Les créations d’emplois aux États-Unis ont progressé de 178 000 en mars, inversant la baisse révisée de 133 000 en février et dépassant les 60 000 attendues

Les créations d’emplois non agricoles (« nonfarm payrolls », c’est-à-dire les emplois hors secteur agricole) aux États-Unis ont augmenté de 178.000 en mars, annulant la baisse révisée de 133.000 en février (contre -92.000 initialement) et dépassant les attentes d’un gain de 60.000. Le taux de chômage a légèrement reculé à 4,3% après 4,4%, tandis que le taux de participation (part de la population en âge de travailler qui occupe un emploi ou en recherche un) a glissé à 61,9% après 62,0%. La hausse annuelle du salaire horaire moyen (progression des rémunérations par heure travaillée sur un an) a ralenti à 3,5% après 3,8%. Le BLS (Bureau of Labor Statistics, l’organisme public américain qui publie ces statistiques) a relevé le chiffre de janvier de 34.000 à 160.000, et abaissé celui de février de 41.000 à -133.000, ce qui laisse le total janvier-février inférieur de 7.000 aux estimations précédentes.

Réaction des marchés et contexte

Après la publication, l’indice du dollar (US Dollar Index, mesure de la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) s’inscrivait en légère hausse au-dessus de 100,00. Une note d’anticipation évoquait des échanges réduits en raison du jour férié de Vendredi saint, et tablait sur 60.000 créations d’emplois, 4,4% de chômage et 3,7% de progression annuelle des salaires. Parmi les autres indicateurs du marché du travail, l’enquête ADP (estimation privée des créations d’emplois dans le secteur privé) a fait état de +62.000 en mars après +66.000 en février (révisé depuis +63.000). L’indice emploi de l’ISM manufacturier (composante « emploi » de l’enquête auprès des directeurs d’achat de l’industrie, au-dessus de 50 = expansion, en dessous = contraction) s’est établi à 48,7 en mars. Selon CME FedWatch (outil qui déduit des prix des contrats à terme la probabilité de différents niveaux de taux), le marché attribue environ 80% de probabilité à un taux directeur inchangé dans une fourchette de 3,5%–3,75% d’ici fin 2026, contre une probabilité de 92% début mars d’au moins une baisse de taux cette année. L’indice du dollar a gagné plus de 2% en mars. Le rapport de mars envoie des signaux contrastés: forte surprise sur l’emploi (+178.000), mais ralentissement net des salaires (3,5%). Cette combinaison explique l’absence de direction claire du dollar malgré un chiffre d’emploi solide. Ce type de statistiques entretient l’incertitude. La solidité du rapport est cohérente avec d’autres données récentes: les inscriptions hebdomadaires au chômage (demandes initiales d’allocations) sont restées sous 220.000, signe d’un marché du travail tendu. En parallèle, l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) indique une inflation persistante à 3,4% le mois dernier. La Réserve fédérale se retrouve partagée entre un marché de l’emploi dynamique et une inflation qui ralentit difficilement.

Implications pour la politique de la Fed

Avec ces créations d’emplois élevées, la probabilité d’une baisse proche des taux de la Réserve fédérale diminue nettement. Les anticipations issues du CME FedWatch se sont déplacées, indiquant désormais 80% de probabilité de taux maintenus dans la zone 3,5%–3,75% jusqu’au reste de 2026. C’est un retournement par rapport au début mars, lorsque le marché misait plus largement sur une baisse. Ce scénario rappelle 2023: le marché du travail avait souvent déjoué les prévisions de ralentissement, obligeant la Fed à maintenir une politique restrictive (taux élevés pour freiner la demande) plus longtemps que prévu. Ce précédent incite à la prudence sur l’idée d’un changement rapide de cap. La volatilité (amplitude des variations de prix) pourrait donc dominer dans les prochaines semaines. L’indice VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») évolue sous 15, mais pourrait remonter si les marchés digèrent ces signaux contradictoires. Des stratégies d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) comme le « straddle » (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre) sur des paires de devises comme l’EUR/USD peuvent tirer parti de mouvements brusques. Dans ce contexte, la prochaine publication d’inflation devient encore plus déterminante. Les marchés surveilleront de près le CPI à venir pour voir si le ralentissement des salaires se traduit par un apaisement des prix. Tout signe de réaccélération de l’inflation pourrait effacer l’interprétation accommodante (« dovish », favorable à des taux plus bas) et soutenir le dollar.

