Tommy Wu de Standard Chartered revoit les perspectives 2026 de Taïwan : pétrole et GNL plus chers alimentent l’inflation et freinent la croissance

Standard Chartered a revu ses perspectives pour Taïwan en 2026 en raison de la hausse des prix du pétrole et du GNL (gaz naturel liquéfié, du gaz refroidi pour être transporté par bateau), liée aux tensions au Moyen-Orient, qui renchérit les coûts d’importation. La banque table désormais sur une inflation CPI (indice des prix à la consommation) de 2,1%, contre 1,5% auparavant. Elle a aussi abaissé sa prévision de croissance du PIB (produit intérieur brut) 2026 à 7,6%, contre 8,0%. Selon elle, la hausse mondiale des prix de l’énergie et des intrants industriels (matières et composants utilisés par les entreprises pour produire) pèsera sur la demande mondiale et freinera la croissance des exportations taïwanaises.

Taiwan Outlook Key Macro Implications

Le scénario évoque un impact possible sur la demande d’électronique grand public, tandis que la demande liée à l’IA (intelligence artificielle) serait moins touchée à court terme. Il ajoute qu’une période prolongée d’énergie chère pourrait peser sur la demande de semi-conducteurs taïwanais. Sur la politique monétaire, la banque s’attend à ce que la Banque centrale de Taïwan maintienne son taux directeur (le taux d’intérêt de référence fixé par la banque centrale) à 2,0% pour le reste de l’année. Elle souligne aussi un risque conditionnel de hausse de taux dès juin si les prix du pétrole bondissent dans les prochaines semaines. Nous devenons plus prudents sur le TAIEX, le principal indice boursier taïwanais, après la révision de la croissance du PIB à 7,6%. Nous estimons que des options de vente (« put », un contrat qui gagne en valeur si le marché baisse) sur l’indice peuvent couvrir un risque de repli lié à une demande mondiale plus faible en électronique grand public. L’incertitude se reflète dans le TAIEX VIX, un indice de volatilité (mesure des variations attendues des cours), déjà au plus haut depuis six mois.

Trading Volatility And Hedging Outcomes

Ce contexte suggère que la volatilité (ampleur des hausses et baisses de prix) peut se négocier. Le caractère conditionnel d’une prochaine hausse de taux peut provoquer des mouvements marqués autour des publications d’inflation et des communications de la banque centrale. Des stratégies sur options qui profitent de fortes variations, comme des straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour miser sur un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur de grands ETF (fonds cotés en Bourse), peuvent être envisagées. Pour le dollar taïwanais, la lecture devient plus complexe, avec des opportunités sur des dérivés de change (contrats financiers dont la valeur dépend d’un taux de change). Une hausse de taux en juin soutiendrait en principe la devise, mais un ralentissement des exportations pourrait jouer en sens inverse. Ce tiraillement devrait accroître la volatilité sur la paire TWD/USD (taux de change entre le dollar taïwanais et le dollar américain) dans les prochaines semaines. Nous avons déjà observé un schéma similaire en 2022, lors du choc énergétique lié au conflit en Ukraine. La banque centrale avait alors relevé ses taux pour limiter l’inflation importée (hausse des prix venant de l’étranger), malgré des inquiétudes sur la croissance mondiale. Ce précédent renforce l’idée que l’institution pourrait privilégier la lutte contre l’inflation si les prix de l’énergie restent orientés à la hausse.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Contrairement aux lundis précédents, il n’est pas parvenu à se stabiliser ; après avoir comblé le gap baissier de dimanche, le S&P 500 a progressé

Le S&P 500 a comblé l’écart baissier de dimanche et a terminé en hausse, mais la séance de lundi n’a pas retrouvé le ton plus régulier observé ces derniers lundis. La participation au mouvement (moins de titres en hausse au sein de l’indice) a été plus faible et la rotation sectorielle plus brutale, ce qui a limité la poursuite de la hausse. Les valeurs technologiques qui avaient mieux résisté lors des précédentes phases de baisse ont soudainement reculé, notamment les semi-conducteurs (entreprises qui fabriquent des puces électroniques) et les valeurs de la mémoire (spécialistes des puces de stockage). Le secteur de l’énergie a aussi baissé, avec un repli des prix du pétrole.

