Avec le retour des risques inflationnistes, la Banque d’Angleterre a délibérément maintenu son taux directeur inchangé à 3,75 %

La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur (« Bank Rate », le taux d’intérêt principal fixé par la banque centrale) à 3,75%. Cette décision était attendue, mais elle a été présentée comme un choix délibéré, et non comme une simple pause. Le vote a été de 8 voix contre 1, Huw Pill ayant soutenu une hausse. Les responsables ont mis en avant des risques d’inflation liés à la hausse des prix de l’énergie, qui se diffuse dans l’économie.

Une politique centrée sur les « effets de second tour »

Le gouverneur Andrew Bailey a expliqué que la politique monétaire (les décisions de taux et d’orientation générale des conditions de crédit) ne peut pas empêcher le premier choc des hausses mondiales de l’énergie. Elle vise en revanche à éviter que ces chocs ne se répercutent sur les salaires et sur la fixation des prix dans l’ensemble de l’économie. Bailey a mis en garde contre l’attentisme, c’est‑à‑dire le fait d’attendre des preuves irréfutables avant d’agir. La Banque a indiqué qu’elle pourrait intervenir tôt si les tensions sur les prix se généralisent. La Banque a aussi signalé qu’elle ne se dirige pas rapidement vers un nouveau durcissement. Elle a maintenu les taux au lieu de les baisser, afin de contenir les pressions inflationnistes. Les perspectives dépendent des prix de l’énergie et de la crise au Moyen‑Orient. Un choc énergétique plus durable accroît les risques pour l’inflation et la croissance.

Conséquences pour la livre sterling et les marchés de taux

La Banque d’Angleterre conduit la politique monétaire du Royaume‑Uni avec une cible d’inflation de 2%. Elle ajuste ses taux directeurs, ce qui influence le coût des emprunts (crédits immobiliers, prêts aux entreprises) et la livre sterling. Quand l’inflation dépasse l’objectif, des taux plus élevés peuvent soutenir la livre; des taux plus bas peuvent l’affaiblir. Le « QE » (assouplissement quantitatif : achats d’obligations et d’actifs financiers par la banque centrale pour injecter de la liquidité et faciliter le crédit) peut affaiblir la monnaie. Le « QT » (resserrement quantitatif : réduction des obligations détenues par la banque centrale, ce qui retire de la liquidité) peut la soutenir. La décision de maintenir le taux à 3,75% doit être vue comme un signal de fermeté, et non comme une pause. Le partage des voix (8‑1), avec un membre favorable à une hausse, montre une orientation plus dure (« hawkish », c’est‑à‑dire davantage centrée sur la lutte contre l’inflation, même au prix d’une croissance plus faible). Cela suggère que la tolérance face à une inflation persistante (« sticky », inflation qui baisse lentement) diminue. Les dernières données vont dans le même sens : l’inflation en « CPI » (indice des prix à la consommation) pour mars s’est maintenue à 3,2%, nettement au‑dessus de la cible de 2%. Plus important encore, la progression des salaires reste élevée, à 6,0% sur un an, ce qui nourrit la crainte d’une inflation qui s’installe. C’est précisément l’« effet de second tour » que le gouverneur veut éviter (quand une hausse initiale des prix entraîne des hausses de salaires et de nouveaux relèvements de prix, créant une boucle). Le contexte reste compliqué par les marchés mondiaux de l’énergie : les tensions géopolitiques maintiennent le Brent (référence internationale du prix du pétrole) à des niveaux élevés, au‑dessus de 85 dollars le baril. Cette pression extérieure se transmet directement à l’inflation au Royaume‑Uni, ce qui rend la tâche de la Banque plus difficile. Cela crée un arbitrage délicat entre la maîtrise des prix et la prévention d’un ralentissement de la croissance.

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EUR/GBP en léger repli après le maintien des taux par la BCE et la BoE, les responsables monétaires restrictifs restant vigilants

L’EUR/GBP a reculé d’environ 0,16 % jeudi, après que la BCE et la BoE ont laissé leurs taux d’intérêt inchangés, comme prévu. La paire évoluait près de 0,8644 après un plus haut journalier à 0,8670. La BCE a maintenu le taux de dépôt à 2 % alors que l’inflation HICP (indice des prix harmonisé en Europe) d’avril est montée à 3 %, contre 2,6 %, selon Eurostat. Christine Lagarde a indiqué que la décision avait été prise à l’unanimité, mais que la BCE avait discuté d’une hausse en raison de la progression des prix de l’énergie liée à la guerre de l’Iran.

