La livre sterling reste sous pression, l’incertitude au Moyen-Orient dopant la demande de dollar refuge, maintenant le GBP/USD près de 1,3190

La paire GBP/USD est restée faible pour une troisième séance, autour de 1,3190 en Asie lundi. Elle évoluait toujours en baisse, la demande de dollar américain augmentant dans un contexte d’incertitude au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a fixé une nouvelle échéance à mardi pour que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz. Il a aussi durci ses menaces visant des centrales électriques et d’autres infrastructures civiles.

Les tensions au Moyen-Orient soutiennent la demande de dollars

L’Iran a déclaré qu’il répondrait à toute attaque contre ses infrastructures par des actions similaires, y compris des frappes contre des actifs comparables appartenant aux États-Unis, ou liés aux États-Unis. Téhéran a également indiqué que le détroit resterait fermé tant qu’une compensation pour les dégâts liés à la guerre ne serait pas obtenue. Le dollar a aussi été soutenu par la hausse des prix de l’énergie provoquée par le conflit. Cela renforce l’idée que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) pourrait repousser la baisse des taux et, si l’inflation (la hausse durable des prix) persiste, relever ses taux plus tard cette année. Les marchés se concentrent désormais sur les dernières « minutes » (compte rendu détaillé) de la réunion du Federal Open Market Committee (FOMC, l’organe de la Fed qui décide des taux) pour obtenir des indications de politique monétaire. Le rapport sur l’emploi américain a montré 178 000 créations de postes en mars 2026, après une baisse révisée de 133 000, au-dessus des 60 000 attendues. Le taux de chômage a reculé à 4,3% en mars contre 4,4% en février, mieux qu’anticipé. La livre a subi une pression supplémentaire en raison des craintes d’un choc énergétique au Royaume-Uni, qui dépend des importations d’énergie, ainsi que de la prudence autour des finances publiques (budget de l’État, déficit et dette).

Se positionner pour une nouvelle baisse de GBP/USD

Étant donné la pression croissante sur GBP/USD, il faut envisager des stratégies qui profitent d’un dollar plus fort et d’une livre plus faible. La combinaison des tensions au Moyen-Orient et d’un rapport sur l’emploi américain plus solide que prévu favorise une domination du dollar. Acheter des options de vente (« put », un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur GBP/USD est une manière simple de se positionner pour une baisse dans les prochaines semaines. Le conflit autour du détroit d’Ormuz accroît l’incertitude, ce qui provoque souvent une hausse de la volatilité (ampleur des variations de prix). Dans ce contexte, le coût des options (« prime », prix payé pour acheter l’option) a tendance à augmenter, ce qui avantage ceux qui se positionnent tôt. Par exemple, en 2022, la guerre en Ukraine avait propulsé le Brent (pétrole de référence en Europe) au-delà de 120 dollars le baril, un précédent d’un choc énergétique du même type. La vulnérabilité économique du Royaume-Uni rend la livre particulièrement fragile. Le pays importe plus d’énergie qu’il n’en exporte (importateur net), et selon les données publiques, plus d’un tiers de son énergie vient de l’étranger. Le Royaume-Uni est donc directement exposé à la hausse des prix du pétrole et du gaz, ce qui risque d’aggraver l’inflation et de peser sur les finances publiques, accentuant la pression sur la livre. Le chiffre solide de l’emploi en mars (178 000) renforce le scénario d’une Fed « hawkish » (restrictive, c’est-à-dire plus encline à maintenir des taux élevés pour lutter contre l’inflation). Ces données contredisent les attentes précédentes de baisses de taux cette année. Il faut donc s’attendre à ce que les minutes du FOMC suggèrent des taux « plus élevés plus longtemps ». Pour en tirer parti, il est possible d’utiliser des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise ou un taux) pour exprimer une vue sur la paire de devises et sur les anticipations de taux. Au-delà des options de vente sur GBP/USD, on peut regarder des options sur des contrats à terme de taux courts (produits qui reflètent les attentes sur les taux à court terme) afin de se positionner sur une Fed retardant tout assouplissement de politique monétaire.

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Sur fond de solides chiffres de l’emploi aux États-Unis et d’incertitudes au Moyen-Orient, l’euro recule vers 1,1500 face au dollar

L’EUR/USD évolue légèrement à la hausse près de 1,1515 en début de séance asiatique lundi, après un repli vers 1,1500. Le dollar américain est soutenu par des chiffres de l’emploi meilleurs qu’attendu aux États-Unis et par la hausse des incertitudes au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a évoqué un ultimatum fixant à mardi la réouverture par l’Iran du détroit d’Ormuz, et a de nouveau menacé de bombarder des centrales électriques et d’autres infrastructures si Téhéran ne met pas fin à son blocage. L’Iran a déclaré qu’il répondrait à toute attaque contre ses infrastructures en visant des infrastructures similaires appartenant aux États-Unis, ou liées aux États-Unis.

