L’EUR/USD progresse sur des espoirs d’accord possible entre les États-Unis et l’Iran, tandis que le pétrole recule et que les paris sur une baisse des taux de la Fed refont surface

L’EUR/USD a progressé mercredi, après des informations faisant état d’avancées vers un possible accord entre les États-Unis et l’Iran. Cela a pesé sur le dollar américain et soutenu l’euro. La paire évoluait près de 1,1750, en hausse d’environ 0,50%, après avoir touché 1,1796, son plus haut niveau depuis le 17 avril. Selon Axios, Washington et Téhéran se rapprochent d’un accord visant à mettre fin au conflit et à fixer un cadre pour des discussions détaillées sur le nucléaire. D’après cet article, l’Iran pourrait suspendre l’enrichissement nucléaire (production de matière pouvant servir de combustible, mais aussi, à un certain niveau, d’usage militaire), tandis que les États-Unis lèveraient des sanctions (restrictions financières et commerciales) et débloqueraient plusieurs milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés (fonds immobilisés à l’étranger). Les deux parties mettraient aussi fin au blocus autour du détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le pétrole).

Réaction du marché et positionnement

Après ces informations, les prix du pétrole ont reculé et les rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt des obligations d’État) ont baissé. Cela a réduit la crainte d’une inflation alimentée par l’énergie (hausse des prix due au pétrole) et la pression sur la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) pour durcir sa politique monétaire (remonter les taux). Les opérateurs sont revenus vers l’idée de baisses de taux de la Fed d’ici la fin d’année. La hausse de l’EUR/USD est restée limitée par l’incertitude, après l’avertissement de Donald Trump selon lequel une action militaire pourrait reprendre si l’Iran n’accepte pas l’accord. L’agence iranienne ISNA a indiqué que certaines parties de l’article relevaient de la « spéculation » et a qualifié les demandes américaines d’« ambitieuses et irréalistes ». Le dollar s’est ensuite stabilisé, avec l’indice DXY (indice du dollar face à un panier de devises) autour de 97,98 après un plus bas en séance à 97,62. Les données ADP (estimation mensuelle de l’emploi privé aux États-Unis) ont montré une hausse de 109 000 emplois en avril, contre 61 000 en mars, au-dessus du consensus à 99 000. Le président de la Fed de Saint-Louis, Alberto Musalem, a déclaré que l’inflation est « nettement au-dessus de l’objectif » et que l’« inflation sous-jacente » doit être surveillée (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation). L’attention se porte maintenant sur les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis jeudi, puis sur les chiffres officiels de l’emploi (Nonfarm Payrolls, créations d’emplois hors secteur agricole) vendredi.

Enseignements des précédents pics géopolitiques

Une situation comparable avait été observée en 2025, lorsque l’EUR/USD avait bondi sur des rumeurs d’accord États-Unis–Iran, avant de reperdre du terrain. Ces épisodes montrent que les titres géopolitiques peuvent provoquer des mouvements rapides mais souvent temporaires si les données économiques ne suivent pas. Avec les tensions actuelles en mer de Chine méridionale, toute annonce d’apaisement pourrait déclencher un mouvement « risk-on » (retour vers les actifs risqués) et un recul ponctuel du dollar. Mais ces changements de sentiment peuvent s’inverser vite. Une hausse brusque de l’EUR/USD peut donc être vue comme une occasion de se repositionner en ligne avec la tendance dominante. Le contexte économique est différent de celui de 2025. Le pétrole WTI (référence américaine du brut) se maintient au-dessus de 85 dollars le baril, et le dernier indice des prix à la consommation américain (CPI, mesure de l’inflation au détail) ressort à 3,1%, un niveau qui entretient les inquiétudes inflationnistes pour la Fed. Cela tranche avec la chute du pétrole l’année dernière, qui avait nourri l’espoir de baisses de taux. Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme les options), cela peut signifier que vendre la volatilité (parier sur une baisse des mouvements de prix implicites) lors des rebonds de l’EUR/USD est une approche prudente. Vendre des options d’achat hors de la monnaie (call « out-of-the-money », dont le prix d’exercice est au-dessus du niveau actuel) ou mettre en place des « bear call spreads » (stratégie avec vente d’un call et achat d’un call plus haut pour limiter le risque) au-dessus d’une zone de résistance à 1,0950 permet d’encaisser une prime (revenu payé par l’acheteur de l’option) en misant sur l’essoufflement de l’optimisme. Le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») évolue autour de 14,5, un niveau bas mais susceptible de grimper sur une nouvelle, offrant parfois de meilleurs points d’entrée pour ce type de stratégie. En outre, l’écart de politique monétaire entre banques centrales est plus marqué. La Fed indique vouloir maintenir ses taux stables pendant l’été, tandis que la Banque centrale européenne (BCE) se prépare à une possible baisse de taux en juillet, l’inflation en zone euro étant retombée à 2,2%. Cette différence continue de peser sur l’euro. Il faudra suivre de près les chiffres américains de l’emploi officiel (Nonfarm Payrolls) vendredi, le marché du travail restant déterminant pour les décisions de la Fed. Un chiffre solide renforcerait le scénario de taux élevés plus longtemps (« higher for longer ») et limiterait probablement toute hausse de l’EUR/USD liée au seul sentiment. En clair, les données économiques finissent souvent par l’emporter sur des titres géopolitiques de courte durée.

