L’USD/CAD a progressé mardi, le dollar canadien reculant pour une septième séance d’affilée. La paire s’est échangée près de 1,3960, proche de son plus haut niveau depuis décembre 2025.
L’indice du dollar américain (US Dollar Index, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) évoluait autour de 100,17 après avoir atteint plus tôt 100,64, un plus haut de dix mois. Le repli du dollar a suivi une phase de prise de bénéfices après la hausse précédente.
Risque géopolitique et réaction des marchés
Selon un article, Donald Trump serait prêt à mettre fin à la campagne militaire américaine contre l’Iran même si le détroit d’Ormuz reste en grande partie fermé. Les Gardiens de la Révolution iraniens (IRGC, force militaire d’élite de l’Iran) ont indiqué qu’ils pourraient viser des entreprises américaines dans la région à partir du 1er avril.
Le dollar canadien reste sous pression depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, et la hausse des prix de l’énergie. Le Canada exporte du pétrole, mais une énergie plus chère augmente les coûts pour les ménages et les entreprises, ce qui peut freiner la demande intérieure et la croissance.
Le PIB du Canada (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) a augmenté de 0,1% sur un mois en janvier après 0,2% précédemment, tandis que les estimations indiquent une croissance de 0,2% en février. Le rapport de janvier de la Banque du Canada tablait sur une croissance de 1,8%.
Les marchés anticipent au moins deux hausses de taux de la Banque du Canada d’ici la fin de l’année. Aux États-Unis, les ouvertures de postes JOLTS (enquête « Job Openings and Labor Turnover Survey », indicateur des offres d’emploi) ont reculé à 6,882 millions en février contre 7,24 millions, et la confiance des consommateurs a progressé à 91,8 en mars contre 91 en février, au-dessus des 87,9 attendus.
L’USD/CAD reste dans une forte tendance haussière et teste désormais le seuil de 1,4000 pour la première fois depuis fin 2025. Cette hausse intervient alors que l’US Dollar Index recule légèrement, ce qui souligne la faiblesse du dollar canadien. Le principal facteur reste le contexte géopolitique, avec un bond récent du WTI (pétrole américain de référence, « West Texas Intermediate ») au-dessus de 115 dollars le baril, un niveau plus observé durablement depuis la crise énergétique de 2022.
Volatilité des options et divergence de politique monétaire
Même si des prix du pétrole élevés soutiennent souvent le dollar canadien (le « loonie », surnom du dollar canadien), le marché interprète cette hausse comme un surcoût pour les consommateurs mondiaux et canadiens, comparable à une « taxe » sur le pouvoir d’achat. Cette inquiétude apparaît dans les données récentes: le taux de chômage au Canada a légèrement augmenté à 6,1% selon le dernier rapport, confirmant un ralentissement sous-jacent. Cela complique la tâche de la Banque du Canada: l’inflation globale (inflation « en tête », incluant l’énergie) remonte, mais l’inflation de base (mesure plus stable, hors énergie) reste plus contenue autour de 2,5%.
Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cette situation crée des opportunités sur le marché des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé). La volatilité implicite à un mois sur l’USD/CAD (niveau de variation anticipé par le marché, déduit des prix des options) a grimpé à un plus haut de 12 mois. Cela indique que les investisseurs s’attendent à un mouvement important, sans consensus sur le sens, ce qui peut rendre des stratégies comme le straddle acheteur (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour miser sur un fort mouvement quelle que soit la direction) plus intéressantes en cas de sortie de range. Le risque majeur reste l’échéance du 1er avril évoquée par l’Iran, susceptible de provoquer un mouvement brutal et d’accroître la demande de valeur refuge pour le dollar américain.
Nous surveillons aussi tout signe de divergence de politique monétaire entre la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine (Fed). Alors que les marchés à terme (contrats sur taux d’intérêt reflétant les anticipations) intègrent une probabilité de 75% d’une hausse de taux de la BoC d’ici juillet pour contrer une inflation alimentée par le pétrole, la trajectoire de la Fed est moins lisible compte tenu du refroidissement des offres d’emploi américaines. Si la BoC temporise en raison de la faiblesse de l’économie domestique, le dollar canadien pourrait poursuivre son repli.
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USD/CAD est resté ferme même après la hausse de 0,1% sur un mois du PIB canadien par industrie en janvier. Le chiffre a dépassé le consensus du marché (0,0%) et la prévision de TD Securities (-0,1%).
Les données montrent une faiblesse limitée, en dehors de replis dans l’industrie manufacturière (production de biens) et le commerce de gros (ventes entre entreprises). Ces baisses avaient déjà été signalées dans les rapports mensuels précédents de Statistique Canada.
Surprise De PIB : Les Anticipations De Taux Restent Au Centre De L’attention
Le résultat de janvier, en l’absence de retournement en février, augmente le risque de hausse autour de la précédente prévision de TD pour le PIB du T1 à +0,9% en rythme annualisé corrigé des variations saisonnières (projection sur un an à partir du trimestre, ajustée des effets saisonniers). Les marchés continuaient d’intégrer près de 50 points de base (pbs, soit 0,50 point de pourcentage) de hausse de taux d’ici décembre.
USD/CAD est resté stable, les achats de dollars américains en fin de mois et de fin de trimestre compensant les autres facteurs. Le dépassement des plus hauts de mi-janvier maintient la dynamique haussière, avec 1,40 identifié comme prochaine zone de résistance (niveau où la hausse bute souvent).
La Banque du Canada utilisait une projection de PIB du T1 à 1,8%. La surprise de janvier se rapproche donc davantage de cette estimation. TD cite des vents contraires sur le marché du travail (éléments qui freinent l’emploi) et un ralentissement de l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains aliments), et maintient son scénario de prochaine hausse de taux au T1 2027.
Le dollar américain résiste bien face au dollar canadien, malgré des indicateurs canadiens plus solides. On observe une forte demande de dollars américains en fin de mois et de trimestre, ce qui pousse la paire à la hausse. Le prochain seuil important à surveiller est 1,4000.