Rotation sectorielle et indicateurs internes

Les financières et les communications ont attiré des achats soutenus, tandis que les industrielles ont progressé même avec un dollar plus ferme. Le dollar est repassé au-dessus de 100 (niveau de l’indice du dollar, qui mesure sa force face à un panier de devises), tandis que les rendements obligataires ont reculé, et HYG est resté porteur en début de séance (ETF d’obligations à haut rendement, c’est-à-dire des obligations d’entreprises plus risquées mais plus rémunératrices). Le risque géopolitique au Moyen-Orient est resté présent, sans signe clair d’apaisement. Les marchés ont aussi réagi à des déclarations de Donald Trump, avant l’ouverture et après la clôture lundi. Le texte s’interroge sur la capacité du rebond à durer et sur la solidité des niveaux de soutien (zone de prix où les achats ont tendance à freiner la baisse). Il questionne aussi la capacité du S&P 500 à préserver ses gains récents sans nouvelle phase de réduction du risque (mouvement où les investisseurs vendent les actifs risqués). Le S&P 500 a montré des signes de faiblesse en tentant de conserver ses récents sommets, la séance de lundi n’apportant pas de stabilité. Le fait marquant a été la vente rapide des leaders de marché comme les semi-conducteurs et les valeurs liées à l’IA (intelligence artificielle) qui avaient jusque-là été très robustes. À l’inverse, les financières et les industrielles ont été recherchées, accentuant la fracture du marché.

Positionnement sur options et gestion du risque

On observe une rotation hors des valeurs de croissance (entreprises dont on attend une forte progression des bénéfices) : le fonds XLK, centré sur la technologie (ETF sectoriel), a enregistré plus de 2 milliards de dollars de sorties sur la dernière semaine de mars 2026, tandis que l’Utilities Select Sector SPDR Fund (XLU) a connu sa plus forte collecte hebdomadaire de l’année (utilities : services aux collectivités, secteur jugé plus défensif). Cette faiblesse interne intervient alors que les obligations à haut rendement restent plutôt calmes, ce qui brouille la lecture du risque. La question centrale est de savoir si le marché peut défendre sa hausse sans retour d’un mouvement de désengagement plus large. La configuration rappelle celle du troisième trimestre 2025, quand l’essoufflement des leaders de croissance avait précédé une correction proche de 10%. Un dollar fort, récemment remonté au-dessus de 105, accentue la pression sur les entreprises multinationales (leurs revenus en devises étrangères valent moins une fois convertis en dollars). Reste à savoir combien de temps cette rotation peut durer avant qu’une faiblesse plus générale ne s’installe. Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les options), cela plaide pour envisager une protection à la baisse via des options de vente (“puts”, qui gagnent de la valeur si le sous-jacent baisse) sur le SPY ou le QQQ (ETF répliquant respectivement le S&P 500 et le Nasdaq 100), d’autant que la saison des résultats approche. L’indice de volatilité du CBOE (VIX, souvent vu comme un baromètre du stress car il reflète la volatilité anticipée via les options) a progressé discrètement au-dessus de 17 depuis ses plus bas de février, signalant un renchérissement de l’« assurance » contre une baisse. Une stratégie de “pairs trading” (prise de positions opposées pour jouer un écart relatif et limiter l’exposition directionnelle) peut aussi s’adapter au contexte : acheter des options d’achat (“calls”, qui gagnent si le sous-jacent monte) sur des secteurs en renforcement comme les financières (XLF) ou les utilities (XLU), tout en achetant des puts sur l’indice des semi-conducteurs (SOXX). Les spreads d’options (combinaisons d’options qui plafonnent gains et pertes) permettent également de mieux encadrer le risque dans un environnement plus incertain.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Le Dr Henry Hao, de Commerzbank, estime que les PMI de mars signalent une expansion, portée par le réapprovisionnement, les dépenses, les exportations et l’accélération des services

Les PMI chinois de mars sont repassés en zone d’expansion (au-dessus de 50, ce qui signale une hausse de l’activité). Le PMI officiel manufacturier est monté à 50,4 contre 49,0 en février, à comparer à la prévision de Commerzbank (50,2) et au consensus Bloomberg (50,1). Les progrès de l’industrie ont été associés à la reconstitution des stocks (les entreprises remplissent leurs inventaires après les avoir réduits) et aux exportations (ventes à l’étranger). Le sous-indice des nouvelles commandes est remonté à 51,6 contre 48,6, tandis que le sous-indice des stocks de produits finis a progressé à 46,7 contre 45,8.

Principaux enseignements de la publication du PMI de mars

Les coûts des intrants (matières premières, énergie, composants) sont annoncés en hausse, ce qui peut réduire les marges (la part de bénéfice sur les ventes) si les entreprises ne peuvent pas augmenter leurs prix. L’article indique aussi que la demande intérieure (achats des ménages et des entreprises en Chine) reste faible. Le conflit au Moyen-Orient est présenté comme ayant, jusqu’ici, un impact direct limité sur la Chine. Les réserves stratégiques de pétrole (stocks détenus par l’État pour amortir les chocs) et un recours accru aux énergies renouvelables (solaire, éolien, etc.) sont cités comme éléments qui protègent l’économie. Les risques à venir dépendraient de la durée du conflit au Moyen-Orient et de son effet éventuel sur l’inflation mondiale (hausse générale des prix). Le texte évoque aussi des enquêtes commerciales croisées États-Unis–Chine (procédures pouvant déboucher sur des restrictions) avant la visite d’État prévue du président Trump en mai, ce qui pourrait compliquer l’objectif de croissance de 4,5% à 5,0%.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Schmid (Fed de Kansas City) avertit que l’inflation alimentée par le pétrole pourrait persister, au risque de maintenir les taux des décideurs près de 3 %

