L’indice des prix à la consommation (IPC, un indicateur qui mesure l’évolution des prix payés par les ménages) au Canada a augmenté de 1,8 % sur un an en février, contre 2,3 % en janvier, et sous la prévision de 2,1 %. Les prix ont progressé de 0,5 % sur un mois.
L’IPC de base de la Banque du Canada (inflation mesurée en excluant certains prix très instables pour mieux voir la tendance) a augmenté de 2,3 % sur un an et de 0,4 % sur un mois. D’autres mesures ont reculé : l’IPC « commun » (méthode qui estime la tendance partagée par beaucoup de prix) à 2,4 % (contre 2,7 %), l’IPC « tronqué » (mesure qui retire les variations extrêmes) à 2,3 % (contre 2,4 %), et l’IPC « médian » (valeur centrale des variations de prix) à 2,3 % (contre 2,5 %).
Statistique Canada a expliqué le ralentissement annuel par un « effet de base » (comparaison avec un niveau de départ inhabituel) lié à la fin de l’allègement de TPS/TVH (taxe sur les produits et services / taxe de vente harmonisée) en cours de février 2025. Cette hausse mensuelle ponctuelle n’entre plus dans la comparaison sur 12 mois en février 2026.
La publication de l’IPC était prévue à 12 h 30 GMT, avant la réunion du 18 mars de la Banque du Canada, où le taux directeur (taux d’intérêt fixé par la banque centrale) devait rester à 2,25 %. Les estimations précédentes prévoyaient un IPC de février à 2,1 % sur un an et un IPC de base à 2,4 % (après 2,6 %).
Après ces données, le dollar canadien s’est renforcé et l’USD/CAD (taux de change entre le dollar américain et le dollar canadien) est passé sous 1,3700, dans un mouvement plus large de recul du dollar américain. Les niveaux mentionnés incluaient 1,3750, 1,3752, 1,3800, 1,3810 et 1,3928 à la hausse, et 1,3525, 1,3504 et 1,3481 à la baisse, avec un RSI proche de 59 (indice de force relative, un indicateur de momentum qui mesure la vitesse des variations de prix) et un ADX proche de 14 (indice directionnel moyen, un indicateur qui mesure la force d’une tendance).
Le rapport d’inflation de février, montrant une baisse à 1,8 %, a fortement modifié les attentes à court terme pour la Banque du Canada. Même si l’on savait qu’un effet de base lié aux changements de taxes de 2025 jouerait, le passage sous la cible de 2 % a été plus marqué que prévu. En conséquence, le marché des swaps indexés au taux au jour le jour (contrats financiers qui reflètent les attentes de taux d’intérêt futurs) intègre désormais une probabilité presque nulle d’une hausse cette année et anticipe plus tôt une éventuelle baisse de taux, vers le troisième trimestre.
Avec un dollar canadien plus fort au-delà de 1,3700 face au dollar américain, il faut envisager des stratégies profitant d’une volatilité plus faible. La surprise est maintenant connue, donc la volatilité implicite (volatilité attendue, déduite des prix des options) des options USD/CAD à un mois, qui avait dépassé 7,5 % juste avant l’annonce, pourrait commencer à baisser. Cela pourrait rendre intéressante la vente de « strangles » (stratégie d’options consistant à vendre une option d’achat et une option de vente, en pariant sur un marché qui bouge peu) pour ceux qui pensent que la paire va se stabiliser dans une nouvelle zone plus basse.
Cependant, il ne faut pas négliger que les mesures d’inflation de base, même en baisse, restent au-dessus de 2,3 %, ce qui poussera la Banque du Canada à rester prudente. Cette résistance, combinée aux dernières données de l’Enquête sur la population active (rapport officiel sur l’emploi) montrant un taux de chômage légèrement en hausse à 6,2 %, décrit une économie qui ralentit sans s’effondrer. Cela suggère que la banque centrale attendra davantage de données avant de s’engager vers une baisse de taux, ce qui rend risquées des positions très négatives sur le dollar canadien.
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