Stratégie Potentielle Vers Le Niveau 1,40
Pour les prochaines semaines, des stratégies visant à profiter de la dynamique haussière vers 1,40 peuvent être envisagées. L’achat d’options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur USD/CAD, avec des prix d’exercice (strike, niveau auquel l’option peut être exercée) juste en dessous de 1,40 et une échéance fin avril ou mai 2026, peut constituer une approche adaptée. Cela permet de participer à une hausse potentielle tout en limitant clairement le risque (la perte maximale étant la prime payée).
Les données récentes confortent ce scénario : le dernier rapport sur l’emploi américain du début mars a montré une hausse solide de 245 000 emplois, ce qui suggère que la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) peut rester prudente et attendre avant d’ajuster ses taux. De son côté, le dernier rapport d’inflation canadien pour février a indiqué un léger reflux à 2,7%, donnant à la Banque du Canada une marge pour ne pas bouger. Cet écart d’orientation entre les deux banques centrales est un facteur majeur de soutien à un USD/CAD plus élevé (un dollar US plus fort face au dollar canadien).
Nous notons aussi que le WTI (référence du pétrole américain) a récemment reculé, passant sous 82 dollars le baril la semaine dernière, ce qui pèse souvent sur le dollar canadien, une devise liée aux matières premières (le Canada étant un exportateur de pétrole). Cela rappelle des configurations observées en 2025 où, malgré des données canadiennes favorables, la force générale du dollar américain a fini par dicter la direction de la paire. L’environnement actuel montre que la tendance du dollar américain peut facilement l’emporter sur les facteurs locaux.
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Les médias d’État iraniens ont déclaré mardi que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI, une force militaire influente en Iran) prévoit de viser des entreprises américaines dans la région à partir du 1er avril, en présentant cela comme une riposte à des attaques contre l’Iran. Le rapport cite Google, Apple, Intel, Boeing, IBM et Tesla.
Selon Reuters, un communiqué du CGRI a indiqué que ces entreprises doivent « s’attendre à la destruction de leurs unités respectives » en réponse à « chaque acte terroriste en Iran », à partir de mercredi 1er avril à 20h00, heure de Téhéran. Le communiqué précise le calendrier et les cibles.
Les marchés réagissent peu à chaud
Les mouvements de marché mentionnés à côté du rapport montraient une hausse des indices américains au moment de la publication. Le Nasdaq Composite progressait de 1,15% sur la séance, tandis que le S&P 500 gagnait 1%.
Pour l’instant, le marché semble ignorer cette menace directe visant de grandes entreprises américaines, le S&P 500 évoluant au-dessus de 5.400 points. L’indice de volatilité du CBOE (VIX, souvent appelé « indice de la peur » car il mesure l’anticipation des variations du marché) se maintient près d’un plus bas autour de 14, ce qui traduit une perception limitée du risque.
Comme la menace cite des groupes comme Apple, Google et Tesla, le marché des options (des contrats qui donnent le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance) ne montre pas, à ce stade, d’inquiétude immédiate. La volatilité implicite (estimation par le marché de l’ampleur des variations futures) sur les options à 30 jours de ces valeurs technologiques a touché des plus bas de six mois la semaine dernière. Acheter des options de vente de protection (« puts », qui montent en valeur si l’action baisse) sur ces titres pourrait donc constituer une couverture à coût réduit en cas d’attaque ciblée.
Une approche plus large consisterait à acheter des options de vente « hors de la monnaie » (prix d’exercice plus défavorable que le niveau actuel, donc moins chères) sur le Nasdaq 100 via QQQ ou sur le S&P 500 via SPY, avec une échéance dans les prochaines semaines. Avec un VIX bas, ces options restent relativement peu coûteuses et peuvent offrir un gain disproportionné en cas de brusque montée des tensions géopolitiques. Même un incident limité pourrait provoquer une correction rapide, même si temporaire.
Marchés de l’énergie et risque géopolitique
Il faut aussi envisager l’impact sur l’énergie, car tout conflit dans la région menace directement les routes d’approvisionnement en pétrole. Le WTI (pétrole brut de référence aux États-Unis) se stabilise autour de 85 dollars le baril, mais cette information pourrait le rapprocher de 100 dollars, comme lors de précédentes poussées de tension. Des options d’achat (« calls », qui prennent de la valeur si le prix monte) sur les contrats à terme sur le pétrole (contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix convenu) ou sur des ETF du secteur de l’énergie (fonds cotés en Bourse répliquant un panier de valeurs) pourraient bien se comporter si la situation se dégrade.
On se souvient que le marché avait d’abord minimisé les tensions autour du détroit d’Ormuz fin 2025, avant un regain soudain d’aversion au risque (repli des investisseurs vers des actifs jugés plus sûrs). Cet épisode avait entraîné une baisse d’environ 4% du S&P 500 et une envolée de 15% des contrats à terme sur le pétrole en seulement deux séances. L’expérience montre que ces menaces ne doivent pas être écartées, même si elles paraissent d’abord surtout symboliques.
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Dev Ashish, de Société Générale, prévoit que l’économie brésilienne progressera en 2026 à un rythme inférieur à sa tendance de long terme (rythme habituel de croissance), la politique économique plus restrictive (taux d’intérêt élevés et conditions financières strictes) et un environnement extérieur moins porteur (demande mondiale plus faible) pesant sur l’activité.
L’inflation devrait subir une pression liée à la hausse des prix du pétrole, même si une demande plus molle (consommation et investissement moins dynamiques) pourrait limiter cette hausse.
La Banque centrale du Brésil (BCB) devrait assouplir prudemment sa politique monétaire (baisser ses taux), les baisses plus marquées étant repoussées tant que les tensions inflationnistes liées au pétrole ne retombent pas.