Jeffrey Schmid, président de la Réserve fédérale (Fed) de Kansas City, a déclaré que l’inflation constitue le risque le plus important pour la Fed. S’exprimant mardi devant le Rotary Club d’Oklahoma City, il a estimé qu’il existe un risque réel que l’inflation reste durablement proche de 3 %. Il a indiqué que la Fed ne peut pas se permettre de relâcher sa vigilance concernant les anticipations d’inflation (les attentes des ménages et des investisseurs sur l’évolution des prix). Il a ajouté que la banque centrale doit aller au bout de ses décisions de politique monétaire (hausse ou maintien des taux directeurs, réduction du bilan) afin d’ancrer des anticipations d’inflation stables à moyen et long terme.

L’inflation, principal risque

Schmid a cité une demande intérieure solide, des gains de productivité (produire davantage avec les mêmes ressources) et un chômage relativement faible comme des facteurs favorables (« vents porteurs ») pour l’économie américaine. Il a ajouté que la résistance de l’économie américaine ne doit pas être sous-estimée. Il a souligné que la Fed ne peut pas partir du principe que l’inflation liée à la hausse des prix du pétrole sera transitoire (temporaire). Il anticipe un frein modéré sur la croissance si les prix du pétrole restent élevés. Il a précisé que la hausse des prix de l’énergie augmentera l’inflation, y compris l’inflation sous-jacente (« core », c’est-à-dire l’inflation hors énergie et alimentation, plus suivie car moins volatile). Le risque principal est désormais une inflation qui resterait proche de 3 %, ce qui interdit tout relâchement. La dernière publication de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) de mars, à 3,4 % sur un an, renforce cette inquiétude: les tensions sur les prix ne se dissipent pas aussi vite qu’espéré. Cela suggère que la banque centrale doit mettre en œuvre des mesures qui confirment des anticipations d’inflation stables.

Les marchés réévaluent les baisses de taux

Il faut revoir les paris sur des baisses de taux rapides: le scénario « des taux plus élevés plus longtemps » se renforce. Les marchés, qui anticipaient avec assurance plusieurs baisses de taux cette année, reviennent rapidement en arrière. Les options sur les contrats à terme SOFR (taux de référence des prêts garantis au jour le jour, utilisé sur les marchés américains) montrent une demande accrue pour des positions gagnantes si la Fed maintient ses taux inchangés pendant l’été. La solidité de l’économie américaine reste marquée, portée par une consommation robuste et un faible chômage. Le dernier rapport sur l’emploi a fait état d’une hausse de 250.000 emplois, avec un taux de chômage stable à 3,7 %. Cette vigueur donne à la Fed une marge de manœuvre pour se concentrer sur l’inflation sans craindre une récession immédiate. Il n’est pas possible de considérer comme provisoire l’inflation provoquée par la hausse du pétrole. Le brut WTI (West Texas Intermediate, référence du pétrole américain) s’échange désormais au-dessus de 92 dollars le baril, en hausse de 15 % en six semaines. Ces prix de l’énergie plus élevés risquent d’alimenter l’inflation sous-jacente. L’impact sur la croissance serait modéré, mais l’effet sur l’inflation totale (« headline », inflation incluant toutes les composantes) serait plus direct. Cette incertitude sur la politique de la Fed favorise une hausse de la volatilité des marchés dans les prochaines semaines. L’indice VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent vu comme un baromètre de la nervosité) est remonté vers 16, signe d’une inquiétude croissante quant à la prochaine décision de la Fed. Une orientation plus restrictive (« hawkish », favorable à des taux plus élevés pour combattre l’inflation) implique aussi un dollar plus fort, ce qui rend les positions acheteuses sur l’indice DXY (indice du dollar face à un panier de grandes devises) plus recherchées.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

AUD/USD en hausse, porté par l’affaiblissement du dollar américain et l’apaisement des tensions au Moyen-Orient, qui soutiennent le dollar australien sensible au risque

AUD/USD a progressé mardi, le dollar américain s’étant affaibli sur fond d’anticipations d’une fin prochaine du conflit au Moyen-Orient, ce qui soutient les devises dites « sensibles au risque » (devises qui montent quand les investisseurs acceptent davantage de risque). La paire s’échangeait près de 0,6885, mettant fin à cinq séances consécutives de baisse, tandis que l’indice du dollar (mesure de la force du dollar face à un panier de grandes devises) évoluait autour de 99,90 après avoir touché 100,64, un plus haut de dix mois. Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré que l’Iran est prêt à mettre fin à la guerre, mais souhaite des garanties. Le Wall Street Journal a rapporté que Donald Trump a indiqué à ses conseillers qu’il serait disposé à mettre fin à la campagne militaire américaine contre l’Iran, même si le détroit d’Ormuz reste en grande partie fermé (passage maritime clé pour le transport de pétrole).

