Le PMI des services de la zone euro remonte à 47,6, atténuant la contraction et limitant les gains de l’euro

L’indice PMI HCOB des services de la zone euro est remonté à 47,6 en avril. C’est légèrement au-dessus des attentes (47,4). Un niveau inférieur à 50 indique que l’activité recule encore (contraction). Le chiffre d’avril signale une baisse un peu moins marquée que prévu.

Le PMI des services indique toujours une contraction

Le secteur des services en zone euro reste en contraction. Toutefois, un PMI à 47,6, légèrement meilleur qu’attendu, suggère que le recul perd de la vitesse. C’est un signal mitigé : l’économie reste fragile, mais le point bas pourrait se rapprocher. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme l’euro ou un indice) doivent s’attendre à davantage de volatilité (variations rapides des prix), le marché hésitant entre la faiblesse actuelle et l’idée d’une stabilisation. Pour l’euro, ce chiffre limite le potentiel de hausse. Un PMI sous 50 renforce l’idée que la Banque centrale européenne (BCE) restera accommodante (politique souple : taux bas et soutien à l’économie), d’autant que l’inflation a récemment ralenti à 2,5% sur le dernier trimestre. Toute hausse de l’euro liée à la publication peut être vue comme une occasion de se positionner à la baisse, par exemple via des options de vente (« puts », contrats qui gagnent en valeur si le cours baisse) sur la paire EUR/USD (taux de change euro/dollar). Les actions, en revanche, peuvent accueillir ce « moins mauvais » indicateur de façon positive. L’Euro Stoxx 50 pourrait attirer des achats, car ces données vont dans le sens d’un atterrissage en douceur (ralentissement sans forte récession) plutôt que d’une récession profonde. Les investisseurs peuvent envisager des options d’achat (« calls », contrats qui gagnent en valeur si le marché monte) à court terme sur les grands indices européens, pour se positionner sur un rebond technique (rally de soulagement) en anticipant une amélioration au second semestre. Cela conforte l’idée que les taux en zone euro ont peu de chances de remonter. Les stratégies misant sur une baisse des rendements (le rendement est le taux d’intérêt implicite d’une obligation) restent cohérentes, ce qui rend attractives des positions acheteuses sur les contrats à terme (futures : contrats standardisés d’achat/vente à une date future) de Bund allemand (obligation d’État allemande). Avec un marché qui intègre 60% de probabilité de baisse des taux de la BCE au quatrième trimestre, ce PMI ne remet pas réellement en cause ce scénario.

Parallèle historique et timing de marché

Historiquement, une situation comparable a été observée fin 2024, lorsque les PMI sont restés juste sous 50 pendant plusieurs mois avant une amélioration durable. À l’époque, les actions avaient commencé à monter bien avant le retour du PMI en zone d’expansion. Ce schéma suggère qu’attendre une confirmation claire de la croissance peut faire manquer le début du mouvement, souvent le plus rapide.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Le PMI composite HCOB allemand d’avril dépasse les attentes, la contraction s’atténue, renforçant le DAX et les perspectives sur les options sur l’euro

L’indice PMI composite HCOB de l’Allemagne s’est établi à 48,4 en avril, au-dessus du consensus de 48,3. Un PMI (indice des directeurs d’achat, un sondage mensuel auprès des entreprises) inférieur à 50 indique une baisse de l’activité. Au-dessus de 50, il indique une hausse. Le PMI composite allemand, tout en restant en zone de repli à 48,4, dépasse les attentes et suggère que le ralentissement perd en intensité. Nous y voyons un signe que le plus dur du coup de frein pourrait être passé. Cela pourrait inciter les opérateurs à réduire leurs positions baissières (paris sur la baisse) sur les actifs européens. Nous devrions envisager d’acheter des options d’achat (« call », un droit d’acheter à un prix fixé) sur l’indice DAX, avec des échéances (dates d’expiration) à un ou deux mois. Après l’environnement économique difficile observé en 2025, ce PMI suggère un possible point de bascule pour les bénéfices des entreprises allemandes. Cette approche offre une exposition à la hausse tout en limitant le risque maximal à la prime payée (le coût de l’option). Ces chiffres remettent aussi en cause le scénario de baisses de taux rapides de la Banque centrale européenne (BCE) déjà intégré par une partie du marché. On peut envisager d’acheter des options d’achat sur l’EUR/USD ou de vendre des options de vente (« put », un droit de vendre) en dehors de la monnaie (strike éloigné du prix actuel), en anticipant que l’euro trouvera un plancher (un niveau de soutien). Les dernières données montrent que l’inflation en zone euro s’est ralentie à 2,4% en avril, ce qui laisse à la BCE la possibilité d’attendre avant de baisser ses taux.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Semaine à venir : le PMI composite HCOB de la France en avril se maintient à 47,6, confirmant la contraction et renforçant les anticipations de baisse des taux de la BCE

