USD/CAD progresse de 0,14 % alors que les créations d’emplois aux États-Unis dépassent largement les prévisions, frôlant le triple des attentes, selon les données du BLS

L’USD/CAD a progressé d’environ 0,14% vendredi, à 1,3936, dans des échanges peu fournis, car la plupart des marchés mondiaux étaient fermés pour le Vendredi saint. Le mouvement a suivi un rapport sur l’emploi américain plus solide que prévu, publié par le Bureau of Labor Statistics (l’organisme public américain qui produit les statistiques officielles sur l’emploi). Les créations d’emplois hors agriculture (Nonfarm Payrolls, c’est-à-dire le nombre d’emplois créés aux États‑Unis, hors secteur agricole) ont augmenté de 178 000 en mars, contre 60 000 attendus, après une révision de février à -133 000. Le taux de chômage a reculé de deux dixièmes à 4,3%, sous l’objectif de long terme de 4,5% de la Réserve fédérale (la banque centrale américaine).

Force du dollar et attentes sur les taux

L’indice du dollar (DXY, un indicateur qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) gagnait 0,06% et repassait au‑dessus de 100,00. Les prix sur le marché monétaire (qui reflètent les anticipations de taux à court terme) ont davantage intégré l’idée que la Fed pourrait laisser ses taux inchangés toute l’année, et les données du Chicago Board of Trade ont montré une baisse des positions dites « accommodantes » (paris sur une baisse des taux). Au Canada, la Banque du Canada a laissé ses taux inchangés le 18 mars. Le marché des swaps (contrats financiers utilisés pour se couvrir ou parier sur l’évolution des taux) intégrait deux hausses de taux de la BoC au second semestre. Après ces chiffres, l’USD/CAD a dépassé le plus haut du 2 avril à 1,3933, avec des seuils vers 1,3950 et 1,4000. Un support était évoqué autour de 1,3900, sur fond de faibles volumes (peu de transactions).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

L’AUD/USD recule, des créations d’emplois américaines solides soutenant le dollar et pesant sur le dollar australien dans des échanges allégés en raison des jours fériés

L’AUD/USD a effacé ses gains vendredi après des chiffres de l’emploi américain (Nonfarm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture) plus solides, qui ont soutenu le Dollar. Les échanges ont été calmes, la liquidité (facilité d’achat/vente sans faire bouger fortement les prix) étant réduite pendant le jour férié du Vendredi saint. L’AUD/USD évoluait près de 0,6900 après un plus haut intrajournalier à 0,6916. L’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) conservait ses gains au-dessus de 100.

Le rapport sur l’emploi américain soutient le dollar

L’économie américaine a créé 178 000 emplois en mars, au-dessus des 60 000 attendus, selon le Bureau of Labor Statistics (agence publique des statistiques du travail). Le chiffre de février a été révisé en baisse, à -133 000 emplois (contre -92 000 annoncé). Le taux de chômage a reculé à 4,3% contre 4,4%. Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,2% sur un mois en mars, contre 0,3% attendu, après 0,4% précédemment. Sur un an, il progresse de 3,5%, en dessous des 3,7% attendus et après 3,8%. Les marchés ont réduit les paris sur des baisses de taux rapides. L’outil CME FedWatch (indicateur des anticipations de taux à partir des contrats à terme sur les Fed funds) suggère désormais des taux inchangés jusqu’en 2026. Les risques d’inflation liés au pétrole (hausse des prix de l’énergie qui peut se diffuser à l’économie) sont cités parmi les facteurs influençant les perspectives de politique monétaire. En Chine, l’indice PMI manufacturier (Purchasing Managers’ Index, enquête auprès des directeurs d’achats; au-dessus de 50, l’activité s’étend) est remonté à 50,4 en mars, contre 49, au-dessus des 50,1 attendus, selon le Bureau national des statistiques. Le dollar australien réagit souvent à l’activité chinoise, en raison des liens commerciaux étroits entre l’Australie et la Chine. Les États-Unis affichent des créations d’emplois solides, mais une progression des salaires plus modérée. Ce contraste peut limiter l’amplitude de l’AUD/USD et favoriser une évolution en « range » (cours qui oscille dans une fourchette). Les stratégies qui profitent d’un marché sans tendance (mouvement latéral) peuvent être envisagées, comme la vente d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé). Par exemple, un straddle (vente ou achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou un strangle (call et put avec des prix d’exercice différents, plus éloignés du cours) autour de 0,6900 peut viser à capter la prime si le marché reste contenu.