Les élections sont présentées comme un facteur susceptible de compliquer la consolidation budgétaire (réduction du déficit public) et d’influencer la trajectoire des finances publiques à moyen terme (orientation du déficit et de la dette sur plusieurs années).
Les risques cités incluent des variations de la demande mondiale, une inflation alimentée par le pétrole, et d’éventuels changements de politique budgétaire après l’élection.
Nous observons un ralentissement de l’économie brésilienne, dans la continuité de fin 2025, lorsque la croissance du PIB trimestriel (variation du produit intérieur brut d’un trimestre à l’autre) n’était que de 0,2 %. Avec une baisse également signalée par la production industrielle de février 2026, les intervenants peuvent envisager l’achat d’options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur si le marché baisse) sur les contrats à terme de l’indice Ibovespa (principal indice actions brésilien). Cette stratégie vise à profiter d’un affaiblissement des actions si la politique restrictive continue de freiner l’économie.
La hausse des prix du pétrole reste un point de vigilance, le Brent (référence mondiale du pétrole) se maintenant au-dessus de 95 dollars le baril pendant une grande partie de mars. Cela entretient une inflation IPCA (indice officiel des prix à la consommation au Brésil) élevée, à 5,1 % en rythme annuel, nettement au-dessus de l’objectif de la banque centrale. Cette inflation, en partie importée (venue de l’étranger via l’énergie), réduit la marge pour une baisse importante des taux.
La Banque centrale du Brésil reste prudente, comme l’illustre sa récente baisse du taux Selic (taux directeur brésilien) de seulement 25 points de base (0,25 point de pourcentage) au lieu de 50. Dans ce contexte, certains peuvent se positionner sur une plus forte pente de la courbe des taux (« steepener » : pari sur des taux longs qui montent plus que les taux courts) via des swaps de taux d’intérêt (contrats permettant d’échanger un taux fixe contre un taux variable). Ce type de position peut bénéficier si les taux à long terme augmentent sur des craintes budgétaires tandis que la banque centrale diminue lentement les taux à court terme.
Cette prudence pèse sur le real brésilien, passé au-delà de 5,20 pour un dollar la semaine dernière. Compte tenu de l’incertitude, l’achat d’options d’achat (« calls », qui gagnent de la valeur si le taux de change visé monte) sur la paire USD/BRL (dollar contre real) permet de viser une nouvelle dépréciation du real avec un risque limité à la prime payée. Cette opération sert de couverture face à la combinaison d’une croissance faible et d’une inflation qui résiste.
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Les actions américaines ont progressé mardi après une information du Wall Street Journal selon laquelle le président Donald Trump a indiqué à ses conseillers qu’il pourrait se retirer du conflit sans chercher à « rouvrir » le détroit d’Ormuz pour les alliés des États-Unis. Les marchés y ont vu un possible recul américain sur un objectif stratégique dans la guerre contre l’Iran, engagée depuis un mois, ce qui pourrait faciliter une désescalade.
Dans ce scénario, Israël et les États du Golfe pourraient devoir négocier eux-mêmes un cessez-le-feu. Le NASDAQ Composite a gagné 2%, tandis que le S&P 500 et le Dow Jones Industrial Average ont progressé de plus de 1%.
Les marchés intègrent une baisse du risque stratégique
Même si un cessez-le-feu intervenait en avril, le rapport estime que les dégâts pourraient peser sur les actions américaines jusqu’à la fin de l’année. Il cite deux signaux: la baisse des objectifs de fin d’année sur le S&P 500 et le « Walmart Recession Signal » (WRS), un indicateur maison.
Le WRS compare l’action Walmart (distribution à bas prix, souvent jugée « défensive ») à l’indice S&P Global Luxury (valeurs du luxe, plus sensibles à la conjoncture). Il est à son plus haut niveau depuis la crise financière de 2008. Wells Fargo a abaissé son objectif de fin d’année pour le S&P 500 à 7.300 points contre 7.800, ce qui revient à viser un gain de 6% au lieu de 14%, et JPMorgan a réduit le sien à 7.200 contre 7.500.
Le rapport ajoute que, même avec un cessez-le-feu, les prix du pétrole pourraient rester élevés car environ un tiers des infrastructures pétrolières et gazières du Golfe auraient été endommagées depuis le début de la guerre le 28 février.
On observe aujourd’hui un rebond de soulagement, porté par l’espoir d’une désescalade, mais cela peut aussi offrir une fenêtre pour se préparer à une fragilité de fond. L’indice de volatilité du CBOE (VIX), baromètre de la nervosité attendue sur le S&P 500, est repassé sous 15, ce qui rend moins chère l’achat de « protection » contre une baisse (par exemple des options qui gagnent en valeur si le marché recule). L’histoire montre que des chutes rapides de la volatilité en période de crise peuvent ne pas durer.
Le niveau élevé du WRS est un signal d’alerte. Cette tendance est corroborée par le ratio entre des ETF de biens de consommation de base (XLP: produits essentiels, secteur dit défensif) et des ETF de consommation discrétionnaire (XLY: achats non essentiels, plus cycliques), récemment à son plus haut depuis le bref recul de 2020. Pour des opérateurs de marché, cela peut conduire à privilégier des options de vente (« puts », instruments qui profitent d’une baisse) sur des ETF liés à la distribution discrétionnaire, tout en envisageant la vente de puts couverts par du cash sur les biens de consommation de base (stratégie consistant à immobiliser le cash nécessaire pour acheter le titre si l’option est exercée).
Se positionner dans un environnement plus instable
De grandes banques comme Wells Fargo et JPMorgan abaissent leurs objectifs de fin d’année pour le S&P 500, signe que les investisseurs les mieux informés anticipent un potentiel de hausse limité. Cela laisse penser que l’indice pourrait peiner à inscrire de nouveaux records d’ici la fin de l’année. Vendre des spreads d’options d’achat (« call spreads ») hors de la monnaie sur le SPX (options sur l’indice S&P 500) peut être une approche prudente pour générer un revenu: cette stratégie vise un gain si le marché stagne ou recule (un spread consiste à combiner l’achat et la vente de deux options pour encadrer le risque).
