Après un ralentissement de l’inflation suisse, le dollar grimpe face au franc, mais l’USD/CHF reste plafonné près de 0,8000

L’USD/CHF a progressé jeudi après un rebond près de 0,7900 mercredi. La paire a du mal à se maintenir au-dessus de 0,8000 malgré une inflation suisse plus faible que prévu. Selon l’Office fédéral de la statistique, l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’évolution des prix payés par les ménages) est monté à 0,3% sur un an en mars, contre 0,1% en février, sous la prévision de 0,5%. Sur un mois, l’inflation a ralenti à 0,2% contre 0,6%, là aussi en dessous du consensus de 0,5% (prévision moyenne des analystes).

Inflation suisse et perspectives de politique de la BNS

La hausse des prix a été attribuée principalement au fioul domestique (combustible de chauffage), en lien avec la guerre en Iran. Les coûts de l’énergie ont porté l’inflation annuelle à son plus haut niveau depuis un an, ce qui pourrait réduire la pression sur la Banque nationale suisse (BNS) pour abaisser ses taux en territoire négatif (taux d’intérêt inférieurs à 0, qui pénalisent l’épargne et visent à stimuler l’économie). Les gains du franc suisse pourraient rester limités, car l’aversion au risque (recherche de sécurité des investisseurs) soutient le dollar américain. Après l’allocution télévisée du président Trump mercredi, les actions ont fortement reculé tandis que le dollar et les prix du pétrole brut ont progressé, sur fond de nouvelles menaces d’attaques « dévastatrices et élargies » contre l’Iran. Une correction le 2 avril à 09h30 GMT a rectifié le nom de la banque centrale : il s’agit de la BNS, et non de la SBB.

Implications de trading pour l’USDCHF

Dans ce contexte, certains investisseurs peuvent envisager des positions profitant d’un renforcement du franc suisse face au dollar. L’USD/CHF évoluant autour de 0,9050, l’achat d’options de vente (put, contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice vers 0,8900 peut offrir un profil risque/rendement intéressant à court terme. Un spread baissier avec puts (bear put spread : achat d’un put et vente d’un autre put à un prix d’exercice plus bas) permet aussi de réduire le coût initial, tout en visant un retour vers la zone de support de 0,8800 (niveau de prix où la baisse a déjà été stoppée) observée plus tôt cette année.

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Alors que les espoirs de cessez-le-feu s’estompent, l’EUR/USD recule à 1,1530 sur fond de forte demande de dollar et de craintes de guerre régionale

L’EUR/USD a reculé de 0,5% vers 1,1530 pendant la séance européenne de jeudi, mettant fin à deux jours de hausse. Le mouvement s’explique par un renforcement du dollar américain, dans un climat d’aversion au risque (les investisseurs réduisent les actifs jugés risqués) lié au conflit au Moyen-Orient. L’indice du dollar (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) a gagné 0,5% vers 100,00. Le président américain Donald Trump a déclaré que Washington allait intensifier les attaques militaires contre l’Iran au cours des deux à trois prochaines semaines et viserait les centrales électriques iraniennes si l’Iran n’approuvait pas un accord.

Hausse du dollar portée par l’aversion au risque

Les statistiques américaines ont aussi soutenu le dollar. ADP (enquête privée sur l’emploi dans le secteur privé) a fait état de 62 000 créations d’emplois en mars, contre 40 000 attendues et 66 000 précédemment. L’indice ISM manufacturier (PMI, indicateur d’activité industrielle; au-dessus de 50 = expansion) est ressorti à 52,7, contre 52,5 attendu et 52,4 auparavant. L’euro a reculé tandis que les prix du pétrole montaient avec les nouvelles craintes liées au conflit. Un pétrole plus cher pèse souvent sur l’euro, car l’UE dépend fortement des importations de pétrole pour son énergie.

