L’indice du dollar glisse vers 98 : l’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran atténue les craintes sur le pétrole, tandis que les chiffres de l’emploi limitent les pertes

L’indice du dollar américain (DXY, un indicateur qui mesure le billet vert* face à un panier de grandes devises) a glissé vers 98,00. Les pertes sont restées limitées après l’enquête ADP sur l’emploi (estimation privée des créations d’emplois aux États-Unis) : 109 000 postes créés en avril, au-dessus des 99 000 attendus et en hausse par rapport aux 61 000 de mars (chiffre révisé, c’est-à-dire corrigé après une première publication). Axios a indiqué que les États-Unis et l’Iran se rapprochaient d’un accord visant à mettre fin au conflit. Cela a réduit la crainte de perturbations des flux mondiaux d’énergie et a diminué la demande de valeur refuge (achat d’actifs jugés plus sûrs) pour le dollar.

Pression sur le dollar et appétit pour le risque

L’EUR/USD s’est échangé près de 1,1750, les gains étant freinés par des données américaines sur l’emploi solides. Le GBP/USD est resté autour de 1,3600 et a peiné à prolonger sa hausse. L’USD/JPY a évolué près de 156,40, réduisant ses pertes initiales, les marchés arbitrant entre une baisse de la demande de refuge et les données américaines. Les opérateurs ont aussi surveillé les perspectives de politique monétaire de la Banque du Japon (orientation des taux et des achats d’actifs). L’AUD/USD est monté vers 0,7240, porté par un regain d’appétit pour le risque lié aux nouvelles sur les États-Unis et l’Iran. Le pétrole WTI (West Texas Intermediate, référence américaine du brut) a reculé autour de 94,90 dollars le baril, la crainte d’un manque d’offre s’atténuant. L’or a progressé vers 4 700 dollars, tandis que le positionnement de marché (répartition des paris des investisseurs) s’est déplacé vers des actifs plus sensibles au risque. Les statistiques attendues jeudi 7 mai incluent : balance commerciale australienne (différence entre exportations et importations), commandes à l’industrie en Allemagne, ventes au détail en zone euro, ainsi qu’aux États-Unis : licenciements Challenger (annonces de suppressions de postes), inscriptions initiales au chômage (nouvelles demandes d’allocation), productivité non agricole T1 (estimation préliminaire, première estimation) et coût unitaire du travail T1 (estimation préliminaire, coût du travail par unité produite).

Données clés et points à surveiller

Vendredi 8 mai, sont programmés : production industrielle en Allemagne, balance commerciale de la zone euro, et chiffres de l’emploi au Canada.

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Le S&P 500 grimpe sur fond d’optimisme sur l’IA et d’espoirs de paix avec l’Iran

Points clés

  • Le S&P 500 (indice des 500 plus grandes entreprises américaines) évoluait à 7 313,00, en hausse de 36,80 points (+0,51%), après un plus haut en séance à 7 324,68.
  • Les « E-minis » (contrats à terme standardisés, très liquides, sur indices boursiers) progressaient : Dow E-minis +126 points (+0,25%), S&P 500 E-minis +23,25 points (+0,32%) et Nasdaq 100 E-minis +228 points (+0,81%).
  • AMD s’envolait de 18,1% en préouverture (échanges avant l’ouverture officielle) après avoir annoncé des revenus attendus au 2e trimestre supérieurs au consensus (prévisions moyennes des analystes) ; Intel gagnait 6,1% et Super Micro 17,7%.
  • Les contrats à terme (prix fixé aujourd’hui pour une livraison future) sur le Brent reculaient de 3,3%, la perspective d’un accord États-Unis–Iran réduisant une partie de la « prime de risque » (surcoût lié à l’incertitude géopolitique) sur l’énergie.

Les contrats à terme de Wall Street montaient mercredi, soutenus par deux moteurs : l’espoir d’un accord de paix entre Washington et Téhéran et le regain d’intérêt pour la thématique de l’intelligence artificielle (IA). Après les records du S&P 500 et du Nasdaq Composite (indice dominé par les valeurs technologiques) mardi, la hausse gardait de l’élan. Selon Reuters, l’appétit pour le risque (tendance des investisseurs à privilégier les actifs risqués comme les actions) était porté par ces deux facteurs.

À 4h43 (heure de New York), le Dow E-mini gagnait 126 points (+0,25%), le S&P 500 E-mini 23,25 points (+0,32%) et le Nasdaq 100 E-mini 228 points (+0,81%). La surperformance du Nasdaq indique où se concentre la conviction du marché : les semi-conducteurs (puces), les équipements pour l’IA, les dépenses de cloud (informatique à distance via des serveurs) et la demande des centres de données (infrastructures qui hébergent et traitent les données).