Anticipations de marché et signaux de croissance

Les marchés monétaires (prix implicites des taux futurs) intègrent presque trois hausses de taux de 25 points de base (0,25 point) d’ici la fin de l’année. Le PIB de la zone euro a progressé de 0,1 % sur le trimestre au T1, en dessous des 0,2 % attendus. La BoE a maintenu ses taux à 3,75 % par 8 voix contre 1, l’économiste en chef Huw Pill ayant voté pour une hausse. Andrew Bailey a expliqué que la BoE doit choisir entre agir tôt ou attendre des preuves plus claires d’une inflation durable, et il a rejeté les prix implicites des swaps (contrats d’échange utilisés pour se couvrir et pour estimer les taux futurs) qui tablaient sur deux hausses. Les prochaines statistiques en zone euro seront peu nombreuses, tandis que l’attention au Royaume-Uni se tourne vers un discours de Huw Pill. L’EUR/GBP était près de 0,8637, avec un RSI 14 jours (indicateur de momentum qui mesure la force du mouvement) à 34,7 et des résistances (zones où le cours a souvent du mal à monter) vers 0,8686 et 0,8704. En se replongeant début 2025, le marché faisait face à une tension nette entre une BCE plus agressive sur les taux et une BoE plus partagée. La BCE maintenait son taux à 2,0 % tout en évoquant des hausses, tandis que la BoE restait à 3,75 % avec des désaccords en interne. Cela créait une opportunité selon la banque centrale qui agirait le plus clairement.

Comment l’écart de politique monétaire s’est matérialisé

Les signaux plus fermes de la BCE se sont révélés être la piste à suivre : elle a relevé trois fois le taux de sa facilité de dépôt (taux auquel les banques placent leurs liquidités à la BCE) jusqu’à 3,0 % en septembre 2025. La justification tenait au fait que l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, plus stable) est restée élevée, au-dessus de 4,5 % au premier semestre, selon Eurostat. Le marché avait correctement interprété les avertissements de la présidente Lagarde comme un signal d’action future. La Banque d’Angleterre a aussi resserré sa politique, mais plus lentement : le taux directeur (Bank Rate, principal taux de la BoE) n’a atteint que 4,5 % en août 2025, alors que l’inflation britannique est restée au-dessus de 6 % jusqu’à l’été. Le vote 8-1 du début 2025 était révélateur d’une banque centrale contrainte d’augmenter ses taux par la persistance des chiffres. Cette différence de cap a créé un écart de politique monétaire exploitable par les opérateurs. Cet écart a conduit l’EUR/GBP à former un creux autour de 0,8640, puis à remonter régulièrement, en franchissant la résistance à 0,8704 mentionnée, pour dépasser 0,8750 au troisième trimestre 2025. L’enseignement est que la banque centrale au message le plus clair et le plus cohérent sur le durcissement monétaire a davantage soutenu sa devise.

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AUD/USD rebondit près de 0,7190, porté par de solides données chinoises qui soutiennent l’aussie, tandis qu’un dollar américain plus faible apporte un appui supplémentaire

L’AUD/USD est remonté vers 0,7190 jeudi, effaçant la baisse de mercredi. Le mouvement fait suite à de meilleurs indicateurs d’activité en Chine et à un Dollar américain plus faible. L’indice PMI manufacturier officiel (NBS) d’avril en Chine est monté à 50,3, contre 50,1 attendu, et le PMI manufacturier de RatingDog a aussi dépassé les prévisions. Le PMI non manufacturier du NBS s’est établi à 49,4, sous le consensus à 49,9.

