Le WTI repasse sous 93,50 dollars alors que l’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran compense le resserrement des stocks et la demande en Asie

Le WTI, référence du pétrole brut américain, s’est échangé autour de 93,25 $ en début de séance asiatique jeudi, repassant sous 93,50 $. Ce recul fait suite à l’espoir d’un accord lié à une désescalade avec l’Iran. Bloomberg indique que les États-Unis et l’Iran travaillent sur un cadre préliminaire d’accord. Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient eu de « très bonnes discussions » avec l’Iran au cours des dernières 24 heures, et qu’il n’y a pas de date limite pour une réponse de Téhéran.

Perspectives d’approvisionnement via le détroit d’Ormuz

Les anticipations d’une réouverture du détroit d’Ormuz ont aussi pesé sur les prix. Ce passage est une route mondiale clé pour les expéditions de pétrole ; sa réouverture favoriserait des flux d’approvisionnement plus réguliers. Les stocks de brut américains ont de nouveau reculé, selon le rapport hebdomadaire de l’Energy Information Administration (EIA, l’agence américaine de l’énergie). Les stocks ont diminué de 2,314 millions de barils sur la semaine close le 1er mai, après une baisse de 6,233 millions la semaine précédente, contre un repli attendu de 2,8 millions. Goldman Sachs indique que les stocks mondiaux de pétrole sont proches de leur plus bas niveau depuis huit ans. La banque souligne aussi un retrait rapide des réserves (une baisse des stocks) et une offre limitée.

Stratégie d’options face à la volatilité

Une stratégie consiste à utiliser des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour gérer la volatilité attendue (fortes variations de prix). Acheter des options d’achat, dites calls (droit d’acheter), permet de profiter d’une hausse si les facteurs de marché reprennent le dessus, tandis que détenir des options de vente, dites puts (droit de vendre), sert de couverture contre une chute brutale des prix en cas d’apaisement politique.

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Compte rendu de la BoJ : divisions sur un rythme plus rapide de hausses de taux, tandis que les risques inflationnistes liés au pétrole maintiennent le yen au centre de l’attention

Les minutes de la réunion de mars de la Banque du Japon (BoJ) montrent que plusieurs membres du conseil ont jugé approprié de maintenir le taux directeur à 0,75%. Certains ont aussi estimé qu’un statu quo était justifié compte tenu des incertitudes au Moyen-Orient. Les membres ont discuté des risques inflationnistes liés à la hausse du pétrole et d’un possible retour de l’inflation. Plusieurs ont indiqué qu’il fallait « regarder au-delà » des chocs d’offre temporaires (perturbations ponctuelles de production ou de transport), mais que des chocs persistants avec des effets de second tour (quand la hausse des coûts se répercute ensuite sur les salaires et les prix de manière durable) appelleraient une réponse centrée sur l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation).

Perspectives du taux directeur

Certains membres ont déclaré que la BoJ devait continuer à relever ses taux à mesure que l’économie et les prix s’améliorent, et l’un d’eux a estimé que le taux d’intérêt réel très négatif devait être corrigé rapidement (taux nominal moins inflation, ce qui mesure le coût « réel » de l’argent). D’autres ont averti que des retards pourraient conduire à un resserrement rapide et marqué, et que les hausses de taux pourraient devoir s’accélérer si le conflit au Moyen-Orient s’étend. Un membre a dit qu’il n’y avait pas de preuve que les hausses de taux passées aient réduit l’effet de soutien sur l’économie (politique accommodante: conditions de financement qui restent favorables). Un autre a indiqué que la BoJ devrait examiner dès la prochaine réunion si les conditions financières sont restées favorables après la hausse précédente. Un représentant du ministère des Finances a averti qu’une envolée des coûts de l’énergie pourrait nuire à l’économie et a appelé à une surveillance étroite des marchés. Après la publication des minutes, l’USD/JPY progressait de 0,04% à 156,45. La BoJ vise une inflation d’environ 2% et a lancé en 2013 une politique très expansionniste via le QQE (assouplissement quantitatif et qualitatif: achats massifs d’actifs, surtout des obligations, pour faire baisser les taux et soutenir l’économie), puis a ajouté en 2016 des taux négatifs et le contrôle de la courbe des taux (plafonner/guider les rendements obligataires, notamment sur les maturités longues). Elle a relevé ses taux en mars 2024, s’éloignant de cette politique très expansionniste.