Le marché « risk-on » (investisseurs plus enclins à acheter des actions) se lisait aussi sur le S&P 500. L’indice évoluait à 7 313,00, en hausse de 36,80 points (+0,51%), après un sommet à 7 324,68. Le plus bas de séance s’établissait à 7 275,30, avec une ouverture à 7 278,25 et une clôture précédente à 7 276,20.

Les résultats liés à l’IA entretiennent la hausse

Advanced Micro Devices (AMD) a servi de déclencheur. Le titre bondissait de 18,1% en préouverture après une prévision de chiffre d’affaires au 2e trimestre supérieure aux attentes, grâce à une demande solide pour ses puces destinées aux centres de données. L’activité « data center » d’AMD a progressé de 57% à 5,8 milliards de dollars au 1er trimestre. Le groupe vise 11,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires au 2e trimestre, contre 10,52 milliards attendus.

C’est déterminant pour l’indice : l’IA est devenue le thème le plus lisible en matière de profits. Les investisseurs ne se contentent plus d’un récit ; ils veulent des preuves que la demande de puces, de serveurs (ordinateurs puissants qui font tourner les services en ligne), de cloud et les investissements dans les centres de données se traduisent en revenus. La « guidance » d’AMD (prévisions communiquées par l’entreprise) a apporté cet élément.

L’optimisme s’est étendu aux valeurs liées. Intel gagnait 6,1% et Super Micro 17,7% après des prévisions de chiffre d’affaires et de profit ajusté supérieures aux attentes. Le « profit ajusté » (résultat corrigé d’éléments exceptionnels pour mieux comparer d’un trimestre à l’autre) par action était attendu entre 65 et 79 cents, au-dessus des 55 cents anticipés. Super Micro vise 11 à 12,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires au 4e trimestre, contre 11,07 milliards selon le consensus.

Alphabet montait de 1,4%, réduisant l’écart avec Nvidia dans la course à la première capitalisation boursière (valeur en Bourse = cours × nombre d’actions). Nvidia gagnait 0,44% et Arm Holdings progressait de 11,3% avant ses résultats trimestriels. La hausse liée à l’IA reste donc suffisamment large pour soutenir le Nasdaq, mais elle rend les prochaines publications plus exigeantes.

L’espoir d’un accord avec l’Iran réduit la pression sur le pétrole

Les actions ont aussi été aidées par le repli du pétrole. Le président Donald Trump a évoqué de « grands progrès » vers un accord de paix avec l’Iran, tandis que Téhéran a indiqué qu’il n’accepterait qu’un accord « juste et global ». Ce ton a apaisé la crainte d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient, susceptible de perturber la progression des marchés.

Les prix du pétrole baissaient pour une deuxième séance, le Brent perdant 3,3%. Les opérateurs intégraient la possibilité d’un accord, qui pourrait augmenter l’offre au Moyen-Orient et détendre le marché.

C’est un soutien pour les actions. Un pétrole moins cher limite la pression sur l’inflation (hausse générale des prix), aide les entreprises de transport et de consommation, et réduit la probabilité que les banques centrales maintiennent une politique monétaire restrictive (taux élevés) plus longtemps. La baisse du brut améliore aussi les marges (écart entre coûts et revenus) des sociétés sensibles au carburant, à la logistique et aux coûts de production.

Le risque reste diplomatique. Le pari actuel est qu’il n’y aura pas de nouvelle escalade au Moyen-Orient qui casserait la hausse vers des records. Tant que les actions montent, elles deviennent plus vulnérables à un retournement si les discussions échouent.

Analyse technique

Le S&P 500 évolue autour de 7 313, poursuivant sa hausse et inscrivant de nouveaux sommets après le rebond depuis le point bas de fin mars vers 6 318. La tendance reste haussière, avec des acheteurs dominants et un cours au-dessus des principales moyennes mobiles.

Sur le plan technique, la configuration demeure nettement haussière. Le cours se maintient au-dessus des moyennes mobiles à 5 jours (7 247) et à 10 jours (7 196) (moyennes des cours sur 5 et 10 séances, utilisées pour lisser les fluctuations), qui montent et servent de supports « dynamiques » (niveaux de soutien qui évoluent avec le temps). La moyenne à 20 jours (7 102) est plus basse mais continue de remonter, confirmant la tendance de fond.

Niveaux à surveiller :

  • Supports : 7 247 → 7 196 → 7 102
  • Résistances : 7 325 → 7 407 → 7 500

Le cours teste la zone de résistance à 7 325 (niveau où la hausse bute souvent car des vendeurs se manifestent), correspondant au dernier sommet. Un franchissement durable pourrait ouvrir la voie vers 7 407, si l’élan reste solide et si l’appétit pour le risque se maintient.

À la baisse, 7 247 constitue le support immédiat. Une cassure pourrait entraîner un repli vers 7 196, un mouvement qui resterait une correction (baisse temporaire dans une tendance haussière) tant que le marché conserve aussi le support à 20 jours.

