Makhlouf avertit que l’incertitude prolongée liée au conflit au Moyen-Orient pourrait maintenir les prix de l’énergie élevés plus longtemps, selon Reuters

Le membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) Gabriel Makhlouf a déclaré que l’absence de calendrier clair pour une fin du conflit au Moyen-Orient suscite des inquiétudes quant au maintien de prix de l’énergie élevés plus longtemps, selon Reuters. Il a indiqué qu’il fallait surveiller de près les anticipations d’inflation, c’est-à-dire ce que les ménages, les entreprises et les investisseurs pensent que l’inflation sera à l’avenir, afin de détecter tout signe de « désancrage » (lorsque ces anticipations s’éloignent durablement de l’objectif de 2%). Makhlouf a précisé qu’il suivrait les effets indirects, notamment les pressions de coûts qui se transmettent aux prix (« inflation tirée par les coûts » : hausse des prix due à l’augmentation des coûts de production, de transport et de services, plutôt qu’à une demande plus forte). Il a ajouté que d’éventuels « effets de second tour » (quand une première hausse des prix conduit à des hausses de salaires, qui alimentent ensuite de nouvelles hausses de prix) pourraient mettre plus de temps à apparaître, en raison d’une fixation des salaires échelonnée dans le temps (renégociations à des dates différentes selon les secteurs et les entreprises). Sur les marchés, l’EUR/USD est resté stable lors de la séance américaine et s’est maintenu au-dessus de 1,1750 en territoire positif.

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Lors de la séance européenne, la livre sterling recule légèrement face aux principales devises, s’échangeant autour de 1,3590 face au dollar américain.

La livre sterling a légèrement reculé face aux principales devises, autour de 1,3590 contre le dollar américain pendant la séance européenne de vendredi. Elle est toutefois restée globalement solide, portée par l’attente d’une hausse des taux de la Banque d’Angleterre lors des prochaines réunions. Cette analyse fait suite aux commentaires du gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, après la décision de politique monétaire de jeudi. Il a évoqué un relèvement des taux avant que l’inflation liée aux prix de l’énergie ne provoque des « effets de second tour » (c’est‑à‑dire une hausse durable des prix via les salaires et d’autres coûts, au-delà du choc initial sur l’énergie).

Signaux de la BoE et réaction du marché

Le GBP/USD s’échangeait près d’un plus haut de plus de deux mois, autour de 1,3610, en Europe vendredi. La paire est restée ferme après l’annonce de politique monétaire de la BoE jeudi. La BoE a maintenu son taux directeur (le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 3,75% par 8 voix contre 1, comme attendu. Elle a aussi répété que les taux pourraient devoir augmenter si la hausse des prix de l’énergie se transmet à des effets d’inflation de second tour.

Perspectives sur la livre et implications de trading

Dans ce contexte, une stratégie consistant simplement à acheter des options d’achat (des « call options », qui donnent le droit d’acheter la paire à un prix fixé à l’avance) sur le GBP/USD n’est plus adaptée. La volatilité implicite (la volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) de la paire a reculé par rapport aux niveaux observés pendant le cycle de hausses de taux de 2022-2023, ce qui suggère des variations de prix plus limitées. Nous estimons que vendre de la prime d’options (encaisser le prix payé pour l’option en acceptant un risque en cas de fort mouvement) via des stratégies comme les « short strangles » (vente simultanée d’une option d’achat et d’une option de vente hors‑la‑monnaie, afin de profiter d’un marché évoluant dans une fourchette) peut être pertinent, en misant sur un GBP/USD cantonné dans une zone autour de 1,2850. Le principal risque pour ce scénario vient désormais des États‑Unis plutôt que du Royaume‑Uni. Les dernières données d’inflation américaine ont été un peu plus persistantes que prévu, et la Réserve fédérale pourrait être contrainte de conserver une orientation plus restrictive (politique « hawkish », c’est‑à‑dire privilégiant la lutte contre l’inflation via des taux plus élevés) que la Banque d’Angleterre. Tout écart de politique monétaire entre les deux banques centrales devrait guider le prochain mouvement majeur du GBP/USD, faisant des statistiques américaines le point d’attention principal des prochaines semaines.

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La présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, a exprimé son désaccord, estimant que la montée des incertitudes économiques et en matière de politique économique rendait inappropriée une orientation accommodante.

