À taux inchangés, la BCE fait face à des risques d’inflation croissants, sur fond de ralentissement de l’économie dans un contexte complexe

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux directeurs inchangés jeudi. Le ton de la réunion a montré un contexte économique plus compliqué. La hausse des prix de l’énergie devrait maintenir l’inflation au-dessus de l’objectif à court terme. La BCE a indiqué que les risques sur l’inflation penchent désormais à la hausse.

Perspectives de croissance en baisse

Les perspectives de croissance se dégradent, avec davantage d’incertitude, une confiance des entreprises plus faible et des tensions accrues sur les chaînes d’approvisionnement (c’est-à-dire les difficultés à produire et à livrer en raison de manque de pièces, de transport ou de capacités). Les coûts élevés de l’énergie réduisent aussi le revenu des ménages et freinent l’investissement, ce qui pèse sur l’activité. Christine Lagarde a déclaré que l’économie abordait cette période depuis une situation plutôt solide, la demande intérieure (consommation et investissement au sein de la zone euro) apportant encore un certain soutien. Elle a ajouté que les perspectives restent très incertaines et que les risques sur la croissance penchent à la baisse. Sur l’inflation sous-jacente (l’inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et souvent l’alimentation, utilisée pour mesurer la tendance de fond), les tensions salariales semblent se détendre progressivement. Les anticipations d’inflation à long terme (ce que ménages et investisseurs attendent comme inflation dans plusieurs années, un indicateur clé de crédibilité) restent proches de l’objectif de 2%. Ce mélange conduit la BCE à attendre de nouvelles données, sans s’engager sur une trajectoire de taux précise. Les décideurs observent l’évolution de l’inflation et de la croissance dans les prochains mois.

Conséquences pour les marchés et positionnement

L’inflation s’avère plus persistante que prévu, ce qui complique une baisse rapide des taux. Dans le même temps, la croissance de la zone euro est très faible, ce qui augmente la pression pour assouplir la politique monétaire afin d’éviter une récession (baisse généralisée et durable de l’activité). Ce tiraillement peut entraîner une forte volatilité (des variations rapides et importantes des prix) sur les marchés de taux. Une approche consiste à utiliser des options (des contrats qui donnent le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) qui gagnent en cas de mouvement important, quel que soit le sens, comme des straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) sur des contrats à terme EURIBOR (produits financiers dont le prix reflète les anticipations de taux d’intérêt à court terme en zone euro). Si le marché anticipe un scénario trop « linéaire », des données contradictoires peuvent conduire à une décision de la BCE plus brusque et inattendue. Un autre thème consiste à se positionner sur une pente de courbe des taux plus forte : les taux à court terme peuvent être contenus par le risque immédiat de ralentissement, tandis que les taux à plus long terme restent sensibles au risque d’inflation durable. Cela peut créer des stratégies qui profitent de l’écart croissant entre courts et longs taux (la « courbe des taux », qui compare les rendements selon la durée).

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USD/JPY se stabilise après une chute sur fond d’avertissement d’intervention, les mises en garde de Tokyo ayant porté le yen à la hausse sur l’ensemble du marché