Au total, le S&P 500 reste dans une tendance haussière, avec des replis limités, signe d’un sentiment favorable et d’un bon rythme de hausse. À court terme, le marché paraît tendu (valorisations et rythme élevés), mais tant que l’indice reste au-dessus des moyennes courtes en hausse, l’avantage reste aux acheteurs.

Prévision prudente

Le biais à court terme reste haussier tant que le S&P 500 se maintient au-dessus de 7 247,14 et 7 196,69. Une clôture journalière au-dessus de 7 324,68 (niveau de fin de séance, suivi par de nombreux investisseurs) renforcerait un scénario vers 7 406,99, surtout si les résultats liés à l’IA dépassent encore les attentes et si le pétrole reste orienté à la baisse.

Une rupture sous 7 275,30 signalerait des prises de bénéfices (ventes après une hausse). Un passage sous 7 247,14 ramènerait l’attention sur 7 196,69 puis 7 102,81. Les principaux risques : un échec des discussions États-Unis–Iran, un rebond du Brent, ou des prévisions d’entreprises liées à l’IA inférieures aux attentes élevées du marché.

Questions des traders

Pourquoi le S&P 500 a-t-il monté aujourd’hui ?

Le S&P 500 a progressé grâce aux espoirs d’apaisement entre les États-Unis et l’Iran, à la baisse du pétrole et au retour de l’optimisme sur les valeurs liées à l’IA.

L’indice évoluait à 7 313,00, en hausse de 36,80 points (+0,51%), après un plus haut à 7 324,68.

Qu’est-ce qui tire Wall Street vers le haut ?

Wall Street est soutenue par la dynamique des résultats dans l’IA et par l’espoir que le conflit au Moyen-Orient ne s’aggrave pas.

À 4h43 (heure de New York), le Dow E-mini gagnait 126 points (+0,25%), le S&P 500 E-mini 23,25 points (+0,32%) et le Nasdaq 100 E-mini 228 points (+0,81%).

Pourquoi les valeurs IA soutiennent-elles le S&P 500 ?

Elles soutiennent l’indice car les investisseurs continuent d’acheter des entreprises exposées aux centres de données, aux puces, au cloud et à la demande liée à l’IA.

AMD bondissait de 18,1% en préouverture après des prévisions de chiffre d’affaires au 2e trimestre supérieures aux attentes. Intel gagnait 6,1%, Super Micro 17,7%, Alphabet 1,4%, Nvidia 0,44% et Arm Holdings 11,3%.

Pourquoi l’action AMD a-t-elle bondi ?

AMD a bondi de 18,1% en préouverture après des prévisions de chiffre d’affaires au 2e trimestre supérieures au consensus.

La demande pour les puces destinées aux centres de données a conforté la confiance dans les infrastructures liées à l’IA.

Comment Super Micro a-t-il influencé le sentiment de marché ?

Super Micro a renforcé l’optimisme sur l’IA avec des prévisions de chiffre d’affaires et de profit ajusté meilleures qu’attendu.

Le titre a gagné 17,7%, prolongeant la hausse des valeurs de semi-conducteurs et des actions liées à l’IA.

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Semaine à venir : le pic d’inflation aux Philippines ravive les paris sur un resserrement de la BSP, tandis que les risques d’approvisionnement au Moyen-Orient pèsent sur le peso

Les Philippines sont exposées à des risques de perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient, susceptibles d’alimenter l’inflation (hausse générale des prix) et d’affaiblir le peso. En avril, l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’inflation) a progressé à 7,2% sur un an, au-dessus du consensus à 5,5% et après 4,1% précédemment. Cette accélération de l’inflation accroît la pression sur la Bangko Sentral ng Pilipinas (BSP, banque centrale) pour durcir sa politique. MUFG (banque japonaise) évoque de possibles relèvements supplémentaires des taux directeurs de 75 à 100 points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage) cette année, avec la possibilité d’une réunion exceptionnelle (hors calendrier) et d’une hausse de 50 points de base. Les hausses de taux pourraient toutefois être limitées par une croissance faible aux Philippines. Le contexte inclut un resserrement budgétaire (réduction du déficit via hausse d’impôts et/ou baisse de dépenses) et des difficultés liées à des scandales autour de projets de contrôle des inondations, sur fond d’écart de production négatif (activité en dessous du potentiel de l’économie). MUFG fixe des fourchettes de scénarios pour l’USD/PHP (taux de change dollar/peso) selon l’évolution régionale. Si le détroit d’Ormuz reste fermé (point de passage clé pour le pétrole), l’USD/PHP est projeté entre 62,00 et 63,00, tandis qu’une désescalade renverrait vers 60,50–61,50.

