Chris Turner anticipe un affaiblissement du dollar alors que le pétrole dépasse 100 dollars, que les tensions géopolitiques s’apaisent et que la Fed laisse entrevoir des baisses de taux

Le dollar américain pourrait s’affaiblir alors que le pétrole léger américain se négocie au-dessus de 100 dollars le baril et que les marchés guettent des signes d’apaisement au Moyen-Orient. Un ton plus souple de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) a conduit les marchés monétaires (où s’échangent des instruments de court terme) à de nouveau intégrer une baisse des taux d’ici la fin de l’année. Le président de la Fed, Jerome Powell, a déclaré que les anticipations d’inflation à moyen terme (ce que ménages et entreprises pensent que l’inflation sera dans les années à venir) restaient bien ancrées. Cela a réduit les attentes de hausses de taux rapides et soutenu les actifs risqués (actions et autres placements sensibles au cycle économique).

Signaux de la Fed et pression sur le dollar

Les statistiques américaines pourraient envoyer des signaux contradictoires. Les offres d’emploi JOLTS (enquête mensuelle sur les postes vacants) de février pourraient être assez solides, tandis que la confiance des consommateurs de mars est attendue en repli vers les creux observés en avril dernier. L’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) évolue près du haut d’une zone de fluctuation de neuf mois, autour de 100,50. Le rééquilibrage de portefeuille de fin de mois (ajustement des allocations des investisseurs entre actions, obligations et zones géographiques) pourrait accentuer les ventes, car les actions américaines ont légèrement surperformé celles d’autres régions ce mois-ci. Les marchés surveillent aussi les messages de politique américaine pour détecter tout changement de ton. Selon le Wall Street Journal, le président Trump serait prêt à mettre fin à la guerre sans rouvrir le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport du pétrole). Avec le pétrole léger américain au-dessus de 100 dollars le baril, les marchés pourraient attendre une rhétorique américaine moins dure. L’article a été produit à l’aide d’un outil d’IA et vérifié par un éditeur.

Rééquilibrage de portefeuille et volatilité des marchés

Nous estimons que le ton plus souple de la Fed sur l’inflation suggère une trajectoire vers un assouplissement de la politique monétaire (baisse des taux, conditions de crédit moins strictes) plus tard cette année. Ce virage amène les marchés monétaires à anticiper une baisse de taux, à l’opposé du cycle de relèvements rapides achevé en 2023. Dans ce contexte, conserver des positions « longues » sur le dollar (parier sur sa hausse) devient plus risqué. Les traders peuvent envisager des options (contrats donnant un droit d’achat ou de vente) qui profitent d’un dollar plus faible, comme l’achat de puts (options de vente, qui gagnent quand le prix baisse) sur l’Invesco DB USD Bullish ETF (UUP, fonds coté en Bourse qui suit une stratégie favorable au dollar). La situation géopolitique accroît aussi la pression, les prix du pétrole créant un équilibre fragile pour l’économie. Le brut WTI (référence du pétrole américain West Texas Intermediate) oscille autour de 95 dollars le baril en raison de perturbations persistantes du transport maritime en mer Rouge, et tout signe d’apaisement pourrait provoquer une baisse nette des prix du pétrole et de l’attrait du dollar comme valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude). Les traders doivent surveiller les changements brusques de discours : cette volatilité (amplitude des variations de prix) peut être exploitée via des stratégies de straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente) sur les contrats à terme sur le pétrole (futures, contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé). Des données économiques contrastées brouillent davantage la trajectoire du dollar, ce qui renforce l’idée d’une possible faiblesse. Si le marché du travail reste solide, les derniers chiffres de confiance des consommateurs du Conference Board (enquête de référence aux États-Unis) ont reculé à 103,5, signalant des inquiétudes des ménages. Comme nous sommes en fin de mois, nous attendons aussi des ventes de dollars liées au rééquilibrage de portefeuille, les actions américaines ayant légèrement surperformé les marchés mondiaux au premier trimestre. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.