Implications de stratégie pour l’AUD/USD

Cette lecture est renforcée par le dernier indice des prix à la consommation américain (CPI, mesure de l’inflation). L’inflation « core » (hors énergie et alimentation, plus stable) reste élevée à 3,4%, au-dessus de l’objectif de la Réserve fédérale. Cela conforte l’idée d’une Fed ferme en 2026, ce qui soutient le dollar. Dans ce contexte, vendre des options d’achat (calls) « hors de la monnaie » (strike au-dessus du cours, activation seulement en cas de hausse marquée) peut permettre de percevoir une prime, une progression durable au-delà de 0,7000 paraissant moins probable. À l’inverse, la hausse du PMI chinois est un signal positif pour l’Australie, mais il faut la comparer au repli des prix des matières premières. Le minerai de fer, exportation clé, est récemment passé sous 100 dollars la tonne, en baisse par rapport aux sommets de début d’année. Ce facteur peut limiter une forte appréciation du dollar australien, même avec de bonnes données chinoises. L’écart de politique monétaire entre banques centrales (divergence: orientations différentes de taux et de communication) devrait dominer. La Fed pourrait rester en pause, tandis que la Banque de réserve d’Australie (RBA) apparaît plus prudente, avec une inflation domestique qui ralentit plus vite qu’aux États-Unis. Cela plaide pour un AUD moins solide face à l’USD. Des stratégies comme le bear call spread (vente d’un call et achat d’un call plus haut: gains limités si le marché baisse ou stagne) peuvent convenir à ceux qui anticipent une baisse progressive. En 2025, plusieurs épisodes ont vu le marché anticiper à tort des baisses de taux agressives de la Fed, suivies de retournements rapides. Ce souvenir rend les opérateurs plus prudents. Si l’AUD/USD se stabilise en range, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) pourrait reculer. Vendre cette volatilité (encaisser une prime en pariant sur une baisse de la volatilité) peut devenir une stratégie centrale pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme les options).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

USD/CAD progresse de 0,14 % après des chiffres de l’emploi américain largement supérieurs aux prévisions, quasi trois fois au-dessus des attentes des économistes, selon le BLS

USD/CAD a progressé d’environ 0,14% vendredi et s’est échangé près de 1,3936 dans un marché peu animé en raison du Vendredi saint. Le mouvement a suivi un solide rapport sur l’emploi américain, d’après les données du Bureau américain des statistiques du travail (US Bureau of Labor Statistics). Les créations d’emplois hors agriculture (Nonfarm Payrolls, indicateur mensuel des embauches aux États-Unis hors secteur agricole) ont augmenté de 178.000 en mars, contre 60.000 attendues. Le chiffre de février a été révisé à -133.000, et le taux de chômage (part de la population active sans emploi) a reculé à 4,3% contre 4,5%.

Dollar et attentes sur les baisses de taux

L’indice du dollar (US Dollar Index, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) gagnait environ 0,06% et repassait au-dessus de 100,00. Les prix sur le marché monétaire (anticipations implicites de taux à court terme) et les données du Chicago Board of Trade (CBOT, marché américain où se traitent notamment des contrats de taux) indiquaient une baisse des attentes de réduction des taux américains à court terme, avec davantage de paris sur un statu quo jusqu’à la fin de l’année. Au Canada, la Banque du Canada a maintenu ses taux inchangés le 18 mars. Les prix des swaps (contrats financiers utilisés pour anticiper et couvrir l’évolution des taux) laissaient entrevoir deux hausses potentielles des taux de la Banque du Canada au second semestre, ce qui a limité la hausse de l’USD/CAD. Après ces données, l’USD/CAD a franchi le sommet du 2 avril à 1,3933, avec en ligne de mire des zones proches de 1,3950 et 1,4000. Un soutien (zone où la demande peut freiner la baisse) a été observé autour de 1,3900, dans un contexte de faibles volumes (peu d’échanges).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

En mars, l’indice PMI composite de S&P Global aux États-Unis s’est établi à 50,3, en deçà des anticipations de 51,4.