Signaux techniques et dynamique

AUD/USD a tenté de rebondir depuis des plus bas de deux mois, avec un RSI proche de 40 et orienté à la hausse. Le RSI (Relative Strength Index) est un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix pour évaluer si le marché est « suracheté » (trop monté) ou « survendu » (trop baissé). Le MACD est resté sous sa ligne de signal et sous zéro, même si l’histogramme s’est contracté, ce qui suggère un affaiblissement de la pression baissière. Le MACD (Moving Average Convergence Divergence) compare deux moyennes mobiles pour apprécier la tendance et son élan; l’histogramme montre l’écart entre le MACD et sa ligne de signal. La résistance se situait près de 0,6900, un passage au-dessus ouvrant la voie à 0,7000 et à la SMA à 50 jours à 0,7021. Une résistance est une zone de prix où la hausse tend à buter. La SMA (Simple Moving Average, moyenne mobile simple) à 50 jours est la moyenne des cours des 50 dernières séances, souvent utilisée pour repérer la tendance. Le support se situait près de la SMA à 100 jours, autour de 0,6815; une clôture en dessous pourrait viser 0,6700. Un support est une zone où le cours a tendance à trouver des acheteurs; une clôture sous le support signale souvent une fragilisation. Les principaux moteurs de l’AUD incluent les taux de la RBA (banque centrale d’Australie) et son objectif d’inflation de 2–3%, la conjoncture en Chine et le minerai de fer. Les recettes d’exportation de minerai de fer atteignaient 118 milliards de dollars par an en 2021, et les variations de la balance commerciale (écart entre exportations et importations) peuvent aussi influencer l’AUD.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Hongrie : la hausse des salaires en janvier reflète des primes de sécurité exceptionnelles, tandis que la croissance sous-jacente s’affaiblit et que les perspectives du marché du travail se dégradent

La hausse du salaire nominal en glissement annuel en Hongrie a atteint 26,3% en janvier 2026, mais ce chiffre est gonflé par une prime exceptionnelle, versée pendant six mois aux militaires et aux forces de l’ordre. Sans cette prime, la progression « de fond » des salaires (c’est‑à‑dire la tendance réelle hors éléments exceptionnels) est estimée autour de 8,3%. La prime devrait ajouter environ 1,5 point de pourcentage (ppt) à la hausse moyenne annuelle des salaires en 2026. Sur un mois, les salaires nets (ce que reçoit le salarié après impôts et cotisations) ont augmenté plus vite que les salaires bruts (avant prélèvements), en lien avec des changements d’allocations familiales et d’avantages fiscaux pour les mères introduits début janvier.

Distorsions des données salariales et implications

Le salaire moyen de janvier a été plus déformé que d’habitude, d’où le recours au salaire médian comme indicateur complémentaire. Le salaire médian (le niveau qui partage les salariés en deux moitiés, 50% au‑dessus et 50% en dessous) a progressé en ligne avec la hausse de 11% du salaire minimum, ce qui suggère une compression des salaires dans les bas revenus et des ajustements ensuite par les employeurs. Les ventes au détail ont démarré l’année sur une croissance plus forte que prévu, soutenue par des aides ponctuelles, des changements fiscaux et un pouvoir d’achat réel plus élevé (pouvoir d’achat corrigé de l’inflation). Les données indiquent aussi une pression salariale en hausse pour les entreprises. Les entreprises font face à des chocs de coûts liés à la guerre au Moyen‑Orient, à la hausse du coût du travail et à des perspectives de croissance plus faibles. Si répercuter les coûts salariaux dans les prix devient plus difficile, les suppressions d’emplois pourraient augmenter et dégrader davantage les perspectives de croissance hongroises.