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USD/KRW atteint un plus haut de 17 ans près de 1 536, le won s’affaiblit tandis que la Banque de Corée surveille de près les marchés

L’USD/KRW a progressé mardi autour de 1 529,70, en hausse de 0,93 %, après un pic en séance à 1 536,04, un plus haut depuis mars 2009. Cette hausse s’explique surtout par la faiblesse du won coréen, plutôt que par une progression générale du dollar américain. L’indice du dollar (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) est resté quasi stable autour de 100,50. Cela indique que la pression vendeuse sur le won a été le principal moteur du mouvement.

Signaux de la Banque de Corée et réaction du marché

Un responsable de la Banque de Corée a indiqué que l’institution surveille de près les conditions sur le marché des changes (marché où s’échangent les devises). Les autorités pourraient réagir en cas de « comportement moutonnier » clair (mouvements de marché où de nombreux intervenants font tous la même chose, amplifiant la baisse). La Banque de Corée a précisé qu’elle ne vise pas un niveau de change particulier. Elle a aussi noté que la récente baisse du won a été bien plus rapide que celle d’autres monnaies, et qu’elle s’est accélérée après de précédents propos du candidat au poste de prochain gouverneur. Par ailleurs, le Wall Street Journal a rapporté que le président américain Donald Trump envisagerait de mettre fin à la campagne militaire en Iran même si le détroit d’Ormuz restait en grande partie fermé. Cette information a brièvement amélioré l’appétit pour le risque (tendance des investisseurs à privilégier les actifs risqués). Le président de la Fed Jerome Powell a déclaré lundi que les pressions inflationnistes restent contenues pour l’instant. Ces propos ont fait reculer les rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt implicites sur la dette publique américaine) et ont limité les gains du dollar.

Implications de trading et stratégies face à la volatilité

Leçon clé : l’avertissement de la Banque de Corée contre le « comportement moutonnier ». Une intervention verbale (déclarations destinées à influencer le marché) peut signaler une possible action directe sur le marché (achats/ventes de devises par la banque centrale), ce qui augmente le risque d’un retournement brutal. Dans ce contexte, conserver une position simple acheteuse sur l’USD/KRW (parier sur la hausse du dollar contre le won) devient particulièrement risqué dans les prochaines semaines. Les traders sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change) peuvent plutôt chercher à « acheter de la volatilité » (parier sur de forts mouvements, sans choisir le sens). Une stratégie comme le straddle acheteur (achat simultané d’une option d’achat, call, et d’une option de vente, put) peut être gagnante si la paire effectue un grand mouvement à la hausse ou à la baisse après une action de la banque centrale. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans les prix des options) sur les options USD/KRW a déjà grimpé d’environ 12 % sur le dernier mois, signe de tensions croissantes. La pression de fond sur le won est alimentée par un large écart de taux d’intérêt entre la Réserve fédérale et la Banque de Corée, au plus haut depuis plus de deux ans. Les dernières données commerciales de la Corée du Sud pour février 2026 ont aussi montré un excédent (exportations supérieures aux importations) plus faible que prévu, à 4,2 milliards de dollars, ce qui renforce les inquiétudes sur la monnaie. Cet environnement suggère que la tendance peut se poursuivre si la banque centrale n’intervient pas de manière plus ferme. Pour les traders qui anticipent une hausse mais veulent limiter le risque, les risk reversals (montage d’options consistant à acheter un call hors de la monnaie et à vendre un put hors de la monnaie) sont une approche potentiellement moins coûteuse. Elle permet de rester exposé à une hausse tout en réduisant le coût initial, mais elle expose en contrepartie à des pertes si la devise chute fortement.

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L’inflation mensuelle de l’IPCH sous-jacent de la zone euro ressort à 0,8 % en mars, signalant des pressions sous-jacentes sur les prix stables

Les prix à la consommation harmonisés « core » (hors éléments très variables) de la zone euro ont augmenté de 0,8 % sur un mois en mars. Cet indicateur mesure la variation mensuelle de l’inflation sous-jacente (c’est-à-dire l’inflation hors énergie et alimentation), selon la norme de l’Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, un indice commun à l’UE pour comparer l’inflation entre pays).

