Semaine à venir : l’économiste de DBS Radhika Rao estime que l’inflation indonésienne de mars a ralenti à 3,5 % sur un an, les mesures de relance compensant les pressions

L’inflation indonésienne de mars a reculé à 3,5% sur un an, contre 4,6% en février, les mesures de soutien du gouvernement compensant les « effets de base » (comparaison avec un niveau de prix déjà élevé ou faible un an plus tôt) et les tensions sur les prix liées au Lebaran (fête marquant la fin du Ramadan, période de consommation et de déplacements accrue). L’inflation devrait revenir à un niveau plus normal à partir du deuxième trimestre, à mesure que les effets de base s’estompent. Les prix à la pompe et les prix des carburants non subventionnés (vendus au prix du marché, sans aide de l’État) n’ont pas été relevés, ce qui devrait limiter les pressions sur les prix. Si les cours mondiaux du pétrole continuent de monter, les prix domestiques pourraient en répercuter une partie (transfert d’une hausse des coûts vers les consommateurs), ce qui ajouterait de l’inflation.

Perspectives de politique monétaire de Bank Indonesia

Bank Indonesia (BI, la banque centrale) devrait laisser sa politique inchangée ce mois-ci, tout en surveillant la stabilité des marchés financiers et l’évolution de la roupie. Elle observe aussi le risque d’une hausse des carburants subventionnés et l’impact sur les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises s’attendent à payer demain, ce qui peut influencer les hausses de prix et de salaires). Le gouvernement a annoncé des mesures d’économie d’énergie, dont un plafonnement des carburants subventionnés à 50 litres par jour et un déploiement de B50 à 50% à partir de juillet (mélange contenant 50% de biodiesel). Les fonctionnaires devront travailler à domicile une fois par semaine, sauf dans les secteurs stratégiques, avec moins d’usage des véhicules et moins de déplacements ; le plan sera réévalué après deux mois. Les prix des carburants non subventionnés ont été maintenus, alors que le marché anticipait une hausse au 1er avril. Des ajustements au programme de repas gratuits (MBG) devraient permettre d’économiser environ 25.000 milliards de roupies (IDR), soit 0,1% du PIB.

Volatilité de marché et risques liés aux subventions

Avec un Brent qui s’approche de 95 dollars le baril (prix de référence du pétrole), la pression est plus forte qu’au début de 2025. L’affaiblissement de la roupie au-delà de 16.450 pour un dollar accroît la tension, en renchérissant les importations de carburant et en compliquant la défense de la monnaie (interventions et gestion des taux). La stratégie consistant à absorber le choc (laisser l’État ou les entreprises publiques supporter une partie du coût) paraît moins tenable. Cela suggère que BI pourrait être moins encline à attendre. Il faut donc envisager une volatilité plus élevée sur les swaps de taux indonésiens (contrats où l’on échange un taux fixe contre un taux variable, utilisés pour couvrir ou prendre des positions sur les taux) et sur le taux de change de la roupie. Des stratégies avec options (contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé), comme l’achat de straddles ou de strangles sur l’USD/IDR (parier sur un fort mouvement, à la hausse ou à la baisse, du dollar contre la roupie), peuvent être pertinentes avant la prochaine réunion de BI. Le déclencheur principal à surveiller dans les prochaines semaines est toute annonce sur les subventions aux carburants, dossier politiquement sensible. Une décision de répercuter ne serait-ce qu’une partie de la hausse des coûts pétroliers sur les consommateurs pourrait pousser BI à relever son taux directeur (taux qui influence l’ensemble des taux de l’économie), aujourd’hui à 6,25%, afin de stabiliser les anticipations d’inflation.

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USD/JPY évolue autour de 159,40 après des gains plus tôt ; l’escalade du conflit avec l’Iran et les gros titres sur le détroit d’Ormuz limitent de nouvelles progressions

USD/JPY a évolué près de 159,40 jeudi après une hausse plus tôt, puis davantage de variations pendant la séance américaine, lorsque des titres de presse ont brièvement amélioré l’appétit pour le risque (préférence des investisseurs pour les actifs plus risqués). Le mouvement a suivi de nouvelles tensions liées à l’Iran et au transport maritime via le détroit d’Ormuz (passage stratégique pour les exportations de pétrole). Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis allaient « frapper plus fort », a averti que deux à trois semaines supplémentaires de combats sont probables, et a écarté toute négociation. L’Iran a semblé peu disposé à une démarche diplomatique et a maintenu son contrôle sur le détroit d’Ormuz.