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Le graphique journalier de Rio Tinto met en évidence une ligne de tendance haussière sous-jacente, avec 98,00 $ comme prochain test.

Rio Tinto (RIO) est un groupe minier et métallurgique mondial, qui produit notamment du minerai de fer, du cuivre, de l’aluminium et du lithium. L’élément clé ici est une ligne de tendance haussière servant de support (une droite qui relie des points bas de plus en plus hauts et qui joue le rôle de « plancher ») en place depuis mi-2024, et qui a généré des creux de plus en plus élevés depuis près d’un an. Le cours est revenu sur cette ligne de support et a tenu à trois reprises : à l’automne, début 2026, puis à nouveau cette semaine. Après ce dernier contact, l’action a commencé à se redresser vers 94,45 $.

Rising Support Trendline Overview

Un niveau de résistance important se situe à 98,06 $ (un « plafond » où les ventes ont déjà bloqué la hausse). Le cours avait déjà atteint 98,06 $ avant de rechuter depuis ce niveau jusqu’au support haussier. Le mouvement actuel ramène le cours vers 98,06 $. Une clôture journalière confirmée au-dessus de 98,06 $ (fin de séance qui valide la cassure) signalerait un franchissement de la résistance. À l’inverse, en cas de clôture journalière confirmée sous la ligne de support haussière, l’attention se porterait sur la zone 84–85 $. Le support ayant déjà été testé trois fois, la question centrale est de savoir s’il continuera à tenir.

Fundamental Backdrop And Options Setup

Rio Tinto rebondit actuellement sur une ligne de tendance haussière majeure en place depuis mi-2024. Le titre vient de toucher ce support et s’est repris vers 94,45 $ au 3 avril 2026. Cette succession de creux plus hauts indique que les acheteurs reviennent dès que le cours baisse. Ce signal graphique s’inscrit alors que les prix du minerai de fer ont commencé à se reprendre, repassant au-dessus de 115 $ la tonne fin mars. Par ailleurs, le dernier PMI manufacturier chinois (indice des directeurs d’achats, un baromètre de l’activité industrielle ; au-dessus de 50, l’activité progresse) s’établit à 50,5, ce qui indique une légère expansion. Ce contexte soutient l’idée d’une demande en hausse pour les produits phares de RIO. Pour les investisseurs qui utilisent des options (produits dérivés donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre une action à un prix fixé), cela dessine un scénario haussier à surveiller dans les prochaines semaines. L’objectif principal reste la résistance à 98,06 $. L’achat d’options d’achat (« calls », pariant sur la hausse), par exemple avec des échéances mai ou juin 2026 (date d’expiration du contrat), peut permettre de viser un test de ce niveau avec une mise de départ plus faible qu’un achat direct de l’action. On observe déjà des signes de ce positionnement sur le marché des options, avec une hausse nette des volumes de calls sur des prix d’exercice (niveau de prix auquel l’option peut être exercée) au-dessus de 100 $. Historiquement, un schéma graphique comparable en 2023 avait précédé une forte hausse lorsque les prix des matières premières sous-jacentes (matières premières qui influencent le titre) s’étaient améliorés. Une clôture journalière confirmée au-dessus de 98,06 $ pourrait servir de déclencheur. Le risque principal reste un échec sous la résistance et une cassure de la ligne de tendance de long terme. Comme ce support a déjà été testé trois fois, une rupture supplémentaire serait un signal négatif. Une clôture journalière confirmée sous ce support invalidait le scénario haussier et rendrait plus pertinent l’achat d’options de vente (« puts », pariant sur la baisse), avec une cible vers 84–85 $.

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Les créations d’emplois non agricoles aux États-Unis ont progressé de 178 000, effaçant la baisse révisée de 133 000 en février et dépassant les attentes d’une hausse de 60 000.