La présidente de la Federal Reserve Bank de Cleveland, Beth Hammack, a publié vendredi un communiqué pour expliquer sa dissidence contre le maintien d’un biais vers un assouplissement dans le communiqué de politique monétaire de la Fed. Elle estime qu’un « biais clair vers l’assouplissement » n’est plus adapté au vu des perspectives actuelles. Mme Hammack a déclaré que les pressions inflationnistes sont généralisées et que l’énergie tire les prix vers le haut. Elle a ajouté que l’économie est restée solide jusqu’ici en 2026. Elle a indiqué observer à la fois un risque de hausse de l’inflation et un risque de dégradation du marché du travail. Elle a également jugé que l’incertitude sur l’économie et sur la trajectoire de la politique monétaire — c’est-à-dire l’évolution future des taux directeurs fixés par la banque centrale — a augmenté. Mme Hammack a estimé que le marché du travail est proche du plein emploi, c’est-à-dire une situation où le chômage est bas et où les entreprises peinent davantage à recruter. Elle a ajouté qu’une grande diversité d’opinions fait partie du processus de la Fed. Sur les marchés vendredi, le dollar américain est resté faible lors de la séance américaine. Au moment de la publication, l’indice du dollar (USD Index), qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises, reculait de 0,25% à 97,85.

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L’Iran, via des médiateurs pakistanais, aurait remis à Washington un nouveau plan de paix et une réponse aux amendements, selon des sources

Plusieurs médias ont rapporté vendredi, en citant des sources iraniennes, que l’Iran a envoyé une nouvelle proposition visant à mettre fin à la guerre. Selon ces informations, il s’agirait aussi de la réponse de l’Iran à des modifications américaines, transmises jeudi par des médiateurs pakistanais. Après le titre, le dollar américain s’est affaibli face aux autres devises. Au moment de la publication, l’indice du dollar (USD Index, mesure de la valeur du dollar contre un panier de grandes monnaies) reculait de 0,23% à 97,88.

Market Reaction Overview

Les contrats à terme sur les indices boursiers américains étaient partagés. Les contrats à terme sur le S&P 500 (contrats qui permettent d’anticiper le niveau futur de l’indice) gagnaient 0,15%, tandis que ceux sur le Nasdaq (indice très exposé aux valeurs technologiques) cédaient environ 0,2%. Compte tenu de cette nouvelle proposition iranienne, on observe un signal « risk-on » (appétit pour le risque: les investisseurs privilégient les actifs plus risqués) susceptible d’influencer les marchés dans les prochaines semaines. Le recul initial du dollar est un signe que les intervenants s’éloignent des « valeurs refuge » (actifs jugés plus sûrs en période de stress, comme le dollar). Cela peut entraîner une baisse de la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) sur les principales classes d’actifs. Selon nous, l’opération la plus directe consiste à anticiper une baisse de l’indice de volatilité du CBOE, le VIX (indice qui reflète la volatilité attendue du S&P 500). Après avoir évolué autour de 17 fin avril, une issue diplomatique pourrait le rapprocher de son plus bas depuis le début de l’année à 14. Les investisseurs peuvent envisager de vendre des options d’achat « hors de la monnaie » sur le VIX (options dont le prix d’exercice est au-dessus du niveau actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) ou d’acheter des « spreads » d’options de vente (stratégie combinant l’achat et la vente d’options de vente à des prix d’exercice différents) afin de profiter d’un apaisement attendu. Pour les actions, la baisse du risque géopolitique constitue un soutien, notamment pour le S&P 500. La hausse des contrats à terme sur le S&P suggère qu’un mouvement de hausse durable est possible si un accord paraît probable. Nous recommandons l’achat d’options d’achat à court terme sur l’ETF SPY (fonds coté qui réplique le S&P 500) pour obtenir une exposition amplifiée (effet de levier via les options) à ce potentiel de hausse.