Tensions au Moyen-Orient : retour vers les valeurs refuges

Téhéran a indiqué que le détroit resterait bloqué jusqu’à ce que l’Iran soit indemnisé pour les dommages liés à la guerre. Ces éléments renforcent la demande de dollar, perçu comme une « valeur refuge » (monnaie jugée plus sûre en période de crise). Les créations d’emplois « non agricoles » (non-farm payrolls, indicateur mensuel des emplois aux États-Unis hors secteur agricole) ont augmenté de 178 000 en mars 2026, après une baisse de 133 000 (chiffre révisé depuis -92 000), alors que le consensus attendait +60 000. Le taux de chômage est passé à 4,3% en mars, contre 4,4% en février. Une Banque centrale européenne (BCE) ferme sur l’inflation pourrait toutefois limiter la baisse de l’euro. La BCE a indiqué que sa politique resterait « restrictive » (taux d’intérêt élevés pour freiner la demande et calmer la hausse des prix) jusqu’à ce que l’inflation revienne durablement vers son objectif de 2%. Le marché est tiraillé entre un dollar qui se renforce et une BCE déterminée. Le rapport solide sur l’emploi américain et l’aggravation des tensions au Moyen-Orient alimentent une recherche de sécurité, favorable au billet vert. Cela pèse à court terme sur l’EUR/USD et met à l’épreuve le support clé à 1,1500 (zone de prix où la baisse a tendance à ralentir).

Perspectives de volatilité et positionnement

Compte tenu des incertitudes autour du détroit d’Ormuz, la volatilité des changes (ampleur et rapidité des mouvements de prix) pourrait nettement augmenter dans les prochaines semaines. Un précédent a eu lieu début 2022, lorsque des événements géopolitiques avaient fait bondir le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent utilisé comme baromètre de la nervosité des marchés) de plus de 45% en une semaine. Dans ce contexte, certains opérateurs peuvent envisager d’acheter des options (instruments donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé), notamment des stratégies comme le straddle ou le strangle (achat simultané d’options d’achat et de vente, à des prix d’exercice identiques ou différents), afin de profiter d’un mouvement ample dans un sens ou dans l’autre, quel que soit le facteur déclencheur. La surprise positive sur l’emploi américain, avec 178 000 créations contre 60 000 attendues, pourrait conduire le marché à revoir la trajectoire de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis). Une dynamique comparable avait été observée fin 2023, lorsque des chiffres de l’emploi plus élevés que prévu avaient repoussé les anticipations de baisses de taux. Dans cette optique, se positionner sur un dollar plus fort via l’achat de puts EUR/USD (option donnant le droit de vendre l’EUR/USD, donc gagnante si la paire baisse) paraît cohérent. Cependant, l’orientation « hawkish » (position stricte privilégiant la lutte contre l’inflation, souvent via des taux plus élevés) de la BCE offre un contrepoids susceptible d’éviter une chute brutale de l’euro. L’inflation sous-jacente de la zone euro (core inflation : inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) est restée durablement au-dessus de 3% sur une grande partie de l’an dernier, laissant peu de marge à la BCE pour assouplir. Cela suggère qu’un plancher pourrait se former sur la paire, rendant attrayante, pour certains profils, la vente de puts très en dehors de la monnaie (out-of-the-money : options dont le prix d’exercice est loin du niveau actuel, et qui ne valent que si le marché chute fortement) afin d’encaisser une prime (montant reçu par le vendeur de l’option).

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Des chiffres de l’emploi américain plus solides et les tensions au Moyen-Orient soutiennent le dollar, faisant reculer l’AUD/USD vers 0,6885

L’AUD/USD a reculé autour de 0,6885 en début de séance asiatique lundi, le dollar américain se renforçant face au dollar australien. Le billet vert a été soutenu par de meilleurs chiffres de l’emploi aux États-Unis et par les tensions persistantes au Moyen-Orient. L’indice ISM des services (PMI) de mars, un baromètre de l’activité dans les services aux États-Unis, est attendu plus tard lundi. Les données du Bureau américain des statistiques du travail (BLS) publiées vendredi ont montré que les créations d’emplois hors agriculture (Nonfarm Payrolls, c’est-à-dire le nombre d’emplois créés en dehors du secteur agricole) ont augmenté de 178 000 en mars. Cela fait suite à une baisse de 133 000 (révisée depuis -92 000) et dépasse les attentes d’une hausse de 60 000, tandis que le taux de chômage a légèrement reculé à 4,3% contre 4,4%.

