Sur fond de spéculations sur une intervention, le yen japonais s’apprécie alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran restent élevées, les traders surveillant l’évolution de la situation

Les marchés sont restés nerveux tôt vendredi, même si de nombreuses places européennes étaient fermées pour la fête du Travail. Plus tard, l’ISM publiera l’indice PMI manufacturier américain d’avril (PMI : indicateur basé sur des enquêtes auprès des entreprises, au-dessus de 50 = expansion, en dessous de 50 = contraction). L’USD/JPY est monté au-dessus de 160,70, un plus haut depuis juillet, avant de chuter nettement pendant la séance européenne. Reuters, citant deux sources, a indiqué que le Japon serait intervenu sur le marché des changes (intervention : vente/achat de devises par une autorité publique pour influencer le taux de change) pour la première fois depuis près de deux ans. L’USD/JPY a reculé de plus de 2% jeudi.

Les rumeurs d’intervention sur le yen refont surface

Vendredi, l’USD/JPY est repassé au-dessus de 157,00 en Asie, puis a de nouveau baissé en Europe sous 156,50. Cela a alimenté les spéculations sur une deuxième intervention. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré qu’il est « impossible » pour l’Iran d’ouvrir le détroit d’Ormuz, en invoquant des violations du cessez-le-feu par les États-Unis et Israël. Le président Masoud Pezeshkian a qualifié le blocus naval américain des ports iraniens de « prolongement des opérations militaires ». Selon l’Associated Press, le président américain Donald Trump étudie des moyens de mettre fin à la fermeture du détroit d’Ormuz tout en maintenant le blocus des ports iraniens. Le média évoque aussi une coordination avec des alliés pour augmenter le coût, pour l’Iran, d’une perturbation des flux d’énergie. La BCE a laissé ses taux inchangés, tandis que Reuters, citant des sources, indique qu’une hausse en juin est attendue, puis une autre plus tard si le Brent reste au-dessus de 100 dollars et si la perturbation à Ormuz se poursuit. L’EUR/USD évoluait près de 1,1750 après une hausse d’environ 0,5% jeudi.

Banques centrales et réévaluation des marchés

La Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu son taux directeur à 3,75%, avec une voix au sein du MPC (MPC : comité de politique monétaire) en faveur d’une hausse de 25 points de base (point de base : 0,01 point de pourcentage). La paire GBP/USD se rapprochait de 1,3600 après près de 1% de hausse jeudi. L’indice du dollar (DXY : indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) a perdu 0,9% jeudi et se maintenait autour de 98,00 vendredi, tandis que l’or a gagné plus de 1,5% jeudi avant de repasser sous 4 600 dollars tôt vendredi.

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Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, affirme que le scénario de référence de la BCE implique déjà un resserrement de la politique monétaire lors de la séance européenne

Joachim Nagel, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE et président de la Deutsche Bundesbank (la banque centrale allemande), a déclaré que le scénario central intègre déjà une politique monétaire plus restrictive (c’est-à-dire des conditions de financement plus strictes, le plus souvent via des taux d’intérêt plus élevés). Il a ajouté qu’une réponse en juin serait plus appropriée si les perspectives ne s’améliorent pas nettement. L’euro n’a pas réagi immédiatement après ces commentaires. L’EUR/USD était légèrement en hausse, proche de 1,1740, alors que le dollar américain s’affaiblissait.

