Rabobank indique que la Banque d’Angleterre a maintenu ses taux, restant prudemment vigilante, tandis que les risques de juin persistent malgré un marché de l’emploi plus souple

RaboResearch indique que la Banque d’Angleterre a laissé ses taux d’intérêt inchangés. Elle a qualifié sa position d’« alerte mais prudente », et le gouverneur Bailey a parlé d’un « maintien actif ». Cette position vise à gérer des risques d’inflation qui persistent, tout en tenant compte d’un ralentissement de l’activité et d’un marché du travail moins dynamique. Selon le rapport, c’est l’équilibre entre ces risques qui guide la politique actuelle.

Banque d’Angleterre : « maintien actif »

RaboResearch s’attend à ce que davantage de membres du Monetary Policy Committee (MPC, le comité de politique monétaire) penchent vers une politique plus restrictive en juin. Cela dépend de la transmission à l’inflation britannique d’une hausse des coûts de l’énergie liée aux tensions dans le Golfe (c’est‑à‑dire des prix plus élevés qui se répercutent sur les biens et services). La Banque d’Angleterre signale un « maintien actif » : les taux restent stables pour l’instant, mais les décideurs surveillent de très près les données économiques. Il s’agit de lutter contre une inflation tenace tout en évitant de freiner l’économie britannique. Dans ce contexte, chaque publication importante peut faire évoluer rapidement les anticipations de marché sur les taux. Nous anticipons qu’un nombre croissant de membres du MPC pourrait soutenir une hausse des taux lors de la réunion de juin. Mais cela n’est pas acquis et dépend surtout des événements géopolitiques au Moyen‑Orient. Le point clé est de savoir si les tensions autour du détroit d’Ormuz (passage maritime essentiel pour le pétrole) provoquent une hausse durable des coûts de l’énergie, alimentant une inflation plus large au Royaume‑Uni.

Prix de l’énergie et inflation au Royaume‑Uni

Fin 2025, le Brent (référence mondiale du pétrole) évoluait en moyenne autour de 85 dollars le baril, mais les prix ont nettement augmenté cette année. Des heurts récents dans le Golfe ont poussé les cours au‑delà de 95 dollars et, au 1er mai 2026, le Brent s’échange autour de 92 dollars le baril, avec de fortes variations. C’est précisément le type de choc extérieur qui inquiète la Banque d’Angleterre. Les prochaines données d’inflation au Royaume‑Uni pour avril, attendues plus tard ce mois‑ci, seront déterminantes. Le dernier chiffre de l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’évolution des prix payés par les ménages) s’établissait à 3,1 %, et nous pensons que la prochaine publication pourrait remonter à 3,3 % en raison de la hausse des coûts de l’énergie et du transport. Si l’inflation sous‑jacente (qui exclut les composantes très instables comme l’énergie) reste élevée, cela renforcera l’argument en faveur d’une hausse des taux. Pour les investisseurs qui utilisent des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise ou un taux), cette situation suggère une hausse de la volatilité de la livre sterling (amplitude des variations du taux de change) dans les prochaines semaines. Une approche possible consiste à acheter des options d’achat sur la livre (contrats donnant le droit d’acheter une devise à un prix fixé, utilisés pour profiter d’une hausse) contre des devises dont les banques centrales sont plus accommodantes (prêtes à baisser les taux ou à les maintenir bas). La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) sur les options GBP/USD donnera une indication du niveau de nervosité avant la publication d’inflation et la réunion de juin. Sur les marchés de taux, nous surveillons de près les contrats à terme SONIA (instruments basés sur le taux SONIA, taux d’intérêt au jour le jour de référence au Royaume‑Uni). Ils reflètent directement la probabilité d’une hausse des taux cet été. Toute nouvelle escalade des tensions au Moyen‑Orient pourrait inciter les opérateurs à vendre les contrats SONIA proches, ce qui revient à intégrer des taux attendus plus élevés et donc une probabilité accrue de durcissement monétaire. Cela peut offrir une façon de se positionner sur un ajustement des anticipations, au fil des nouvelles quotidiennes sur l’énergie. Le risque demeure toutefois que l’économie britannique ralentisse davantage que prévu, obligeant la Banque d’Angleterre à maintenir le statu quo. Les dernières données montrent un taux de chômage remonté à 4,5 %, et les chiffres récents du PMI manufacturier (indice d’enquêtes auprès des directeurs d’achat ; sous 50, il signale une légère contraction de l’activité) sont passés juste sous la barre des 50. Toute stratégie misant sur une hausse des taux doit donc intégrer la possibilité que la faiblesse de l’emploi et de l’activité maintienne la banque centrale à l’écart.