Les tensions au Moyen-Orient soutiennent la demande de dollar

Le président américain Trump a déclaré dimanche que les États-Unis pourraient bombarder des centrales électriques iraniennes à partir de mardi. Cette déclaration intervient après le sauvetage d’un aviateur américain en Iran, plus d’une journée après que son avion de chasse a été abattu. Les tensions entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que la crainte d’une perturbation au détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole), continuent de soutenir le dollar, jugé valeur refuge, c’est-à-dire une monnaie recherchée lorsque le risque augmente. Ces facteurs pèsent sur l’AUD/USD à court terme. En Australie, les marchés anticipent pour la réunion de mai une possible hausse des taux, liée à la hausse des prix du pétrole et à un marché du travail tendu (c’est-à-dire avec peu de main-d’œuvre disponible, ce qui pousse les salaires). Westpac s’attend à trois hausses supplémentaires en 2026, portant le taux directeur (cash rate, le taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 4,85%, un niveau observé pour la dernière fois en novembre 2008. Nous estimons que la paire AUD/USD reste sous forte pression, tirée par un dollar américain solide. Le mouvement est alimenté par des chiffres de l’emploi américains très fermes et par un mouvement vers les actifs jugés plus sûrs avec l’escalade des tensions au Moyen-Orient. À ce stade, le biais reste baissier.

Les chiffres de l’emploi renforcent une Fed plus stricte

Le marché du travail américain paraît très solide, avec des créations d’emplois hors agriculture annoncées à 285 000 en mars, bien au-delà des prévisions. Le taux de chômage a reculé à 3,7%, ce qui renforce les paris sur une Réserve fédérale (Fed) plus stricte, c’est-à-dire susceptible de maintenir des taux élevés plus longtemps pour contenir l’inflation. Cette dynamique soutient le dollar face au dollar australien. La montée des menaces contre l’Iran accroît l’incertitude et pousse les investisseurs vers la sécurité, ce qui profite directement au dollar américain. La volatilité implicite (une estimation de l’ampleur des variations de prix attendues, déduite des prix des options) progresse sur le marché des changes, l’indice CBOE de volatilité des devises pour l’AUD/USD ayant gagné plus de 15% sur la semaine. Dans ce contexte, acheter des options de vente (put, un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé, utilisé pour se couvrir contre une baisse) sur l’AUD/USD peut protéger contre une nouvelle baisse tout en limitant le risque. Il faut toutefois surveiller la Banque de réserve d’Australie (RBA), confrontée à une inflation élevée. Les derniers chiffres trimestriels de l’inflation (IPC/CPI, l’indice des prix à la consommation) pour le T1 2026 se sont établis à 4,5%, et le marché intègre au moins deux hausses de taux supplémentaires cette année. Cette pression vers des taux plus élevés en Australie pourrait soutenir rapidement le dollar australien si les données américaines se dégradent ou si les tensions se calment. Dans les prochaines semaines, la baisse pourrait tester le seuil de 0,6800, une zone de support (niveau de prix où la baisse a déjà eu tendance à s’arrêter) observée fin 2025. Une approche possible est d’utiliser un écart d’options (option spread, combinaison de deux options pour encadrer le risque), par exemple acheter un put 0,6850 et vendre un put 0,6750 à échéance mai, afin de limiter le risque tout en profitant de la dynamique baissière liée à la force du dollar.

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EUR/USD oscille près de 1,1515, des chiffres de l’emploi américain solides et l’incertitude au Moyen-Orient dopant la demande de dollar valeur refuge

L’EUR/USD évoluait près de 1,1515 en début de séance asiatique lundi, après avoir légèrement reculé vers 1,1500. Le dollar américain était soutenu par des chiffres de l’emploi aux États-Unis meilleurs que prévu et par la hausse des tensions au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a évoqué une échéance mardi pour que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz. Il a aussi réitéré ses menaces de frapper des centrales électriques et d’autres infrastructures si l’Iran ne met pas fin à ce qu’il présente comme un blocage de la voie maritime.

Échéance sur le détroit d’Ormuz

L’Iran a déclaré qu’il répondrait à des attaques contre ses infrastructures en visant des infrastructures similaires appartenant aux États-Unis, ou liées aux États-Unis. Téhéran a aussi indiqué que le détroit resterait bloqué tant que l’Iran n’aurait pas été indemnisé des dommages de guerre. Les États-Unis ont créé 178 000 emplois en mars 2026, après une baisse de 133 000 le mois précédent, chiffre révisé (au lieu de -92 000). Ce résultat dépasse les attentes, qui tablaient sur +60 000. Le taux de chômage a reculé à 4,3% en mars contre 4,4% en février, également meilleur que prévu. En Europe, la position ferme de la BCE contre l’inflation pourrait limiter la baisse de l’euro. Des responsables ont indiqué que la politique monétaire restera restrictive (c’est-à-dire avec des taux d’intérêt élevés pour freiner les prix) jusqu’au retour de l’inflation vers l’objectif de 2%.