Implications de marché pour les taux, le change et les actions

Cette dynamique salariale complique la lecture conjointe des dernières statistiques. Le rapport d’inflation de mars ressort à 4,1%, en légère hausse, ce qui montre que les tensions sur les prix restent persistantes. Cela peut expliquer pourquoi la Banque nationale de Hongrie a marqué une pause dans son cycle de baisse des taux la semaine dernière, en maintenant le taux directeur (le principal taux fixé par la banque centrale) à 6,00%, partagée entre une inflation tenace et une économie qui ralentit. La question centrale est la réaction des entreprises face à la hausse du coût du travail, dans un contexte économique qui se dégrade. L’indice de sentiment économique du GKI ayant reculé pour le deuxième mois consécutif en mars, il devient plus difficile pour les entreprises de répercuter les coûts sur les consommateurs. Le scénario de réductions d’effectifs (licenciements) au deuxième trimestre gagne en probabilité, les entreprises cherchant à protéger leurs marges (leur rentabilité). Pour le forint, cela représente un risque clair de baisse. La combinaison d’un assouplissement monétaire à l’arrêt (baisse des taux interrompue) et de faibles perspectives de croissance est défavorable, rappelant la faiblesse de la monnaie observée au troisième trimestre 2025 quand des inquiétudes similaires étaient apparues. Il existe un intérêt à se positionner sur un forint plus faible face à l’euro via des contrats à terme (accords fixant aujourd’hui un taux de change pour une date future). Côté actions, le risque de licenciements significatifs menace l’indice BUX, surtout pour les sociétés dépendantes de la consommation intérieure. Dans cet environnement, il peut être pertinent de couvrir des positions acheteuses ou de spéculer sur une baisse en achetant des options de vente (« put », donnant le droit de vendre à un prix fixé). Le risque de révisions négatives des bénéfices au prochain trimestre n’est pas entièrement intégré dans les prix de marché. La tension entre une hausse des salaires persistante et une économie en perte de vitesse pointe vers une hausse de la volatilité implicite (la volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) dans les prochaines semaines. Les options sur le forint comme sur l’indice BUX devraient devenir plus coûteuses à mesure que l’incertitude augmente. Les opérateurs doivent en tenir compte en construisant leurs positions, car une hausse brutale de la volatilité peut aussi constituer une opportunité de trading.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Malgré l’aversion au risque et les menaces de l’Iran, le GBP/USD progresse légèrement, des chiffres de l’emploi américain décevants affaiblissant le dollar

La livre sterling a légèrement progressé mardi, alors que les marchés se montraient plus prudents après que les Gardiens de la révolution islamique d’Iran (IRGC, force militaire d’élite) ont déclaré qu’ils attaqueraient des entreprises américaines à partir du 1er avril. Le dollar américain a effacé une partie de ses pertes. La paire GBP/USD (livre sterling contre dollar) a ensuite légèrement avancé et s’échangeait à 1,3190, en hausse de 0,04 %.

Tiraillage entre la livre et le dollar

La livre peine à trouver une direction claire face au dollar, prise entre la crainte d’un choc mondial et les signes de ralentissement de l’économie américaine. Les tensions géopolitiques déclenchent un « mouvement vers les valeurs refuges » (les investisseurs cherchent des actifs jugés plus sûrs), ce qui soutient généralement le dollar. Mais des statistiques américaines faibles jouent dans l’autre sens. Ce face-à-face crée un marché nerveux et heurté pour la paire GBP/USD à l’approche d’avril 2026. Les chiffres décevants de l’emploi aux États-Unis pèsent fortement. Le dernier rapport de février 2026 sur les « emplois non agricoles » (Non-Farm Payrolls, indicateur mensuel des créations d’emplois hors agriculture) est ressorti à 155 000, bien en dessous des 200 000 attendus, soit la troisième déception en quatre mois. Cette tendance repousse les anticipations de baisse des taux de la Réserve fédérale (Federal Reserve, banque centrale des États-Unis) vers la fin du troisième trimestre, ce qui réduit l’attrait du dollar à moyen terme. En parallèle, les frictions maritimes au Moyen-Orient soutiennent le dollar en tant que valeur refuge (actif recherché en période de stress). Ce climat « d’aversion au risque » (les investisseurs réduisent leurs positions risquées) limite toute hausse marquée de la livre. Un schéma comparable avait été observé à l’été 2025, lorsque l’actualité géopolitique maintenait le dollar à un niveau plus élevé que ne le suggéraient les fondamentaux économiques (les données de base de l’économie). Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre reste coincée : elle maintient ses taux pour lutter contre l’inflation des services (hausse des prix dans les activités comme le transport, la santé, l’hôtellerie), annoncée à 3,8 % en février 2026. Cela soutient la livre, car le marché repousse davantage les baisses de taux au Royaume-Uni qu’aux États-Unis. Les investisseurs intègrent donc un écart de taux d’intérêt qui se réduit (différence entre les taux directeurs des deux pays), ce qui aide modérément GBP/USD. Pour les traders sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une devise), l’incertitude rend risqués les paris directionnels à très court terme. L’attention se porte plutôt sur la volatilité (ampleur des variations de prix), en hausse progressive. Des stratégies d’options comme le « straddle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou le « strangle » (même idée, mais avec des prix d’exercice différents) sur GBP/USD peuvent permettre de profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre, sans devoir prévoir le déclencheur.