Les chiffres chinois soutiennent le dollar australien

Aux États-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage (Initial Jobless Claims, c’est-à-dire le nombre de nouvelles demandes d’allocations) sont tombées à 189 000, contre environ 215 000 attendues, au plus bas depuis près de 60 ans. L’indice des prix PCE (Personal Consumption Expenditures, un indicateur d’inflation basé sur les dépenses des ménages) a progressé à 3,5% sur un an en mars, contre 2,8% en février, conforme au consensus. La première estimation du PIB américain du T1 a affiché une croissance de 2%, inférieure aux 2,3% attendus. La Banque de réserve d’Australie (RBA, la banque centrale australienne) se réunit le 5 mai, et le marché anticipe une possible troisième hausse consécutive des taux, en raison d’une inflation élevée. Sur le graphique en quatre heures, l’AUD/USD s’échangeait à 0,7183, au-dessus des moyennes mobiles simples (SMA, moyenne sur une période donnée) à 20 et 100 périodes, situées à 0,7163 et 0,7134. Le RSI (Relative Strength Index, indicateur de dynamique qui mesure la force du mouvement) évoluait autour de 59. Les résistances étaient indiquées à 0,7184 et 0,7192. Les supports étaient notés à 0,7167, 0,7163, 0,7145 et 0,7134.

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Le rendement de l’adjudication des bons du Trésor américain à quatre semaines a légèrement progressé à 3,6 %, contre 3,595 % précédemment

Le rendement de l’adjudication américaine des bons du Trésor à 4 semaines est monté à 3,6 %. Lors de l’adjudication précédente, il était de 3,595 %. Le marché ajuste ses anticipations sur la politique de la Réserve fédérale à court terme : le taux de l’adjudication à 4 semaines remonte à 3,6 %. Cette légère hausse montre que l’idée d’une poursuite automatique des baisses de taux, dominante en 2025, est désormais remise en cause. Pour les opérateurs, cela peut signaler une pause dans la phase de baisse des taux de la Fed, et implique d’adapter les positions.

Changement d’anticipations sur la Fed

Cela intervient après le dernier rapport d’inflation de mars 2026, qui a montré des prix à la consommation plus résistants que prévu, avec une inflation « sous-jacente » à 3,1 % (c’est-à-dire l’inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation, afin de mieux mesurer la tendance). Le marché du travail reste solide : les dernières données, début avril, indiquent 215 000 créations d’emplois. Cet ensemble d’indicateurs donne à la Fed des arguments pour maintenir ses taux inchangés jusqu’à l’été, alors que beaucoup de marchés avaient déjà intégré l’hypothèse inverse. Dans ce contexte, on peut envisager de vendre des contrats à terme sur les taux d’intérêt à court terme, comme ceux indexés sur le SOFR (taux de référence des prêts garantis au jour le jour aux États-Unis, utilisé comme base pour de nombreux produits financiers), pour le second semestre 2026. Cette approche vise à profiter d’un scénario où le marché réduit encore la probabilité de nouvelles baisses de taux cette année. Lors des cycles précédents, quand la Fed a marqué une pause après plusieurs baisses, la partie courte de la courbe des taux (les rendements des échéances proches) s’est souvent revalorisée pendant plusieurs mois. L’incertitude accrue sur la trajectoire de la Fed peut aussi faire remonter la « volatilité implicite » (niveau de variations futures anticipé par le marché et intégré dans le prix des options), après des niveaux plutôt calmes en début d’année. Il peut être pertinent d’acheter des options qui profitent de mouvements de prix plus amples sur les actifs sensibles aux taux. Par exemple, acheter un « straddle » sur l’ETF iShares 20+ Year Treasury Bond (TLT) (stratégie consistant à acheter simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, afin de miser sur un fort mouvement, sans parier sur le sens) permet de jouer cette incertitude. Ce climat risque de peser sur les actions de croissance, qui avaient profité du recul des taux l’an dernier. Il peut être utile de couvrir une exposition acheteuse aux actions, par exemple en achetant des options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur si l’indice baisse) sur les grands indices, ou en vendant des « call spreads » sur certains segments technologiques (stratégie d’options qui plafonne le gain potentiel mais apporte une protection/prime). L’objectif est d’amortir un repli si le marché intègre que le coût du crédit (le niveau des taux d’emprunt) ne va pas baisser à court terme.