Le PMI composite S&P Global des États-Unis s’est établi à 50,3 en mars, sous le consensus de 51,4. Un chiffre au-dessus de 50 signale une expansion (activité en hausse), tandis qu’un chiffre sous 50 indique une contraction (activité en baisse). À 50,3, l’indice reste de justesse en zone d’expansion.

Signal de ralentissement

Le rapport PMI composite de mars envoie un signal clair de ralentissement de l’économie. L’écart par rapport aux attentes est notable et montre qu’au début du deuxième trimestre, l’activité américaine progresse à peine. Cette faiblesse inattendue augmente le risque d’un coup d’arrêt de la croissance. Cela pèse directement sur les anticipations de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) et rend plus probable une baisse de taux durant l’été. Les contrats à terme sur les Fed Funds (instruments de marché qui reflètent les attentes de taux à court terme) indiquent désormais 70% de probabilité d’une baisse de taux d’ici la réunion de juillet, contre 50% la semaine dernière. La Fed pourrait donc adopter un ton plus accommodant (plus favorable à des taux bas) dans ses prochaines communications. La volatilité (ampleur des variations de marché) est le premier axe de couverture envisagé, car ces chiffres renforcent l’incertitude. Une stratégie consiste à acheter des options d’achat sur le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») afin de se protéger contre un repli des marchés dans les prochaines semaines. Lors du ralentissement observé mi-2025, des déceptions similaires sur les PMI avaient brièvement poussé le VIX au-dessus de 20. Un mouvement de rotation sectorielle est également probable, avec des sorties des secteurs cycliques (sensibles à la conjoncture) au profit de secteurs défensifs (plus stables). Les flux pourraient se diriger des valeurs technologiques et de consommation discrétionnaire (achats non essentiels) vers les services aux collectivités (utilities) et la santé. Couvrir une exposition longue aux valeurs tech via des ETF défensifs comme le XLU (ETF centré sur les utilities) paraît pertinent. Sur le marché obligataire, ces données favorisent les Treasuries (obligations d’État américaines) et plaident pour une poursuite de la baisse des rendements. Le rendement du Treasury à 10 ans est déjà passé sous 3,8% et pourrait revenir vers les plus bas de l’hiver dernier. Ce contexte est favorable aux positions sur des contrats à terme d’emprunts d’État à longue durée (obligations « longues », plus sensibles aux variations de taux).

Perspectives sur le dollar et les taux

Une Fed plus accommodante devrait peser sur le dollar. Le Dollar Index (DXY, indice mesurant le dollar face à un panier de grandes devises) est surveillé pour une possible cassure sous le support clé de 102,50. Une telle faiblesse peut créer des opportunités sur des paires comme EUR/USD et soutenir les métaux précieux.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

En mars, l’indice PMI S&P Global des services aux États-Unis est tombé à 49,8, en deçà des 51,1 attendus.

Le PMI des services S&P Global aux États-Unis s’est établi à 49,8 en mars, en dessous du consensus à 51,1. Un niveau inférieur à 50 indique une contraction de l’activité dans les services (baisse de l’activité). Le consensus signalait une expansion (hausse de l’activité) car il était au-dessus de 50.