Stratégies sur produits dérivés en cas d’euro plus faible

L’euro subit la pression des prix de l’énergie, un problème récurrent pour une zone dépendante des importations. Avec le Brent (référence du pétrole en Europe) au-dessus de 85 dollars le baril, plus haut que de nombreuses prévisions du 1er trimestre, la pression sur l’économie européenne augmente. C’est une raison majeure de la faiblesse de l’EUR/USD autour de 1,0850. Pour les investisseurs sur dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici la paire EUR/USD), ce scénario suggère une poursuite de la faiblesse à court terme. Acheter des options de vente (“put”, qui gagne de la valeur si le cours baisse) avec un prix d’exercice autour de 1,0750 peut être une approche prudente pour profiter d’une baisse supplémentaire. Cette stratégie fixe à l’avance la perte maximale (limitée à la prime payée). La volatilité (ampleur des variations de prix) a aussi augmenté avec les perturbations du transport maritime en mer Rouge, ce qui maintient les primes d’options (leur coût) à un niveau élevé. Cela rend l’achat d’options plus cher, mais reflète aussi une probabilité plus forte de mouvements rapides, susceptibles de rendre ces options profitables. Surveiller la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) reste essentiel pour choisir un bon point d’entrée. Une autre approche, pour ceux qui sont moins pessimistes, consiste à vendre des spreads de call hors de la monnaie (“out-of-the-money”, options d’achat dont le prix d’exercice est au-dessus du cours actuel). Un spread de call (vente d’un call et achat d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé pour plafonner le risque) est gagnant si l’EUR/USD reste stable ou baisse, en pariant qu’il ne franchira pas des résistances importantes dans les prochaines semaines. Par exemple, vendre un spread de call au-dessus de la résistance à 1,0980 peut permettre d’encaisser une prime.

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Sur fond de tensions au Moyen-Orient, la GBP/JPY se replie après ses plus bas du jour et reste dans le rouge sous 211,00 malgré un rebond

GBP/JPY a subi de nouvelles ventes jeudi, rendant une partie du rebond de mercredi depuis 209,70–209,65, près d’un plus bas d’environ quatre semaines. La paire s’est ensuite redressée de quelques pips depuis le point bas du jour, mais est restée sous 211,00 en début de séance européenne, en baisse de plus de 0,20% sur la journée. La faiblesse de la livre face au yen a été liée aux inquiétudes d’un choc sur les prix de l’énergie en lien avec la guerre impliquant l’Iran. Le signal de la Banque d’Angleterre d’une possible hausse des taux dès avril a aussi ravivé les craintes de risques baissiers pour l’économie britannique. (Une hausse de taux signifie que la banque centrale augmente son taux directeur, ce qui renchérit le crédit et peut freiner l’activité.)

Appétit pour le risque et facteurs géopolitiques

Un contexte « risk-off » (phase où les investisseurs évitent le risque et se replient vers des actifs jugés plus sûrs) a soutenu la demande de yen en tant que valeur refuge (devise recherchée en période de stress) et a pesé sur la paire. Les espoirs d’apaisement au Moyen-Orient se sont affaiblis après des propos du président américain Donald Trump. Donald Trump a déclaré que l’Iran serait frappé très durement au cours des deux à trois prochaines semaines si aucun accord n’est conclu. D’autres informations ont indiqué que les Émirats arabes unis souhaiteraient rejoindre le conflit pour ouvrir le détroit d’Ormuz, ce qui alimente la crainte d’un élargissement des hostilités. Ces éléments ont provoqué une forte hausse intraday des prix du pétrole et renforcé les craintes d’inflation (hausse généralisée des prix). Des inquiétudes existent aussi: une énergie plus chère peut ralentir la croissance du Japon et faire monter l’inflation, ce qui pourrait limiter l’appréciation du yen et offrir un soutien à GBP/JPY, tandis que la crainte d’une intervention (action des autorités sur le marché des changes pour influencer le taux de change) pourrait limiter tout mouvement de hausse. Avec ces forces contradictoires, la volatilité implicite augmente. (La volatilité implicite est l’estimation, intégrée dans le prix des options, de l’ampleur des variations futures.) L’indice de volatilité Cboe (VIX) est repassé au-dessus de 28, un niveau de peur de marché qui n’avait pas duré depuis la crise bancaire européenne de mi-2025. Cela indique que garder une position au comptant (position « spot », achetée/vendue au prix immédiat du marché) est plus risqué, et que les options peuvent aider à encadrer le risque.