Positionnement pour une volatilité plus élevée

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Alors que le dollar se détend sur fond d’avertissements d’intervention, l’or progresse modestement, même si la perspective de taux durablement élevés limite les gains

L’or a progressé jeudi autour de 4.620 dollars, en hausse de 1,67%, après avoir touché mercredi un plus bas d’un mois à 4.510 dollars. Il restait toutefois parti pour une deuxième baisse mensuelle consécutive. Le mouvement a suivi l’affaiblissement du dollar américain, après le durcissement du ton de Tokyo sur une possible intervention sur le marché des changes (actions d’une banque centrale pour influencer la valeur d’une devise). L’indice du dollar (mesure du dollar face à un panier de grandes devises) évoluait près de 98,28, en baisse de 0,68%.

Le risque géopolitique reste au centre de l’attention

Le risque géopolitique est resté au premier plan, les États-Unis indiquant qu’ils maintiendraient un blocus naval de l’Iran jusqu’à la conclusion d’un accord sur le nucléaire. Un plan de réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le pétrole) était également à l’étude, avec des efforts pour sécuriser les flux d’énergie tout en maintenant la pression sur les ports iraniens. La hausse des prix du pétrole a ravivé les craintes d’inflation (hausse durable des prix). Or, une inflation élevée peut pousser les taux d’intérêt à rester hauts et pénaliser l’or, qui ne verse pas de revenu (actif « sans rendement », c’est-à-dire sans intérêts ni dividendes). La Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) a maintenu ses taux entre 3,50% et 3,75% par 8 voix contre 4, soit le plus grand nombre d’avis contraires depuis 1992. Les marchés anticipaient des taux inchangés jusqu’en 2026, tandis que la probabilité d’une hausse d’ici avril 2027 montait à 23,8% contre 0,8% une semaine plus tôt. Le mandat de Jerome Powell se termine le 15 mai, et Kevin Warsh attend un vote complet du Sénat (validation politique nécessaire pour confirmer la nomination). La croissance américaine au 1er trimestre 2026 a été annoncée à 2,0% en rythme annualisé (croissance sur un trimestre extrapolée sur un an), contre 0,5% auparavant et 2,3% attendu. En mars, l’indice PCE (mesure de l’inflation suivie de près par la Fed) a progressé de 0,7% sur un mois, tandis que le PCE « core » (inflation hors énergie et alimentation, composants très volatils) a augmenté de 0,3% sur un mois. Les achats d’or des banques centrales en 2022 ont totalisé 1.136 tonnes, soit environ 70 milliards de dollars.

L’or face à des forces macroéconomiques contradictoires

L’or est tiraillé entre un dollar plus faible et le frein d’une inflation persistante. Cela limite le potentiel de hausse, le marché intégrant désormais une probabilité d’environ une sur quatre d’une nouvelle hausse de taux d’ici un an. Les investisseurs devraient donc aborder avec prudence le rebond actuel vers la zone de résistance à 4.685 dollars (niveau de prix où les ventes tendent à freiner la hausse). Le changement de direction à la Fed le 15 mai alimente une forte incertitude, et la volatilité (ampleur et rapidité des variations de prix) pourrait augmenter nettement. Un épisode comparable de nervosité avait été observé en 2018 lors de la prise de fonctions de Jerome Powell. Avec un comité plus divisé qu’à tout moment depuis 1992, tout signal de politique monétaire (orientation sur les taux et la liquidité) du nouveau président pourrait provoquer des mouvements brusques. Les opérateurs sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options) peuvent s’y préparer, car le marché reste partagé sur la trajectoire future des taux de la Fed. Dans ce contexte, utiliser des options (instruments donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour miser sur un fort mouvement, plutôt que sur une direction précise, paraît plus adapté. Acheter un straddle (stratégie consistant à acheter simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) permettrait de profiter d’une forte sortie de range, qu’il s’agisse d’une hausse liée à une aggravation des tensions au Moyen-Orient ou d’un passage sous le support à 4.500 dollars (niveau où les achats tendent à freiner la baisse) sur fond de Fed plus stricte (« faucon », c’est-à-dire plus encline à relever les taux pour combattre l’inflation). L’idée est d’être exposé à la volatilité elle-même à l’approche de la mi-mai. Le conflit entre les États-Unis et l’Iran rappelle les années 1970, décennie marquée par des chocs pétroliers et des tensions géopolitiques qui avaient porté l’or à des records, malgré la hausse des taux. Une escalade dans le détroit d’Ormuz pourrait déclencher une ruée vers les valeurs refuges (actifs recherchés en période de stress), ce qui rendrait les options d’achat (calls, qui gagnent de la valeur si le prix monte) utiles comme couverture contre une flambée soudaine. Ce risque de hausse rapide semble encore sous-estimé. Au-delà de ces facteurs, la demande physique (achats réels de métal, par opposition aux produits financiers) reste un soutien. Après les achats records observés plus tôt dans la décennie, les banques centrales ont continué d’acheter massivement jusqu’en 2025 et cette année, selon des données récentes du World Gold Council (organisme de référence du secteur). Cette demande institutionnelle (grands acteurs publics ou financiers) crée un plancher, suggérant qu’une baisse marquée sous 4.500 dollars susciterait des achats importants.