Rôle de la Banque centrale européenne

La Banque centrale européenne (BCE) est la banque centrale de la zone euro, basée à Francfort. Elle vise une inflation proche de 2% (hausse des prix). Elle agit principalement en faisant varier ses taux d’intérêt. Le Conseil des gouverneurs (l’instance qui décide de la politique monétaire) se réunit huit fois par an. L’assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE) consiste à créer de la monnaie pour acheter des actifs, comme des obligations d’État ou d’entreprises (titres de dette). Cela peut peser sur l’euro, car l’offre de monnaie augmente et les taux ont tendance à baisser. La BCE a utilisé le QE pendant la crise financière de 2009–2011, en 2015 et durant la pandémie de Covid. Le resserrement quantitatif (quantitative tightening, QT) est l’inverse du QE. Il est utilisé quand l’économie se redresse et que l’inflation monte. Il consiste notamment à arrêter les achats nets d’obligations et à ne plus réinvestir les montants récupérés quand ces obligations arrivent à échéance (remboursement du principal). Cela peut soutenir l’euro, car la liquidité diminue et les taux peuvent remonter. En raison du signal en faveur d’une politique monétaire plus restrictive, on peut s’attendre à une action de la BCE lors de sa réunion de juin. Cette lecture est confortée par les dernières données d’Eurostat montrant que l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) en zone euro reste bloquée à 2,9% en avril, bien au-dessus de l’objectif de 2% de la BCE. Ces propos dessinent un calendrier clair et suggèrent qu’une amélioration économique marquée serait nécessaire pour éviter un durcissement du ton. Cette anticipation d’une hausse des taux devrait accroître la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) sur l’euro dans les prochaines semaines. Cela se voit sur le marché des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), où le coût des options sur l’EUR/USD expirant après la réunion de juin a déjà augmenté de plus de 8% sur la semaine. Les opérateurs doivent donc se préparer à des variations de prix plus amples et envisager des stratégies adaptées à une hausse de l’amplitude des mouvements.

Implications de marché pour l’EUR/USD

Avec le recul, la BCE est restée prudente pendant une grande partie de 2025, en espérant que les tensions sur les prix se dissiperaient sans nouvelle action. Cette phase d’attentisme semble terminée, ce qui renforce la pression pour une décision nette afin de préserver sa crédibilité. Le potentiel de renforcement de l’euro est accentué par la faiblesse actuelle du dollar. Le dernier rapport américain sur l’emploi, les Non-Farm Payrolls (créations d’emplois hors secteur agricole), pour avril 2026, est ressorti sous les attentes à 155 000. Cela alimente l’idée que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) pourrait s’approcher d’une pause dans son cycle de hausses de taux. Cette divergence de politique monétaire — BCE plus stricte, Fed plus conciliante — plaide pour une progression de la paire EUR/USD.

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En début de séance européenne, l’EUR/JPY s’échange près de 183,00, alignant une deuxième séance consécutive de baisse, sur fond de biais baissier dominant.

L’EUR/JPY a reculé pour une deuxième séance et s’échangeait près de 183,00 en début de matinée européenne vendredi. Le graphique journalier montre une orientation baissière à court terme, le prix restant sous les moyennes mobiles exponentielles (MME) à 9 périodes et 50 périodes (des moyennes qui donnent plus de poids aux cours récents). Le cross a corrigé après ses récents sommets, et l’indice de force relative (RSI) à 14 jours (un indicateur de « vitesse » du mouvement des prix) s’établit à 40,9. Cela signale une pression à la baisse, sans que le marché soit en situation de survente (niveau où la baisse devient excessive).

Niveaux clés de support et de résistance

Un support est identifié vers 181,87, plus bas sur 10 semaines établi le 16 mars. Le niveau suivant se situe à 180,81, proche d’un plus bas de cinq mois datant du 12 février. La résistance se situe à la MME 50 jours à 184,97, puis à la MME 9 jours à 185,59. Un passage au-dessus de ces deux moyennes (un signal de reprise technique) pourrait améliorer le biais de court terme et ouvrir la voie à un test de 187,95, record historique du 17 avril. Compte tenu de cette perspective baissière à court terme sur l’EUR/JPY, le cross évolue sous des moyennes mobiles clés, ce qui traduit de la faiblesse. Avec un RSI à 40,9, une nouvelle baisse reste possible avant d’atteindre une zone de survente. Cela plaide pour des positions vendeuses dans les prochains jours.