Les créations d’emplois non agricoles aux États-Unis (NFP, c’est-à-dire les emplois hors secteur agricole) ont augmenté de 178.000 en mars, après une baisse de 133.000 en février (révisée depuis -92.000), et bien au-delà des attentes qui tablaient sur +60.000. Le taux de chômage a légèrement reculé à 4,3% contre 4,4%, tandis que le taux d’activité (part de la population en âge de travailler qui occupe un emploi ou en recherche un) a glissé à 61,9% contre 62%. La progression du salaire horaire moyen a ralenti à 3,5% sur un an (comparaison avec le même mois un an plus tôt), contre 3,8%. Les révisions du BLS (Bureau of Labor Statistics, l’organisme public américain qui produit ces statistiques) ont relevé le chiffre de janvier de 34.000 à 160.000 et abaissé celui de février de 41.000 à -133.000, soit un total janvier–février inférieur de 7.000 aux estimations précédentes.

Réaction de marché et contexte macroéconomique

Après la publication, l’indice du dollar (DXY, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) a progressé modestement au-dessus de 100,00. La prévision signalait une possible réaction différée des marchés en raison du jour férié de Vendredi saint. Avant les chiffres, le consensus était proche de 60.000 pour les NFP, 4,4% pour le chômage et 3,7% pour la hausse des salaires, contre 3,8% auparavant. TD Securities et Danske Bank anticipaient 30.000; Danske prévoyait aussi un chômage à 4,5%. D’autres indicateurs étaient faibles à mitigés, dont l’ADP (estimation privée des créations d’emplois dans le secteur privé) à 62.000 en mars après 66.000 (révisé depuis 63.000), et la composante emploi de l’ISM manufacturier (enquête auprès des industriels; un niveau sous 50 indique une contraction) à 48,7 en mars. L’outil CME FedWatch (mesure des anticipations de marché sur les taux de la Fed à partir des prix des contrats à terme) indiquait environ 80% de probabilité d’un taux directeur entre 3,5% et 3,75% fin 2026, contre 92% plus tôt en mars pour au moins une baisse de taux cette année. Le rapport sur l’emploi de mars dessine un tableau contrasté. Si la hausse de 178.000 en headline est solide, la révision en baisse de février et le ralentissement des salaires suggèrent que le marché du travail ne surchauffe pas. Ce signal mitigé renforce l’incertitude, un élément central pour de nombreuses stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options ou des contrats à terme). Cette incertitude peut se traduire par davantage de volatilité à court terme (ampleur des variations de prix). Avec un VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé «indice de la peur») resté dans le bas à milieu de la tranche 10–19 et proche de 14, l’achat d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) peut paraître attractif avant un éventuel repositionnement de la volatilité qui renchérirait les primes (prix payés pour acheter une option).

Conséquences pour les taux, les secteurs et le change

La trajectoire de la Fed (Réserve fédérale américaine) mérite aussi d’être réévaluée. Après le passage d’anticipations de baisses de taux à un scénario de statu quo prolongé, un chiffre d’embauches élevé remet en cause l’idée d’un ralentissement suffisant pour réduire le risque d’inflation. Vu la rapidité avec laquelle les attentes ont changé en 2024 et 2025, une publication d’inflation élevée pourrait raviver le risque de relèvement de taux. Ce contexte favorise des approches en «valeur relative» (parier sur l’écart de performance entre deux actifs plutôt que sur une direction absolue). Une robustesse persistante dans des secteurs comme la santé peut justifier l’usage d’options pour se positionner sur une surperformance de secteurs défensifs face à des secteurs plus cycliques et sensibles aux taux, qui pourraient souffrir si les craintes de taux plus élevés revenaient. Sur le marché des changes (FX), le signal sur le dollar est moins net. De fortes créations d’emplois soutiennent l’USD, mais une progression des salaires plus modérée va dans l’autre sens, alimentant un bras de fer autour d’un DXY à 100. Des stratégies de volatilité comme les straddles ou strangles (montages d’options visant à profiter d’un mouvement important, sans parier sur le sens; le straddle achète un call et un put au même prix d’exercice, le strangle des prix d’exercice différents) sur des grandes paires comme l’EUR/USD peuvent convenir, car elles ciblent un mouvement marqué sans exiger un scénario directionnel. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Dans des échanges clairsemés en raison des fêtes, la livre sterling progresse légèrement face au dollar, soutenue par un léger recul du billet vert