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Selon des sources Reuters, les responsables de la BCE pourraient relever les taux à deux reprises à partir de juin si le Brent reste au-dessus de 100 dollars

Des sources ont indiqué à Reuters que les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) devraient relever les taux d’intérêt (le coût de l’argent fixé par la banque centrale) au moins deux fois cette année. Selon elles, la première hausse pourrait intervenir en juin si le conflit avec l’Iran n’est pas résolu. La BCE a laissé ses taux inchangés lors de sa réunion d’avril. Elle a indiqué discuter d’une politique plus stricte (des conditions de crédit plus difficiles) face à la hausse des prix de l’énergie.

Signaux de politique monétaire et calendrier de juin

Des sources, sous couvert d’anonymat, ont dit s’attendre à une décision en juin si les perturbations du transport se prolongent et si le Brent au comptant (prix immédiat du pétrole de référence en mer du Nord) reste au-dessus de 100 dollars le baril. Christine Lagarde a déclaré que les échanges sur une hausse de taux avaient été longs, tandis qu’une source a précisé que juin était envisagé plutôt qu’avril. Une autre source a indiqué que les hausses de taux suivantes dépendraient de l’évolution du conflit États-Unis–Iran. Elle a ajouté qu’une désescalade (baisse des tensions) pourrait faire reculer les prix du pétrole et améliorer les perspectives économiques de la zone euro.

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Le taux de chômage national en Colombie a reculé à 8,8 %, contre 9,2 %, reflétant une amélioration globale des conditions sur le marché du travail.

Le taux de chômage national en Colombie a reculé à 8,8 % en mars, contre 9,2 % sur la période précédente. Ce dernier chiffre représente une baisse de 0,4 point de pourcentage. Ces données concernent le taux de chômage national pour le mois de mars.

Signaux d’un marché du travail solide

La baisse du chômage à 8,8 % indique une économie plus solide que prévu. Un marché du travail dynamique soutient la consommation des ménages, ce qui peut maintenir la hausse des prix (inflation) à un niveau élevé. Dans ce contexte, la banque centrale, le Banco de la República, a moins de chances de baisser rapidement son taux directeur (le principal taux d’intérêt qui sert de référence à l’économie). Le chiffre de mars confirme la tendance baissière observée depuis un chômage autour de 10-11 % début 2025. L’inflation, au cœur des préoccupations lorsqu’elle a dépassé 9 % fin 2024, ralentit, mais la vigueur de l’emploi complique une baisse des taux (assouplissement monétaire, c’est-à-dire une politique de taux plus bas). Il faut donc s’attendre à un ton plus restrictif (plus « dur » contre l’inflation) lors des prochaines réunions des responsables. Cela plaide pour un peso colombien (COP) plus ferme face au dollar américain. L’écart de taux d’intérêt (différence entre les taux colombiens et américains) rend le peso plus attractif pour les stratégies de portage (« carry trade » : emprunter dans une devise à faible taux pour investir dans une devise à taux plus élevé). On peut l’exprimer en vendant des contrats à terme USD/COP (contrats standardisés pour acheter/vendre une devise à une date future) ou en achetant des options de vente (« put » : droit de vendre à un prix fixé) sur la paire. L’idée que les taux restent élevés plus longtemps soutient ce scénario de change. Sur les dérivés actions (instruments liés à un indice ou à une action, comme les options), c’est un signal favorable pour l’indice MSCI COLCAP, notamment pour les valeurs financières et de distribution, qui profitent d’une consommation soutenue. Cette opinion peut être mise en œuvre en achetant des options d’achat (« call » : droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF répliquant le COLCAP (fonds coté en Bourse qui suit un indice). Cela suppose qu’une activité plus forte se traduira par de meilleurs bénéfices des entreprises. Ces données réduisent le risque immédiat d’un ralentissement économique interne.