Signal de réaccélération de l’inflation sous-jacente

Cette hausse mensuelle de 0,8 % des prix « core » est, à nos yeux, un signal d’alerte fort. Un niveau aussi élevé, calculé hors énergie et alimentation (composantes souvent instables), indique que la hausse des prix de fond ne ralentit pas et semble repartir. Le consensus attendait plutôt environ +0,4 % : cette surprise va obliger le marché à revoir nettement les anticipations sur la Banque centrale européenne (BCE). Sur un an, l’inflation sous-jacente atteint désormais 3,5 %, en nette hausse, bien au-dessus de l’objectif de 2 % de la BCE. Au second semestre 2025, la tendance était à un ralentissement progressif de l’inflation, ce qui alimentait l’idée de baisses de taux prochaines. Les chiffres de mars remettent en cause ce scénario et relancent la possibilité d’un durcissement monétaire (des taux plus élevés décidés par la banque centrale). Dans les prochaines semaines, les marchés de taux (les prix des produits financiers liés aux taux d’intérêt) devraient intégrer une BCE plus ferme. Cela peut favoriser des positions via des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici les taux), conçues pour bénéficier d’une hausse des taux courts, par exemple en payant un taux fixe sur des swaps EURIBOR (contrats d’échange de taux indexés sur l’EURIBOR, le taux interbancaire de référence en zone euro). La réunion d’avril de la BCE, considérée jusque-là comme secondaire, devient un rendez-vous clé pour d’éventuels changements de politique. Ce mouvement peut aussi soutenir l’euro. Si le marché anticipe une BCE plus stricte que d’autres banques centrales, l’EUR/USD pourrait progresser. Les options d’achat sur l’euro (call options : contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) devraient être utilisées pour s’exposer à une hausse de la monnaie avec un risque limité au montant payé pour l’option. À l’inverse, ce contexte est défavorable aux actions européennes : des coûts d’emprunt plus élevés réduisent les marges des entreprises. Des options de vente (put options : contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur de grands indices comme l’Euro Stoxx 50 peuvent servir à se couvrir ou à miser sur une baisse des marchés. Le risque accru de défaut des entreprises (incapacité à rembourser la dette) pourrait aussi élargir les spreads de CDS (credit default swaps : contrats d’assurance contre le défaut, dont l’écart de prix reflète le risque de crédit), ce qui peut créer d’autres opportunités.

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L’inflation annuelle des consommateurs en Italie, harmonisée selon les normes de l’UE, s’est maintenue à 1,5 % en mars, sans changement.

L’indice des prix à la consommation (IPC) italien harmonisé selon les normes de l’UE a progressé de 1,5 % sur un an en mars. Ce chiffre est inchangé par rapport à la précédente publication. Les données montrent que l’inflation annuelle est restée stable à 1,5 % en mars. La publication s’appuie sur la mesure harmonisée de l’UE des prix à la consommation (un indicateur calculé de façon comparable entre pays européens).

