Le stratège de Rabobank Bas van Geffen estime que le Brent dépasse 112 dollars alors que le détroit d’Ormuz reste fermé et que les négociations entre les États-Unis et l’Iran s’enlisent

Les contrats à terme sur le Brent ont dépassé 112 dollars le baril après des informations selon lesquelles le président américain Donald Trump aurait rejeté la proposition de l’Iran de rouvrir le détroit d’Ormuz. D’après des sources de CNN, l’Iran devrait présenter une proposition révisée dans les prochains jours. Les négociations entre l’Iran et les États-Unis restent dans l’impasse et le détroit d’Ormuz demeure fermé. Selon le rapport, la probabilité d’une opération militaire mettant rapidement fin au bras de fer a diminué.

Changements dans la formation des prix

Avec la fermeture qui se prolonge, les prix des contrats à terme se rapprochent des prix du pétrole physique (pétrole livré réellement, pas seulement un contrat financier). L’équilibre offre-demande à court terme est décrit comme inchangé tant que le conflit avec l’Iran se poursuit et que le détroit reste fermé. Le rapport ajoute qu’une hausse de la production de pétrole des Émirats arabes unis (EAU) n’est envisagée qu’après la fin du conflit et la réouverture du détroit. L’article précise qu’il a été produit avec un outil d’IA et relu par un éditeur.

Signaux de marché à surveiller

Les intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont le prix dépend d’un actif, ici le pétrole) devraient surveiller le contrat à terme le plus proche (front-month, celui qui arrive à échéance en premier) pour détecter une prime par rapport aux échéances plus lointaines. Cette situation s’appelle la backwardation (quand le prix à court terme est plus élevé que le prix à long terme), ce qui traduit souvent une tension immédiate sur l’approvisionnement. Lors de la crise de 2025, l’écart entre échéances s’était fortement creusé, signalant une ruée vers des barils disponibles rapidement. On observe déjà un resserrement de l’écart entre les contrats juin et décembre 2026, signe d’une nervosité croissante. Acheter des options d’achat (call options, contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) est une façon de profiter d’une hausse possible tout en limitant le risque à la prime payée. L’an dernier, l’indice de volatilité du pétrole de la CBOE, l’OVX (mesure de la volatilité implicite, c’est‑à‑dire les variations de prix anticipées par le marché via les options), avait dépassé 60 pendant la fermeture. Avec un OVX qui remonte au‑delà de 40, les options deviennent plus chères, mais elles montrent que le marché intègre toujours un risque important de perturbation dans les prochaines semaines. Au final, toute nouvelle sur les discussions diplomatiques ou sur les démonstrations de force militaires dans la région devrait rester le principal moteur des prix. En 2025, les cours pouvaient varier de plusieurs dollars en quelques minutes sur la base d’informations non confirmées. Les opérateurs ont donc intérêt à suivre les dépêches en temps réel plutôt que de s’appuyer sur les statistiques hebdomadaires de stocks tant que les tensions persistent.

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L’argent chute vers 72,30 dollars après avoir échoué à franchir les 74 dollars, la prudence de la Fed alimentant les craintes de taux d’intérêt durablement élevés

L’argent (XAG/USD) a reculé de 1,02 % mercredi, autour de 72,30 $, après avoir échoué à se maintenir au-dessus de 74,00 $. Le rebond depuis des plus bas proches de 72,00 $ est resté limité, les marchés attendant la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États-Unis). Le dollar américain est resté ferme, sur fond d’anticipations d’une politique monétaire qui restera stricte. La Fed devrait largement laisser ses taux inchangés dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. Les investisseurs suivront surtout la prise de parole de Jerome Powell, son président, pour obtenir des indices sur les prochaines décisions.

Taux élevés plus longtemps

Les anticipations de taux élevés plus longtemps ont pesé sur les métaux précieux, car elles augmentent le coût de détention d’un actif sans revenu, c’est‑à‑dire qui ne verse ni intérêt ni coupon. La hausse des rendements obligataires (le taux offert par les obligations), liée aux craintes persistantes d’inflation, a aussi réduit l’attrait pour l’argent. Les tensions géopolitiques ont ajouté de la pression, avec des frictions entre les États‑Unis et l’Iran autour du détroit d’Ormuz. Le Wall Street Journal a indiqué que l’administration américaine envisage d’étendre le blocus économique contre l’Iran, ce qui pourrait maintenir les prix du pétrole élevés et entretenir les anticipations d’inflation. TD Securities estime que l’argent pourrait encore baisser si l’inflation freine la croissance alors que les taux restent élevés. La banque évoque aussi un affaiblissement de la demande industrielle et des coûts de portage plus élevés (le coût de conserver une position, notamment le financement), avant un éventuel soutien plus tard dans l’année si l’offre se tend.