Conséquences sur les anticipations de baisse des taux

Le marché anticipait des baisses de taux plus tard cette année, mais ce rapport rend ce calendrier moins certain. Il convient donc d’ajuster les positions sur les taux, par exemple via des swaps de taux d’intérêt (contrats d’échange de flux de taux fixe et variable) pour parier sur des taux à court terme qui resteraient élevés plus longtemps que prévu. La probabilité d’une baisse des taux avant le quatrième trimestre a nettement reculé.

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Brzeski affirme que la BCE maintient ses taux, alors que les risques de stagflation dans la zone euro s’accentuent sur fond de PIB faible, d’inflation contrastée et de conditions de crédit plus restrictives

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux d’intérêt inchangés, sur fond de risques croissants de stagflation (faible croissance avec inflation élevée) dans la zone euro. Dans son communiqué, elle a évoqué des pressions inflationnistes plus fortes, tout en soulignant des risques accrus à la baisse pour la croissance économique. Les dernières données font état d’une croissance du PIB (produit intérieur brut, la production totale de l’économie) au premier trimestre plus faible qu’attendu. Les signaux sur l’inflation (hausse générale des prix) ont été contrastés, avec une inflation globale plus élevée mais une inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, jugée plus représentative de la tendance) plus faible en Allemagne.

Risques de stagflation et signaux d’inflation contrastés

La BCE a aussi mentionné un durcissement des critères d’octroi de crédit (conditions exigées par les banques pour prêter) et une baisse de la demande de prêts, d’après la Bank Lending Survey (enquête de la BCE auprès des banques sur le crédit). Ces éléments alimentent la crainte d’un ralentissement de l’activité alors que les pressions sur les prix persistent. L’article rappelle les hausses de taux de 2011, décidées pour freiner l’inflation, et indique qu’elles ont ensuite coïncidé avec une stagnation économique plus marquée dans la zone euro. Le rapport estime que les décideurs pourraient hésiter à relever les taux face à un choc d’offre exogène (perturbation venant de l’extérieur, par exemple l’énergie, qui réduit l’offre et fait monter les prix). Il rappelle aussi le mandat de stabilité des prix de la BCE, tout en décrivant la crainte d’aggraver un ralentissement. La BCE devrait rester en pause, confrontée à un arbitrage difficile entre lutte contre l’inflation et soutien à une économie fragile. Les dernières données montrent que le PIB de la zone euro au T1 2026 n’a progressé que de 0,1 %, tandis que l’inflation globale de mars est remontée à 3,5 % sous l’effet de l’énergie. En revanche, l’inflation sous-jacente, suivie de près par la BCE, a reculé à 2,8 %, ce qui complique toute décision de hausse des taux.

Implications de marché pour les taux, le change et les actions

Nous pensons que le marché surestime la probabilité de nouvelles hausses de taux cette année, compte tenu de la crainte de la banque centrale d’aggraver un ralentissement. Cela suggère que les contrats à terme (instruments financiers qui fixent aujourd’hui un prix pour un échange futur) liés aux taux européens pourraient être mal valorisés si les anticipations de hausses de taux sont revues à la baisse. Le souvenir de l’erreur de 2011, lorsque la BCE a relevé ses taux juste avant une récession, pèse clairement sur la réflexion actuelle. Cette prudence devrait exercer une pression baissière sur l’euro, surtout face aux monnaies dont les banques centrales restent plus offensives. La Réserve fédérale américaine (banque centrale des États-Unis) indiquant toujours une politique de taux élevés plus longtemps, l’écart de taux d’intérêt devrait se creuser, rendant le dollar plus attractif. Les opérateurs peuvent y voir une opportunité d’acheter des options de vente (« put », instrument donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur la paire de devises EUR/USD (taux de change euro/dollar). Pour les marchés actions, le risque de stagflation crée un environnement difficile, limitant le potentiel haussier des grands indices. Nous rappelons les difficultés des marchés face à l’incertitude de 2024 et 2025, et la période actuelle s’en rapproche. Cette incertitude durable suggère que la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) sur des indices comme l’Euro Stoxx 50 restera élevée, rendant des stratégies cherchant à profiter des variations de prix potentiellement plus adaptées que des paris directionnels (miser uniquement sur une hausse ou une baisse). La dernière Bank Lending Survey, début avril 2026, a aussi confirmé que les critères de crédit pour les entreprises se sont durcis pour le troisième trimestre consécutif. Cette contraction du crédit (ralentissement de l’offre de prêts) agit comme un frein naturel sur l’économie, faisant une partie du travail de la banque centrale. Cela renforce notre idée que la BCE sera très réticente à durcir davantage sa politique en pleine inflation tirée par l’offre (hausse des prix due à des contraintes de production et d’approvisionnement).