Stratégies sur options en période de forte volatilité

La perspective d’une hausse des taux de la Banque d’Angleterre en avril, dans une économie qui ralentit, pèse sur la livre. Les données d’inflation britannique (CPI, indice des prix à la consommation) de mars, plus fortes que prévu à 4,1%, rendent ce scénario très probable et augmentent le risque d’erreur de politique monétaire (resserrer trop, trop vite, et freiner excessivement l’économie). Dans ce contexte, acheter des options de vente (put: droit de vendre l’actif à un prix fixé) sur GBP/JPY avec un prix d’exercice (strike: prix convenu) sous 209,50 peut être une manière prudente de se couvrir ou de viser une baisse supplémentaire sur un mois. Mais la flambée des prix de l’énergie liée à la guerre, avec le Brent au-dessus de 115 dollars le baril, complique la situation pour le Japon. Une dynamique comparable a été observée en 2022 après l’invasion de l’Ukraine: la hausse des coûts de l’énergie a fini par peser sur le yen malgré son statut de valeur refuge. Cela suggère qu’un retournement haussier marqué de GBP/JPY n’est pas à exclure si le pétrole continue de grimper et si les craintes de « stagflation » au Japon augmentent (stagflation: faible croissance combinée à une inflation élevée). Ce risque dans les deux sens rend attractives les stratégies qui cherchent à profiter de la volatilité elle-même plutôt que d’une direction. Une « strangle » acheteuse (achat simultané d’un put et d’un call — option d’achat, droit d’acheter à un prix fixé — tous deux en dehors de la monnaie, c’est-à-dire avec des strikes éloignés du prix actuel) peut être une approche adaptée. La position devient gagnante si la paire effectue un mouvement important dans un sens ou dans l’autre, ce qui paraît plausible compte tenu des tensions géopolitiques et des enjeux de banques centrales. Il faut aussi rester attentif à une éventuelle intervention des autorités japonaises pour soutenir le yen, ce qui pourrait plafonner un rallye. Des responsables ont déjà multiplié les avertissements verbaux alors que l’USD/JPY approche 160,00, un seuil défendu vigoureusement fin 2024. Cela renforce l’idée que le potentiel haussier de GBP/JPY pourrait être plus limité que son potentiel baissier, ce qui rend les positions vendeuses légèrement plus favorables.

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XAG/USD : l’argent recule vers 70,60 $ en début de séance européenne, virant au baissier après les commentaires de Trump sur l’Iran

L’argent (XAG/USD) a reculé vers 70,60 $ en début de séance européenne jeudi, et les perspectives à court terme deviennent négatives. Le mouvement a suivi des déclarations du président américain Donald Trump sur le conflit avec l’Iran. Dans une allocution télévisée, Donald Trump a déclaré que ses principaux « objectifs sont proches d’être atteints » en Iran. Il a aussi indiqué que les États-Unis frapperaient l’Iran « extrêmement durement » pendant les deux à trois prochaines semaines.

Réaction du marché et taux

Cette annonce a fait monter les prix du pétrole brut et a réduit les anticipations de baisse des taux d’intérêt. En période de tensions géopolitiques, l’argent peut être recherché comme valeur refuge, mais il ne verse pas de rendement (il ne paie pas d’intérêt), ce qui peut limiter la demande lorsque les taux restent élevés. Sur le graphique journalier, le cours est passé sous la moyenne mobile exponentielle (MME, une moyenne qui donne plus de poids aux prix récents) à 100 jours, proche de 73,80 $. Le RSI (indice de force relative, un indicateur de momentum qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) est à 40,97, sous le seuil de 50, après une baisse depuis la zone des 80. La résistance se situe à 73,80 $, avec la bande centrale de Bollinger (bandes de volatilité construites autour d’une moyenne mobile) vers 76,25 $ ; un retour au-dessus de cette zone pourrait rouvrir 80,00 $. Le support se trouve près de 68,00 $, puis 65,00 $, et plus bas la bande inférieure de Bollinger est autour de 63,20 $.

Demande industrielle et stratégie de marché

À l’inverse, un soutien existe du côté de la demande industrielle, notamment liée à la transition énergétique. D’après les données 2025 du Silver Institute, la fabrication de panneaux solaires a consommé plus de 160 millions d’onces, une tendance qui s’est poursuivie en 2026. Ces achats industriels réguliers contribuent à soutenir les prix. Dans ce contexte, un scénario de volatilité en range (marché oscillant entre un support et une résistance) peut s’imposer dans les prochaines semaines. Une approche consiste à vendre des options de vente « hors-la-monnaie » (puts dont le prix d’exercice est sous le cours actuel, donc peu susceptibles d’être exercés à court terme) près du support autour de 68,00 $, tout en vendant des options d’achat (calls) près de la résistance vers 78,00 $. L’objectif est d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option) tant que le marché reste dans ce couloir. La forte baisse de 2025 rappelle l’intérêt de positions à risque défini (perte maximale connue d’avance) avant la prochaine décision de la Fed. Acheter un straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou un strangle (même montage mais avec deux prix d’exercice différents) peut permettre de se positionner sur un mouvement important, quel que soit le sens, si la Fed envoie un signal plus restrictif (« hawkish », favorable à des taux plus élevés) ou plus accommodant (« dovish », favorable à des taux plus bas). Cela permet aussi de profiter d’une hausse de la volatilité implicite (volatilité estimée par le marché à partir des prix des options) autour de l’événement.