Sentiment de risque et soutien au dollar

Les marchés sont d’abord passés en mode « risk-off » (réduction du risque et recherche de sécurité) après la hausse des prix du pétrole, tandis que les actions, les obligations et l’or reculaient, ce qui a renforcé la demande de dollar américain. USD/JPY a progressé grâce aux achats de dollar en valeur refuge (monnaie recherchée en période d’incertitude) et à une économie américaine jugée plus résistante. La paire a ensuite effacé une partie de ses gains après des informations indiquant que l’Iran prépare, avec Oman, un protocole pour encadrer et faciliter le trafic via le détroit d’Ormuz. Le marché y a vu un signal en faveur de conditions de transport plus stables. Au Japon, le yen est resté sous pression car le pays dépend fortement des importations d’énergie, ce qui peut dégrader la balance commerciale (écart entre exportations et importations) lorsque le pétrole monte. Les autorités ont répété leurs avertissements contre une faiblesse excessive du yen, mais l’effet est resté limité en l’absence de changement clair de politique de la Banque du Japon. Sur le graphique 4 heures, USD/JPY ressortait à 159,37, avec un RSI proche de 52 (indicateur de momentum, c’est-à-dire de la force du mouvement des prix) et des supports à 159,32, 159,24 et autour de 159,20. Les résistances se situaient à 159,39 et 159,70, puis 160,00 au-dessus.

Facteurs macroéconomiques et risque de politique

Le niveau élevé d’USD/JPY montre que le scénario de fond de l’an dernier reste globalement inchangé. Le large écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon continue d’attirer des capitaux vers le dollar, même après la faible hausse de taux de la Banque du Japon en mars 2026. Avec une inflation américaine qui reste élevée à 2,9% et un marché du travail toujours solide, la Réserve fédérale a peu de raisons de baisser fortement ses taux. Le principal risque à court terme est désormais une intervention sur le marché des changes par les autorités japonaises (achat/vente de devises pour influencer le yen), surtout si l’on évolue au-dessus de 162,00. Les interventions de fin 2025 ayant eu un effet limité, une action isolée ne peut ralentir que temporairement la baisse du yen sans changement majeur de politique. Dans ce contexte, vendre des options d’achat (calls) sur le yen « hors de la monnaie » (prix d’exercice éloigné du niveau actuel, donc peu probable d’être atteint) peut permettre d’encaisser une prime (revenu payé par l’acheteur de l’option) par des investisseurs qui parient sur un retournement rapide. La volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé par le marché, intégré dans le prix des options) sur les options de change du yen reste élevée, sans atteindre des niveaux de panique, avec l’indice JYVIX autour de 10,5. Cet environnement favorise des stratégies qui profitent d’un marché en range (prix qui oscillent dans une zone), comme les « short strangles » (vente simultanée d’un call et d’un put pour encaisser des primes) ou les « iron condors » (stratégie d’options visant à encaisser une prime tout en limitant le risque). Il faut toutefois rester prêt à des pics soudains de volatilité si les autorités japonaises agissent de manière plus ferme.

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USD/JPY évolue autour de 159,40 après une flambée plus tôt, les titres sur la guerre avec l’Iran et le détroit d’Ormuz limitant de nouveaux gains

USD/JPY s’échangeait près de 159,40 jeudi après une hausse plus tôt, avant de devenir plus instable durant la séance américaine, une information ayant brièvement amélioré l’appétit pour le risque (la volonté des investisseurs de prendre des actifs jugés plus risqués). Le mouvement a suivi la montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que de nouvelles évolutions autour du détroit d’Ormuz (un passage maritime clé pour le transport du pétrole). Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis allaient « durcir » leur position, a averti que deux à trois semaines supplémentaires de combats sont probables, et a exclu toute négociation. L’Iran a aussi montré peu d’intérêt pour la diplomatie et a maintenu son contrôle sur le détroit d’Ormuz.

Appétit pour le risque et détroit d’Ormuz

Les marchés sont d’abord passés en mode « aversion au risque » (les investisseurs cherchent des placements jugés plus sûrs), avec un pétrole en forte hausse tandis que les actions, les obligations et l’or reculaient, ce qui a soutenu la demande de dollar américain. USD/JPY a ensuite effacé une partie de ses gains après des informations indiquant que l’Iran prépare un accord de procédure avec Oman pour organiser et faciliter le trafic dans le détroit d’Ormuz. Au Japon, le yen est resté sous pression en raison de la dépendance aux importations d’énergie : une hausse du prix du pétrole peut aggraver la balance commerciale (écart entre exportations et importations). Les autorités ont répété leurs avertissements contre une faiblesse jugée excessive du yen, sans changement de politique de la Banque du Japon à ce stade. Sur le graphique en 4 heures, USD/JPY évoluait à 159,37, au-dessus des moyennes mobiles simples (SMA, une moyenne de prix sur une période donnée) à 20 et 100 périodes. Le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure l’intensité du mouvement des prix) se situait près de 52, avec un support (zone où le cours a tendance à arrêter de baisser) à 159,32 puis 159,24, et des résistances (zone où le cours a tendance à buter) à 159,39 puis 159,70. Un passage sous 159,24 pourrait viser la SMA 100 périodes vers 159,20. Un dépassement de 159,70 pourrait ouvrir la voie vers 160,00.