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L’AUD/USD progresse sur fond d’espoirs d’accord entre les États-Unis et l’Iran, mais de solides chiffres de l’emploi américain limitent la hausse

L’AUD/USD a progressé vers 0,7240 après des informations indiquant que les États-Unis et l’Iran se rapprochent d’un accord visant à mettre fin au conflit. La paire évoluait à 0,7239 après un pic à 0,7277, son plus haut niveau depuis juin 2022. La baisse des inquiétudes concernant une perturbation durable des flux mondiaux d’énergie a soutenu la demande pour les devises dites « à risque », dont le dollar australien. Le recul de la demande de valeur refuge pour le dollar américain (c’est-à-dire une monnaie recherchée en période d’incertitude) a aussi favorisé la hausse.

Optimisme sur un accord États-Unis–Iran

La progression est restée limitée après des chiffres plus solides sur l’emploi privé aux États-Unis. ADP (un indicateur basé sur les données de paie du secteur privé, utilisé comme signal avancé de l’emploi) a fait état de 109 000 créations d’emplois en avril, au-dessus des 99 000 attendus, et en hausse par rapport aux 61 000 de mars (révisés). Sur le graphique en quatre heures, l’AUD/USD s’est maintenu au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, un indicateur qui lisse les prix en faisant une moyenne sur une période donnée) à 20 périodes, à 0,7197, et de la SMA à 100 périodes, à 0,7166. Le RSI (indice de force relative, un indicateur d’élan qui aide à repérer un marché trop acheté ou trop vendu) se situait autour de 63. Les résistances étaient situées à 0,7242 et 0,7251. Les supports étaient indiqués à 0,7232 et 0,7229, puis à 0,7197 et 0,7166.