L’activité des services repasse en territoire négatif

Le PMI des services de mars, à 49,8, montre que le secteur des services se contracte pour la première fois depuis début 2025. Cet écart inattendu par rapport au consensus de 51,1 suggère qu’un ralentissement économique plus large pourrait s’installer. Il faut ajuster les stratégies pour tenir compte d’un risque de récession plus élevé. Ce signal pèse directement sur la trajectoire de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine), rendant de nouvelles hausses de taux moins probables. Les contrats à terme sur le taux des Fed funds (instruments de marché qui reflètent les anticipations de taux directeurs) intègrent désormais 60% de probabilité d’une baisse de taux d’ici le troisième trimestre 2026, contre 25% la semaine dernière. Une approche consiste à acheter des options (contrats donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre) sur des contrats à terme de taux afin de profiter d’un scénario plus accommodant (politique monétaire plus souple). Ce diagnostic est cohérent avec d’autres données récentes, notamment les inscriptions hebdomadaires au chômage montées à 240 000, un plus haut de l’année. Un schéma comparable avait été observé fin 2022, lorsque l’essoufflement des services avait précédé un recul marqué des marchés et un changement d’orientation de la Fed. La dernière inflation « core PCE » à 2,6% (indice des prix des dépenses de consommation hors éléments volatils comme l’énergie et l’alimentation, indicateur suivi par la Fed) donne aussi à la banque centrale une marge pour envisager un assouplissement si la faiblesse économique dure. Dans ce contexte, certains investisseurs privilégient des options de vente de protection (« puts », contrats profitant d’une baisse) sur de grands indices boursiers comme le S&P 500. Le VIX (indice mesurant la volatilité attendue du marché, souvent appelé « indice de la peur ») a déjà bondi de 15% à 17,5, ce qui plaide pour une couverture (réduction du risque) contre une nouvelle baisse.

Se positionner pour un marché plus défensif

Des perspectives économiques plus faibles et la possibilité de taux plus bas pourraient peser sur le dollar. Une stratégie consiste à envisager des options de vente sur le Dollar Index (DXY, indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) pour tirer parti d’un possible recul. Cela peut aussi conduire à privilégier des secteurs défensifs, en favorisant des options d’achat (« calls », contrats profitant d’une hausse) sur les services aux collectivités (utilities) et la consommation de base (biens essentiels), plutôt que des secteurs cycliques comme la technologie et l’industrie. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

En mars, l’indice PMI composite S&P Global des États-Unis s’est établi à 50,3, en deçà des 51,4 attendus.

L’indice PMI composite S&P Global des États-Unis s’est établi à 50,3 en mars, en dessous des attentes de 51,4. Un chiffre au-dessus de 50 signale une expansion (activité en hausse). Un chiffre en dessous de 50 signale une contraction (activité en baisse).

Le PMI composite signale un ralentissement

En ressortant à 50,3 en mars, en deçà des 51,4 attendus, le PMI composite indique clairement un essoufflement de l’économie. Ce niveau, à peine au-dessus du seuil de 50 qui sépare hausse et baisse de l’activité, suggère une stagnation des entreprises. En conséquence, nous surveillons un ton plus accommodant de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine), car ces données affaiblissent l’argument en faveur de taux d’intérêt maintenus à un niveau élevé. Cette faiblesse rejoint le dernier rapport sur l’emploi, qui montre que les créations d’emplois hors agriculture (non-farm payrolls, indicateur mensuel de l’emploi) n’ont augmenté que de 150 000 en mars, contre 190 000 attendus. Par ailleurs, l’inflation sous-jacente PCE de février (Core PCE, mesure des prix hors éléments volatils comme l’énergie et l’alimentation, suivie de près par la Fed) a ralenti à 2,6%. L’idée que la Fed puisse baisser ses taux plus tôt que prévu gagne donc en crédibilité. Cette poursuite du reflux de l’inflation, après 3,1% fin 2025, plaide pour une politique monétaire moins restrictive (c’est-à-dire moins dure pour le crédit et l’activité). Pour les opérateurs sur indices actions, cela incite à acheter une protection. Les options de vente (put options, contrats qui prennent de la valeur si l’indice baisse) sur le S&P 500 peuvent servir de couverture (hedge, protection d’un portefeuille). La volatilité implicite (estimation, via le prix des options, des variations futures attendues), mesurée par le VIX (indice de volatilité du S&P 500), est remontée à 17,5 après des niveaux autour de 14 plus tôt dans le trimestre, signe d’une incertitude accrue. Nous envisageons des stratégies comme les spreads de puts (achat d’un put et vente d’un autre, pour limiter le coût et encadrer le risque) afin de se positionner sur un repli tout en maîtrisant l’exposition. Sur le marché des taux, la probabilité d’une baisse des taux en juin dépasse désormais 70%, d’après les contrats à terme sur le taux des fed funds (Fed funds futures, prix de marché qui reflètent les anticipations de taux). Cela rend attrayantes les positions acheteuses sur les contrats à terme de Treasuries (Treasury futures, instruments liés aux obligations d’État américaines), notamment sur les maturités 2 ans et 10 ans, pour profiter d’une baisse des rendements (yields, taux servis par les obligations). Nous nous positionnons sur une pentification de la courbe des taux (écart entre taux courts et taux longs), car les taux à court terme devraient reculer plus vite que les taux à long terme. Cette configuration rappelle la fin de 2023 : à l’époque, la dégradation des PMI et de l’emploi avait précédé un fort rebond des obligations et des valeurs de croissance, lorsque le marché avait commencé à anticiper un changement d’orientation de la Fed, avec l’arrêt des hausses de taux. L’historique suggère qu’anticiper tôt un assouplissement des conditions financières (crédit plus facile et financement moins coûteux) peut être très rentable.