L’indice PMI composite HCOB de la France s’est établi à 47,6 en avril, conformément aux prévisions. Un niveau inférieur à 50 indique une baisse de l’activité globale du secteur privé. Ce chiffre montre une contraction par rapport au mois précédent. Le rapport fournit un indicateur composite unique qui regroupe l’activité de l’industrie manufacturière (production de biens) et des services (activités de services aux entreprises et aux ménages). L’indice PMI composite français d’avril ressort à 47,6, confirmant la poursuite de la contraction de l’activité du secteur privé. Comme ce niveau était largement anticipé, une réaction immédiate des marchés devrait rester limitée. En revanche, ces données confirment un scénario de croissance molle dans un grand pays de la zone euro. Une fois cette publication passée, la volatilité implicite sur le CAC 40 pourrait se détendre à court terme. La volatilité implicite est l’estimation, intégrée dans le prix des options, des variations futures attendues. Cela peut ouvrir la voie à des stratégies qui consistent à encaisser une prime d’options (le prix payé par l’acheteur de l’option). Par exemple, un iron condor (stratégie options qui vise un marché stable en combinant des ventes et achats d’options d’achat et de vente à différents niveaux) ou un short strangle (vente d’une option d’achat et d’une option de vente, généralement hors de la monnaie, pour profiter d’une faible volatilité). L’absence de surprise réduit le risque de mouvement brusque dans un sens ou dans l’autre. La faiblesse persistante suggère un contexte difficile pour les actions françaises. On peut envisager des positions baissières, par exemple acheter des options de vente (puts), qui gagnent de la valeur si l’indice baisse, sur le CAC 40 ou sur des fonds cotés (ETF, des fonds négociés en Bourse) exposés aux banques européennes, souvent sensibles au ralentissement économique. Cela rappelle le tassement observé fin 2025, avant une phase de marché sans tendance marquée. Ces chiffres français, combinés aux données récentes d’Eurostat montrant une inflation de la zone euro retombée à 2,2%, compliquent le maintien d’un ton restrictif par la Banque centrale européenne. Le marché pourrait renforcer ses anticipations de baisse des taux avant la fin de l’année. Des instruments dérivés (contrats dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) peuvent en profiter, comme des positions acheteuses sur les contrats à terme Euro-Bund. Les contrats à terme sont des accords pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé; le Bund est l’emprunt d’État allemand de référence, et ces contrats montent en général quand les taux d’intérêt baissent.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Pétrole élevé et marché de l’emploi solide maintiennent sous pression les paris sur une baisse des taux de la Fed

Les marchés misent sur la patience de la Fed

Le pétrole et l’emploi semblent être deux sujets distincts. L’un relève des matières premières (produits de base comme le pétrole, le cuivre ou le blé, négociés sur des marchés spécialisés). L’autre vient des statistiques américaines. En réalité, ils posent la même question : de quelle marge de manœuvre la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) dispose-t-elle vraiment pour baisser ses taux ?

Cette question pèse plus que la variation d’un actif isolé. Le pétrole influence les anticipations d’inflation (ce que ménages et investisseurs pensent que les prix vont faire). Les chiffres de l’emploi modèlent la confiance dans la solidité de l’économie américaine. La Fed se situe entre les deux. Quand l’énergie reste chère et que le marché du travail ne faiblit pas nettement, les marchés peuvent revoir leur scénario : l’inflation baisse moins vite et la politique monétaire se détend plus tard.

Voilà pourquoi le pétrole et les Nonfarm Payrolls (NFP, rapport mensuel sur les créations d’emplois aux États-Unis hors agriculture) doivent être lus ensemble. Un pétrole cher entretient les hausses de coûts dans le transport, l’industrie, la logistique et à la pompe. Un emploi solide maintient la pression sur les salaires et réduit l’urgence de baisser les taux. Ensemble, cela renforce l’idée de taux « plus élevés plus longtemps » (scénario higher for longer).

Le pétrole reste un facteur d’inflation

Le pétrole a reculé après ses pics récents, mais les prix restent assez élevés pour maintenir le risque d’inflation. Le Brent s’est récemment traité près de 107,98 dollars le baril, tandis que le WTI évoluait autour de 100,44, après des signes d’avancée possible vers un accord entre les États-Unis et l’Iran. Malgré ce repli, une baisse annoncée de 8,1 millions de barils des stocks de brut américains (les réserves détenues, un indicateur de tension entre offre et demande) a maintenu un marché tendu côté offre.

Le pétrole ne reste pas cantonné au secteur de l’énergie. Il se répercute sur le fret, l’industrie, l’aviation, le transport routier, les plastiques, la distribution alimentaire et les dépenses de carburant des ménages. Quand il reste élevé, les entreprises subissent des coûts de production plus hauts. Certaines réduisent leurs marges (leurs profits). D’autres répercutent ces coûts sur les consommateurs.

C’est pour cela que le pétrole peut influencer le débat sur l’inflation avant la prochaine publication de l’IPC (indice des prix à la consommation, équivalent du CPI américain). Une hausse brève peut être ignorée. Une période durable au-dessus de 100 dollars devient plus difficile à écarter pour les banques centrales.

La demande complique aussi l’analyse. Des données récentes suggèrent un ralentissement de la demande mondiale, ce qui crée un risque dans les deux sens. D’un côté, des chocs d’offre et les tensions géopolitiques peuvent soutenir les prix. De l’autre, un pétrole trop cher finit par peser sur la demande si ménages et entreprises réduisent leurs dépenses.

Un pétrole plus cher n’est pas forcément bon pour l’économie. À partir d’un certain niveau, l’énergie coûteuse agit comme un impôt sur la croissance.

Les chiffres de l’emploi empêchent la Fed d’agir trop tôt

Le marché du travail ajoute une seconde contrainte. Les dernières statistiques américaines montrent un refroidissement par endroits, mais pas de rupture. Les offres d’emploi diminuent, mais les embauches restent assez solides, signe que les entreprises recrutent encore quand elles en ont besoin.

Ce contexte contrasté incite la Fed à la prudence. Moins d’offres d’emploi signifie une demande de travailleurs plus faible. Des embauches solides, en revanche, ne signalent pas un choc de type récession.