Perspectives de marché et positionnement

Le marché du travail américain continue d’afficher une vigueur notable, ce qui renforce l’attrait du dollar. Le rapport NFP (Non-Farm Payrolls, statistique officielle des créations d’emplois hors secteur agricole) d’avril 2026 a montré 240 000 créations de postes, au-dessus du consensus à 180 000, ce qui a alimenté les pressions sur les salaires (et donc sur l’inflation). Dans ce contexte, il est difficile de parier durablement contre le dollar. Dans le même temps, l’incertitude autour des niveaux de production de l’OPEP+ (alliance entre l’OPEP et des pays producteurs partenaires, qui influence l’offre de pétrole) maintient les marchés des matières premières sous tension, ce qui apporte un soutien relatif à des devises comme le dollar australien. Ces forces contraires suggèrent une paire sans direction claire à court terme. De notre point de vue, le ton prudent de la Banque de réserve d’Australie (RBA, banque centrale australienne) cette semaine limite aussi le potentiel de l’AUD. Elle a signalé une pause pour évaluer l’effet des précédentes hausses de taux sur l’inflation, désormais à 3,4% sur un an, en baisse par rapport à son pic mais encore au-dessus de la cible. Cela contraste avec une Réserve fédérale (Fed) toujours restrictive (hawkish, c’est-à-dire priorisant la lutte contre l’inflation via des taux élevés), ce qui crée un écart de politique monétaire favorable au dollar. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, ici la paire AUD/USD), cet environnement plaide pour des stratégies visant une volatilité faible. Vendre la volatilité (chercher à profiter d’un marché stable) peut être pertinent. Un « iron condor » sur l’AUD/USD (montage d’options qui vise un gain si le cours reste dans une fourchette, en vendant une option d’achat et une option de vente et en achetant des options plus éloignées pour limiter le risque) permettrait de tirer parti d’un marché coincé entre la robustesse des statistiques américaines et le soutien lié aux matières premières. À l’inverse, l’achat de straddles ou de strangles de maturité longue (stratégies d’options qui misent sur un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre ; le straddle achète un call et un put au même prix d’exercice, le strangle les achète à des prix d’exercice différents) peut servir à se positionner sur une cassure future. Cela profiterait d’un mouvement marqué, par exemple si l’économie américaine ralentissait nettement ou si un événement géopolitique modifiait fortement l’appétit pour le risque.

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Le dollar recule alors que l’espoir d’un accord avec l’Iran pèse sur le pétrole, que l’intervention sur le yen et les statistiques chinoises soutiennent les devises à risque

Le regain d’espoir d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que la baisse des prix du Brent, ont pesé sur le dollar américain. Le plan américain visant à encadrer la navigation dans le détroit d’Ormuz, baptisé « Project Freedom », a été abandonné avant son lancement après que le président Trump a évoqué de « grands progrès » vers un accord avec l’Iran. Le Brent a ouvert en **forte baisse** (écart de cours à l’ouverture) et reculait de 6% par rapport au pic de la veille. La baisse du pétrole s’est accompagnée de nouvelles ventes de dollars, tandis que les marchés actions mondiaux restaient solides, soutenus par des hausses liées à l’IA (intelligence artificielle).

Pression sur le dollar: pétrole et diplomatie

L’USD/JPY a nettement reculé, sur fond de soupçons d’intervention japonaise sur le marché des changes (action des autorités pour influencer la valeur de la monnaie). De nouveaux développements au Moyen-Orient étaient présentés comme un facteur déterminant pour savoir si la hausse récente de l’USD/JPY continue de s’essouffler, la situation pouvant évoluer très vite. Des statistiques chinoises jugées robustes ont également accru la pression sur le dollar. Les dollars australien et néo-zélandais ont été les devises du G10 (groupe des dix grandes monnaies) les plus performantes de la séance, après des indices PMI (enquêtes auprès des directeurs d’achat, indicateurs avancés de l’activité) chinois supérieurs aux attentes, tirés par de meilleurs services. Nous avions observé une configuration similaire en 2025, lorsque les espoirs de paix au Moyen-Orient et la baisse du pétrole affaiblissaient le dollar. Aujourd’hui, l’indice du dollar (Dollar Index, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) évolue autour de 105, reflétant une tension comparable entre facteurs géopolitiques et données économiques. Cette incertitude peut créer des opportunités pour ceux qui savent gérer la volatilité (ampleur des variations de prix).

Stratégies d’options face à la volatilité du yen

Comme en 2025, le marché intègre l’effet d’une intervention japonaise, les autorités étant soupçonnées d’avoir dépensé plus de 35 milliards de dollars la semaine dernière pour soutenir le yen. La volatilité sur la paire USD/JPY rend l’achat de straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou de strangles (même principe, mais avec des prix d’exercice différents) pertinent. Ces stratégies visent à profiter d’un mouvement important, quelle que soit la direction. Les dollars australien et néo-zélandais restent très dépendants de la santé économique chinoise, un thème déjà central en 2025. Avec l’indice Caixin PMI manufacturier (enquête privée sur l’industrie) en hausse pour un sixième mois consécutif à 51,4 — au-dessus de 50, seuil indiquant une expansion — l’argument en faveur d’un dollar australien plus fort se renforce. Nous estimons que l’achat d’options d’achat (call) sur l’AUD/USD est une manière directe d’exprimer ce scénario de solidité régionale. Un apaisement géopolitique peut affaiblir le dollar, mais des indicateurs américains solides lui servent de soutien, ce qui rend l’environnement de marché difficile. Par exemple, le rendement du Treasury à 10 ans (obligation d’État américaine) se maintient près de 4,5%, attirant des capitaux et soutenant le dollar. Se couvrir contre une exposition large au dollar via des options sur l’ETF UUP (fonds coté répliquant le dollar) constitue une approche prudente pour se protéger d’un changement brutal du sentiment de marché.