Contexte historique et risque d’intervention

On se souvient que la paire USD/JPY avait déjà progressé vers 159,40 l’an dernier, sur fond de regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran. La flambée du pétrole avait alors pesé immédiatement sur le yen, renforçant la tendance haussière de fond. Cette dynamique a servi de référence pour comprendre la réaction des marchés face à une instabilité au Moyen-Orient, un point qui reste surveillé. Comme on l’a vu fin 2025, les autorités japonaises étaient intervenues lorsque la paire avait franchi 160,00, provoquant une baisse brutale mais de courte durée. Le tableau de fond reste similaire : le ministère japonais des Finances a signalé en janvier un nouveau déficit commercial important, lié à des coûts de l’énergie durablement élevés. Avec un WTI (pétrole américain de référence) autour de 88 dollars le baril en moyenne au premier trimestre 2026, la pression sur l’économie japonaise demeure forte. L’écart de taux d’intérêt reste le principal moteur : même si la Réserve fédérale a indiqué une pause dans ses hausses de taux, la Banque du Japon n’a pas engagé de normalisation claire (retour à une politique monétaire moins accommodante). Les rendements (taux) des obligations américaines restent donc bien plus attractifs que ceux du Japon. Cet écart tend à soutenir USD/JPY lors des replis. Dans ce contexte, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) sur les options USD/JPY devrait rester élevée, notamment sur les échéances d’un à trois mois. Le risque d’une nouvelle intervention officielle de Tokyo peut limiter la hausse, tandis que la divergence de politique monétaire soutient le dollar : cela suggère une évolution heurtée des cours à venir. Cela rend attractives des stratégies comme le « long straddle » (acheter simultanément une option d’achat et une option de vente, pour profiter d’un grand mouvement sans parier sur le sens). Pour les traders qui anticipent une hausse, acheter des options d’achat (call, un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) sur USD/JPY peut rester pertinent pour viser la hausse avec un risque limité. Utiliser un « call spread » (acheter un call et en vendre un autre à un prix d’exercice plus élevé) peut réduire le coût, ce qui peut être adapté si l’on pense que les autorités freineront toute hausse vers 160,50-161,00. Cela permet de profiter d’une progression graduelle tout en limitant l’exposition à un retournement soudain lié à une intervention.

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Le WTI gagne 8 % après que Trump a évoqué de nouvelles frappes contre l’Iran, les perturbations à Ormuz entretenant les primes de risque géopolitique

Le brut WTI (West Texas Intermediate, un pétrole américain livré au centre de stockage de Cushing, souvent qualifié de « léger » et « doux » car il est peu dense et contient peu de soufre) a bondi de plus de 8% jeudi après deux séances de baisse, évoluant près de 103 dollars après un point bas à 92,49 dollars. Les cours restent très sensibles au risque d’interruption de l’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz (passage maritime étroit par lequel transite une part majeure du pétrole mondial). Le mouvement a suivi une déclaration américaine laissant entendre la poursuite d’actions militaires contre l’Iran dans les prochaines semaines. De précédentes informations sur d’éventuelles discussions avaient brièvement réduit les craintes d’une perturbation imminente.

Risque d’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz

L’Iran et Oman travailleraient à un plan commun pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz après la guerre. Le Royaume-Uni devait également organiser des échanges en ligne avec environ 35 pays sur le rétablissement du transport maritime. L’attention se porte aussi sur la réunion de l’OPEP+ dimanche (alliance entre l’OPEP et des pays producteurs alliés, dont la Russie), où huit membres pourraient envisager une hausse supplémentaire de la production. Cette option permettrait d’augmenter l’offre si le transit dans le détroit revenait à la normale. Les prix du WTI dépendent surtout de l’offre et de la demande, influencées par la croissance, les conflits, les sanctions, les décisions de l’OPEP+ et le dollar (un dollar fort rend généralement le pétrole plus cher pour les acheteurs utilisant d’autres devises). Les données hebdomadaires sur les stocks peuvent faire bouger les cours : l’API (American Petroleum Institute, organisme privé) et l’EIA (Energy Information Administration, agence publique américaine) publient des estimations des stocks de pétrole.