Gestion du risque et scénarios alternatifs

Pour les opérateurs utilisant des options (des contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé), acheter des options de vente (« put », qui gagnent en valeur si le marché baisse) avec un prix d’exercice proche de 181,87 peut être une façon efficace de jouer ce repli attendu. Cette approche encadre le risque tout en permettant de profiter d’une poursuite de la baisse vers 180,81. La prime (le coût payé pour l’option) constitue la perte maximale potentielle. Cette lecture technique est confortée par des facteurs fondamentaux : selon Destatis, la production industrielle allemande a reculé de 0,5% en mars, contre toute attente, ce qui ravive les inquiétudes sur le moteur économique de la zone euro. En parallèle, des déclarations de responsables de la Banque du Japon évoquent un possible durcissement (« pivot hawkish », c’est-à-dire une orientation vers une politique monétaire plus stricte). L’inflation sous-jacente à Tokyo en avril a atteint 2,3%, légèrement au-dessus des attentes. Cette divergence de politique monétaire (écart entre orientations BCE/BoJ) accentue la pression baissière sur l’EUR/JPY. Il faut toutefois rester discipliné et surveiller de près les résistances. Un franchissement de la MME 50 jours à 184,97 serait un premier signal d’essoufflement de la dynamique baissière. Les traders peuvent placer des ordres stop-loss (ordres de protection qui coupent automatiquement la position en cas de hausse) juste au-dessus de ce niveau pour limiter le risque sur des positions vendeuses. Si le cross repasse au-dessus de ces moyennes, on pourrait envisager des options d’achat (« call », qui gagnent en valeur si le marché monte) avec un prix d’exercice autour de 186,00 afin de viser un retour vers le sommet d’avril proche de 187,95. Ce serait un retournement net de la tendance actuelle et invaliderait le scénario baissier immédiat, indiquant que les acheteurs reprennent la main.

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Müller estime qu’il est de plus en plus probable que la BCE doive relever ses taux d’intérêt afin de freiner les pressions inflationnistes dans toute l’Europe

Madis Müller, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré qu’il devenait de plus en plus probable que la Banque centrale européenne doive relever ses taux d’intérêt. Il s’est exprimé vendredi. Müller a aussi indiqué qu’il devenait plus clair que les prix de l’énergie resteraient élevés. Il n’a donné ni calendrier ni ampleur d’une éventuelle hausse des taux.

Anticipations de hausse des taux

Après ces propos, l’EUR/USD s’échangeait autour de 1,1735, en hausse de 0,03% sur la séance, selon les données disponibles au moment de la publication. Le débat sur une hausse des taux revient au premier plan et doit être pris au sérieux. Avec une inflation en zone euro à 2,9% en avril 2026 (hausse générale des prix), ces déclarations « restrictives » (discours qui laisse entendre des taux plus hauts pour freiner l’inflation) ne sont pas anodines. L’enjeu est l’effet sur les anticipations de taux et sur l’EUR/USD, actuellement autour de 1,0850. On observe des ajustements de positions sur les marchés de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme un taux). Les investisseurs intègrent désormais une probabilité plus élevée de hausse des taux de la BCE d’ici la fin de l’été. La courbe des futures Euribor (contrats à terme sur un taux interbancaire de référence) se redresse, ce qui signifie que le marché anticipe une hausse des coûts d’emprunt plus tôt. C’est un schéma déjà vu lors du cycle de hausses rapides de 2022-2023.

Effets de marché et couverture

Pour le marché des changes, ce scénario soutient l’euro. La volatilité implicite des options EUR/USD (niveau de fluctuations attendu par le marché, déduit du prix des options) augmente, signe que les opérateurs se préparent à un mouvement plus marqué. Une approche possible consiste à acheter des options d’achat sur l’euro (« call », droit d’acheter à un prix fixé) pour viser un rebond vers 1,1000. Ce virage de politique monétaire constitue un risque pour les actions européennes: des taux plus élevés renchérissent le financement des entreprises. L’indice VSTOXX, qui mesure la volatilité attendue sur les actions en zone euro, est déjà repassé au-dessus de 18, traduisant une incertitude plus forte. Pour se couvrir (réduire le risque), on peut utiliser des contrats à terme sur le VSTOXX ou acheter des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) sur les grands indices. La solidité des prix de l’énergie est le principal moteur de cette inquiétude sur l’inflation. Les prix du gaz naturel en Europe ont progressé de plus de 30% depuis le début de l’année, rappelant les tensions d’approvisionnement de 2025. Ce contexte complique la tâche de la banque centrale face à l’inflation et renforce l’argument en faveur d’une hausse des taux dans les prochaines semaines.

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EUR/USD passe sous 1,1720, en repli depuis 1,1740, mais conserve l’essentiel de ses gains précédents sur fond d’échanges réduits par le jour férié

L’EUR/USD a progressé vendredi, le dollar américain s’étant affaibli, autour de 1,1742 et proche du plus haut de la semaine à 1,1755. L’USD/JPY a chuté de près de 200 pips (un « pip » est la plus petite variation de prix sur le marché des changes) en quelques secondes au début des échanges en Europe, après une supposée intervention japonaise (action des autorités pour influencer la devise) dans un marché peu liquide (peu d’acheteurs et vendeurs), en raison du Labour Day. La baisse plus large du dollar a fait remonter l’EUR/USD depuis le plus bas de jeudi à 1,1655. La paire s’était redressée jeudi après que l’inflation en zone euro a pris le dessus sur un PIB plus faible, et la BCE a laissé ses taux inchangés tout en suggérant une possible hausse à court terme.