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L’USD/SEK recule alors que la désinflation en Suède entérine le statu quo de la Riksbank et soutient les rendements réels de la couronne

L’USD/SEK a reculé dans un contexte de faiblesse généralisée du dollar américain. En Suède, la désinflation d’avril (ralentissement de la hausse des prix) a été plus marquée que prévu, ce qui a réduit les anticipations de hausses de taux par la Riksbank (la banque centrale suédoise). La courbe des swaps (taux implicites du marché, dérivés des contrats d’échange de taux d’intérêt) s’est déplacée à la baisse et se rapproche désormais de la trajectoire de taux projetée par la Riksbank. Le rapport de politique monétaire de mars prévoit un taux directeur à 1,75% jusqu’au T4 2026, puis une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) à 2,00% d’ici le T1 2028. La Riksbank devrait largement maintenir le taux directeur à 1,75% lors de sa prochaine réunion. Ce serait la cinquième réunion consécutive sans changement de taux. Malgré cette désinflation plus forte, les taux d’intérêt réels en Suède restent positifs. Un taux réel positif (taux nominal moins inflation) soutient généralement la couronne suédoise. La baisse récente de l’USD/SEK est alimentée par la faiblesse du dollar, mais le soutien de fond à la couronne est d’origine locale. Le chiffre d’inflation d’avril en Suède a surpris avec 1,1%, ce qui renforce l’idée que la Riksbank maintiendra son taux à 1,75%. Le marché des swaps intègre désormais pleinement cette pause prolongée. Cet environnement donne un avantage à la couronne via des taux réels positifs. Avec un taux directeur à 1,75% et une inflation à 1,1%, le rendement réel en Suède ressort à environ +0,65%. C’est plus attractif que les rendements réels aux États-Unis, proches de +0,30% selon les données récentes. Pour les traders sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un sous-jacent), la trajectoire claire de la Riksbank suggère une volatilité de change plus faible. Cela peut rendre intéressante la vente d’options (contrats qui donnent le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) sur des paires comme EUR/SEK, car la prime (le prix de l’option) peut baisser avec le temps dans un marché stable. La banque centrale a de fait limité le risque d’une hausse des taux jusqu’à fin 2026. Le rendement réel attractif soutient aussi des positions qui profitent d’un renforcement progressif de la couronne. On peut envisager d’utiliser des options pour exprimer ce scénario, par exemple en achetant des puts EUR/SEK (options de vente qui gagnent si EUR/SEK baisse) ou en mettant en place des spreads de puts (stratégie combinant l’achat et la vente de puts à des prix d’exercice différents) afin de profiter de l’écart de rendement tout en limitant le risque.

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La « Fed » de Saint Louis : Musalem met en garde contre les risques inflationnistes liés à l’incertitude sur les droits de douane et les conflits, maintenant les taux dans le jeu