Implications de marché et catalyseurs

La hausse rapide du WTI au-delà de 100 dollars le baril s’explique par une « prime de risque géopolitique » (supplément de prix lié à la crainte d’un choc d’offre) associée au détroit d’Ormuz. Cela rend le marché très volatil (fortes variations de prix) et très sensible aux titres d’actualité. Il ne s’agit pas d’un mouvement porté par une demande plus forte, ce qui expose les positions acheteuses à des retournements en cas de désescalade. Le détroit d’Ormuz est crucial : plus de 20 millions de barils par jour y transitent, soit environ un cinquième de la consommation mondiale quotidienne. Une fermeture prolongée provoquerait une crise d’offre, soutenant durablement les prix. Les cours actuels traduisent l’évaluation par le marché de la probabilité d’un tel scénario. Par le passé, un schéma comparable a été observé début 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, lorsque le WTI avait brièvement dépassé 120 dollars. Ce précédent suggère un potentiel de hausse en cas d’aggravation du conflit avec l’Iran, ce qui peut dissuader certains acteurs de vendre à découvert (parier sur une baisse) de façon agressive. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme le pétrole), la hausse de la « volatilité implicite » (volatilité attendue intégrée dans le prix des options) renchérit fortement les options. Certains privilégient alors des approches visant à tirer parti de ces niveaux, par exemple vendre des « calls couverts » (vendre des options d’achat tout en détenant l’actif, afin d’encaisser une prime) ou utiliser des « spreads haussiers sur calls » (acheter un call et en vendre un autre à un prix d’exercice plus élevé pour réduire le coût et encadrer le risque). Les paris directionnels simples deviennent plus risqués. La réunion de l’OPEP+ dimanche est le principal rendez-vous à court terme. Plusieurs membres disposent de capacités de production inutilisées (barils pouvant être ajoutés rapidement). Un signal clair d’augmentation de production pour calmer le marché pourrait ramener le WTI sous 100 dollars. Au-delà des titres, les rapports hebdomadaires de l’EIA sur les stocks restent à surveiller. Une hausse inattendue des stocks de brut indiquerait une demande sous-jacente plus faible et pèserait sur cette hausse alimentée par le risque géopolitique.

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Robert Both, de TD Securities, estime que la hausse des prix du pétrole devrait soutenir le PIB du Canada en 2026, malgré des goulets d’étranglement à l’exportation qui en limitent les gains

Les prix plus élevés du pétrole devraient soutenir le PIB du Canada en 2026, mais les limites des capacités d’exportation devraient en réduire l’effet. L’« écart de production » (différence entre la production réelle et le niveau que l’économie peut soutenir sans créer trop d’inflation) resterait négatif jusqu’en 2027, ce qui permettrait à la Banque du Canada de laisser ses taux inchangés en 2026. La capacité d’exportation disponible est estimée à 100–200 kb/j au T4 2025. 300 kb/j supplémentaires pourraient venir d’un accroissement des expéditions par train (wagons-citernes) si les conditions le permettent.

Impact Sur Le PIB D’un Usage Maximal Des Oléoducs

L’utilisation des oléoducs existants à pleine capacité ajouterait environ 8–9 Md$ au PIB nominal (PIB mesuré aux prix courants, donc incluant l’effet des prix), soit 0,3%, sur la base d’un scénario central pour le WTI (West Texas Intermediate, référence du prix du pétrole américain). La hausse estimée du PIB réel (PIB corrigé de l’inflation) serait d’environ 0,2%, avant effets indirects ou réponse budgétaire. Si les expéditions par rail augmentent, le gain pourrait monter à 0,6% pour le PIB nominal et 0,4% pour le PIB réel. Sans nouvelle capacité d’exportation, le soutien supplémentaire lié à la hausse des prix du pétrole reste limité, l’oléoduc TMX (Trans Mountain Expansion, extension de l’oléoduc Trans Mountain) étant annoncé à pleine capacité d’ici avril. Des prix du brut plus élevés devraient relever le PIB de 0,4 point de pourcentage d’ici le T4, par rapport à un scénario à 65 $. Malgré cela, l’écart de production négatif devrait se prolonger jusqu’en 2027. Les prix plus élevés de l’énergie soutiennent l’économie, mais les goulots d’étranglement à l’exportation en limitent l’impact. L’oléoduc Trans Mountain étant désormais annoncé à pleine capacité, toute hausse de production peine à atteindre le marché. Cela suggère que la hausse habituelle du dollar canadien lorsque le pétrole monte — alors que le WTI est proche de 85 $ le baril — devrait rester limitée dans les prochaines semaines.

Perspectives De Taux Et Positionnement De Marché

L’idée que la Banque du Canada maintiendra ses taux inchangés en 2026, malgré cet appui lié au pétrole, est centrale. Même si les derniers chiffres d’inflation de février 2026 indiquent un IPC (indice des prix à la consommation) à 2,5%, l’écart de production négatif donne à la banque centrale une raison d’attendre. Dans ce contexte, les positions sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) qui profitent de taux courts stables paraissent plus attractives que celles misant sur une hausse rapide des taux. On voit déjà l’effet de ces limites d’exportation dans le prix du pétrole canadien. La décote du Western Canadian Select (WCS, qualité de pétrole canadien) par rapport au WTI s’est récemment creusée de 13 $ à plus de 17 $, reflétant le coût plus élevé d’acheminer le baril « marginal » (le baril supplémentaire) par rail. L’optimisme du début 2025, selon lequel les nouvelles capacités d’oléoducs réduiraient durablement cet écart, se heurte aujourd’hui aux limites de l’infrastructure. La situation complique la donne pour les actions du secteur énergétique canadien : des prix mondiaux élevés sont compensés par des prix réellement obtenus au Canada plus faibles, du fait d’un différentiel plus large. Cela pourrait augmenter la volatilité (ampleur des variations de prix) des valeurs énergétiques canadiennes dans les prochaines semaines. Les investisseurs pourraient donc privilégier des stratégies d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) visant à profiter des oscillations de cours du secteur plutôt que d’un mouvement net dans une direction.