Implications de marché

La Banque du Japon envoie clairement le signal d’un rythme de hausses de taux plus rapide, en rupture avec la prudence observée en 2025. Avec un IPC « core » de Tokyo d’avril 2026 à 2,9% (indice des prix hors éléments volatils, utilisé comme indicateur avancé), l’inflation se révèle plus persistante que prévu. Les craintes internes de « prendre du retard » sur l’inflation deviennent donc très actuelles. Il faut envisager un positionnement en faveur d’un yen plus fort dans les prochaines semaines. Le cours actuel de l’USD/JPY autour de 156,45 paraît fragile au vu de ce ton plus offensif (hawkish: priorité à la lutte contre l’inflation via des taux plus élevés), d’autant que d’autres banques centrales pourraient approcher de la fin de leur cycle de hausses. Des stratégies d’options profitant d’un repli vers 150-152 peuvent être pertinentes (options: instruments dérivés donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé). Ce scénario implique aussi des rendements plus élevés sur les obligations d’État japonaises. Après un resserrement lent en 2025, le marché n’intègre pas pleinement l’urgence exprimée par plusieurs membres. Des positions vendeuses sur les contrats à terme sur JGB peuvent être envisagées (JGB futures: contrats sur obligations japonaises; être vendeur vise à profiter d’une baisse des prix obligataires, donc d’une hausse des rendements). Le risque de stagflation, évoqué par un membre, devient crédible avec un Brent durablement au-dessus de 95 dollars le baril en avril 2026 (stagflation: faible croissance avec inflation élevée). Cette incertitude, combinée à des avis partagés au sein du conseil, suggère une volatilité plus élevée (volatilité: amplitude des variations de prix). Acheter de la volatilité sur le yen peut servir de couverture contre un ajustement soudain de la politique de la banque (acheter de la volatilité: stratégies d’options profitant de grands mouvements, quel que soit le sens). En plus des facteurs externes, les négociations salariales de printemps (« shunto ») se sont récemment conclues sur une moyenne de 4,1%, alimentant l’inflation via la demande intérieure (shunto: négociations annuelles des salaires au Japon). Cela donne à la BoJ des arguments pour agir sans tarder, comme l’ont soutenu plusieurs membres. Le risque que la banque réagisse trop tard aux menaces inflationnistes semble diminuer rapidement.

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Semaine à venir : la ponction de liquidités par la BoJ surprend alors que la base monétaire se contracte, ravivant la vigueur du yen et les risques sur le Nikkei

La base monétaire du Japon a reculé de 11,3% sur un an en avril. Le marché anticipait une baisse de 10,5%. Le chiffre est inférieur de 0,8 point de pourcentage aux attentes. Autrement dit, la base monétaire s’est contractée plus que prévu.

Retrait de liquidités par la Banque du Japon

La Banque du Japon retire des liquidités plus vite qu’attendu, ce qui constitue un signal restrictif (une orientation plus « ferme » visant à calmer l’inflation). La **base monétaire** (l’ensemble des billets en circulation et des réserves des banques déposées à la banque centrale, qui sert de mesure simple de la quantité de monnaie créée par la banque centrale) diminue, ce qui indique une normalisation de la politique monétaire (retour progressif vers des taux et des achats d’actifs moins exceptionnels). Ce chiffre renforce l’argument d’un yen plus fort, ce qui mettrait sous pression la paire USD/JPY (le taux de change dollar contre yen) autour de 165. L’inflation sous-jacente japonaise (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation, utilisée pour juger la tendance de fond) est ressortie à 2,1% en avril 2026, ce qui affaiblit les raisons d’un yen durablement faible. On peut envisager des **puts** sur USD/JPY (options donnant le droit de vendre, utilisées pour profiter d’une baisse) ou des **calls** sur futures JPY (options donnant le droit d’acheter des contrats à terme sur le yen, afin de se positionner sur une hausse du yen) pour se placer en vue d’une correction. Côté actions, un resserrement monétaire plus rapide que prévu (durcissement des conditions de financement via moins de monnaie et/ou des taux plus élevés) pèse sur le Nikkei 225. Avec un indice proche de son record vers 42 000, il est exposé à un repli si les liquidités se raréfient. Acheter des puts de protection sur le Nikkei 225 (options servant d’assurance contre une baisse) peut être une stratégie prudente à court terme.