Parallèles avec la fin 2023

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

En mars, l’indice PMI des services S&P Global aux États-Unis s’est établi à 49,8, en deçà des 51,1 anticipés par les analystes.

Le PMI des services S&P Global aux États-Unis s’est établi à 49,8 en mars, sous le consensus de 51,1. Un indice sous 50 indique un recul de l’activité (contraction) dans les services. Un niveau à 51,1 aurait signalé une poursuite de la hausse de l’activité (expansion).

Perspectives sur la volatilité des marchés

La baisse inattendue du PMI des services à 49,8 en mars constitue le premier signal de recul de l’activité dans ce secteur cette année. C’est un changement important, car les services ont soutenu la dynamique de l’économie en 2025. Il faut s’attendre à une hausse de la volatilité des marchés, le temps que les investisseurs intègrent cette faiblesse. Ces données fragilisent la position prudente récente de la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine, sur l’inflation (hausse des prix). En conséquence, les anticipations de baisse de taux en juin ont nettement progressé : les contrats à terme sur les fed funds (instruments qui reflètent les attentes de taux directeurs) intègrent désormais une probabilité de 70%, contre 45% la semaine dernière. Dans ce contexte, se positionner sur une baisse des taux d’intérêt via des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur des ETF du Trésor (fonds cotés répliquant des obligations d’État américaines) peut être une approche pertinente. L’indice de volatilité du CBOE (VIX), souvent appelé « indice de la peur » car il mesure la volatilité implicite attendue (volatilité déduite des prix des options), a dépassé 18, signe d’une incertitude accrue sur la croissance. Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif), cette hausse de volatilité implicite peut rendre plus attractif l’encaissement de primes (revenu tiré de la vente d’options) via des stratégies comme l’iron condor (montage d’options visant à profiter d’un marché stable) sur de grands indices. Elle renchérit aussi l’achat de puts de protection (options de vente utilisées comme assurance contre une baisse), que beaucoup envisagent désormais. En observant le ralentissement du début 2025, on a constaté que le marché pénalise rapidement les entreprises exposées aux services lorsque l’activité recule. Cette publication met en lumière la consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles des ménages) et les services technologiques, ce qui peut rendre logique une couverture via des puts sur les ETF liés (instrument de couverture visant à limiter les pertes). Les secteurs défensifs (moins sensibles au cycle économique) pourraient mieux résister tant que la visibilité économique reste limitée.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

En pleine période de faible liquidité liée aux fêtes, l’EUR/USD reste cantonné dans une fourchette, des créations d’emplois américaines solides dopant le dollar, l’euro se maintenant stable

EUR/USD a évolué dans une fourchette étroite vendredi: les chiffres de l’emploi américain (NFP, rapport mensuel sur les créations d’emplois hors secteur agricole) ont dépassé les attentes, soutenant le dollar, tandis que l’euro est resté stable dans un marché peu liquide en raison du Vendredi saint. La paire évoluait autour de 1,1534 au moment de la rédaction, en baisse pour une deuxième séance après un plus haut d’une semaine à 1,1627 mercredi. L’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) oscillait près de 100.