Implications For ECB Policy

Avec une inflation italienne stable à 1,5 %, cela indique que la Banque centrale européenne (BCE) devrait subir peu de pression pour relever ses taux d’intérêt (le coût du crédit fixé en partie par la banque centrale). Combiné au récent chiffre allemand de 1,7 %, cela confirme que la hausse des prix reste contenue dans la zone euro. Il faut s’attendre à un ton plus accommodant de la part de la BCE (c’est-à-dire moins encline à durcir la politique monétaire) lors de la réunion d’avril. Ce scénario plaide pour des anticipations de taux plus bas à court terme. Acheter des contrats à terme Euribor (des produits qui reflètent les attentes du marché sur les taux d’intérêt à venir) échéance juin 2026 peut être une option, car le marché pourrait écarter la probabilité d’une hausse des taux cette année. Des stratégies sur options (des contrats donnant un droit d’achat ou de vente à un prix fixé) qui profitent de taux stables ou en baisse, comme la vente d’options d’achat (« calls », qui donnent le droit d’acheter) sur des swaps de taux (des contrats d’échange de paiements d’intérêts, fixe contre variable), peuvent aussi être envisagées. Sur le marché des changes, une BCE durablement accommodante pèserait sur l’euro, notamment face au dollar. Aux États-Unis, l’inflation PCE « core » (indice des prix des dépenses de consommation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation, suivi de près par la Fed) est restée à 2,8 %, ce qui maintient la Réserve fédérale sur une trajectoire plus restrictive. Cette divergence de politiques monétaires pourrait justifier l’achat d’options de vente (« puts », qui donnent le droit de vendre) sur EUR/USD avec une échéance de trois mois, afin de tirer parti d’une baisse attendue. Un environnement de faible inflation soutient généralement les actions, car il réduit le coût d’emprunt des entreprises. Des options d’achat (« calls ») sur l’indice FTSE MIB (principal indice de la Bourse de Milan) peuvent en bénéficier. Des indices européens plus larges comme l’Euro Stoxx 50 pourraient aussi profiter de cette orientation monétaire.

Market Context And Risks

Après les niveaux d’inflation élevés observés pendant une grande partie de 2025, cette stabilité constitue un signal important. Les prévisions de croissance du PIB de la zone euro (la production totale de biens et services) pour le deuxième trimestre ont été légèrement abaissées à 0,3 %, renforçant l’idée que le prochain mouvement de la BCE serait plutôt une baisse de taux qu’une hausse. Cela contraste avec le cycle de resserrement monétaire (période de hausse des taux pour freiner l’inflation) qui s’est achevé l’an dernier.

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Les prix à la consommation en Italie ont progressé de 1,7% sur un an, contre 1,5%, selon les données d’inflation de mars

L’indice des prix à la consommation (IPC, c’est-à-dire l’évolution moyenne des prix payés par les ménages) en Italie est monté à 1,7% sur un an en mars, contre 1,5% lors de la précédente publication. Autrement dit, l’inflation annuelle (la hausse des prix sur un an) a augmenté de 0,2 point de pourcentage.

Implications pour les taux et les obligations

La remontée de l’inflation italienne à 1,7% est un signal à surveiller. Ce chiffre renforce la pression sur la Banque centrale européenne (BCE) pour rester prudente sur d’éventuelles baisses de taux (c’est-à-dire une diminution des taux directeurs qui influence le coût du crédit). Les rendements (le taux d’intérêt payé par une obligation) des BTP italiens à 10 ans (obligations d’État italiennes) se rapprochent déjà de 3,90% après la publication, ce qui peut annoncer un renchérissement du financement. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte plus large: l’inflation sous-jacente en zone euro (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) reste au-dessus de l’objectif de 2% de la BCE, à 2,4% selon les derniers chiffres. Le chiffre italien appuie l’idée que la baisse de l’inflation devient plus difficile en fin de parcours, ce qui rend moins évidente une baisse des taux au deuxième trimestre. Après les réactions des marchés aux surprises d’inflation en 2025, il faut s’attendre à davantage de volatilité (des variations plus fortes et plus rapides) sur les marchés obligataires. Une stratégie possible consiste à se positionner en faveur de rendements plus élevés via la vente de contrats à terme (futures, instruments financiers permettant d’acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) sur Bund allemand (obligation d’État allemande) ou sur BTP italien. L’écart de taux entre la dette italienne et allemande (le «spread», indicateur de risque, mesuré en points de base; 1 point de base = 0,01%) s’est déjà creusé de 5 points de base aujourd’hui et pourrait encore s’élargir. Pour les actions, une inflation plus persistante peut peser sur le FTSE MIB italien, fortement exposé aux banques et aux services aux collectivités (utilities), des secteurs sensibles aux taux. Acheter des options de vente (puts, instruments qui gagnent de la valeur si l’indice baisse) sur l’indice peut servir de couverture contre un repli. La volatilité implicite (niveau de volatilité «anticipé» par les prix des options) est déjà passée de 15% à 17% ce matin, signe d’une perception accrue du risque.