Signaux de politique monétaire et risque géopolitique

Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a indiqué que le scénario central implique une politique monétaire plus restrictive (taux plus élevés et conditions de crédit plus dures) et a évoqué une hausse possible des taux en juin. Au Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz en est à son troisième mois de blocage, les États-Unis et l’Iran continuant d’échanger des menaces, sans plan annoncé de réouverture. Le pétrole est resté au-dessus de 100 dollars, avec le Brent à 113,94 dollars au moment de la rédaction, ce qui pourrait, avec le temps, peser sur les importateurs de la zone euro. D’un point de vue technique, l’EUR/USD évolue dans une bande d’environ 100 pips, avec un support au-dessus de 1,1650 (zone où les achats freinent la baisse) et une résistance sous 1,1750 (zone où les ventes freinent la hausse). Sur le graphique 4 heures, le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure la vigueur du mouvement) est proche de 60 et le MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) montre un histogramme vert qui s’élargit. Une cassure au-dessus de 1,1755 pourrait viser 1,1790 puis 1,1850, tandis qu’un retour sous 1,1645 pourrait ouvrir 1,1580 puis 1,1500.

Perspectives et positionnement sur les options

Ce contexte suggère que l’élan haussier de l’euro pourrait ralentir, une grande partie des bonnes nouvelles étant déjà intégrée dans les cours. Avec le taux de la Réserve fédérale américaine à 4,50 %, l’avantage de taux reste du côté du dollar, ce qui pourrait limiter de nouveaux gains rapides. Dans ce cadre, vendre des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) hors de la monnaie (« out-of-the-money », c’est-à-dire avec un prix d’exercice au-dessus du cours) sur l’EUR/USD au-delà de 1,2150 peut être une approche prudente pour encaisser une prime (revenu reçu en vendant l’option). La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché et intégrée dans le prix des options) a reculé par rapport aux sommets observés durant le cycle de hausses de taux de 2025. Cela rend l’achat d’options de vente de protection (« put », droit de vendre à un prix fixé) relativement moins coûteux pour couvrir des positions acheteuses contre un éventuel revirement accommodant de la BCE (politique plus souple, taux plus bas). Des reprises vers les plus hauts annuels peuvent offrir des occasions d’acheter ce type d’assurance. Alors que les grandes banques centrales semblent désormais marquer une pause, la paire pourrait entrer dans une nouvelle phase de variation dans une fourchette plus élevée. Des stratégies d’options qui profitent de cette stabilité, comme la vente de « strangles » de courte échéance (vente simultanée d’un call et d’un put avec des prix d’exercice éloignés), peuvent être efficaces. Les opérateurs devront surveiller les cassures des niveaux techniques actuels plutôt que d’anticiper la poursuite de la forte tendance de l’an dernier.

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Sur fond de tensions Iran–États-Unis et de blocus du détroit d’Ormuz, le dollar progresse, faisant reculer le NZD/USD vers 0,5890

Le NZD/USD est passé sous 0,5900 et s’est échangé près de 0,5890 en début de séance européenne. Le dollar américain s’est raffermi avec la hausse des tensions au Moyen-Orient et le maintien du blocage du détroit d’Ormuz, ce qui a accru la demande d’actifs dits « refuges » (placements jugés plus sûrs en période d’incertitude). Selon des informations de presse, le président Donald Trump devait être informé de plans de frappes militaires contre l’Iran afin de le pousser à reprendre des discussions sur le nucléaire. Un responsable iranien a déclaré que l’Iran répondrait par des « frappes longues et douloureuses » contre des positions américaines en cas de reprise des attaques, et le guide suprême Mojtaba Khamenei a évoqué la fin des « abus des ennemis sur la voie d’eau » avec une nouvelle gestion du détroit.