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Derek Halpenny (MUFG) estime que le Japon est probablement intervenu autour de 160, gagnant du temps face aux tensions au Moyen-Orient et aux pressions sur les coûts

La forte baisse de cinq grandes figures du USD/JPY près de 160 a été attribuée à des informations faisant état d’une intervention japonaise, selon un article de Nikkei. Ce mouvement a été présenté comme un moyen de freiner la faiblesse du yen pendant que les autorités évaluent les incertitudes liées au Moyen-Orient et au coût de la vie au Japon. La Banque du Japon n’a pas relevé ses taux cette semaine, en invoquant l’incertitude comme facteur. Les vacances de la Golden Week au Japon se déroulent de lundi à mercredi la semaine prochaine, ce qui peut réduire la liquidité (c’est-à-dire le volume d’échanges disponible) et augmenter le risque de volatilité (des variations rapides et importantes des prix). Le rapport a indiqué que les positions vendeuses sur le yen étaient moins importantes qu’au cours de précédents épisodes d’intervention. Il a aussi précisé que si le conflit s’intensifie ou si les prix de l’énergie augmentent encore, le USD/JPY pourrait remonter rapidement à mesure que les rendements mondiaux progressent (les rendements étant les taux d’intérêt offerts par les obligations). Il a évoqué des achats de yens par le ministère des Finances en octobre 2022 et en juillet 2024, qui avaient tenu un temps, car les rendements américains avaient baissé alors. Il a également rappelé qu’après l’intervention d’avril/mai 2024, les rendements américains n’avaient pas reculé et qu’une nouvelle intervention avait été nécessaire en juillet. En revenant sur l’intervention autour de 160 en 2025, on a constaté que ce type d’action des autorités japonaises ne fait que gagner du temps, surtout quand les rendements américains ne baissent pas. Alors que le USD/JPY se rapproche de 168,50 et que le rendement du Treasury américain à 10 ans (l’obligation d’État américaine à 10 ans, souvent référence mondiale des taux) reste fermement au-dessus de 4,8 %, un schéma dangereusement similaire se dessine. Cet écart de rendement persistant (différence de taux entre les États-Unis et le Japon) continue d’alimenter la faiblesse du yen. Dans ce contexte, détenir des options d’achat sur le yen, ou des options de vente sur USD/JPY, est une couverture prudente face à un nouveau mouvement surprise du ministère des Finances. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) des options à un mois est déjà passée d’un creux de 8 % plus tôt cette année à plus de 11,5 % fin avril 2026, signe d’une nervosité accrue. Les opérateurs devraient y voir une assurance contre un retournement soudain. La tentation de rester acheteur de USD/JPY pour profiter du portage positif (gain lié au différentiel de taux d’intérêt en conservant une position) demeure forte, car la Banque du Japon n’a procédé cette année qu’à une seule hausse modeste de 10 points de base (0,10 point de pourcentage). Cependant, la leçon de 2025 est qu’une chute brutale de 5 yens peut effacer en une journée des mois de gains de portage. Le rapport risque/rendement de la stratégie de portage sur le yen devient donc de plus en plus défavorable à l’approche du seuil psychologique de 170.

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Pendant les échanges européens, le WTI du NYMEX évolue autour de 102,25 dollars, marquant une pause après une hausse de deux semaines qui a culminé à 107,35 dollars, proche d’un sommet de trois ans.

Les contrats à terme sur le WTI s’échangeaient autour de 102,25 dollars lors de la séance européenne de vendredi, après une hausse de près de deux semaines interrompue à 107,35 dollars jeudi. Le mouvement a laissé les prix inchangés sur la séance, tout en restant élevés. Les prix ont été soutenus par la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage par lequel transite près de 20 % de l’approvisionnement énergétique mondial. Cette fermeture devrait se prolonger après le rejet, par les États-Unis, de la proposition de l’Iran, Washington indiquant qu’il maintiendrait un blocus naval des ports iraniens. (Un « blocus naval » est une opération militaire qui empêche les navires d’entrer ou de sortir de ports.)