Réaction de l’euro et niveaux à surveiller

Sur le marché des changes, une BCE plus restrictive (dite «hawkish», c’est-à-dire plus encline à maintenir des taux élevés) que d’autres banques centrales soutient l’euro. La paire EUR/USD est passée de 1,0850 à 1,0910 dans les heures qui ont suivi la publication. Un test de la résistance à 1,10 (un seuil de prix où la hausse a tendance à buter) est possible dans les prochaines semaines si les prochains indicateurs de la zone euro confirment la persistance de l’inflation.

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L’indice des prix à la consommation mensuel harmonisé de l’Italie (IPCH) a progressé à 1,6 %, contre 0,5 % précédemment.

L’indice des prix à la consommation (IPC) harmonisé selon les normes de l’UE en Italie a progressé de 1,6% sur un mois en mars, contre +0,5% sur un mois le mois précédent. Ce chiffre montre une hausse mensuelle des prix plus rapide qu’auparavant. La publication applique la méthode harmonisée de l’UE pour mesurer l’inflation (hausse générale des prix).

Implications de marché pour la politique de la BCE

Ce chiffre d’inflation en Italie secoue des marchés qui commençaient à miser sur la désinflation (ralentissement de l’inflation). Le bond à +1,6% sur un mois est nettement supérieur aux attentes et contredit l’idée que les tensions sur les prix sont maîtrisées. La capacité de la Banque centrale européenne (BCE) à commencer à baisser ses taux dès cet été est désormais plus incertaine. L’attention se porte d’abord sur les produits dérivés de taux à court terme (contrats financiers dont la valeur dépend des taux d’intérêt), car ils s’ajustent le plus vite. Nous voyons un intérêt à vendre des contrats à terme (futures) Euribor décembre 2026, car le marché anticipe encore au moins une baisse de taux d’ici là — un scénario fragilisé par ces données. Cette surprise plus restrictive (« hawkish », c’est-à-dire favorable à des taux plus élevés pour lutter contre l’inflation) survient alors que les commandes de l’industrie allemande ont augmenté de 0,8% le mois dernier, un signe de résistance de l’économie pouvant nourrir l’inflation. En repensant aux envolées des prix de l’énergie fin 2025, on voit à quelle vitesse les anticipations d’inflation (ce que ménages et investisseurs pensent de l’inflation future) peuvent se détacher. Cette période a montré que des premières statistiques, même d’un seul pays, peuvent annoncer un mouvement plus large. Les données de la vague inflationniste 2022-2023 indiquent notamment que l’inflation des services (hausse des prix des services) est restée élevée longtemps une fois installée. Dans ce contexte, il faut envisager de payer le taux fixe sur des swaps de taux en euros à 2 ans (contrats d’échange de taux: on paie un taux fixe et on reçoit un taux variable) pour se couvrir, ou profiter, d’une période de taux durablement plus élevés. Cela vise un ajustement de la partie courte de la courbe des taux (rendements des obligations à court terme). L’indice VSTOXX, qui mesure la volatilité (ampleur des variations) de l’Euro Stoxx 50, évolue près d’un point bas à 14,5, ce qui suggère un excès de confiance et rend les stratégies sur options (droits d’achat/vente à un prix fixé) relativement bon marché. Cet environnement pénalise les actions, sensibles à la hausse du taux d’actualisation (taux utilisé pour valoriser les profits futurs). Avec un Euro Stoxx 50 à un ratio cours/bénéfices anticipés (price-to-earnings, valorisation par rapport aux bénéfices attendus) de 15, au-dessus de sa moyenne sur cinq ans, l’indice est exposé à une correction. Nous achetons donc des options de vente (put options, droit de vendre) sur l’Euro Stoxx 50 à échéance juin afin de couvrir directement ce risque.

