Le Bureau of Economic Analysis (BEA, agence américaine qui mesure l’activité économique) a révisé la croissance annualisée du produit intérieur brut (PIB, total de la richesse produite) des États-Unis au quatrième trimestre à 0,7 % dans sa deuxième estimation. Cela se compare à l’attente du marché et à une première estimation de 1,4 %.
Le BEA a indiqué que le PIB réel (PIB corrigé de l’inflation) a été révisé à la baisse de 0,7 point de pourcentage par rapport à l’estimation préliminaire. Il a attribué ce changement à des révisions à la baisse des exportations (ventes à l’étranger), des dépenses des ménages, des dépenses publiques et de l’investissement (dépenses pour développer des capacités futures, comme l’équipement).
Révision du PIB et réaction du marché
L’agence a aussi signalé que les importations (achats à l’étranger) ont moins baissé que prévu. La mise à jour a été publiée vendredi.
Après la publication, l’indice du dollar américain (US Dollar Index, mesure de la force du dollar face à un panier de grandes monnaies) a peu bougé et est resté légèrement au-dessus de 100,00. Il était en hausse de plus de 0,3 % sur la séance.
En revenant sur la forte révision à la baisse de la croissance du PIB observée début 2025, c’était un signal clair de ralentissement économique. Nous avions noté que le dollar s’était renforcé malgré cette mauvaise nouvelle intérieure. Cela a montré que la valeur du dollar dépendait davantage de la faiblesse d’autres économies et des attentes sur la politique de la Réserve fédérale (Federal Reserve, banque centrale américaine) que des seuls chiffres de croissance.
Aujourd’hui, en mars 2026, on observe une dynamique similaire : les derniers chiffres du PIB pour le quatrième trimestre 2025 montrent une croissance modeste de 1,1 %. L’indice du dollar se maintient au-dessus de 104, soutenu par des données récentes d’inflation montrant que l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’évolution des prix payés par les ménages) reste élevé à 3,1 %. Cette inflation persistante empêche la Réserve fédérale d’envisager des baisses de taux, ce qui rend les taux d’intérêt américains (le rendement offert par les placements en dollars) relativement attractifs.
Se préparer à la volatilité
Cette tension entre faible croissance et inflation persistante suggère que les opérateurs devraient se préparer à plus de volatilité (variations rapides et importantes des prix) dans les prochaines semaines. Avec le VIX (indice de volatilité du marché actions américain, souvent appelé « indice de la peur ») proche de 18, acheter des options d’achat sur la volatilité (contrats qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) ou utiliser des straddles (stratégie combinant une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice pour profiter d’un grand mouvement, dans un sens ou dans l’autre) sur des indices actions offre un moyen de profiter d’un mouvement brusque possible. Le marché réagit fortement à toute donnée économique pouvant pousser la Réserve fédérale à changer de direction.
Vu la solidité du dollar, le vendre à découvert (parier sur sa baisse) reste risqué. Une approche plus prudente consiste à utiliser des options pour exprimer une opinion négative sur d’autres monnaies, par exemple en achetant des options de vente (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur la paire EUR/USD (taux de change euro/dollar). Cela limite le risque à la prime payée et permet de profiter d’une poursuite de la force du dollar, qui semble être la valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude) privilégiée par le marché dans le contexte actuel.
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