Alberto Musalem, président de la Federal Reserve Bank (Réserve fédérale) de Saint Louis, s’est exprimé mercredi devant la Mississippi Bankers Association. Il a déclaré que l’incertitude liée aux droits de douane et à la guerre constitue un frein pour l’économie américaine. Il a indiqué que les facteurs de soutien, dont des conditions financières accommodantes (crédit et financement faciles, taux relativement bas et marchés porteurs), l’emportent actuellement sur les freins. Il a ajouté que le marché du travail semble s’être stabilisé après un ralentissement progressif l’an dernier, et que la hausse récente de l’emploi salarié se situe autour du « seuil d’équilibre » (un rythme qui suffit juste à absorber l’augmentation de la population active, sans faire nettement monter ou baisser le chômage). Il a souligné que l’inflation reste nettement au-dessus de l’objectif de la Fed et que, en plus des chocs liés aux droits de douane et au pétrole, il existe une inflation « de fond » à surveiller (hausse des prix qui persiste même sans choc ponctuel). Il a estimé que des risques pèsent sur les deux volets du mandat de la Fed (stabilité des prix et emploi), mais que l’équilibre des risques se déplace vers l’inflation. Il a jugé crédibles des scénarios dans lesquels les taux d’intérêt devraient rester inchangés pendant un certain temps, et que la politique actuelle est neutre ou légèrement accommodante « en termes réels » (c’est-à-dire une fois l’inflation déduite). Il a aussi évoqué des scénarios pouvant conduire aussi bien à des baisses qu’à des hausses de taux. Il a rappelé que le Federal Open Market Committee (FOMC, l’organe de la Fed qui fixe les taux) est engagé vers une inflation à 2 % et que cet objectif soutient la croissance et l’emploi. Il a ajouté que ménages et entreprises disent souffrir de prix élevés et en hausse, et que la progression des coûts d’intrants (matières et composants) comme l’aluminium, l’hélium et d’autres pourrait être perturbatrice. Il a enfin expliqué que certaines entreprises n’embauchent pas en raison de l’incertitude. Il a ajouté que l’indépendance de la politique monétaire (la capacité de la Fed à décider sans pression politique) est précieuse, et que la Fed doit rendre des comptes et communiquer de façon transparente.

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L’EUR/JPY recule : les craintes d’intervention soutiennent le yen, tandis que l’inflation en zone euro reste ferme malgré une croissance atone

EUR/JPY a évolué près de 183,50 mercredi, en baisse de 0,61%, la demande de yen s’étant renforcée sur fond de craintes d’une action des autorités japonaises sur le marché des changes (marché FX, c’est-à-dire l’achat et la vente de devises). La prudence a été alimentée par des données de la Banque du Japon suggérant que le ministère des Finances aurait mobilisé environ 5 480 milliards de yens (près de 35 milliards de dollars) pour soutenir la monnaie, après le franchissement par l’USD/JPY de 160,00. Certains analystes ont aussi relié le récent recul de l’USD/JPY à une autre intervention possible, non annoncée (une « intervention » consiste pour l’État à acheter du yen et vendre des devises pour freiner la baisse du yen). La ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré que Tokyo est prêt à prendre des « mesures décisives » contre des mouvements spéculatifs sur le FX, dans le cadre d’un accord avec les États-Unis signé l’an dernier. Un ancien responsable japonais a indiqué que d’autres actions pourraient survenir pendant les congés de la Golden Week. Les marchés manquent toujours de confirmation officielle d’une intervention récente, ce qui limite l’ampleur des achats de yen. Dans la zone euro, Eurostat a fait état d’une inflation des prix à la production (PPI, indice des prix à la sortie d’usine, donc en amont des prix payés par les consommateurs) à 2,1% sur un an en mars, après une baisse de 3% précédemment, et au-dessus des attentes. Sur un mois, le PPI a progressé de 3,4%, la plus forte hausse depuis près de quatre ans. Le chiffre final de l’indice PMI des services HCOB (PMI : enquête auprès des entreprises ; au-dessus de 50 l’activité progresse, en dessous de 50 elle recule) a été révisé à 47,6 en avril contre 47,4, et le PMI composite (services + industrie) s’est établi à 48,8, tous deux sous 50. Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a déclaré qu’une hausse des taux en juin reste possible si les perspectives d’inflation ne s’améliorent pas rapidement.