Pour les anticipations de baisse de taux, les détails comptent. Un NFP faible peut alimenter l’espoir de baisses. Mais si le chômage reste maîtrisé et si la progression des salaires demeure ferme, la Fed peut refuser d’assouplir trop vite. Les responsables n’ont pas besoin d’un marché du travail en surchauffe pour rester prudents : il leur suffit d’une résistance suffisante pour ne pas céder à la panique.

Il faut donc regarder l’ensemble, pas seulement le chiffre principal des créations d’emplois. La progression de l’emploi, le taux de chômage, le taux de participation (part de la population qui travaille ou cherche un emploi), le salaire horaire moyen et les révisions (corrections des données des mois précédents) comptent tous. Un chiffre solide avec des salaires en hausse peut faire monter les rendements. Un chiffre faible avec des salaires contenus peut soutenir le scénario de baisse de taux. Un résultat intermédiaire augmente souvent la volatilité (variations rapides des prix).

Le vrai moteur : la combinaison pétrole-emploi

Le pétrole et l’emploi prennent tout leur sens quand on les analyse ensemble.

Si le pétrole reste élevé et que l’emploi tient, les marchés peuvent y voir un contexte inflationniste. Cela peut soutenir le dollar, faire monter les rendements des bons du Trésor (taux d’intérêt des obligations d’État américaines) et peser sur les actifs sensibles aux taux, comme les valeurs de croissance (actions dont la valorisation dépend beaucoup des profits futurs, comme la technologie).

Si le pétrole reste élevé mais que l’emploi se dégrade, la situation devient plus délicate. La Fed fait face à un conflit : inflation alimentée par l’énergie, mais croissance qui ralentit via l’emploi. Cela peut provoquer des marchés heurtés car les investisseurs hésitent entre risque d’inflation et risque de récession.

Si le pétrole baisse et que l’emploi se tasse, le signal devient plus favorable à un assouplissement. La pression sur les prix diminue, la croissance ralentit, et les anticipations de baisse de taux peuvent se reconstituer. C’est en général plus favorable aux actions, à l’or et à l’appétit pour le risque, sauf si le ralentissement de l’emploi devient assez marqué pour relancer la peur d’une récession.

L’objectif n’est pas de considérer le pétrole ou le NFP isolément, mais d’identifier quel régime macroéconomique (environnement global de croissance, inflation et taux) se met en place.

Effets sur les grands marchés

Dollar américain

Le dollar a tendance à profiter quand les marchés anticipent une Fed plus ferme. Si le pétrole rend l’inflation persistante et si l’emploi reste solide, les investisseurs peuvent repousser leurs attentes de baisses de taux. Cela soutient l’USD, surtout face à des monnaies de pays à croissance plus faible ou à banques centrales plus accommodantes (prêtes à baisser les taux).

Le risque est un affaiblissement du dollar si le pétrole chute fortement et si les données d’emploi se dégradent en même temps. Cela renforcerait l’idée de taux américains plus bas et réduirait l’attrait du dollar lié à ses rendements.

Or

L’or se trouve dans une configuration plus complexe. Des rendements plus élevés et un dollar plus fort peuvent peser sur le XAUUSD (cours de l’or exprimé en dollars), car l’or ne verse pas d’intérêt. Mais le stress géopolitique, la crainte d’inflation et la volatilité peuvent soutenir la demande de valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude).

Donc l’or ne se résume pas à « taux en baisse, or en hausse ». Si un choc pétrolier alimente à la fois l’inflation et la peur géopolitique, l’or peut rester soutenu même si les rendements montent. Le scénario le plus porteur pour l’or serait une baisse des rendements, un dollar plus faible et une incertitude persistante.

Actions

Les actions souffrent souvent de la combinaison pétrole cher et rendements élevés. L’énergie coûteuse réduit les marges, et des rendements plus hauts diminuent l’attrait des valeurs de croissance, surtout dans les indices très exposés à la technologie.

Les valeurs énergétiques peuvent mieux résister si le brut reste cher, mais cela ne signifie pas que l’ensemble du marché en profite. Un pétrole coûteux favorise les producteurs, mais pénalise les consommateurs, les transporteurs, les compagnies aériennes, les industriels et les secteurs sensibles aux taux.

Pétrole et valeurs énergétiques

Les actifs liés à l’énergie restent dépendants des titres de l’actualité et des conditions d’offre physique. La récente baisse a reflété un espoir d’apaisement géopolitique, mais la diminution des stocks et l’incertitude sur l’offre empêchent le marché de se détendre totalement.

Pour les opérateurs, l’enjeu est de savoir si le brut reste au-dessus du seuil psychologique des 100 dollars (niveau rond qui influence souvent les décisions). Une cassure durable sous cette zone affaiblirait le discours inflationniste. Un retour vers 110 dollars ou plus raviverait les craintes de prix durablement élevés et de taux élevés plus longtemps.

Ce que les traders doivent surveiller

La suite dépendra de la cohérence, ou non, entre le pétrole et les chiffres de l’emploi.

Côté pétrole, il faut surveiller si le Brent tient au-dessus de 100 à 105 dollars après l’accalmie géopolitique. Un retour vers 110–115 dollars indiquerait que le marché intègre toujours une prime de risque d’offre (surcoût lié au risque de baisse de production). Une chute plus marquée sous 100 dollars réduirait la pression inflationniste et donnerait plus d’oxygène aux actifs risqués (actions, crédit, etc.).