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Lors des premiers échanges européens, le XAG/USD recule vers 70,50 $ alors que les déclarations de Trump sur le conflit avec l’Iran accentuent la pression baissière

L’argent (XAG/USD) a reculé vers 70,60 $ en début de séance européenne jeudi. Le mouvement a suivi des déclarations du président américain Donald Trump au sujet du conflit en Iran. Trump a déclaré, lors d’une allocution télévisée depuis la Maison-Blanche, que ses principaux « objectifs sont sur le point d’être atteints » en Iran. Il a aussi affirmé que les États-Unis frapperaient l’Iran « extrêmement fort » pendant les deux à trois prochaines semaines.

Réaction du marché et impact sur les taux

Ces propos ont soutenu les prix du pétrole brut et réduit les anticipations de baisse des taux directeurs (les taux fixés par la banque centrale, qui influencent le coût du crédit). L’argent est souvent recherché en période de tensions géopolitiques, mais il ne génère pas de rendement (il ne verse ni intérêt ni coupon), ce qui peut peser sur la demande lorsque les taux restent élevés. Sur le graphique journalier, le biais de court terme est devenu baissier après le passage sous la moyenne mobile exponentielle à 100 jours (indicateur technique qui lisse les prix en donnant plus de poids aux données récentes) près de 73,80 $. Le RSI (indice de force relative, qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) s’établit à 40,97, sous 50, et s’est affaibli après un reflux depuis la zone des 80. Une résistance se situe à 73,80 $, avec la bande médiane de Bollinger (ligne centrale d’un indicateur de volatilité encadré par deux bandes) près de 76,25 $. Un franchissement de cette zone pourrait rouvrir la région des 80,00 $. Le support se situe autour de 68,00 $, puis 65,00 $. Une cassure sous 65,00 $ mettrait en ligne de mire la bande inférieure de Bollinger proche de 63,20 $.

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Le déficit budgétaire de la France s’est creusé à -32,12 Md€ contre -9,72 Md€, reflétant une dégradation de l’équilibre budgétaire

Le solde budgétaire de la France s’est dégradé à -32,12 Md€ en février, contre -9,72 Md€ lors de la période précédente. Cela signifie que le déficit budgétaire (écart entre les dépenses publiques et les recettes) s’est creusé en février. Les données comparent le solde mensuel le plus récent au chiffre précédent.

Implications d’une détérioration des finances publiques

Le net creusement du déficit en février suggère que les dépenses de l’État dépassent davantage les recettes, ce qui fragilise les finances publiques. Cela peut accroître la méfiance des investisseurs envers les actifs français et peser sur l’euro dans les prochaines semaines. Dans ce contexte, certains investisseurs peuvent se positionner sur une baisse de l’euro, notamment face au dollar. La Banque centrale européenne (BCE) paraît plus prudente sur les taux d’intérêt (le coût du crédit) que la Réserve fédérale américaine (Fed), ce qui peut réduire l’attrait de l’euro. Des instruments dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une devise ou un indice) peuvent être utilisés : acheter des options de vente (puts, qui gagnent de la valeur si l’EUR/USD baisse) ou vendre des contrats à terme (futures, accords pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur l’euro. Le marché obligataire est aussi concerné, car un déficit plus important implique davantage d’emprunts de l’État. Cela peut pousser à la hausse le rendement (le taux d’intérêt servi par l’obligation) des OAT à 10 ans (Obligations Assimilables du Trésor, dette de l’État français) et, mécaniquement, faire baisser leur prix. L’écart de rendement (spread) entre les OAT françaises et les Bunds allemands (obligations d’État allemandes, référence en zone euro), autour de 52 points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage), pourrait s’élargir si les investisseurs exigent une prime de risque plus élevée pour détenir de la dette française. Côté actions, une couverture (hedging, stratégie visant à réduire le risque d’un portefeuille) peut être envisagée sur des positions acheteuses, ou des stratégies baissières sur le CAC 40 (principal indice boursier français). Après un record autour de 8 250 à la mi-mars, l’indice peut devenir plus sensible à une correction si les craintes de hausses d’impôts ou de réductions de dépenses augmentent. Acheter des options de vente sur le CAC 40 peut permettre de viser un repli tout en limitant le risque au montant payé pour l’option.