Energy Market Implications

L’impact le plus marqué pourrait toutefois concerner l’énergie. Selon des estimations récentes de l’Agence internationale de l’énergie, un accord formel pourrait permettre le retour sur le marché mondial d’environ 1,5 million de barils par jour de pétrole iranien. Cette hausse de l’offre exercerait une pression baissière sur les prix du brut, ce qui rend des options de vente à échéance lointaine sur les contrats à terme de WTI (pétrole américain de référence) ou sur le fonds USO (ETF lié au pétrole) intéressantes comme couverture (position destinée à limiter les pertes sur un autre actif). Sur le marché des changes, on peut s’attendre à une poursuite de la faiblesse du dollar à mesure que son rôle de valeur refuge s’atténue. Un phénomène comparable a été observé au second semestre 2025, lorsque des discussions initiales entre les deux pays ont commencé à progresser. Dans ce contexte, l’achat d’options de vente sur l’Invesco DB USD Bullish Fund, UUP (ETF conçu pour profiter d’une hausse du dollar) pourrait être rentable si des capitaux sortent du billet vert. Enfin, cet environnement est négatif pour les métaux précieux comme l’or, qui ont tendance à bénéficier de l’incertitude. L’or a déjà eu du mal à conserver des gains au-dessus de 2.400 dollars l’once, et une issue pacifique accélérerait probablement sa baisse. Nous voyons une opportunité de vendre des « call spreads » (stratégie consistant à vendre une option d’achat et à en acheter une autre à un prix d’exercice plus élevé pour limiter le risque) sur l’ETF aurifère GLD, en pariant que l’accalmie géopolitique limitera toute nouvelle hausse. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Kashkari s’est opposé en raison de l’incertitude liée à Ormuz, appelant le communiqué de la Fed à signaler la possibilité de hausses de taux successives

Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Minneapolis, Neel Kashkari, a déclaré qu’il avait voté contre la décision lors de la réunion d’avril sur la politique monétaire (les décisions sur les taux d’intérêt). Il a évoqué l’incertitude autour du détroit d’Ormuz et estimé que le communiqué de la Fed devait mentionner le risque d’une hausse des taux. Il a indiqué qu’un choc de prix suffisamment important (une hausse brutale des prix, par exemple de l’énergie) pourrait modifier les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent de l’inflation future). Cela pourrait conduire à une série de relèvements de taux afin de maintenir l’objectif d’inflation de 2% de la Fed.

Dissension au sein de la Fed et risques d’inflation

Selon lui, une fermeture prolongée du détroit pourrait provoquer un choc de prix. Cela pourrait influencer les anticipations d’inflation et entraîner une réaction forte de la politique monétaire. Il a ajouté que même si le détroit d’Ormuz rouvrait rapidement, l’inflation pourrait rester élevée. Cela impliquerait des taux maintenus inchangés pendant une longue période. Il a précisé qu’avant la guerre, l’inflation devait reculer, ce qui pouvait permettre une nouvelle baisse de taux cette année. Il a jugé que la situation n’avait pas assez évolué en mars pour modifier le communiqué de politique monétaire. Après ces déclarations, le dollar s’est affaibli. Au moment de la publication, l’indice du dollar (mesure du dollar face à un panier de grandes devises) reculait de 0,2% à 97,90.