Les chiffres de l’emploi américain surprennent à la hausse

Les données du Bureau of Labor Statistics ont montré que les États-Unis ont créé 178.000 emplois en mars, contre 60.000 attendus. Le chiffre de février a été révisé vers le bas, à une perte de 133.000 emplois contre une baisse de 92.000 annoncée auparavant. Le taux de chômage a reculé à 4,3% contre 4,4%. Le salaire horaire moyen a progressé de 0,2% sur un mois (m/m, comparaison avec le mois précédent), sous la prévision de 0,3% et après 0,4% précédemment. Sur un an (a/a, comparaison avec la même période un an plus tôt), les salaires ont augmenté de 3,5%, sous les 3,7% attendus et en ralentissement par rapport à 3,8% auparavant. Les marchés s’attendent à ce que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) maintienne ses taux directeurs inchangés plus longtemps. Les anticipations de baisse de taux (attentes du marché sur une future réduction des taux) ont reculé depuis le début de la guerre États-Unis–Israël contre l’Iran, car la hausse possible du pétrole accroît les risques d’inflation. Les chiffres de l’emploi confortent ce scénario.

Divergence de politique monétaire et implications pour le trading

Une dynamique déjà vue se remet en place, similaire à l’environnement de marché de l’an dernier. Le rapport sur l’emploi de mars publié aujourd’hui indique que l’économie américaine a créé 255.000 emplois, bien au-dessus des 180.000 attendus, comme lors des surprises observées en mars 2025. Le taux de chômage a aussi reculé à 3,8%, signe d’un marché du travail toujours tendu. Cette solidité, notamment avec des salaires horaires moyens en hausse au rythme annuel de 4,1%, renforce la stratégie de la Fed dite « plus haut plus longtemps » (taux élevés maintenus plus longtemps). Des données résistantes donnent à la Fed des arguments pour garder les taux stables afin de limiter une inflation persistante. Conséquence: les contrats à terme sur les fed funds (fed funds futures, instruments qui reflètent les anticipations de taux de la Fed) excluent presque toute baisse de taux avant le troisième trimestre. La situation contraste avec l’Europe: l’inflation en zone euro (CPI, indice des prix à la consommation) a encore ralenti en mars, à 2,3%. Cette divergence de politique monétaire (écart croissant entre la Fed et la BCE) pèse sur l’EUR/USD, la Banque centrale européenne (BCE) semblant plus ouverte à un assouplissement (baisse des taux ou politique plus accommodante). L’écart de taux entre les États-Unis et l’Allemagne s’élargit en faveur du dollar, un moteur important du marché des changes. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), cela plaide pour un positionnement baissier sur l’EUR/USD. Acheter des options de vente (put options, droit de vendre à un prix fixé) sur l’euro, ou mettre en place des « risk reversals » baissiers (stratégie d’options combinant achat de put et vente de call pour exprimer un biais baissier) permet d’exprimer ce scénario sur les prochaines semaines. Ces stratégies peuvent profiter d’un repli vers le support 1,0600 (zone de prix où la baisse a souvent tendance à se stabiliser), surtout si les prochains chiffres d’inflation américains ressortent élevés. On a vu la force de cette dynamique en 2022-2023, quand le durcissement rapide de la Fed (hausse des taux et conditions financières plus strictes) a propulsé l’indice du dollar au-dessus de 110. Cela montre qu’une Fed déterminée, soutenue par de bonnes données domestiques, peut installer une tendance durable contre des devises dont la banque centrale est plus conciliante (« dovish », favorable à des taux plus bas). L’histoire suggère que parier contre la Fed dans ces conditions a peu de chances de réussir.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Trump affirme que les États-Unis pourraient aisément rouvrir le détroit d’Ormuz, saisir du pétrole et engranger d’importants profits

Le président américain Donald Trump a publié sur Truth Social, le Vendredi saint, que les États-Unis pourraient rouvrir le détroit d’Ormuz, prendre du pétrole et « faire fortune ». Il a écrit que ce serait un « jaillissement » pour le monde. Le dollar américain s’est échangé en légère hausse après un rapport de mars sur les créations d’emplois hors agriculture (Nonfarm Payrolls, indicateur mensuel des emplois créés aux États-Unis en dehors du secteur agricole) meilleur que prévu. Les échanges étaient plus réduits en raison des vacances de Pâques, ce qui a maintenu la devise dans ses fourchettes habituelles.