Surveillance du risque lié aux agences de notation

Des dérapages budgétaires comparables ont déjà entraîné des réactions défavorables des agences de notation, ce qui peut accentuer la volatilité (variations rapides des prix). Les chiffres de février 2026 pourraient être scrutés par S&P et Moody’s, qui conservent une appréciation prudente sur la France. Toute annonce mérite une attention particulière : une baisse de note (dégradation de la notation, qui signale un risque de crédit plus élevé) pourrait amplifier les mouvements de marché.

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Le déficit budgétaire de la France s’est creusé à 32,1 Md€, contre un solde de 9,72 Md€ en février précédent

Le solde budgétaire de la France s’est établi à -32,1 milliards d’euros en février, contre -9,72 milliards d’euros sur la période précédente. Le chiffre de février montre un déficit plus important que la précédente lecture. L’écart est de -22,38 milliards d’euros.

Le déficit budgétaire se creuse fortement

En février, le déficit budgétaire s’est nettement creusé à -32,1 milliards d’euros, en forte hausse sur un mois, ce qui pèse sur la trajectoire des finances publiques. Cela signifie que l’État devra davantage se financer sur les marchés (c’est-à-dire emprunter plus). Cette hausse des besoins d’emprunt tend à faire baisser le prix des obligations d’État françaises, appelées OAT (Obligations Assimilables du Trésor), et à faire monter leurs rendements (le rendement est le taux offert à l’investisseur, qui augmente généralement quand le prix de l’obligation baisse). Une stratégie possible consiste à vendre des contrats à terme (futures) sur OAT, c’est-à-dire parier sur une baisse de leur prix. Cette dégradation élargit aussi l’écart de rendement (spread, c’est la différence de rendement) entre les OAT françaises à 10 ans et les Bunds allemands (obligations d’État allemandes, considérées comme la référence la plus sûre de la zone euro). Cet écart atteint déjà 75 points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage), un niveau plus observé depuis l’incertitude politique de 2024. À la même période en 2025, cet écart évoluait plutôt autour de 45 à 50 points de base. Cette hausse de la prime de risque (le supplément de rendement exigé pour compenser un risque plus élevé) peut justifier l’achat de CDS (credit default swaps, des contrats d’assurance contre un défaut de paiement) sur la dette souveraine française afin de se couvrir contre une nouvelle dégradation budgétaire. Une telle fragilité dans une grande économie de la zone euro peut aussi peser sur l’euro. La BCE (Banque centrale européenne) pourrait retarder l’« normalisation » de sa politique monétaire, c’est-à-dire le retour à une politique moins accommodante (par exemple relever les taux ou réduire le soutien). Cela rendrait la monnaie unique moins attractive. La paire EUR/USD (le taux de change euro/dollar) pourrait alors tester le niveau de soutien de 1,05 (un seuil de prix où la baisse est supposée trouver des acheteurs).

Les actions françaises sous pression

L’incertitude gagne aussi les actions françaises : l’indice CAC 40 est déjà en retard sur le DAX (indice des grandes valeurs allemandes) de plus de 4% depuis le début de l’année. Un État qui emprunte davantage peut évincer l’investissement privé (effet d’éviction : les taux montent et le financement devient plus coûteux), ce qui augmente les coûts de financement des entreprises françaises et peut réduire leurs bénéfices. Une stratégie de protection consiste à acheter des options de vente (put options, un contrat qui prend de la valeur si l’indice baisse) sur le CAC 40 pour se prémunir d’un repli.

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Le déficit budgétaire de la France s’est creusé à 32,1 Mds€, se dégradant fortement par rapport au déficit précédent de 9,72 Mds€

Le solde budgétaire de la France a affiché un déficit de -32,1 Md€ en février, après -9,72 Md€ précédemment. Cet élargissement marqué du déficit budgétaire français à -32,1 Md€ signale une forte tension sur les finances publiques. Il faut s’attendre à une volatilité (variations rapides et importantes des prix) plus élevée sur les actifs français et sur l’euro dans les prochaines semaines. Ces chiffres suggèrent que les dépenses publiques dépassent largement les recettes, ce qui ravive les inquiétudes sur la soutenabilité de la dette (capacité d’un État à rembourser sa dette sans augmenter fortement impôts ou dépenses).