Même en cas de cessez-le-feu, des prix du pétrole durablement élevés pourraient persister en raison des dommages sur les infrastructures énergétiques du Golfe. Un Brent au-dessus de 110 dollars le baril (référence mondiale du pétrole) pèse sur l’activité, un niveau historiquement associé à des phases de ralentissement. Cela augmente l’incertitude pour les valeurs énergétiques, ce qui peut rendre intéressante une stratégie dite « straddle » sur de grands ETF du secteur: elle consiste à acheter à la fois une option d’achat et une option de vente afin de profiter d’un mouvement important, à la hausse comme à la baisse, donc d’une hausse de la volatilité.
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L’argent (XAG/USD) a progressé mardi jusqu’à environ 73,70 $ au moment de la rédaction, en hausse de 5,14% sur la séance. La hausse s’explique par l’affaiblissement du dollar américain et l’amélioration de l’appétit pour le risque après des informations sur la politique américaine vis-à-vis de l’Iran et du détroit d’Ormuz.
Le Wall Street Journal a rapporté que le président américain Donald Trump a indiqué à ses conseillers qu’il restait ouvert à une solution diplomatique avec l’Iran. Selon le quotidien, des responsables estiment qu’une réouverture du détroit d’Ormuz par la force prolongerait l’action militaire au-delà d’une estimation initiale de quatre à six semaines.
Une baisse des tensions géopolitiques réduit souvent la demande pour les actifs dits « refuge » (valeurs recherchées en période d’incertitude) comme l’argent. Malgré cela, le métal s’est apprécié, les marchés évaluant la probabilité d’une baisse des prix du pétrole si une trêve réduit le risque de perturbations.
Ces dernières semaines, la hausse des prix de l’énergie liée aux risques sur l’offre au Moyen-Orient a ravivé les craintes d’une inflation durable (hausse généralisée des prix). Ce contexte peut pousser les banques centrales à maintenir une politique monétaire restrictive (taux d’intérêt élevés et conditions de crédit plus strictes), ce qui pèse en général sur les actifs « sans rendement » comme l’argent (qui ne verse ni intérêt ni coupon).
Si les tensions se calment davantage et que le pétrole recule, les marchés pourraient réviser à la baisse leurs anticipations de politique restrictive. Ce mouvement soutient l’argent, en raison de ses liens avec les anticipations d’inflation et de taux d’intérêt, en plus de son rôle de valeur refuge.
Ce scénario est conforté par la baisse récente de 8% du baril de Brent (référence mondiale du pétrole) depuis plus de 110 $ après la désescalade. L’impact est d’autant plus suivi que le dernier rapport CPI (indice des prix à la consommation) de février a montré une inflation sous-jacente (hors éléments volatils comme l’énergie) toujours élevée à 3,4%, un niveau qui incite la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) à la prudence. Une baisse durable des prix de l’énergie est désormais perçue comme le moyen le plus clair de voir la Fed entamer un cycle d’assouplissement (baisse graduelle des taux).
Pour les traders qui parient sur l’issue diplomatique, l’achat d’options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme (« futures », engagement d’acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur l’argent, ou sur des ETF liés (fonds cotés reproduisant un actif), permet de viser une poursuite de la hausse. La volatilité implicite (volatilité anticipée intégrée dans le prix des options) restant élevée, l’utilisation de spreads de calls (achat d’un call et vente d’un autre à un prix d’exercice plus élevé) peut réduire le coût d’entrée. Cette stratégie permet de participer à la hausse si le scénario d’une inflation en baisse et d’une Fed plus accommodante (plus conciliante sur les taux) se renforce.
À l’inverse, cette dynamique dépend fortement du succès diplomatique, et tout retournement pourrait provoquer une forte correction de l’argent. Un mouvement comparable sur les matières premières fin 2025 s’était rapidement inversé lorsque des informations initiales sur une résolution des tensions dans les chaînes d’approvisionnement se sont révélées inexactes. En conséquence, les traders peuvent envisager l’achat d’options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) à moyen terme comme couverture (protection) contre l’échec des discussions et un nouveau pic des prix du pétrole.
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Le moral des ménages américains a légèrement progressé en mars, l’indice de confiance du Conference Board (un baromètre du sentiment des consommateurs) remontant à 91,8 contre 91 en février (chiffre révisé, contre 91,2 auparavant).
L’indice des anticipations, qui mesure la perception à court terme des ménages sur leurs revenus, l’activité des entreprises et le marché du travail, a reculé de 1,7 point à 70,9. L’enquête fait aussi ressortir des anticipations d’inflation plus élevées, liées à la répercussion des droits de douane (hausse des prix importés qui se transmet aux consommateurs) et à la hausse des prix du pétrole.
Signaux de marché à partir des anticipations des ménages
L’indice du dollar (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) est resté dans la moitié basse de sa fourchette journalière, en baisse de 0,4% à 100,08.
La baisse de l’indice des anticipations à 70,9 est un signal négatif important: elle traduit une perte de confiance dans l’avenir. Ce pessimisme peut annoncer un ralentissement des dépenses des ménages, ce qui pèse souvent sur les résultats des entreprises. Une approche plus prudente consiste à se couvrir, par exemple via l’achat d’options de vente («puts», qui gagnent de la valeur si le marché baisse) sur le S&P 500, afin de se protéger d’un repli en avril et mai.
Les inquiétudes persistantes sur l’inflation, alimentées par les droits de douane et la hausse du pétrole, peuvent augmenter la volatilité (variations rapides et parfois fortes des prix). Des conditions comparables avaient été observées fin 2025, lorsque la hausse de l’énergie avait poussé le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé «indice de la peur») au-dessus de 22 pendant plusieurs semaines. Certains investisseurs pourraient viser un scénario similaire en achetant des options d’achat sur le VIX («calls», qui profitent d’une hausse), en anticipant un marché plus instable.