L’USD/JPY s’est stabilisé après une forte chute jeudi, liée à des avertissements d’intervention de Tokyo (c’est-à-dire une action des autorités sur le marché des changes pour influencer le yen). La paire évoluait près de 156,61 après avoir touché 155,56, un plus bas depuis le 27 février, et affichait un repli d’environ 2,4% sur la séance. L’indice du dollar (US Dollar Index, un indicateur qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) se situait autour de 98,28, en baisse de près de 0,68%. Les tensions au Moyen-Orient étaient citées comme un facteur susceptible de limiter une nouvelle baisse du dollar. Reuters, citant un article du Nikkei fondé sur une source gouvernementale, indique que le Japon aurait acheté des yens et vendu des dollars jeudi (en pratique, cela revient à soutenir le yen). Aucune confirmation officielle n’a été donnée, après que la ministre des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré que les autorités « se rapprochaient de mesures décisives ». Le PIB américain (la production totale de l’économie) a progressé de 2% en rythme annualisé au 1er trimestre 2026, contre 0,5% auparavant, et sous le consensus de 2,3%. L’indice PCE (mesure de l’inflation suivie de près par la Réserve fédérale) a augmenté de 0,7% sur un mois en mars, contre 0,4% en février, sa plus forte hausse depuis juin 2022, tandis que le PCE « core » (hors alimentation et énergie, donc plus stable) a progressé de 0,3% contre 0,4%. Jerome Powell a indiqué que la politique monétaire est « bien positionnée » pour attendre et observer, alors que les responsables évaluent la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Les opérateurs surveillent les titres en provenance de Tokyo et le détroit d’Ormuz, alors que la hausse des prix du pétrole pèse sur le yen. Sur le plan technique, l’USD/JPY est passé sous ses moyennes mobiles à 50 et 100 jours (des repères utilisés pour estimer la tendance). Le RSI (indicateur de dynamique, souvent interprété comme un signal de faiblesse quand il est bas) se situait autour du milieu des 30, et le MACD (autre indicateur de tendance) restait négatif. La résistance (zone où la hausse a tendance à buter) se situe vers 157 puis 158,56, tandis que le support (zone où la baisse peut se stabiliser) est proche de 154. On observe un mouvement marqué sur l’USD/JPY après une intervention présumée des autorités, un risque que les opérateurs doivent intégrer. Cela rappelle avril et mai 2024, lorsque les autorités auraient dépensé près de 10.000 milliards de yens pour défendre la monnaie à des niveaux similaires. La chute rapide vers 155 montre que Tokyo veut empêcher une nouvelle faiblesse du yen.

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Un responsable anonyme a déclaré que le président Trump envisageait des mesures pour lever le blocus du détroit d’Ormuz

Le président américain Donald Trump examine des solutions pour mettre fin à la fermeture du détroit d’Ormuz, a indiqué à l’Associated Press une source ayant requis l’anonymat. Selon cette source, ces démarches sont liées aux actions de l’Iran qui perturbent le transport maritime (le passage des navires) dans le détroit. Les options étudiées n’incluent pas la levée du blocus américain des ports iraniens. La stratégie consisterait plutôt à travailler avec des alliés afin d’augmenter le coût pour l’Iran — c’est‑à‑dire les mesures de pression et les sanctions possibles — s’il continue de tenter d’entraver le transit de l’énergie dans cette voie maritime. Le fait d’évoquer une réponse coordonnée des alliés, plutôt qu’une baisse rapide des tensions, suggère que la forte instabilité des prix du pétrole va durer. Il faut s’attendre à de brusques variations de prix dans les prochaines semaines, au gré des rumeurs et des annonces officielles. Les intervenants peuvent utiliser des « straddles » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, avec le même prix d’exercice et la même échéance) sur des ETF pétroliers (fonds cotés en Bourse qui répliquent un indice ou un panier lié au pétrole) pour profiter de cette instabilité, quel que soit le sens du mouvement. Cette situation tend aussi à limiter l’offre physique de pétrole, car environ 20% de l’approvisionnement mondial est exposé au statut du détroit. Après un bond récent des contrats à terme sur le Brent au‑delà de 110 dollars le baril, la courbe des prix à terme s’est accentuée en « backwardation » (les contrats à court terme sont plus chers que ceux à plus long terme, ce qui traduit souvent une tension immédiate sur l’offre). Des stratégies consistant à être acheteur sur les contrats à terme les plus proches sur le WTI ou le Brent (contrats standardisés de livraison future; WTI et Brent sont deux références mondiales) peuvent être favorables, d’autant que les dernières données de l’EIA (agence américaine de l’énergie) montrent une baisse imprévue des stocks de pétrole brut aux États‑Unis.