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Les actions QXO testent une ligne de tendance haussière en place depuis un an près de 19 dollars, les investisseurs hésitant entre rebond et cassure

QXO, Inc. (QXO) s’échangeait à 18,87 dollars et teste une **ligne de tendance haussière** (une droite tracée sous les cours, reliant des points bas de plus en plus élevés) en place depuis mai 2025. Cette ligne a démarré près de 12 dollars et a tenu lors de plusieurs **replis** (baisses temporaires après une hausse) sur environ 14 mois. Le titre a atteint 27 dollars fin novembre, puis a reculé avant de remonter à 25 dollars en février. Il est depuis revenu vers la zone de la ligne de tendance, autour de 18,50–19 dollars. La ligne de tendance a été touchée trois ou quatre fois, et à chaque fois le cours a rebondi. Ce soutien répété suggère que des achats apparaissent à ce niveau. Une approche consiste à utiliser le test actuel comme point d’entrée, avec comme niveau de sortie un cours de clôture quotidien sous 18,50–19 dollars. Une autre approche consiste à attendre une clôture au-dessus de 20 dollars avant d’augmenter l’exposition. Un scénario baissier est évoqué en cas de rupture nette et de clôture quotidienne sous la ligne de tendance. Sans clôture sous ce soutien, la configuration est décrite comme restant orientée à la hausse. Nous constatons que QXO se trouve à un moment technique clé, en testant une ligne de tendance haussière en place depuis plus d’un an. Le titre est à 18,87 dollars, un niveau qui oblige à choisir entre miser sur la tendance ou se préparer à une rupture. La façon d’intervenir dans les semaines à venir dépendra de la tolérance au risque et de l’évaluation des probabilités. Pour les traders qui parient sur le maintien de la ligne de tendance, acheter des **options d’achat (calls)** à court terme offre un effet de levier (exposition plus forte qu’un achat d’actions, avec un risque limité à la prime payée) pour jouer un rebond. Les calls de juin avec un **prix d’exercice** (prix auquel l’option permet d’acheter l’action) à 20 dollars pourraient offrir un potentiel de hausse si les acheteurs reviennent comme en 2025. Une clôture quotidienne sous la ligne de tendance autour de 18,50 dollars doit être considérée comme un signal clair de sortie de position. Cette vision haussière est appuyée par des données récentes montrant que les dépenses de construction aux États-Unis ont augmenté de 0,5% le mois dernier, contre une baisse légère attendue. Cet élément fondamental favorable renforce l’idée que la demande de produits liés au bâtiment se redresse. Cela apporte un argument, au-delà du graphique, pour penser que les acheteurs défendront ce niveau technique. Les traders plus prudents devraient attendre que le titre confirme la tenue de la ligne de tendance en clôturant au-dessus de 20 dollars. Un rebond confirmé pourrait alors se jouer via un **écart haussier sur calls (bull call spread)** (acheter un call et vendre un call à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût et plafonner le gain), par exemple acheter le call de juillet 20 dollars et vendre le call de juillet 23 dollars. Cette stratégie encadre le risque tout en visant un retour vers les plus hauts observés plus tôt cette année. Si le support cède et qu’une clôture quotidienne intervient sous 18,50 dollars, le scénario haussier n’est plus valable. À ce moment-là, acheter des **options de vente (puts)** (droit de vendre l’action à un prix fixé) devient la stratégie principale pour profiter d’une baisse potentielle. La rupture d’une ligne de tendance vieille d’un an peut provoquer un mouvement rapide vers 15 dollars. La **volatilité implicite** (niveau de variation attendu du cours, intégré dans le prix des options) est probablement élevée en raison de l’incertitude autour de ce seuil, ce qui rend l’achat d’options plus cher. Lors des rebonds de fin 2025, la volatilité avait nettement reculé après une défense réussie de la ligne de tendance. Cela suggère que vendre un **spread de puts crédit (put credit spread)** (vendre un put et acheter un put plus bas pour limiter le risque ; on encaisse une prime au départ) avec un strike vendu sous 18 dollars peut être une façon de percevoir une prime si l’on estime que le support tiendra.

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Les stocks de brut de l’EIA reculent moins que prévu, ravivant les doutes sur la demande estivale et limitant la hausse du WTI

Les stocks de pétrole brut de l’EIA (Agence américaine d’information sur l’énergie) ont baissé de 2,314 millions de barils sur la semaine close le 1er mai. Le marché attendait une baisse de 2,8 millions. La diminution des stocks (« inventory draw », c’est-à-dire une baisse des réserves) de 2,314 millions de barils est inférieure aux attentes. Cela suggère que la consommation à l’approche de la saison estivale des déplacements en voiture (période où la demande d’essence augmente généralement) pourrait être moins forte que prévu. Cela freine l’optimisme haussier (anticipation d’une hausse des prix) observé récemment.