Positionnement de portefeuille et couvertures de risque
Avec le pétrole WTI (référence américaine du brut) récemment repassé au-dessus de 95 dollars le baril pour la première fois cette année, l’inflation liée à l’énergie devient une préoccupation majeure. Cela renforce l’idée que les pressions de coûts vont continuer, en touchant le transport comme la production industrielle. Dans ce contexte, s’exposer à la hausse du pétrole via des contrats à terme (futures, accords pour acheter ou vendre à une date et un prix fixés) ou via des options d’achat sur des ETF du secteur de l’énergie (fonds cotés en Bourse qui répliquent un panier d’actions) peut servir de couverture.
Le recul du dollar à 100,08 suggère que le marché voit dans ces données une raison pour la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) de ne pas changer ses taux à court terme. Le dernier chiffre d’inflation montre une inflation sous-jacente (core CPI, inflation hors énergie et alimentation, plus stable) encore élevée à 3,7%, ce qui met la Fed dans une position délicate et rend une hausse des taux peu probable. Cela peut favoriser des stratégies de vente du dollar contre d’autres grandes devises, ou l’achat d’options de vente sur des ETF adossés au dollar (produits qui suivent l’évolution du billet vert).
La situation rappelle le climat observé à la mi-2024, avant une phase de consolidation (marché qui progresse peu et évolue surtout dans une fourchette). À l’époque, l’affaiblissement des anticipations avait précédé une rotation (déplacement des investissements) des valeurs de consommation discrétionnaire (achats non essentiels) vers les valeurs défensives de consommation de base (produits essentiels). Il faut donc limiter l’exposition au commerce de détail et au voyage, plus sensibles lorsque les ménages s’inquiètent de leurs revenus futurs.
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Le PIB du Canada a progressé de 0,1 % en janvier, après 0,2 % en décembre. Ce chiffre a dépassé les attentes et l’estimation préliminaire (« avance estimate », c’est-à-dire une première estimation avant les données complètes) de Statistique Canada.
Les industries productrices de biens ont fait mieux, tandis que l’activité des services est restée stable. La production manufacturière a été pénalisée par des arrêts d’usines automobiles liés à des changements de modèles plus longs qu’à l’habitude (période de transition entre deux gammes de véhicules).
Facteurs de hausse et de baisse
La faiblesse de janvier s’est concentrée sur la fabrication, le commerce de gros (ventes entre entreprises, avant la vente au détail) et les secteurs liés au logement. Ces baisses ont été compensées par une production énergétique plus forte, une hausse de l’activité dans la construction et un léger rebond des mines hors pétrole et gaz.
Les volumes de ventes au détail ont augmenté en janvier, signe d’une consommation des ménages un peu plus solide en début d’année. Une estimation préliminaire indique une croissance du PIB de 0,2 % en février, à mesure que des freins temporaires s’atténuent.
Les premiers indicateurs montrent un rebond des ventes manufacturières, soutenu par les équipements de transport (par exemple l’automobile) et l’agroalimentaire. Les données sur le commerce de détail et le commerce de gros signalent aussi une croissance qui se poursuit.
Pour le T1, les données mensuelles se situent entre une prévision de croissance du PIB de 1,3 % en rythme annualisé (taux extrapolé sur un an à partir de la cadence actuelle) et la projection de 1,8 % de la Banque du Canada. Les taux directeurs (principal taux fixé par la banque centrale, qui influence les taux de crédit) devraient rester inchangés, le temps d’évaluer la hausse des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient et ses effets sur l’inflation (hausse générale des prix).
Implications de marché pour les traders
L’économie progresse, mais de justesse : les chiffres du début 2025 montrent des gains limités. Cela renforce l’idée que la Banque du Canada laissera son taux directeur inchangé lors de sa prochaine réunion en avril. Pour les traders, cela suggère une volatilité (ampleur des variations de prix) faible sur les contrats à terme de taux à court terme (produits qui permettent d’anticiper l’évolution des taux), ce qui rend risqués les paris sur une baisse ou une hausse rapide des taux.
L’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) de février 2025 s’établit à 2,9 %, encore au-dessus de l’objectif de 2 % de la Banque. Ajouté au rapport sur l’emploi de mars 2025, qui ne montre qu’un gain modeste de 15 000 postes, cela donne à la banque centrale des raisons d’attendre. Ce scénario de « croissance molle » rend plausible une stratégie consistant à vendre de la volatilité via des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) sur l’indice S&P/TSX 60, car de fortes fluctuations de marché paraissent moins probables.
Le dollar canadien est tiraillé entre deux forces. D’un côté, des prix élevés du WTI (référence du pétrole américain) autour de 85 dollars le baril soutiennent la devise. De l’autre, avec des taux canadiens stables, un ton plus ferme (« hawkish », c’est-à-dire favorable à des taux plus élevés) de la Réserve fédérale américaine pourrait renforcer le dollar américain et limiter la hausse du dollar canadien.
Après les fortes hausses de taux de 2022 et 2023, la pause actuelle paraît prudente, mais insuffisante pour susciter un large enthousiasme. Les stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options ou des contrats à terme) devraient donc être plus ciblées, par secteurs plutôt que sur l’ensemble de l’indice. Des stratégies d’options axées sur l’énergie et la construction pourraient mieux fonctionner que celles liées à des secteurs sensibles aux taux, comme le logement.