Couverture par options et volatilité

Dans ce contexte, couvrir (réduire) un risque existant sur une hausse de la livre ou une baisse du dollar est raisonnable. Acheter des options de vente GBP/USD « hors de la monnaie » (out-of-the-money : prix d’exercice moins favorable que le prix actuel, donc moins chères) offre une protection à coût limité contre une chute si l’aversion au risque s’accentue. Pour ceux qui anticipent une sortie de range, les « bull call spreads » (achat d’une option d’achat et vente d’une autre option d’achat à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût et le risque) permettent de jouer une hausse avec un risque plafonné. Avec le recul, l’évolution des cours rappelle le deuxième trimestre 2025, lorsque la paire est restée bloquée dans une fourchette étroite pendant des semaines, sur fond de statistiques d’inflation contradictoires au Royaume-Uni et aux États-Unis. Cette phase de consolidation (période de stabilité dans une zone de prix) s’était terminée par une forte hausse une fois que les données américaines avaient clairement faibli. Les niveaux actuels de volatilité implicite (volatilité déduite des prix des options, donc des attentes du marché) montent, mais restent sous les sommets de cette période, ce qui suggère que les options peuvent encore être relativement peu chères.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Stamer (Commerzbank) : l’inflation en zone euro a atteint 2,5 % en mars, sous l’effet de la hausse de l’énergie liée à la guerre avec l’Iran ; l’inflation sous-jacente a ralenti à 2,3 %

L’inflation en zone euro a accéléré à 2,5% en mars, une hausse attribuée à un renchérissement de l’énergie lié à la guerre avec l’Iran. L’inflation sous-jacente (c’est-à-dire l’inflation hors énergie et alimentation, pour mieux mesurer la tendance de fond) a, elle, ralenti à 2,3%. Commerzbank a relié les chiffres de mars au scénario de la Banque centrale européenne (BCE) fondé sur les prix de l’énergie observés le 11 mars. La BCE a aussi publié deux autres scénarios reposant sur des prix de l’énergie plus élevés.

Implications des scénarios d’inflation

La publication de mars se rapproche surtout du scénario « modéré », qui prévoit une inflation ne dépassant que légèrement 3% au deuxième trimestre. Sur cette base, l’article estime que plusieurs hausses de taux de la BCE sont moins probables. Il indique que l’inflation sous-jacente pourrait remonter plus tard dans l’année en raison d’effets retardés (c’est-à-dire des hausses de coûts qui se répercutent avec délai) liés à l’énergie et aux engrais, même si les hostilités s’arrêtent sous deux mois et que le prix du pétrole baisse. L’article ajoute que l’impact pourrait se voir d’ici le quatrième trimestre au plus tard, ce qui compenserait en partie le ralentissement de la progression des coûts salariaux (le rythme de hausse des salaires, une source importante d’inflation domestique). L’article s’attend à ce que la BCE relève ses taux directeurs (les taux de référence qui guident les conditions de crédit) une fois en avril ou qu’elle signale une hausse en juin. Il rappelle que les données d’inflation d’avril seront publiées le 30 avril, jour de la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE. L’inflation de mars met en évidence une séparation nette à surveiller. L’inflation totale (le chiffre « global ») en zone euro atteint 2,5%, presque au même niveau que 2,4% en mars 2024, mais cette fois la hausse vient uniquement d’un choc énergétique (une hausse soudaine des coûts d’approvisionnement liée à un événement géopolitique). Le point clé est que l’inflation sous-jacente, hors énergie et alimentation, a reculé à 2,3%, ce qui suggère que la hausse des prix n’est pas encore généralisée à l’ensemble de l’économie.

Mise en place de stratégie avant la BCE

Cette situation crée un décalage entre les anticipations de marché et ce que la banque centrale pourrait faire. Les marchés intègrent plus de 60 points de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage) de hausses de taux de la BCE d’ici la fin du troisième trimestre, en anticipant une réaction forte au chiffre global. Mais avec une inflation sous-jacente en baisse, la BCE a davantage de raisons de suivre son scénario le plus modéré, ce qui renverrait au plus à une seule hausse supplémentaire dans les prochains mois. Les intervenants peuvent envisager des positions en vue d’une BCE moins restrictive que ce que le marché suggère. Cela peut passer par des swaps de taux d’intérêt (contrats où l’on échange un taux variable contre un taux fixe) consistant à recevoir le taux variable et payer le taux fixe, en pariant sur des taux courts (taux à court terme) plus bas que ce qu’anticipent les prix de marché. Des stratégies sur options (droits d’achat ou de vente à un prix fixé à l’avance) visant à profiter d’un plafond sur les hausses de taux, comme l’achat de calls (options d’achat) sur futures Euro-Bund (contrats à terme sur obligations d’État allemandes, utilisés comme référence de taux), peuvent aussi convenir. Le cycle de hausses rapides de 2022-2023 explique sans doute le biais actuel du marché vers une BCE « faucon » (une banque centrale prête à monter les taux). Mais à l’époque, l’inflation était généralisée, alors qu’aujourd’hui la pression vient surtout d’un choc externe d’offre (un problème d’approvisionnement venu de l’extérieur). Cette différence plaide pour une BCE prudente, afin d’éviter un durcissement trop fort des conditions financières (crédit plus cher, financement plus difficile) qui pèserait sur l’économie. La période clé se situe dans les semaines précédant la réunion du 30 avril. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) devrait rester élevée en raison des incertitudes géopolitiques, ce qui renchérit les options. À surveiller: les prix de l’énergie et toute prise de parole de responsables de la BCE suggérant qu’elle pourrait « regarder au-delà » de ce pic d’inflation lié à l’énergie (c’est-à-dire ne pas réagir trop fortement à un choc jugé temporaire).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