Conséquences de marché et positionnement

Le fait qu’un responsable important de la Fed s’oppose à la décision en demandant de reconnaître le risque de hausse des taux a fait disparaître une partie de la visibilité sur la politique monétaire. Cette position plus stricte (une approche « faucon », c’est‑à‑dire favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation) est directement liée aux tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, un point de passage étroit essentiel pour l’énergie mondiale. Les marchés doivent désormais intégrer une probabilité non nulle de relèvements de taux, un scénario auparavant largement écarté. L’effet le plus immédiat concerne l’énergie: environ 21 millions de barils de pétrole y transitent chaque jour, soit plus de 20% de la consommation mondiale. Le Brent (référence mondiale du prix du pétrole) a déjà grimpé vers 95 dollars le baril, et l’indice de volatilité du pétrole brut du CBOE (OVX, un indicateur des variations attendues du prix du pétrole issues des options) a bondi de plus de 30% sur la dernière semaine. Une façon directe de se positionner sur un risque de rupture d’approvisionnement consiste à acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur des contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard) de pétrole ou sur des ETF (fonds cotés en Bourse) liés au pétrole. Cette incertitude modifie fortement les perspectives de taux, alors que l’inflation reste à 2,8% selon le dernier rapport CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation). Avant cela, les futures SOFR (contrats à terme basés sur le taux SOFR, un taux de référence du marché monétaire américain) intégraient 40% de probabilité d’une baisse de taux d’ici la fin de l’année, mais ce positionnement paraît désormais fragile. Les investisseurs peuvent envisager de vendre des futures de taux à court terme ou d’acheter des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé à l’avance) sur des ETF du Trésor américain, afin de se protéger contre un ajustement des prix vers une Fed plus stricte. Pour les actions, la combinaison d’une énergie plus chère et d’un risque de taux plus élevés constitue un frein important. Il faut s’attendre à davantage de volatilité (variations rapides des prix) et à un risque de baisse pour les grands indices. Acheter des options de vente de protection sur le S&P 500 peut servir de couverture, car une phase durable d’aversion pour le risque (préférence pour les actifs jugés plus sûrs) peut rapidement s’installer. La faiblesse initiale du dollar peut surprendre, mais elle reflète probablement des craintes immédiates de stagflation (croissance faible avec inflation élevée) plutôt qu’un changement de politique. Si le ton de la Fed continue de se durcir en réponse aux données d’inflation, le dollar pourrait se redresser nettement. Une approche consiste à acheter des options d’achat très éloignées du prix actuel (« out of the money », options dont l’exercice n’est pas avantageux au prix actuel) sur l’indice du dollar, un moyen peu coûteux de parier sur ce rebond. En regard, on a vu combien le sentiment de marché peut changer vite début 2025, lorsque les premières inquiétudes sur l’inflation des services (hausse des prix dans les services, par exemple santé, loyers, loisirs) avaient été sous-estimées avant de provoquer une correction. La situation actuelle paraît similaire: un risque en formation semble minimisé par la réaction initiale du marché. Le point clé est que la volatilité implicite (volatilité intégrée dans le prix des options, donc l’amplitude de mouvement anticipée par le marché) sur l’ensemble des classes d’actifs pourrait être trop faible au vu du contexte.

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Huw Pill appelle à agir plus vite face aux nouvelles pressions inflationnistes, estimant que des conditions financières plus restrictives constituent une réponse appropriée

L’économiste en chef de la Banque d’Angleterre (BoE), Huw Pill, a déclaré que le durcissement des conditions financières — c’est-à-dire un accès au crédit plus difficile et plus cher — semblait être une réponse raisonnable au risque d’inflation lié à la guerre entre les États-Unis et l’Iran, selon Reuters. Il a indiqué que le Comité de politique monétaire (MPC) ne veut pas se verrouiller sur une trajectoire de taux d’intérêt et doit rester flexible. Il a ajouté que le MPC a aussi précisé être prêt à agir si nécessaire. Pill a expliqué qu’il se distinguait de la plupart des membres du MPC, car il craignait davantage que la désinflation — le ralentissement de la hausse des prix, sans baisse généralisée — ne s’essouffle, même avant la guerre en Iran.

La Banque d’Angleterre signale sa flexibilité

Selon lui, cela l’a conduit à privilégier une réaction plus rapide face à de nouvelles pressions inflationnistes. La paire GBP/USD (livre sterling contre dollar) n’a pas réagi immédiatement et gagnait en dernier lieu 0,1% à 1,3617. L’image est différente aujourd’hui, car les risques géopolitiques immédiats se sont atténués et l’économie a encaissé le choc. Les dernières données d’inflation au Royaume-Uni pour avril 2026 ressortent à 2,5%, un niveau encore nettement au-dessus de l’objectif de 2%. Cette persistance explique pourquoi la Banque a maintenu son taux directeur — le principal taux fixé par la banque centrale, qui influence les taux de crédit et d’épargne — à 5,75% depuis six mois. Cette incertitude rend attrayantes des options qui profitent d’un mouvement de prix, quelle que soit la direction. Les options sont des contrats qui donnent le droit (mais pas l’obligation) d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance. La volatilité implicite sur la livre — l’anticipation par le marché de l’ampleur des variations futures, déduite des prix des options — progresse, ce qui suggère que le marché s’attend à une sortie de la récente phase de fluctuations limitées. Les traders peuvent envisager des stratégies comme les straddles sur GBP/USD : acheter simultanément une option d’achat (call) et une option de vente (put) avec le même prix d’exercice et la même échéance, afin de miser sur un mouvement important, même sans savoir s’il sera haussier ou baissier, si la Banque surprend dans sa prochaine communication.