Signaux du marché des options

Compte tenu de la solidité du dollar, la demande augmente pour des options (contrats qui donnent le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) visant à se protéger d’une nouvelle baisse de l’EUR/USD. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché et intégrée dans le prix des options) sur la paire a fortement progressé, tandis que le VIX (indice de volatilité du marché actions américain, souvent vu comme un baromètre de la peur) est repassé au-dessus de 20, une première depuis le trimestre précédent. Cela indique que les opérateurs anticipent de forts mouvements de prix et acceptent de payer plus cher pour se couvrir. L’attention se porte cette semaine sur l’échéance de mardi concernant le détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique pour l’énergie mondiale. Les contrats à terme sur le Brent (prix du pétrole de référence en Europe ; un contrat à terme est un accord pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) ont déjà dépassé 110 dollars le baril, alimentant les craintes d’inflation mondiale. Un blocage prolongé renforcerait probablement les achats de valeurs refuges (actifs recherchés en période de stress), au profit du dollar, quelle que soit la position de la BCE. Le rapport sur l’emploi américain, nettement supérieur aux attentes, modifie la lecture de la politique de la Réserve fédérale. Le marché écarte désormais l’idée d’une baisse des taux cet été, un changement notable par rapport à il y a quelques semaines. Cet écart, avec une économie américaine solide et une Fed potentiellement plus prudente, constitue un soutien de fond pour le dollar. Cela rappelle les premières réactions de marché lors des tensions géopolitiques de 2022, quand le dollar avait profité d’un mouvement de recherche de sécurité. Le contexte diffère de la période de désinflation généralisée (ralentissement de la hausse des prix) qui avait permis d’envisager une politique plus accommodante (taux plus bas) durant l’essentiel de 2025. Les hypothèses sur un changement rapide de cap des banques centrales doivent donc être revues face à ces nouveaux risques. En conséquence, l’achat d’options de vente sur EUR/USD (put : option donnant le droit de vendre, utilisée pour se protéger d’une baisse) peut servir de couverture contre une rechute marquée, notamment sous 1,1450. Pour une approche baissière mais moins agressive, la mise en place de « bear call spreads » (stratégie combinant la vente et l’achat d’options d’achat à des prix d’exercice différents, pour viser un gain si le cours reste sous un niveau) peut offrir une exposition si la paire reste sous des résistances clés. La volatilité élevée rend la vente d’options plus risquée, mais elle renchérit aussi la protection pour les investisseurs exposés.

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L’AUD/USD glisse vers 0,6885, des chiffres de l’emploi américain solides et les tensions au Moyen-Orient soutenant le dollar

L’AUD/USD a reculé vers 0,6885 en début de séance asiatique lundi. Le dollar américain s’est renforcé face au dollar australien après de bons chiffres de l’emploi aux États-Unis et des tensions persistantes au Moyen-Orient. Plus tard lundi, l’indice ISM des services (PMI) de mars aux États-Unis est attendu. Les opérateurs suivront cette publication pour évaluer le rythme de l’économie américaine.

Données américaines clés et réaction du marché

Vendredi, le Bureau of Labor Statistics a indiqué que les créations d’emplois hors agriculture (Nonfarm Payrolls, c’est-à-dire le nombre d’emplois créés hors secteur agricole) ont augmenté de 178 000 en mars. Cela intervient après une baisse de 133 000 le mois précédent (chiffre révisé), et au-dessus des attentes (+60 000). Le taux de chômage a légèrement reculé à 4,3% contre 4,4%. Dimanche, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il pourrait bombarder des centrales électriques iraniennes à partir de mardi. Cette déclaration fait suite au sauvetage d’un aviateur américain en Iran, plus d’un jour après que son avion de chasse a été abattu. Le regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que les craintes d’une fermeture du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport du pétrole), ont soutenu le dollar américain. Cela a pesé sur la paire. Les anticipations pour la réunion de mai suggèrent une nouvelle hausse possible des taux, en lien avec la hausse des prix du pétrole et un marché du travail tendu (c’est-à-dire avec peu de main-d’œuvre disponible). Westpac prévoit trois hausses supplémentaires des taux de la RBA en 2026, portant le taux directeur (cash rate, le principal taux fixé par la banque centrale) à 4,85%, un niveau plus vu depuis novembre 2008.

Scénarios de trading et positionnement sur les options

L’AUD/USD reste sous pression, proche de 0,6885 au 6 avril 2026, porté par un rapport solide sur l’emploi américain et la montée des tensions avec l’Iran. Cela pousse les investisseurs vers le dollar, considéré comme une valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude). À court terme, cela favorise des positions orientées à la baisse sur le dollar australien. Le chiffre de 178 000 créations d’emplois confirme la résistance du marché du travail. Combiné à un taux de chômage bas à 4,3%, cela suggère que la Réserve fédérale (Fed) a peu de marge pour baisser ses taux, ce qui soutient le dollar. Le risque géopolitique au Moyen-Orient attire aussi les capitaux vers le dollar. Cela fait monter la volatilité implicite (niveau de volatilité attendu par le marché, déduit du prix des options), ce qui renchérit les options. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les options) intègrent davantage le risque de mouvements brusques, notamment autour du détroit d’Ormuz. Malgré la faiblesse actuelle de l’AUD, la RBA garde un ton restrictif (hawkish, c’est-à-dire favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation). L’hypothèse de trois hausses supplémentaires vers 4,85% serait normalement un soutien important pour la devise. Mais, pour l’instant, l’aversion au risque mondiale (risk-off, quand les investisseurs réduisent les actifs risqués) et la force du dollar dominent. Dans ce contexte baissier, acheter des options de vente (put, option qui gagne en valeur si le taux de change baisse) sur AUD/USD permet de se positionner sur une poursuite du repli vers des zones de support (niveaux de prix où la baisse a tendance à ralentir). Toutefois, avec une volatilité élevée, ces options sont chères. Une stratégie plus prudente consiste à utiliser des spreads de puts (acheter un put et en vendre un autre à un niveau différent) pour réduire le coût.