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Le WTI s’échange à 106,402, en hausse de 7,579 points, soit +7,67%, après un plus haut de séance à 106,707. (WTI : pétrole brut américain de référence)
Donald Trump estime que les États-Unis ont assez d’essence et de pétrole pour absorber le choc, mais Moody’s juge que la hausse des prix pèsera malgré tout sur la croissance et l’inflation. (Moody’s : agence d’analyse et de notation du risque de crédit)
Les perturbations d’approvisionnement continuent de guider le marché. Le Brent repasse au-dessus de 107 dollars après le discours de Trump sur l’Iran ; les exportations américaines de carburants « propres » ont atteint un record de 3,11 millions de barils par jour en mars. (Brent : référence mondiale ; barils par jour = volume quotidien)
Le pétrole se comporte comme si le choc d’offre persistait : le WTI est à 106,402, en hausse de 7,67%. Le graphique suggère un retour des acheteurs après le récent repli. Le marché ne doute pas de la capacité des États-Unis à produire. Il intègre surtout le coût d’une perturbation mondiale qui maintient élevés les prix du transport, des carburants et des intrants, même si l’offre américaine est disponible. (Choc d’offre : baisse brutale de l’offre ; intrants : matières/énergie utilisées par les entreprises)
C’est pour cela que l’affirmation de Trump selon laquelle les États-Unis disposent de réserves suffisantes n’a pas calmé les prix : le pays est mieux placé que les grands importateurs, mais le pétrole se fixe sur un marché mondial.
President Trump's threat to bomb Iran back to the Stone Age has sharply raised stakes in a war now in its fifth week and crushed investors' hopes for a swift end to a conflict that is squeezing oil supplies and fanning inflation https://t.co/MUAfGpA4kb
Quand les routes maritimes sont dégradées et que les flux de remplacement passent par des trajets plus longs, entreprises et ménages paient plus.
L’offre américaine ne supprime pas la pression des prix mondiaux
Les exportations américaines de carburants ont atteint un record en mars, l’Europe et l’Asie cherchant à compenser les volumes perturbés au Moyen-Orient. Les exportations de produits pétroliers « propres » (essence, diesel, kérosène, c’est-à-dire des carburants raffinés) ont grimpé à 3,11 millions de barils par jour, contre 2,5 millions en février. L’Europe a absorbé 414 000 barils par jour, l’Asie 224 000, et l’Afrique 148 000.
Cela valide une partie de l’argument de Trump : les États-Unis ont des barils à vendre. Mais cela explique aussi pourquoi la mise en garde de Moody’s compte. Des exportations fortes aident les acheteurs mondiaux, mais réduisent l’offre disponible aux États-Unis et soutiennent les prix. Le sujet est devenu politique lorsque l’essence est passée au-dessus de 4 dollars le gallon et que le diesel a approché 5,50 dollars. (Gallon : unité américaine d’environ 3,8 litres)
LNG ships have avoided the strait since the conflict broke out on February 28, disrupting about a fifth of the world’s supply of the fuel https://t.co/0l6yYBH3II
Le problème immédiat est le coût, pas l’absence de carburant. Pour que la croissance ralentisse, il suffit que les entreprises paient nettement plus cher l’énergie, le transport, la chimie et la logistique : leurs marges se réduisent et certains investissements sont reportés. (Marges : profit restant après coûts ; logistique : organisation des transports et stocks)
Inflation et ralentissement peuvent se combiner
C’est le point délicat : un pétrole plus cher alimente l’inflation tout en freinant l’activité. Moody’s Analytics estime que les États-Unis sont moins exposés que les pays qui ne produisent pas de pétrole, mais ne peuvent pas éviter les dégâts liés aux chaînes d’approvisionnement perturbées et à la hausse des coûts. Ce mélange ravive la crainte de « stagflation », c’est-à-dire une inflation élevée avec une croissance faible. (Chaîne d’approvisionnement : production + transport des biens)
Economist Nouriel Roubini: Trump is likely to escalate the Iran war — risking '1970s stagflation' https://t.co/dNCUa7G4k3
Le Brent s’est hissé au-dessus de 107 dollars, les actions ont reculé et le dollar s’est renforcé, les investisseurs anticipant une perturbation plus durable et un chemin d’inflation plus difficile.
Ce contexte explique pourquoi un pétrole au-dessus de 106 dollars pèse plus que l’idée rassurante d’une offre américaine suffisante. La production intérieure peut amortir le choc, mais ne fait pas disparaître la prime d’inflation tant que le système mondial reste sous tension. (Prime d’inflation : hausse de prix liée au risque d’inflation)
Analyse technique
Le contrat CL-OIL évolue autour de 106,40, prolongeant une hausse marquée après une sortie nette d’une phase de stabilisation autour du milieu des 90 dollars. Le prix est monté rapidement depuis le point bas de fin février, avec une accélération jusqu’au récent pic vers 119,43, puis une stabilisation sous les sommets. (Consolidation/stabilisation : phase où le prix plafonne et respire ; breakout/sortie nette : franchissement d’une zone de prix)
Les derniers mouvements montrent un retour des acheteurs : le marché tente de monter à nouveau après avoir tenu au-dessus de niveaux clés à court terme. (Niveaux clés : zones de prix souvent surveillées)
Sur le plan technique, la tendance reste haussière. Le prix évolue au-dessus des principales moyennes mobiles, avec la moyenne mobile 5 jours (102,55) en tête, tandis que les 10 jours (97,29) et 20 jours (94,96) restent en dessous, toutes orientées à la hausse. (Moyenne mobile : moyenne du prix sur une période, utilisée pour lisser les variations) Cet alignement traduit une poursuite de tendance. La stabilisation au-dessus de 100 dollars ressemble davantage à une construction de support pour une nouvelle hausse qu’à un signal de retournement. (Support : zone où le prix a tendance à rebondir ; retournement : changement de tendance)
Niveaux à surveiller :
Supports : 102,50 → 100,00 → 97,30
Résistances : 106,70 → 110,00 → 119,40 (Résistance : zone où le prix bute souvent)
L’attention se porte sur la zone 106,50–107,00, proche des récents sommets. Un franchissement durable pourrait ouvrir la voie vers 110,00, puis davantage si la dynamique s’intensifie. (Franchissement durable : passage au-dessus qui tient ; dynamique : vitesse/force du mouvement)
À la baisse, 102,50 constitue un premier support, renforcé par la moyenne mobile 5 jours qui monte. Un passage en dessous augmenterait le risque d’un repli vers 100,00, ce qui resterait une correction dans une tendance globale haussière. (Correction : baisse temporaire après une hausse)
Au total, le pétrole reste dans une tendance haussière, avec des sommets et des creux de plus en plus élevés. La stabilisation actuelle paraît constructive ; sauf retour sous la zone des 100 dollars, le biais reste orienté à la hausse, le marché continuant d’intégrer les risques sur l’offre et une demande solide. (Biais : orientation dominante du marché)
Ce que les traders doivent surveiller
Le prochain mouvement dépendra d’un soulagement concret des flux de carburants, ou seulement de déclarations rassurantes. Les échanges physiques s’ajustent via des exportations record américaines et des réacheminements, mais les prix restent élevés car l’ensemble du système est sous tension. (Échanges physiques : livraisons réelles, pas des contrats financiers ; réacheminement : changement de route)
Surveillez la réaction du Brent au-dessus de 107 dollars, la capacité des exportations américaines de produits raffinés à rester proches du record de mars, et la vitesse à laquelle les coûts de l’énergie se transmettent aux indicateurs d’inflation. Si les prix du transport et de l’énergie continuent de monter, le pétrole peut rester élevé même sans nouveau choc médiatique.