Données clés et implications de trading

La prudence s’impose : les derniers indicateurs confortent cette lecture. Le dernier rapport sur l’indice des prix à la consommation (CPI, une mesure de l’inflation) pour mars 2026 a montré une inflation encore élevée à 3,6 %, ce qui laisse peu de raisons à la Fed de signaler un changement. En réaction, le rendement de l’emprunt d’État américain à 10 ans est monté vers 4,75 %, ce qui accroît directement le coût d’opportunité de détenir le métal blanc (ce à quoi l’on renonce en immobilisant son capital) et favorise des stratégies tablant sur des prix stables ou en baisse. La demande industrielle montre aussi des signes de faiblesse. La dernière publication de l’indice ISM manufacturier PMI est ressortie à 49,8, ce qui signale une légère contraction (en dessous de 50) et pourrait réduire la demande d’argent physique. Cela suggère que l’achat d’options de vente (put, qui gagne si le prix baisse) ou la vente de « call spreads » (une stratégie consistant à vendre une option d’achat et en acheter une autre à un prix plus élevé pour limiter le risque) sur les contrats à terme sur l’argent pourrait aider à se couvrir contre un repli vers le support de 72,00 $ (un niveau de prix où l’on observe souvent des achats). Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

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Avant la décision de taux de la Banque du Canada, l’USD/CAD évolue légèrement en baisse, conservant une modeste orientation baissière

USD/CAD évoluait mercredi avec une légère tendance baissière, avant la décision de taux de la Banque du Canada (BoC) à 13h45 GMT. La paire se situait près de 1,3672, le dollar canadien étant soutenu par la hausse des prix du pétrole. Le dollar américain conservait de faibles gains avant la décision de la Réserve fédérale (Fed) à 18h00 GMT. L’indice du dollar (US Dollar Index, mesure du billet vert face à un panier de grandes devises) évoluait autour de 98,70.

Décisions des banques centrales au centre de l’attention

Les deux banques centrales devraient largement laisser leurs taux inchangés, tout en évaluant l’impact de la hausse de l’énergie sur les anticipations d’inflation (prévisions du marché sur la hausse des prix). Les marchés surveillent les indications pour la suite (forward guidance, c’est‑à‑dire la façon dont une banque centrale prépare le marché à ses prochaines décisions) : une BoC plus « restrictive » (hawkish, privilégiant des taux élevés pour freiner l’inflation) pourrait soutenir le dollar canadien, et le message de la Fed pourrait orienter le dollar américain. Les mouvements à court terme peuvent aussi être influencés par les développements liés aux tensions entre les États‑Unis et l’Iran. Les deux annonces de politique monétaire devraient accroître la volatilité (amplitude et rapidité des variations de prix) sur USD/CAD. Sur le graphique journalier, USD/CAD restait sous les moyennes mobiles simples (SMA, moyenne des prix sur une période donnée) à 100 jours et 50 jours, à 1,3730–1,3733, avec la SMA 200 jours près de 1,3818/1,3820. Le RSI (indice de force relative, indicateur du rythme des variations de prix) se situait dans le bas des 40, et le MACD (indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) restait négatif. Un support (zone où la baisse tend à ralentir) se situait vers 1,3600, puis 1,3500. Les résistances (zones où la hausse tend à buter) étaient à 1,3730, 1,3733 et 1,3820. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Semaine à venir : Philip Wee (DBS Bank) estime que la Fed maintiendra ses taux inchangés alors que Powell tiendra sa dernière conférence de presse en tant que président de la Fed