Le risque géopolitique soutient la demande d’actifs refuges

La Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) a maintenu ses taux entre 3,5% et 3,75% lors de sa réunion d’avril. Quatre membres du FOMC (comité de politique monétaire de la Fed) se sont opposés à la décision, une première depuis octobre 1992. Le comité a indiqué que l’inflation restait élevée, en partie à cause de la hausse des prix mondiaux de l’énergie. La croissance du PIB américain (production totale de l’économie) a ralenti, ce qui pourrait limiter la progression du dollar. L’économie a crû au rythme annuel de 2,0% au 1er trimestre 2026, contre 0,5% auparavant, mais sous le 2,3% attendu. Le NZD dépend de la santé de l’économie néo-zélandaise, de la politique de la RBNZ (banque centrale de Nouvelle-Zélande), de la demande chinoise et des prix des produits laitiers. La RBNZ vise une inflation entre 1% et 3%, autour d’un point médian de 2%. Le « sentiment de risque » (appétit des investisseurs pour les actifs risqués) influence aussi le Kiwi (surnom du dollar néo-zélandais). Avec la montée des tensions, les investisseurs privilégient la sécurité, ce qui soutient le dollar américain. Le blocage du détroit d’Ormuz reste l’élément central, pénalisant les monnaies sensibles au risque comme le Kiwi. Cette recherche de sécurité l’emporte, pour l’instant, sur d’autres indicateurs économiques.

Options et opportunités liées à la volatilité

Nous anticipons une forte hausse de la volatilité (ampleur des variations de prix) dans les prochaines semaines, ce qui peut créer des opportunités sur les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance). Historiquement, des épisodes comparables au Moyen-Orient, comme en 2019, ont provoqué des hausses de plus de 4% des contrats à terme sur le Brent (prix du pétrole de référence) et une remontée du VIX (indice de stress des marchés) au-dessus de 20. Les investisseurs peuvent envisager d’acheter des options pour profiter de mouvements de prix plus marqués que d’habitude. Le ton « restrictif » de la Fed (une posture qui privilégie des taux élevés pour freiner l’inflation) soutient le dollar, malgré une croissance du PIB à 2,0% légèrement décevante. L’accent mis sur une inflation élevée, ainsi qu’un vote très divisé, indique qu’une baisse des taux serait difficile à envisager à court terme. Ce soutien de fond au dollar rend une stratégie consistant à vendre les rebonds du NZD/USD plus attrayante. Côté néo-zélandais, le dollar néo-zélandais souffre de son statut de monnaie « liée au risque » (tendance à baisser quand la prudence domine). La Chine, premier partenaire commercial, montre des signes de ralentissement industriel, avec un PMI (indice des directeurs d’achat, baromètre de l’activité; sous 50 = contraction) retombé à 49,8 le mois dernier. Par ailleurs, l’indice Global Dairy Trade (baromètre des prix des produits laitiers vendus aux enchères) a reculé de 3,5% lors des deux dernières sessions, pesant directement sur les recettes d’exportation néo-zélandaises. Dans ce contexte, se positionner pour une poursuite du repli du NZD/USD paraît prudent. Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options de vente (« put », option qui gagne en valeur quand le prix baisse) ou de mettre en place un « put spread » (stratégie combinant l’achat et la vente d’options de vente à des niveaux de prix différents pour limiter le coût). Cette approche permet de viser un mouvement vers le support de 0,5800 (zone de prix où les achats peuvent freiner la baisse) tout en encadrant clairement le risque maximal.

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L’argent s’échange près de 73,70 $ en Europe, oscillant autour de sa moyenne mobile exponentielle à 20 jours, alors que la Fed maintient ses taux élevés plus longtemps

L’argent s’échangeait autour de 73,70 $ en Europe vendredi et restait sous la moyenne mobile exponentielle (EMA, une moyenne mobile qui donne plus de poids aux prix récents) à 20 jours, tandis que les marchés attendaient de nouveaux discours de responsables de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) après la « blackout period » (période de silence de la Fed avant une réunion). La Fed a laissé ses taux inchangés entre 3,50 % et 3,75 % mercredi, et Jerome Powell a indiqué que quatre membres avaient voté contre, dont trois souhaitant abandonner un biais accommodant (une préférence pour baisser les taux). L’outil CME FedWatch (outil de marché qui estime les probabilités de décision de la Fed à partir des contrats à terme) indique que les taux devraient rester aux niveaux actuels jusqu’à la fin de l’année. Des taux stables peuvent freiner les actifs sans rendement (actifs qui ne versent pas d’intérêt), comme l’argent.