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En début de séance asiatique, l’USD/JPY se maintient près de 159,65, les traders évaluant l’évolution du conflit entre les États-Unis et l’Iran

L’USD/JPY est resté stable, autour de 159,65, en début de séance asiatique lundi, alors que les marchés suivaient l’évolution du conflit entre les États-Unis et l’Iran. L’indice ISM des services (PMI, un indicateur d’activité basé sur des enquêtes auprès des entreprises) pour mars est attendu plus tard dans la journée de lundi. Donald Trump a déclaré dimanche que les États-Unis viseraient les centrales électriques iraniennes dès mardi si le détroit d’Ormuz restait fermé, après que les forces américaines ont secouru un aviateur dont l’avion avait été abattu. L’Iran a rejeté cet ultimatum et a indiqué qu’il riposterait en attaquant des infrastructures similaires appartenant aux États-Unis, liées aux États-Unis, ou associées aux États-Unis.

Risques d’intervention sur le yen

Les opérateurs surveillaient aussi la probabilité d’une action japonaise pour soutenir le yen si sa faiblesse se prolonge. Atsushi Mimura, principal responsable japonais des questions de change, a déclaré la semaine dernière que les autorités pourraient prendre des mesures « décisives » si des mouvements spéculatifs (des paris de marché de court terme, parfois excessifs) persistent. Le yen fait partie des devises les plus échangées. Son cours dépend notamment de la conjoncture japonaise, de la politique de la Banque du Japon (BoJ), de l’écart de rendement entre obligations (différence entre les taux des emprunts d’État américains et japonais) et du climat de marché. La BoJ a mené une politique monétaire très accommodante de 2013 à 2024 (taux très bas et injections de liquidités), ce qui a pesé sur le yen. À l’inverse, la sortie progressive de cette politique a apporté un soutien. Un écart plus large entre les rendements des obligations d’État à 10 ans américaines et japonaises a souvent favorisé le dollar, même si le changement de cap de la BoJ en 2024 et les baisses de taux ailleurs ont réduit cet écart. Le yen est aussi souvent considéré comme une valeur refuge (actif jugé plus sûr quand les marchés deviennent nerveux). En revenant sur le début de 2025, la parité USD/JPY testait le seuil clé de 160. Le mouvement s’expliquait par la tension géopolitique liée au dossier États-Unis–Iran et par un fort écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon. Les avertissements de la BoJ montraient clairement que ce niveau était jugé difficilement tenable.

Divergence de politiques en recomposition

Ces avertissements n’étaient pas symboliques : une intervention importante a eu lieu peu après, rappelant les 9 790 milliards de yens mobilisés au printemps 2024 pour défendre la devise (achats de yens par l’État contre ventes de devises). Cet historique incite les opérateurs à la prudence, car le risque d’un recul rapide de l’USD/JPY reste présent. Toute position acheteuse USD/JPY (parier sur la hausse de la paire) doit intégrer ce précédent. À ce jour, le 6 avril 2026, les facteurs de fond se sont davantage retournés contre le dollar. La Réserve fédérale américaine marque une pause après ses hausses de taux, l’inflation ralentissant vers 2,5%, tandis que la BoJ poursuit une normalisation graduelle (retour progressif à une politique moins permissive), avec deux petites hausses de taux depuis la fin des taux négatifs. Résultat : l’écart de rendement entre les obligations à 10 ans américaines et japonaises se réduit, ce qui diminue l’attrait des stratégies de portage (« carry trade », emprunter à faible taux pour investir à plus haut taux) qui favorisaient auparavant le dollar. Dans ce contexte, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) sur les options USD/JPY devrait rester élevée dans les prochaines semaines. Les investisseurs peuvent envisager l’achat d’options d’achat sur yen (JPY call) ou d’options de vente sur USD/JPY (put) pour se couvrir (réduire le risque) ou profiter d’une nouvelle appréciation rapide du yen. Les données de positionnement spéculatif de la CFTC (autorité américaine qui publie des statistiques sur les positions des grands intervenants) montrent encore une position nette vendeuse sur le yen, certes réduite, ce qui laisse ces positions exposées à un « squeeze » (mouvement violent quand les vendeurs doivent racheter en urgence). Même si des tensions géopolitiques peuvent provoquer un mouvement temporaire vers le dollar perçu comme refuge, la tendance de fond des politiques monétaires pèse désormais sur la paire. Il faut s’attendre à ce que tout rebond vers la zone 155–160 s’accompagne d’avertissements verbaux plus fermes et d’un risque accru d’action directe sur le marché de la part des autorités japonaises. Les stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les options) devraient donc privilégier un yen plus fort, ou au minimum protéger contre une baisse rapide de l’USD/JPY.