La Réserve fédérale devrait laisser son taux directeur (Fed Funds Rate, **taux auquel les banques américaines se prêtent à très court terme**) inchangé à **3,50–3,75 %**, Jerome Powell devant tenir sa dernière conférence de presse en tant que président. Les discussions portent sur l’approche de politique monétaire de Kevin Warsh, notamment l’accent mis sur l’inflation « trimmed mean » (**inflation moyenne épurée : on retire les hausses et baisses de prix les plus extrêmes pour mieux capter la tendance**) et sur les gains de productivité liés à l’IA (**intelligence artificielle**, censée permettre de produire plus à coût comparable, ce qui tend à freiner les prix). Le 24 avril, le ministère de la Justice a abandonné son enquête sur les travaux de rénovation des bâtiments de la Fed. Puis, le 26 avril, le sénateur républicain Thom Tillis est passé d’une position de blocage à un soutien à Warsh, ce qui pèse sur la décision de Powell de rester ou non gouverneur jusqu’en janvier 2028.

Changement de cadre

Warsh a proposé de réduire l’importance de l’inflation « core PCE » (**indice des dépenses de consommation personnelles hors énergie et alimentation, une mesure “hors éléments volatils”**) au profit de l’inflation « trimmed mean » (**moyenne épurée, plus stable**). Il met aussi en avant la productivité tirée par l’IA et une approche « barbell » (**stratégie en deux volets**) consistant à combiner des taux plus bas avec une réduction du bilan. La réduction du bilan correspond à un « quantitative tightening » (**resserrement quantitatif : la banque centrale réduit ses actifs, ce qui retire de la liquidité au système**). Dans ce cadre, les risques sur les prix de l’énergie liés à la guerre seraient moins déterminants pour les décisions à venir. Cette approche est comparée au virage d’Alan Greenspan dans les années 1990 vers le déflateur core PCE (**indice des prix basé sur les dépenses, souvent jugé plus représentatif**), à une époque où il progressait moins vite que le CPI (**indice des prix à la consommation**) et servait à justifier une politique plus souple pendant des gains de productivité. Le texte indique aussi que le dollar pourrait perdre une partie de sa prime de « valeur refuge » (**demande accrue en période de stress**) si les données suggèrent un excès d’offre de pétrole, renforçant le changement de cap du prochain président de la Fed.

Implications pour le positionnement de marché

Cette stratégie — baisser les taux tout en réduisant le bilan — commence déjà à être intégrée dans les prix de marché. Les contrats à terme sur les Fed funds (**instruments dérivés qui reflètent les anticipations de taux**) indiquent désormais une probabilité supérieure à 75 % d’une baisse de 25 points de base (**0,25 point de pourcentage**) dès la réunion de juillet. Cela peut orienter le positionnement vers des dérivés de taux, comme les futures ou options sur SOFR (**taux de financement au jour le jour garanti, référence des taux courts en dollars**), qui profitent d’un recul des taux à court terme. L’argument de Warsh rappelle la fin des années 1990, lorsque le boom de productivité avait permis une politique plus souple. La productivité du premier trimestre 2026 a atteint 3,5 % en rythme annualisé (**taux converti comme s’il se répétait sur un an**), renforçant l’idée que l’IA crée des forces désinflationnistes (**tendances qui ralentissent l’inflation**) capables de compenser d’autres pressions sur les prix. Ce parallèle suggère un environnement de taux plus bas avec une économie solide, généralement favorable aux actifs risqués (**actions, crédit, etc.**). Par ailleurs, le statut du dollar comme valeur refuge s’affaiblit à mesure que le choc énergétique de l’an dernier se dissipe. Le WTI (**pétrole de référence américain**) est repassé sous 80 dollars le baril après plus de 90 dollars plus tôt dans l’année, les inquiétudes se déplaçant vers un possible excès d’offre lié à la hausse de la production hors OPEP (**pays en dehors du cartel des producteurs**). Cela réduit un soutien important du billet vert. Dans ce contexte, des opportunités existent via des options de change (**contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou vendre une devise**) positionnées contre le dollar, notamment face à des monnaies dont les banques centrales pourraient rester restrictives (« hawkish » : **favorables à des taux élevés pour contenir l’inflation**). Il est également possible d’envisager des stratégies profitant d’une baisse de la volatilité des taux (**amplitude des variations attendues des taux**), la nouvelle direction de la Fed semblant vouloir tracer une trajectoire plus lisible vers l’assouplissement. Cela peut inclure la vente de « straddles » sur futures Treasury (**stratégie options vendant simultanément un call et un put, qui gagne si les prix bougent peu, mais expose à des pertes si le mouvement est fort**). Create your live VT Markets account and start trading now.