Côté emploi, l’attention doit se porter sur les salaires et le chômage, pas seulement sur le chiffre principal. Une création d’emplois solide avec des salaires fermes soutiendrait une Fed prudente. Un chiffre plus faible, avec un chômage en hausse et des salaires qui ralentissent, donnerait plus d’arguments au marché pour anticiper des baisses de taux.

Pour la Fed, le signal clé n’est pas une nuance plus accommodante ou plus restrictive dans un discours. Le point central est de savoir si le risque d’inflation lié à l’énergie diminue assez vite pour confirmer la désinflation (ralentissement de la hausse des prix).

Prévision prudente

À court terme, la tendance dépend des nouvelles sur le pétrole et des données d’emploi américaines. Si le Brent reste au-dessus de 100 dollars et si l’emploi se maintient, il sera difficile pour les marchés d’intégrer des baisses de taux agressives de la Fed. Cela favoriserait un dollar plus ferme, un marché de l’or plus instable, et davantage de pression sur les secteurs boursiers sensibles aux taux.

FAQs

1) Comment les prix du pétrole et les chiffres de l’emploi américain influencent-ils les décisions de taux de la Fed ?

Un pétrole élevé et un marché du travail résistant signalent une inflation plus persistante. Quand l’emploi tient et que l’énergie reste chère, la Fed a davantage de raisons de maintenir des taux élevés plus longtemps. Si l’inflation ralentit et si l’emploi se calme, la Fed peut envisager des baisses de taux pour soutenir l’activité (relancer la croissance via un crédit moins coûteux).

2) Pourquoi un pétrole cher pèse-t-il dans le débat sur l’inflation ?

Le pétrole n’est pas un simple produit isolé : son coût se retrouve dans toute la chaîne d’approvisionnement (production et transport des biens), via le transport, l’industrie, la logistique et le carburant des ménages. Une période durable au-dessus de 100 dollars par baril augmente les coûts des entreprises, souvent répercutés sur les prix payés par les consommateurs, ce qui pousse l’inflation globale.

3) Un marché du travail solide signifie-t-il que l’économie est en forte croissance ?

Pas forcément. Un emploi résistant évite un choc immédiat de type récession, mais des signaux mixtes — moins d’offres d’emploi mais des embauches encore correctes — indiquent un ralentissement partiel, sans rupture. Pour la Fed, cela permet de rester prudente sans baisser les taux dans l’urgence ni réagir à une hausse brutale du chômage.

4) Comment l’environnement macroéconomique actuel influence-t-il le dollar et l’or ?

Dollar américain : il se renforce souvent quand le marché anticipe des taux élevés plus longtemps, car des taux plus hauts rendent le dollar plus attractif via des rendements supérieurs (gain lié aux taux).

Or : des rendements plus élevés et un dollar plus fort peuvent le pénaliser, car un actif sans intérêt devient moins attractif. Mais des tensions géopolitiques ou une forte crainte d’inflation peuvent soutenir la demande de valeur refuge.

5) Quels secteurs boursiers sont les plus exposés à un pétrole cher ?

Impact négatif : les secteurs sensibles aux taux, surtout les valeurs de croissance (souvent la technologie), ainsi que le transport, l’aérien et certains biens de consommation. Des coûts d’énergie plus élevés réduisent les marges.

Impact positif : les valeurs liées à l’énergie et les producteurs de matières premières profitent en général d’un pétrole plus cher.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Le cuivre progresse, porté par l’espoir d’un apaisement en Iran qui soutient les métaux

Points clés

  • Le COPPER-C s’échangeait à 6,0067, en hausse de 0,0986 (+1,67 %), après un plus haut de séance à 6,0104.
  • Le cuivre à trois mois (contrat de référence livrable dans trois mois) sur le LME (London Metal Exchange, principale Bourse mondiale des métaux) a gagné 1,1 % à 13 284 dollars la tonne à 04h00 GMT, au plus haut depuis le 27 avril.
  • Le cuivre sur le SHFE (Shanghai Futures Exchange, Bourse chinoise des contrats à terme) a progressé de 1,7 % à 102 750 yuans, soit 15 043,15 dollars, la tonne avec la reprise après les congés du 1er mai.
  • Sur le LME, l’étain a bondi de 4,5 %, le nickel a pris 1,6 %, le zinc 1,2 %, le plomb 0,4 %, tandis que l’aluminium a cédé 0,1 % à 3 586 dollars la tonne.

Les prix du cuivre ont monté mercredi, portés par des signes d’avancée vers un possible accord de paix entre les États-Unis et l’Iran. Le président Donald Trump a indiqué qu’il suspendrait brièvement une opération d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz, évoquant de « grands progrès » vers un accord global avec l’Iran.

Ces déclarations ont renforcé l’appétit pour le risque (goût des investisseurs pour les actifs plus risqués), affaibli le dollar et réduit la crainte que le conflit au Moyen-Orient ne pèse durablement sur la croissance mondiale.

Le cuivre à trois mois, référence sur le LME, a gagné 1,1 % à 13 284 dollars la tonne vers 04h00 GMT, après avoir touché son plus haut depuis le 27 avril. Le contrat le plus échangé sur le SHFE a progressé de 1,7 % à 102 750 yuans (15 043,15 dollars) la tonne, avec la reprise des échanges en Chine après les congés du 1er mai.

Le climat de marché est devenu plus favorable. Les actions ont bondi, le pétrole a reculé et le dollar a baissé après les propos de Trump. Selon Reuters, le Brent (référence du pétrole en Europe) a perdu 1,2 % à 108,51 dollars le baril, tandis que les contrats à terme S&P 500 e-mini (produits dérivés sur l’indice américain, utilisés pour se couvrir ou spéculer) gagnaient 0,3 %. L’indice MSCI le plus large des actions Asie-Pacifique hors Japon a grimpé de 2,3 % à un nouveau record.