La paire GBP/USD a légèrement progressé vendredi à la faveur d’un affaiblissement du dollar. Les échanges sont restés limités en raison du jour férié du Vendredi saint, l’attention se tournant vers le rapport américain sur l’emploi non agricole (« Nonfarm Payrolls », principale statistique mensuelle sur les créations d’emplois hors secteur agricole) attendu plus tard. La paire évoluait autour de 1,3234, après avoir touché plus tôt dans la semaine un plus bas de quatre mois à 1,3159. L’indice du dollar (« US Dollar Index », qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) oscillait près de 100 après un sommet de dix mois à 100,64 mardi.

Contexte de marché et facteurs de risque

Le GBP/USD s’est stabilisé autour de 1,3227 après le repli de la veille. Les tensions géopolitiques, notamment des déclarations américaines et l’incertitude autour du détroit d’Ormuz (passage clé pour le transport mondial de pétrole), ont fait monter les prix du pétrole et soutenu la demande de dollar, valeur dite « refuge » (devise recherchée en période d’incertitude). La livre a aussi été pénalisée par la dépendance du Royaume-Uni aux importations d’énergie et par les inquiétudes sur les finances publiques. Les rendements des obligations d’État britanniques (taux auxquels l’État emprunte sur les marchés) ont progressé en même temps que les prix de l’énergie. Sur le plan de l’analyse graphique (lecture des prix passés pour évaluer la tendance), le GBP/USD a conservé une partie de ses gains après avoir cédé plus de 0,5% la veille, autour de 1,3230 en séance asiatique. Le graphique journalier signalait une orientation baissière (biais vers une baisse) dans un canal descendant (couloir de fluctuation orienté à la baisse). La paire est restée sous les moyennes mobiles exponentielles (MME, moyenne qui accorde plus de poids aux cours récents) à 9 jours et 50 jours, limitant les rebonds. La succession de sommets et de clôtures de plus en plus bas depuis la zone de 1,35 suggère une pression persistante à la baisse. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

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En mars, le salaire horaire moyen aux États-Unis a progressé de 3,5% sur un an, en deçà des 3,7% attendus.

Les salaires horaires moyens aux États-Unis ont augmenté de 3,5 % sur un an en mars. Ce chiffre est inférieur aux 3,7 % attendus. Cette donnée suggère une progression des salaires plus lente que prévu. Elle compare le résultat de mars au consensus (moyenne des prévisions des économistes) pour la même période.

Implications pour la politique de la Fed

Une hausse des salaires inférieure aux attentes, à 3,5 %, indique que le marché du travail (niveau d’embauches et de tensions sur l’emploi) se refroidit plus vite qu’anticipé. Cela réduit la pression sur la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) pour maintenir une politique restrictive (taux élevés visant à freiner l’économie et l’inflation). Cela est généralement favorable aux actifs risqués (actions, crédit, etc.), car cela diminue la probabilité de nouvelles hausses de taux. Les marchés à terme (contrats financiers reflétant les anticipations de taux) réagissent déjà : la probabilité d’une baisse de taux en juin 2026 est désormais intégrée au-delà de 70 %, contre 50 % la semaine dernière, selon les données du CME Group (place boursière américaine, notamment pour les dérivés). Cela intervient après les chiffres de février 2026 de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) qui ont montré une inflation « core » (inflation sous-jacente, hors énergie et alimentation, plus stable) toujours élevée à 3,1 %, rendant ce rapport sur l’emploi déterminant. On peut envisager des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur les contrats à terme SOFR (taux de référence au jour le jour en dollars, utilisé pour les produits de taux) afin de se positionner sur une baisse supplémentaire des rendements (taux des obligations). Une trajectoire plus lisible vers un assouplissement monétaire (baisse des taux et conditions financières plus souples) devrait réduire la volatilité (ampleur des variations de marché). L’indice VIX (baromètre de la volatilité attendue du S&P 500) autour de 14 pourrait reculer à mesure que l’incertitude sur les taux diminue. Le contraste est marqué avec 2025, lorsque le moment du changement de cap de la Fed était très débattu. Les secteurs axés sur la croissance, en particulier la technologie, devraient être les principaux bénéficiaires d’un recul des coûts d’emprunt (taux auxquels ménages et entreprises se financent). Le Nasdaq 100 a historiquement surperformé lorsque les rendements obligataires de long terme baissent, comme lors du changement de tendance de marché au dernier trimestre 2023. Les options d’achat (call, droit d’acheter) sur des ETF (fonds cotés en Bourse) orientés technologie apparaissent plus attractives pour le trimestre à venir.