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Le WTI recule alors que l’Iran étudie une proposition américaine visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à assouplir le blocus portuaire

L’Iran a déclaré qu’il examine encore une proposition américaine visant à mettre fin à la guerre, après des informations selon lesquelles les deux pays pourraient être proches d’un accord, selon la BBC mercredi. Les États-Unis ont remis à l’Iran un mémorandum d’accord d’une page, qui viserait à rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz et à lever le blocus américain sur les ports iraniens. (Un « mémorandum d’accord » est un document d’intention non contraignant, qui fixe un cadre sans être un traité.) Des discussions plus détaillées sur le programme nucléaire iranien auraient lieu plus tard, et rien n’a été conclu.

Réaction du marché et évolution des prix

Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient eu de « très bonnes discussions » avec l’Iran au cours des dernières 24 heures. Il a ajouté qu’il n’y avait pas de délai pour une réponse de Téhéran. Au moment de la rédaction, le West Texas Intermediate (WTI) reculait de 7,05% sur la séance, à 92,85 dollars. (Le WTI est une référence de prix pour le pétrole brut américain.) Les marchés avaient déjà fortement réagi l’an dernier à l’annonce d’un possible mémorandum d’accord entre Washington et Téhéran, faisant chuter le WTI de plus de 7% en une seule séance. Cela montre à quel point l’actualité géopolitique peut dominer les facteurs d’offre et de demande. Le détroit d’Ormuz reste le principal point de passage stratégique du pétrole mondial (« goulet d’étranglement »), avec plus de 20 millions de barils par jour: le moindre signal d’apaisement pèse donc sur les prix. (« Baissier » signifie susceptible de faire baisser les cours.) Après le choc de prix de 2025, la « volatilité implicite » sur les options pétrolières devrait rester très sensible aux nouvelles venant du Moyen-Orient. (La volatilité implicite est une estimation des fluctuations futures intégrée dans le prix des options.) Certains opérateurs peuvent chercher à en profiter en vendant des options très éloignées du prix actuel (« hors de la monnaie ») pour encaisser une prime, mais avec une gestion stricte du risque en cas de retournement. (La « prime » est le montant payé/reçu pour une option, et vendre de la volatilité expose à des pertes rapides lors de mouvements brusques.)

Perspectives pour l’Opep et les stocks

L’attention se tourne maintenant vers les prochaines réunions de l’Opep+ et le respect des quotas de production. (L’Opep+ regroupe l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et certains alliés, dont la Russie; les « quotas » sont des plafonds de production.) Les stocks mondiaux de pétrole auraient baissé de plus de 40 millions de barils au premier trimestre 2026, ce qui a nettement tendu le marché depuis la vente spéculative de 2025. (Les « stocks » sont les réserves stockées; une baisse des stocks réduit la disponibilité.) Tout signe de désaccord au sein du groupe pourrait accroître le risque de variations dans les deux sens, ce qui peut inciter à des stratégies encadrant le risque, comme des « spreads » sur options. (Un « spread » combine plusieurs options pour limiter la perte maximale: par exemple, un « bull call spread » vise une hausse modérée, un « bear put spread » une baisse modérée.)

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Selon Breman (RBNZ), l’inflation reste élevée tandis que le NZD progresse, ce qui renforce la perspective d’un OCR plus élevé

La gouverneure de la RBNZ (Banque de réserve de Nouvelle-Zélande), Anna Breman, a indiqué que l’inflation à court terme devrait rester légèrement élevée. Elle a ajouté que la croissance économique pourrait être un peu plus lente, mais qu’elle est toujours attendue cette année. Elle a précisé que les prix des logements en Nouvelle-Zélande devraient rester stables, avec une légère hausse au fil du temps. Elle a estimé que le système bancaire montre très peu de tensions, malgré les incertitudes mondiales.