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Après son pic à 555,45 $, Microsoft est entré dans la vague (II), touchant un point bas à 356,07 $, amorçant une correction en trois vagues.

Microsoft (MSFT) a atteint un record historique de 555,45 $ le 31 juillet 2025. Le titre est ensuite retombé à 356,07 $ le 28 mars 2026, un mouvement identifié comme la vague (II) (un recul au sein d’une lecture en « vagues » du marché). Après le 28 mars 2026, l’action est repartie à la hausse dans la vague (III). Elle doit encore dépasser 555,45 $ pour réduire le risque d’une « double correction » (deux baisses successives qui prolongent la phase de repli).

Wave Structure From The March Low

Depuis le point bas à 356,07 $, la vague (1) s’est terminée à 386,29 $ et la vague (2) a reculé à 367,05 $. La vague (3) est ensuite montée jusqu’à 433,94 $ sur le graphique 30 minutes (un graphique intraday, utile pour voir les mouvements de court terme). La vague (4) a reflué à 404,61 $. La vague (5) a atteint 445,24 $, ce qui achève la vague ((1)) (première étape d’un mouvement plus large). Un repli en vague ((2)) est en cours pour corriger la hausse depuis le 28 mars 2026. Cette correction est décrite comme susceptible de se faire en trois ou sept « swings » (des allers-retours, c’est-à-dire des phases successives de hausse et de baisse) avant la reprise de la tendance haussière. Un niveau pivot est fixé à 367,23 $ (niveau technique clé servant de repère). Tant que le prix reste au-dessus de 367,23 $, les replis sont attendus en trois ou sept swings.

Options Strategies For The Pullback

Après le rallye depuis le point bas du 28 mars, le marché connaît un repli correctif, présenté comme une opportunité d’achat. Ce scénario haussier est appuyé par les fondamentaux récents: Microsoft a publié le 25 avril des résultats du T1 2026 supérieurs aux attentes, avec un chiffre d’affaires au-dessus des prévisions de 4% et une croissance annuelle de 28% de l’activité cloud Azure (services informatiques à distance via internet). Le repli actuel permet de se positionner avant la prochaine phase de hausse attendue. Pour les investisseurs qui anticipent un maintien au-dessus des récents plus bas, une stratégie consiste à vendre des « put spreads de crédit » hors de la monnaie (montage d’options qui encaisse une prime au départ: vente d’un put et achat d’un put plus bas pour limiter le risque; « hors de la monnaie » signifie que le prix d’exercice est en dessous du cours actuel). On peut envisager des puts avec des prix d’exercice sous le plus bas récent à 404,61 $, par exemple 390 $ ou 380 $, sur des échéances mai ou juin 2026 (date d’expiration de l’option). Cette approche vise à profiter de l’érosion de la valeur temps (la prime d’une option baisse à mesure que l’échéance approche) si l’action reste au-dessus de ces zones. Pour viser plus directement la prochaine jambe de hausse vers le record, l’achat de « bull call spreads » est une alternative à risque défini (achat d’un call et vente d’un call plus haut pour réduire le coût; un call est une option d’achat). Par exemple, acheter un call proche de 420 $ et vendre un call autour de 450 $ pour financer une partie de la position. Un schéma comparable avait été observé lors du redressement de 2023, quand de grandes valeurs technologiques ont marqué une pause avant de reprendre leur tendance haussière. Le niveau le plus important reste le pivot à 367,23 $. Un passage sous ce support (zone où la demande a tendance à freiner la baisse) invaliderait la structure haussière de court terme et signalerait une correction plus profonde et plus complexe. Dans ce cas, toute position haussière sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend du titre, comme les options) doit prévoir une sortie ou une couverture (réduction du risque via une position compensatrice) si ce niveau est enfoncé.