Risque géopolitique sur les marchés de l’énergie

Ces propos, tenus l’an dernier un Vendredi saint, rappellent nettement que les marchés de l’énergie intègrent en permanence une prime de risque géopolitique (surcoût dans les prix lié à l’incertitude politique et militaire). Cette rhétorique sur le détroit d’Ormuz — passage maritime stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial — met en évidence une fragilité pouvant être instrumentalisée à des fins politiques. Les investisseurs devraient réévaluer leurs hypothèses sur la stabilité au Moyen-Orient. Avec un Brent (pétrole de référence en Europe) récemment repassé au-dessus de 92 dollars le baril sur fond de tensions et d’OPEP+ (alliance de pays exportateurs de pétrole menée par l’OPEP et la Russie) maintenant ses réductions de production (baisse volontaire de l’offre pour soutenir les prix), le marché est déjà sous tension. Le dernier rapport de l’EIA (agence américaine de l’énergie) a montré une baisse inattendue des stocks de brut de 2,1 millions de barils, ce qui soutient les prix. Des options d’achat à maturité longue (contrats donnant le droit d’acheter plus tard à un prix fixé, pour profiter d’une hausse) sur contrats à terme sur le pétrole (contrats d’achat/vente à une date future) ou via des ETF (fonds cotés en Bourse) liés au pétrole comme l’USO pourraient permettre de se positionner en cas de perturbation de l’offre. Cette incertitude se retrouve dans le sentiment de marché, avec le VIX (indice de volatilité, souvent appelé « baromètre de la peur ») repassant au-dessus de 18 après des niveaux proches de 13 plus tôt dans l’année. Des coûts énergétiques plus élevés pèsent directement sur les marges des entreprises (leur rentabilité) et sur la consommation des ménages, ce qui met les actions sous pression. L’achat de puts de protection (options donnant le droit de vendre à un prix fixé, pour se couvrir contre une baisse) sur de grands indices comme le SPX (indice S&P 500) est une stratégie de couverture (hedge) contre un repli brutal. Le dollar américain continue toutefois de bénéficier de statistiques nationales solides, avec l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) de mars 2026 ressorti au-dessus des attentes à 3,1 %. Cela renforce le rôle du dollar comme valeur refuge (actif recherché en période de stress). Toute escalade dans le Golfe pourrait déclencher des flux vers la sécurité (déplacements de capitaux vers des actifs jugés plus sûrs), ce qui soutiendrait encore la devise. Il suffit de se rappeler l’été 2019, lorsque des attaques contre des pétroliers dans le golfe d’Oman ont fait grimper le pétrole de plus de 4 % en une journée. Cette séquence a montré à quel point un conflit localisé peut rapidement peser sur les prix mondiaux. La mémoire de marché autour de ces épisodes implique que toute nouvelle menace, réelle ou perçue, pourrait provoquer une réaction rapide et marquée.

Chocs historiques et réaction des marchés

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

EUR/USD demeure dans une fourchette ; la solidité des créations d’emplois aux États-Unis soutient le dollar, tandis que l’euro se stabilise sur fond de liquidité réduite par les jours fériés

EUR/USD a évolué dans une fourchette étroite vendredi, dans un marché peu liquide en raison du Vendredi saint. La paire se situait autour de 1,1534, en baisse pour une deuxième séance après un plus haut d’une semaine à 1,1627 mercredi. Le dollar américain a été soutenu après le rapport sur l’emploi de mars, tandis que l’euro est resté relativement stable. L’indice du dollar (DXY, un indicateur qui mesure la force du billet vert face à un panier de grandes devises) oscillait près de 100.