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Derek Halpenny (MUFG) estime que le dollar canadien demeure résilient face au dollar américain, la Banque du Canada devant maintenir ses taux inchangés sur un ton plus hawkish.

Le dollar canadien est resté relativement stable face au dollar américain depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Les marchés s’attendent à ce que la Banque du Canada laisse ses taux d’intérêt inchangés, tout en adoptant un ton plus ferme, c’est-à-dire plus attentive au risque d’inflation. La Banque du Canada doit publier son Rapport sur la politique monétaire en même temps que sa décision. Le rapport devrait abaisser la prévision de croissance du PIB (produit intérieur brut, mesure de l’activité économique) pour cette année et relever la prévision d’inflation (hausse générale des prix). Les prix de l’énergie devraient reculer en cas d’apaisement, mais resteraient au-dessus des niveaux d’avant le conflit, car les marchés intègrent encore un « coût du risque géopolitique » (une hausse de prix liée à l’incertitude). Cela maintiendrait l’inflation au-dessus des hypothèses d’avant-crise et rendrait le phénomène plus difficile à ignorer. Le détroit d’Ormuz reste fermé, tandis que les actifs risqués (actions et autres placements sensibles au climat de marché) ont résisté. Dans ce contexte, la Banque du Canada devrait adopter un ton plus ferme qu’en mars et accorder davantage de poids au risque d’une inflation plus élevée que prévu. Le positionnement de court terme sur les marchés penche en faveur du dollar américain, en raison du risque de reprise du conflit et de hausse du pétrole. Les dernières données de l’IMM (statistiques hebdomadaires du marché des contrats à terme à Chicago) ont montré la plus forte vente hebdomadaire de dollars canadiens par des fonds à effet de levier (fonds qui empruntent pour amplifier leurs paris) depuis juillet 2024. En cas de nouvelle escalade, le dollar canadien pourrait sous-performer le dollar américain, mais les mouvements resteraient probablement plus limités que pour d’autres devises du G10 (groupe des dix grandes monnaies) de pays importateurs d’énergie. Cet article a été produit à l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur.

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TD Securities s’attend à ce que la Fed maintienne ses taux à 3,50–3,75 % en avril, invoquant la patience, un marché du travail équilibré et l’inflation pétrolière

L’équipe de stratégie mondiale de TD Securities s’attend à ce que la Réserve fédérale (Fed) maintienne son taux directeur (le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) dans une fourchette de 3,50% à 3,75% lors de la réunion d’avril du FOMC (le comité de politique monétaire de la Fed). Elle met en avant un marché du travail jugé équilibré et une hausse de l’inflation globale (chiffre total) liée à un choc pétrolier (hausse brutale du prix du pétrole). L’équipe prévoit que le Comité réaffirme une approche prudente, en raison des incertitudes. Elle estime aussi que Jerome Powell devrait rester neutre sur l’orientation future de la politique monétaire (sans donner d’indication claire sur une hausse ou une baisse des taux).

Réaction attendue des marchés

TD Securities indique que les taux d’intérêt pourraient ne réagir que modérément à la décision elle‑même. Elle ajoute qu’ils pourraient continuer d’évoluer au gré des nouvelles en provenance du Moyen‑Orient. La note précise que la commission bancaire du Sénat votera sur la nomination de Kevin Warsh à 10h (heure de la côte Est des États‑Unis). Elle ajoute que les marchés suivront la conférence de presse de la Fed pour repérer d’éventuels commentaires sur la succession de Powell, cette réunion pouvant être sa dernière en tant que président. L’article indique qu’il a été réalisé avec l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur.