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L’OPEP+ décide d’augmenter ses quotas de production de pétrole en mai de 206 000 barils par jour, selon Reuters, sur fond de crise énergétique

L’OPEP+ a accepté dimanche d’augmenter les quotas de production de pétrole de 206 000 barils par jour en mai, selon Reuters. Le groupe a évoqué la nécessité de protéger les routes maritimes internationales afin que les approvisionnements en énergie puissent circuler librement. L’OPEP+ a aussi exprimé ses inquiétudes concernant des attaques contre des infrastructures énergétiques. Il a indiqué que ces attaques avaient réduit la quantité totale de pétrole réellement disponible.

Réaction du marché et sécurité de l’approvisionnement

Le brut WTI (pétrole léger américain de référence) gagnait 1,73% à 105,35 dollars au moment de la publication. Nous considérons que l’augmentation de 206 000 barils par jour est trop faible pour changer l’offre mondiale. Le marché semble du même avis, les prix montant malgré cette hausse annoncée. L’essentiel est ailleurs: les inquiétudes du groupe sur la sécurité de l’approvisionnement, signe d’un marché tendu et vulnérable. Cette hausse des prix est aussi soutenue par un équilibre offre-demande serré. D’après l’Energy Information Administration (EIA, l’agence publique américaine de l’énergie), les stocks mondiaux de pétrole diminuent et devraient encore reculer de 0,9 million de barils par jour jusqu’à la mi-2026. En clair, il y a peu de réserves disponibles: au moindre incident réel (blocage, sabotage, conflit), les prix peuvent réagir fortement. La mention explicite de la sécurité des routes maritimes et des infrastructures montre que le risque géopolitique (tensions internationales pouvant perturber la production ou le transport) reste le facteur dominant. Les attaques en mer Rouge fin 2023 et en 2024 avaient ajouté une «prime de risque» importante au brut (un supplément de prix lié à la crainte de perturbations). Ce message suggère que ces préoccupations persistent. Dans ce contexte, la volatilité implicite sur les options pétrolières (niveau de variations de prix attendu, déduit du prix des options) devrait rester élevée: les primes d’options (leur coût) restent donc chères, tout en reflétant un risque accru de mouvements brusques.

Se positionner pour des prix plus élevés

En 2025, nous nous rappelons le bond au-dessus de 120 dollars le baril en 2022, quand l’offre avait été fortement menacée après l’invasion de l’Ukraine. Avec la réserve stratégique de pétrole des États-Unis (Strategic Petroleum Reserve, stock public d’urgence) toujours proche de ses plus bas en 40 ans après les fortes mises sur le marché de l’époque, le marché dispose de moins de «coussin» pour amortir un choc. Cette faible hausse de production ne change pas cette fragilité. Dans ces conditions, la tendance la plus probable reste une hausse des prix, avec une volatilité élevée. Nous pensons que les traders peuvent envisager de se positionner via l’achat d’options d’achat («calls», droit d’acheter à un prix fixé) ou de «call spreads» (stratégie combinant l’achat d’un call et la vente d’un autre call à un prix plus élevé pour réduire le coût) sur les contrats à terme WTI et Brent (contrats standardisés pour acheter/vendre du pétrole à une date future). Ils peuvent viser des prix d’exercice (niveau de prix auquel l’option peut être exercée) au-dessus des cours actuels. Toute baisse liée à des craintes macroéconomiques (ralentissement, récession) peut offrir un point d’entrée, car les contraintes d’offre et les tensions géopolitiques devraient soutenir les prix.

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L’USD/JPY reste proche de 159,65 en début de séance asiatique, alors que les marchés évaluent les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran

USD/JPY a peu varié, autour de 159,65, en début de séance asiatique lundi, alors que les marchés suivaient l’évolution du conflit entre les États-Unis et l’Iran. L’indice ISM des services (PMI, un indicateur d’activité basé sur des enquêtes auprès des entreprises) américain pour mars est attendu plus tard dans la journée. Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu’il détruirait les centrales électriques de l’Iran à partir de mardi, après que les forces américaines ont secouru un aviateur plus d’un jour après que son avion de chasse a été abattu. L’Iran a rejeté une demande de réouverture du détroit d’Ormuz et a indiqué qu’il répondrait aux attaques contre ses infrastructures en visant des infrastructures similaires détenues par les États-Unis ou liées aux États-Unis.