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TD Securities affirme que la hausse des prix du pétrole pourrait doper le PIB canadien en 2026, malgré des goulots d’étranglement à l’exportation qui limitent les gains

La hausse des prix du pétrole devrait soutenir le PIB canadien en 2026, mais les contraintes d’exportation en limitent l’effet. La capacité d’exportation disponible (capacité non utilisée) est estimée à 100–200 kbj au T4 2025 (kbj = milliers de barils par jour), avec un supplément possible de 300 kbj via davantage d’expéditions par rail si les conditions le permettent. L’utilisation à plein des capacités actuelles d’oléoducs ajouterait, selon les estimations, 8–9 Md$ au PIB nominal (PIB mesuré en dollars courants, non corrigé de l’inflation), soit 0,3%, dans un scénario de base pour le WTI (West Texas Intermediate, pétrole de référence aux États‑Unis). Le gain estimé pour le PIB réel (corrigé de l’inflation) est d’environ 0,2%, avant effets indirects (impact sur le reste de l’économie) ou réaction budgétaire (mesures des finances publiques).

Réaction du dollar toujours plafonnée

Des expéditions ferroviaires accrues pourraient porter la hausse à 0,6% pour le PIB nominal et 0,4% pour le PIB réel. Sans nouvelles capacités d’exportation, le soutien d’une hausse du pétrole reste plafonné, l’oléoduc TMX (Trans Mountain Expansion, extension de l’oléoduc Trans Mountain) étant annoncé à pleine capacité d’ici avril. Des prix plus élevés du brut devraient relever le PIB de 0,4 point de pourcentage (pp = point de pourcentage) d’ici le T4, par rapport à un scénario à 65 dollars. Malgré cela, l’écart de production (différence entre le niveau réel de l’économie et son potentiel) devrait rester négatif jusqu’en 2027, ce qui plaide pour une Banque du Canada inchangée (taux directeurs maintenus) tout au long de 2026. La hausse des prix de l’énergie, avec un WTI solidement au‑dessus de 85 dollars le baril, devrait soutenir la croissance en 2026. Mais ce soutien serait fortement limité par les goulots d’étranglement à l’exportation (blocages liés aux infrastructures) maintenant que Trans Mountain est confirmé à pleine capacité. Cette limite physique sur les exportations fixe un plafond aux bénéfices économiques d’un pétrole cher. Les données indiquent que même en utilisant au maximum les capacités actuelles d’oléoducs et de rail, le potentiel haussier ne dépasserait pas environ 0,4% de croissance du PIB réel. Ce gain reste modeste et ne suffirait pas à combler l’écart de production négatif. Pour les investisseurs, cela signifie que l’histoire positive du pétrole a une limite claire, ce qui doit tempérer l’idée d’une forte accélération économique. Dans ce contexte, la réaction du dollar canadien à la hausse du pétrole est restée contenue, l’USD/CAD (taux de change dollar américain/dollar canadien) peinant à passer durablement sous 1,3400. Cela suggère que des stratégies sur options misant sur une devise qui reste dans une fourchette (sans forte tendance) pourraient être intéressantes. Vendre des options d’achat (« calls », droit d’acheter l’USD/CAD à un prix fixé) sur l’USD/CAD peut être une façon de profiter de cet enthousiasme plafonné pour le dollar canadien.

Volatilité des taux probablement contenue

Le message le plus direct concerne les marchés de taux, la Banque du Canada ayant peu de raisons d’agir. La marge de sous‑utilisation de l’économie (activité en dessous du potentiel), mentionnée dans le communiqué de mars de la BdC, permet aux décideurs de rester patients en 2026 malgré la vigueur du pétrole. Cela va dans le sens d’une volatilité plus faible sur les taux courts, ce qui peut favoriser des stratégies qui profitent d’une politique stable, comme la vente de straddles (stratégie d’options consistant à vendre simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) sur les contrats à terme BAX (futures sur acceptations bancaires, instrument de taux court canadien). En comparaison avec les fortes variations de marché de 2025, l’environnement actuel paraît différent. La dynamique clé des prochaines semaines est que le signal haussier du pétrole est atténué par la réalité des infrastructures. Cela devrait maintenir le dollar canadien et les anticipations de taux mieux ancrés, et favoriser les stratégies misant sur la stabilité plutôt que sur une rupture de tendance. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Le rendement est resté inchangé à 3,62% lors de la dernière adjudication de bons du Trésor américain à quatre semaines.

La dernière adjudication américaine de bons du Trésor à 4 semaines s’est établie à 3,62 %. Le rendement est resté inchangé à 3,62 %. L’adjudication à 4 semaines se maintient à 3,62 %, ce qui stabilise le tout début de la courbe des taux (les échéances très courtes). Cela suggère que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) devrait rester en pause, ce qui réduit la volatilité (les variations) des taux à très court terme. Pour les traders, vendre de la prime (encaisser le prix des options) sur des options de taux de courte maturité peut devenir une stratégie intéressante.