Inflation et marché du travail: forces contradictoires

Le choc pétrolier évoqué l’an dernier n’était qu’un début, l’inflation sous‑jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et souvent l’alimentation) restant élevée jusqu’à fin 2025 et au‑delà. L’inflation sous‑jacente mesurée par le CPI (indice des prix à la consommation) a oscillé autour de 3,8% pendant des mois, un niveau que le nouveau président de la Fed juge incompatible avec une baisse des taux. Cette persistance incite les opérateurs à éviter de parier rapidement sur un changement vers une politique plus accommodante (plus favorable à la baisse des taux). À la différence du marché du travail plus équilibré du début 2025, des signes de ralentissement apparaissent. Les créations d’emplois hors agriculture (statistique mensuelle clé de l’emploi aux États‑Unis) ont été inférieures aux attentes et le taux de chômage est remonté à 4,1%, contre des niveaux inférieurs à 4% observés l’an dernier. Cela accroît l’incertitude: la Fed doit lutter contre l’inflation alors que l’emploi se dégrade. Ce contexte plaide pour une volatilité (fortes variations de prix) plus élevée dans les prochaines semaines. Coincée entre une inflation durablement élevée et un marché de l’emploi qui ralentit, la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) sur les options de taux d’intérêt, notamment celles liées aux contrats à terme SOFR (taux de financement au jour le jour sécurisé, référence des marchés monétaires américains), pourrait augmenter. On observe déjà le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé «indice de la peur») évoluer de façon régulière dans la zone élevée des «teens», un niveau supérieur à la période plus calme du printemps 2025. Le changement de direction à la Fed a introduit un biais plus restrictif (plus enclin à maintenir des taux élevés) que lors des dernières réunions de Powell. Les opérateurs peuvent envisager des stratégies qui profitent d’une courbe des taux plate ou inversée (différence faible ou négative entre taux courts et taux longs), car le court terme reste fixé par la détermination de la Fed. Tout signe de faiblesse du nouveau président pourrait déclencher un ajustement marqué des prix de marché, mais à ce stade, le scénario dominant reste des taux élevés plus longtemps que prévu. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.

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En mars, les commandes américaines de biens durables ont progressé de 0,8 %, dépassant les prévisions de 0,5 % après la baisse de 1,2 % enregistrée en février.

Les commandes américaines de biens durables ont augmenté de 2,6 milliards de dollars, soit 0,8 %, en mars, à 318,9 milliards de dollars, selon le US Census Bureau (l’organisme public qui publie les statistiques économiques). Après une baisse de 1,2 % en février, le chiffre dépasse la hausse attendue de 0,5 %. Hors transport (un poste très volatil, car il inclut par exemple les avions et les grosses commandes), les nouvelles commandes ont progressé de 0,9 %. Hors défense (dépenses militaires), les nouvelles commandes ont reculé de 0,3 %.

Détail des biens durables

Les ordinateurs et produits électroniques ont augmenté de 1,0 milliard de dollars, soit 3,7 %, à 29,6 milliards de dollars. Cette catégorie a progressé 11 fois sur les 12 derniers mois. L’indice du dollar (US Dollar Index, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) a peu réagi. Au moment de la publication, il gagnait 0,1 % à 98,70. Le rapport de mars montre une hausse globale de 0,8 %, mais un essoufflement sous-jacent du secteur privé, car les commandes reculent de 0,3 % une fois la défense exclue. L’absence de réaction du dollar indique que le marché se concentre sur des facteurs plus importants. Ce seul chiffre ne suffit pas à bâtir une nouvelle stratégie de trading.

Implications pour les taux

Ce contexte suggère que la Fed (Réserve fédérale, banque centrale des États-Unis) va maintenir ses taux inchangés, ce qui remet au premier plan les produits dérivés de taux (contrats financiers dont la valeur dépend des taux d’intérêt). Il faut s’attendre à des mouvements irréguliers sur les futures du Trésor américain (contrats à terme sur les obligations d’État), le marché intégrant l’idée de taux élevés plus longtemps (“higher for longer”). Des stratégies d’options sur futures SOFR (contrats liés au taux SOFR, le taux de référence à court terme en dollars) misant sur l’absence de baisse de taux au prochain trimestre paraissent cohérentes. Pour les actions, la hausse des commandes d’informatique et d’électronique est un signal favorable pour la technologie. Cela peut soutenir les futures Nasdaq ou des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur des indices très exposés à la tech. En revanche, le marché plus large, représenté par le S&P 500, pourrait rester pénalisé par des taux durablement élevés. Le dollar devrait rester stable jusqu’à la prochaine publication majeure sur l’inflation ou l’emploi. Cela implique, à court terme, une volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) faible sur les principales paires de devises. Les traders peuvent utiliser cette phase pour se positionner en vue d’un possible regain de volatilité autour du CPI de mi-mai (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation).