Banques centrales et risques sur la demande

Les messages fermes (« hawkish », c’est‑à‑dire favorables à une hausse des taux) des principales banques centrales ont accru les inquiétudes sur la demande future de pétrole. Les responsables ont mis en garde contre des risques de hausse de l’inflation (augmentation générale des prix) et ont signalé un durcissement des conditions monétaires, autrement dit une politique visant à rendre le crédit plus cher et à freiner l’économie, dans un contexte de pétrole plus coûteux. Le WTI a évolué sans tendance, se maintenant au‑dessus de l’EMA à 20 jours à 95,15 dollars. (L’« EMA » est une moyenne mobile « exponentielle », un indicateur technique qui lisse les prix récents en donnant plus de poids aux dernières séances.) Le RSI s’établissait à 60,95. (Le « RSI », ou indice de force relative, mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix ; au‑dessus de 50, le marché est plutôt orienté à la hausse, et au‑delà de 70 il est souvent jugé « suracheté ».) Un support est identifié à 95,15 dollars, puis à 90,00 dollars en cas de clôture journalière sous la moyenne mobile. (Un « support » est un niveau de prix où la demande tend à limiter la baisse.) Si le WTI franchit 107,35 dollars, il pourrait viser 113,28 dollars. Le WTI est une référence du pétrole brut américain, négociée autour du hub de Cushing, un grand centre logistique de stockage et de livraison. Les prix peuvent être influencés par la croissance, la géopolitique, les sanctions, les décisions de l’OPEP, le dollar, ainsi que par les statistiques hebdomadaires de stocks publiées par l’API et l’EIA. (L’API est l’American Petroleum Institute, une organisation du secteur qui publie une estimation des stocks ; l’EIA est l’Energy Information Administration, l’agence statistique officielle américaine. Une hausse des stocks suggère souvent une demande plus faible ou une offre plus abondante.)

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Le XAG/USD se maintient dans le bas des 73 $ en Europe, après le rejet du support à 75 $ plus tôt, ce qui maintient les cours sous pression

L’argent (XAG/USD) s’échangeait autour de 73,00 $ lors de la séance européenne de vendredi, après avoir échoué à conserver ses gains près de 75,00 $. Le métal se dirigeait vers une deuxième baisse hebdomadaire consécutive, le dollar américain étant soutenu par une Réserve fédérale plus « restrictive » (c’est-à-dire davantage favorable à des taux élevés pour freiner l’inflation). La Fed a maintenu ses taux dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %, et trois responsables se sont opposés au maintien d’une formulation suggérant une « tendance à l’assouplissement » (autrement dit, une préférence implicite pour des baisses de taux) dans le communiqué. Selon CME FedWatch (un outil qui déduit les probabilités de hausse ou baisse des taux à partir des prix des contrats à terme), les marchés à terme penchent vers une hausse des taux en 2027.

Direction de la Fed et implications de marché

Jerome Powell, dont le mandat se termine le 15 mai, a indiqué qu’il resterait gouverneur. Cela intervient alors que le marché s’attend à ce que le président Donald Trump pousse le prochain président de la Fed, Kevin Warsh, à baisser les taux. D’un point de vue technique, l’argent consolidait juste au-dessus de 73,00 $, tandis que la tendance baissière de fond restait en place. Sur le graphique 4 heures, le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix pour repérer surachat/survente) évoluait près de 50 et le MACD (indicateur de tendance calculé à partir de moyennes mobiles) envoyait un léger signal positif. Les résistances (zones où le prix peine à monter) étaient situées à 74,75 $, 76,75 $ et 78,65 $. Les supports (zones où le prix a tendance à se stabiliser) se situaient à 72,80 $, puis vers 71,00 $ et 68,30 $.

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La masse monétaire M4 au Royaume-Uni a progressé de 4,3 % sur un an en mars, accélérant par rapport aux 3,6 % précédents.

La masse monétaire M4 du Royaume-Uni a progressé de 4,3 % sur un an en mars. À comparer à 3,6 % sur la période précédente. Les dernières données britanniques sur la masse monétaire M4 pour mars montrent une hausse inattendue, à 4,3 % en rythme annuel, en accélération par rapport au mois précédent. Cela indique que davantage de monnaie circule dans l’économie que prévu, ce qui constitue souvent un signal avancé (un indicateur précoce) d’une inflation future. Il faut le prendre au sérieux, car cela remet en cause l’idée d’un ralentissement régulier des tensions sur les prix.

