable de la Maison-Blanche a indiqué qu’Israël avait également donné son accord.

Les marchés réagissent à la pause de la trêve

Un responsable iranien a indiqué que des discussions avec les États-Unis auront lieu à Islamabad, au Pakistan. L’objectif est d’arrêter les détails dans les 15 jours, avec une réunion prévue à partir de vendredi et une possible prolongation d’un commun accord. Lors de la séance normale de mardi à Wall Street, le Dow Jones a reculé de 0,18%. Le S&P 500 a avancé de 0,07% et le Nasdaq 100 de 0,9%. La trêve a fait baisser les prix du pétrole, ce qui a réduit les tensions sur l’inflation (hausse générale des prix). Cela a aussi diminué les anticipations d’une Réserve fédérale plus « faucon » (banque centrale plus stricte, qui relève les taux ou les maintient élevés pour freiner l’inflation). Austan Goolsbee, président de la Fed de Chicago, a déclaré que la hausse des prix du pétrole pourrait provoquer un choc de type « stagflation » (faible croissance avec inflation élevée) et relancer l’inflation. John Williams, président de la Fed de New York, a estimé que le conflit avec l’Iran devrait pousser l’inflation globale (inflation « en une », incluant énergie et alimentation) à la hausse.

La volatilité devrait encore reculer

Avec l’annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) devrait fortement baisser. L’indice VIX du CBOE (baromètre de la nervosité du marché sur le S&P 500) pourrait reculer nettement après ses récents sommets, comme après son envolée au-delà de 35 lors des chocs géopolitiques de 2022. Dans ce contexte, vendre des options (encaisser une prime, c’est‑à‑dire le prix payé pour l’option), par exemple en vendant des options de vente (« puts », qui protègent contre une baisse) ou des combinaisons de puts sur le S&P 500, peut devenir intéressant pour profiter à la fois d’un marché en hausse et d’une peur qui retombe. Il peut aussi être pertinent d’être acheteur sur les indices actions, en particulier le Nasdaq 100, qui montre la plus forte dynamique sur les contrats à terme. Des prix du pétrole plus bas réduisent les craintes d’inflation et enlèvent de la pression sur la Fed, ce qui soutient les valeurs technologiques de croissance (entreprises dont la valorisation dépend surtout des profits futurs). Utiliser des options d’achat (« calls », qui profitent d’une hausse) ou des montages « bull call spread » (stratégie avec deux calls — achat d’un call et vente d’un call plus haut — pour réduire le coût en échange d’un gain plafonné) sur les grands indices peut offrir une exposition amplifiée à ce rebond sur les prochaines semaines. La réouverture du détroit d’Ormuz est un facteur de baisse important pour le pétrole brut. On se souvient que les contrats à terme sur le WTI (pétrole américain de référence) avaient dépassé 120 dollars le baril au début de la guerre en Ukraine en 2022 ; un mouvement inverse marqué est possible maintenant. Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options de vente sur les contrats à terme de pétrole pour parier sur un retour des prix vers leurs niveaux d’avant le conflit. Il faut toutefois garder en tête que ce cessez-le-feu est temporaire et conditionnel, et que les discussions ne commencent que vendredi. La baisse actuelle de la volatilité rend aussi moins chère l’achat d’une protection (couverture contre une rechute). Il peut être prudent de profiter de cette période plus calme pour acheter des options de vente avec une échéance plus lointaine (un à deux mois), afin de se protéger en cas de regain de tensions. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Taux maintenus inchangés, la RBNZ a laissé entrevoir un possible durcissement ; Baur estime que cela a soutenu le NZD, mais les gains sont restés limités

La Reserve Bank of New Zealand (RBNZ) a maintenu son taux directeur (le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) inchangé. Le gouverneur Breman a indiqué qu’une hausse de taux avait été discutée, un message interprété par les marchés comme légèrement « hawkish » (c’est-à-dire plus enclin à relever les taux pour lutter contre l’inflation). Le dollar néo-zélandais (NZD) s’est apprécié face au dollar américain (USD). Il a fait mieux que d’autres devises, même si l’actualité dans la région du Golfe dominait l’attention des marchés.

Anticipations de hausse des taux

Les prix des contrats à terme (des instruments de marché qui reflètent, entre autres, les attentes sur les taux futurs) intègrent désormais près de trois hausses de taux d’ici la fin de l’année. Ce niveau de resserrement attendu (c’est-à-dire une politique monétaire plus stricte, avec des taux plus élevés) est jugé trop élevé. Le communiqué de la RBNZ a aussi averti d’un risque réel de revers économique. Il a ajouté qu’un ralentissement de l’activité réduirait les pressions inflationnistes à moyen terme. Cette analyse met en avant des risques orientés à la baisse pour l’économie. Cela pourrait limiter la capacité du NZD à continuer de gagner du terrain. Au vu de la situation, le marché semble aller trop vite en intégrant près de trois hausses de taux de la RBNZ. Or, les propres mots de la banque centrale insistent sur des risques importants de ralentissement, ce qui crée un décalage net entre les attentes des investisseurs et le message officiel. Une dynamique comparable avait été observée en 2025 : des signaux initiaux plus fermes des banques centrales s’étaient vite atténués à mesure que les données économiques se dégradaient.

Idées de trading et éléments déclencheurs

À ce stade, nous observons de nouvelles données qui confortent la prudence de la RBNZ. Le dernier chiffre d’inflation trimestrielle pour le T1 2026 s’est établi à 1,2%, ramenant le taux annuel à 4,9%. Cela montre un ralentissement, qui affaiblit l’argument en faveur d’un durcissement rapide. Par ailleurs, la dernière enquête de confiance des entreprises de mars a nettement reculé, les sociétés se disant préoccupées par un affaiblissement de la demande intérieure. Cela plaide pour une stratégie consistant à acheter des options de vente (put) sur NZD/USD au cours des prochaines semaines. Une option de vente est un contrat qui donne le droit de vendre l’actif à un prix fixé : elle permet de se positionner sur une baisse du dollar néo-zélandais, si le marché revient vers une lecture plus prudente. La prime payée (le coût de l’option) fixe la perte maximale et protège en cas de hausse inattendue. Autre approche : jouer ce décalage sur les marchés de taux. Dans la mesure où les contrats à terme sur taux intègrent des hausses qui pourraient ne pas se produire, on peut envisager de vendre (se positionner à la baisse) des contrats à terme sur taux néo-zélandais. Cette position gagnerait si la RBNZ maintient ses taux plus longtemps que prévu ou indique une trajectoire plus accommodante (« dovish », c’est-à-dire plus favorable à des taux bas) lors de sa prochaine réunion. Il faudra surveiller le prochain rapport sur l’emploi et les chiffres des ventes au détail, qui peuvent servir de déclencheurs. Tout signe de faiblesse dans ces publications devrait pousser le marché à réduire rapidement ses paris sur des hausses de taux, ce qui pèserait sur le dollar néo-zélandais.

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