L’optimisme sur la paix au Moyen-Orient fait reculer le DXY de 0,50 %, sous les 100 pour la première fois depuis la mi-mars

L’indice du dollar américain (US Dollar Index) a reculé de 0,50% mardi, repassant sous 100,00 pour la première fois depuis la mi-mars et mettant fin à cinq séances de hausse. Il est passé d’environ 100,65 à près de 99,90, après avoir progressé d’environ 3% depuis le début du mois, depuis des creux de janvier autour de 95,55. Les marchés se sont orientés vers la prise de risque après que des médias d’État iraniens ont indiqué que Téhéran pourrait mettre fin à la guerre si certaines conditions sont remplies et si les attaques cessent. L’Iran a aussi incendié, au large de Dubaï, le pétrolier Al-Salmi battant pavillon koweïtien, via une attaque de drone, alors que le navire transportait deux millions de barils de brut. Plus tôt, Téhéran avait rejeté un plan de cessez-le-feu américain en 15 points.

Principales données et moteurs de marché

Les statistiques américaines ont envoyé des signaux contrastés : la confiance des consommateurs (un indicateur du moral des ménages) est montée à 91,8 en mars, contre 87,8 attendu, tandis que le PMI de Chicago (un indicateur d’activité dans la région de Chicago) est ressorti à 52,8, contre 55,0. Les JOLTS (statistique des ouvertures de postes, donc de la demande de main-d’œuvre) se sont établis à 6,88 millions, contre 6,92 millions prévus. L’ISM manufacturier (indice d’activité des usines) et les ventes au détail de février (dépenses des ménages dans les magasins) sont attendus mercredi, et le rapport NFP vendredi (créations d’emplois hors agriculture) (60 000 attendus contre -92 000 précédemment). Sur le plan graphique, le DXY (abréviation de l’US Dollar Index) évoluait près de 99,94, au-dessus de l’EMA 50 jours (moyenne mobile « lissée » qui donne plus de poids aux données récentes) vers 98,90 et proche de l’EMA 200 jours vers 99,15, avec des supports (zones où les achats peuvent freiner la baisse) autour de 99,50, 99,20 et 98,70. Les résistances (zones où les ventes peuvent freiner la hausse) étaient placées à 100,00, 100,50, puis 100,15–100,30 sur des horizons plus courts, avec des supports intrajournaliers autour de 99,90 et 99,80.

Positionnement et gestion du risque

Dans ce contexte, acheter des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour se couvrir contre des mouvements brusques « risk-on » (les investisseurs achètent des actifs risqués) ou « risk-off » (repli vers des actifs jugés plus sûrs) peut être pertinent dans les prochaines semaines. Avec le VIX (indice de volatilité implicite, souvent appelé « indice de la peur ») toujours bas autour de 14,5, des options de vente (« puts », qui profitent d’une baisse) sur les actifs risqués ou des options d’achat (« calls », qui profitent d’une hausse) sur le dollar peuvent servir d’assurance à coût réduit en cas d’escalade inattendue. Mieux vaut se méfier des titres annonçant une issue rapide et se concentrer sur des faits confirmés. L’attention se tourne désormais vers les chiffres américains, avec l’ISM manufacturier attendu mercredi et le rapport NFP vendredi. Après la hausse surprise de 275 000 emplois le mois dernier, le marché vise une nouvelle publication solide, ce qui pourrait soutenir le dollar. En revanche, l’industrie reste un point sensible, le dernier ISM s’étant établi à 47,8, un niveau qui indique une contraction (en dessous de 50). D’un point de vue technique, l’indice du dollar trouve un support important près de sa moyenne mobile à 50 jours vers 103,85. Tant que ce seuil tient, la tendance haussière reste en place, les récents sommets proches de 104,90 constituant la prochaine résistance majeure. Un passage net sous ce support serait nécessaire pour signaler une correction plus profonde. À ce stade, le scénario le plus probable reste une évolution stable à légèrement haussière, dans l’attente des publications clés.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

L’EUR/USD progresse, le dollar s’affaiblissant sur fond d’espoirs d’apaisement au Moyen-Orient, mettant fin à la série de cinq séances de baisse de l’euro