Masse monétaire et signaux d’inflation

Ces chiffres monétaires sont d’autant plus importants que les dernières données d’inflation d’avril montrent un CPI (indice des prix à la consommation) encore à 2,8 %, toujours au-dessus de la cible de 2 % de la Banque d’Angleterre. Cette combinaison d’une masse monétaire en hausse et d’une inflation « collante » (qui baisse lentement) réduit la probabilité que la Banque d’Angleterre envisage une baisse des taux d’intérêt dans les prochains mois. Il faut désormais intégrer un ton plus « faucon » (plus dur contre l’inflation, donc favorable à des taux plus élevés) des décideurs pendant l’été. Pour les opérateurs sur les taux, cela implique de revoir les positions qui misent sur une baisse des taux. Des opportunités existent via la vente de contrats à terme (instruments de marché permettant de fixer un prix pour une date future) sur les taux à court terme, par exemple ceux liés au SONIA (taux au jour le jour de référence en livres sterling). Les contrats à terme sur les gilts (obligations d’État britanniques) pourraient subir une pression baissière, ce qui rend intéressantes des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) comme couverture. Sur le marché des changes, ces éléments soutiennent la livre sterling. Des taux d’intérêt élevés plus longtemps attirent souvent des capitaux étrangers, ce qui renforce la monnaie nationale. On peut envisager des positions acheteuses sur la livre face à des devises dont les banques centrales sont plus proches d’une baisse de taux, éventuellement via des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur des paires comme GBP/USD (livre sterling contre dollar). Cette situation peut accroître les à-coups sur les actions britanniques, surtout dans les secteurs sensibles aux taux. Des stratégies via produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) qui profitent d’une volatilité en hausse, comme l’achat de contrats à terme sur l’indice de volatilité du FTSE 100 (mesure des fluctuations attendues), peuvent se justifier. Couvrir des portefeuilles actions avec des options de vente sur l’indice est aussi une approche défensive prudente.

Un changement des anticipations de baisse de taux

Avec le recul, cela marque un changement par rapport au sentiment de marché observé pendant une grande partie de 2025, lorsque les anticipations d’un cycle marqué de baisses de taux se renforçaient. Ce scénario semble désormais en pause. Les données M4 de mars rappellent que le retour vers 2 % d’inflation n’est pas linéaire.

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Les particuliers britanniques ont emprunté 8 milliards de livres sterling sur un mois, dépassant les prévisions de 5,9 milliards, selon les chiffres de mars.

Le crédit net accordé aux particuliers au Royaume-Uni a augmenté à 8 milliards de livres sterling en mars, contre des attentes de 5,9 milliards. La comparaison d’un mois sur l’autre montre que le crédit a dépassé les prévisions de 2,1 milliards.

Une demande des ménages plus forte que prévu

La hausse surprise du crédit net à 8 milliards de livres en mars indique clairement que la demande des ménages est plus solide que prévu. Ce niveau d’emprunts, plus élevé qu’attendu, suggère que l’économie britannique conserve un rythme marqué. Cela pourrait pousser la Banque d’Angleterre à revoir le calendrier d’une éventuelle baisse des taux. Ces chiffres comptent d’autant plus que l’inflation au Royaume-Uni reste élevée. Le dernier indice des prix à la consommation (CPI, l’indicateur officiel de l’inflation) pour avril 2026 s’établit à 2,8%, au-dessus de l’objectif de 2% de la Banque. Une activité de consommation soutenue alimente les tensions sur les prix, surtout dans les services (secteur des activités comme la restauration, les transports, la santé ou les loisirs). Le Comité de politique monétaire (Monetary Policy Committee, l’instance qui décide des taux) maintient le taux directeur (Bank Rate, le principal taux d’intérêt fixé par la Banque) à 5,0% depuis des mois, et dispose maintenant d’un argument supplémentaire pour rester restrictif (« hawkish », c’est-à-dire privilégier la lutte contre l’inflation plutôt que la baisse des taux). Dans ce contexte, le scénario de taux britanniques élevés plus longtemps que ce que le marché anticipait récemment gagne en crédibilité. Une manière directe de se positionner consiste à vendre des contrats à terme SONIA (SONIA, taux de référence au jour le jour en livres sterling; les contrats à terme permettent de parier sur le niveau futur des taux) échéance fin 2026 et début 2027. La probabilité d’une baisse de taux durant l’été recule, et le marché devra ajuster ses anticipations.