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Les permis de construire aux États-Unis ont augmenté de 11 % en février, effaçant le recul de 5,4 % des délivrances le mois précédent

Les permis de construire aux États-Unis ont augmenté de 11 % en février, après une baisse de 5,4 % sur la période précédente. Ce changement marque un passage d’une baisse à une hausse des autorisations délivrées.

Le rebond des permis de construire signale un regain du marché du logement

Les permis de construire aux États-Unis ont fortement rebondi, avec une hausse de 11 % en février après un recul de 5,4 % le mois précédent. C’est un indicateur avancé (un chiffre qui a tendance à évoluer avant l’économie), ce qui suggère une accélération de l’activité au printemps et en été. Cette surprise statistique traduit une confiance retrouvée dans le logement. Le pari le plus direct consiste à se positionner sur les constructeurs de logements et les fournisseurs du bâtiment. On peut envisager des options d’achat (calls, c’est-à-dire le droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) avec échéance mai et juin sur des ETF (fonds cotés en Bourse, qui répliquent un panier d’actions) comme le SPDR S&P Homebuilders ETF (XHB). Un schéma similaire a été observé mi-2023 : des données immobilières plus solides qu’attendu avaient entraîné une hausse d’environ 15 % du XHB sur le trimestre suivant. Cette vigueur peut aussi indiquer une économie plus solide, ce qui soutient souvent les grands indices boursiers. Des options d’achat sur le S&P 500 via l’ETF SPY peuvent être envisagées, car une activité de construction soutenue précède fréquemment des progrès de l’emploi et des dépenses des ménages. À l’inverse, des chiffres aussi robustes peuvent compliquer la tâche de la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) sur les taux d’intérêt. Les craintes de surchauffe (une économie trop forte, qui peut alimenter la hausse des prix) augmenteraient, rendant des baisses de taux moins probables. Dans ce contexte, on peut considérer des options de vente (puts, le droit de vendre un actif à un prix fixé à l’avance) sur des ETF d’obligations du Trésor américain à longue échéance, comme l’iShares 20+ Year Treasury Bond ETF (TLT). « Longue échéance » signifie que les obligations arrivent à maturité dans longtemps : leur prix est généralement plus sensible aux variations de taux. Si le marché écarte l’idée de baisses de taux, les prix obligataires peuvent reculer. Ce type de surprise économique peut accroître la volatilité (des variations rapides et parfois désordonnées des prix) dans les prochaines semaines. Une approche simple consiste à se positionner sur une hausse de la volatilité via des options d’achat sur le VIX (indice de volatilité du marché actions américain, souvent appelé « baromètre de la peur »). Le VIX avait déjà bondi de plus de 20 % à plusieurs reprises en 2022 après des statistiques remettant en cause les anticipations sur l’inflation et la politique de la Fed.

Risques possibles de volatilité et de taux à venir

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Les mises en chantier aux États-Unis ont reculé en février à 1,356 million, en baisse par rapport à 1,487 million précédemment.

Les mises en chantier de logements aux États-Unis ont reculé à 1,356 million en février, contre 1,487 million le mois précédent. La variation d’un mois sur l’autre (comparaison entre février et janvier) montre une baisse du nombre de nouveaux chantiers de logements.