Positionnement sur le change après l’IPC

Sur le marché des changes, ces données peuvent soutenir l’euro à court terme face aux devises dont la banque centrale paraît plus accommodante (« dovish », c’est-à-dire plus encline à baisser les taux pour soutenir l’économie). Comme les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis ont augmenté à 225.000 jeudi dernier, l’écart de politique monétaire entre la BCE et la Fed (Réserve fédérale américaine) pourrait se creuser. Nous nous positionnons en achetant des options d’achat (call options, droit d’acheter) sur EUR/USD.

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En mars, l’IPC mensuel italien a été conforme aux attentes, en hausse de 0,5 %, en ligne avec les prévisions et estimations des économistes.

L’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’inflation payée par les ménages) en Italie a progressé de 0,5% sur un mois en mars, conformément aux prévisions de 0,5%. Les données montrent une hausse des prix par rapport au mois précédent. Aucun autre chiffre n’a été communiqué dans cette mise à jour.

Incertitude de marché en baisse

Le fait que l’inflation italienne sorte exactement comme attendu supprime un facteur d’incertitude clé pour les marchés cette semaine. Cette prévisibilité devrait réduire la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) sur les options de court terme liées à l’indice FTSE MIB. Nous y voyons un signal pour déboucler les positions qui misaient sur un fort mouvement de prix lié à cette publication. Ce chiffre stable en Italie s’inscrit dans le contexte européen à l’approche de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) le mois prochain. Les dernières données d’Eurostat indiquent une inflation globale (inflation totale, incluant énergie et alimentation) de la zone euro restée à 2,2% en février. Un chiffre prévisible dans une grande économie réduit le risque de surprise de la BCE. Selon nous, cela renforce le scénario d’un statu quo sur les taux d’intérêt au deuxième trimestre. En 2025, les marchés ont connu de fortes turbulences lorsque la BCE a finalement interrompu son cycle de hausses de taux (période durant laquelle la banque centrale augmente ses taux directeurs pour freiner l’inflation). La crainte d’un retour de l’inflation, notamment après une publication inattendue de l’IPC allemand fin d’année dernière, a maintenu les opérateurs sous tension. L’absence de surprise en provenance d’Italie apparaît donc comme un signe de stabilisation pour l’économie de la zone euro. Dans les prochaines semaines, cela suggère que des stratégies consistant à vendre de la volatilité (stratégies qui profitent d’une baisse des mouvements attendus des prix, en vendant des options) pourraient être favorables. Avec un risque inflationniste majeur écarté à court terme, vendre des « strangles » (vente simultanée d’une option d’achat et d’une option de vente, hors de la monnaie, pour miser sur un marché qui reste dans une fourchette) sur des indices comme l’Euro Stoxx 50 peut être une option si l’on anticipe un marché sans tendance marquée. L’attention se déplacera désormais vers les déclarations prospectives (indications sur la politique future) des responsables de la BCE, pour obtenir des indices sur la politique monétaire au second semestre.

L’attention se tourne vers les indications de la BCE

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La hausse annuelle des ventes au détail en Grèce a ralenti à 4,5 %, contre 5,1 % en janvier

La croissance des ventes au détail en Grèce sur un an a ralenti à 4,5 % en janvier, contre 5,1 % sur la période précédente. Ce dernier chiffre indique une progression moins rapide qu’auparavant. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué.