Signaux de demande à l’approche de l’été

Même si les prévisions de voyages d’été aux États-Unis restent favorables, la demande hebdomadaire d’essence a récemment ralenti, envoyant un signal mitigé. Cela s’ajoute au PMI manufacturier chinois (indice des directeurs d’achat de l’industrie, un baromètre de l’activité) d’avril : à 50,4, il indique une croissance qui ralentit (au-dessus de 50 = expansion, mais faible), et suggère une possible faiblesse de la demande venant du premier importateur mondial de pétrole brut. Du côté de l’offre, l’attention se porte sur la prochaine réunion de l’OPEP+ (alliance de l’OPEP et de pays partenaires) début juin, pour savoir si les réductions de production (baisses volontaires des volumes) seront prolongées. En parallèle, le rapport Baker Hughes (comptage des plateformes de forage, indicateur avancé de la production future) montre que le nombre de rigs pétroliers aux États-Unis augmente lentement, ce qui laisse penser que l’offre pourrait progresser.

Stratégie sur options pour le WTI

Compte tenu des incertitudes, vendre des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) hors de la monnaie (« out-of-the-money », c’est-à-dire avec un prix d’exercice au-dessus du prix actuel) sur des contrats à terme (« futures », contrats d’achat/vente à une date future) WTI (West Texas Intermediate, référence du pétrole américain) paraît une approche prudente. Cela permet d’encaisser une prime (le montant payé par l’acheteur de l’option) en pariant que les prix auront du mal à monter nettement à court terme.

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Le dollar coincé dans une fourchette étroite, alors que l’effet des chiffres de l’emploi s’estompe et que l’IPC oriente les perspectives de la Fed

Depuis la première semaine d’avril, le dollar américain évolue dans une fourchette étroite. En prenant l’indice du dollar (DXY) comme indicateur de référence, il a clôturé chaque jour depuis le 8 avril avec un niveau commençant par 98. La faible volatilité observée (variations réellement constatées) du dollar a fait baisser la volatilité implicite à court terme (volatilité attendue par le marché et intégrée dans le prix des options). Avant la publication des chiffres de l’emploi américain d’avril, certains intervenants anticipent une amélioration à partir des données hebdomadaires d’ADP (estimation privée des créations d’emplois) et des demandes d’allocations chômage en cours (personnes qui continuent de percevoir une indemnisation).

L’attention se déplace de l’emploi vers l’inflation

Les anticipations sur la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) seraient davantage guidées par l’inflation que par le marché du travail. Les baisses de taux intégrées par le marché (attentes déjà reflétées dans les prix) ont en grande partie disparu, et la prochaine publication de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) est présentée comme plus déterminante pour la politique de la Fed. Le dollar est décrit comme exposé à davantage de risques de baisse que de hausse avant les chiffres de l’emploi. Les mouvements à court terme pourraient dépendre de l’évolution de la situation au Moyen-Orient. Un rapport sur l’emploi meilleur que prévu aurait un effet limité pour soutenir le dollar. La raison avancée: les baisses de taux ne sont plus attendues, et les données d’inflation pèsent davantage sur les attentes de hausse de taux. Comme indiqué, l’indice du dollar (DXY) évolue dans une bande très étroite, restant globalement entre 104,50 et 106,00 sur avril 2026. Ce type de phase de faible volatilité précède parfois un mouvement plus marqué, avec un risque davantage orienté à la baisse pour le dollar. Ce resserrement rend les stratégies via options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) moins chères, car leur prix dépend notamment de la volatilité implicite.