Questions de traders
Pourquoi les prix du pétrole montent-ils encore alors que les États-Unis ont suffisamment d’offre ?
L’offre américaine amortit le choc, mais le pétrole se fixe sur un marché mondial. Si les routes maritimes sont perturbées et que le coût du transport augmente, les prix mondiaux plus élevés se répercutent sur les carburants et les coûts de production aux États-Unis. (Répercuter : transmettre un coût)
Qu’a dit Trump sur la situation énergétique ?
Trump a déclaré que les États-Unis disposent de beaucoup d’essence et de pétrole, avec aussi des volumes venant du Venezuela, et que l’économie est prête à absorber la perturbation actuelle.
Pourquoi les analystes voient-ils encore des risques pour l’économie américaine ?
Un pétrole plus cher augmente les coûts de transport, de logistique et de fonctionnement pour les entreprises et les ménages. Cela peut ralentir la croissance même sans pénurie directe de carburant. (Pénurie : manque réel)
Comment la hausse du pétrole influence-t-elle l’inflation ?
Le pétrole entre dans le prix de l’essence, du diesel, du transport maritime, de l’aviation et d’une partie de la production industrielle. Quand ces coûts montent, l’inflation a tendance à suivre, surtout si la hausse dure. (Inflation : hausse générale des prix)
Pourquoi la croissance peut-elle ralentir même si les États-Unis produisent leur propre pétrole ?
Produire sur le territoire réduit la dépendance, mais ne protège pas d’un prix mondial plus élevé. Les entreprises paient plus cher l’énergie et les chaînes d’approvisionnement deviennent plus coûteuses.
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Written on April 2, 2026 at 12:59 am, by josephine
Dans la soirée du 1er avril 2026, le président Donald Trump s’est adressé aux Américains depuis le Cross Hall de la Maison-Blanche, pour une « mise à jour importante » sur la guerre en Iran. C’était sa première allocution télévisée officielle en heure de grande écoute depuis le début de l’opération Epic Fury le 28 février, et les marchés attendaient des éléments plus clairs.
Au lieu de cela, ce discours de 20 minutes a accru l’incertitude. Trump a salué les progrès militaires, repoussé l’horizon du conflit, menacé de frapper le réseau électrique iranien, et n’a pas répondu sur le point clé du détroit d’Ormuz. Le pétrole a bondi de près de 4% quelques minutes après la fin de son intervention.
Points clés
Le discours du 1er avril est la première allocution officielle de Trump depuis le début de l’opération Epic Fury le 28 février
Trump a indiqué que les États-Unis frapperaient l’Iran « extrêmement fort » pendant les deux à trois prochaines semaines, poussant le Brent au-dessus de 104 dollars et annulant l’optimisme d’avant-discours
Le détroit d’Ormuz reste fortement perturbé, mettant en danger un couloir qui transporte environ un cinquième de l’offre mondiale de pétrole, sans plan américain clair pour rétablir un trafic maritime normal
Les économistes de Bank of America anticipent un pétrole proche de 100 dollars le baril jusqu’à fin 2026, avec une croissance plus faible et une inflation plus élevée
La guerre en bref : cinq semaines après
La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran entre dans sa cinquième semaine. Ce qui a commencé comme une opération limitée, visant le programme de missiles iranien, la marine, et les capacités liées à l’arme nucléaire, s’est transformé en conflit régional, avec des effets humanitaires, économiques et diplomatiques.
Les conséquences dépassent l’Iran. Les attaques contre des navires et la hausse du risque sécuritaire dans le détroit d’Ormuz ont fortement réduit le trafic commercial dans ce passage stratégique. Un « goulet d’étranglement » énergétique signifie un point de passage incontournable : s’il est bloqué, l’offre mondiale se tend. Des frappes israéliennes ont touché Beyrouth, tandis que les rebelles houthis au Yémen ont tiré des missiles contre Israël et menacé d’aller plus loin. L’enlèvement signalé d’un journaliste américain à Bagdad renforce l’idée d’un conflit qui s’étend au-delà de la zone de départ.
Pourquoi le discours de Trump comptait pour les marchés
Depuis cinq semaines, les traders et analystes tentent de lire des messages contradictoires en provenance de Washington. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que les États-Unis allaient « reprendre le contrôle du détroit ». Trump, lui, a laissé entendre que d’autres pays devraient « se débrouiller seuls ».
Il a aussi affirmé que le président iranien avait demandé un cessez-le-feu, ce que l’Iran a rejeté comme « faux et sans fondement ». À d’autres moments, Trump a menacé de frapper les infrastructures pétrolières iraniennes, avant d’affirmer ensuite que les États-Unis n’allaient « rien avoir à voir » avec ce qui se passe dans le détroit.