Dollar et positionnement sur le marché des changes

Une Fed plus « accommodante » (dovish, encline à baisser les taux) devrait peser sur le dollar. L’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) a déjà reculé de 0,5 % aujourd’hui à 103,50 après cette publication. Nous anticipons une poursuite du mouvement, ce qui rend intéressantes des options de vente (put, droit de vendre) sur le DXY ou des positions acheteuses sur l’EUR/USD (parier sur une hausse de l’euro face au dollar).

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En conditions de marché calmes pendant les fêtes, la livre sterling progresse légèrement face au dollar, qui s’affaiblit marginalement

La livre sterling était légèrement en hausse face au dollar américain vendredi, aidée par un dollar un peu plus faible. Les échanges sont restés calmes en raison du jour férié du Vendredi saint, l’attention se portant sur le rapport américain sur l’emploi non agricole (NFP, c’est-à-dire le nombre d’emplois créés hors secteur agricole). GBP/USD évoluait autour de 1,3234, après être tombé plus tôt dans la semaine à un plus bas de quatre mois à 1,3159. L’indice du dollar américain (DXY, qui mesure la force du dollar face à un panier de grandes devises) se situait près de 100, après avoir touché mardi un plus haut de 10 mois à 100,64.

Marchés stables avant des données clés

GBP/USD s’est stabilisé autour de 1,3227 après une forte baisse la veille. Les tensions géopolitiques et l’incertitude sur la réouverture du détroit d’Ormuz (route maritime essentielle pour le pétrole) ont soutenu les prix du pétrole et la demande de dollar, considéré comme une valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude). La livre a aussi subi la pression de la dépendance du Royaume-Uni aux importations d’énergie et des craintes sur les finances publiques. Les rendements des obligations d’État britanniques (taux offerts par la dette publique) ont progressé avec les prix de l’énergie. GBP/USD a conservé ses gains après une baisse de plus de 0,5% la veille, autour de 1,3230 en séance asiatique. Le graphique journalier gardait un biais baissier (tendance orientée à la baisse), la paire restant dans un canal descendant (zone de fluctuation inclinée vers le bas). La paire est restée sous les moyennes mobiles exponentielles (EMA, indicateurs de tendance qui donnent plus de poids aux prix récents) à neuf et 50 jours. Elle affichait aussi des sommets et des clôtures de plus en plus bas depuis la zone de 1,35, avec des rebonds limités près de l’EMA neuf jours autour de 1,3250.