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L’or bondit vers 4 700 dollars alors que le dollar et les rendements reculent, tandis que la Fed reste restrictive sur fond de tensions

L’or a progressé de près de 3 % mercredi, à 4 681 dollars, après un pic à 4 723 dollars. Cette hausse est intervenue alors que le dollar américain et les rendements des obligations d’État américaines (US Treasuries, c’est-à-dire les taux payés par l’État fédéral pour emprunter) reculaient. Selon Axios, les États-Unis et l’Iran étaient proches d’un mémo d’une page en 14 points, avec l’ouverture de discussions sur 30 jours portant sur le détroit d’Hormuz et des limites au programme nucléaire de Téhéran. Les prix du pétrole ont chuté, le WTI (pétrole américain de référence) perdant plus de 7 %.

Facteurs de la hausse de l’or

L’indice du dollar (DXY, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) a reculé de 0,46 % à 98,03. Les données ADP (estimation privée des créations d’emplois dans le secteur privé) ont montré qu’en avril l’emploi a augmenté de 109 000, la plus forte progression en 15 mois, contre 61 000 en mars après révision. Le président de la Fed de Saint-Louis, Alberto Musalem, a déclaré que les risques de politique monétaire s’étaient déplacés vers la lutte contre l’inflation et que les taux pourraient devoir rester stables pendant un certain temps. Le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee, a indiqué qu’une productivité plus élevée (plus de production par heure travaillée) pourrait soutenir les dépenses et l’inflation, ce qui pourrait impliquer des taux plus élevés. Les marchés intégraient une probabilité d’environ 93 % d’un statu quo sur les taux lors de la réunion du 17 juin, selon les données de Prime Terminal, et anticipaient aucune modification pour le reste de l’année. Les opérateurs surveillent les inscriptions hebdomadaires au chômage (Initial Jobless Claims, c’est-à-dire le nombre de nouvelles demandes d’allocations) ainsi que les prises de parole des responsables de la Fed. L’or fait face à une résistance (zone où les ventes peuvent freiner la hausse) à 4 700–4 715 dollars, puis à 4 760 dollars, avec 4 800 et 4 799 dollars proches. Les supports (zones où les achats peuvent limiter la baisse) se situent à 4 600, 4 500, 4 351 dollars, et la moyenne mobile simple à 200 jours (SMA 200, indicateur de tendance basé sur le prix moyen des 200 dernières séances) à 4 276 dollars.

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L’indicateur iFlow Carry de BNY recule, les investisseurs réduisant leur exposition aux devises émergentes à haut rendement sur fond d’allusions à des baisses de taux

BNY a indiqué que son indice iFlow Carry est brièvement passé en **significativité statistique négative** lors d’une séance la semaine dernière (autrement dit, un signal suffisamment marqué pour être peu probable dû au hasard). Le mouvement reflétait une **relation inverse** entre les ventes de devises et les rendements des obligations d’État à 10 ans (c’est-à-dire que, là où les données étaient disponibles, les devises étaient vendues alors que les rendements à 10 ans évoluaient dans le sens opposé). Sur la semaine écoulée, neuf des 15 devises à **haut rendement** (devises offrant des taux d’intérêt plus élevés) ont enregistré des ventes nettes. Ces ventes ont concerné toutes les régions, quels que soient les choix de politique monétaire ou budgétaire.

Le carry trade perd de son élan

BNY n’a identifié qu’une devise comme fortement vendue : le peso colombien (COP), avec une ampleur de flux supérieure à 1,0 sur la semaine. Ces flux ont été décrits comme un **allègement** ou une **prise de bénéfices** (ventes pour sécuriser des gains) après une période de résistance du **carry** (stratégie consistant à acheter une devise offrant un taux élevé et à financer cette position via une devise à faible taux) malgré une forte volatilité et des conditions difficiles de **balance des paiements** (mesure des entrées et sorties de devises d’un pays via le commerce, les revenus et les flux financiers). Les banques centrales actuellement en réunion ont été décrites comme signalant une demande plus faible et la perspective de baisses de taux lorsque les conditions le permettront. La note évoque aussi le risque que les marchés se concentrent sur le soutien à la croissance et des taux nominaux plus bas (taux affichés, non corrigés de l’inflation). BNY estime que les marchés émergents concentrent l’essentiel des positions de carry et avertit que les prises de bénéfices sur les positions acheteuses pourraient s’accélérer si l’idée d’un virage de politique monétaire au second semestre se renforce. La banque ajoute que l’indicateur iFlow Carry n’a pas affiché de période prolongée de significativité statistique négative cette année. BNY cite deux épisodes de ce type l’an dernier, liés aux droits de douane de « liberation day » au T2 et aux valorisations liées à l’IA au T4. Elle indique qu’il s’agit des seules phases comparables depuis 2022–2023.