Pour le cuivre, cette combinaison compte. Un dollar plus faible rend les métaux cotés en dollars moins chers pour les acheteurs qui paient dans d’autres devises. Un pétrole moins cher réduit les coûts de transport, d’électricité et d’industrie lourde. Un apaisement au Moyen-Orient peut donc soutenir les attentes de demande, surtout avec le retour de la Chine sur le marché.

Le retour de la Chine soutient la demande

La reprise en Chine après les congés du 1er mai a apporté un soutien supplémentaire aux métaux industriels. Les traders surveillent de près l’activité chinoise, car le pays est le premier consommateur mondial de cuivre, d’aluminium, de nickel, de zinc, de plomb et d’étain.

Le cuivre a profité de ce retour, car il est central dans les réseaux électriques, le bâtiment, les véhicules électriques, les centres de données et les infrastructures liées à l’IA (intelligence artificielle). Selon des analystes, le marché suit à la fois l’espoir d’une désescalade au Moyen-Orient et l’optimisme autour des investissements dans l’IA, qui pourraient soutenir une demande structurelle (tendance de long terme) de cuivre.

La croissance de l’IA implique davantage de centres de données, de câbles électriques, de systèmes de refroidissement, de transformateurs et de modernisations des réseaux. La demande de cuivre ne dépend pas uniquement de l’IA, mais ce thème donne au marché un récit de long terme lorsque le risque géopolitique recule.

Scénario prudent : le cuivre peut rester bien orienté si les achats chinois après congés se confirment et si les discussions de paix maintiennent le pétrole à un niveau plus bas. Un dollar plus faible renforcerait aussi le soutien. En revanche, si le retour de la Chine ne se traduit pas par une demande physique (achats réels de métal pour livraison), la hausse pourrait ralentir près des niveaux de résistance.

Analyse graphique

Le COPPER-C évolue autour de 6,01, en rebond après une phase de baisse, et tente de se stabiliser au-dessus du seuil psychologique de 6,00 (niveau rond souvent surveillé). La tendance globale reste celle d’une reprise depuis le point bas de mars vers 5,19, mais la dynamique devient plus hésitante à l’approche du haut de la zone récente.

À court terme, la dynamique s’améliore. Le prix a repassé au-dessus des moyennes mobiles (moyennes des prix sur une période, utilisées pour lisser les variations) à 5 jours (5,90) et 10 jours (5,92), qui s’aplatissent puis se redressent. La moyenne mobile 20 jours (5,95) se situe juste sous le prix, signe que les acheteurs reprennent la main après le repli.

Niveaux clés à surveiller :

  • Support : 5,95 → 5,80 → 5,39
  • Résistance : 6,01 → 6,22 → 6,52

Le prix teste la zone de résistance 6,00–6,01, qui a récemment plafonné le marché. Un dépassement durable (cassure confirmée) pourrait ouvrir la voie vers 6,22, puis vers le pic à 6,52 si la hausse s’accélère.

À la baisse, 5,95 fait office de support immédiat, proche de la moyenne mobile 20 jours. Un passage sous ce niveau pourrait ramener 5,80. Une correction plus marquée déplacerait l’attention vers la zone de support autour de 5,39.

En résumé, le cuivre tente de relancer une dynamique haussière après une phase de consolidation (évolution en range, sans tendance nette). La réaction autour de 6,00 devrait déterminer si la reprise peut se prolonger.

Implications de marché

La hausse du cuivre envoie un signal favorable à la croissance. Quand le cuivre progresse avec les actions et un dollar plus faible, les traders y voient souvent une anticipation d’une demande mondiale plus solide, plutôt qu’un simple choc d’offre (problème de production ou de transport). Cela peut soutenir les valeurs minières, les devises liées aux matières premières et les actifs sensibles au cycle industriel.

Le risque est que l’optimisme lié à la paix aille plus vite que les faits. La pause annoncée dans l’escorte à Ormuz a nourri l’espoir, mais un accord complet exige des détails et une mise en œuvre. En cas d’échec, le pétrole pourrait remonter, le dollar se reprendre et les métaux industriels rendre une partie de leurs gains.

Questions de traders

Pourquoi le cuivre a-t-il monté aujourd’hui ?

Le cuivre a progressé car l’hypothèse d’un accord États-Unis–Iran a amélioré l’appétit pour le risque et réduit les craintes sur la croissance mondiale.

Le cuivre à trois mois sur le LME a gagné 1,1 % à 13 284 dollars la tonne vers 04h00 GMT, tandis que le COPPER-C s’échangeait à 6,0067, en hausse de 0,0986 (+1,67 %).

Quel est le prix actuel du COPPER-C ?

Le COPPER-C s’échangeait à 6,0067, en hausse de 0,0986 (+1,67 %).

Le plus haut de séance a été de 6,0104, avec un plus bas à 5,9038, une ouverture à 5,9038 et une clôture à 5,9081.

Pourquoi un accord de paix États-Unis–Iran compte-t-il pour le cuivre ?

Un accord pourrait réduire le risque de perturbation du pétrole, limiter les tensions sur les prix, peser sur le dollar et améliorer le sentiment sur la croissance mondiale.

Le cuivre réagit souvent positivement quand le marché anticipe une demande industrielle plus forte et moins de stress macroéconomique (craintes sur l’inflation, les taux et la croissance). Un contexte plus calme au Moyen-Orient peut favoriser un retour vers les métaux liés à la croissance.