Stratégies d’options dans une tendance baissière

Actuellement, l’attention se porte davantage sur l’inflation britannique, qui reste élevée. Les dernières données du mois dernier ont montré une inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) stable à 2,9%, ce qui complique la trajectoire de la Banque d’Angleterre. Malgré une amélioration par rapport aux pics des années précédentes, le retour à l’objectif de 2% reste difficile, ce qui limite la possibilité d’annoncer des baisses de taux. De son côté, le dollar reste soutenu par un marché du travail solide. Le rapport NFP publié aujourd’hui indique que l’économie américaine a créé 245.000 emplois en mars, au-dessus des attentes, renforçant la position prudente de la Réserve fédérale (« taux élevés plus longtemps », c’est-à-dire un maintien des taux à un niveau élevé sur une période prolongée). Avec le DXY désormais au-dessus de 105, l’avantage de rendement (taux d’intérêt plus attractifs) du billet vert par rapport aux autres devises est important. Pour les traders sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), ce contexte peut favoriser une stratégie consistant à vendre la volatilité haussière sur GBP/USD. Vendre des options d’achat hors de la monnaie (call, option donnant le droit d’acheter, mais avec un prix d’exercice actuellement au-dessus du marché) ou mettre en place des spreads de calls (stratégie combinant l’achat et la vente de calls à différents prix d’exercice) peut générer un revenu tant que la paire reste dans une fourchette ou baisse. L’idée est que les rebonds devraient rester limités en raison d’un dollar ferme et de fragilités côté Royaume-Uni. Il peut aussi être pertinent d’acheter des options de vente de court terme (put, option donnant le droit de vendre) avant des publications majeures, comme le prochain rapport d’inflation au Royaume-Uni. Elles servent de couverture (protection) contre un repli rapide si les chiffres déçoivent. Vu la proximité des plus bas annuels, ces stratégies offrent un risque limité, car la perte maximale correspond à la prime payée pour l’option.

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En mars, les gains horaires moyens annuels aux États-Unis se sont établis à 3,5 %, en deçà des 3,7 % attendus.

Les gains horaires moyens aux États-Unis ont augmenté de 3,5% sur un an en mars. Ce chiffre est inférieur à la prévision de 3,7%. Cette donnée montre que la progression des salaires a été plus faible que prévu. Elle complète la série d’indicateurs sur le marché du travail américain publiés pour mars.

Implications pour l’inflation et la Fed

Ce chiffre de 3,5% de hausse des salaires, inférieur à la prévision de 3,7%, renforce l’idée que les tensions inflationnistes (c’est-à-dire les forces qui poussent les prix à la hausse) commencent enfin à reculer de façon plus nette. Cela donne à la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) davantage de marge pour envisager une orientation plus accommodante (autrement dit, moins restrictive, avec des taux potentiellement plus bas) dans les prochains mois. On voit déjà une réaction des marchés de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux sous-jacent). Les probabilités implicites d’une baisse des taux en juillet, reflétées dans les contrats à terme SOFR (futures indexés sur le SOFR, un taux de référence au jour le jour qui sert à anticiper l’évolution des taux américains à court terme), seraient passées d’environ 45% à près de 70% ce matin. Pour les investisseurs en actions, cette statistique soutient le scénario d’un « atterrissage en douceur » (ralentissement de l’économie sans récession marquée) qui s’installe depuis le début de l’année. La perspective de taux plus bas tend à soutenir les valorisations et les bénéfices des entreprises. Les contrats à terme sur le S&P 500 (ES) et sur le Nasdaq-100 (NQ) — produits permettant de se positionner sur ces indices — pourraient en bénéficier. L’indice de volatilité du CBOE (VIX), souvent appelé « baromètre de la peur » car il mesure la volatilité attendue du S&P 500, est passé sous 14 sur cette nouvelle. Dans cet environnement, vendre des options d’achat sur le VIX (calls) ou des « spreads » de calls (stratégie consistant à vendre et acheter des calls à des niveaux différents pour encadrer le risque) peut permettre de tirer parti d’une volatilité attendue plus faible. Ce changement d’anticipations sur les taux peut aussi peser sur le dollar américain. Un dollar plus faible soutient souvent les matières premières (commodities), notamment les métaux précieux. Les options d’achat sur l’or et l’argent (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) peuvent donc paraître plus attractives. L’indice du dollar (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) pourrait passer sous la zone de soutien de 103, un niveau qui a servi de plancher ces dernières semaines, ce qui pourrait renforcer la dynamique des métaux précieux. Il faut toutefois garder en tête les excès d’optimisme observés par moments en 2025, lorsque les anticipations de baisse des taux avaient nettement devancé les décisions réelles de la Fed. À l’époque, une inflation des services persistante (prix des services qui continuaient de grimper), proche de 4%, avait obligé les marchés à repousser à plusieurs reprises le calendrier d’assouplissement. Le chiffre des salaires publié aujourd’hui est important, mais il reste prudent de se couvrir (c’est-à-dire de protéger le portefeuille) contre une surprise haussière sur l’inflation lors de la prochaine publication.