Les mises en chantier signalent un ralentissement de la croissance

Les données de février 2026 sur les mises en chantier (début effectif des travaux de construction de nouveaux logements) montrent un net repli. Ce chiffre, en baisse à 1,356 million, est bien inférieur à celui du mois précédent et suggère que des taux d’intérêt élevés freinent enfin l’économie. Cela indique aussi que la solidité observée pendant une grande partie de 2025 pourrait s’essouffler. En conséquence, il faut s’attendre à un changement des anticipations de politique monétaire de la Réserve fédérale (la banque centrale américaine). Les opérateurs de marché pourraient intégrer des baisses de taux plus tôt que prévu. Dans ce contexte, des positions qui profitent d’une baisse des rendements obligataires (les taux d’intérêt implicites des obligations), comme les contrats à terme sur bons du Trésor américain à long terme (produits dérivés permettant de se positionner sur le prix de ces obligations), deviennent plus attractives. Fin avril, le marché n’anticipait encore qu’une baisse de taux au quatrième trimestre, ce qui peut créer une opportunité si la faiblesse économique se confirme. Des positions plus prudentes sur les actions peuvent aussi être envisagées, car le logement est un indicateur avancé (un chiffre qui tend à évoluer avant l’économie). Cela peut passer par l’achat d’options de vente (« puts », contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur de grands indices comme le SPX, ou sur des ETF sectoriels (fonds cotés en Bourse répliquant un secteur) exposés à la construction, comme XHB, axé sur les constructeurs de logements. Les demandes de prêts immobiliers (dossiers de financement déposés auprès des banques) ont reculé pendant trois semaines consécutives en avril 2026, ce qui renforce une vision négative pour les valeurs liées au logement.

Couverture contre la volatilité en période d’incertitude monétaire

La tension entre le ralentissement de la croissance et les récents propos de la Fed sur une inflation qui reste élevée (« inflation persistante », c’est-à-dire qui baisse lentement) pourrait accroître l’incertitude sur les marchés. Une hausse de la volatilité attendue (l’ampleur des variations des prix) rend l’achat d’options d’achat (« calls », contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur l’indice VIX pertinent comme couverture (protection du portefeuille) pour les prochaines semaines. Historiquement, des baisses marquées d’indicateurs avancés comme le logement précèdent souvent des périodes de volatilité plus forte, comme lors des ralentissements de 2006 et 2018.

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En mars, les permis de construire aux États-Unis ont atteint 1,372 million, en deçà des prévisions de 1,39 million.

Les permis de construire aux États-Unis ont reculé à 1,372 million en mars, par rapport au mois précédent. Ce chiffre est inférieur aux 1,39 million attendus. L’écart entre le chiffre publié et la prévision est de 0,018 million de permis. La publication montre que les permis sont ressortis en dessous du consensus (prévision moyenne du marché) pour le mois.

Le rythme du logement ralentit

L’écart de mars, avec 1,372 million de permis, suggère un net refroidissement du secteur du logement. Cet indicateur est avancé (il donne une idée de l’activité économique à venir), ce qui alimente des doutes sur la solidité de l’économie à l’approche du deuxième trimestre. Nous y voyons un possible signal précoce de ralentissement, que le marché anticipait déjà. Nous estimons que cette faiblesse complique le discours ferme de la Réserve fédérale (banque centrale américaine), alors que la dernière inflation « core CPI » reste autour de 3,1% (indice des prix à la consommation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation, souvent suivi pour juger la tendance de fond). Les opérateurs révisent désormais leurs attentes et s’éloignent de l’idée de taux « élevés plus longtemps », après la stabilisation des taux observée en 2025. Les contrats à terme sur taux (produits qui reflètent les anticipations du marché sur les taux directeurs) indiquent maintenant une probabilité plus élevée d’une baisse de taux avant la fin de l’année. En réaction, nous examinons des stratégies d’options baissières sur des ETF (fonds cotés en Bourse) de constructeurs immobiliers et sur des titres de distribution liés. Les entreprises du secteur, qui avaient fortement rebondi fin 2025, font désormais face à des vents contraires liés à un ralentissement de la demande. Acheter des options de vente (« put », un droit de vendre à un prix fixé) sur de grands constructeurs ou des enseignes d’amélioration de l’habitat peut être une manière directe de se positionner en vue de cette faiblesse attendue dans les prochaines semaines. Cette statistique, publiée à la surprise du marché, renforce aussi l’incertitude et peut alimenter la volatilité (amplitude des variations des cours). Nous anticipons une possible hausse du VIX du CBOE (indice de volatilité, souvent vu comme un baromètre de la peur sur le marché actions américain) par rapport à ses niveaux actuels. Dans ce contexte, acheter des options d’achat (« call », un droit d’acheter à un prix fixé) sur le VIX ou passer par des contrats à terme sur le VIX (engagement d’acheter ou vendre à une date future à un prix convenu) peut servir de couverture contre une baisse plus large du marché liée à ces nouvelles inquiétudes économiques.

Se positionner pour une volatilité de marché plus élevée

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