Comment le retour de la Chine après les congés a-t-il influencé le cuivre ?

Le retour de la Chine après les congés du 1er mai a soutenu le cuivre, car les marchés chinois ont rouvert et les attentes de demande se sont améliorées.

Le contrat de cuivre le plus échangé sur le SHFE a gagné 1,7 % à 102 750 yuans, soit 15 043,15 dollars, la tonne.

Pourquoi la Chine est-elle déterminante pour le prix du cuivre ?

La Chine est déterminante car elle est le premier utilisateur mondial de métaux industriels.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Le PMI des services en France se maintient à 46,5, confirmant la contraction et renforçant les anticipations de baisse des taux de la BCE

Le PMI HCOB des services en France s’est établi à 46,5 en avril. Le chiffre est conforme aux attentes. Un niveau inférieur à 50 indique un recul de l’activité. Le niveau d’avril confirme une nouvelle baisse de l’activité dans les services en France.

Le secteur des services en France reste en repli

Le PMI des services d’avril 2026 en France ressort à 46,5, ce qui confirme que l’activité recule toujours. Comme ce chiffre correspond exactement à ce qu’attendait le marché, la réaction immédiate a été limitée sur les actions françaises et sur l’euro. Ce résultat renforce néanmoins l’idée qu’un pilier important de l’économie de la zone euro reste fragile. Cette faiblesse contraste avec des données récentes montrant une inflation en zone euro encore un peu « collante » à 2,5%, c’est-à-dire qu’elle baisse lentement et reste au-dessus de l’objectif. Cela complique la prochaine décision de la Banque centrale européenne (BCE), la banque centrale de la zone euro. Avec une croissance du PIB (produit intérieur brut, la mesure la plus courante de l’activité économique) du premier trimestre limitée à 0,1% dans la zone, la pression en faveur d’une baisse des taux directeurs augmente, même si l’inflation n’a pas encore retrouvé la cible de 2%. Il faut s’attendre à ce que la BCE adopte un ton plus accommodant (moins strict) dans les prochains mois. L’absence de surprise peut ouvrir une fenêtre sur la volatilité implicite des options sur le CAC 40 (volatilité implicite: variation attendue par le marché, déduite des prix des options). Une stratégie possible consiste à vendre des straddles de court terme (straddle: achat ou vente simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) afin d’encaisser une prime (prime: prix payé/reçu pour une option), en partant du principe que le ralentissement est déjà largement intégré dans les cours. Le vrai risque n’est pas ce chiffre connu, mais un choc futur ou une dégradation plus rapide que prévu. En regardant la série de hausses de taux en 2025, leur effet de freinage sur l’économie apparaît désormais clairement. Dans ce contexte, des contrats à terme sur taux (contrats standardisés pour se couvrir ou spéculer sur l’évolution des taux), notamment ceux liés à l’Euribor (taux interbancaire de référence en euros), peuvent servir à se positionner en vue de baisses de taux de la BCE au troisième ou au quatrième trimestre 2026. Cette faiblesse prolongée rend plus difficile le maintien d’une politique monétaire restrictive (qui vise à ralentir l’économie en gardant des taux élevés).

Conséquences pour l’euro et les taux

L’écart entre une zone euro en difficulté et une économie américaine plus solide plaide pour un dollar toujours ferme. On peut envisager d’utiliser des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) pour exprimer une vue baissière sur l’EUR/USD. L’achat d’options de vente sur l’euro (put: option qui gagne de la valeur si la devise baisse) offre une manière de viser une poursuite du repli au cours des prochaines semaines, avec un coût initial limité (le coût correspond à la prime).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

La RBA atteint un pic à 4,35 % alors que le choc pétrolier s’estompe, les marchés anticipent plusieurs baisses de taux en 2026

Benjamin Picton, stratégiste marchés senior chez Rabobank, indique que la Reserve Bank of Australia (RBA, banque centrale australienne) a relevé son taux directeur (cash rate, taux d’intérêt de référence à très court terme) de 25 points de base (pb, soit 0,25 point de pourcentage) pour la troisième fois d’affilée, à 4,35%. Ce niveau rejoint le précédent pic du cycle, atteint après des chocs d’offre (hausse des prix liée à des perturbations de production et de transport) associés au COVID-19 et à la guerre en Ukraine. La gouverneure de la RBA, Michele Bullock, a déclaré que la politique monétaire (les décisions de taux prises par la banque centrale) est « un peu restrictive » (elle freine l’activité en rendant le crédit plus cher). Elle a ajouté que les Australiens sont plus pauvres en raison de la hausse des prix du pétrole.

Hypothèses de la RBA et effets de la guerre

Bullock a indiqué que la RBA peut marquer une pause et évaluer l’impact de la guerre avec l’Iran sur la croissance (rythme d’augmentation de l’économie) et l’inflation (hausse générale des prix). Les projections mises à jour de la RBA partent du principe que la guerre se termine rapidement et que le détroit d’Ormuz rouvre. L’article précise qu’il a été créé avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle (logiciel qui génère du texte) et relu par un éditeur.