Implications de marché et risque de crédit

En 2025, le déficit annuel a atteint 5,5 % du PIB (produit intérieur brut, mesure de la richesse produite), au-delà des objectifs, ce qui a conduit S&P à associer une perspective négative à la note « AA » en fin d’année. Le chiffre de février confirme cette dégradation et a porté l’écart de rendement (différence de taux d’intérêt) entre l’OAT française à 10 ans (obligation d’État française) et le Bund allemand (obligation d’État allemande) à plus de 60 points de base (1 point de base = 0,01 %). Un écart qui s’élargit signifie que les investisseurs exigent une rémunération plus élevée pour détenir de la dette française, donc qu’ils perçoivent davantage de risque. Pour les investisseurs actions, cette pression budgétaire peut peser sur le CAC 40. Une approche défensive consiste à acheter des options de vente (« put », contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé, utilisé pour se protéger d’une baisse) sur l’indice, ou sur les grandes banques françaises, sensibles au risque de crédit souverain (risque que l’État ait plus de difficultés à se financer). L’indice VSTOXX, qui mesure la volatilité des actions de la zone euro, est déjà remonté à 17,5, signe d’une nervosité croissante dans la région. La situation constitue aussi un frein pour l’euro, la France étant une économie majeure de l’union monétaire. Ce chiffre renforce l’argument d’un EUR/USD plus faible (baisse de l’euro face au dollar). Il est possible d’utiliser des options, par exemple en achetant des puts sur l’euro, pour chercher à profiter d’une baisse ou s’en couvrir (se protéger contre un mouvement défavorable).

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L’USD/CAD rebondit au-dessus de 1,3900 alors que l’aversion au risque revient, portée par les tensions avec l’Iran et la prudence des investisseurs

Le dollar américain s’est repris face au dollar canadien jeudi après son repli de mercredi. L’USD/CAD évoluait au-dessus de 1,3910 après un rebond depuis 1,3865, avec en ligne de mire le plus haut depuis le début de l’année à 1,3966. Une allocution télévisée du président américain Donald Trump n’a pas fixé d’échéance pour la fin de la guerre avec l’Iran. Il a déclaré que l’armée américaine frapperait l’Iran « extrêmement fort » au cours des deux ou trois prochaines semaines.

Trump signale une pression maintenue sur l’Iran

Trump a aussi appelé les alliés à rouvrir le détroit d’Ormuz. Téhéran le maintient fermé depuis le début de la guerre le 28 février, et les prix du pétrole brut ont fortement grimpé. Les marchés se sont orientés vers un mode « aversion au risque » (les investisseurs réduisent leur exposition aux actifs jugés risqués et privilégient des placements perçus comme plus sûrs). Les actions asiatiques ont reculé, tandis que les contrats à terme (prix négociés aujourd’hui pour une transaction future) en Europe et à Wall Street laissaient entrevoir de lourdes baisses. Les cours du brut ont effacé une partie des pertes des deux séances précédentes. Sur le marché des changes (marché des devises), le dollar américain s’est renforcé face aux principales monnaies. Les statistiques américaines publiées mercredi ont dépassé les attentes. L’ADP Employment Change (estimation privée des créations d’emplois dans le secteur privé) a montré une hausse des effectifs de 62 000 en mars, contre 40 000 attendus.

Les chiffres américains renforcent le dollar

Les ventes au détail américaines ont progressé de 0,6 % en février après un recul de 0,1 % en janvier. L’indice ISM manufacturier (enquête auprès des entreprises, au-dessus de 50 = expansion) est ressorti à 52,7, son plus haut niveau depuis près de quatre ans. Au Canada, l’indice PMI manufacturier S&P Global (baromètre de l’activité industrielle, autour de 50 = stagnation) a reculé à 50 en mars, contre 51 en février. Cette lecture suggère une activité globalement stable.