Gestion du risque et positionnement

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En mars, la durée hebdomadaire moyenne du travail aux États-Unis s’est établie à 34,2 heures, légèrement en deçà des 34,3 heures attendues.

Les heures hebdomadaires moyennes travaillées aux États-Unis en mars se sont établies à 34,2, en dessous de la prévision de 34,3. Le chiffre affiche un écart de 0,1 heure par rapport aux attentes. Ces données concernent les États-Unis et se rapportent au mois de mars.

Marché du travail : des signaux de ralentissement

Ce léger écart sur les heures hebdomadaires moyennes est un signal important d’un marché du travail qui perd de l’élan. Il suggère que les employeurs réduisent d’abord le temps de travail avant d’envisager des licenciements (suppression d’emplois), ce qui peut freiner la progression des salaires. Nous y voyons un indicateur avancé (un signal qui donne une indication sur l’évolution future) qui laisse davantage de marge à la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) pour envisager un assouplissement de la politique monétaire (baisse des taux d’intérêt et conditions financières plus favorables) plus tard dans l’année. Ce point de données s’inscrit dans une tendance plus large. Il fait suite au dernier rapport de mars sur le CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation), qui a montré un ralentissement de l’inflation sous-jacente (core inflation, inflation hors éléments volatils comme l’énergie et l’alimentation) à 2,8 %, ainsi qu’à des chiffres du NFP (Non-Farm Payrolls, créations d’emplois hors secteur agricole) en dessous des attentes, avec 175 000 emplois. Ensemble, ces statistiques indiquent une économie qui ralentit.

Conséquences pour les taux, le dollar et les obligations

Cette lecture rend également plus attractives les positions vendeuses sur le dollar américain, via des contrats à terme (futures, produits qui fixent aujourd’hui un prix de transaction futur). À mesure que les anticipations de baisse de taux pour la Fed augmentent, l’avantage de rendement du dollar (différentiel de taux d’intérêt favorable) par rapport aux autres devises devrait diminuer. En parallèle, nous voyons un intérêt pour des positions acheteuses sur les contrats à terme d’obligations du Trésor américain (Treasuries, dette d’État des États-Unis), leurs prix ayant tendance à monter lorsque les taux d’intérêt baissent. Créez votre compte VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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En mars, les gains horaires moyens aux États-Unis ont progressé de 0,2 % sur un mois, en deçà des 0,3 % attendus.

Les gains horaires moyens aux États-Unis ont augmenté de 0,2 % sur un mois en mars. Le consensus attendait 0,3 %. Le chiffre ressort donc 0,1 point de pourcentage sous les attentes. Cet indicateur mesure l’évolution de la rémunération à l’heure des salariés d’un mois sur l’autre.

Implications pour l’inflation et la politique de la Fed

La progression des salaires, plus faible qu’anticipé en mars 2026, suggère un ralentissement des tensions sur les prix. Cela peut donner à la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) davantage de raisons d’envisager une baisse de ses taux directeurs (les taux d’intérêt qu’elle fixe pour orienter le coût du crédit) plus tôt que prévu. Nous ajustons donc notre analyse vers une politique monétaire plus accommodante (dite « dovish », c’est-à-dire plus favorable à des taux plus bas) au second semestre. Cette perspective pourrait réduire la volatilité des marchés (l’ampleur des variations de prix), et faire passer l’indice VIX (baromètre de la volatilité attendue sur les actions américaines) sous sa moyenne récente de 14. Un schéma comparable a été observé début 2025 : des données d’emploi plus faibles avaient précédé des hausses durables des marchés d’actions. Certains investisseurs peuvent envisager d’acheter des options d’achat (« call », un contrat donnant le droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur le S&P 500, en pariant que des anticipations de taux plus bas soutiennent la valorisation des actions. La probabilité d’une baisse de taux d’ici la réunion du FOMC (le comité de la Fed qui décide des taux) de septembre 2026 a vraisemblablement augmenté. Selon le FedWatch Tool du CME (outil basé sur les prix des contrats à terme, utilisé pour estimer les probabilités de décisions de la Fed), le marché intègre désormais plus de 65 % de chances, contre 50 % la semaine dernière. Nous anticipons une hausse de la demande sur les contrats à terme sur taux, notamment ceux liés au SOFR (Secured Overnight Financing Rate, taux de financement au jour le jour garanti, utilisé comme référence aux États-Unis). C’est une manière directe de se positionner sur une baisse du taux directeur d’ici la fin de l’année. En 2025, chaque statistique plus faible que prévu sur l’emploi ou l’inflation avait entraîné une hausse des contrats à terme sur bons du Trésor, tandis que les rendements reculaient (le rendement étant le taux d’intérêt implicite d’une obligation). Une approche similaire, consistant à se positionner sur des rendements plus bas, pourrait à nouveau fonctionner. Une Fed moins offensive devrait peser sur le dollar. L’indice DXY (indice du dollar mesuré face à un panier de grandes devises) évolue dans une fourchette étroite autour de 104,0, et cette nouvelle pourrait déclencher un passage sous ce seuil. Des stratégies via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) peuvent permettre de s’exposer à la hausse à l’euro ou au yen face au dollar.