Se positionner sur la volatilité de la livre

Du côté des marchés de taux, les contrats à terme (futures) — des contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé — n’intègrent actuellement qu’environ 50% de probabilité d’une seule baisse de taux de 0,25 point avant fin 2026. Cela traduit une forte incertitude sur la capacité de l’inflation à ralentir suffisamment pour permettre une détente. Il peut y avoir une opportunité à se positionner sur l’hypothèse que la Banque maintiendra des taux élevés plus longtemps que ce que le marché anticipe. Alors que la livre a reculé par rapport à ses sommets de 2025 pour évoluer autour de 1,2850 aujourd’hui, la devise est sensible à toute surprise « hawkish » (ton plus dur), c’est-à-dire une communication laissant entendre une politique monétaire plus restrictive et des taux plus élevés. Une approche consiste à utiliser des produits dérivés de change — des instruments financiers dont la valeur dépend du taux de change — pour se protéger contre un regain de vigueur de la livre. Acheter des options d’achat GBP « hors de la monnaie » (out-of-the-money), c’est-à-dire avec un prix d’exercice au-dessus du cours actuel et donc moins chères, offre un moyen à coût limité de se positionner sur un possible rebond si les anticipations de baisse de taux sont repoussées à 2027.

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L’ISM manufacturier américain d’avril sera publié à 14h00 GMT, susceptible de peser sur la volatilité et l’orientation de l’EUR/USD

L’indice PMI manufacturier ISM des États-Unis pour avril est attendu à 14h00 GMT. Le consensus le donne à 53,0, après 52,7 en mars. Des chiffres plus solides peuvent renforcer les anticipations de hausses de taux à court terme de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis). À l’inverse, des chiffres plus faibles peuvent les atténuer. Les récents propos du président de la Fed, Jerome Powell, suggèrent une attention particulière aux tensions inflationnistes (hausse durable des prix).

Composantes clés de l’ISM à surveiller

Les marchés suivront aussi l’indice de l’emploi, les prix payés et les nouvelles commandes. La composante « Prices Paid » (prix payés par les entreprises, un indicateur des coûts d’achat des intrants comme l’énergie et les matières premières) est attendue à 80,0, après 78,3, et est reliée ici à la hausse de l’énergie après la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz (route maritime majeure pour le pétrole). La composante emploi de l’ISM (tendance des embauches dans l’industrie) est attendue à 49,0, après 48,7. L’EUR/USD progresse de 0,17% vers 1,1750, proche du niveau de Fibonacci à 50% à 1,1745 (niveau technique calculé à partir d’un mouvement précédent) pour le mouvement de 1,1408 à 1,2082. La paire évolue au-dessus de la moyenne mobile exponentielle (EMA, moyenne mobile donnant plus de poids aux cours récents) à 20 jours vers 1,1703, tandis que le RSI (indice de force relative, oscillateur mesurant le momentum) est autour de 56. Les résistances (niveaux où le cours peut buter) se situent à 1,1825, 1,1938 et 1,2082, avec des supports (niveaux où le cours peut trouver une base) à 1,1703, 1,1666, 1,1567 et 1,1408. L’ISM PMI est un indicateur mensuel basé sur une enquête auprès des entreprises, qui mesure l’activité des usines américaines. Au-dessus de 50, l’activité est en expansion ; en dessous de 50, elle est en contraction.

Implications pour la politique et les marchés

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La livre sterling progresse face au yen, évoluant juste au-dessus de 213,00 après s’être reprise des plus bas de 211,78 atteints plus tôt, sur fond de soupçons d’intervention

La paire GBP/JPY est repassée au-dessus de 213,00 vendredi, après être tombée à 211,78 plus tôt dans la séance. Au moment de la rédaction, elle évoluait de quelques pips au-dessus de 213,00. La paire a chuté d’environ 200 pips en début d’échanges européens, tandis que les autres paires liées au yen évoluaient dans le même sens. Le mouvement s’est produit sans catalyseur macroéconomique évident et a été attribué à une possible deuxième intervention du ministère japonais des Finances (action officielle sur le marché des changes) en deux jours.