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L’USD/CAD rebondit au-dessus de 1,3900 alors que les investisseurs prudents privilégient le dollar, sur fond d’espoirs de désescalade avec l’Iran qui s’estompent

USD/CAD s’est repris après le repli de mercredi et est repassé au-dessus de 1,3900 jeudi. La paire a rebondi autour de 1,3865 et s’est échangée près de 1,3910, avec le plus haut de l’année à ce jour (niveau le plus élevé depuis le 1er janvier) à 1,3966 en ligne de mire. La prudence s’est renforcée après une allocution télévisée du président américain Donald Trump au sujet de la guerre avec l’Iran. Il n’a donné aucune échéance pour la fin du conflit et a déclaré que l’armée américaine frapperait l’Iran « extrêmement durement » au cours des deux ou trois prochaines semaines.

Le risque géopolitique renforce la prudence des marchés

Trump a aussi appelé les alliés à aider à rouvrir le détroit d’Ormuz, qu’Iran maintient fermé depuis le début de la guerre le 28 février. Cette fermeture a fait monter les prix du pétrole brut et ravivé les craintes de récession (baisse durable de l’activité économique). Les marchés d’actions ont reculé, avec des titres asiatiques en baisse et des contrats à terme (prix indicatifs pour une séance future) en Europe et à Wall Street orientés à la baisse. Les prix du pétrole sont repartis à la hausse après deux séances de repli, tandis que le dollar américain s’est renforcé face aux principales devises. Les statistiques américaines publiées mercredi ont dépassé les attentes. L’ADP Employment Change (estimation privée des créations d’emplois dans le secteur privé) a progressé de 62 000 en mars, contre 40 000 attendus. Les ventes au détail ont augmenté de 0,6% en février après un recul de 0,1% en janvier. L’indice ISM manufacturier PMI (enquête auprès des directeurs d’achats; au-dessus de 50, l’activité progresse) est ressorti à 52,7, son meilleur niveau depuis près de quatre ans. Au Canada, les chiffres ont été plus faibles, avec le S&P Global Manufacturing PMI (indicateur d’activité du secteur industriel) revenu à 50 en mars, contre 51 en février. Cela alimente les inquiétudes sur l’effet économique de la guerre.

Parallèle historique avec le début de 2025

Il est utile de garder en tête les événements du début 2025 pour éclairer l’environnement actuel. À l’époque, une forte montée des tensions au Moyen-Orient, combinée à des statistiques économiques divergentes, avait propulsé USD/CAD vers 1,4000. Ce précédent montre à quelle vitesse le risque géopolitique peut modifier la valeur des devises. La nervosité actuelle autour des patrouilles navales près du détroit d’Ormuz rappelle celle observée en mars 2025. Dans ce contexte, certains traders peuvent envisager d’acheter des options d’achat (call: droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur USD/CAD afin de se positionner sur une éventuelle répétition du rallye de l’an dernier. Cette approche permet de profiter d’une hausse du dollar tout en limitant la perte maximale à la prime (coût payé pour l’option). Les données de marché reflètent déjà cette montée de l’anxiété: la volatilité implicite à un mois (mouvement attendu par le marché, déduit du prix des options) sur USD/CAD est passée de 5,8% à 7,1% sur les deux dernières semaines. Cela signifie que les options deviennent plus coûteuses, car le marché intègre davantage le risque d’un fort mouvement. Dans ce cas, se positionner plus tôt peut être préférable. Cette lecture est confortée par les dernières publications, qui rappellent l’écart observé en 2025. Le récent rapport sur l’emploi aux États-Unis a montré une hausse solide de 215 000 emplois (créations nettes), tandis que le dernier PIB mensuel canadien (mesure de la production totale) s’est contracté de 0,2% contre toute attente. Cette faiblesse relative du Canada face à une dynamique américaine plus favorable soutient l’idée d’un USD/CAD plus élevé. Pour limiter le coût croissant des options, un spread haussier sur calls (achat d’un call et vente d’un call à un prix d’exercice plus élevé) peut être une alternative. La vente du deuxième call réduit le coût initial, mais plafonne le gain potentiel. De leur côté, les exportateurs canadiens qui doivent recevoir des dollars US à l’avenir peuvent chercher à sécuriser le taux actuel via des contrats à terme (accord de change à un taux fixé aujourd’hui pour une date future). Il faut aussi surveiller le pétrole brut, actuellement hésitant autour de 87 dollars le baril pour le WTI (référence américaine). En 2025, la fermeture du détroit d’Ormuz avait provoqué un choc pétrolier (hausse brutale des prix) qui avait pénalisé l’économie mondiale et affaibli le dollar canadien, souvent sensible aux matières premières. Tout signe d’escalade pourrait relancer une dynamique comparable et alimenter une hausse de USD/CAD.

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