Réaction du marché et signal de politique monétaire

Au moment de la publication, le NZD/USD progressait de 1,22% sur la séance, à 0,5955. Ces commentaires sont un signal que l’OCR (Official Cash Rate, le taux directeur de la banque centrale) devrait rester élevé dans les prochains mois. La banque centrale privilégie clairement la lutte contre l’inflation à court terme plutôt qu’un soutien à une croissance plus rapide. Ce maintien d’une politique monétaire restrictive (dite « faucon », c’est-à-dire orientée vers des taux élevés pour freiner l’inflation) soutient le dollar néo-zélandais face aux monnaies dont les banques centrales sont plus accommodantes (« colombes », c’est-à-dire plus favorables à des baisses de taux pour soutenir l’activité). Cette orientation s’inscrit dans la ligne de la RBNZ en 2025, avec un OCR maintenu à 5,50% pour freiner une inflation persistante. Avec une inflation annuelle en Nouvelle-Zélande encore à 3,6% au premier trimestre, la banque n’est pas prête à considérer que le problème est réglé. Cela renforce la crédibilité de son engagement en faveur de la stabilité des prix (objectif consistant à maintenir l’inflation à un niveau bas et prévisible). Pour les traders sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise), cela suggère un contexte de volatilité implicite plus faible sur le NZD. La volatilité implicite correspond au niveau de fluctuations attendu par le marché, tel qu’il est déduit des prix des options. Si la banque centrale annonce une trajectoire de politique monétaire stable, le risque d’une surprise sur les taux dans les prochaines semaines diminue. Dans ce cas, certaines stratégies d’options visant à profiter d’un marché qui bouge peu (par exemple vendre un strangle ou un straddle, deux montages qui parient sur une variation limitée du taux de change) peuvent être intéressantes, à condition que la paire reste dans une fourchette définie.

Facteurs du NZD/USD et contexte de risque

La hausse marquée du NZD/USD à 0,5955 est aussi alimentée par un écart de politique monétaire avec les États-Unis. La Réserve fédérale américaine (Fed) a adopté un ton plus accommodant fin 2025, à mesure que ses indicateurs économiques ralentissaient. Ce contraste rend le NZD attractif pour les opérations de portage (« carry trade » : emprunter dans une monnaie à taux bas et investir dans une monnaie à taux plus élevé pour capter l’écart de taux), ce qui soutient sa valeur.

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L’or se stabilise près de 5 150 dollars, la volatilité restant recherchée sur fond de tensions au Moyen-Orient et de ton plus restrictif de la Fed

L’or (XAU/USD) a atteint un plus haut d’une semaine, proche de 4 700 $, lors des échanges asiatiques jeudi. Ce mouvement a suivi l’atténuation des craintes d’inflation, liée à l’optimisme autour d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran. Selon Bloomberg, les États-Unis et l’Iran étudiaient mercredi une nouvelle proposition pour mettre fin à la guerre. Le président américain Donald Trump a déclaré que le conflit avait « de très bonnes chances de se terminer » et pourrait s’achever avant son voyage à Pékin la semaine prochaine.

Anticipations de taux et or

La baisse des inquiétudes sur la hausse des prix pourrait renforcer l’idée que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) réduira ses taux d’intérêt. Des taux plus bas diminuent le « coût d’opportunité » de l’or, c’est-à-dire le manque à gagner lié au fait de détenir un actif qui ne rapporte pas d’intérêt. Les marchés attendent vendredi le rapport sur l’emploi américain d’avril, qui peut influencer la prochaine décision de la Fed. Des chiffres de l’emploi plus solides peuvent soutenir le dollar et peser sur l’or, coté en dollars. L’or est largement utilisé comme réserve de valeur et moyen d’échange, et il est souvent perçu comme une « valeur refuge » (un actif recherché en période d’incertitude). Il sert aussi de protection contre l’inflation et contre l’affaiblissement des monnaies. Les banques centrales sont les plus grands détenteurs d’or et peuvent en acheter pour diversifier leurs réserves. Elles ont ajouté 1 136 tonnes, pour environ 70 milliards de dollars, en 2022, un record annuel.

