Le conflit avec l’Iran impose un marché en range
Praefcke souligne que les chiffres de l’emploi américain ont été instables ces derniers mois et n’ont pas donné de signal clair. Elle anticipe une progression de l’emploi en avril relativement limitée, ce qui signifie que, sauf surprise marquée, l’impact sur le dollar pourrait rester limité. Elle ajoute que les autres sujets passent au second plan tant que la guerre au Moyen-Orient se poursuit sans perspective de fin. Un changement net dans le conflit avec l’Iran — désescalade ou nouvelle escalade — est présenté comme la principale condition pour que l’EUR/USD sorte de la fourchette observée depuis plusieurs semaines. Nous pensons que, pour les prochaines semaines de mai 2026, la situation au Moyen-Orient impliquant l’Iran restera le facteur le plus important pour l’EUR/USD. Les prochaines données américaines devraient compter moins pour le marché. Par conséquent, la paire devrait rester dans son canal de fluctuation récent (zone de variation). Nous avons eu le rapport NFP d’avril vendredi dernier, avec +170 000 emplois, légèrement en dessous des attentes, mais pas assez faible pour changer la lecture de la Fed (banque centrale américaine) sur sa politique monétaire. Ce type de données mitigées est fréquent, sans élément déclencheur clair pour le dollar. Nous n’attendons donc pas que les chiffres de l’emploi provoquent des mouvements marqués.Se positionner sur une faible volatilité
Alors que l’EUR/USD évolue dans une fourchette étroite entre 1,0650 et 1,0850, les opérateurs sur dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici l’EUR/USD) peuvent envisager des stratégies qui profitent d’une faible volatilité (faibles variations de prix). Vendre des options « hors de la monnaie » (prix d’exercice éloigné du cours actuel, donc peu probable à court terme), par exemple via un iron condor (vente encadrée de plusieurs options pour viser un marché stable) ou un strangle (vente d’un call et d’un put hors de la monnaie), peut être une approche. Ces stratégies gagnent si la paire reste dans la zone attendue, car la valeur temps des options (part du prix liée au temps restant avant l’échéance) diminue. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) sur les options EUR/USD à un mois est tombée autour de 5,5%, signe de l’absence de conviction directionnelle. Cela rend la vente de prime (encaisser le prix des options vendues) intéressante, mais indique aussi qu’une nouvelle inattendue peut déclencher une réaction brusque. Ce contexte de faible volatilité reflète l’attente de signaux géopolitiques plutôt qu’un trading basé sur les statistiques économiques. Cependant, il faut se préparer à une sortie de range si la situation avec l’Iran change. Les réactions de marché rapides de fin 2025, lorsque les tensions ont éclaté, rappellent ce risque. Un titre de presse évoquant une escalade ou, au contraire, une avancée diplomatique, pourrait faire sortir la paire de sa zone actuelle. Pour se protéger contre un mouvement soudain, les traders peuvent détenir un petit nombre de puts ou de calls hors de la monnaie à échéance plus lointaine (options d’achat/vente, avec un prix d’exercice éloigné et une maturité plus longue). Cela sert d’assurance à coût limité contre un mouvement violent dans un sens ou dans l’autre. Le point clé reste la surveillance des gros titres géopolitiques, susceptibles de déclencher la prochaine tendance.
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