Risque au Moyen-Orient et soutien au dollar

L’incertitude autour d’un éventuel cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que les tensions au Moyen-Orient, peuvent soutenir le dollar à court terme. Dans le même temps, les discussions sur une possible action des autorités japonaises pour soutenir le yen pourraient limiter la hausse de l’USD/JPY. Le principal diplomate japonais chargé des questions de change, Atsushi Mimura, a déclaré la semaine dernière que les autorités pourraient devoir prendre des mesures « décisives » si des mouvements spéculatifs persistent sur le marché des changes (marché où s’échangent les devises). La valeur du yen dépend de la conjoncture japonaise, de la politique de la Banque du Japon, de l’écart de rendement entre les obligations japonaises et américaines (différence de taux d’intérêt), et du niveau d’aversion au risque. La Banque du Japon intervient parfois sur le marché des changes (achat/vente de devises pour influencer le taux de change), mais rarement. Sa politique monétaire très accommodante (taux très bas et soutien massif à l’économie) entre 2013 et 2024 a affaibli le yen, tandis qu’un début de normalisation en 2024 lui a apporté un certain soutien.

Risque d’intervention et divergence de politique

Il faut rester attentif au risque d’une intervention directe des autorités japonaises pour soutenir le yen. Avec la paire au-dessus du seuil de 160 depuis plusieurs semaines, les avertissements verbaux du ministère des Finances se multiplient. Les réserves de change du Japon restent élevées, au-delà de 1 200 milliards de dollars, ce qui lui donne une capacité importante d’action en cas de décision d’intervenir. Le moteur principal reste le fort écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon. Même si la Banque du Japon a relevé son taux directeur à 0,25 %, le taux de la Réserve fédérale (banque centrale américaine) à 4,0 % crée un écart très favorable au dollar. Cette pression explique la faiblesse du yen depuis des années et rend coûteux un pari prolongé contre le dollar. Compte tenu du risque de mouvement soudain, l’achat d’options d’achat sur le yen (contrats donnant le droit d’acheter du yen à un prix fixé, utilisés pour se protéger ou spéculer) gagne en popularité. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) progresse, tandis que l’indice VIX (baromètre de la nervosité des marchés actions) évolue autour de 22, reflétant les inquiétudes liées à la géopolitique et au risque d’intervention. Les options permettent de se positionner sur un renforcement rapide du yen sans subir pleinement le coût du « portage » (gain lié aux différentiels de taux, qui favorise la détention d’une devise à taux plus élevé). Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.

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L’Opep+ a décidé d’augmenter les quotas de production de pétrole en mai de 206 000 barils par jour, selon Reuters, dans un contexte de crise mondiale

L’OPEP+ a convenu dimanche d’augmenter les quotas de production de pétrole de 206 000 barils par jour pour le mois de mai, selon Reuters. Le groupe a aussi souligné la nécessité de protéger les routes maritimes internationales afin d’assurer la continuité des livraisons d’énergie. L’OPEP+ s’est dite préoccupée par les attaques visant les infrastructures énergétiques, qui ont réduit l’offre disponible. Au moment d’écrire ces lignes, le WTI gagnait 1,73% à 105,35 dollars.

Qu’est-ce que le WTI

WTI signifie « West Texas Intermediate ». C’est un pétrole brut de référence, avec le Brent et le Dubai. On le qualifie de « léger » (pétrole peu dense, plus facile à raffiner en carburants) et de « doux » (faible teneur en soufre, donc moins polluant et plus simple à traiter). Il est produit aux États-Unis et acheminé via le hub de Cushing, un grand centre de stockage et de transport dans l’Oklahoma. Le prix du WTI dépend surtout de l’offre et de la demande, influencées par la croissance mondiale, les événements politiques, les conflits et les sanctions. Les décisions de l’OPEP et la valeur du dollar américain comptent aussi, car le pétrole est principalement négocié en dollars. Les rapports hebdomadaires de stocks publiés par l’API (American Petroleum Institute, association professionnelle du secteur) et l’EIA (Energy Information Administration, organisme public américain) peuvent faire bouger le WTI en indiquant si les réserves augmentent ou diminuent. Leurs estimations sont souvent proches, et le rapport de l’EIA est publié un jour après celui de l’API. L’OPEP réunit 12 pays producteurs qui fixent des quotas de production lors de réunions deux fois par an. L’OPEP+ ajoute dix pays non membres de l’OPEP, dont la Russie.