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Les économistes de NBC estiment que l’économie canadienne a progressé de 0,2 % en février, tandis que le PIB sectoriel du T1 est en voie d’atteindre 1,7 % en rythme annualisé, malgré des vents contraires

L’économie canadienne a progressé de 0,2 % en février. Le PIB du premier trimestre, mesuré par secteur d’activité, se dirige vers une hausse annualisée (rythme sur un an) de 1,7 %, malgré une stagnation attendue en mars. Le rebond de l’industrie manufacturière est décrit comme surtout technique, c’est‑à‑dire lié à des effets de calendrier ou de rattrapage, et non à une amélioration durable de la demande. Hors industrie manufacturière, l’activité globale est restée stable.

Une croissance de fond moins convaincante

La population recule, ce qui réduit le PIB potentiel (la capacité de l’économie à croître sans tensions). Le PIB par habitant est en passe d’enregistrer sa plus forte hausse en 15 trimestres, à +2,1 % en rythme annualisé. Les économistes évoquent des risques persistants liés aux droits de douane (taxes sur les importations) et à la géopolitique (tensions internationales). Ils citent aussi la hausse des prix des matières premières (énergie, métaux, produits agricoles), qui renchérit les coûts des entreprises, et un immobilier faible, qui pèse sur l’activité. L’article précise qu’il a été produit avec l’aide d’un outil d’IA et vérifié par un éditeur. Les dernières données confirment que l’économie a résisté au premier trimestre, avec 1,7 % de croissance annualisée. Mais ce chiffre est trompeur : un rebond technique de l’industrie manufacturière masque la stagnation ailleurs. En clair, la progression affichée paraît moins solide qu’elle n’en a l’air, et la fragilité de l’économie reste un sujet de préoccupation pour les marchés.

Se positionner face à une volatilité accrue

Dans ce contexte incertain, des stratégies visant à tirer profit d’une hausse de la volatilité (amplitude des variations de marché) peuvent être envisagées. Acheter un straddle ou un strangle sur l’ETF XIU (fonds coté qui réplique un indice) permet de bénéficier d’un mouvement marqué, quel qu’en soit le sens : – straddle : achat simultané d’un call et d’un put (options d’achat et de vente) au même prix d’exercice, pour miser sur un grand mouvement ; – strangle : même approche, mais avec des prix d’exercice différents, souvent moins coûteuse, mais nécessitant un mouvement plus important. La faiblesse de l’immobilier, avec des ventes de logements en baisse de 1,6 % en mars 2026, confirme ces vents contraires. La Banque du Canada a aussi maintenu son taux directeur à 4,75 % en avril, signalant qu’elle reste prudente quant à la solidité réelle de l’économie. Ce cadre plaide pour une protection à la baisse, par exemple via des options de vente (put options, qui gagnent en valeur si le cours baisse) sur les grandes banques canadiennes ou des ETF immobiliers. Le risque géopolitique doit également être intégré, notamment l’incertitude autour de la révision de l’accord commercial CUSMA (Canada–États‑Unis–Mexique) prévue cet été. Cela menace directement les secteurs manufacturier et automobile, ceux-là mêmes qui ont temporairement soutenu le PIB du premier trimestre. Des prix des matières premières élevés — avec le WTI (pétrole américain de référence) autour de 85 dollars le baril — compliquent encore la situation en augmentant les coûts. Ce tableau fragile suggère une pression possible sur le dollar canadien face au dollar américain. L’écart entre une reprise surtout technique au Canada et une croissance plus stable aux États‑Unis pourrait affaiblir le « loonie » à court terme. Une couverture peut passer par l’achat d’options d’achat (call options) sur la paire USD/CAD, afin de se protéger — ou de profiter — d’une hausse du dollar américain contre le dollar canadien.