Positionnement de marché en vue de taux plus bas

L’effet de ces taux restrictifs apparaît désormais clairement dans les données. Les derniers chiffres du premier trimestre 2026 montrent que l’inflation annuelle mesurée par l’indice des prix à la consommation (CPI, indicateur qui suit le coût d’un panier de biens et services) est retombée à 3,2%, se rapprochant de la fourchette cible de la RBA. Parallèlement, le taux de chômage a progressé à 4,4% alors que les entreprises réagissent au ralentissement de la demande (achats des ménages et des entreprises). Ce refroidissement de l’économie a fait basculer le sentiment de marché (l’orientation des attentes des investisseurs) loin des hausses de taux de 2025. Les marchés à terme sur taux (interest rate futures, contrats qui reflètent les anticipations de taux futurs) intègrent désormais une forte probabilité d’au moins deux baisses de 25 pb de la part de la RBA avant la fin de l’année. Le débat ne porte plus sur le niveau maximal des taux, mais sur le moment où commencera l’assouplissement (baisse des taux). Dans ce contexte, les opérateurs peuvent envisager de se positionner sur une baisse des taux via des contrats à terme sur obligations d’État australiennes à 3 ans (Australian 3-year government bond futures, contrats dont le prix évolue souvent à l’inverse des taux). À mesure que les attentes de baisses de taux se renforcent, le prix de ces contrats pourrait augmenter, ce qui constitue une manière directe de parier sur la prochaine décision de la RBA. La volatilité (ampleur et rapidité des variations de prix) du marché actions est aussi à surveiller, car l’incertitude sur le calendrier des baisses peut provoquer de forts mouvements. Les options sur l’ASX 200 (droits d’acheter ou de vendre l’indice à un prix fixé), comme l’achat d’un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice), peuvent permettre de profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre. La perspective de baisses de taux par la RBA alors que d’autres banques centrales, comme la Réserve fédérale américaine (Federal Reserve, banque centrale des États-Unis), restent en pause crée une divergence (écart de politique monétaire) susceptible de peser sur le dollar australien. Il est possible d’envisager une position vendeuse sur l’AUD contre l’USD (parier sur une baisse de l’AUD/USD), via des contrats à terme sur devises (currency futures) ou via l’achat d’options de vente (put options, droit de vendre à un prix fixé) sur la paire AUD/USD.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Le rallye mené par la tech propulse le S&P 500 et le Nasdaq à des sommets historiques, les fabricants de puces tirant la hausse

Une hausse menée par la technologie a ramené le S&P 500 à de nouveaux records, tandis que les actions mondiales ont progressé, les inquiétudes de « stagflation » (croissance faible avec inflation élevée) s’atténuant et les indicateurs économiques américains restant solides. Les actions américaines sont passées du dernier quartile au milieu du classement mondial des performances. Au cours des dernières 24 heures, les actions et les obligations mondiales ont avancé, avec un S&P 500 en hausse de +0,81% vers un nouveau record. Le NASDAQ a également inscrit un record, gagnant +1,03%.

Les semi-conducteurs mènent la hausse

L’indice « Magnificent 7 » (les sept plus grandes capitalisations technologiques américaines) a progressé de +0,26%. Les valeurs de puces électroniques ont mené le mouvement, avec l’indice Philadelphia Semiconductor (SOX, indice des fabricants de semi-conducteurs) en hausse de +4,23%. L’indice Philadelphia Semiconductor a gagné +53,7% depuis le 30 mars. En échanges après la clôture (transactions réalisées après la fermeture officielle de Wall Street), l’action AMD a bondi de +16%, et Super Micro Computer a aussi progressé après la clôture aux États-Unis.

Gérer le risque tout en restant positif

Cet optimisme tranche avec l’incertitude sur les taux d’intérêt (le niveau auquel la banque centrale fixe le coût du crédit) observée pendant une grande partie de 2025. À l’époque, les marchés étaient heurtés et sans direction claire, rendant difficiles les paris haussiers de long terme. Désormais, la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) semble plus « accommodante » (moins encline à relever les taux), et la tendance la plus probable paraît orientée à la hausse, au moins à court terme. Toutefois, il faut rester prudent, car les marchés n’évoluent pas en ligne droite. Avec un VIX autour de 13 (indice de volatilité, souvent appelé « indice de la peur », qui mesure les variations anticipées du S&P 500), les options de vente de protection (puts : contrats qui gagnent si le marché baisse) sur le SPX (indice S&P 500) ou le QQQ (ETF répliquant le NASDAQ-100) restent relativement peu coûteuses. Les acheter revient à souscrire une assurance à faible prix pour protéger des gains en cas de retournement brutal ou de choc géopolitique. Compte tenu de la forte volatilité implicite (volatilité « anticipée » intégrée dans le prix des options) sur certaines grandes actions technologiques, vendre des spreads de crédit sur options de vente hors de la monnaie (stratégie consistant à vendre un put et en acheter un autre plus bas pour limiter le risque ; « hors de la monnaie » signifie que le niveau de déclenchement est en dessous du cours actuel) peut aussi être intéressant. Cette approche permet d’encaisser une prime (le prix reçu en vendant l’option) en pariant que ces leaders ne baisseront pas fortement à court terme. C’est une façon de générer des revenus tout en limitant l’exposition à une baisse.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Espagne : le PMI des services chute à 47,9 en avril, accentuant la pression sur l’IBEX, l’euro et les obligations

L’indice PMI HCOB des services en Espagne (Purchasing Managers’ Index, **indice des directeurs d’achat** mesurant l’activité via des enquêtes auprès des entreprises) est ressorti à **47,9** en avril, sous le consensus de **52**. Un niveau **inférieur à 50** indique une **baisse de l’activité** du secteur des services. La donnée d’avril signale donc un **recul de la production de services** par rapport au mois précédent.