Gestion du risque sur les positions de carry

Des signes montrent que le carry trade, très utilisé, s’essouffle. L’indice iFlow Carry a récemment signalé une forte relation inverse, ce qui suggère que des investisseurs vendaient activement des devises à haut rendement pour prendre des bénéfices. Le changement est notable après une longue période de résistance, avec neuf des quinze devises clés vendues sur la semaine. Cette prise de bénéfices limitée semble se diffuser. L’indice JPMorgan des devises des marchés émergents, après un bon début d’année, s’est stabilisé sur le dernier mois, traduisant une prudence accrue. Le peso colombien a été particulièrement visé, ce qui pourrait annoncer le même mouvement sur d’autres devises à haut rendement. Le moteur de ce changement est l’évolution du discours des banques centrales mondiales. Elles signalent plus ouvertement des inquiétudes sur l’affaiblissement de la demande, alors que des données récentes de **PMI manufacturier** (enquête auprès des directeurs d’achat ; sous 50, l’activité industrielle est en contraction) dans des pays comme le Brésil et l’Afrique du Sud sont passées sous le seuil de 50. Cela rend des baisses de taux plausibles au second semestre. Pour les positions sur **produits dérivés** (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise), cela impose une gestion du risque immédiate. Il peut être pertinent d’acheter des **options de vente (puts)** (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur les devises à haut rendement les plus fragiles ou sur des **ETF** (fonds cotés en Bourse) exposés aux marchés émergents afin de couvrir une exposition acheteuse existante. La hausse de la **volatilité implicite** (volatilité anticipée intégrée dans le prix des options) renchérit ces protections, mais elle peut limiter les pertes en cas de retournement rapide. Le risque principal est que le marché n’attende pas l’action des banques centrales et que les prises de bénéfices s’accélèrent. Même si les marchés à terme repoussent les anticipations de baisse des taux de la Fed, une correction des marchés émergents pourrait se produire indépendamment, si les investisseurs cherchent à sortir. Il convient de réduire l’**effet de levier** (recours à l’emprunt pour amplifier une position) sur les positions de carry.

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Le dollar rebondit face au yen alors que les craintes d’intervention persistent, avec les risques pétroliers et les écarts de taux au cœur de l’attention

USD/JPY a rebondi mercredi après une phase de baisse, liée à une nouvelle intervention japonaise soupçonnée. La paire s’échangeait près de 156,42 après un bref passage autour de 155,00, en baisse d’environ 0,90% sur la séance. Le dollar américain s’est affaibli sur l’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. Selon Axios, les deux parties se rapprocheraient d’un accord pour mettre fin à la guerre et définir un cadre de discussions sur le nucléaire. L’incertitude sur un accord final a toutefois limité la baisse du billet vert.

Indice dollar et surveillance des interventions

L’indice dollar (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) évoluait vers 98,04 après un plus bas en séance à 97,62, en recul d’environ 0,45%. Le Japon n’a pas confirmé d’intervention, mais les avertissements officiels ont maintenu la prudence sur les marchés. Le yen est resté sous pression, car le risque de perturbations de l’approvisionnement en pétrole au Moyen-Orient a pesé sur le sentiment. Le Japon dépend fortement des importations d’énergie, dont une partie transite par le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique). L’attention reste centrée sur ce détroit et sur les négociations États-Unis–Iran. Au calendrier, les salaires (Labour Cash Earnings, indicateur des rémunérations) et le compte rendu (minutes) de la Banque du Japon sont attendus jeudi, avec les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis (Initial Jobless Claims) jeudi et le rapport sur l’emploi (Nonfarm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture) vendredi. Côté technique, les niveaux cités incluent des moyennes mobiles simples (SMA, moyenne des prix sur une période) à 157,36, 158,69 et 154,24. Le RSI (indice de force relative, mesure du momentum) se situe près de 38, l’ADX (indice de tendance, mesure l’intensité de la tendance) autour de 23, et un support (zone où la baisse peut se stabiliser) apparaît près de 155,50.

Couverture et écart de taux

Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) peuvent envisager d’acheter des options d’achat sur JPY (call, droit d’acheter) ou des options de vente sur USD/JPY (put, droit de vendre) pour se couvrir contre une chute brutale. Même si la tendance de fond reste haussière, les baisses de plusieurs yens en une seule journée observées précédemment rendent les positions acheteuses non couvertes très risquées. Ces options permettent de limiter la perte maximale (risque défini) en cas d’intervention soudaine de la Banque du Japon. La principale raison de la force du dollar reste l’écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon. Le taux directeur de la Réserve fédérale se situe près de 4,5% après une inflation plus persistante que prévu, tandis que la Banque du Japon n’a relevé que prudemment son taux à 0,1% fin 2025. Cet écart entretient le « carry trade » (stratégie consistant à emprunter en yen à faible coût pour acheter des dollars mieux rémunérés). Les dernières statistiques américaines, dont un rapport sur l’emploi d’avril 2026 faisant état de plus de 240.000 emplois créés, soutiennent le dollar. Le mouvement actuel est surtout porté par la solidité de l’économie américaine et une Fed « hawkish » (orientation restrictive, favorable à des taux élevés). Au Japon, le yen reste structurellement faible, ce qui limite la marge de manœuvre de la Banque du Japon hors intervention directe. Les données de mars 2026 montrent une baisse des salaires réels (salaires corrigés de l’inflation) pour le 25e mois consécutif, ce qui pèse sur la demande intérieure et rend improbable un durcissement monétaire significatif à court terme. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient défavorisent aussi le yen. Plus de 20% du pétrole mondial passe par le détroit d’Ormuz: toute perturbation accroît le risque pour l’économie japonaise, très dépendante des importations d’énergie. Cette incertitude soutient la faiblesse du yen face à un dollar américain plus indépendant sur le plan énergétique. Une stratégie possible consiste à utiliser des structures d’options comme un « bull call spread » sur USD/JPY (achat d’un call et vente d’un call à un prix d’exercice plus élevé, pour viser une hausse avec un coût et un risque limités). L’objectif est de profiter d’une progression graduelle, tout en plafonnant les pertes potentielles face au risque permanent d’intervention officielle.