Inflation et emploi : la Fed peut patienter

Cette lecture est confortée par les dernières données d’inflation CPI (indice des prix à la consommation) de mars 2026, qui montrent une inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation, plus stable) toujours à 2,8 %, bien au-dessus de l’objectif. Le dernier rapport sur l’emploi signale un léger ralentissement avec 190 000 créations de postes (emplois ajoutés), mais pas assez faible pour imposer une baisse de taux. Ces chiffres suggèrent que le marché anticipe peut-être trop vite des baisses de taux au deuxième trimestre. Avec des taux courts bien ancrés, il faut regarder plus loin sur la courbe pour trouver des opportunités. Si l’économie ralentit plus tard dans l’année, cela pourrait faire baisser les rendements de long terme. Une stratégie de pentification de la courbe (pari sur un écart de taux long-court qui s’élargit), via des positions sur contrats à terme (futures, contrats standardisés) sur Treasuries à 2 ans et à 10 ans, peut profiter de cette divergence. Début 2026, cette stabilité tranche nettement avec 2025. Le marché se souvient du fort réajustement des prix après les dernières hausses de taux du cycle précédent. Ce souvenir empêche la volatilité implicite (volatilité intégrée dans le prix des options) de s’effondrer complètement, ce qui laisse des primes encore correctes à ceux qui acceptent de la vendre.

Stratégies sur la volatilité actions dans un environnement de taux durablement élevés

Pour les produits dérivés actions (instruments dont la valeur dépend d’un indice ou d’une action), cet environnement de taux « durablement élevés » limite le potentiel de hausse des marchés. Avec un VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») autour de 16, acheter des puts de protection (options de vente qui protègent contre une baisse) sur de grands indices coûte moins cher. C’est aussi un contexte favorable à une vente disciplinée de calls couverts (vendre des options d’achat en étant déjà détenteur des titres) sur des positions existantes pour générer un revenu.

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En séance nord-américaine, la livre sterling a reculé vers 1,3200, les menaces de Trump ayant soutenu le dollar américain.

La livre sterling a reculé pendant la séance nord-américaine, après que le président américain Donald Trump a déclaré que le conflit avec l’Iran pourrait durer deux à trois semaines. La paire GBP/USD s’échangeait à 1,32144, en baisse de 0,40 %, après être tombée sur un plus bas de deux jours à 1,3181, puis être repassée au-dessus de 1,3200. Donald Trump a affirmé que l’opération en Iran se terminerait très vite et a menacé de frappes américaines contre des infrastructures énergétiques et des installations pétrolières en l’absence d’accord. Le dollar américain a progressé, les actions mondiales ont reculé et les prix du pétrole brut ont augmenté.

Point sur le détroit d’Ormuz

Selon un article relayé par IRNA, l’Iran préparerait avec Oman un dispositif d’organisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Après cette information, GBP/USD a effacé une partie de sa baisse. Les statistiques américaines ont été contrastées : les suppressions d’emplois Challenger (un décompte mensuel des licenciements annoncés) se sont élevées à 60 620 en mars, soit plus de 24 % au-dessus des chiffres de 2025. Les inscriptions hebdomadaires au chômage (nouvelles demandes d’allocations, un indicateur du marché du travail) pour la semaine close le 28 mars se sont établies à 202 000, sous les 212 000 attendus et en baisse par rapport à 215 000. La présidente de la Réserve fédérale de Dallas, Lorie Logan, a estimé que la politique monétaire (le réglage des taux d’intérêt par la banque centrale) est bien calibrée et que les taux pourraient être ajustés si nécessaire. Elle a ajouté que le conflit au Moyen-Orient augmente l’incertitude. Les marchés britannique et américain seront fermés vendredi pour le Vendredi saint, mais des statistiques américaines seront publiées. Le rapport sur l’emploi non agricole (Nonfarm Payrolls, qui mesure les créations d’emplois hors agriculture) de mars est attendu à 60 000, après -92 000 en février, avec un taux de chômage (part de la population active sans emploi) vu à 4,4 %.

Niveaux techniques et perspectives

Sur les graphiques, GBP/USD évoluait près de 1,3240, avec des résistances (zones où la hausse bute souvent) à 1,3350 et 1,3480, puis 1,3550. Les supports (zones où la baisse se freine souvent) se situent près de 1,3220, puis 1,3035 et 1,2900. Créez votre compte VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Les échanges nord-américains ont vu la livre sterling s’affaiblir près de 1,3200, les tensions liées à Trump soutenant le dollar et faisant reculer le GBP/USD de 0,40 %

La livre sterling a reculé face au dollar américain pendant la séance nord-américaine après que le président américain Donald Trump a déclaré que le conflit avec l’Iran pourrait durer deux à trois semaines. Le GBP/USD s’établissait à 1,32144, en baisse de 0,40 %. Donald Trump a indiqué que l’opération en Iran se terminerait rapidement et a averti de frappes contre des infrastructures énergétiques et des installations pétrolières en l’absence d’accord. Le dollar s’est apprécié, les actions mondiales ont reculé et les cours du pétrole brut ont progressé.