Perspectives de marché et facteurs clés

La hausse des quotas de seulement 206 000 barils par jour en mai est perçue comme un geste symbolique. Avec un WTI solide au-dessus de 105 dollars, cet apport limité ne devrait pas calmer un marché déjà tendu, c’est-à-dire marqué par une offre insuffisante face à la demande. Cela suggère que le groupe dispose de peu de capacité disponible (production additionnelle pouvant être mise sur le marché rapidement) ou ne veut pas freiner nettement la hausse des prix. Côté demande, les perspectives restent très robustes et dépassent largement l’augmentation prévue de l’offre. Dans son rapport de mars 2026, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a relevé sa prévision de croissance de la demande mondiale cette année à 1,7 million de barils par jour, en raison d’une activité économique plus forte qu’attendu. Le marché devrait donc absorber facilement ces volumes supplémentaires et rester en déficit. Les risques sur l’offre continuent aussi de soutenir les prix. L’inquiétude sur les routes maritimes est justifiée: les perturbations du transport en mer Rouge se sont prolongées au premier trimestre 2026, réduisant les livraisons de brut physique (pétrole réellement livré, par opposition aux contrats financiers) vers des marchés clés. Comme en 2025, ces facteurs géopolitiques devraient continuer à soutenir les cours. Les dernières données de stocks de l’EIA confirment cette tension sur l’offre. Le rapport de mercredi dernier a fait état d’une baisse inattendue de 4,1 millions de barils des stocks commerciaux américains de brut, alors que les analystes attendaient une légère hausse. C’est la troisième baisse hebdomadaire consécutive, signe que la demande dépasse l’offre disponible à l’approche de la saison estivale de conduite, période où la consommation de carburants augmente généralement aux États-Unis.

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Sur fond de tensions au Moyen-Orient et de menace de Trump contre l’Iran, le WTI s’échange près de 105 dollars, un plus haut de quatre ans

Le WTI, référence du pétrole brut américain, s’échangeait près de 105,00 $ pendant la séance asiatique de lundi, au plus haut depuis près de quatre ans. Les opérateurs attendent le rapport de l’American Petroleum Institute (API), attendu mardi (l’API est un organisme professionnel du secteur pétrolier qui publie une estimation des stocks de pétrole aux États-Unis, souvent avant les chiffres officiels). Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que les États-Unis viseront mardi les centrales électriques et des ponts iraniens si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert. Le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que l’Iran riposterait en attaquant des infrastructures comparables appartenant aux États-Unis ou liées à eux.

Choc d’offre au détroit d’Ormuz

Le détroit d’Ormuz transporte environ 20 % du pétrole mondial et est de facto fermé dans le contexte du conflit États-Unis–Iran. Cela réduit l’offre disponible sur le marché physique (le « marché physique » correspond aux livraisons réelles de pétrole, par opposition aux contrats financiers) et tire les cours du WTI vers le haut. L’Opep+ a déclaré dimanche qu’elle prévoyait d’augmenter sa production de 206 000 barils par jour en mai (l’Opep+ regroupe les pays de l’Opep et leurs alliés, dont la Russie, qui coordonnent leurs niveaux de production). Le groupe se réunira de nouveau le 3 mai pour décider des prochaines étapes. La montée des tensions retire une part importante de l’offre mondiale, ce qui rend la volatilité des prix (des variations rapides et fortes des cours) déterminante dans les prochaines semaines. L’indice de volatilité du pétrole brut OVX (un indicateur dérivé des prix des options, qui mesure les anticipations de volatilité du marché) remonte à des niveaux plus vus depuis les turbulences bancaires du début 2025. Dans ce contexte, certains privilégient des stratégies via options (contrats qui donnent le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) conçues pour profiter de mouvements importants, car l’issue peut aller d’une escalade à une solution diplomatique rapide. Avec le détroit d’Ormuz, un point de passage étroit (« chokepoint », c’est-à-dire un goulot d’étranglement stratégique) pour près de 21 millions de barils par jour, désormais bloqué, le marché physique est extrêmement tendu. La hausse limitée de production de l’Opep+ apporte peu de soulagement, d’autant que les réserves stratégiques américaines (stocks publics d’urgence destinés à amortir les chocs d’approvisionnement) restent proches de plus bas depuis 40 ans, autour de 360 millions de barils. Ce déficit d’offre alimente des scénarios de prix plus élevés.

Risques et points de vigilance

Il faut toutefois surveiller les signes de destruction de la demande (baisse de consommation provoquée par des prix durablement trop élevés), car un pétrole cher agit comme un impôt sur l’économie mondiale. Les derniers chiffres d’inflation de mars 2026 aux États-Unis et en Europe ont déjà montré une remontée préoccupante, et un choc pétrolier prolongé pourrait faire basculer des économies fragiles en récession. Un fort ralentissement finirait par faire chuter la demande de pétrole et, plus tard, les prix. L’attention immédiate se porte sur l’échéance de mardi fixée par Washington, ainsi que sur le rapport de l’API sur les stocks. Les données de stocks (volume de pétrole stocké, indicateur à court terme de l’équilibre offre-demande) restent importantes, mais elles seraient reléguées au second plan en cas d’action militaire — ou d’absence d’action — au Moyen-Orient. Cette incertitude binaire (deux issues possibles) rend les options hebdomadaires à très court terme particulièrement risquées.

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