Implications de marché pour les taux et la livre sterling

Cette perspective est aussi favorable à la livre sterling: des taux potentiellement plus élevés rendent la monnaie plus attractive pour les investisseurs étrangers. Il peut donc être pertinent d’envisager l’achat d’options d’achat GBP/USD (call, droit d’acheter une devise à un prix fixé) ou d’options de vente EUR/GBP (put, droit de vendre une devise à un prix fixé) avec des échéances sur les deux à trois prochains mois. Cette stratégie vise à bénéficier d’une appréciation attendue de la livre face aux principales devises. Une configuration comparable s’était produite en 2025, lorsqu’un rebond des accords de prêts immobiliers avait précédé une inflation persistante (« sticky », c’est-à-dire lente à refluer), conduisant la Banque à retarder les baisses de taux. Cette période avait avantagé les intervenants qui avaient pris le contre-pied d’anticipations jugées trop accommodantes (« dovish », c’est-à-dire orientées vers des baisses de taux). Les nouvelles données de crédit suggèrent un schéma similaire.

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La masse monétaire M4 au Royaume-Uni a augmenté de 0,8 % sur un mois, dépassant la prévision de 0,5 %, selon les données publiées.

La masse monétaire M4 au Royaume-Uni a progressé de 0,8 % sur un mois en mars. Le consensus attendait 0,5 %. Cela signifie que la donnée de mars dépasse la prévision de 0,3 point de pourcentage.

Implications pour l’inflation et la demande

La hausse de la masse monétaire M4 (c’est-à-dire l’ensemble des dépôts bancaires et de la monnaie détenus par le secteur privé, un indicateur de la quantité de monnaie en circulation) plus forte que prévu en mars suggère qu’il y a davantage de liquidités (argent disponible) dans l’économie britannique. C’est un signal inflationniste: si plus d’argent poursuit la même quantité de biens et services, les prix peuvent monter. Il faudra vérifier dans les prochains mois si ces liquidités se traduisent en dépenses réelles. Cette statistique s’inscrit dans un contexte de conjoncture encore solide. Par exemple, le dernier PMI des services au Royaume-Uni (indice d’activité basé sur une enquête auprès des entreprises; au-dessus de 50, l’activité augmente) est ressorti à 54,2, ce qui indique une activité soutenue dans le principal secteur de l’économie. Ce mélange de liquidités abondantes et de demande ferme dans les services renforce le scénario d’une inflation durable. Dans ce contexte, la Banque d’Angleterre pourrait adopter un ton plus ferme (une orientation plus « restrictive », c’est-à-dire plus encline à maintenir des taux élevés pour freiner l’inflation). Les anticipations de baisses de taux à l’été 2026 paraissent désormais hâtives. Les prochaines prises de parole devraient insister sur des taux « élevés plus longtemps ». Pour le positionnement, cela pourrait soutenir la livre sterling. Une Banque d’Angleterre plus restrictive que la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États-Unis) si celle-ci marque une pause peut créer des opportunités. Une piste consiste à acheter des options d’achat GBP/USD (contrats donnant le droit d’acheter la paire à un prix fixé, pour profiter d’une hausse du taux de change). Sur le marché des taux, les anticipations d’assouplissement (baisses de taux) pourraient être repoussées. Cela peut peser sur les obligations d’État britanniques à court terme (Gilts), avec une hausse de leurs rendements (le rendement augmente quand le prix de l’obligation baisse). Prendre position via des contrats à terme SONIA (instruments liés au taux au jour le jour en livres sterling, utilisés pour anticiper l’évolution des taux courts) afin de viser des taux courts plus élevés peut être envisagé dans les prochaines semaines.