Les chiffres de l’emploi aux États‑Unis soutiennent le dollar

Les créations d’emplois non agricoles (Nonfarm Payrolls, c’est-à-dire le nombre d’emplois créés hors secteur agricole) ont augmenté de 178 000 en mars, au-dessus des 60 000 attendus. Le chiffre de février a été révisé à une perte de 133 000 (contre -92 000 précédemment), tandis que le taux de chômage est descendu à 4,3% contre 4,4%. Le salaire horaire moyen (Average Hourly Earnings, un indicateur de la progression des salaires) a augmenté de 0,2% sur un mois, sous les 0,3% attendus et en baisse après 0,4%. Sur un an, les salaires progressent de 3,5%, sous les 3,7% attendus et après 3,8%. Ces données confortent l’idée que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) pourrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés plus longtemps. Les marchés ont réduit les anticipations de baisses de taux depuis le début de la guerre entre les États‑Unis et Israël contre l’Iran, car la hausse du pétrole accroît le risque d’inflation. 2026-04-03T19:53:45.719Z

Perspectives de la Fed et volatilité

Le rapport sur l’emploi s’est révélé meilleur que prévu, mais la réaction est restée limitée à cause du jour férié. Les 178 000 emplois créés confirment un marché du travail solide, ce qui donne peu de raisons à la Fed d’envisager une baisse des taux. Cela renforce le scénario de taux élevés plus longtemps. En revanche, la hausse plus modérée des salaires entretient l’incertitude, ce qui explique aussi pourquoi le dollar n’a pas progressé davantage. Ce contraste entre emploi solide et inflation salariale qui ralentit peut provoquer des mouvements brusques lorsque les intervenants reviendront sur le marché. L’indice VIX (le baromètre de la volatilité implicite, qui reflète les anticipations de variations sur les actions américaines) est récemment repassé au-dessus de 17, ce qui suggère une volatilité plus forte sur le marché des devises. Avec le conflit géopolitique et son impact sur le pétrole, l’inflation reste la préoccupation centrale pour la Fed. Le Brent (référence mondiale du pétrole) se maintient autour de 95 dollars le baril. Les dernières données d’inflation américaines (février 2026) montrent un CPI « core » (inflation sous-jacente, hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) autour de 3,7%, nettement au-dessus de l’objectif de la Fed. Dans ce contexte, il est difficile de parier contre le dollar à court terme. La situation rappelle 2022, quand une inflation résistante a poussé la Fed à relever ses taux de manière agressive, faisant monter le DXY au-delà de 110. Sans anticiper une telle intensité, cela illustre qu’une Fed « hawkish » (restrictive, c’est-à-dire focalisée sur la lutte contre l’inflation via des taux élevés) peut soutenir durablement le dollar. Le niveau actuel du DXY, proche de 100, constitue un point charnière pouvant servir de base à une nouvelle hausse. Côté européen, l’euro résiste en partie parce que la Banque centrale européenne (BCE) fait aussi face à une inflation persistante, avec un IPCH (indice des prix harmonisé, la mesure de l’inflation en zone euro) à 3,5%. Cela limite la possibilité pour la BCE d’être trop « dovish » (accommodante, c’est-à-dire favorable à des taux plus bas). Cela crée un plancher pour EUR/USD à ce stade. Le fait que la paire reste proche de 1,1550 malgré les chiffres américains illustre cet équilibre. Pour les intervenants sur les dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici la paire EUR/USD), cela peut plaider pour une stratégie consistant à vendre la volatilité à la hausse. Concrètement, vendre des options d’achat (call) en dehors de la monnaie (out-of-the-money, avec un prix d’exercice au-dessus du cours actuel, donc moins probable d’être exercées) ou mettre en place des « risk reversals » baissiers (montage d’options combinant achat/vente de calls et de puts pour exprimer un biais directionnel) permettrait de profiter si la paire reste en range ou s’oriente légèrement à la baisse. Ce type de position vise à tirer parti de l’idée que des hausses marquées d’EUR/USD sont peu probables dans les prochaines semaines.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Back To Top
server

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Discutez immédiatement avec notre équipe

Chat en direct

Démarrez une conversation en direct via...

  • Telegram
    hold En attente
  • Bientôt disponible...

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Telegram

Scannez le code QR avec votre smartphone pour démarrer un chat avec nous, ou cliquez ici.

Vous n’avez pas l’application ou la version de bureau de Telegram installée ? Utilisez plutôt Telegram Web .

QR code