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La livre sterling grimpe à 1,3550 face au dollar après le maintien des taux de la BoE à 3,75 % ; un PIB américain plus faible soutient la demande

GBP/USD a progressé de 0,6% jeudi, autour de 1,3550, après que la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu ses taux à 3,75% par 8 voix contre 1, et que la croissance du PIB américain au premier trimestre est ressortie en dessous des prévisions. Le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, a estimé qu’il était « raisonnable » de maintenir les taux à 3,75% compte tenu de la situation au Royaume-Uni et des incertitudes liées au Moyen-Orient. Il a aussi indiqué qu’il serait une erreur d’attendre des « effets de second tour » avant d’agir (c’est-à-dire le moment où la hausse des prix entraîne des hausses de salaires, qui alimentent ensuite une nouvelle hausse des prix).

Données Royaume-Uni / États-Unis au centre de l’attention

Aux États-Unis, les nouvelles demandes d’allocations chômage (nombre de personnes demandant une indemnisation pour la première fois) ont reculé à 189 000 lors de la semaine close le 25 avril, contre 215 000 attendu. Le chiffre de la semaine précédente a été révisé à 215 000, contre 214 000 initialement. L’indice des prix PCE (mesure de l’inflation suivie de près par la Réserve fédérale, basée sur les dépenses de consommation) a augmenté à 3,5% sur un an en mars, après 2,8% en février, conforme aux attentes, et a progressé de 0,7% sur un mois. L’estimation préliminaire du PIB du T1 a montré une croissance au rythme annualisé de 2% (taux « annualisé » : rythme extrapolé sur un an), contre 2,3% attendu. Sur le graphique en quatre heures, GBP/USD s’échangeait à 1,3556, au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, c’est-à-dire moyenne des cours sur une période donnée) à 20 périodes à 1,3513 et de la SMA à 100 périodes à 1,3501, avec un RSI proche de 61 (RSI : indicateur de dynamique qui mesure la force du mouvement des prix). La résistance se situe à 1,3561, tandis que les supports incluent 1,3535, 1,3517, 1,3501 et 1,3499. Nous avons observé une dynamique similaire en 2025, lorsqu’une Banque d’Angleterre restrictive et un PIB américain faible ont poussé la livre à la hausse face au dollar. Aujourd’hui toutefois, la BoE s’oriente plutôt vers des baisses de taux plus tard cette année, car l’inflation au Royaume-Uni, bien qu’encore élevée, a ralenti à 3,2%. Cela contraste avec le ton nettement plus restrictif de l’époque, et donne une configuration différente pour la paire.

Divergence de politique monétaire et implications pour le marché

La faiblesse de la croissance américaine revient régulièrement, la dernière lecture du PIB du T1 à 1,6% ayant nettement déçu, rappelant le ralentissement observé en 2025. Malgré ce frein, l’inflation reste un problème : le dernier indice PCE (inflation selon les dépenses de consommation) est à 2,7%, ce qui incite la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) à rester prudente. La solidité du marché du travail, avec des demandes initiales d’allocations chômage récemment proches de 208 000, complique encore la trajectoire de la Fed vers d’éventuelles baisses de taux. Cette divergence de politique monétaire suggère un environnement différent pour la livre face au dollar dans les prochaines semaines. Si la Fed devrait maintenir ses taux en raison d’une inflation persistante et que la BoE signale des baisses possibles, GBP/USD pourrait évoluer plus facilement à la baisse. Les investisseurs peuvent envisager d’acheter des options de vente (put : contrat qui gagne de la valeur si le prix baisse) sur la livre afin de se couvrir ou de profiter d’un repli potentiel vers 1,2400. Le mélange de croissance en ralentissement et d’inflation qui ne baisse que lentement crée une forte incertitude, susceptible d’augmenter la volatilité (amplitude des variations de prix). Comme en 2025, des données contradictoires peuvent provoquer des mouvements brusques, et ce schéma semble se répéter. Dans ce contexte, des stratégies sur options conçues pour profiter des variations de prix — comme le straddle acheteur (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou le strangle acheteur (même principe mais avec deux prix d’exercice différents) — peuvent être adaptées pour traverser des semaines agitées.