Parallèles historiques et sensibilité de la politique monétaire

Il faut garder en tête les enseignements de la période de forte inflation déclenchée en 2022. À l’époque, les banques centrales avaient été critiquées pour avoir sous-estimé les pressions inflationnistes et réagi trop tard. La Banque d’Angleterre cherchera à éviter ce scénario, ce qui la rend très attentive à des données comme ce rapport M4. La situation rappelle aussi la fin 2025: une hausse inattendue de la masse monétaire avait précédé, quelques mois plus tard, une inflation persistante, obligeant la Banque à abandonner un projet de baisse de taux. Le marché pourrait intégrer plus rapidement une réaction restrictive similaire cette fois-ci.

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En mars, les approbations de prêts hypothécaires au Royaume-Uni ont atteint 63,53 milliers, dépassant les prévisions des analystes de 60 milliers et les attentes.

Les approbations de prêts immobiliers au Royaume-Uni ont atteint 63,53 k en mars, au-dessus de la prévision de 60 k. Ce chiffre montre une activité plus forte que prévu sur le crédit immobilier sur le mois. Il compare le total publié aux attentes du marché.

Signaux du marché immobilier

Ces données, meilleures qu’attendu, suggèrent une accélération du marché immobilier britannique, un signal important de confiance des ménages. Elles indiquent que des emprunteurs se sentent suffisamment à l’aise pour souscrire des dettes importantes sur le long terme (c’est-à-dire des emprunts à rembourser sur de nombreuses années, typiquement 20 à 30 ans). Cela peut aussi refléter une économie plus robuste que ce que beaucoup anticipaient. La Banque d’Angleterre surveillera ces chiffres de près pour décider de sa prochaine action sur les taux d’intérêt (le coût de l’argent fixé par la banque centrale, qui influence les crédits et les placements). Après une inflation britannique restée plus élevée que prévu au premier trimestre 2026, à 3,1% (autrement dit, une hausse des prix persistante), cette vigueur de l’immobilier réduit la probabilité d’une baisse des taux cet été. Il faut donc envisager des taux qui restent élevés plus longtemps que ce que le marché anticipait. Pour les cambistes (traders spécialisés sur les monnaies), cette perspective soutient la livre sterling. Une banque centrale plus « restrictive » (hawkish : plus encline à maintenir ou relever les taux pour combattre l’inflation) que la Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale des États-Unis) ou que la BCE (banque centrale de la zone euro) peut attirer des flux de capitaux (entrées d’investissements financiers). On peut envisager des options d’achat (call : contrat donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur GBP/USD, la paire pouvant tester la résistance à 1,2850 (niveau de prix où la hausse a souvent du mal à passer) qu’elle n’a pas franchie en février 2026. C’est un contraste net avec le ralentissement observé une grande partie de 2025, lorsque les approbations peinaient à dépasser 50 000 dans un contexte d’incertitude économique. Cette reprise d’activité peut favoriser les actions britanniques tournées vers la demande intérieure, notamment les constructeurs de logements et les banques. Une approche consiste à regarder des options d’achat (calls) sur l’indice FTSE 250, plus exposé à l’économie britannique que le FTSE 100, davantage international.

Stratégie et risque

Même si les données sont positives, la volatilité implicite (niveau de fluctuations attendu par le marché, intégré dans le prix des options) sur les options SONIA de court terme a augmenté, signe d’incertitude sur le calendrier de réaction de la Banque d’Angleterre. SONIA (Sterling Overnight Index Average) est un taux de référence au jour le jour pour la livre sterling, utilisé pour valoriser certains produits de taux. Une approche prudente peut consister à utiliser des « bull call spreads » (montage d’options haussier : achat d’un call et vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé, afin de réduire le coût mais aussi le gain maximal) sur des ETF bancaires britanniques (fonds cotés en Bourse répliquant un panier d’actions bancaires). Cette stratégie permet de profiter d’un potentiel de hausse lié à une économie plus solide, tout en limitant le coût initial et le risque.

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Sur fond de craintes inflationnistes, l’or repasse sous 4 600 $ en début de séance européenne, à mesure que les paris sur un ton plus restrictif se multiplient

L’or a reculé en début de séance européenne vendredi, repassant sous 4 600 $ après avoir effacé une partie du rebond de jeudi. Le métal s’orientait vers une deuxième baisse hebdomadaire et restait proche d’un plus bas d’un mois autour de 4 510 $. Les craintes d’inflation se sont renforcées sur fond de tensions au Moyen-Orient, les discussions entre les États-Unis et l’Iran étant au point mort, tandis que les prix du pétrole brut (le pétrole non raffiné) se maintenaient à des niveaux élevés. Cela a alimenté l’idée que les grandes banques centrales pourraient adopter un ton plus « faucon » (plus strict, donc favorable à des taux plus élevés), ce qui pèse sur l’or, un actif « sans rendement » (il ne verse ni intérêt ni coupon).