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L’économiste d’ABN AMRO Rogier Quaedvlieg affirme que la Fed a maintenu ses taux et conservé un biais accommodant en faveur d’un assouplissement monétaire

Le Comité fédéral de l’open market (FOMC) a maintenu les taux d’intérêt inchangés et a conservé, dans son communiqué, un biais en faveur d’un assouplissement (c’est-à-dire une préférence pour une future baisse des taux). Quatre membres ont voté contre, un niveau de désaccord inédit depuis le début des années 1990. Le texte du communiqué n’a pas été modifié. Certains membres souhaitaient une indication plus claire, dans les deux sens, pour les prochaines décisions de taux (autrement dit, laisser entendre aussi bien une hausse qu’une baisse selon les données). La majorité a conservé la formulation, ce qui maintient le biais d’assouplissement.

Perspectives de trajectoire des taux de la Fed

ABN AMRO s’attend à ce que la Réserve fédérale maintienne le taux des fonds fédéraux stable jusqu’à la fin de l’année. La banque anticipe ensuite un assouplissement progressif, à commencer par une baisse de 25 points de base (soit 0,25 point de pourcentage) en décembre. ABN AMRO prévoit ensuite une baisse supplémentaire de 25 points de base par trimestre. Elle estime que le taux directeur atteindrait une fourchette de 2,75% à 3,00% d’ici juin, niveau présenté comme le bas de la zone « neutre » (un taux qui ne freine ni ne stimule nettement l’économie). Jerome Powell a indiqué que la situation pourrait être très différente à la réunion de juin. L’article précise aussi qu’il a été rédigé avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur.

Positionnement face à la volatilité de juin

Cette prudence est confortée par les dernières statistiques: le rapport d’inflation CPI (indice des prix à la consommation) de mars 2026 montre une inflation sous-jacente (hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) toujours élevée à 3,1%, ce qui réduit la probabilité d’une baisse rapide des taux. Parallèlement, le dernier rapport sur l’emploi suggère un marché du travail en ralentissement mais encore solide, ce qui permet à la Fed de rester attentiste. Cet ensemble de signaux contradictoires renforce l’idée d’un statu quo à court terme. L’attention se porte désormais sur la réunion de juin, explicitement présentée comme un moment où les perspectives pourraient changer sensiblement. Il faut y voir un risque d’événement majeur (une annonce susceptible de provoquer un mouvement de marché) et envisager d’acheter de la volatilité à plus long terme via des options arrivant à échéance en juillet (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé). La volatilité implicite actuelle (volatilité déduite des prix des options) sur les contrats couvrant l’après-juin semble sous-estimer la possibilité d’un changement marqué des indications de politique monétaire. Cette phase d’attentisme rappelle le mauvais positionnement du marché sur des baisses de taux à la mi-2025, qui avait fini par se retourner brutalement. Au vu de cet historique et des divisions actuelles au sein du FOMC, nous voyons un intérêt pour des stratégies sur la courbe des taux (écarts entre les rendements à court et long terme) qui misent sur des taux élevés plus longtemps qu’attendu. Un aplatissement de courbe (baisse de l’écart entre taux longs et taux courts), via des contrats à terme sur obligations du Trésor américain, pourrait bien fonctionner si les prochaines données obligent la Fed à conserver une politique restrictive (des taux élevés destinés à freiner l’inflation) pendant l’été.