Liens avec le dollar, les bons du Trésor et l’appétit pour le risque

L’or évolue souvent à l’inverse du dollar et des bons du Trésor américain (« Treasuries », la dette émise par l’État américain). Il a aussi tendance à reculer quand les actions montent et à se renforcer lors des phases de baisse des marchés. Nous nous souvenons qu’à la même période l’an dernier, en mai 2025, l’or se rapprochait de 4 700 $ sur l’espoir d’un accord de paix États-Unis–Iran. Cet optimisme laissait penser que la Fed pourrait assouplir sa politique restrictive, ce qui soutenait l’or. Le marché misait alors sur une accalmie géopolitique et sur des taux élevés moins durablement. En mai 2026, la situation s’est inversée : l’accord s’est effondré en fin d’année dernière, ravivant les tensions au Moyen-Orient. L’or a depuis trouvé un nouveau support, avec des prix qui se stabilisent autour de 5 150 $. Le conflit renforce le statut de valeur refuge de l’or, un phénomène que l’on n’avait plus vu avec autant de force depuis les achats massifs des banques centrales en 2022. L’an dernier, les investisseurs anticipaient des baisses de taux, mais une inflation persistante a poussé la Fed à rester « faucon » (priorité à la lutte contre l’inflation, donc des taux élevés). Le taux des fonds fédéraux (« Federal Funds Rate », taux directeur de référence aux États-Unis) est resté à 6,0 % sur les deux derniers trimestres, et des discussions sur une nouvelle hausse se multiplient. Cela renchérit le coût d’opportunité d’un actif sans rendement comme l’or. Le rapport CPI d’avril 2026 (indice des prix à la consommation, principale mesure de l’inflation) a montré une inflation sous-jacente (« core », hors prix volatils comme l’énergie et l’alimentation) de 3,9 % sur un an, décevant ceux qui attendaient un ralentissement. De même, le rapport NFP (les créations d’emplois hors agriculture) de la semaine dernière a montré 280 000 emplois, ce qui donne peu de raisons à la Fed de baisser les taux rapidement. Un dollar fort limite pour l’instant une hausse marquée de l’or. L’or se retrouve ainsi tiraillé entre la demande de valeur refuge liée aux tensions mondiales et le coût d’opportunité élevé dû aux taux élevés. Dans ce contexte, certains traders peuvent se tourner vers des stratégies visant à profiter d’une forte variation de prix, comme l’achat d’un « straddle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou d’un « strangle » (même principe, mais avec des prix d’exercice différents) sur des contrats à terme (« futures », contrats standardisés d’achat/vente à une date future) sur l’or. Ces positions gagnent si le prix bouge fortement, à la hausse ou à la baisse. La « volatilité implicite » des options sur l’or (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans les prix des options) remonte, signe que les investisseurs s’attendent à un mouvement important, sans direction claire. Cela rend les options plus chères et souligne le risque de mouvements rapides après des déclarations de la Fed ou de nouveaux titres sur le Moyen-Orient. Le marché est sous tension, et les positions sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) semblent se préparer à une rupture plutôt qu’à une tendance régulière.

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La livre sterling progresse sur des PMI britanniques plus robustes, tandis que les investisseurs évaluent la vigueur de l’emploi américain et l’évolution de la géopolitique

Le GBP/USD a progressé d’environ 0,4 % mercredi, pour terminer près de 1,3595 après avoir atteint 1,3645, sans réussir à clôturer au-dessus de 1,3600. Près des sommets, le marché a hésité, avec des mèches répétées et de petites bougies autour du point haut de la séance (les « mèches » montrent un rejet des prix, et les « bougies » résument l’évolution des cours sur une période donnée). Les PMI S&P Global d’avril au Royaume-Uni (enquêtes auprès des entreprises, au-dessus de 50 = activité en hausse, en dessous de 50 = baisse) ont dépassé les attentes : composite à 52,6 et services à 52,7. Prochaines publications : PMI construction d’avril jeudi (après 45,6 le mois dernier, ce qui signalait une baisse marquée) et indice Halifax des prix des logements vendredi (baromètre des prix de l’immobilier au Royaume-Uni).