L’EUR/USD a progressé mardi, le dollar américain s’étant affaibli après sa récente hausse, mettant fin à la série de cinq séances de baisse de l’euro. La paire évoluait près de 1,1551, en hausse d’environ 0,75% sur la séance, tout en restant en passe de terminer le mois en baisse dans un contexte de tensions au Moyen-Orient. L’indice du dollar (US Dollar Index, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) s’établissait autour de 99,90 après avoir atteint 100,64, un plus haut de dix mois, plus tôt dans la séance. Ce repli est intervenu après un regain d’appétit pour le risque (retour des investisseurs vers des actifs plus risqués) à la suite d’un article du Wall Street Journal selon lequel Donald Trump aurait dit à ses conseillers qu’il serait prêt à mettre fin à la campagne militaire américaine contre l’Iran, même si le détroit d’Ormuz restait en grande partie fermé.

Recul du dollar et changement d’appétit pour le risque

Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que l’Iran est prêt à mettre fin à la guerre mais souhaite des garanties, tandis que les attaques dans le Golfe se poursuivent. Le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth a affirmé que « les prochains jours seront décisifs » et qu’« il n’y a rien que l’Iran puisse y faire ». Les prix du pétrole ont fortement augmenté, le marché craignant des perturbations d’approvisionnement via le détroit d’Ormuz, et l’inflation de la zone euro est repassée au-dessus de la cible de 2% de la BCE (Banque centrale européenne). L’HICP (indice des prix harmonisé, mesure officielle de l’inflation en zone euro) a progressé de 1,2% sur un mois en mars contre 0,6%, tandis que l’inflation sur un an est montée à 2,5% contre 1,9%, sous la prévision de 2,7%. L’HICP « cœur » (inflation hors énergie et alimentation, jugée plus représentative de la tendance de fond) a augmenté de 0,8% sur un mois, avec un taux annuel à 2,3%, sous la prévision de 2,4% et la précédente estimation. Les marchés intègrent encore environ deux hausses de taux de la BCE d’ici la fin de l’année, tout en anticipant que la Fed (Réserve fédérale américaine) maintiendra ses taux inchangés pendant une grande partie de 2026. La récente baisse du dollar depuis ses sommets offre une opportunité. Elle est liée aux informations évoquant une possible fin de la campagne américaine contre l’Iran, ce qui a, pour l’instant, apaisé les marchés. La volatilité (ampleur des variations de prix), mesurée par l’indice VIX (baromètre de la nervosité à Wall Street), qui avait dépassé 30 la semaine dernière, commence à refluer, ce qui facilite la lecture des mouvements à court terme. Les derniers chiffres d’inflation en zone euro apparaissent comme le principal moteur du renforcement de l’euro. L’inflation globale de mars, remontée à 2,5%, renforce la probabilité de nouvelles hausses de taux. Cela place la BCE sur une trajectoire différente de la Fed, un contexte souvent favorable à l’appréciation de la paire de devises.

Mise en place de stratégie et gestion du risque

Pour les investisseurs, cet environnement favorise les positions acheteuses sur l’EUR/USD, mais la situation reste fragile. Le recours aux options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) — par exemple l’achat d’un « call spread » sur l’EUR/USD (stratégie consistant à acheter une option d’achat et en vendre une autre à un prix plus élevé pour limiter le coût et le gain) — peut être une approche prudente afin de capter un potentiel de hausse tout en encadrant le risque. Cette méthode protège contre un retournement rapide si les tensions au Moyen-Orient s’aggravent et soutiennent brusquement le dollar. La situation rappelle 2022, lorsque la crise énergétique a touché l’Europe. À l’époque, la BCE avait dû relever ses taux de manière marquée pour freiner l’inflation, malgré un ralentissement économique. Des contraintes similaires pourraient réapparaître, ce qui, historiquement, soutient l’euro face à des devises dont la banque centrale est plus attentiste. Il faut suivre de près les prix du pétrole, principal facteur de ce contexte. Le Brent (référence du pétrole en Europe) a récemment dépassé 115 dollars le baril, et toute information venant du détroit d’Ormuz influence directement les anticipations d’inflation et les décisions des banques centrales. Le marché des contrats à terme (futures, engagements d’achat ou de vente à une date future et à un prix fixé) intègre des coûts de l’énergie durablement élevés au moins pour les deux prochains trimestres.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Back To Top
server

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Discutez immédiatement avec notre équipe

Chat en direct

Démarrez une conversation en direct via...

  • Telegram
    hold En attente
  • Bientôt disponible...

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Telegram

Scannez le code QR avec votre smartphone pour démarrer un chat avec nous, ou cliquez ici.

Vous n’avez pas l’application ou la version de bureau de Telegram installée ? Utilisez plutôt Telegram Web .

QR code