Livre sous pression

Le GBP/USD a touché un plus bas de deux jours à 1,3181 avant de repasser au-dessus de 1,3200. Selon une information rapportée par l’IRNA, l’Iran prépare avec Oman un protocole pour le trafic dans le détroit d’Ormuz, ce qui a permis au taux de change de réduire une partie de sa baisse. Les indicateurs américains ont été contrastés : les suppressions d’emplois (Challenger job cuts, c’est-à-dire les annonces de licenciements publiées par le cabinet Challenger) se sont élevées à 60 620 en mars, soit plus de 24 % au-dessus des chiffres de 2025. Les inscriptions initiales au chômage (Initial Jobless Claims, c’est-à-dire les nouvelles demandes d’allocations chômage) pour la semaine se terminant le 28 mars se sont établies à 202 000, sous les 212 000 attendues et en baisse par rapport à 215 000. La présidente de la Fed de Dallas, Lorie Logan, a déclaré que la politique monétaire est bien positionnée face à l’incertitude et que les taux pourraient être ajustés si nécessaire. Les marchés britannique et américain seront fermés vendredi pour le Vendredi saint ; le rapport sur l’emploi américain (Nonfarm Payrolls, c’est-à-dire les créations d’emplois hors secteur agricole) est attendu à 60 000 après -92 000, avec un taux de chômage vu à 4,4 %. Sur le graphique, le GBP/USD évoluait près de 1,3240. Les résistances se situent à 1,3350 et 1,3480, tandis que les supports sont à 1,3220 et 1,3035, puis 1,2900. La hausse des tensions au Moyen-Orient provoque un mouvement classique de « fuite vers la sécurité » : les investisseurs privilégient le dollar, considéré comme une valeur refuge. L’indice du dollar (DXY, un indicateur qui mesure la force du dollar face à un panier de grandes devises) se rapproche de 106,00, son plus haut niveau depuis plusieurs mois, car l’incertitude mondiale attire les capitaux vers les actifs américains. Cet environnement pénalise des monnaies comme la livre, plus sensible à l’appétit pour le risque. Pour les opérateurs sur produits dérivés (contrats dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cela implique une hausse marquée de la volatilité (amplitude des variations de prix) dans les prochaines semaines. L’indice VIX du CBOE (baromètre de la nervosité attendu sur le S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») a déjà dépassé 20, un niveau rarement observé de façon durable depuis les tensions bancaires de 2023. Cela signifie que les options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre un actif à un prix fixé) deviennent plus coûteuses, car elles intègrent un risque plus élevé de mouvements brusques.

Énergie et volatilité

Les menaces directes sur les infrastructures énergétiques font grimper le pétrole, le Brent s’échangeant désormais au-delà de 105 dollars le baril. Cela rappelle les flambées de 2022 et complique les perspectives d’inflation (hausse générale des prix) et de politique des banques centrales. Des prix de l’énergie durablement élevés pèsent sur les pays importateurs d’énergie, comme le Royaume-Uni. Sur le marché des options, la demande de protection contre une baisse de la livre augmente nettement. Les « risk reversals » à un mois sur GBP/USD (indicateur qui compare le coût des options de vente et d’achat pour mesurer le biais du marché) affichent le plus fort avantage en faveur des options de vente (« puts », qui profitent d’une baisse) depuis plus d’un an, signe que les investisseurs se couvrent activement contre une nouvelle baisse. Dans ce contexte, vendre des options d’achat (« calls », qui profitent d’une hausse) sur GBP/USD, ou acheter directement des options de vente, devient une stratégie plus fréquente pour se protéger ou tirer parti d’un affaiblissement. L’analyse technique (lecture des graphiques de prix) va dans le même sens : l’incapacité de la paire à se maintenir au-dessus de 1,3480, zone associée à des moyennes mobiles (moyennes des prix sur une période, utilisées pour repérer la tendance), est un signal de fragilité. Le support à 1,3220 doit être surveillé : une cassure nette en dessous ouvrirait la voie vers 1,3035. L’historique montre que lorsque des niveaux psychologiques majeurs comme 1,3000 entrent en jeu, la baisse peut s’accélérer rapidement.