Moteurs de marché et catalyseurs immédiats

Aux États-Unis, l’ADP (estimation des créations d’emplois dans le secteur privé) est ressorti à 109 000 contre 99 000 attendus, et le responsable de la Fed Alberto Musalem a tenu des propos « restrictifs » (hawkish : en faveur de taux plus élevés pour lutter contre l’inflation). Le dollar a peu profité de ces éléments, le marché privilégiant la prise de risque (« risk-on » : appétit pour les actifs risqués) autour d’informations sur un effort de paix entre les États-Unis et l’Iran. Le président Trump a suspendu mardi les opérations « Project Freedom » dans le détroit d’Ormuz, en lien avec des discussions facilitées par le Pakistan. Un cessez-le-feu tient depuis le 8 avril, mais des échanges de tirs ont eu lieu, l’Iran a rejeté la dernière proposition américaine, et le détroit reste en grande partie fermé au trafic commercial. Vendredi : rapport sur l’emploi américain (Non-Farm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture), attendu à 60 000 après 178 000 auparavant, ainsi que l’enquête de l’Université du Michigan sur le moral des ménages et leurs anticipations d’inflation. Sur le plan technique, le GBP/USD évoluait près de 1,3594, au-dessus de l’ouverture du jour à 1,3567 ; le Stochastic RSI (indicateur de momentum, ou vitesse du mouvement des prix, basé sur le RSI) était proche de 73 sur le graphique 15 minutes et d’environ 48 en journalier. Les supports sont identifiés à 1,3567 et sur la moyenne mobile exponentielle à 50 jours (EMA 50 : moyenne qui donne plus de poids aux cours récents) vers 1,3465. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

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Semaine à venir : la hausse de l’AUD/USD vers des sommets de quatre ans s’essouffle, le choc des créations d’emplois aux États-Unis et la baisse de taux de la RBA provoquant un repli

AUD/USD a progressé d’environ 0,8 % mercredi, pour finir près de 0,7240 après un pic à 0,7280, sans parvenir à se maintenir au-dessus de 0,7250. La paire évoluait alors sur des plus hauts de quatre ans, avec plusieurs « mèches » supérieures près du sommet (sur un graphique en chandeliers, une mèche haute montre que le cours est monté puis a reculé avant la clôture, signe de rejet des prix élevés). Le dollar américain s’est affaibli après que le président Trump a mis en pause les opérations de « Project Freedom » dans le détroit d’Ormuz, dans le cadre de discussions avec l’Iran facilitées par le Pakistan. L’Iran a indiqué examiner la dernière proposition américaine sans réponse officielle, tandis que le détroit restait en grande partie fermé au trafic commercial, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Risk On Focus Shifts To Key Data

L’enquête ADP sur l’emploi privé (estimation des créations d’emplois dans le secteur privé américain) pour avril est ressortie à 109 000, contre 99 000 attendus. Les marchés ont surtout retenu un climat « risk-on » (appétit pour le risque : les investisseurs achètent davantage d’actifs jugés risqués), avec un regard tourné vers la balance commerciale australienne de mars jeudi et les NFP (Non-Farm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture aux États-Unis) vendredi, attendus à 60 000 après 178 000 précédemment. Sur le graphique 15 minutes, l’AUD/USD s’échangeait à 0,7239 et restait au-dessus de l’ouverture du jour à 0,7205, avec un Stochastic RSI proche de 60 (oscillateur : indicateur technique qui mesure la vitesse du mouvement des prix, souvent utilisé pour repérer excès de hausse ou de baisse). Sur le graphique journalier, il s’échangeait à 0,7239 au-dessus de l’EMA 50 jours à 0,7072 et de l’EMA 200 jours à 0,6826 (moyennes mobiles exponentielles : moyennes qui donnent plus de poids aux prix récents), avec un Stochastic RSI autour de 53. Les facteurs clés pour l’AUD incluent les taux de la RBA (banque centrale australienne) et sa cible d’inflation de 2–3 %, la demande chinoise et le minerai de fer, qui représentait 118 milliards de dollars par an en 2021. La balance commerciale et le sentiment de marché influencent aussi la devise.