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L’inflation en Corée du Sud atteint un plus haut de 21 mois, les plafonds sur les carburants atténuent les pressions tandis que la Banque de Corée adopte un ton plus restrictif

L’inflation des prix à la consommation en Corée du Sud a atteint 2,6% sur un an en avril, contre 2,2% en mars. Ce chiffre est conforme au consensus du marché, mais inférieur à une estimation à 2,8%, principalement en raison d’une baisse des prix alimentaires plus marquée que prévu. L’inflation d’avril est la plus élevée depuis 21 mois, les mesures de soutien du gouvernement limitant la hausse des prix. Elles comprennent des bons d’achat alimentaires, un plafonnement des prix de l’essence, et le gel des tarifs des services publics (électricité, gaz, eau).

Inflation sous-jacente et tensions sur l’énergie

L’inflation hors alimentation et énergie (inflation « sous-jacente », c’est-à-dire une mesure qui retire les éléments les plus volatils pour mieux voir la tendance de fond) s’est maintenue à 2,2% pour le deuxième mois. Les prix de l’énergie ont enregistré la plus forte hausse, tirés par le pétrole et les produits pétroliers. Les prix du pétrole et des produits pétroliers ont augmenté de 21,9% sur un an, ajoutant 0,84 point de pourcentage à l’inflation totale. Le plafonnement des prix des carburants a contribué à contenir la hausse de l’énergie par rapport à d’autres grandes économies. Dans les services, les loyers ont progressé de 1,0% et augmentent graduellement depuis janvier 2024, où ils reculaient de 0,2%. Les ajustements de loyers restent lents, en lien avec le système de location « Jeonse » (mécanisme coréen où le locataire verse un dépôt très élevé au propriétaire à la place d’un loyer mensuel, ce qui rend les variations plus lentes et dépendantes des conditions financières). L’inflation globale devrait remonter malgré les mesures publiques, pour atteindre environ 3% dès juin. L’attention des autorités reste centrée sur les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent que l’inflation sera demain, ce qui influence salaires et prix), avec des hausses de taux graduelles attendues, dont un total de 50 points de base (0,50 point de pourcentage) au second semestre 2026, et une hausse en juillet jugée plus probable qu’en mai.

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Semaine à venir : Goolsbee souligne le débat au sein de la Fed sur l’impact de la productivité sur l’inflation, alors que les marchés se préparent à un pic de volatilité

Austan Goolsbee, président de la Réserve fédérale de Chicago, s’est exprimé mercredi lors de la conférence mondiale 2026 du Milken Institute, en Californie. Il a indiqué que la Réserve fédérale continue de débattre de la manière dont la hausse de la productivité influence l’inflation (augmentation générale des prix). Il a précisé que si les ménages s’attendent à des gains futurs de revenu et de patrimoine (valeur totale de ce qu’ils possèdent) grâce à une productivité plus élevée, ils peuvent augmenter leurs dépenses. Cela peut pousser les prix à la hausse.