Le risque d’intervention sur le yen se renforce

Un haut responsable japonais a averti que Tokyo pourrait agir à nouveau dans des conditions de marché plus creuses liées au jour férié du 1er mai (Fête du Travail). Le Japon entre aussi dans la période de congés de la Golden Week (suite de jours fériés, souvent associée à des volumes d’échanges plus faibles). Jeudi, GBP/JPY a perdu près de 600 pips au plus bas, avant de récupérer presque la moitié du mouvement en fin de journée. La hausse plus générale du yen est intervenue après le passage de USD/JPY au-dessus de 160,00, un seuil perçu comme un niveau pouvant déclencher une action des autorités japonaises. Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu son taux directeur (taux d’intérêt de référence fixé par la banque centrale) à 3,75% par 8 voix contre 1. L’objectif de la BoE est une inflation à 2% (hausse annuelle des prix), et elle utilise les taux directeurs, l’assouplissement quantitatif (achats d’actifs pour injecter de la liquidité et faciliter le crédit) et le resserrement quantitatif (réduction de ces achats ou vente d’actifs pour retirer de la liquidité) afin d’influencer les conditions de crédit et la livre. La volatilité (amplitude des variations de prix) est très forte sur les paires en yen, avec GBP/JPY qui oscille vivement autour de 213,00. Cela s’explique très probablement par des achats de yen par les autorités japonaises, rendant ces grands mouvements plus fréquents à court terme. Ces opérations ont lieu pendant la Golden Week, une période où les volumes plus faibles renforcent l’impact des ordres.

Les traders d’options face à une volatilité plus élevée

Le déclencheur semble être le franchissement du seuil de 160 sur USD/JPY, un niveau que le ministère des Finances défend clairement. Lors d’un épisode comparable en 2024, les autorités avaient dépensé un montant record de 9 790 milliards de yens (62,2 milliards de dollars) en environ un mois pour soutenir leur monnaie. Cet historique montre qu’elles disposent de moyens importants et de la volonté d’intervenir à nouveau, ce qui laisse envisager d’autres interventions non annoncées. De l’autre côté, la livre reste soutenue car la Banque d’Angleterre continue de lutter contre l’inflation. Les derniers chiffres d’inflation au Royaume-Uni pour avril 2026, à 3,2%, demeurent nettement au-dessus de la cible de 2%, ce qui réduit l’intérêt de baisser le taux directeur à 5,25%. Cet écart important entre les taux d’intérêt britanniques et japonais exerce une pression structurelle (force de fond liée aux fondamentaux économiques) qui tend à pousser GBP/JPY à la hausse sur le long terme. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cela signifie que la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) des options GBP/JPY devrait rester élevée dans les prochaines semaines. Dans ce contexte, vendre des options est risqué, car une nouvelle intervention soudaine pourrait entraîner des pertes importantes. À l’inverse, des stratégies qui profitent de grands mouvements, comme l’achat de straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour miser sur un mouvement important sans choisir le sens), peuvent être plus adaptées pour gérer cette incertitude sans parier sur la direction du prochain mouvement de 400 pips.

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Après les gains enregistrés en Europe, le yen recule face au dollar ; l’USD/JPY rebondit vers 156,55, légèrement en baisse