Prix du pétrole et pression inflationniste

Le pétrole a progressé, le WTI (référence américaine du pétrole brut) gagnant 0,5 % au-dessus de 103 $, en lien avec la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz (passage clé pour le transport d’énergie), une route par laquelle transite près de 20 % de l’offre mondiale d’énergie. Des prix de l’énergie plus élevés alimentent les anticipations d’inflation (attentes de hausse des prix) et réduisent la marge pour une politique monétaire plus souple (baisse des taux et conditions de crédit plus faciles), ce qui peut peser sur l’argent. Sur le plan technique, le XAG/USD (cours de l’argent en dollars) évoluait autour de 73,70 $ et restait sous l’EMA 20 périodes à 75,38 $. Le RSI (indice de force relative, indicateur de « surachat/survente » basé sur la vitesse des variations de prix) s’établissait à 44,48 ; une résistance (zone où le prix bute souvent) se situe vers 75,38 $, puis 80,00 $, tandis que les supports (zones où le prix rebondit souvent) se trouvent à 70,86 $ et 68,28 $. Les taux de la Fed maintenus dans la fourchette 3,50 %-3,75 % restent un vent contraire pour les actifs sans rendement. La dissidence de trois membres montre une position ferme contre l’inflation, ce qui pourrait limiter les rebonds de l’argent. Le biais à court terme reste orienté à la baisse. Cette lecture est confortée par les dernières données d’avril 2026 : l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation des ménages) a surpris en remontant à 3,6 % sur un an. Cette inflation persistante donne peu de raisons à la Fed d’assouplir sa politique, rend le dollar plus attractif et pèse sur le prix de l’argent. Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), cela renforce l’intérêt de stratégies baissières.

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Les tensions avec l’Iran et le ton restrictif de la Fed favorisent le rebond du Dollar Index, qui récupère ses pertes après avoir reflué depuis ses sommets

L’indice du dollar américain (DXY) a progressé vendredi, effaçant une partie du repli de jeudi depuis un sommet de trois semaines, juste au-dessus de 99,00. Il évoluait autour de 98,25 en séance européenne, en hausse de plus de 0,10% sur la journée. Les discussions entre les États-Unis et l’Iran restaient au point mort, Donald Trump déclarant que les États-Unis maintiendraient l’Iran sous blocus naval (contrôle militaire en mer pour limiter les échanges) jusqu’à un accord sur son programme nucléaire. Selon certaines informations, Washington envisagerait aussi de nouvelles frappes militaires contre l’Iran, ce qui alimente les inquiétudes sur une montée des tensions, en plus d’un ton plus ferme de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine).

Niveaux techniques et dynamique

Sur le graphique, le repli depuis la moyenne mobile simple (moyenne des cours sur une période donnée) à 200 jours s’est interrompu près du retracement de Fibonacci à 50% (niveau de correction calculé à partir d’un mouvement précédent) à 98,06. Une cassure sous 98,06 pourrait ouvrir la voie vers le niveau de 61,8% à 97,48. Le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) se situait autour de 43, et l’histogramme du MACD (indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) était légèrement négatif, signalant une pression baissière persistante sans excès de baisse. Des résistances (zones où la hausse peut buter) étaient identifiées à 98,65 (38,2%), à la moyenne mobile exponentielle à 200 jours (moyenne plus sensible aux prix récents) à 99,06, et à 99,38 (23,6%). L’analyse technique a été réalisée avec l’aide d’un outil d’IA.

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L’indice des prix des matières premières de la RBA (SDR) en Australie a progressé en glissement annuel à 15,7 %, contre 12,8 % précédemment.

L’indice des matières premières de la RBA (SDR, sur un an) a progressé à 15,7 % en avril, contre 12,8 % lors de la précédente publication. Cette accélération des prix des matières premières laisse fortement penser que l’inflation restera élevée. Il faut s’attendre à ce que la Reserve Bank of Australia (banque centrale d’Australie) adopte un ton plus restrictif (plus favorable à une hausse des taux) dans ses prochains communiqués. Les intervenants sur les produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux) peuvent envisager d’utiliser des swaps de taux d’intérêt (échanges de paiements d’intérêts, souvent fixe contre variable) ou des contrats à terme (futures, accords d’achat/vente à une date future) afin d’intégrer une probabilité plus élevée de hausse de taux avant la fin du troisième trimestre.