Implications de marché pour l’Espagne

La baisse nette et inattendue du PMI des services espagnols à 47,9 en avril indique une contraction non anticipée par le marché. Les services représentant environ 70% de l’économie, ce chiffre suggère un ralentissement. À court terme, cela exerce une pression baissière sur les actifs espagnols. Cela plaide pour des positions vendeuses sur l’indice IBEX 35. Plusieurs grandes capitalisations de l’indice sont exposées aux services et aux banques, sensibles à la conjoncture. Une façon de se positionner consiste à acheter des options de vente (**put options**, contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur l’IBEX 35 ou sur des banques espagnoles afin de profiter d’une baisse. Ce signal de faiblesse dans la quatrième économie de la zone euro peut peser sur l’euro. Les investisseurs peuvent y voir un argument contre la monnaie unique, surtout si les indicateurs américains restent plus solides. Une stratégie consiste à vendre l’EUR/USD (se positionner à la baisse sur la paire euro/dollar) en anticipant un repli lié à des révisions en baisse des perspectives de croissance. Cette publication complique aussi la trajectoire de la Banque centrale européenne. Alors que l’inflation sous-jacente (**prix hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation**) reste proche de 3%, un ralentissement marqué de l’activité accroît la probabilité d’un ton plus accommodant, voire de baisses de taux plus tard dans l’année. Il est possible de se positionner via des contrats à terme sur taux (**interest rate futures**, instruments dont le prix reflète les anticipations de taux) qui bénéficient d’une baisse des taux attendus.

Surveillance du risque souverain espagnol

La perception du risque sur la dette espagnole pourrait augmenter. Il faut surveiller l’écart de rendement (le **spread**, différence de taux) entre les obligations d’État espagnoles et allemandes, susceptible de s’élargir. Pour une couverture directe, acheter une protection CDS (**credit default swap**, contrat d’assurance contre le défaut) sur la dette souveraine espagnole peut limiter l’impact d’une hausse du risque de crédit.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

L’EUR/PLN en range alors que la NBP devrait maintenir ses taux, la surprise sur l’inflation orientant les anticipations de politique monétaire

L’EUR/PLN a rebondi après avoir respecté la ligne de tendance haussière en place depuis février 2025, près de 4,2100. Depuis, l’évolution des cours oscille souvent autour de la moyenne mobile à 200 jours (indicateur qui lisse les prix sur environ 200 séances pour repérer la tendance), située à 4,2437. À court terme, la paire évolue dans un couloir entre un support à 4,2100 (zone où les achats freinent la baisse) et une résistance à 4,2600 (zone où les ventes limitent la hausse). Une cassure durable au-dessus de 4,2600 ou sous 4,2100 déclencherait une tendance plus lisible.

Principaux niveaux et biais de marché

Faute de direction claire sur l’EUR/PLN, le point central reste l’aller-retour autour de la moyenne mobile à 200 jours, près de 4,2437. Les intervenants doivent continuer de surveiller 4,2100 comme niveau clé à la baisse (support de la ligne de tendance depuis février 2025) et 4,2600 comme plafond à court terme. Le catalyseur immédiat est la réunion de la Banque nationale de Pologne (NBP), avec un taux directeur attendu inchangé à 3,75% (le taux directeur est le taux de référence fixé par la banque centrale). Le ton de la communication compte davantage que la décision: un message plus restrictif (une position «hawkish», c’est-à-dire plus favorable à des taux élevés pour freiner l’inflation) dans le communiqué ou lors des propos du gouverneur Glapiński pourrait suffire à renforcer le zloty et à pousser l’EUR/PLN sous la moyenne mobile à 200 jours. Cette sensibilité s’explique aussi par le contexte d’inflation. L’indice des prix à la consommation (IPC/CPI, mesure de l’inflation) d’avril est présenté comme une surprise haussière, surtout portée par les carburants et l’énergie malgré des plafonnements de prix et des baisses d’impôts. Le marché reste donc attentif aux prix du pétrole, aux effets indirects sur le reste des prix (effets de «second tour», quand une hausse initiale se diffuse via salaires et coûts) et au risque d’un durcissement monétaire plus tard. Ce contexte peut convenir aux traders d’options qui visent une sortie de range. Avec une volatilité implicite à un mois autour de 7,8% (estimation par le marché de l’ampleur des variations futures), un strangle acheteur — achat d’un call et d’un put «hors la monnaie» (options dont le prix d’exercice est au-dessus/au-dessous du cours actuel) — permet de se positionner sur un mouvement au-delà de 4,2600 ou sous 4,2100 après la communication de la NBP. À plus long terme, les marchés à terme (prix de marché intégrant des anticipations) intègrent jusqu’à quatre hausses de taux sur 12 mois, portant le taux directeur à 4,75%, même si cette anticipation est censée s’atténuer. Si ces attentes de hausses de taux reculent, le soutien au PLN diminue en général, ce qui augmente le risque d’une progression graduelle de l’EUR/PLN.

Se positionner pour une hausse graduelle

Sur un horizon de plusieurs semaines, cela plaide pour des stratégies qui profitent d’une hausse progressive tout en limitant le risque de baisse. Une approche consiste à acheter des calls de maturité plus longue, avec des prix d’exercice juste au-dessus de 4,2600: ces options gagneraient si le marché réduit ses anticipations de resserrement et si l’EUR/PLN franchit la résistance.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Back To Top
server

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Discutez immédiatement avec notre équipe

Chat en direct

Démarrez une conversation en direct via...

  • Telegram
    hold En attente
  • Bientôt disponible...

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Telegram

Scannez le code QR avec votre smartphone pour démarrer un chat avec nous, ou cliquez ici.

Vous n’avez pas l’application ou la version de bureau de Telegram installée ? Utilisez plutôt Telegram Web .

QR code