What Changed After The Peak

Le basculement majeur a été le rapport NFP d’avril 2025. Le marché attendait 60 000 créations d’emplois. Le chiffre est finalement tombé à 245 000, ce qui a entraîné un ajustement rapide des anticipations sur la politique de la Réserve fédérale (Fed) et mis fin à la faiblesse généralisée du dollar qui soutenait la paire. Cela a montré à quelle vitesse le sentiment peut changer et a confirmé que les signaux d’essoufflement près de 0,7250 pouvaient favoriser des positions vendeuses (parier sur une baisse). Ensuite, la RBA a aussi pesé sur le dollar australien en abaissant son taux directeur de 25 points de base à 4,10 % en mars 2026, dans un contexte d’inflation plus faible et de consommation en ralentissement. À l’inverse, la Fed a maintenu ses taux à 5,50 %. Cet écart de taux (différentiel de taux : différence entre les rendements des deux devises) a maintenu une pression sur l’AUD. Il rend aussi plus intéressant de rester vendeur sur l’AUD/USD via le « carry » (portage : gain/perte lié au différentiel de taux d’intérêt quand on détient une position). Par ailleurs, les inquiétudes sur l’économie chinoise se sont confirmées et ont pénalisé l’AUD. Les dernières données montrent un ralentissement de la production industrielle, tandis que l’immobilier reste un frein à la croissance. Les prix du minerai de fer ont reculé d’au-delà de 120 dollars la tonne l’an dernier à environ 105 dollars aujourd’hui. Comme c’est la principale exportation de l’Australie, la baisse du prix réduit les entrées de devises et affaiblit sa monnaie.

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Goolsbee avertit que le conflit entre les États-Unis et l’Iran risque d’ancrer les anticipations d’inflation, alors que la Fed évalue sa trajectoire de politique monétaire

Austan Goolsbee a déclaré que le conflit entre les États-Unis et l’Iran ressemble davantage à un choc inflationniste (un événement qui fait monter les prix, sans lien direct avec la demande). Il a précisé que cela ne s’est pas encore transformé en choc qui fait à la fois grimper l’inflation et baisser l’emploi, ce qui obligerait la banque centrale à arbitrer entre ses objectifs. Il a ajouté que modifier le cadre de la banque centrale pour maîtriser l’inflation (sa façon officielle de viser et d’expliquer l’objectif d’inflation) est difficile, mais qu’il reste ouvert à de nouvelles approches. Selon lui, il faut s’appuyer sur un maximum de données, mais il n’existe pas de solution unique contre l’inflation.

Positionnement face à un risque accru d’inflation

Il a dit qu’il surveillerait un affaiblissement de la demande (la volonté des ménages d’acheter) si la baisse de la confiance des consommateurs conduit à moins de dépenses. Il estime que les États-Unis pourraient se diriger vers une pénurie de main-d’œuvre (manque de travailleurs disponibles) en raison du vieillissement de la population et d’une immigration limitée. Il a expliqué que plus les prix du pétrole restent élevés longtemps, plus les ménages et les entreprises risquent d’anticiper une inflation plus forte (c’est-à-dire s’attendre à une hausse durable des prix), ce qui serait très problématique pour la banque centrale. Il a jugé le marché du travail stable mais pas solide, et a indiqué que les créations d’emplois ne mesurent plus bien la « marge de capacité » du marché du travail (le niveau de ressources encore disponibles, comme des travailleurs non employés ou sous-employés). Il a souligné qu’il existe des divergences au sein de la banque centrale sur l’inflation et l’emploi. Parmi les signes d’une inflation plus durable, il a cité la hausse continue des services hors énergie et alimentation (catégorie dite « services de base », moins volatile), des dépenses soutenues par la hausse du patrimoine (consommation financée par la progression de la valeur des actifs), et des augmentations de salaires dans des emplois liés à l’intelligence artificielle. Il a dit ne pas être surpris par des tensions sur les chaînes d’approvisionnement (difficultés à produire et livrer, qui renchérissent les coûts) liées à la durée du conflit. Il a ajouté que toutes les options restent sur la table, et qu’une inflation persistante imposerait de revoir la trajectoire de politique monétaire (le plan de progression des taux et des actions de la banque centrale).