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La présidente de la Fed de Dallas, Lorie Logan, a déclaré que la faiblesse des créations d’emplois ne doit pas détourner des bilans, au détriment de la mission principale

Lorie Logan, présidente de la Réserve fédérale (Fed) de Dallas, a déclaré que les décisions sur le bilan ne devaient pas détourner la Fed de sa mission principale. Elle a estimé que la hausse du bilan n’est pas nocive si elle répond aux besoins du public, et que la politique doit être guidée par ce qui est le meilleur pour l’économie. Elle a expliqué qu’il en coûte peu à la Fed de répondre à la demande de réserves bancaires (les liquidités que les banques détiennent sur leurs comptes à la banque centrale). Elle a jugé préférable de réduire la demande de réserves plutôt que de revenir à un système de « réserves rares » (une situation où les banques disposent de peu de liquidités, ce qui peut tendre les marchés). Un bilan plus petit pourrait venir soit d’une baisse de la demande de réserves, soit d’un retour à un régime de réserves rares.

Réserves abondantes et stabilité financière

Logan a affirmé que le système actuel de « réserves abondantes » (où les banques gardent beaucoup de liquidités à la Fed) est « efficient et efficace ». Selon elle, pousser les banques à utiliser moins de réserves augmenterait le risque pour le système financier. Elle a ajouté qu’un accès plus large aux outils de liquidité de la Fed (des dispositifs de prêt de court terme de la banque centrale) pourrait aussi réduire la demande de réserves. Elle a indiqué que certaines façons de réduire la demande de réserves nécessiteraient des mesures en dehors de la Fed, notamment d’éventuels changements réglementaires (modifications des règles imposées aux banques). Elle a dit soutenir le statu quo de la politique monétaire lors de la récente réunion du FOMC (le comité de la Fed qui décide des taux). Logan a déclaré que le marché du travail s’était stabilisé au second semestre 2025 et au début de cette année, mais que les créations d’emplois avaient été « plutôt faibles ». Elle a ajouté que l’immigration a fait baisser le « point d’équilibre » du marché du travail vers presque zéro (le rythme de créations d’emplois nécessaire pour absorber l’arrivée de nouveaux travailleurs). Elle a dit ne pas être convaincue que l’inflation ralentissait suffisamment, même avant le début de la guerre en Iran. Selon elle, le conflit a accru l’incertitude et les risques des deux côtés du mandat de la Fed (stabilité des prix et emploi maximum).

Implications pour les marchés et le trading

Elle a déclaré que l’investissement des entreprises est solide et que les consommateurs restent résistants. Elle a indiqué que les prévisions sont difficiles, qu’une résolution rapide de la guerre pourrait limiter l’impact, et que la politique monétaire s’ajustera en fonction des données. Elle a affirmé que les États-Unis disposent d’amortisseurs face aux effets du conflit. Elle a ajouté que la question clé est de savoir si les perturbations entraînent davantage d’investissements énergétiques aux États-Unis, et que les producteurs pourraient avoir besoin de prix durablement plus élevés pour augmenter l’offre. Les messages contradictoires de la Fed créent un environnement difficile pour les opérateurs de marché. Les créations d’emplois sont jugées « inconfortablement faibles », ce que confirme le rapport de mars, à seulement 85.000 emplois. Cela suggère que le marché du travail, stabilisé au second semestre 2025, est désormais un sujet majeur. Malgré le ralentissement de l’emploi, des inquiétudes sur l’inflation existaient déjà avant la guerre en Iran. Le conflit a ajouté une forte incertitude, avec les contrats à terme (futures, des contrats standardisés portant sur un prix futur) sur le Brent au-dessus de 105 dollars le baril, en hausse de plus de 20% depuis le début de l’année. Cela complique la mission de la Fed, en augmentant les risques à la fois sur l’inflation et sur l’emploi. Dans ce contexte, il faut s’attendre à une volatilité élevée. L’indice de volatilité du CBOE, le VIX (mesure de la volatilité implicite, c’est-à-dire la volatilité anticipée par le marché via les prix des options), est resté au-dessus de 24 depuis un mois, contre une moyenne de 17 en 2025. Cela plaide pour l’achat d’options (instruments donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) afin de se protéger, plutôt que pour de gros paris directionnels sur les indices. Pour les marchés de taux, cela indique une Fed en pause. Les contrats à terme sur les Fed funds (anticipations de marché sur le taux directeur) intègrent plus de 90% de probabilité d’un statu quo à la prochaine réunion, ce qui reflète l’idée que la politique réagira aux nouvelles données. En parallèle, les options sur les contrats à terme SOFR (taux de référence basé sur les opérations de financement au jour le jour, utilisé pour les produits de taux) montrent davantage de demande pour des positions qui gagneraient en cas de baisse de taux plus tard au troisième trimestre, signe d’un pari que la faiblesse de l’emploi finira par peser sur la Fed. Les commentaires sur l’énergie sont importants pour les marchés des matières premières. Aucun signal d’une forte hausse de la production américaine n’apparaît, ce que confirment les données de Baker Hughes montrant que le nombre d’appareils de forage (rig count, indicateur de l’activité de forage) est resté stable sur les deux derniers mois. Cela suggère que des prix durablement élevés sont nécessaires pour encourager de nouveaux investissements, ce qui peut soutenir des positions longues sur des dérivés pétroliers (instruments financiers dont la valeur dépend du prix du pétrole).

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