Risque au Moyen-Orient et fermeté du dollar

Des informations ont fait état d’une position américaine plus dure vis-à-vis de l’Iran, avec des tensions persistantes près du détroit d’Ormuz et le risque d’une nouvelle action militaire américaine. Les achats de valeurs refuges (actifs jugés plus sûrs en période de stress) ont soutenu le dollar américain, ce qui a ajouté une pression négative sur l’or. La Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) a laissé ses taux inchangés, mais la décision a enregistré un nombre de dissensions (désaccords lors du vote) inhabituellement élevé. L’inflation PCE américaine (indice des prix des dépenses de consommation, un baromètre clé suivi par la Fed) s’est révélée plus forte, et la croissance du PIB (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) s’est améliorée, confortant l’idée d’une politique « restrictive » plus durable (conditions financières plus serrées, avec des taux élevés). Malgré cela, le marché a davantage intégré la probabilité d’au moins une baisse de taux de la Fed en 2026 par rapport à la veille, ce qui a limité la hausse du dollar et apporté un léger soutien à l’or. L’attention se tourne vers les statistiques américaines, dont l’ISM Manufacturing PMI (indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier, indicateur avancé de l’activité), ainsi que vers les titres liés au Moyen-Orient. Sur le plan technique, un passage au-dessus de 4 600 $ a provoqué du « rachat de positions vendeuses » (short-covering : des vendeurs rachètent pour fermer leurs positions, ce qui pousse le prix à la hausse), mais la progression s’est essoufflée près de 4 650 $ et du niveau de Fibonacci 38,2% (repère graphique utilisé pour estimer des zones de rebond ou de blocage). La résistance se situe vers 4 651 $ et 4 696 $, tandis que le support se trouve autour de la moyenne mobile simple 100 heures (SMA, moyenne des prix sur 100 heures) près de 4 624 $, puis 4 595 $ et 4 505–4 500 $.

Pression baissière et approche de trading

Avec un retour sous 4 600 $, la pression immédiate reste orientée à la baisse. Le dollar fort, soutenu par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, constitue un frein majeur pour le métal. Cela suggère que tout rebond pourrait offrir des occasions de prendre des positions baissières (parier sur une baisse). Le dernier rapport sur l’emploi d’avril a fait état de 215 000 créations de postes, au-dessus des attentes, tandis que la progression des salaires s’est maintenue à 3,9% sur un an (comparaison avec la même période un an plus tôt). Ces données renforcent l’idée que la Fed n’a pas de raison de se précipiter pour baisser ses taux. En conséquence, les contrats à terme sur les Fed funds (produits de marché qui reflètent les anticipations de taux) n’intègrent plus qu’une probabilité de 55% d’une seule baisse d’ici la fin de l’année, contre 70% il y a un mois. Dans ce contexte, certains opérateurs se tournent vers l’achat d’options de vente (put : contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) pour se couvrir (réduire le risque) ou spéculer sur une baisse supplémentaire. Un retour vers le plus bas d’un mois autour de 4 510 $ paraît plausible si l’ISM Manufacturing PMI confirme aussi une économie solide. Cette approche fixe le risque à l’avance, contrairement à la vente de contrats à terme (futures) qui peut générer des pertes importantes dans un marché volatil (fortes variations rapides des prix). Cependant, la situation dans le détroit d’Ormuz reste un facteur imprévisible pouvant déclencher un mouvement brutal vers les valeurs refuges, au profit de l’or. La volatilité implicite des options sur l’or (niveau de volatilité « attendu » par le marché, déduit des prix des options) a progressé à un plus haut de huit semaines à 18%, ce qui reflète cette incertitude. Les investisseurs qui anticipent un grand mouvement de prix, sans savoir dans quel sens, peuvent envisager un « straddle » acheteur (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre). Un schéma similaire a été observé fin 2025, lorsque les tensions s’étaient ravivées dans la région. L’or avait d’abord reculé sous l’effet d’un dollar fort, avant de gagner plus de 4% en une semaine à mesure que le conflit s’intensifiait. Cet antécédent souligne qu’une position vendeuse sur l’or est risquée sans protection contre un retournement soudain. Pour un biais modérément baissier, un « bear put spread » (montage d’options consistant à acheter un put et à vendre un put à un prix d’exercice plus bas, pour réduire le coût) peut être une solution. Par exemple, acheter un put autour de 4 595 $ et vendre simultanément un put à un prix d’exercice inférieur, vers 4 510 $. Ce montage vise un repli vers les récents plus bas, tout en plafonnant à la fois le gain potentiel et le coût initial.

