Les économistes de Nomura s’attendent à ce que la Riksbank de Suède (la banque centrale) maintienne son **taux directeur** (le taux d’intérêt principal fixé par la banque centrale) à **1,75 %** lors de la réunion du **19 mars**, et qu’elle le laisse inchangé jusqu’en **2026**. Ils constatent une inflation **CPIF hors énergie** (indice des prix à la consommation avec taux d’intérêt constant, en excluant l’énergie) faible et des indicateurs de **PIB** (produit intérieur brut, mesure de la production économique totale) en baisse. Mais ils voient aussi des risques d’inflation liés au conflit au Moyen-Orient et à la hausse des prix de l’énergie.
Ils s’attendent à ce que la Riksbank répète que le taux devrait rester à ce niveau pendant un certain temps. Dans les nouvelles prévisions, l’inflation **CPIF hors énergie** pourrait être légèrement revue à la baisse, tandis que le **CPIF** (indice des prix à la consommation avec taux d’intérêt constant) pourrait être revu un peu à la hausse.
Risques d’inflation contre croissance faible
L’analyse souligne la crainte d’**effets de second tour** (quand une hausse initiale des prix, par exemple de l’énergie, entraîne ensuite des hausses de salaires et d’autres prix, ce qui entretient l’inflation), ainsi qu’une incertitude accrue pour l’inflation et l’activité. Elle mentionne aussi des effets possibles sur la demande, l’incertitude réduisant la confiance pour dépenser et investir.
La Suède est décrite comme ayant une reprise fragile après une croissance du PIB lente ou négative en 2022 et 2023. Les données mensuelles du PIB suggèrent que la production a baissé en décembre et en janvier.
Nomura ne prévoit aucun changement de taux cette année et une hausse fin 2027, rapprochant le taux du milieu de la **zone neutre** de 1,50 % à 3,00 % (niveau de taux qui ne freine ni ne stimule vraiment l’économie). Elle ajoute qu’une fin rapide du conflit et une inflation plus faible pourraient entraîner une baisse de taux cette année, tandis qu’un conflit plus long pourrait accélérer l’inflation et provoquer une hausse plus tôt.
Conséquences pour le positionnement de marché
On observe un conflit net entre des données nationales faibles et des risques d’inflation venant de l’extérieur. Des statistiques récentes ont montré que le PIB suédois s’est contracté de 0,2 % au dernier trimestre 2025, et que l’inflation CPIF hors énergie de février est ressortie juste en dessous de l’objectif de 2,0 %. Toutefois, avec le pétrole Brent (référence mondiale du prix du pétrole) récemment autour de 95 dollars le baril à cause des tensions au Moyen-Orient, la Riksbank ne peut pas prendre le risque de baisser les taux pour l’instant.
Cette situation suggère que la **courbe des taux** (les taux d’intérêt selon la durée: court terme vs long terme) pourrait devenir plus pentue, car les taux courts restent stables, tandis que les taux longs reflètent des scénarios futurs d’inflation et de croissance. La reprise fragile observée depuis le ralentissement de 2023 et 2024 est freinée par cette incertitude, ce qui rend les anticipations de hausse de taux à long terme un point clé à suivre. Les traders peuvent regarder des instruments qui misent sur des taux plus élevés plus loin dans le temps, par exemple fin 2027.
La principale divergence sera dictée par la géopolitique, créant un scénario « tout ou rien » pour le positionnement. Une désescalade au Moyen-Orient pourrait vite remettre des baisses de taux sur la table, tandis qu’un conflit plus large forcerait presque certainement la Riksbank à relever les taux plus tôt que prévu. Cela rend l’achat d’options plus longues et **hors de la monnaie** (prix d’exercice défavorable au prix actuel, donc option moins chère mais qui paie seulement en cas de grand mouvement) une stratégie possible pour se positionner sur un changement important de politique dans un sens ou dans l’autre.
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