Les marchés avaient nettement progressé dans les deux jours précédant le discours, par espoir d’une fin rapide de la guerre. Ce mouvement s’est inversé quand le contenu de l’intervention est apparu.
Comme première allocution nationale télévisée de ce conflit, le discours pesait plus qu’une phrase lâchée devant des journalistes. Il visait à afficher le contrôle et à orienter l’opinion publique comme les anticipations des investisseurs.
Ce que Trump cherchait à obtenir sur le plan politique
Les sondages montrent une fatigue croissante aux États-Unis. La guerre a fait passer le prix moyen de l’essence au-dessus de 4 dollars le gallon. Bank of America prévoit une croissance plus lente, une inflation plus élevée, et un pétrole autour de 100 dollars le baril jusqu’à fin 2026. Trump entre dans la période pré-électorale des élections de mi-mandat avec une guerre de plus en plus impopulaire.
La logique politique du discours était simple :
Réaffirmer les quatre objectifs de l’opération Epic Fury comme atteints ou presque — affaiblir les missiles iraniens, la marine, le réseau de groupes armés alliés (des « relais » sur le terrain), et les capacités nucléaires
Comparer la durée du conflit, à son avantage, à d’anciennes guerres américaines (Première et Seconde Guerres mondiales, Corée, Vietnam, Irak)
Rassurer en disant que la guerre est « proche de la fin » et qu’elle s’achèvera « très bientôt »
Après coup, des responsables de la Maison-Blanche ont dit être satisfaits. Mais les avis ont divergé. L’ancienne élue Marjorie Taylor Greene a jugé le discours centré sur la guerre et insuffisant face à la hausse du coût de la vie.
Le discours devait clarifier la trajectoire. Il a ajouté de l’incertitude. Les investisseurs doivent donc évaluer plusieurs issues possibles, pas un scénario central.
Trois scénarios de court terme dominent :
Scénario
Déclencheur
Effet pour les marchés
Signal de probabilité
Cessez-le-feu rapide ou accord
L’Iran rouvre Ormuz ; des discussions discrètes aboutissent
Forte baisse du pétrole ; retour de l’appétit pour le risque ; recul de l’or
La phrase de Trump selon laquelle d’autres pays doivent « se débrouiller seuls » pour Ormuz est déterminante. Elle suggère un retrait américain, alors même que la perturbation pourrait durer. Pour les marchés, le problème reste entier : même si l’implication américaine baisse, le risque sur l’offre de pétrole demeure.
Comment la guerre affecte déjà carburants, commerce et confiance
Énergie
Le Brent a atteint 104,44 dollars le baril le 1er avril, en hausse de plus de 3% le jour du discours. Le WTI (pétrole américain) s’échangeait à 102,36 dollars. Les pays d’Asie très dépendants du pétrole du Moyen-Orient pourraient subir une hausse des coûts dans les prochaines semaines, et l’Europe est aussi exposée si la perturbation continue. Le risque d’offre est devenu plus concret, avec des informations faisant état d’un pétrolier koweïtien touché par des drones iraniens près de Dubaï et d’un navire affrété par QatarEnergy frappé par un missile au large du Qatar.
Les marchés actions avaient progressé dans les deux jours précédant le discours, misant sur un cessez-le-feu proche. Le ton s’est retourné quand Trump a confirmé que l’action militaire pouvait durer encore deux à trois semaines. Les contrats à terme sur le pétrole (prix négociés aujourd’hui pour une livraison plus tard) ont gagné plus de 5% après la clôture, tandis que les contrats à terme sur actions américaines reculaient. Un discours censé rassurer a renforcé l’idée d’une perturbation plus longue.
Le discours va-t-il apaiser les doutes ou les renforcer ?
À court terme, il les a renforcés. Une allocution nationale crée une attente de clarté. Trump a surtout répété des éléments déjà connus : des progrès revendiqués, des menaces renouvelées, un calendrier réaffirmé, et des conditions de sortie floues.
Le sénateur Mark Warner a déclaré que le discours « répondait mal aux questions essentielles auxquelles les Américains ont droit quand le pays est engagé dans un conflit coûteux et dangereux ». Pour les marchés, la question centrale n’est pas seulement si la guerre va s’arrêter, mais quand, et dans quelles conditions le détroit d’Ormuz rouvrira. Sur ce point, le discours est resté vague.
1. Comment les marchés ont-ils réagi au discours de Trump sur l’Iran ?
La réaction a été défavorable : le pétrole a monté et les actions ont reculé. Les investisseurs sont passés en mode « aversion au risque » (ils réduisent les actifs risqués) à cause de l’incertitude géopolitique.
2. Pourquoi le pétrole a-t-il grimpé après le discours ?
Les prix ont monté car le marché craint une guerre plus longue et des perturbations de l’offre mondiale, surtout autour du détroit d’Ormuz, route majeure pour le pétrole.
3. Qu’est-ce qui a accru l’incertitude après l’allocution ?
Le discours a envoyé des messages contradictoires : des progrès annoncés, mais aussi la poursuite possible des opérations sans calendrier clair. Cette ambiguïté empêche d’évaluer la durée et les risques.
4. Quel impact sur le dollar et les valeurs refuges ?
Le dollar s’est raffermi car les investisseurs recherchent des actifs jugés plus sûrs. En période de tensions géopolitiques, les flux vers les « valeurs refuges » (or, dollar, yen) augmentent et la volatilité (amplitude des variations de prix) s’élève.
5. Quel rôle joue le détroit d’Ormuz dans la réaction des marchés ?
Le détroit d’Ormuz est un passage clé pour le pétrole mondial. Toute menace sur son fonctionnement fait craindre une offre plus rare, ce qui soutient les prix du pétrole et alimente les anticipations d’inflation.
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Written on April 2, 2026 at 12:18 am, by josephine