Quelle suite pour le dollar

Le rapport sur l’emploi d’avril, publié vendredi dernier 1er mai, confirme cette lecture. Malgré un chiffre supérieur aux attentes, avec 240.000 emplois créés, le dollar a peu progressé, le marché accordant moins d’importance à l’emploi. Les baisses de taux de la Fed étant presque totalement exclues pour l’année, l’attention se concentre sur le risque que l’inflation pousse la Fed vers une hausse des taux. Le prochain CPI la semaine prochaine devient donc la donnée la plus suivie. Le dernier chiffre du CPI sous-jacent (inflation hors énergie et alimentation, suivie car plus stable) pour mars 2026 était élevé à 3,7%. Un nouveau chiffre élevé compterait davantage pour le dollar que des statistiques sur l’emploi. Cela rend intéressante une prise de position avant la publication, en anticipant une baisse du dollar si l’inflation ressort plus faible que prévu. Le profil de risque est dit « asymétrique »: une bonne statistique soutient peu le dollar, mais une mauvaise pourrait provoquer une baisse plus marquée. Les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme options et contrats à terme) peuvent envisager l’achat d’options de vente (put, qui gagnent si l’indice baisse) sur le DXY, ou d’options d’achat (call, qui gagnent si le taux monte) sur des paires comme l’EUR/USD, pour se positionner sur ce risque de repli. La faible volatilité implicite récente rend ces options accessibles à un coût jugé raisonnable. Il faut aussi surveiller la géopolitique, notamment les tensions au Moyen-Orient. Une escalade pourrait déclencher un mouvement de « fuite vers la sécurité » (achats d’actifs jugés sûrs), ce qui soutiendrait temporairement le dollar et contredirait ce scénario baissier. Ces événements peuvent prendre le pas sur les données économiques. Un schéma comparable s’est produit en 2023: une série de bons chiffres de l’emploi avait peu soutenu le dollar, le marché étant focalisé sur le ralentissement de l’inflation. Quand l’attention se fixe sur une donnée comme l’inflation, d’autres indicateurs perdent de leur influence. Cela renforce l’idée que le prochain CPI devrait donner le ton pour le dollar dans les prochaines semaines.

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L’or grimpe alors que le dollar et le pétrole reculent sur fond d’espoirs d’accord entre les États-Unis et l’Iran ; les traders se préparent à une forte volatilité

L’or a progressé mercredi, alors que le dollar américain et le pétrole reculaient sur fond d’informations faisant état d’avancées vers un accord entre les États-Unis et l’Iran. La paire XAU/USD s’échangeait autour de 4 714 dollars, en hausse de plus de 3% sur la séance et à un plus haut de plus d’une semaine. Axios a rapporté, en citant deux responsables américains et deux autres sources, que les deux parties se rapprochent d’un mémorandum d’entente d’une page pour mettre fin à la guerre et définir un cadre pour des discussions sur le nucléaire. Selon le média, l’Iran pourrait suspendre l’enrichissement (processus qui augmente la proportion d’uranium utilisable), tandis que les États-Unis pourraient lever des sanctions (restrictions économiques) et débloquer plusieurs milliards de dollars d’avoirs gelés (fonds immobilisés). Les deux parties pourraient aussi mettre fin au blocage du détroit d’Hormuz (passage maritime clé pour le pétrole).

Réaction de l’Iran et détails du rapport

Le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué qu’il examinait la dernière proposition américaine et enverrait une réponse au Pakistan, selon l’agence ISNA. ISNA a ajouté que certaines parties du rapport d’Axios relevaient de la « spéculation » et que la proposition incluait des exigences « ambitieuses et irréalistes ». Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient mis en pause l’opération « Project Freedom » en raison de « grands progrès » vers un « accord complet et définitif ». Le brut WTI (pétrole américain de référence) a perdu plus de 10% à un moment, avant de s’échanger ensuite autour de 92,40 dollars, en baisse de près de 7,5%. Les rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt des obligations d’État) ont reculé et la probabilité d’une baisse des taux en septembre est montée à 19,9% contre 1,4% il y a une semaine, selon l’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les prix des contrats à terme sur taux de la Fed). L’enquête ADP (estimation des créations d’emplois dans le privé) a montré que l’emploi privé en avril a augmenté de 109 000 contre 61 000 précédemment et 99 000 attendus ; l’attention se tourne vers les demandes d’allocations chômage (nouvelles inscriptions au chômage) et le NFP (rapport officiel sur l’emploi américain).

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