Débat sur la productivité et l’inflation

Il a ajouté que la productivité (capacité à produire plus avec la même quantité de travail et de capital) peut influencer l’inflation et les taux d’intérêt (coût du crédit) dans un sens comme dans l’autre. Le résultat dépend de l’évolution de ces forces. Le débat interne de la Fed sur le fait qu’une productivité en hausse va alimenter ou freiner l’inflation crée une forte incertitude pour les marchés. Au 1er trimestre 2026, la productivité hors agriculture (mesure de l’efficacité dans l’économie hors secteur agricole) a bondi de 3,5% en rythme annualisé (rythme recalculé comme si la tendance se prolongeait sur un an). Pourtant, l’indice des prix à la consommation (CPI, indicateur de l’inflation) d’avril est resté élevé à 3,1%, rendant la prochaine décision de la Fed difficile à anticiper. Dans ce contexte, les prochaines publications, notamment sur l’inflation et l’emploi, pourraient provoquer des réactions de marché plus fortes qu’à l’habitude. Cette incertitude devrait accroître la volatilité (ampleur des variations des cours). L’indice VIX du CBOE (baromètre de la volatilité attendue sur le S&P 500) évolue autour de 17 et pourrait dépasser 20 à mesure que les intervenants ajustent leurs positions avant la prochaine réunion de la Fed. Pour les opérateurs sur dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif), acheter des options d’achat sur le VIX (droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) ou utiliser d’autres stratégies dites « longues volatilité » (qui gagnent lorsque les mouvements de marché s’amplifient) peut permettre de profiter d’un regain d’agitation. Les marchés de dérivés de taux reflètent cette hésitation : les contrats à terme sur les Fed funds (paris de marché sur le niveau futur du taux directeur) suggèrent des probabilités proches entre statu quo et hausse des taux d’ici la fin de l’été. Une approche plus prudente consiste à utiliser des options qui profitent d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre, comme un straddle ou un strangle (stratégies combinant options d’achat et de vente pour miser sur un fort mouvement sans choisir la direction) sur des contrats à terme SOFR (taux de référence à court terme fondé sur le marché des pensions livrées, utilisé comme base pour de nombreux produits de taux). Cela permet d’être gagnant si la Fed doit relever ses taux pour combattre l’inflation, ou si elle les maintient car la productivité limite la hausse des prix.

Stratégies de couverture de marché

Côté actions, les deux scénarios possibles peuvent entraîner des trajectoires très différentes pour la performance boursière. Entre 2022 et 2024, les marchés ont montré une forte sensibilité aux changements d’orientation de la Fed. Couvrir un portefeuille acheteur (exposé à la hausse des actions) avec des options de vente hors de la monnaie (puts dont le prix d’exercice est en dessous du cours actuel, moins chères) sur des indices comme le S&P 500 revient à une assurance contre une décision plus restrictive que prévu (politique « hawkish », c’est-à-dire plus favorable à des taux élevés) dans les prochaines semaines. À la fin des années 1990, un boom de productivité a pu se produire sans dérapage de l’inflation, mais les chocs sur les chaînes d’approvisionnement de 2022 ont montré l’inverse. Les dernières données de salaires, à 4,2% en rythme annuel, renforcent l’idée qu’une partie des gains de productivité se transforme aujourd’hui en demande plus forte et en pressions sur les prix. Le risque penche donc vers un scénario plus inflationniste que ce que le marché intègre peut-être.

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La visite de Trump en Chine devrait prolonger la trêve tarifaire, maintenant les marchés en range

Le président américain Donald Trump devrait se rendre en Chine les 14 et 15 mai. Les deux pays affichent leur volonté de garder une relation stable et de maintenir la trêve douanière (pause des hausses de droits de douane) conclue en octobre dernier. L’objectif attendu est de prolonger cette trêve et d’obtenir, à la marge, des concessions supplémentaires lorsque les intérêts convergent. À court terme, les résultats envisagés concernent surtout des échanges commerciaux peu sensibles (secteurs qui touchent moins à la sécurité nationale), plutôt qu’une remise à plat générale.

Trip Framing And Risk Containment

L’article indique que les informations récentes dans les médias relèvent d’un positionnement avant visite (communication destinée à peser dans la négociation). Il estime que ce déplacement peut aider à éviter une nouvelle escalade, dans un contexte de barrières commerciales plus élevées et de perturbations des chaînes d’approvisionnement (difficultés à produire et livrer faute de composants ou de capacités logistiques). Les préparatifs sont décrits comme concrets et centrés sur des accords, avec une réunion en mars à Paris qui aurait porté sur le commerce. Une trêve précédente à Busan l’an dernier est citée comme modèle possible. Parmi les mesures évoquées figurent des baisses de droits de douane sur certains produits. D’autres options incluent l’extension ou l’assouplissement de certaines limites américaines non douanières (restrictions qui ne passent pas par un tarif, par exemple des quotas, des licences, des contrôles à l’export), des achats chinois de biens américains (agriculture, énergie, avions) et la poursuite des livraisons chinoises de minerais critiques (matières premières indispensables, par exemple pour les batteries et l’électronique). En se référant à la stabilité observée après la trêve de Busan en 2025, la situation actuelle suggère une relation pragmatique plutôt qu’un événement majeur susceptible de faire bouger fortement les marchés. L’objectif central est de préserver le statu quo, ce qui devrait limiter la volatilité (ampleur et fréquence des variations de prix). Pour les investisseurs actifs, cela favorise des stratégies qui profitent d’un marché « en range » (prix qui évoluent dans une fourchette), plutôt que de parier sur une sortie brutale de cette zone.