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GBP/JPY recule alors que la vigueur du yen après intervention met à l’épreuve un support clé basé sur une moyenne mobile

Le GBP/JPY a reculé de plus de 0,55 % mercredi, le yen japonais s’étant renforcé après l’intervention des autorités japonaises sur le marché des changes (achat/vente de devises par une banque centrale pour influencer le taux de change) la semaine dernière. La paire s’échangeait à 212,60 au moment de la rédaction, après un plus haut quotidien à 214,23. La paire pourrait entrer dans une phase de consolidation (évolution en range, sans tendance nette) après avoir franchi des niveaux clés autour de la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur une période donnée) à 50 jours. Elle a évolué autour de la SMA 50 jours à 211,99 et près d’un autre niveau de SMA 50 jours cité à 212,85.

Signaux techniques et dynamique

L’action des prix (évolution du cours) montre une dynamique haussière sur le graphique journalier, tandis que l’indice de force relative (RSI, indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix pour repérer surachat/survente) suggère un risque de baisse. Un passage sous la SMA 100 jours à 212,04 pourrait relancer un repli plus marqué. Les supports (zones où la baisse a souvent tendance à se stabiliser) se situent à 210,46 (plus bas de fluctuation du 30 avril), puis 209,63 (plus bas de fluctuation du 31 mars) et 209,18 (plus bas du 5 mars). À la hausse, les résistances (zones où la progression a souvent du mal à dépasser) sont identifiées à la SMA 50 jours à 212,91, puis 213,00 et 214,00, avec la SMA 20 jours à 214,63 au-dessus. Un tableau de performance du JPY présente les variations en pourcentage face aux grandes devises, le yen étant le plus fort contre le dollar canadien. Une carte de chaleur (heat map, tableau visuel des variations en pourcentage) montre les évolutions entre principales paires de devises, selon les devises de base et de cotation (devise de base = première de la paire, devise de cotation = seconde). Nous observons les effets directs de l’intervention de la semaine dernière, qui a ramené le GBP/JPY vers 212,60. Ce mouvement a accru l’incertitude. Les opérateurs doivent rester prudents, le yen s’étant renforcé face à la plupart des grandes devises.

Contexte macroéconomique et stratégie

La tendance de fond est soutenue par un écart de taux d’intérêt important (différence de rémunération entre deux monnaies), avec un taux de la Banque d’Angleterre à 5,0 % tandis que la Banque du Japon reste à 0,25 %. L’inflation sous-jacente au Royaume-Uni (inflation « core », hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) est restée élevée à 3,1 % le mois dernier, ce qui suggère que la BoE ne baissera pas ses taux rapidement. Ce contexte explique la dynamique haussière de long terme, malgré le renforcement récent du yen. Le décalage entre une dynamique haussière sur le graphique journalier et un RSI orienté à la baisse suggère un mouvement brusque proche (cassure nette). Cela se reflète dans la volatilité implicite à un mois (volatilité déduite des prix des options, qui reflète l’ampleur des variations anticipées) sur GBP/JPY, remontée à 14,5 % dans les jours suivant l’intervention. Cet environnement convient à des stratégies sur options comme le straddle acheteur (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre). Pour les opérateurs baissiers, une cassure nette sous la SMA 100 jours à 212,04 constitue le signal clé. Cela pourrait favoriser des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) avec des prix d’exercice (strike, prix fixé dans le contrat) visant 210,50. À l’inverse, les opérateurs haussiers surveilleront un retour au-dessus de la SMA 50 jours à 212,91 avant d’envisager des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé).

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