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Dans la nuit, Wall Street clôture sur des records ; les contrats à terme sur le Dow, le S&P et le Nasdaq progressent légèrement en séance européenne

Les contrats à terme sur le Dow Jones ont progressé de 0,14% à près de 49.900 en matinée en Europe vendredi. Les contrats à terme sur le S&P 500 ont gagné 0,12% autour de 7.250, tandis que ceux sur le Nasdaq 100 ont avancé de 0,04% vers 27.600. Les contrats à terme sur actions américaines ont monté après une clôture de Wall Street jeudi sur des niveaux records. Le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont atteint de nouveaux sommets et signé leur plus forte hausse mensuelle depuis 2020.

Les contrats à terme prolongent la hausse vers des records

Lors de la séance de jeudi, le Dow Jones a pris 1,62%, le S&P 500 1,02% et le Nasdaq 100 0,89%. Les variations ont été liées aux résultats d’entreprises et à la baisse des prix du pétrole. Après la clôture, Apple a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. L’attention s’est ensuite portée sur les publications de vendredi de Chevron, Exxon Mobil, Colgate-Palmolive, Estée Lauder et CBOE (opérateur boursier américain, notamment sur les options). Les marchés ont aussi suivi les tensions entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump a déclaré que les États-Unis poursuivraient un blocus naval des ports iraniens (empêcher les navires d’entrer ou de sortir) et a exprimé des doutes quant à une réouverture rapide du détroit d’Ormuz (passage maritime clé du Golfe). Trump a aussi critiqué les initiatives au Congrès visant à limiter ses pouvoirs en matière de guerre, dont une proposition au Sénat rejetée plus tôt jeudi, selon Bloomberg. Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré que l’Iran ne renoncerait pas à ses capacités nucléaires ou balistiques (missiles) et qu’il conserverait le contrôle du détroit.

Stratégie sur options et couverture du risque

Avec un S&P 500 proche de records autour de 7.250, la tendance haussière est nette. L’indice de volatilité du CBOE (VIX, souvent appelé « indice de la peur », car il mesure la volatilité attendue) évolue autour de 14, un niveau bas, ce qui traduit un excès de confiance lié à de bons résultats d’entreprises. Dans ce contexte, des options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) à court terme sur des indices comme le Nasdaq 100 peuvent rester favorables. Mais le risque géopolitique lié aux tensions États-Unis–Iran est important. Une fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel passe une part importante du pétrole transporté par mer dans le monde, serait un choc pour la stabilité. Ce risque extrême (scénario rare mais potentiellement très coûteux) n’est pas pleinement intégré dans les cours actuels des actions. En se référant à la réaction des marchés lors de l’invasion de l’Ukraine début 2022, on a vu à quelle vitesse de tels événements peuvent faire grimper les prix de l’énergie et déclencher une baisse généralisée. Cela rappelle que la volatilité (ampleur des variations de prix) peut revenir très rapidement. Un mécanisme similaire pourrait se produire dans les prochaines semaines. Dans ce cadre, il est essentiel de se protéger contre une baisse. Acheter des options de vente (put, contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur des ETF (fonds coté en Bourse) diversifiés comme le SPY (ETF répliquant le S&P 500) constitue une couverture pertinente face à la fragilité géopolitique. Des options d’achat sur le VIX peuvent aussi servir à profiter directement d’un possible regain de stress sur les marchés. Parallèlement, la situation ouvre une opportunité plus spéculative sur l’énergie. Même si les prix du pétrole ont reculé, un blocus prolongé ferait probablement remonter fortement le brut. Des options d’achat sur des groupes pétroliers comme Chevron et Exxon Mobil, qui publient leurs résultats aujourd’hui, peuvent en bénéficier.

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