Scénario haussier pour le dollar australien

Le dollar australien devrait profiter à la fois de la hausse des recettes d’exportation et de l’élargissement des écarts de taux d’intérêt (différence entre les taux australiens et ceux d’autres pays). Il convient d’envisager l’achat d’options d’achat AUD/USD (call options : droit d’acheter à un prix fixé à l’avance), car la paire pourrait franchir la résistance à 0,6800, un niveau de prix qui a souvent bloqué la hausse cette année. Lors du boom des matières premières de 2021-2022, on a vu à quelle vitesse l’AUD s’était apprécié grâce à des termes de l’échange favorables (rapport entre les prix des exportations et ceux des importations). Ce contexte creuse l’écart entre secteurs boursiers. On peut utiliser des produits dérivés pour s’exposer à la hausse au secteur des matériaux, en particulier aux producteurs de minerai de fer, dont les marges (écart entre revenus et coûts) s’améliorent nettement. Une stratégie en paire (pair trade : achat d’un actif et vente d’un autre pour réduire le risque de marché), par exemple acheter un ETF matériaux (fonds coté répliquant un secteur) et vendre un ETF consommation discrétionnaire, peut servir de couverture contre l’effet d’une RBA plus restrictive sur l’ensemble du marché. Les données confirment la solidité des matières premières, soutenue par une demande industrielle robuste en Asie. Les contrats à terme sur le minerai de fer négociés sur la Singapore Exchange ont déjà gagné 8 % sur le mois écoulé, reflet d’une offre tendue et d’un regain d’activité manufacturière. Un mouvement similaire avait été observé fin 2022 avant une hausse durable, ce qui plaide pour une construction progressive de positions acheteuses sur les principaux métaux industriels.

Positionnement et gestion du risque

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Les ventes au détail réelles en Suisse ont progressé de 0,5 % sur un an, en deçà des prévisions de 1 %, en mars, selon les données publiées.

Les ventes de détail réelles en Suisse ont augmenté de 0,5 % sur un an en mars. Ce chiffre est inférieur à la prévision de 1 % pour le mois.

La demande des ménages suisses s’affaiblit

Le chiffre des ventes de détail de mars, plus faible qu’attendu, suggère un ralentissement de la consommation en Suisse. Cela confirme une tendance à l’essoufflement de la demande intérieure (les achats réalisés dans le pays par les ménages et les entreprises), ce qui inquiète d’autant plus que l’inflation d’avril est également ressortie faible à 1,3 %, nettement dans la zone visée par la Banque nationale suisse (BNS). Cela indique que la dynamique économique perd de la vitesse à l’approche du deuxième trimestre. Ces données devraient inciter la BNS à rester prudente (c’est‑à‑dire à privilégier des taux bas et une politique monétaire de soutien), rendant très improbable toute nouvelle hausse de taux en 2026. Il peut donc être pertinent d’anticiper un franc suisse plus faible, notamment face à l’euro, alors que la Banque centrale européenne (BCE) semble plus réticente à baisser ses taux. Acheter des options d’achat (call options, un produit dérivé donnant le droit d’acheter une devise à un prix fixé à l’avance) sur EUR/CHF paraît être une manière prudente de tirer parti de cette divergence de politique monétaire (écart d’orientation entre deux banques centrales) dans les prochaines semaines. Du côté des actions, cette faiblesse de la consommation est un vent contraire direct pour les titres du Swiss Market Index (SMI) ayant une forte exposition au marché suisse (dépendance aux ventes réalisées en Suisse). Un schéma comparable avait été observé en 2025, lorsque des indicateurs domestiques faibles avaient pesé sur les secteurs de la distribution et du luxe.

Éléments à considérer pour se couvrir sur les actions

En conséquence, acheter des options de vente (put options, un produit dérivé donnant le droit de vendre un indice à un prix fixé à l’avance) sur le SMI, ou mettre en place des « put spreads » (stratégie combinant l’achat et la vente de puts à des prix d’exercice différents pour réduire le coût, mais aussi le gain potentiel), peut constituer une couverture efficace contre un repli de l’indice.

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