Index Volatility And Range Bound Setups

Dans ce contexte, il faut envisager des stratégies visant à vendre de la volatilité sur les grands indices sensibles aux nouvelles commerciales. L’indice de volatilité du CBOE, le VIX (baromètre de la volatilité implicite attendue sur le S&P 500, dérivée des prix des options), a récemment évolué entre 14 et 16, bien sous sa moyenne historique de 19, et cette stabilité politique pourrait le maintenir à un niveau faible. Cela rend attractives des stratégies sur options comme le short strangle (vente simultanée d’un call et d’un put hors de la monnaie, qui gagne si le prix reste dans une zone) ou l’iron condor (montage d’options qui encadre une fourchette de prix, avec risque et gain limités) sur des ETF d’indices (fonds cotés reproduisant un indice), car elles profitent d’un faible mouvement des cours. Des concessions ciblées, comme des achats chinois de produits agricoles et d’énergie américains, créent des opportunités précises. Les exportations américaines de soja vers la Chine, un indicateur suivi, sont restées stables cette année et de nouveaux accords d’achat pourraient soutenir les prix (niveau de prix sous lequel le marché a du mal à passer). Dans ce cadre, vendre des options de vente (puts) sur des ETF de matières premières agricoles peut se défendre, en tirant parti d’un risque de baisse jugé limité. À l’inverse, l’accent mis sur des secteurs « non sensibles » implique une limite pour les industries encore sous restrictions, comme les semi-conducteurs avancés. L’an dernier, le déficit commercial américain avec la Chine (écart entre importations et exportations) est tombé à un plus bas en dix ans, en partie à cause de restrictions ciblées sur la technologie. Dans ces conditions, acheter des options d’achat (calls) sur les valeurs technologiques les plus contraintes paraît risqué, car une percée globale n’est pas attendue. Le marché des changes, en particulier la paire USD/CNY (dollar contre yuan), devrait aussi rester peu volatile, la Chine recherchant la stabilité pour soutenir ces accords « transactionnels » (accords au cas par cas). La paire évolue dans une bande étroite depuis des mois et une issue diplomatique sans surprise renforcerait cette dynamique. Cela favorise des stratégies de trading de range (acheter près du bas de la fourchette et vendre près du haut) plutôt que de grands paris directionnels sur le yuan.

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Le WTI recule alors que les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran apaisent les craintes sur l’approvisionnement via le détroit d’Ormuz, malgré une baisse des stocks américains favorable

Le pétrole américain WTI a reculé mercredi autour de 92,30 dollars, en baisse de 7,62% sur la séance. Ce mouvement fait suite à des informations faisant état d’avancées diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a diminué la crainte d’une rupture d’approvisionnement (une baisse soudaine des volumes disponibles sur le marché). Axios a indiqué que Washington et Téhéran seraient proches d’un mémorandum d’entente (un accord-cadre, non définitif) lié à des discussions plus larges sur le programme nucléaire iranien. Selon le média, il serait question d’un assouplissement progressif des restrictions autour du détroit d’Ormuz (passage maritime essentiel au transport de pétrole), d’un moratoire iranien sur l’enrichissement nucléaire (pause temporaire des activités), d’un allègement des sanctions américaines (mesures économiques limitant le commerce), et du déblocage d’avoirs iraniens gelés (fonds immobilisés à l’étranger).

Évolutions diplomatiques et risque sur l’offre

Axios ajoute que la Maison-Blanche attendait une réponse de Téhéran sous 48 heures. Reuters, citant une source diplomatique pakistanaise, a indiqué que les deux parties étaient « très proches » de finaliser un accord. Le président américain Donald Trump a déclaré que « Project Freedom », une opération militaire destinée à sécuriser la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz, serait suspendue temporairement pendant les discussions. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a affirmé que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran « tient pour l’instant ». L’Energy Information Administration (EIA, l’agence américaine des statistiques de l’énergie) a rapporté une baisse des stocks de brut américains (quantités de pétrole stockées) de 2,314 millions de barils la semaine dernière, après un recul de 6,233 millions la semaine précédente. Ce chiffre est proche des attentes (baisse de 2,8 millions). Goldman Sachs a indiqué que les stocks mondiaux de pétrole (réserves détenues par les producteurs et les pays consommateurs) sont proches de leurs plus bas niveaux depuis près de huit ans.

Impact de marché et positionnement

À court terme, vendre des spreads de calls sur options (stratégie consistant à vendre une option d’achat et à en acheter une autre à un prix plus élevé, afin d’encaisser une prime tout en plafonnant le risque) peut paraître adapté. Alors que le WTI peine à se maintenir au-dessus de 85 dollars, vendre le spread de calls 88-90 dollars à échéance juin pourrait permettre d’encaisser une prime (revenu immédiat) avec un risque encadré. Cette position profite d’un marché stable ou d’une nouvelle baisse, ce qui correspond au sentiment actuel d’excès d’offre.

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