Le yen japonais a effacé ses gains initiaux face au dollar américain en début de séance nord-américaine vendredi. L’USD/JPY est remonté vers 156,55 après être tombé autour de 155,50, laissant la paire légèrement en baisse sur la journée. Le mouvement brusque du yen observé en début de séance européenne a été associé à une possible action du Japon sur le marché des changes (marché où s’échangent les monnaies). Aucune annonce officielle n’a toutefois été faite. Les anticipations d’une action non annoncée (intervention discrète) ont suivi les propos de la ministre des Finances, Satsuki Katayama, jeudi, indiquant que le pays se rapprochait de mesures « décisives » sur les devises. La hausse initiale du yen s’est ensuite atténuée au fil de la séance. La progression de l’USD/JPY est restée limitée, le dollar se repliant sur l’ensemble des marchés, malgré des attentes selon lesquelles la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) ne baisserait pas ses taux cette année. L’outil CME FedWatch (indicateur de marché qui estime les probabilités de décisions de la Fed à partir des contrats à terme) évalue à 83,6 % la probabilité que la Fed maintienne ses taux dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 % jusqu’à la fin de l’année. L’attention se porte plus tard vendredi sur l’indice ISM manufacturier américain PMI d’avril à 14h00 GMT. Le PMI (indice des directeurs d’achat, baromètre de l’activité) est attendu à 53,0, contre 52,7 en mars. Les mouvements récents et rapides de l’USD/JPY, entre 155,50 et 156,55, signalent une période de forte volatilité (variations rapides et amples des cours) à venir. Ce type d’évolution, alimenté par des soupçons d’intervention japonaise (achats de yen ou ventes de dollars par les autorités pour influencer le taux de change), montre que miser sur un seul sens est très risqué. Il faut privilégier des approches capables de tirer parti de ces variations dans les prochaines semaines. Le ministère japonais des Finances a depuis confirmé avoir dépensé environ 5 500 milliards de yens pour soutenir la monnaie, sa plus forte action sur une journée depuis les interventions de fin 2022. Même si cela a fait baisser la paire temporairement, la pression de fond liée aux écarts de taux d’intérêt (différence entre les rendements des actifs en dollars et en yens, qui pousse souvent les investisseurs vers la devise la mieux rémunérée) reste un moteur puissant. Cela confirme que les autorités sont prêtes à agir, ce qui instaure pour l’instant un plafond souple (zone de résistance susceptible de limiter la hausse sans la bloquer durablement) vers 157-158. L’incapacité du dollar à rebondir nettement est aussi un élément clé, surtout après l’indice ISM manufacturier américain de la semaine dernière, ressorti à 51,5, en dessous des 53,0 attendus. Cela renforce l’idée que, même si la Fed laisse ses taux inchangés, les données économiques pourraient ne pas suffire à soutenir un dollar nettement plus fort. Ainsi, toute hausse de l’USD/JPY devrait se faire lentement, entrecoupée de replis rapides.

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La croissance des prêts bancaires en Inde est restée stable à 15 % en avril, inchangée par rapport aux niveaux précédents

La croissance des prêts bancaires en Inde est restée à 15% sur un an au 20 avril. Ce chiffre est identique à la lecture précédente. Les données montrent que l’augmentation du crédit est restée stable au début du mois. Aucune variation n’a été constatée du taux de croissance.

Implications Pour Le Positionnement Actions

La stabilité de la croissance des prêts bancaires à 15% en avril suggère que la dynamique économique observée plus tôt cette année tient bon. Cette demande de crédit élevée, notamment alors que l’indice PMI manufacturier (un indicateur basé sur des enquêtes auprès des entreprises pour mesurer l’activité industrielle; au-dessus de 50, l’activité progresse) a récemment atteint un plus haut de deux ans à 59,1, soutient une vision favorable. En conséquence, il peut être pertinent de conserver des positions acheteuses sur les contrats à terme (futures: contrats standardisés pour acheter ou vendre un actif à une date future) sur le Nifty 50 à court terme. Cette progression continue des encours de crédit est plutôt favorable à la rentabilité des banques, car elle peut améliorer la marge nette d’intérêt (écart entre les intérêts perçus sur les prêts et les intérêts versés sur les dépôts, rapporté au bilan). Cela rappelle la hausse des valeurs bancaires observée au dernier trimestre 2025 lors de publications similaires. Il peut y avoir un intérêt à acheter des options d’achat (call: droit, et non obligation, d’acheter à un prix fixé) sur le Bank Nifty ou à mettre en place des « bull call spreads » (stratégie combinant l’achat d’un call et la vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût et plafonner le gain) sur de grandes banques privées. Toutefois, une croissance durablement élevée maintiendra la Banque de réserve de l’Inde (RBI) en alerte sur l’inflation, récemment montée à 5,2%. La probabilité d’une baisse des taux lors de la prochaine réunion diminue nettement. Les traders peuvent donc regarder des positions via des swaps indexés au jour le jour (OIS: contrats de taux où l’on échange un taux fixe contre un taux variable lié à un taux au jour le jour, utilisés pour se couvrir ou prendre une vue sur les taux) qui anticipent un scénario de taux « plus élevés plus longtemps ». La combinaison d’une économie solide et d’une banque centrale restrictive (hawkish: orientation privilégiant des taux plus élevés pour contenir l’inflation) devrait soutenir la roupie indienne. Après avoir évolué dans une fourchette étroite entre 83,00 et 83,50 face au dollar pendant l’essentiel de 2026, ces données pourraient déclencher une cassure à la baisse. Vendre des futures USD/INR ou acheter des options de vente (put: droit de vendre à un prix fixé) sur la paire devient une stratégie envisageable.

Principaux Risques Et Points À Surveiller

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