Principaux risques et confirmations à venir

Il faudra toutefois confirmer cette tendance avec la prochaine publication de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation côté ménages) de mars. Si l’inflation sous-jacente (inflation « core », qui exclut notamment l’énergie et l’alimentation, plus volatiles), proche de 3,0 %, ressort aussi sous les attentes, cela renforcerait le scénario d’une Fed plus accommodante. À l’inverse, un CPI nettement supérieur aux anticipations effacerait rapidement la réaction du jour et réviserait les anticipations de marché.

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En mars, la durée hebdomadaire moyenne du travail aux États-Unis s’est établie à 34,2 heures, en deçà des 34,3 heures attendues.

Les heures hebdomadaires moyennes aux États-Unis en mars se sont établies à 34,2. Ce chiffre est inférieur à la prévision de 34,3.

Signal de détente du marché du travail

Ce léger écart sur les heures hebdomadaires moyennes est un signal important d’un ralentissement du marché du travail américain. Les entreprises réduisent souvent d’abord les heures travaillées avant d’envisager des licenciements (suppressions d’emplois), ce qui pèse directement sur la progression globale des salaires (la hausse moyenne des salaires dans l’ensemble de l’économie). Nous y voyons une probabilité accrue d’une baisse de taux de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) avant la fin du troisième trimestre. Dans ce contexte, les investisseurs peuvent envisager de se positionner face à une hausse de la volatilité des marchés (amplitude des variations de prix). Le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur »), qui évolue autour d’un niveau relativement bas de 15, pourrait connaître un pic si le marché révise ses anticipations de croissance. L’achat d’options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur le VIX, ou sur d’autres produits liés à la volatilité, peut constituer une couverture (hedge, protection) à coût limité pour un portefeuille actions conservé sur le long terme. Ces données suivent le rapport sur l’emploi de mars, qui a montré une progression des créations d’emplois (payrolls, emplois non agricoles) de 195.000, contre 210.000 attendus, et un taux de chômage remonté à 4,0 %. Pour les intervenants sur les taux, cela renforce le scénario d’une Fed plus accommodante (dovish, plus favorable à des taux plus bas). Nous surveillons les prix sur les marchés dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux), qui intègrent désormais près de 60 % de probabilité d’une baisse de taux lors de la réunion de septembre 2026 de la Fed. Les stratégies par secteur devraient gagner en importance, car un ralentissement économique n’affecte pas toutes les entreprises de la même façon. Nous anticipons une faiblesse des valeurs de la consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles), car moins d’heures travaillées signifie directement moins de revenu disponible. Des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé à l’avance) sur des ETF (fonds cotés en Bourse) exposés au commerce de détail ou au voyage peuvent être pertinentes, tandis que des secteurs défensifs comme les services aux collectivités (utilities : électricité, eau, gaz) pourraient attirer des flux acheteurs.

Un schéma historique pourrait se répéter

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