Implications pour la demande des ménages

Le ralentissement des ventes au détail en Grèce en janvier, de 5,1 % à 4,5 % sur un an, constitue un signal précoce. Il suggère que la demande des ménages (leurs achats) commence à s’essouffler à l’approche du deuxième trimestre 2026. Cette évolution peut indiquer que la hausse des taux d’intérêt (le coût du crédit, qui renchérit les prêts immobiliers et à la consommation) commence à peser sur les dépenses. Ce point de données prend plus de poids lorsqu’on le replace dans le contexte européen. Avec une inflation en zone euro en février 2026 encore élevée à 2,7 % (hausse générale des prix), tout signe de ralentissement économique sera scruté par la Banque centrale européenne (BCE). Une demande moins dynamique pourrait amener la BCE à hésiter avant de relever encore ses taux cette année (augmentation du taux directeur, utilisé pour freiner l’inflation). Dans ce contexte, il peut être pertinent de couvrir l’exposition aux actions européennes liées à la consommation discrétionnaire (biens non essentiels, comme l’habillement, les loisirs ou l’électronique). L’achat d’options de vente (« put », contrat qui prend de la valeur si l’indice baisse) sur l’indice général de la Bourse d’Athènes, avec des échéances avril ou mai, peut offrir une protection à coût limité contre un repli du marché. Il s’agit d’une approche défensive si la faiblesse de la consommation se propage. À titre de rappel, l’été 2025 a été marqué par de fortes tensions de marché après des chiffres de consommation faibles en Espagne, qui avaient précédé une baisse de 5 % de l’indice Euro Stoxx 50 (indice boursier de grandes entreprises de la zone euro). Cet épisode a montré à quelle vitesse le climat de marché peut changer à partir de données d’un seul pays. Une couverture modeste et précoce peut donc se justifier.

Se préparer à plus de volatilité

Un environnement de signaux contradictoires — inflation élevée mais croissance qui ralentit — crée de l’incertitude, ce qui accroît souvent la volatilité (variations rapides des prix). Dans ce cadre, des stratégies qui visent à profiter de l’ampleur des mouvements, plutôt que du sens du marché, peuvent être utiles. Il est possible d’envisager des « straddles » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour miser sur un mouvement important à la hausse ou à la baisse) sur de grandes banques grecques, car le secteur financier réagit fortement aux changements de perspectives économiques.

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L’inflation annuelle IPCH en zone euro ressort à 2,5 % en mars, en deçà des attentes (2,7 %)

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, mesure commune de l’inflation dans la zone euro) a progressé de 2,5 % sur un an en mars. Ce chiffre est inférieur aux 2,7 % attendus. Une inflation à 2,5 % au lieu de 2,7 % renforce l’idée de baisses de taux plus rapides de la Banque centrale européenne (BCE). Ces données indiquent que les tensions sur les prix (la hausse des prix dans l’économie) diminuent plus vite que prévu, ce qui confirme la désinflation (ralentissement de l’inflation) observée depuis fin 2025. Les marchés devraient intégrer rapidement une probabilité plus élevée de baisse de taux lors d’une réunion de la BCE au deuxième trimestre.

Anticipations de baisse de taux

Les investisseurs peuvent envisager des positions qui profitent d’une baisse des taux d’intérêt à court terme, par exemple l’achat de contrats à terme Euribor (instruments qui suivent les taux interbancaires en euros). Le rendement du Bund allemand à 2 ans (taux exigé par le marché pour prêter à l’État allemand sur 2 ans) a déjà reculé de 12 points de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage) à 2,40 % sur cette nouvelle, signe d’une réaction immédiate. Ce mouvement s’inscrit dans la tendance de 2025 : des chiffres d’inflation plus faibles ont souvent entraîné une hausse des obligations d’État à court terme (donc une baisse de leurs rendements). Une BCE plus accommodante (politique monétaire plus souple, avec des taux plus bas) devrait peser sur l’euro, surtout si la Réserve fédérale américaine (Fed) maintient ses taux inchangés. On a déjà vu l’EUR/USD passer sous 1,06 l’an dernier lorsque cet écart de politique monétaire s’est accentué. Dans ce contexte, acheter des options de vente (put options, instruments qui gagnent si le cours baisse) sur l’EUR/USD ou se positionner à la baisse via des contrats à terme peut servir à se couvrir (réduire un risque) ou à profiter d’un euro plus faible. Ce cadre est plutôt favorable aux actions européennes, car des coûts d’emprunt plus faibles améliorent les perspectives de résultats des entreprises. L’indice Euro Stoxx 50 indique déjà une ouverture en hausse, reflet d’un regain d’optimisme sur un atterrissage en douceur (ralentissement économique sans récession). La demande d’options d’achat (call options, instruments qui gagnent si le cours monte) sur les grands indices européens pourrait augmenter, les investisseurs se positionnant pour une hausse liée aux baisses de taux.