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Le 24 avril, l’EIA a indiqué que les stocks de gaz naturel aux États-Unis ont augmenté de 79 Md pi³, en deçà des 83 Md pi³ attendus.

Les données de l’EIA (agence américaine de l’énergie) ont montré une hausse des stocks de gaz naturel de 79 Bcf (milliards de pieds cubes) pour la semaine se terminant le 24 avril. Ce chiffre est inférieur à la prévision de 83 Bcf.

Stocks plus tendus

L’injection (ajout) dans les stocks de gaz naturel a été plus faible que prévu cette semaine, ce qui indique un marché plus tendu. La hausse de 79 Bcf est inférieure au consensus de 83 Bcf. Cela peut s’expliquer par une demande plus forte ou une production plus faible. Cette surprise positive pour les prix (signal « haussier », c’est-à-dire favorable à une hausse) peut modifier le sentiment à court terme et pousser le marché à réévaluer les niveaux d’offre attendus au début de l’été. Les acteurs du marché peuvent s’attendre à une pression haussière sur les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour une livraison future) de court terme, notamment pour les livraisons de juin et juillet. Cette tension est soutenue par une forte demande des terminaux d’exportation de GNL (gaz naturel liquéfié, gaz refroidi pour être transporté par bateau), qui prélèvent régulièrement plus de 14,5 Bcf par jour. Les options d’achat (« call », qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) pourraient devenir plus chères, car le marché intègre une probabilité plus élevée de hausse des prix en été. Du côté de l’offre, la production intérieure est restée « disciplinée », c’est-à-dire sans accélération marquée, autour de 102 Bcf par jour. Un épisode de froid tardif dans le Midwest et le Nord-Est début avril a aussi pu réduire l’injection en augmentant la demande de chauffage résiduelle. Cela contraste avec l’excès d’offre observé pendant une grande partie de 2025, qui avait maintenu les prix sous pression. Dans ce contexte, se positionner pour une poursuite de la hausse peut sembler pertinent dans les prochaines semaines. Certains peuvent envisager des spreads de call (achat et vente de calls à des prix d’exercice différents, pour limiter le risque tout en gardant un potentiel de hausse), surtout si les prévisions météo du début d’été deviennent plus chaudes que la normale. Le marché réagira fortement à tout signe indiquant que cette tension sur l’offre n’est pas seulement ponctuelle. On se souvient de la forte volatilité des prix (variations rapides et importantes) au début des années 2020, souvent déclenchée par des surprises similaires sur les stocks pendant la « saison intermédiaire » (période de transition entre hiver et été, où la demande est en général plus faible). Après la baisse prolongée des prix en 2025, ce rapport pourrait servir de déclencheur en confirmant un plancher de prix (niveau sous lequel les prix ont du mal à descendre) plus élevé cette année. Les investisseurs suivront donc les achats de confirmation et l’open interest (nombre de positions encore ouvertes sur les contrats) sur les contrats d’été.

Points de marché à surveiller

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Le stratège de Rabobank Stefan Koopman indique que la BoE a maintenu son taux à 3,75 %, Bailey mettant en balance la persistance de l’inflation et l’emploi ainsi que l’activité économique.

La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur (« Bank Rate », le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 3,75 %. L’économiste en chef Huw Pill a été le seul membre du MPC (le comité de politique monétaire, qui décide des taux) à voter en faveur d’une hausse. Le gouverneur Andrew Bailey a qualifié la décision de « maintien actif ». Le procès-verbal souligne l’arbitrage entre une inflation persistante et des risques croissants pour l’emploi et l’activité.