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La chute de 10 % de Meta a entraîné le Nasdaq dans le rouge (-0,5 %), les investisseurs ayant fait fi de solides résultats trimestriels.

Le NASDAQ Composite a reculé de 0,5% une heure après l’ouverture jeudi, tandis que Meta Platforms chutait de plus de 10%. Le mouvement fait suite aux résultats du premier trimestre publiés tard mercredi. Meta a annoncé un bénéfice par action de 10,44 dollars, ou 7,31 dollars hors avantage fiscal exceptionnel (gain d’impôt non récurrent), contre 7,11 dollars attendu par le consensus. Le chiffre d’affaires a progressé de 33% sur un an à 56,3 milliards de dollars, contre 55,5 milliards.

Meta relève sa prévision d’investissements

Meta a relevé sa prévision annuelle 2026 de dépenses d’investissement (capex, c’est-à-dire les dépenses pour construire et équiper des infrastructures) de 115–135 milliards de dollars à 125–145 milliards. Le groupe évoque la hausse des prix des composants, notamment des semi-conducteurs (puces électroniques), ainsi que des coûts supplémentaires liés aux centres de données (data centers, sites où sont hébergés et traités les serveurs). L’action META est passée d’environ 670 dollars à près de 600 dollars pendant la séance de jeudi. Meta a consacré environ 72,2 milliards de dollars de capex en 2025. Sa prévision de chiffre d’affaires au T2 reste fixée entre 58 et 61 milliards de dollars, ce qui implique une croissance d’environ 25%. JPMorgan a abaissé son objectif de cours à 12 mois de 825 à 725 dollars. Le titre évolue sous sa moyenne mobile simple à 50 jours (SMA, un indicateur qui lisse les prix sur 50 séances) proche de 630 dollars, et sous la moyenne mobile simple à 200 jours (repère de tendance de long terme) au-dessus de 678 dollars. Les niveaux de support cités (zones de prix où les acheteurs ont déjà freiné la baisse) se situent vers 582 dollars (novembre 2025) et 520 dollars (fin mars). Un « gap » (trou de cotation, zone où le titre a ouvert plus bas sans transactions intermédiaires) mentionné correspond au plus bas du 29 avril à 663,81 dollars.

Volatilité des options et stratégies de trading

La forte baisse du titre Meta a entraîné un bond de la volatilité. La volatilité implicite (niveau de variation anticipé par le marché, intégré dans le prix des options) des options Meta à court terme a grimpé de plus de 45%, rendant les puts (options de vente) et les calls (options d’achat) nettement plus chers. Dans ce contexte, vendre des options pour encaisser la prime (le prix payé pour l’option), plutôt que d’en acheter, peut paraître plus intéressant à court terme. Avec un cours désormais sous des moyennes mobiles importantes, les intervenants à la baisse peuvent viser le support issu de la chute de novembre 2025 vers 582 dollars. Compte tenu du coût élevé des options, un spread de puts baissier (achat d’un put et vente d’un autre put avec un prix d’exercice plus bas, le prix d’exercice étant le niveau de prix auquel l’option s’active) peut offrir une façon moins coûteuse de se positionner sur une poursuite du repli. Cette approche plafonne à la fois le gain potentiel et le coût initial. À l’inverse, les primes élevées rendent la vente de puts couverts par du cash (vendre un put en gardant l’argent nécessaire pour acheter l’action si l’on est exercé) intéressante pour ceux qui jugent la baisse excessive. Encaisser des primes en vendant des puts avec un prix d’exercice à 520 dollars ou en dessous (support de fin mars) peut servir à générer des revenus ou à acheter le titre à un niveau inférieur. L’objectif révisé de JPMorgan à 725 dollars indique que certains analystes voient dans ce repli une opportunité de long terme. Cela ressemble à un sujet propre à l’entreprise plutôt qu’à une panique générale. Alors que Meta a perdu plus de 10%, le NASDAQ n’a reculé que de 0,5%, ce qui suggère une inquiétude concentrée sur les plans de dépenses agressifs de Meta dans l’IA (intelligence artificielle).

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