Implications pour les marchés actions

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Marc Schattenberg, de Deutsche Bank, estime que le marché du travail allemand ne montre pas d’amélioration au printemps ; le chômage reste supérieur à trois millions

Le marché du travail allemand ne montre guère de signes de rebond au printemps. Le chômage a reculé en mars, conformément aux variations saisonnières habituelles, mais il est resté légèrement au-dessus de 3 millions, tandis que le chômage corrigé des variations saisonnières (c’est-à-dire recalculé pour neutraliser les effets récurrents du calendrier) et le taux sont restés inchangés. L’économie a débuté l’année sur une note fragile, avant l’escalade au Moyen-Orient. Les changements structurels (transformations durables de l’économie, par exemple la transition énergétique et la réorganisation des chaînes de production) se poursuivent dans des secteurs clés, certaines activités subissant une évolution plus rapide liée au choc des prix de l’énergie (hausse brutale et durable des coûts de l’énergie).

Les emplois industriels continuent de reculer

En janvier, l’emploi dans l’industrie manufacturière a diminué de 178.000 postes sur un an. La progression de l’emploi dans les services n’a pas totalement compensé cette baisse, et l’emploi corrigé des variations saisonnières soumis aux cotisations sociales (emplois déclarés qui alimentent l’assurance chômage, la retraite et l’assurance maladie) a reculé de 30.000 en janvier ; les indicateurs avancés du marché du travail (données qui donnent un signal précoce sur l’emploi à venir) ne suggèrent pas de retournement à court terme. L’absence de reprise printanière sur le marché du travail allemand suggère une faiblesse économique de fond. Les dernières données de l’Agence fédérale pour l’emploi montrent un taux de chômage corrigé des variations saisonnières stable à 5,9% : il ne s’agit donc pas d’un simple à-coup passager. Nous estimons que cette situation justifie l’achat d’options de vente (« put », contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé à l’avance) sur l’indice DAX, afin de se positionner sur une possible baisse du marché au deuxième trimestre. L’économie allemande a commencé 2026 en difficulté, un schéma rappelant ce que nous avons observé début 2025 avant une correction boursière. L’indice PMI manufacturier HCOB de mars, à 42,5, confirme que les suppressions d’emplois dans l’industrie continuent de peser fortement sur l’ensemble de l’économie (le PMI est une enquête auprès des directeurs d’achats ; un niveau sous 50 signale une contraction). Cela incite à envisager de vendre des contrats à terme (« futures », engagements standardisés d’achat/vente à une date future) liés aux principales valeurs industrielles allemandes. Cette faiblesse industrielle persistante constitue un frein majeur pour l’ensemble de la zone euro, en exerçant une pression à la baisse sur la monnaie. Le dernier indice ifo du climat des affaires, autour de 87,8, confirme ce pessimisme des entreprises (cet indicateur mesure la perception et les attentes des entreprises ; plus il est bas, plus le climat est dégradé). Nous y voyons un signal pour renforcer les positions qui profitent d’un euro plus faible, par exemple en achetant des options de vente sur la paire EUR/USD (taux de change entre l’euro et le dollar).

La volatilité devrait augmenter

La transformation structurelle dans des secteurs clés, en particulier l’industrie, crée une forte incertitude, ce qui devrait accroître la volatilité des marchés (la volatilité mesure l’ampleur des variations de prix). Les indicateurs avancés actuels ne suggèrent pas de retournement immédiat, comme lors des conditions stagnantes analysées en 2025. Dans cet environnement, acheter des options d’achat (« call », contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur l’indice de volatilité VDAX-NEW (baromètre des anticipations de volatilité sur le DAX) apparaît comme une stratégie prudente pour se protéger contre des mouvements de prix plus importants que prévu.

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