Maintien actif et incertitude des marchés

La Banque a réaffirmé qu’elle est « prête à agir si nécessaire ». Les commentaires du procès-verbal et de la conférence de presse montrent une prudence sur un changement rapide de cap. La réunion a présenté de nombreux scénarios et avertissements, avec peu d’indications claires. Rabobank anticipe que davantage de membres du MPC pourraient pencher pour une hausse en juin. Le calendrier et l’ampleur d’une éventuelle hausse dépendent notamment des évolutions autour du détroit d’Ormuz (passage stratégique pour le pétrole) et de la transmission de l’inflation (la façon dont la hausse des prix se diffuse dans l’économie). Rabobank continue d’anticiper une hausse cette année, possiblement après juin.

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Scotiabank : le dollar canadien progresse alors que le billet vert s’affaiblit et que les spreads de swaps se resserrent ; la BdC maintient sa politique, invoquant les risques liés au pétrole et au commerce

Le dollar canadien a légèrement progressé, tandis que le dollar américain s’est replié et que l’écart de swap à 1 an entre les États-Unis et le Canada s’est resserré (différence de taux d’intérêt implicites sur 1 an entre les deux pays). La Banque du Canada a laissé sa politique monétaire inchangée. La Banque a cité deux risques : une hausse des prix du pétrole à court terme et l’incertitude commerciale à plus long terme. Le gouverneur Macklem a indiqué que les capacités inutilisées de l’économie (activité en dessous de son potentiel) laissaient du temps pour évaluer la hausse des coûts du carburant, mais qu’un choc pétrolier important pourrait conduire à des hausses de taux consécutives. Les taux canadiens à court terme ont fait moins bien que leurs équivalents, après la référence à un éventuel durcissement « en série » (plusieurs relèvements de suite) et alors que les taux mondiaux montaient avec la poussée des prix du pétrole. L’écart de swap à 1 an États-Unis/Canada s’est resserré vers le bas de la fourchette observée cette année, ce qui pourrait soutenir le dollar canadien et, pour l’instant, limiter la hausse de l’USD/CAD au-delà de 1,37. L’USD/CAD n’a pas réussi à conserver ses gains au-dessus de 1,37, avec une résistance identifiée autour de 1,3725 (zone où la hausse bute). Un chandelier baissier de type « étoile filante » (pic intrajournalier suivi d’un retour net, signal de retournement) et un signal d’« outside range » (séance dont l’amplitude dépasse celle de la veille, signe de volatilité et parfois de retournement) se sont formés après le mouvement au-dessus de 1,3700, tandis que la dynamique baissière de plus long terme (tendance sous-jacente) pointe vers un nouveau test de 1,3595/00. Compte tenu du biais baissier qui limite les rebonds, le niveau de 1,3725 doit être vu comme un plafond solide pour des ventes d’options (encaisser une prime en vendant une option). Mettre en place des « bear call spreads » (stratégie d’options consistant à vendre un call et à en acheter un autre à un niveau supérieur, afin de limiter le risque) avec des prix d’exercice juste au-dessus de cette résistance peut être une manière prudente de percevoir une prime. Cette stratégie est gagnante si la paire reste sous ce niveau technique clé dans les prochaines semaines. Le potentiel de hausses de taux consécutives de la Banque du Canada est étayé par les conditions de marché actuelles. Le pétrole WTI (référence américaine du brut) se maintient fermement au-dessus de 84 dollars le baril, ce qui influence directement les termes de l’échange du Canada (rapport entre prix des exportations et des importations) et les pressions inflationnistes. Cela renforce l’argument fondamental en faveur d’un dollar canadien plus fort. Parallèlement, le resserrement de l’écart de swap à 1 an États-Unis/Canada reflète un marché qui intègre une Banque du Canada plus « restrictive » que la Réserve fédérale (c’est-à-dire plus encline à monter les taux). Avec une inflation américaine (CPI, indice des prix à la consommation) ressortie à 3,5% contre 2,9% au Canada, les opérateurs estiment que la Banque du Canada a davantage de marge pour resserrer sa politique. Cette configuration soutient l’idée que le potentiel de hausse de l’USD/CAD est désormais limité. D’un point de vue graphique, l’échec récent au-dessus de 1,3700 est notable, avec la formation d’un chandelier baissier en « étoile filante » sur les graphiques journaliers. Cette évolution des prix rappelle le schéma de sommet observé au quatrième trimestre 2025, avant un repli vers la zone de 1,3500. Nous pouvons utiliser des options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur si le taux baisse) pour viser le niveau de 1,3595 évoqué comme plancher potentiel (zone où la baisse pourrait ralentir).

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Les autorités japonaises auraient procédé à leur première intervention de 2024 sur le marché des changes, afin de freiner les mouvements spéculatifs sur les transactions

Les autorités japonaises auraient procédé jeudi à une intervention sur le marché des changes, selon Reuters, citant le Nikkei et des sources gouvernementales japonaises. Il s’agirait de la première intervention officielle rapportée depuis 2024, après des avertissements répétés aux marchés. L’opération aurait consisté à acheter du yen japonais et à vendre des dollars américains. Elle aurait été menée par le ministère des Finances et la banque centrale, sans confirmation officielle immédiate.

Détails de l’intervention rapportée

Cette action fait suite à des propos antérieurs de la ministre des Finances Satsuki Katayama sur le moment d’une « action décisive », et à des avertissements du responsable chargé du yen Atsushi Mimura au sujet des opérations spéculatives (des paris de court terme visant à profiter des variations rapides du taux de change). Les autorités relient ce geste à des inquiétudes sur des mouvements jugés excessifs et alimentés par la spéculation sur les devises (achats/ventes de monnaie pour parier sur la hausse ou la baisse). Après ces informations et les signaux précédents, le yen est resté soutenu. L’USD/JPY a reculé de 2,21% jeudi autour de 156,90 au moment de la rédaction. Avec l’USD/JPY qui évolue désormais à un plus haut de plusieurs décennies à 161,50, le marché reste en alerte face à une nouvelle intervention. Les avertissements verbaux des responsables reprennent le même type de formulation qu’avant l’action passée. En revenant sur l’intervention de 2025, on a observé une baisse rapide d’environ 2% de l’USD/JPY en quelques heures. Cela confirme que le ministère des Finances est prêt à agir pour décourager les opérateurs qui vendent le yen à découvert. Cette expérience laisse penser que toute nouvelle intervention pourrait être soudaine et marquée, afin d’avoir un effet immédiat sur le marché. Le problème central reste l’écart important de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon (différence entre les rendements offerts par les placements en dollars et en yens, qui influence les flux de capitaux). Alors que la Réserve fédérale maintient son taux directeur (taux d’intérêt de référence) à 4,5% et que les données d’inflation de mars 2026 indiquent un niveau encore élevé de 3,1%, le dollar devrait rester solide. Cette pression signifie qu’une intervention pourrait n’apporter qu’un soutien temporaire au yen.

Conséquences sur le marché des options

Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cela signifie que la volatilité implicite est désormais très élevée (attente du marché sur l’ampleur des mouvements à venir, déduite des prix des options), les options à un mois anticipant les plus fortes variations potentielles depuis 2024. La volatilité à un mois sur l’USD/JPY a dépassé 14%, rendant les primes d’options très coûteuses (prix payé pour acheter une option). Cela traduit un marché qui se prépare à un événement soudain. Nous estimons que l’achat d’options d’achat sur le JPY (contrats donnant le droit d’acheter du yen à un prix fixé) ou d’options de vente sur l’USD/JPY (contrats donnant le droit de vendre l’USD/JPY, donc de profiter d’une baisse de la paire) est une stratégie pertinente dans les prochaines semaines. Cela permet de viser un renforcement du yen en limitant la perte maximale au montant de la prime (risque défini). À l’inverse, vendre des options, en particulier sans couverture (position où les pertes peuvent, en théorie, être très élevées), expose à un risque important si un mouvement similaire à celui de 2025 se reproduit.

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